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samedi 2 décembre 2017

Evaristo Baschenis (1617-1677) - Instruments de musique sur une table

Evaristo Baschenis (1617-1677) Instruments de musique sur une table Musée des beaux arts de Bruxelles.

Evaristo Baschenis (1617-1677)
Instruments de musique sur une table
Musée des beaux arts de Bruxelles.

Que voit-on ?  L'accumulation habituelle chez ce peintre d'instruments de musique précieux, toujours saisis sous des angles surprenants (comme ici la viole de gambe peinte sur le dos). Plus surprenante est la présence de fruits  en voie de pourrissement, envoyant au spectateur le message qu'il doit se hâter de profiter des plaisirs de la vie.... car si les plaisirs de la chair ne sont pas éternels, les plaisirs de l'esprit ne le sont guère plus.  La lumière dorée du couchant qui baigne la composition avant que la nuit ne la cache, souligne doublement le message.

Rappel biographique : Prêtre, dernier né d'une dynastie d'artistes italiens, ami d’une famille notable de luthiers de Crémone, on ignore cependant quel maître exactement enseigna la peinture à Evaristo Baschenis. Contemporain du bergamasque Carlo Deresa, connu pour ses natures mortes, il est considéré aussi comme le créateur de ce genre particulier qu'est la peinture de trophées, d’instruments et de cahiers de musique, mêlés d’écritoires, de boîtes, de fruits, d’encriers et autres objets arrangés sur des tables couvertes des plus beaux tissus, avec un réalisme presque photographique que peu de peintres ont approché depuis.  Il est célèbre notamment pour avoir rendu la poussière qui recouvrait certains instruments avec tant d’art que le spectateur s'y trompait. Les effets des tableaux (toujours de petites tailles) de cet artiste sont tels qu’ils sont, encore aujourd'hui, très recherchés dans les ventes et que beaucoup sont dans des collections particulières. Ses natures mortes aux instruments de musique, toutes titrées à l'identique sont, pour la plupart, des œuvres de série, issues d'une douzaine de modèles de compositions originales. La figure du luth en raccourci, réalisé à la perfection, est un écho de ce qui apparaissait comme un défi de perspective aux peintres et dessinateurs du 17e siècle. Concernant les tissus, passementeries et tapis, Evaristo Baschenis en rend toute la réalité uniquement au pinceau, alors que Bettera - avec lequel on l'a confondu quelquefois - maroufle sur une pièce de toile de jute grossière dont le relief sert de base au rendu des tapis.
 
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2017 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau 

mercredi 29 juin 2016

Evaristo Baschenis (1617-1677) - Nature morte avec instruments de musiques et pommes

Evaristo Baschenis  (1617-1677) Nature morte avec instruments de musiques  et pommes Musée des Beaux Arts de Bruxelles


Evaristo Baschenis  (1617-1677)
Nature morte avec instruments de musiques  et pommes
Musée des Beaux Arts de Bruxelles

Que voit on ? les habituels instruments de musiques représentés dans les natures mortes de Baschenis (violon et luth ou théorbe)  en position renversée, la face cordée posée contre des partitions. Dans son étage supérieur cette nature morte présente aussi une pile de livres fermés  dont un comporte un billet en manière de marque page et deux pommes.

Rappel biographique : Prêtre, dernier né d'une dynastie d'artistes italiens, ami d’une famille notable de luthiers de Crémone, on ignore cependant quel maître exactement enseigna la peinture à Evaristo Baschenis. Contemporain du bergamasque Carlo Deresa, connu pour ses natures mortes, il est considéré aussi comme le créateur de ce genre particulier qu'est la peinture de trophées, d’instruments et de cahiers de musique, mêlés d’écritoires, de boîtes, de fruits, d’encriers et autres objets arrangés sur des tables couvertes des plus beaux tissus, avec un réalisme presque photographique que peu de peintres ont approché depuis. Il est célèbre notamment pour avoir rendu la poussière qui recouvrait certains instruments avec tant d’art que le spectateur s'y trompait. Les effets des tableaux (toujours de petites tailles) de cet artiste sont tels qu’ils sont, encore aujourd'hui, très recherchés dans les ventes et que beaucoup sont dans des collections particulières. Ses natures mortes aux instruments de musique, toutes titrées à l'identique sont, pour la plupart, des œuvres de série, issues d'une douzaine de modèles de compositions originales. La figure du luth en raccourci, réalisé à la perfection, est un écho de ce qui apparaissait comme un défi de perspective aux peintres et dessinateurs du 17e siècle. Concernant les tissus, passementeries et tapis, Evaristo Baschenis en rend toute la réalité uniquement au pinceau, alors que Bettera - avec lequel on l'a confondu quelquefois - maroufle sur une pièce de toile de jute grossière dont le relief sert de base au rendu des tapis.

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samedi 28 mai 2016

Evaristo Baschenis (1617-1677) - Nature morte avec instruments de musique et coffret chinois

Evaristo Baschenis 1617-1677) Nature morte avec instruments de musique et coffret chinois Gallerie dell'Académia, Venetia


Evaristo Baschenis 1617-1677)
Nature morte avec instruments de musique et coffret chinois
Gallerie dell'Académia, Venetia

Que voit on ? Sur un table recouverte d'une nappe rouge à motif de rayures, posée devant un rideau de lourd brocard doublé de soie dont le drapé est maintenu par des glands de passementerie très ouvragée : une accumulation d'instruments de musique (un violon de Crémone au vernis clair, une flûte piccolo, 1 hautbois, 2 luths dont un seule enrobé d'un ruban de soie et l'autre présenté de dos comme c'est l'habitude chez ce peintre) autour d'une boite chinoise noire assez intrigante et d'une mappemonde à l'équateur de laquelle repose, de façon assez étrange, un œillet !

Rappel biographique : Prêtre, dernier né d'une dynastie d'artistes italiens, ami d’une famille notable de luthiers de Crémone, on ignore cependant quel maître exactement enseigna la peinture à Evaristo Baschenis. Contemporain du bergamasque Carlo Deresa, connu pour ses natures mortes, il est considéré aussi comme le créateur de ce genre particulier qu'est la peinture de trophées, d’instruments et de cahiers de musique, mêlés d’écritoires, de boîtes, de fruits, d’encriers et autres objets arrangés sur des tables couvertes des plus beaux tissus, avec un réalisme presque photographique que peu de peintres ont approché depuis. Il est célèbre notamment pour avoir rendu la poussière qui recouvrait certains instruments avec tant d’art que le spectateur s'y trompait. Les effets des tableaux (toujours de petites tailles) de cet artiste sont tels qu’ils sont, encore aujourd'hui, très recherchés dans les ventes et que beaucoup sont dans des collections particulières. Ses natures mortes aux instruments de musique, toutes titrées à l'identique sont, pour la plupart, des œuvres de série, issues d'une douzaine de modèles de compositions originales. La figure du luth en raccourci, réalisé à la perfection, est un écho de ce qui apparaissait comme un défi de perspective aux peintres et dessinateurs du 17e siècle. Concernant les tissus, passementeries et tapis, Evaristo Baschenis en rend toute la réalité uniquement au pinceau, alors que Bettera - avec lequel on l'a confondu quelquefois - maroufle sur une pièce de toile de jute grossière dont le relief sert de base au rendu des tapis.

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vendredi 4 décembre 2015

Evaristo Baschenis (1617-1677) - Nature morte avec instruments de musique

Evaristo Baschenis (1617-1677) Nature morte avec instruments de musique Collection privée


Evaristo Baschenis (1617-1677)
Nature morte avec instruments de musique
Collection privée

Que voit-on ? Sur un entablement de grès noir, se déploie le thème favori de Baschenis : le luth. Ici, il y en a trois, présentés sous trois angles différents de façon à permettre autant de rendus de perspectives, à savoir : sur la tranche, sur le dos et sur le ventre.  Chacun de ses luths présente une particularité : celui  de gauche arbore (au bas de la tranche) un ruban de soie rose ; celui de droite présente sur son dos rond, deux traces de doigt sur de la poussière qui est censée recouvrir l'instrument,  ces traces de poussière étant un des trompe-l'oeil favoris de Baschelis grâce auxquels il gagna une grande célébrité de son vivant ; le luth du fond enfin expose un délicat frisotis de cordes à l'endroit des clés d'accord. Autres éléments présents sur cette nature morte d'un réalisme absolu : un violon de Crémone au vernis très clair, posé sur un boîte ouverte d'où s'échappe un ruban de même couleur que celui qui orne un des luths et une partition de musique en équilibre sur l'entablement. Ponctuant le tout enfin, sur la droite un magnifique brocard, orné de deux glands de riche passementerie.

Rappel biographique : Prêtre, dernier né d'une dynastie d'artistes italiens, ami d’une famille notable de luthiers de Crémone, on ignore cependant quel maître exactement enseigna la peinture à Evaristo Baschenis. Contemporain du bergamasque Carlo Deresa, connu pour ses natures mortes, il est considéré aussi comme le créateur de ce genre particulier qu'est la peinture de trophées, d’instruments et de cahiers de musique, mêlés d’écritoires, de boîtes, de fruits, d’encriers et autres objets arrangés sur des tables couvertes des plus beaux tissus, avec un réalisme presque photographique que peu de peintres ont approché depuis. Il est célèbre notamment pour avoir rendu la poussière qui recouvrait certains instruments avec tant d’art que le spectateur s'y trompait. Les effets des tableaux (toujours de petites tailles) de cet artiste sont tels qu’ils sont, encore aujourd'hui, très recherchés dans les ventes et que beaucoup sont dans des collections particulières. Ses natures mortes aux instruments de musique, toutes titrées à l'identique sont, pour la plupart, des œuvres de série, issues d'une douzaine de modèles de compositions originales. La figure du luth en raccourci, réalisé à la perfection, est un écho de ce qui apparaissait comme un défi de perspective aux peintres et dessinateurs du 17e siècle. Concernant les tissus, passementeries et tapis, Evaristo Baschenis en rend toute la réalité uniquement au pinceau, alors que Bettera - avec lequel on l'a confondu quelquefois - maroufle sur une pièce de toile de jute grossière dont le relief sert de base au rendu des tapis.

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