mardi 30 juin 2015

Ben Nicholson (1894-1982)




Ben Nicholson (1894-1982)
Still Life with Greek Landscape 
The British Council

Le peintre britannique Ben Nicholson est connu pour être un des promoteurs de l'abstraction dans son pays. d'abord influencé par les cubistes. Au tournant des années 1928-30, son travail va progressivement évoluer du cubisme vers une abstraction géométrique proche de celle de Mondrian qu'il rencontre à Paris. Lauréat du premier prix Guggenheim en 1956, ses œuvres sont exposées dans les collections de la Tate Gallery de Londres, entre autres.

lundi 29 juin 2015

Piet Mondrian (1872-1944)



Piet Mondrian (1872-1944) 
Still Life with Gingerpot II (1912)
Solomon Guggenheim  Museum, NYC

(Still Life with Gingerpot III,  postée le 4 septembre 2014)


Le peintre néerlandais Piet Mondrian est connu  pour être un des pionniers de l'abstraction.
En janvier 1914, Mondrian écrit : « Je construis des lignes et des combinaisons de couleurs sur des surfaces planes afin d'exprimer, avec la plus grande conscience, une beauté générale. La nature (ou ce que je vois) m'inspire, me met, comme tout peintre, dans un état émotionnel qui me pousse à créer quelque chose, mais je veux rester aussi près que possible de la vérité et à tout extraire, jusqu'à ce que j'atteigne au fondement (qui ne demeure qu'un fondement extérieur !) des choses […]. Je crois qu'il est possible, grâce à des lignes horizontales et verticales construites en pleine conscience, mais sans ‘‘calcul’’, suggérées par une intuition aigüe et nées de l'harmonie et du rythme, que ces formes fondamentales de la beauté, complétées au besoin par d'autres lignes droites ou courbes, puissent produire une œuvre d'art aussi puissante que vraie » 
Hommage  délibéré à son pays ou pas, il  a peint plusieurs natures mortes dont  trois avec Gingerpot.  numeroté 1, II, III. 

dimanche 28 juin 2015

James Lechay (1907-2001)



James Lechay (1907-2001) 

Still life to Stella, Lenny & Nina from Rose & Jim


Le peintre américain James Lechay peignait en particulier  des paysages urbains, des paysages et  des natures mortes. Il a  joué un rôle important dans l la peinture d'avant-garde à New York et dans le Midwest. C'est un  artiste qui a  toujours aimé défié les catégories, et il aimait à se définir lui-même comme un «impressionniste abstrait" qui  s'est appliqué  à suivre son propre itinéraire artistique tout au long de sa carrière.

samedi 27 juin 2015

Edouard Vuillard (1868-1940) - Nature morte à la table dressées




Edouard Vuillard (1868-1940)
Nature morte à la table dressée (1902) 
Collection privée 

Que voit-on ? Disséminés sur une grande nappe blanche à liseré rouge qui prend les trois quarts du cadre, à bonne distance l'un de l'autre, 6 objets occupent l'espace, de gauche à droite : une tasse à thé en bordure de la nappe, un vase en verre transparent contenant 6 roses blanches, deux serviettes rouges au milieu de la nappe, un compotier contenant  6 fruits (pêches, pommes ou oranges au gré de l'interprétation du spectateur), 2 tasses à café dans l'alignement l'une de l'autre mais presque à chaque extrémité (haut et bas) de la table, un objet qui pourrait être un sucrier mais impossible à identifier  réellement en haut à droite de la nappe blanche. Sur la gauche du cadre on devine un fauteuil vide recouvert de tapisserie.   Les trois personnes pour lesquelles cette table est dressée ne sont pas autour d'elle.

 Rappel biographique : le peintre français Jean-Édouard Vuillard  qui est connu pour  être le fondateur du mouvement Nabis  a peint aussi bien des portraits que des intérieurs,  des natures mortes, des compositions murales et des décors de théâtre.  Vuillard exposa pour la première fois au Salon des Indépendants en 1901 et au Salon dAutomne en 1903. Cest dans le années 1890 qu'il  fit la connaissance des frères Alexandre et Thadée Natanson, les fondateurs de la Revue Blanche, et en 1892, sous leur conseil, il fit ses premières décorations (fresques d'appartements) pour la maison de Madame Desmarais.
 Plus tard il reçut de nombreuses commandes semblables. En 1895 pour Alexandre Natanson, en 1898 pour Claude Anet, en 1908 pour Bernstein et en 1913 pour Bernheim et pour le Théâtre des Champs Elysées. Les dernières commandes qu'il reçut datent de 1937 (Palais de Chaillot à Paris, avec Bonnard) et de 1939 (Palais des Nations à Genève, avec Denis, Roussel y Chastel).

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. 
Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.



Louis Valtat (1860-1952)



Louis Valtat (1860-1952)
Nature morte aux Fruits et Raisins (1939)

Que voit on ?  Dans une atmosphère très lumineuse comme toujours chez Valtat,scindée en quatre plan distinct où ne domine pas le jaune de l'entablement ni le gris)rose du mur mais le rouge éclatant d'u rideau  barrant toute la droite de la composition : un panier assez abstrait  dont on imagine qu'il est en paille, contient une profusion de raisins blancs à petits grains de type Chasselat  alors qu'à même l'entablement, on a pris soin de ranger une vingtaine de prunes exactement comme si elle formait deux  énormes grappes de raisin rouge ! Et c'est ce que l'on peut penser voir au premier abord: du raisin rouge alors que coup d'œil plus attentif révèle qu'il s'agit  bien de prunes. A l'extrême droite du cadre : une pêche, si l'on ne juge par la texture plutôt veloutée.

Rappel biographique : le peintre français Louis Valtat est un précurseur du fauvisme. En 1895,  il va poursuivre sa convalescence d'une tuberculose à Arcachon et réalise dans cette ville de nombreuses peintures aux tons très vifs qu'il va exposer au Salon des indépendants de 1896. Ces peintures annoncent le « fauvisme » qui fera scandale dix ans plus tard au Salon d'automne de 1905.  Louis Valtat a peint beaucoup de paysages mais aussi un nombre conséquent de natures mortes, genre auquel il a apporté  un renouveau incontestable.

vendredi 26 juin 2015

Vladimir-Ivanovich Ovchinnikov (1911-1978) - StillLife with Pumpkin and Potatoes



Vladimir-Ivanovich Ovchinnikov (1911-1978)
StillLife with Pumpkin and Potatoes

Le peintre russe Vladimir Ivanovitch Ovchinnikov (Овчинников Владимир Иванович)  a vécu et travaillé à Leningrad,  et fait partie  de la Section de Leningrad de l'Union des Artistes de la Fédération de Russie Soviétique. Considéré par les historiens d'art comme l'un des principaux représentants de l'école de Leningrad il est surtout  le plus célèbre pour ses peintures de paysages. Il a cependant peint quelques natures mortes, dans la deuxième partie de sa vie, après l'époque stalinienne.

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jeudi 25 juin 2015

Paul Cézanne (1839-1906) - Nature morte au sucrier, poires et tasse bleue



Paul Cézanne (1839-1906)
Nature morte au sucrier, poires et tasse bleue (1865-1870)
Musée Granet, Aix-en-Provence

Que voit-on ? De gauche à droite, posées sur un entablement de bois : une tasse bleue avec une anse ouvragée, une poire posée à même l'entablement, un sucrier fermé par son couvercle et deux poires d'une variété différente de la première, posées sur une assiette. La pâte est intense. Le fond du tableau est très sombre, un noir prononcé qui est une couleur assez rare chez Cézanne et qui fait d'autant plus ressortir les couleurs des objets au premier plan.

Rappel Biographique : Le peintre français et provençal, Paul Cézanne est sans doute avec Chardin un de ceux qui a le mieux illustrer le genre de la nature morte. Bien que surtout connu pour ses paysages de Provence, on reste frappé aujourd'hui par le nombre et la diversité de ses compositions dans le domaine de la nature morte où il a pu donner libre cours à son génie de coloriste.  Inclassable bien que classé parmi les impressionnistes, son ami Pissaro résume ainsi  les interrogations que Cézanne posait déjà a ses propres contemporains :« Pendant que j'étais à admirer le côté curieux, déconcertant de Cézanne que je ressens depuis nombre d'années, arrive Renoir. Mais mon enthousiasme n'est que de la Saint-Jean à côté de celui de Renoir, Degas lui-même qui subit le charme de cette nature de sauvage raffiné, Monet, tous... sommes-nous dans l'erreur ?... je ne le crois pas... Les seuls qui ne subissent pas le charme, sont justement des artistes ou des amateurs qui par leurs erreurs nous montrent bien qu'un sens leur fait défaut. Du reste, ils évoquent tous logiquement des défauts que nous voyons, qui crèvent les yeux, mais le charme... ils ne le voient pas... Comme Renoir me le disait très justement, il y a un je ne sais quoi d'analogue aux choses de Pompei si frustes et si admirables... »
— Lettre de Pissarro à son fils Lucien, du 21 novembre 1895
Cézanne a peint environ trois cents tableaux et parmi ses premières « obsessions picturales », ce sont les natures mortes qui arrivent en tête, et notamment les pommes. Pour Cézanne, la nature morte  est un motif comme un autre, équivalent à un corps humain ou à une montagne, mais qui se prête particulièrement bien à des recherches sur l'espace, la géométrie des volumes, le rapport entre couleurs et formes : « Quand la couleur est à sa puissance, la forme est à sa plénitude » disait-il.
Incomprises en leur temps, les natures mortes de Cézanne sont devenues depuis lors l'un des traits caractéristiques de son génie. 

Rappel biographique : Cézanne a peint environ trois cents tableaux et parmi ses premières « obsessions picturales », ce sont les natures mortes qui arrivent en tête, et notamment les pommes. Pour Cézanne, la nature morte est un motif comme un autre, équivalent à un corps humain ou à une paysage, mais qui se prête particulièrement bien à des recherches sur l'espace, la géométrie des volumes, le rapport entre couleurs et formes : « Quand la couleur, est à sa puissance, la forme est à sa plénitude » disait-il. Incomprises en leur temps, les natures mortes de Cézanne sont devenues depuis lors l'un des traits caractéristiques de son génie.

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mercredi 24 juin 2015

Otto Dix (1891-1969)



Otto Dix (1891-1969) 

Still Life with Vanitas


Le peintre allemand  Otto Dix est associé aux mouvements de l'expressionnisme et de la Nouvelle Objectivité dont il est un des fondateurs. Après la prise du pouvoir par les nazis  en  1933,  Otto Dix, alors enseignant à l'université, est l'un des premiers professeurs  à être renvoyé, persécuté parce que considéré comme « bolchévique de la culture » . La même année, menacé de prison et de camp d'internement, il commence une « émigration intérieure » dans le sud-ouest de l'Allemagne  près du  lac de Constance  où il  peint principalement des paysages. En  1937, ses œuvres sont déclarées « dégénérées » par le regime nazi . Quelque 170 d'entre elles sont retirées des musées et une partie est brûlée ; d'autres sont exposées lors de l'exposition nazie « Art dégénéré » (Entartete Kunst).  En 1938, il est arrêté et enfermé pendant deux semaines par la Gestapo. Durant ces temps difficiles, il peint une représentation de Saint Christophe dans le style des grands maîtres à la demande de la brasserie de Köstritz. Il participe par obligation à la  guerre et sert sur le front occidental où il est fait prisonnier en  Alsace. Otto Dix a peint peu de natures mortes. Celles qu'il a peint sont plutôt  des " vanités " qui portent toutes témoignage des douloureux évènements qui ont émaillé une partie de sa vie. 

mardi 23 juin 2015

Juan Gris (1887‑1927) - Violon et compotier




Juan Gris (1887‑1927)
Violon et compotier 1924
Tate

 Que voit on ? Sur les cinq plans souvent mis en scène dans les compositions de Juan Gris et s'ouvrant toujours vers un fond qui évoque l'extérieur : au premier plan, une pomme d'un vert très sombre et une bouteille vide de tout contenu ; au second plan, le violon déstructuré à la façon cubiste que Picasso et Braque emploieront de nombreuses fois ; au troisième plan, le compotier blanc rempli de raisins noirs qui revient si souvent dans les nature mortes de Juan Gris ; au quatrième plan, la partition ouverte vers la fenêtre qui occupe le cinquième plan. Une structure répétitive chez Juan Gris, exprimée ici dans un palette très sourde et très étrange que seul une lumière blanche centrale vient éclairer.

Rappel Biographique : Le peintre espagnol Juan Gris vécut et travailla en France à partir de 1906, où il fut proche du mouvement cubiste mais occupa une place très à part dans la peinture de son temps, sans doute toujours dans l'ombre de Picasso qui l'aurait volontiers  " éliminé de la carte "  selon les dires de Gertrude Stein. Salvador Dali disait de lui : « Juan Gris est le plus grand des peintres cubistes, plus important que Picasso  parce que plus vrai.  Picasso était constamment tourmenté par le désir de comprendre la manière de Gris dont les tableaux étaient techniquement toujours aboutis, d'une homogénéité parfaite, alors qu'il ne parvenait jamais à remplir ses surfaces de façon satisfaisante, couvrant avec difficulté la toile d'une matière aigre. Il interrogeait sans cesse : « Qu'est-ce que tu mets là ? — De la térébenthine. » Il essayait le mélange, échouait, abandonnait aussitôt, passant à autre chose, divin impatient. »
Aujourd'hui Juan Gris apparait comme un génie injustement resté dans l'ombre. Il a peint quasiment autant de natures mortes que de paysages ou de portraits.

Jusqu’en 1920, sa peinture est encore marquée par l’Espagne, celle des natures mortes de l’école de Séville des 16e-17e siècles – d’un Sanchez Cotan, d’un Valdes Léal ou d’un Zurbaran, par exemple – Gris aime profondément ces peintures des « blancs chartreux qui, dans l’ombre, glissent silencieux sur les dalles des morts ». Des blancs contrastant avec les noirs, il va donc tirer le parti le plus fort. Les œuvres des années de guerre 1916-1917 se distinguent par une sobriété, une austérité toutes particulières des couleurs sombres autant que des motifs : « C’est bien là cette ardeur castillane qui s’habille de noir, s’interdit tout éclat, et qui paraît de la froideur à un observateur superficiel », écrit Kahnweiler. Et Maurice Raynal de renchérir : « Toute l’Espagne est dans son œuvre : l’Espagne des tons livides, sulfureux et sombres du Greco, de Zurbaran, de Ribera, de Herrera. Rien ne servait davantage la notion du tableau-objet en soi que les choses les plus simples, les plus humbles et les plus maniables, auxquelles ils feront subir toutes les déformations possibles pour réaliser la plénitude de cet « objet ». 

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samedi 20 juin 2015

Paul Serusier (1864-1927)



Paul Serusier (1864-1927)
Nature morte au citron (1914)

Le peintre français  Paul Sérusier  est né a Paris, entre à l’Académie Julian en 1888 et devient massier des petits ateliers que fréquentaient alors Denis, Ranson et Bonnard. En octobre 1888,  on le retrouve à Pont-Aven où il fait la connaissance de Gauguin qui l’initie à sa nouvelle esthétique.  Sérusier fonde alors la confrérie des Nabis. Son tableau le plus célèbre est Le Talisman, l'Aven au Bois d'Amour peint en 1888 et  conservé au Musée d'Orsay à Paris.  Très peu de natures mortes dans son oeuvre mais toujours très représentatives de l'esthétique Nabis et de son postulat de " recherche de d'authenticité et de retour aux sources "  Dans  "Nature morte au citron " (prédominance des couleurs primaires, jaune, bleu, rouge.  

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.

vendredi 19 juin 2015

Olga Boznańska (1865-1940) - Still life with vase




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Olga Boznańska (1865-1940)
Still life with vase (1918)

Rappel Biographique  : La peintre polonaise Olga Boznańska  fut active aussi bien à Paris qu'à Munich avant la seconde guerre mondiale. Elle fait partie du mouvement moderniste post -impressionniste.  Connue pour ses portraits qu'elle réalise tous en ateliers, Boznanska n'a jamais rien peint (ou presque) à lumière extérieure et à l'air libre. C'est ce qui la différencie notablement des impressionnistes. Ces portraits comme ses natures mortes composent une peinture psychologique qui cherche à refléter plus une certaine vérité intérieure des personnages et des atmosphères, que la vérité de la lumière. Dans toutes ses peintures, la  lumière toujours artificielle insuffle ses propres lois. C'est ce qui donne à son oeuvre cet aspect si intimiste immédiatement reconnaissable. 
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jeudi 18 juin 2015

John La Farge (1835-1910)



John La Farge (1835-1910)
Still Life with Shell and Flower
 Private collection

Rappel biographique : Le peintre et écrivain américain, John LaFarge est surtout connu pour son travail de peintre muraliste et auteur de vitraux. Ses rares natures mortes ont principalement été réalisées pendant ses voyages et sont essentiellement florales très imprégnées de l'influence de l'art japonais. 

mercredi 17 juin 2015

Berthe Morisot (1841-1895) - Nature morte à la pomme coupée et au pichet



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Berthe Morisot (1841-1895)
Nature morte à la pomme coupée et au pichet

La peintre et artiste française Berthe Morisot fut membre fondatrice et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'Impressionnisme. Les étapes de la carrière de Berthe Morisot ne sont pas très marquées car elle a détruit toutes ses œuvres de jeunesse. C'est à peine si l'on discerne une influence d'Édouard Manet ou de Pierre-Auguste Renoir vers la fin de sa vie. Après sa mort, la galerie Durand-Ruel avait  organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de 400 pièces !  Berthe Morisot était sans aucun doute une « rebelle » et sa volonté de rupture avec les traditions, la transcendance de ses modèles, et son talent ont fait d'elle « la grande dame de la peinture ».  Elle a peint beaucoup de portraits (de femmes et d'enfants principalement), énormément de  paysages mais très peu de natures mortes, ce qui les rend d'autant plus rares et appréciables.  On ne peut que regretter qu'elle n'en ait pas peint plus, tant celles que nous pouvons voir aujourd'hui atteignent une sorte d'idéal.

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mardi 16 juin 2015

Camille Pissarro (1830-1903)




Camille Pissarro (1830-1903) 
Nature morte aux pommes et au pichet (1872)
Metropolitan Museum of Arts, New-York

Que voit-on ?  Sur une desserte recouverte d'une nappe blanche, devant un mur tendu d'un papier peint fleuri, de gauche à droite : un couteau  et l'ombre portée de sa lame qui marque la perspective, sur un pli de la nappe,  quatre pommes rouge dans une plat en porcelaine dont on perçoit l'ombre portée sur la droite, devant un pichet en céramique à motif floral et un verre à pied rempli au quart par du vin rouge.  La signature est en bas à gauche. 

Rappel biographique : Jacob Abraham Camille Pissarro, dit Camille Pissarro, est un  peintre français d'origine danoise, qui appartient au mouvement de l'impressionnisme et du neo-impressionnisme. Théoricien du mouvement anarchiste, il fréquente assidûment les peintres de la Nouvelle-Athènes qui appartiennent au mouvement libertaire.  Il partage cette position avec Paul Gaughin avec lequel il eut cependant des relations très tendues. Peintre de paysage et de scène de rues, Pissaro a peint moins d'une dizaine de natures mortes dans toute sa carrière.  

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lundi 15 juin 2015

Jean-Baptiste-Siméon Chardin (1699-1779), Nature morte avec théière, raisins, noix et poire


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Jean-Baptiste-Siméon Chardin (1699-1779)
Nature morte avec théière, raisins, noix et poire
Musée du Louvre, Paris, France

Que voit-on ?  De gauche à droite, posées sur un entablement de pierre : trois noix ;  une théière en porcelaine blanche ; deux grappes de raisins et leurs sarments, l'une débordant de l'entablement (effet connu pour permettre de marquer la profondeur de champ), l'autre masquant un poire située dans le fond du cadre. A droite du cadre:  un unique grain de raisin ponctue cette composition qui avait commencé par trois noix. La signature est apposée sur l'entablement à gauche du cadre sous les trois noix. A la profusion des premières natures mortes, Chardin préfère, dans ses oeuvres de la maturité, ne montrer qu'un petit nombre d'objets dans un cadre dépouillé, et concentrer ses effets par une composition claire et architecturée. Dans cette oeuvre, Chardin s'attache au problème de la traduction de la lumière sur des textures variées : brillante et lisse (raisin), veloutée et mat (poires), transparence (porcelaine). La lumière caresse la surface des fruits, efface les contours et enveloppe les objets d'une douce atmosphère. Suggestion de la matière plus que description illusionniste, la peinture de Chardin a ce pouvoir merveilleux de donner à sentir autant qu'à voir.

Rappel biographique : Célèbre pour ses scènes de genre et ses pastels, Chardin est aussi reconnu pour ses natures mortes dont il reste le maître incontesté. D'après les frères Goncourt, c'est Coypel qui en faisant appel à Chardin pour peindre un fusil dans un tableau de chasse, lui aurait donné le goût pour les natures mortes. Ces deux tableaux de réception à l'Académie Royale de peinture sont tous deux des natures mortes, La Raie et Le Buffet qui se trouvent aujourd'hui au Musée du Louvre.  Chardin devient ainsi peintre académicien « dans le talent des animaux et des fruits », c'est-à-dire au niveau inférieur de la hiérarchie des genres alors reconnus. Et c'est sans aucun doute Chardin qui va lui donner ses lettres de noblesse et en faire un genre pictural égal, voire même supérieur à bien des égards, aux autres.
Les natures mortes qu'il peindra plus tard (à partir de 1760) sont assez différentes des premières. Les sujets en sont très variés : gibier, fruits, bouquets de fleurs, pots, bocaux, verres...  Chardin semble s'intéresser davantage aux volumes et à la composition qu'à un vérisme soucieux du détail, ou aux  effets de trompe-l'œil. Les couleurs sont moins empâtées. Il est plus attentif aux reflets, à la lumière : il travaille parfois à trois tableaux à la fois devant les mêmes objets, pour capter la lumière du matin, du milieu de journée et de l'après-midi. On peut souvent parler d'impressionnisme avant la lettre.

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dimanche 14 juin 2015

Pierre-Auguste Renoir (1841-1914) - Nature morte morte aux pêches et aux raisins

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Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
Nature morte morte aux pêches et aux raisins (1881)
Metropolitan Museum of Art, New York

Que voit-on ? Sur un nappe blanche dont on perçoit les plis, devant un mur gris bleu, au centre du tableau  : un saladier en porcelaine dans le goût français du 18e siècle, contenant une douzaine de pêches dont la texture extraordinairement veloutée en opposition à celle de la porcelaine,retient l'oeil. En bas à gauche du cadre :  deux grappes de raisin (une blanche et une rouge) avec leur sarment, et quelques grains éparpillés sur la nappe étalent leur transparence délicate, avec un clin d'oeil évident à la manière de peindre de Chardin.

Rappel biographique : L'un des plus célèbres peintres français, Pierre-Auguste Renoir, membre éminent s'il en est du mouvement impressionniste a peint beaucoup de natures mortes, comme l'ensemble de ses collègues impressionnistes d'ailleurs qui ont participé au renouveau de ce genre vieux de plus de 3000 ans.  Au début de sa carrière, ses natures mortes s'inspirent beaucoup de celles de Courbet avant d'imposer le style unique que l'on connait. La dernière toile qu'il aurait voulut peindre serait une nature morte florale. Sur son lit de mort, Renoir aurait demandé une toile et des pinceaux pour peindre le bouquet de fleurs qui se trouvait sur le rebord de la fenêtre. En rendant pour la dernière fois ses pinceaux à l'infirmière il aurait déclaré : « Je crois que je commence à y comprendre quelque chose ».

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samedi 13 juin 2015

Lucian Freud (1922-2011) - Four eggs on a plate


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Lucian Freud  (1922-2011)
Four eggs on a plate (2002)

Petit fils de Sigmund Freud, le peintre britannique Lucian Freud est considéré comme un des peintres figuratifs les plus importants du 20e siècle et l'un des plus exemplaires grâce à un style à la fois réaliste, acéré et presque caricatural. Surtout connu pour ses portraits, dont celui de la reine Elizabeth II, il a peint aussi quelques nature mortes en soulevant le défi d'être à la fois d'un absolu modernisme et d'un grand classicisme.

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vendredi 12 juin 2015

Gustave Caillebotte (1848-1894)




















Gustave Caillebotte (1848-1894)
Hors-d'œuvres (1881)
Collection privée

Que voit on ?  Caillebotte prenait volontiers des notes (dessinées) sur le vif c'est à dire sur les marchés, les devantures de boutiques,  les tables de brasseries parisiennes, les salles à manger privées, qu'il restituait ensuite sur la toile dans son  atelier. Ici, sur une nappe blanche dont on peut encore voir les plis, quatre raviers remplis de hors d'oeuvre  très ordonnés avec de gauche à droite : des coeurs d'artichauts en vinaigrette, des radis avec leurs fanes, des crevettes roses,  du foie gras aux truffes.... un menu qui n'a pas vieilli... Bon appétit !

Rappel Biographique : le peintre français Gustave Caillebotte fut aussi mécène, collectionneur  et organisateur des expositions impressionnistes de 1877, 1879, 1880 et 1882. Le talent de Caillebotte fut longtemps méconnu (sauf aux États-Unis) au profit de son rôle de « mécène éclairé ». Le peintre fut redécouvert dans les années 1970 à l'initiative de collectionneurs américains. Les rétrospectives de ses œuvres sont désormais fréquentes. Certains de ses tableaux se trouvent maintenant au musée d'Orsay à Paris.
Caillebotte est l'un des premiers grands peintres français à exposer régulièrement aux États-Unis, où il rencontre un vif succès, et où se trouvent aujourd'hui nombre de ses toiles. Il est l'un des fondateurs du courant « réaliste », qu'illustrera par exemple au 20e siècle l'américain  Edward Hopper.
Fortuné, il n'a pas besoin de vendre ses toiles pour vivre, si bien que ses descendants possèdent encore près de 70 % de ses œuvres. À sa mort, Martial et Auguste Renoir son exécuteur testamentaire, prennent les dispositions pour que l’État accepte le legs de ses tableaux impressionnistes.
Les historiens d'art qualifient volontiers cet artiste « d’original et audacieux ». Sa technique ne l'est pas moins assez proche de l'art photographique, mais, par de puissants effets de perspectives tronquées, les distances et les premiers plans sont écrasés et l'horizon absent, d'où la perception instable et plongeante (Caillebotte invente la vue en plongée dans la peinture). Les effets de vue plongeante s'imposent dans son art à travers les personnages au balcon et ses vues en surplomb des rues et des boulevards. 
Dans ses natures mortes saisies souvent dans des cadrages et sous des angles inhabituels, il s'intéresse surtout à l'aspect préparé et alimentaire. Il affectionne les natures mortes à l'étalage dont il croque le plan sur les marchés, dans les restaurants, ou dans les boutiques et qu'il retravaille entièrement dans son atelier, car contrairement aux impressionnistes qui peignent en plein air, Caillebotte retravaille toutes ses esquisses à l'atelier. 



jeudi 11 juin 2015

Georges Braque (1882-1963) - Nature morte à la nappe rouge


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Georges Braque (1882-1963)
Nature morte à la nappe rouge
Coll. part.

Que voit-on ?  Beaucoup d 'éléments de décors muraux et une fenêtre ouverte sur la droite du cadre, mais l'essentiel est occupé par la nappe rouge posée sur une entablement rectangulaire, ce qui est peu habituel chez Braque qui préfère traiter les formes arrondies des guéridons. De gauche à droite :  une coupe contenant trois fruits qui pourraient être des prunes, un petit vase de type "médicis "au centre de la composition.  A droite dirigé vers la fenêtre  : un instrument de musique (une guitare) et une partition de musique ouverte.  L'esquisse d'un fruit jaune qui pourrait être un citron en ponctuation de la nature morte juste au-dessus de la signature. Autant d'éléments  extrêmement convenus dans les natures mortes, traités ici de façon totalement nouvelle. 


Rappel biographique : le peintre Français Georges Braque qui fut aussi sculpteur et graveur est le maître incontestable de la nature morte au 20e siècle, genre qu'il a profondément transformé et renouvelé tout au long de sa vie, s'inscrivant  (consciemment  ou inconsciemment) dans une démarche similaire à celle de Chardin au 18e siècle. Engagé dans le sillage du fauvisme, influencé par Matisse, Derain et Ohon Friesz, il peint, à l'été 1906 les paysages de l'Estaque avec des maisons en forme de cubes (Maisons à L'Estaque) que Matisse qualifie de cubistes.  A partir de 1909,  il entre dans ce que les spécialistes appellent la période du  " cubisme analytique ".  Les paysages qui prédominaient  jusqu'alors dans son œuvre vont céder la place aux natures mortes. 
Ce sont principalement des natures mortes d'objets et/ou d'instruments de musiques (violons, guitare, pipe, journaux et magazines, objets divers de décorations intérieurs comme les nappes, les guéridons...) qu'il peint délaissant volontiers les thématiques habituelles du genre (fruits, légumes, pâtisseries, porcelaines).   Dès avant la Première Guerre Mondiale, sa peinture s'enrichit de combinaisons imprévues, avec une multiplication des facettes. Les formes sont géométrisées et simplifiées. Comme le remarque Bernard Zurcher, dans son ouvrage Braque vie et œuvre :   « Si l'on considère que la bataille du cubisme s'est jouée  sur le thème de la nature morte, Braque y était le mieux préparé ou plutôt il a été à même, en consolidant chacune des étapes de son évolution, d'aller plus sûrement à ce « signe qui suffit » tel que l'a nommé Matisse »
Entre 1919 et 1939, son style et ses recherches vont évoluer. De son passé cubiste, il conserve la simultanéité des points de vue et il opère une partition des objets et des plans qui les éloignent de tout réalisme. Guitare et nature morte sur la cheminée  1925, et Fruits sur une nappe et compotier, sont caractéristiques de cette évolution. Les objets semblent des accessoires de la composition," l'effort porte sur la couleur". Braque pousse l'usage du contraste encore beaucoup plus loin dans Nature morte à la clarinette,  avec des formes qualifiées de « naturalistes » Avec Le Guéridon, 1928 et Le Grand guéridon, qu'il continue à travailler jusqu'en 1936-1939, Braque opère un long mûrissement des formes. Il retravaille même en 1945 le Guéridon rouge, commencé en 1939 en réduisant le motif ornemental. Le thème du guéridon revient souvent dans l'œuvre de 1911 à 1952 qui reçoit en 1937 le premier prix de la Fondation Carnegie  de Pittsburgh
Cloîtré dans son atelier pendant toute la durée de la Seconde guerre Mondiale, il refuse toute compromission avec les nazis et le régime de Vichy, malgré les nombreuses propositions qui lui sont faites.  Braque se consacre au thème des Intérieurs avec un retour en force du noir qui donne une impression de dépouillement et de sévérité. Pendant cette période, Braque poursuit son sujet favori  le nature morte et particulier les natures mortes aux instruments de musique qui n'ont cessé d'apparaître dans ses tableaux depuis 1908 .  « L'instrument de musique, en tant qu'objet, a cette particularité qu'on peut l'animer en le touchant, voilà pourquoi j'ai toujours été attiré par les instruments de musique » .1942 est une année particulièrement féconde pour le peintre qui commence plusieurs toiles sur le thème de la musique, qu'il terminera plus tard comme L'Homme à la guitare (1942), 1942-1961. 
A cette époque là il réalise une nature morte à sujet animalier Deux poissons dans un plat avec une cruche, (1949-1941) qui inaugure une série de poissons sur fond noir Les Poissons noirs, 1942, et  plusieurs Vanités.  
A la Libération, après la guerre, Aimé Maeght devient son nouveau marchand parisien, et publie la première édition des Cahiers G. Braque. En 1948, lorsqu'il  présente la série des Billards à la Biennale de Venise il reçoit le Grand Prix pour l'ensemble de son œuvre. Suit une série d'expositions en particulier au MoMa de New York, qui parachève la reconnaissance internationale de son œuvre immense et essentielle.

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Un blog de Francis Rousseau

mercredi 10 juin 2015

Kenneth Stubbs (1907-1967)



Kenneth Stubbs (1907-1967) 
Still life with fruits (1936)

Rappel biographique : le peintre américain  Kenneth Stubbs a été fortement influencé dès son adolescence et sa jeunesse par les cubistes français comme Juan Gris et surtout Georges Braque. Il s'intéressait beaucoup au principe du Nombre d'or et à la proportion idéale qu'il est censé permettre d'atteindre et il consacra beaucoup de son énergie à en explorer l'utilisation  à travers les siècles chez les maîtres du passé avant de l'appliquer à ses propres compositions. Ses natures mortes sont remarquables aussi par une conception nouvelle du mouvement qu'elles appliquent au modèle cubiste, en alternant notamment lignes droites et couleurs.

mardi 9 juin 2015

Pablo Picasso (1881-1973) - Nature morte au verre sous la lampe




Pablo Picasso (1881-1973)
Nature morte au verre sous la lampe (1962)
MoMa - New York

Ce que l'on voit:  Dans les années 1940, Picasso qui reste toujours ouvert aux techniques nouvelles  découvre la lithographie dans l'atelier de Fernand Mourlot à Paris. Il crée tout de suite une série Femme dans un fauteuil, qui existe dans trente versions différentes et expérimentales. À la fin des années 1950 et au début des années 1960, il découvre les possibilités du linoléum découpé sous l'influence de Hidalgo Arnéra, un imprimeur dont la boutique était près de son atelier dans le sud de la France. Dans les années 1969, il continue encore d'innover avec une nouvelle technique d'impression des couleurs par blocs distincts. Nature morte avec verre sous la lampe en est un exemple avec ces quatre blocs de couleurs (noir, rouge, jaune et blanc) qui donnent à cette oeuvre une force qui va bien au-delà  du sujet  traité en l'occurrence quelques pommes et un verre à pied sous une ampoule ! 

Rappel biographique : le peintre espagnol Pablo Ruiz Picasso qui a passé l'essentiel de sa vie en France, fut aussi  dessinateur et sculpteurUtilisant tous les supports pour son travail, il est considéré comme le fondateur du cubisme avec Georges Braque auquel son nom est lié surtout dans le domaine des natures mortes. Il est considéré comme l'un des plus importants artistes du 20e siècle tant par ses apports techniques et formels que par ses prises de positions politiques et que par l'immensité de sa production tous genres confondus, que l'on chiffre à près de 50 000 œuvres.
Les premiers collages et assemblages sont réalisés pendant l'hiver 1912, Nature morte à la chaise cannée (Paris, Musée Picasso), Guitare(s) en carton (Paris, Musée Picasso). A partir des années 20 ses natures mortes seront très proches, sur la même ligne de conception " cubiste analytique " que celles de George Braque, dont il devient un temps l'intime avant de s'en séparer définitivement.  Il y eut une connivence d'inspiration très rare entre ces deux peintres pendant une certaine période de leur vie et en particulier dans le domaine particulier du traitement de la nature morte. 
Picasso peint  beaucoup d'autres natures mortes après la Seconde guerre mondiale et hors de la période cubiste, mais ce n'est pas un genre qui tient une place aussi essentielle dans son oeuvre que dans l'oeuvre de Georges Braque.

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lundi 8 juin 2015

Henri Matisse (1869-1954) - Les pommes sur la table et fond vert




Henri Matisse (1869-1954)
Les pommes sur la table et fond vert (1916)

Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme figure majeure du 20e siècle, a peint tout au long de sa vie, un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées.  Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97.
On gagnera a rapprocher ces pommes ur la table avec fond vert  de 1916 avec la Nature morte avec oranges peinte aussi en 1916 et publiée sur ce blog le 25 juin 2014. L'angle de vue est quasiment identique

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.

dimanche 7 juin 2015

André Derain (1880 -1954)



André Derain (1880 -1954)
Nature morte au pique-nique (1938-39) 
Musée d'Art moderne de Troyes

Que voit-on ?  Sur un fond noir  représentant le sol, largement masqué par une nappe blanche a peine dépliée, de gauche a droite : 4 pains de formes différentes, un baguette entière, une miche entière, deux quignons tranchés dont un à peine visible en haut à droite du tableau ;  un panier à pain vide recouvert d'un linge blanc ;  une assiette blanche sur laquelle il y a trois pêches dont deux à peine visible ;  le panier de pique nique en osier ; enfin la nappe blanche jetée en drapé, très caractéristique des natures mortes de Derain, drapé dans les plis duquel sont posées trois fruits. Ce sont les couleurs très vives du pain des fruits et du drapé de même que la perspective (en plongée) qui frappent dans cette toile de Derain incluse dans de la collection Pierre Levy visible au Musée d'art moderne de Troyes.

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvismePeintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques :  huiles, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur  Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas  à la fin des années 1910., durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes.

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.

samedi 6 juin 2015

Claude Monet (1840-1926) - Nature morte aux pêches



Claude Monet (1840-1926) 
Nature morte aux pêches
Collection privée


Que voit-on ?  Sur un fond orange très lumineux, une peu plus d'une douzaine de pêches, répandu dans tous le cadre ans ordre précis. Cette nature morte fait partie de celles, de facture impressionniste, qui ont beaucoup inspiré Cézanne et l'incliner à un rendu moins " brutal " dans des propres natures mortes. Ce tableau fournit à Monet, qui disait n'accorder aucune importance au sujet, l'opportunité d'une exploration en règle des jaunes, des rouges, et du rendu de la texture veloutée. les pêches sont dans ce sens un sujet idéal qu'utiliseront tous les peintres impressionnistes dans la foulée de Chardin qui fut parmi les premiers  au 18e siècle à en explorer toutes les possibilités picturales.

Rappel biographique : le peintre français Claude Monet, l'un des fondateurs de l'impressionnisme, est surtout connu pour ses paysages et ses portraits.  " La couleur, disait-il " est mon obsession quotidienne, ma joie et mon tourment ".   Claude Monet est l’un des fondateurs de l'impressionnisme. En 1859, il part à Paris tenter sa chance sur le conseil d'Eugène Boudin. Après des cours à l'académie Suisse puis chez Charles Gleyre et la rencontre de Johan Barthold Jongkind, le tout entrecoupé par le service militaire en  Algérie, Monet se fait remarquer pour ses peintures de la baie d'Honfleur. En 1866, il connait le succès au Salon de la peinture. Toute cette période est cependant marquée par une grande précarité. Il fuit ensuite la  guerre de 1870  à Londres puis aux Pays-Bas. Dans la capitale anglaise, il fait la rencontre du marchand d'art Paul Durand-Ruel qui lui assurera sa principale source de revenu pendant le reste de sa carrière. Revenu en France, la première exposition des futurs impressionnistes a lieu en 1874. À partir de 1890, Monet se consacre à des séries de peintures, c'est-à-dire qu'il peint le même motif à différentes heures de la journée, à diverses saisons. Il peint alors parfois des dizaines de toiles en parallèle, changeant en fonction de l'effet présent. La fin de sa vie est marquée  par une maladie, la  cataracte, qui affecte son travail.
Monet peint devant le modèle sur l'intégralité de sa toile dès les premières ébauches, il retouche ensuite de nombreuses fois jusqu'à ce que le résultat le satisfasse. Contrairement à ce qu'il affirme, il termine la plupart de ses toiles en atelier, prenant modèle sur les premières peintures d'une série pour peindre les autres. D'un caractère parfois difficile, prompt à la colère comme au découragement, Claude Monet était un grand travailleur qui n'hésitait pas à défier la météo pour pratiquer sa passion. Monet résume sa vie ainsi de la meilleure manière : « Qu'y a-t-il à dire de moi ? Que peut-il y avoir à dire, je vous le demande, d'un homme que rien au monde n'intéresse que sa peinture - et aussi son jardin et ses fleurs ».




vendredi 5 juin 2015

Edouard Manet (1832-1883) - Nature morte aux quatre pêches sur des feuilles de vigne



Edouard Manet (1832-1883)
Nature morte aux quatre pêches sur des feuilles de vigne

Que voit on ? Centrées sur un surface blanche comme du marbre ou de la neige évoluant en un fond gris bleu profond  à mesure quel 'on monte dans le cadre :  trois pêches supportant une quatrième posée en pyramide. Jeux sur les textures veloutées des ces fruits et les couleurs particulières de ces pêches dites  " de vigne " à cause de leurs multiples nuances de tanin. Le tout repose sur un lit de feuilles de vigne d'un vert profond.  Signature complète en bas à droite.  Une nature morte très caractéristique dans son dépouillement de la fin de la vie de Manet.

Rappel biographique :  le peintre français Édouard Manet est un peintre majeur de la fin du 19e siècle, initiateur de la peinture moderne qu'il libère de l'académisme,  C'est une erreur de considérer Édouard Manet comme l'un des pères de l'impressionnisme : il s'en distingue en effet par une facture soucieuse du réel. Manet n'utilise pas (ou peu) les nouvelles techniques de la couleur et le traitement particulier de la lumière, utilisées par les impressionnistes. Il s'en rapproche cependant par certains thèmes récurrents comme les portraits, les paysages marins, la vie parisienne ou encore les natures mortes, tout en peignant de façon personnelle, dans une première période, des scènes de genre (sujets espagnols et  odalisques entre autres). 
Lorsque Manet a peint des natures mortes, c'est  surtout pour des raisons financières qu'il l'a fait. Il avouait lui-même avoir plus de facilités à les négocier que ses portraits. Cela ne signifie pas qu'elles soient d'un intérêt mineur, bien au contraire : la scénographie qu'il impose à ses natures mortes est tout simplement prodigieuse, qu'il s'agisse de solo comme Le citron ou L'asperge ou de mise en scène collectives comme dans ces Fruits sur la table ou Panier de fruits
Manet aimait aussi les natures mortes : « Un peintre peut tout dire avec des fruits ou des fleurs, ou des nuages seulement », affirmait-il. Une part non négligeable de son œuvre est consacrée à ce genre, avant 1870 surtout puis dans les dernières années de sa vie où la maladie l'immobilise dans son atelier. Certains éléments de ses tableaux constituent de véritables natures mortes comme le panier de fruits dans le Déjeuner sur l'herbe, le bouquet de fleurs dans Olympia ou le pot de fleurs, la table dressée et différents objets dans le Petit déjeuner dans l'atelier. Il en va de même dans les portraits avec le plateau portant verre et carafe dans le Portrait de Théodore Duret ou la table et les livres dans le portrait d’Émile Zola. Mais les natures mortes autonomes ne manquent pas dans l’œuvre de Manet : l'artiste a ainsi plusieurs fois peint poissons, huîtres ou autres mets (Nature morte au cabas et à l’ail, 1861-1862, Louvre-Abou Dhabi, ou La Brioche, 1870 - Metropolitan Museum of Art, New York), rendant ainsi une sorte d'hommage à Chardin. Il a peint plus souvent encore des sujets floraux qui évoquent la peinture hollandaise (roses, pivoines, lilas, violettes) ou encore des fruits et des légumes (poires, melons, pêches, citrons, asperges) .
A sa mort, Édouard Manet laisse plus de 400 toiles, des pastels, esquisses et aquarelles. Ses plus grandes œuvres sont aujourd'hui visibles dans tous les musées du monde. 
" Considérant l'importance de la nature morte chez Manet, beaucoup – et cela dès les années 1890 – y ont vu la marque la plus évidente de la révolution qu'il accomplissait, l'avènement d'une peinture uniquement préoccupée d'elle-même et débarrassée de la tyrannie du sujet. En refusant toute hiérarchie à l'intérieur même du tableau, en donnant autant d'importance à l'accessoire qu'à la figure, Manet assurément rompait avec les règles académiques. (...) Comme Cézanne et comme Monet qu'il influencera, Manet trouvait dans la nature morte, obéissante et disponible, un laboratoire d'expériences colorées dont il répercutait aussitôt les trouvailles dans d'autres compositions ; comme Cézanne et comme Monet, il dit cette curieuse obsession de l'éclatante blancheur et voulut peindre lui aussi ces tables servies avec leurs nappes blanches "comme une couche de neige fraîchement tombée" (Nature morte avec melon et pêches, Washington, National Gallery of Art). Manet, peintre de natures mortes, a médité les grands exemples anciens, celui des Espagnols et de leurs bodegones, celui des Hollandais, celui de Chardin). Dans les années 1860, il joue des franches oppositions du noir et du blanc, bois sombre de la table, éclat d'une nappe ou serviette sur lesquelles il dispose ses notes colorées. (...)"
Texte extrait du catalogue de l'exposition "Manet et les natures mortes" (Musée d'Orsay- Paris

jeudi 4 juin 2015

Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) -Nature morte aux pêches dans un plat



Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
Nature morte aux pêches dans un plat
Collection privée. Paris

Que voit-on ? Sur un guéridon rond recouvert d'une nappe blanche dont on perçoit les plis, devant un mur jaune orange très lumineux, un plat de céramique vernissée dans lequel sont posées 6 pêches sur un lit de feuillages. La nature morte aux pêches dans un plat est un thème que Renoir a souvent abordé, sans doute à cause de la texture particulière des pêches qui lui a fourni l'opportunité de travailler le velouté de façon très différentes.  Ici la touche est indubitablement celle du Renoir le plus célèbre, celui de la maturité.

Rappel biographique : L'un des plus célèbres peintres français, Pierre-Auguste Renoir, membre éminent s'il en est du mouvement impressionniste a peint beaucoup de natures mortes, comme l'ensemble de ses collègues impressionnistes d'ailleurs qui ont participé au renouveau de ce genre vieux de plus de 3000 ans.  Au début de sa carrière, ses natures mortes s'inspirent beaucoup de celles de Courbet (voir de celles de Chardin) avant d'imposer le style unique que l'on connait. La dernière toile qu'il aurait voulut peindre serait une nature morte florale. Sur son lit de mort, Renoir aurait demandé une toile et des pinceaux pour peindre le bouquet de fleurs qui se trouvait sur le rebord de la fenêtre. En rendant pour la dernière fois ses pinceaux à l'infirmière il aurait déclaré : « Je crois que je commence à y comprendre quelque chose ».

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mercredi 3 juin 2015

Henri Fantin-Latour (1836-1906)




Henri Fantin-Latour (1836-1906) 
Nature morte aux quatre pêches sur un plat

Le peintre et lithographe français  Henri Fantin-Latour était plus connu  de son vivant pour ses portraits de femmes, ses portraits de groupes dont il rénova le style compassé et  pour ses peintures allégoriques que pour ses natures mortes, pourtant admirables. Aujourd'hui c'est exactement le contraire  ! Membre du groupe dit « de 1863  », puis du Cénacle des Batignolles où l'Impressionnisme serait né, Fantin-Latour fait souvent figure de chaînon entre la peinture romantique et l'impressionnisme.  Ses natures mortes, fleurs ou fruits, ont souvent trouvé acquéreur grâce à son ami Whistler qui a attiré en l'attention en Angleterre sur Fantin, à une époque où la peinture impressionniste française était peu appréciée dans ce pays. 



mardi 2 juin 2015

Edouard Manet (1832-1883) - Le citron

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Edouard Manet (1832-1883)
Le citron (1880)
Musée d'Orsay Paris.

Que voit-on ?  C'est le sujet unique que Manet affectionne particulièrement  à la fin de sa vie, cette nature morte ayant été peinte 3 ans avant sa mort.  Le peintre isole un fruit sur un support et un fond neutres.  Il remise la vaisselle de porcelaine dont il avait beaucoup usé dans ces premières natures mortes et dédaigne les objets. Ici le citron est présenté dans une soucoupe en céramique vernissée noire, sans plus d'effets.  Non qu'il néglige la nature morte mais elle prend  pour lui désormais une autre tournure, acquiert plus de velouté mais aussi de transparence et de fragilité.

appel biographique :  le peintre français Édouard Manet est un peintre majeur de la fin du 19e siècle, initiateur de la peinture moderne qu'il libère de l'académisme,  C'est une erreur de considérer Édouard Manet comme l'un des pères de l'impressionnisme : il s'en distingue en effet par une facture soucieuse du réel. Manet n'utilise pas (ou peu) les nouvelles techniques de la couleur et le traitement particulier de la lumière, utilisées par les impressionnistes. Il s'en rapproche cependant par certains thèmes récurrents comme les portraits, les paysages marins, la vie parisienne ou encore les natures mortes, tout en peignant de façon personnelle, dans une première période, des scènes de genre (sujets espagnols et  odalisques entre autres).
On a beaucoup dit que lorsque Manet avait  peint des natures mortes, c'était  surtout pour des raisons financières qu'il l'avait fait. Il avouait lui-même avoir plus de facilités à les négocier que ses portraits. Cela ne signifie pas qu'elles aient été d'un intérêt mineur pour lui  bien au contraire : la scénographie qu'il impose à ses natures mortes est tout simplement prodigieuse, qu'il s'agisse de solo comme Le citron ou L'asperge ou de mise en scène collectives comme dans Fruits sur la table ou Le Panier de fruits ou d'hommage à d'illustres maitres  comme son hommage à Chardin avec La Brioche, 1870  (MET, New York).
Manet aimait authentiquement les natures mortes : « Un peintre peut tout dire avec des fruits ou des fleurs, ou des nuages seulement », affirmait-il. Une part non négligeable de son œuvre est consacrée à ce genre, avant 1870 surtout puis dans les dernières années de sa vie où la maladie l'immobilise dans son atelier. Certains éléments de ses tableaux constituent de véritables natures mortes comme le panier de fruits dans Le Déjeuner sur l'herbe, le bouquet de fleurs dans Olympia ou le pot de fleurs, la table dressée et différents objets dans Le Petit déjeuner dans l'atelier. Il en va de même dans les portraits avec le plateau portant verre et carafe dans le Portrait de Théodore Duret ou la table et les livres dans le Portrait d’Émile Zola. Mais les natures mortes autonomes, qui se revendiquent comme telles,  ne manquent pas dans l’œuvre de Manet !
Considérant l'importance de la nature morte chez Manet, beaucoup – et cela dès les années 1890 – y ont vu la marque la plus évidente de la révolution qu'il accomplissait, l'avènement d'une peinture uniquement préoccupée d'elle-même et débarrassée de la tyrannie du sujet. En refusant toute hiérarchie à l'intérieur même du tableau, en donnant autant d'importance à l'accessoire qu'à la figure, Manet assurément rompait avec les règles académiques. (...) Comme Cézanne et comme Monet qu'il influencera, Manet trouvait dans la nature morte, obéissante et disponible, un laboratoire d'expériences colorées dont il répercutait aussitôt les trouvailles dans d'autres compositions ; comme Cézanne et comme Monet, il dit cette curieuse obsession de l'éclatante blancheur et voulut peindre lui aussi ces tables servies avec leurs nappes blanches "comme une couche de neige fraîchement tombée" (Nature morte avec melon et pêches, National Gallery of Art, London). Manet, peintre de natures mortes, a médité les grands exemples anciens, celui des Espagnols et de leurs bodegones, celui des Hollandais et bien sûr celui de Chardin. Dans les années 1860, il joue des franches oppositions du noir et du blanc, bois sombre de la table, éclat d'une nappe ou serviette sur lesquelles il dispose ses notes colorées.
A sa mort, Édouard Manet laisse plus de 400 toiles, des pastels, esquisses et aquarelles. Ses plus grandes œuvres sont aujourd'hui visibles dans tous les musées du monde.

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lundi 1 juin 2015

André Derain (1880-1954)



André Derain (1880-1954)
Nature morte aux raisins sur un plat (1944-1948)
Collection Privée

Que voit-on ?  Sur un  guéridon remarquablement suggéré par un seul trait blanc en bas en gauche, (comme aurait pu le faire Dufy, posé dans un plat en céramique vernissée blanche, deux grappes de raisins blancs (en l'occurrence verts ici) présentées tête-bêche.

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvismePeintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques :  huiles, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur  Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas  à la fin des années 1910., durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes.

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.