mardi 17 janvier 2017

Henri Le Secq (1818-1882)


Henri Le Secq (1818-1882)
Pichet et pastèque n° 29,  vers 1852-1860 
Négatif sur papier ciré  
BnF, Paris 

Que voit on ? Ce que décrit le titre : un pichet de bière et un tranche de pastèque déjà consommée sur un entablement. Cette nature morte qui date des premiers temps de la photographie est volontairement présentée par son auteur en négatif ,tiré sur du papier ciré et donc transparent.  Ce n'est pas anodin si l'on se souvient que beaucoup de négatifs de cette époque étaient tirés sur plaque de verre. En tirant ce négatif sur papier ciré,  Henri Le Secq réalise en quelque sorte un trompe l'oeil de négatif sur plaque de verre ! Clin d'oeil (si l'on peut dire) de ce grand photographe qui est aujourd'hui un des trésors du fond photographique de la Bibliothèque nationale de France.

Rappel Biographique : Le peintre français Jean-Louis-Henri Le Secq des Tournelles, fut aussi graveur, photographe et collectionneur. À partir de 1848, il débute une activité de photographe. En 1850, ses vues de la cathédrale d'Amiens, préparatoires à la restauration menée par l'architecte Viollet-le-Duc, sont remarquées. En 1851, membre de la Société Héliographique, il est retenu par la Commission des monuments historiques pour participer à la Mission Héliographique. Œuvrant sur les édifices religieux en Champagne, en Alsace et en Lorraine, Le Secq utilise à la prise de vue le procédé du calotype, qu'il traduit en épreuves sur papier salé.
Bien que reconnu comme un puriste de la photographie d'architecture, Henri Le Secq s'en détourne peu à peu au profit de natures mortes et d'images plus symbolistes. Il reste, avec ses quatre compagnons de la Mission héliographique, un « primitif » essentiel de  l'histoire de la photographie.

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