dimanche 18 février 2018

Arturo Noci (1874-1953)



Arturo Noci (1874-1953)
Natura morta con peperoni gialli, 1934

Que voit on ?  Sans doute une des seules natures mortes de ce peintre mondain italo-américain, connu surtout pour ses portraits flamboyants d'aristocrates italiens de la Belle Epoque et de vedettes du cinéma muet. Ce qui est intéressant dans celle-ci est la façon dont il s'essaie à représenter, à l'ancienne, les reflets et notamment la fenêtre et la partie de la pièce que l'on ne voit pas, dans la potiche rouge et noir.

Rappel Biographique : Le peintre romain Arturo Noci (1874-1983) est surtout célèbre pour ses portraits.  Elève de Filippo Prosperi à l'Académie des Beaux-Arts de Rome, Noci s'affirme dès le début du XXe siècle comme l'un des jeunes peintres les plus appréciés de son pays et participe à d'importantes expositions dont la Biennale de Venise où il expose constamment de 1901 à 1922. Après un premiere expérience de peintre paysagiste symboliste, qui lui vaut la réputation de «peintre des choses tristes», Arturo Noci se concentre sur la figure féminine, dont il va devenir l'un des meilleurs peintres. Sa série de nus voilés à l'érotisme certain remonte au tout début du XXe siècle. Le succès obtenu par ces peintures l'impose rapidement comme l'un des principaux portraitistes de la société romaine d'alors, dont il obtient des commandes importantes. Il devient très vite le portraitiste le plus recherché de la Rome de la Belle Époque. Favorisé par sa beauté et son élégance innée, Arturo Noci pénètre sans peine dans le circuit mondain des soirées somptueuses et des salons à la mode animés par des personnages tels que Gabriele d' Annunzio. Noci devient alors le peintre de l'aristocratie locale et du monde du spectacle en général et il fait beaucoup de portraits de stars de cinéma muet, dont le grand portrait de Lyda Borelli. A partir de 1923, il décide se fixer à New York où il réside et travaille toujours dans la même veine du portrait mondain, jusqu'à sa mort dans les années 50.