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jeudi 19 août 2021

Charles Camoin (1879-1965) - Nature morte sur la commode

Charles Camoin (1879-1965), Nature morte sur la commode, Collection privée


Charles Camoin (1879-1965)
Nature morte de fleurs et de fruits
Collection privée

Que voit on ? Peinte dans des couleurs très franches et presque violentes, une nature morte de fleurs et de frits posée sur une table recouverte partiellement d'un châle dont on perçoit les franges. Le fond bleu  profond du papier peint mural amplifie encore plus la violence des coloris  trait&é de façon magistral par ce grand coloriste que fut Charles Camoin.


Rappel biographique : Le peintre français né à Marseille Charles Camouin est connu pour sa participation au fauvisme. Elève de Gustave Moreau aux Beaux arts de Paris,  il reçoit  pendant quelques mois l’enseignement du maître. C’est dans l'Atelier de Gustave Moreau que Camouin rencontre et se lie d'amitié avec Matisse, Marquet et Manguin,  élèves de Moreau depuis déjà quelques années. « Moreau déjà très malade ne me corrigea que deux ou trois fois avant de mourir. Ce que je sais de lui, c'est surtout par Matisse et Marquet que je l'ai appris » écrit Camoin.
Pendant son service militaire qu'il rencontre Cézanne. Alors que son régiment est à Aix-en-Provence en octobre 1901, le jeune soldat Camouin ose se rendre un soir chez Cézanne, et sonner à la porte du 23, rue Boulégon. Le vieux maître est connu pour son caractère difficile, mais il se prend de sympathie pour celui qu’il appelle le vaillant marseillais, Carlo Camoin. Les deux peintres échangent une correspondance régulière et Camoin rend plusieurs fois visite à Cézanne par la suite. Il montre au maître sa production, que celui-ci apprécie et encourage, et a le privilège de l’accompagner « au motif ». Cézanne envoie au jeune Camoin des lettres paternelles et affectueuses dans lesquelles il lui délivre des conseils sur la manière d’aborder la peinture, notamment de se méfier de la mortification théorique, de considérer les maîtres du passé sans les pasticher, mais aussi, de se fier à ses « sensations » au contact de la nature.
Camouin qui était surtout un peintre de paysages et de lumières a laissé toutefois quelques natures mortes remarquables dans lesquelles ses talents de coloriste explosent littéralement. C'est le cas de cette nature morte au sujet très provençal (la gargoulette et le panier d'asperges) dans laquelle transparait le soleil du midi.
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2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

lundi 14 mai 2018

Charles Camoin (1879-1965)




Charles Camoin (1879-1965)
Nature morte au bol bleu
Collection privée

Que voit-on ? On est toujours fasciné chez Camouin par les couleurs merveilleuses, la joie et l'optimisme qui se dégagent de ses natures mortes, quel que soit le sujet, envers et contre tout...

Rappel biographique : Le peintre français né à Marseille Charles Camouin est connu pour sa participation au fauvisme. Elève de Gustave Moreau aux Beaux arts de Paris,  il reçoit  pendant quelques mois l’enseignement du maître. C’est dans l'Atelier de Gustave Moreau que Camouin rencontre et se lie d'amitié avec Matisse, Marquet et Manguin,  élèves de Moreau depuis déjà quelques années. « Moreau déjà très malade ne me corrigea que deux ou trois fois avant de mourir. Ce que je sais de lui, c'est surtout par Matisse et Marquet que je l'ai appris » écrit Camoin.
Pendant son service militaire qu'il rencontre Cézanne. Alors que son régiment est à Aix-en-Provence en octobre 1901, le jeune soldat Camouin ose se rendre un soir chez Cézanne, et sonner à la porte du 23, rue Boulégon. Le vieux maître est connu pour son caractère difficile, mais il se prend de sympathie pour celui qu’il appelle le vaillant marseillais, Carlo Camoin. Les deux peintres échangent une correspondance régulière et Camoin rend plusieurs fois visite à Cézanne par la suite. Il montre au maître sa production, que celui-ci apprécie et encourage, et a le privilège de l’accompagner « au motif ». Cézanne envoie au jeune Camoin des lettres paternelles et affectueuses dans lesquelles il lui délivre des conseils sur la manière d’aborder la peinture, notamment de se méfier de la mortification théorique, de considérer les maîtres du passé sans les pasticher, mais aussi, de se fier à ses « sensations » au contact de la nature.
Camouin qui était surtout un peintre de paysages et de lumières a laissé toutefois quelques natures mortes remarquables dans lesquelles ses talents de coloriste explosent littéralement. C'est le cas de cette nature morte au sujet très provençal (la gargoulette et le panier d'asperges) dans laquelle transparait le soleil du midi.


mercredi 27 juillet 2016

Charles Camoin (1879-1965)



Charles Camoin (1879-1965)
Nature morte au-panier, légumes, assiette, bol et torchon à carreaux
Collection privée

Que voit-on ?  Sur une table de jardin en marbre, 4 éléments composent cette nature morte : un serviette à carreaux rouge au premier plan : une assiette contenant 3 tomates, un saladier en céramique vide, et un panier en osier contenant des poireaux ou des oignons.

Rappel biographique : Le peintre français né à Marseille Charles Camouin est connu pour sa participation au fauvisme. Elève de Gustave Moreau aux Beaux arts de Paris,  il reçoit  pendant quelques mois l’enseignement du maître. C’est dans l'Atelier de Gustave Moreau que Camouin rencontre et se lie d'amitié avec Matisse, Marquet et Manguin,  élèves de Moreau depuis déjà quelques années. « Moreau déjà très malade ne me corrigea que deux ou trois fois avant de mourir […]. Ce que je sais de lui, c'est surtout par Matisse et Marquet que je l'ai appris » écrit Camoin.
Pendant son service militaire qu'il rencontre Cézanne. Alors que son régiment est à Aix-en-Provence en octobre 1901, le jeune soldat Camouin ose se rendre un soir chez Cézanne, et sonner à la porte du 23, rue Boulégon. Le vieux maître est connu pour son caractère difficile, mais il se prend de sympathie pour celui qu’il appelle le vaillant marseillais, Carlo Camoin. Les deux peintres échangent une correspondance régulière et Camoin rend plusieurs fois visite à Cézanne par la suite. Il montre au maître sa production, que celui-ci apprécie et encourage, et a le privilège de l’accompagner « au motif ». Cézanne envoie au jeune Camoin des lettres paternelles et affectueuses dans lesquelles il lui délivre des conseils sur la manière d’aborder la peinture, notamment de se méfier de la mortification théorique, de considérer les maîtres du passé sans les pasticher, mais aussi, de se fier à ses « sensations » au contact de la nature.
Camouin qui était surtout un peintre de paysages et de lumières a laissé toutefois quelques natures mortes remarquables dans lesquelles ses talents de coloriste explosent littéralement. C'est le cas de cette nature morte au sujet très provençal (la gargoulette et le panier d'asperges) dans laquelle transparait le soleil du midi.




jeudi 24 septembre 2015

Charles Camoin (1879-1965)



Charles Camoin (1879-1965)
Nature morte à la gargoulette et au panier

Le peintre français né à Marseille Charles Camouin est connu pour sa participation au fauvisme. Elève de Gustave Moreau aux Beaux arts de Paris,  il reçoit  pendant quelques mois l’enseignement du maître. C’est dans l'Atelier de Gustave Moreau que Camouin rencontre et se lie d'amitié avec Matisse, Marquet et Manguin,  élèves de Moreau depuis déjà quelques années. « Moreau déjà très malade ne me corrigea que deux ou trois fois avant de mourir […]. Ce que je sais de lui, c'est surtout par Matisse et Marquet que je l'ai appris » écrit Camoin.
Pendant son service militaire qu'il rencontre Cézanne. Alors que son régiment est à Aix-en-Provence en octobre 1901, le jeune soldat Camouin ose se rendre un soir chez Cézanne, et sonner à la porte du 23, rue Boulégon. Le vieux maître est connu pour son caractère difficile, mais il se prend de sympathie pour celui qu’il appelle le vaillant marseillais, Carlo Camoin. Les deux peintres échangent une correspondance régulière et Camoin rend plusieurs fois visite à Cézanne par la suite. Il montre au maître sa production, que celui-ci apprécie et encourage, et a le privilège de l’accompagner « au motif ». Cézanne envoie au jeune Camoin des lettres paternelles et affectueuses dans lesquelles il lui délivre des conseils sur la manière d’aborder la peinture, notamment de se méfier de la mortification théorique, de considérer les maîtres du passé sans les pasticher, mais aussi, de se fier à ses « sensations » au contact de la nature.
Camouin qui était surtout un peintre de paysages et de lumières a laissé toutefois quelques natures mortes remarquables dans lesquelles ses talents de coloriste explosent littéralement. C'est le cas de cette nature morte au sujet très provençal (la gargoulette et le panier d'asperges) dans laquelle transparait le soleil du midi.

vendredi 7 août 2015

Charles Camoin (1879-1965) - Nature morte aux bananes et au bol




Charles Camoin (1879-1965)
Nature morte aux bananes et au bol

Le peintre français Charles Camoin qui appartint au mouvement du fauvisme est  surtout reste célèbre par une décision judiciaire  qui a fait jurisprudence en matière de droit d'auteur et qui porte le nom d' "Affaire Camoin".  Pour rappel des faits, le peintre avait lacéré en 1914 une soixantaine de toiles dont il n'était pas satisfait et avait jeté les débris dans la poubelle de son immeuble. Les débris furent ramassés par un chiffonnier qui les vendit au marché aux puces. En 1925, le peintre apprend que certaines de ces toiles ont été reconstituées et vendues par Francis Carco. Selon le tribunal, « la propriété des morceaux lacérés ne peut faire obstacle à l'exercice par l'auteur de son droit de divulgation. L'acquisition de la propriété ne se limite qu'au support, l'auteur reste maître malgré l'abandon de son œuvre de faire respecter ses droits. Seul le support sera l'objet du mécanisme de la possession, les droits d'exploitation restant toujours entre les mains de l'auteur tant qu'il ne les aura pas cédés et ce même s'il n'a plus le support entre ses mains ».  
Parmi les soixante toiles lacérés, beaucoup de portraits et de paysages mais peu de natures mortes, un genre auquel, en bon élève de Gustave Moreau,  Camoin s'essaya assez peu, si ce n'est pour se comparer à son ami Cézanne

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