
Frédéric Bazille (1841 – 1870)
Fleurs, 1868.
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Frédéric Bazille (1841 – 1870)
Fleurs, 1868.
Rappel biographique : Née Marie-Françoise Gilot, issue d'une famille bourgeoise de Paris, elle est la fille d'Émile Gilot, chimiste et fondateur des Parfums Gilot, et de Madeleine Renoult, peintre aquarelliste. Elle commence des études de droit mais, plus attirée par sa passion pour l'art, suit les traces de sa mère et s'oriente vers le dessin et la peinture. Son père, qui désapprouve ce choix, lui coupe les vivres ; elle gagne de l'argent en enseignant l'équitation dans le bois de Boulogne et étudie à l'Académie Julian. En mai 1943, à 21 ans, elle rencontre Pablo Picasso, 61 ans, alors amant de Dora Maar. Elle est sa compagne de 1944 à 1953, et la mère de deux de ses enfants, Claude (1947-2023) et Paloma (1949). Picasso, durant leur période de vie commune, la représente sous l'apparence de la Femme fleur, radieuse et solaire. Surnommée « la femme qui dit non » par le peintre, elle le quitte en 1953 pour s'installer à Paris avec leurs deux enfants. Elle part aux États-Unis en 1955.
Elle continue à mener sa propre carrière d'artiste peintre qui prospère aux États-Unis. Elle est en 1962 régente du Collège de ’Pataphysique, nommée le « 25 merdre 89 » à la « chaire d'Eupécilité ». En 1964, elle publie "Vivre avec Picasso", un livre relativement intime sur leur vie commune, qui rencontre un énorme succès, traduit en seize langues. Ce livre met Picasso dans une grande colère, au point qu’il ne veut plus recevoir ses enfants. Il tente, en vain, d'en interdire la publication en lui intentant trois procès et en publiant dans le journal Les Lettres françaises une pétition réunissant les signatures de quatre-vingts artistes, dont Louis Aragon, Jacques Prévert ou encore Pierre Soulages.
Après sa séparation d'avec Picasso, Françoise Gilot épouse le peintre Luc Simon, dont elle a une fille, Aurélia. En 1970, elle se marie avec le biologiste Jonas Salk, pionnier de la vaccination contre la poliomyélite, qu'elle a rencontré l'année précédente par l'intermédiaire d'amis communs à La Jolla en Californie, et avec qui elle vit jusqu'à la mort de celui-ci en 1995. Peignant douze heures par jour, elle a produit « au moins 1 600 toiles et 3 600 œuvres sur papier ». Elle est présente dans les collections du Metropolitan Museum of Art et du Museum of Modern Art à New York, et du Centre Pompidou à Paris. Elle meurt le à Manhattan (New York) à lage de 101 ans.
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Henri Matisse (1869-1954),
Citrons et poire dans un plat en étain, 1926
Art Institute of Chicago
Que voit-on ? Ce que le titre décrit posé sur un entablement de cuisine rose saumoné devant un mur recouvert d'un papier peint au motif de feuilles stylisées que l'on retrouvera fréquemment chez Matisse dans la suite de son travail.
Rappel biographique : Henri Matisse, peint son premier tableau, Nature morte avec livres et chandelle en juin 1890, à l'âge de 21 ans Peu après, il se rend à Paris. En 1892, il rencontre Albert Marquet à l'École des Arts déco puis s'inscrit en 1895, à l'École des beaux-arts, dans l'atelier de Gustave Moreau. L'enseignement du maître encourage ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique. Matisse, comme ses condisciples, Georges Rouault, Léon Lehmann, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot ou Henri Evenepoel, est stimulé par cette conception de la peinture et entend développer la sienne selon son individualité. Gustave Moreau, lors d'une correction d'un de ses premiers dessins, lui dit : « Vous allez simplifier la peinture. » Cette prophétie artistique peut être considérée comme le programme esthétique de l'œuvre d'Henri Matisse. En 1896, Matisse expose pour la première fois au Salon des Cent et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre associé sur proposition de Pierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d'exposer sans passer par un jury. Il passe l'été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l'Australien John Peter Russell, qui l'introduit auprès d'Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s'intéresser à la peinture impressionniste qu'il découvre en 1897 au musée du Luxembourg. Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, Matisse et Marquet travaillent comme peintre décorateurs à la journée, pour les décorateurs de théâtre. En voyage à Londres, sur les conseils de Pissarro, Matisse découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner, puis il part s'installer en Corse où il habite dans la Villa Rocca. A Ajaccio, il peint une cinquantaine de toiles dont Le Mur rose qui représente l'arrière de l'hospice Eugénie vu depuis la Villa de la Rocca. Matisse s'inspire alors de Turner. En 1899, il découvre le traité de Paul Signac, d’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme. À partir de 1900, Matisse travaille la sculpture et le modelage, à l'Académie de la Grande Chaumière, sous la direction d'Antoine Bourdelle et fréquente également l'atelier d'Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d'André Derain et de Jean Puy. Derain lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d'automne (1903)
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Andrew Wyeth (1917-2009)
Groundhog Day, 1959,
Wyeth Foundation for American Art / Artists Rights Society (ARS), New York
Rappel biographique : Le peintre aquarelliste américain Andrew Newell Wyeth,
classé parmi les peintres « régionalistes » et réalistes américains est
issu d'une dynastie d'artistes dont son propre père Newell Convers Wyeth (1882-1945), illustrateur connu qui fréquenta des célébrités de
son temps comme Francis Scott Fitzgerald et Mary Pickford. Décidant de
ne pas confronter son fils aux systèmes de l'éducation nationale ou
privée, c'est lui même qui se charge de son éducation à la maison,
l’initie à l’art, et tout particulièrement à l'art du paysage rural
américain. À cette époque, il admire et est sensible à l'œuvre du
peintre Winslow Homer. Plus tard, il apprend à maîtriser les techniques associées à l’aquarelle à base d'œuf, la tempera.
Andrew Wyeth commence à peindre dans des nuances de bruns et de gris
seulement. Il s’inspire de son entourage pour réaliser ses tableaux. Ses
sujets préférés sont la terre et les habitants de sa ville natale,
ainsi que ses proches. Sa grande maîtrise picturale lui permet de
montrer sa réflexion mélancolique sur le temps qui passe et la
faillibilité humaine.
Son fils Jamie, né en1946, est également un peintre et portraitiste reconnu.
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Vincent van Gogh (1853-1890)
Ail dans un pot, 1887
Huile sur toile 31.9 x 22 cm.
Van Gogh Museum, Amsterdam
Rappel biographique : Au début du mois de mars 1886, Vincent van Gogh
rejoint son frère Theo à Montmartre, avec l'envie de s'informer sur les
nouveautés de la peinture impressionniste. À l'époque, Theo est gérant
de la galerie montmartroise Boussod, Valadon & Cie. Seule la
connaissance du milieu artistique parisien peut véritablement permettre à
Van Gogh de renouveler et d'enrichir sa vision. Cette année-là est
celle de la dernière exposition impressionniste que Vincent découvre, et
en 1887 doit avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet.
Paris se prépare alors à accueillir plusieurs expositions : en plus du
Salon, où sont exposées les œuvres de Puvis de Chavannes, Van Gogh
visite les salles de la cinquième exposition internationale à la galerie
Georges Petit, qui présente des toiles d'Auguste Renoir et de Claude Monet.
Ces derniers n'avaient pas souhaité participer à la huitième et
dernière exposition des impressionnistes, qui offrait le spectacle d'un
groupe déchiré, entre les défections et les nouvelles arrivées, et
ouvrait ses portes à la nouveauté du moment, le néo-impressionnisme,
avec la toile de Georges Seurat,
Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte. À Paris dans les
années 1886-1887, Van Gogh fréquente un moment l’Académie du peintre
Cormon, où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec, de Louis Anquetin, d’Émile Bernard
ainsi que de John Peter Russell. Ce dernier réalise son portrait. Il
rencontre également, par l’intermédiaire de son frère, presque tous les
impressionnistes, en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin. Dans la boutique du père Tanguy, il devient l'ami de Paul Signac.
Sous l’influence des estampes japonaises, ses compositions acquièrent
peu à peu davantage de liberté et d’aisance, tandis qu’il s’essaie à la
technique de l’aplat coloré. Pissarro l’initie également aux théories
nouvelles sur la lumière et au traitement divisionniste des tons. La
palette de l'artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche
s’anime et se fragmente, ceci grâce également à Signac avec qui il
travaille en 1887. Exalté par la ferveur du climat artistique parisien,
Van Gogh brûle les étapes de son renouvellement artistique grâce à la
fréquentation des peintres les plus anticonformistes du moment : il
s'essaye au néo-impressionnisme auprès de Signac et Pissarro, enquête
sur les profondeurs psychologiques du portrait avec son ami
Toulouse-Lautrec, est précocement informé de la synthèse du cloisonnisme
par ses compagnons Louis Anquetin et Émile Bernard, et peut apprécier
les toiles exotiques réalisées par Gauguin en Martinique. Régénéré par
cette modernité, il est prêt à réaliser son rêve méditerranéen, à la
recherche de la lumière aveuglante de la Provence, qui fait resplendir
les couleurs pures de la nature, étudiées jusque-là dans sa collection
d'estampes japonaises. C'est une période très fertile où son art
s'oriente vers l'impressionnisme, mais l'absinthe et la fatigue
aggravent son état mental. Le 19 février 1888, il quitte Paris....
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Giacomo Ceruti (1698-1767) detto Il Pitocchetto,
Natura morta con zucca, pere e noci, 1750 - 1760.
Pinacoteca di Brera
Giacomo Ceruti,
dit aussi Il Pitocchetto est un peintre italien du 18e siècle,
principal représentant du style « paupériste », à travers ses scènes
décrivant la vie de gens du petit peuple, caractérisées par une grande
intensité émotionnelle et une expressivité peu commune des personnages.
En dehors de ses portraits, il a réalisé de très étonnantes natures
mortes, comme celles ci, relativement en rupture avec au style convenu
que ce genre adoptait à son époque en Italie.
Il est souvent considéré comme un précurseur, dans l'art pictural, des préoccupations morales et sociales des Lumières.
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Que voit on ? Pas très végétarien ce Monet là et pas du tout
politiquement correct... mais il appartient à un époque où un bon
quartier de viande se devait de figurer en bonne place sur l'étale du
boucher ou sur la table de l'office. Ainsi Monet, qui a peint
admirablement les fruits et les fleurs, ne dédaignait-il pas en " bon vivant" qu'il était, comme Manet, Renoir ou Caillebotte, le jambon, le quartier de viande ou même la tête de veau ravigotte !
Rappel biographique : le
peintre français Claude Monet, l'un des fondateurs de
l'impressionnisme, est surtout connu pour ses paysages et ses portraits.
" La couleur, disait-il " est mon obsession quotidienne, ma joie et mon tourment ".
Claude Monet est l’un des fondateurs de l'impressionnisme. En 1859,
il part à Paris tenter sa chance sur le conseil d'Eugène Boudin. Après
des cours à l'académie Suisse puis chez Charles Gleyre et la rencontre
de Johan Barthold Jongkind, le tout entrecoupé par le service militaire
en Algérie, Monet se fait remarquer pour ses peintures de la baie
d'Honfleur. En 1866, il connait le succès au Salon de la peinture. Toute
cette période est cependant marquée par une grande précarité. Il fuit
ensuite la guerre de 1870 à Londres puis aux Pays-Bas. Dans la
capitale anglaise, il fait la rencontre du marchand d'art Paul
Durand-Ruel qui lui assurera sa principale source de revenu pendant le
reste de sa carrière. Revenu en France, la première exposition des
futurs impressionnistes a lieu en 1874. À partir de 1890, Monet se
consacre à des séries de peintures, c'est-à-dire qu'il peint le même
motif à différentes heures de la journée, à diverses saisons. Il peint
alors parfois des dizaines de toiles en parallèle, changeant en fonction
de l'effet présent. La fin de sa vie est marquée par une maladie, la
cataracte, qui affecte son travail.
Monet peint devant le modèle sur l'intégralité de sa toile dès les
premières ébauches, il retouche ensuite de nombreuses fois jusqu'à ce
que le résultat le satisfasse. Contrairement à ce qu'il affirme, il
termine la plupart de ses toiles en atelier, prenant modèle sur les
premières peintures d'une série pour peindre les autres. D'un caractère
parfois difficile, prompt à la colère comme au découragement, Claude
Monet était un grand travailleur qui n'hésitait pas à défier la météo
pour pratiquer sa passion. Monet résume sa vie ainsi de la meilleure
manière : « Qu'y a-t-il à dire de moi ? Que peut-il y avoir à dire,
je vous le demande, d'un homme que rien au monde n'intéresse que sa
peinture - et aussi son jardin et ses fleurs ».
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David Hockney, est un peintre, dessinateur, graveur, décorateur et photographe
britannique, né en 1937 dans une famille anglaise modeste, quatrième
enfant d’une fratrie de cinq. Son père ayant été un objecteur de
conscience pendant la seconde guerre mondiale, David Hockney a refusé de
faire son service militaire entre 1957 et 1959. Après des études au
Royal College of Art de Londres, il en sort diplômé en 1962.
Il
commence sa carrière comme dessinateur de presse pour le Sunday Times,
au cours d’un voyage en Egypte. En 1964, il découvre la Californie, les
polaroids, la peinture acrylique, les belles villas et leur piscine qui
deviennent un des motifs principaux de ses œuvres. Eloigné des courants
les plus-avant-gardistes, Hockney pratique un art figuratif presque
expressionniste où se mêlent portraits, photographies et videos. En
1963, à New York, il rencontre Andy Warhol qui lui rendra plus tard
plusieurs fois visites à Los Angeles. La légende veut que ce soit Warhol
qui ait conseillé à Hockney de faire sa célèbre série sur les piscines.
Homosexuel parmi les premiers à se revendiquer comme tel, David Hockney
revient vivre à Londres en 1968 et prend pour compagnon le réalisateur
John Schlesinger, auteur notamment de Midnight Cow Boy (1969) ou Sunday
Bloody Sunday (1971), autant de films militant ouvertement pour les
droits des homosexuels dans une Angleterre qui assimile toujours en
justice l'homosexualité à un crime. En 1973, Jack Hazan réalise un
documentaire-fiction qui lui est consacré intitulé "A Bigger Splash" qui
assoit sa notoriété internationale naissante (le film est primé au
Festival international du film de Locarno) Entre 1974 et 1977, David
Hockney s'installe à Paris où son travail tourne un peu en rond, avant
de repartir en Californie en 1978. En 1974, le Musée des Arts Décoratifs
de Paris organise sa première rétrospective David Hockney. Il est
considéré désormais comme une des figures du mouvement Pop Art des
années 1960 et à ce titre, s'intéressa à peu près à tous les genres
picturaux, bien qu'ayant développé, surtout ces dernières années, une
prédilection pour les paysages. Il a cependant peint beaucoup de nature
mortes (surtout dans les années 1980) toujours traitée à sa façon, c'est
à dire de manière décalée, anecdotique et toujours avec un indéniable
talent de coloriste.
En 2010, il expose à Paris, à la Fondation
Pierre Bergé - Yves Saint-Laurent, ses œuvres réalisées sur iPhone et
iPad, il met aussi en avant la possibilité de rediffuser le processus
créatif, à travers des logiciels déclarant « La seule expérience
semblable est celle où l’on voit Picasso dessiner sur du verre pour un
film » (en référence au film « Le Mystère Picasso » d'Henri-Georges
Clouzot).
Le 2 janvier 2012, il a été nommé par la reine Elizabeth
II, membre de l’Ordre du mérite britannique. Une grande exposition s'est
ouverte le 23 janvier 2012 à la Royal Academy de Londres et au Musée
Guggenheim de Bilbao où elle restée en place pendant tout l'été 2012 et a
connu un immense succès.
Depuis 2019, David Hockney a choisi de
vivre une grande partie de l'année en France, en Normandie pour être
précis, dont il dit préférer la nature variée à celle de l'Angleterre.
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Mikhaïl Larionov (1881-1964)
Nature morte à la théière
Collection privée
Mikhaïl Fiodorovitch Larionov (
Михаил Фёдорович Ларионов) dit Michel Larionov, est un peintre et
décorateur russe naturalisé français. Michel Larionov a étudié а l’Ecole
de peinture de Moscou. Passant rapidement de l'impressionnisme au
fauvisme, il est l'un des tous premiers animateurs de l'Avant-garde en
Russie. Il se lie avec Kasimir Malevitch,
a pour élève Vladimir Tatline et fonde, en 1910, le groupement du Valet
de Carreau puis, en 1912 après une dispute avec David Bourliouk, la
Queue d'Ane. Il épouse Nathalie Gontcharova,
avec qui il élabore, dès 1909-1910, les fondements du Rayonnisme (une
variante de l'art abstrait dont Guillaume Apollinaire rédigera le
catalogue d'exposition à Paris en 1914 ). Très enclin à créer des
mouvements et des groupes, Larionov crée l'année suivante le mouvement
du Toutisme avec Mikhail Le Dentu et le poète Ilia Zdanevitch. Il expose
au Salon des indépendants à Paris, en même temps que Nathalie
Gontcharova et l'artiste peintre Alexandra Exter, grâce à l'appui des
époux Sonia et Robert Delaunay.
En 1914, il s'installe à Paris, se consacrant aux décors pour les
Ballets russes de Serge de Diaghilev, qu'il réalise entre 1915 et 1922.
Il ne retourne plus dans son pays natal après la révolution bolchévique
de 1917 et est naturalisé français dans les années 20. Il meurt en
France en 1964 dans l'oubli le plus total. Son œuvre est aujourd'hui
dans beaucoup de grands musées russes et au Musée du Petit Palais à
Genève.
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Milton Avery (1885-1965),
Carrots and Fancy Vase, c.1929-
Oil on canvas laid on board, 45.7 x 76.2 cm.
Collection Privée
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Oscar Dominguez (1906-1957)
Nature morte à la lampe à pétrole
Collection Privée
Rappel biographique : Óscar Domínguez
est un peintre surréaliste espagnol qui a fait l'essentiel de sa
carrière à Paris dans le groupe des Surréalistes. Il vient à Paris pour
la première fois en 1927, pour surveiller les affaires de son père,
riche négociant agricole à Ténérife. Il en découvre la vie nocturne,
dépensant l'argent familial. En 1928, il rentre à Tenerife pour
effectuer son service militaire et commence à exposer. Revenu à Paris
dès 1929, il doit à la mort de son père, en 1931, gagner sa vie en
réalisant des illustrations pour la publicité.
Ses premières toiles
surréalistes datent de 1932. Il est, en 1934, intégré au groupe parisien
dans lequel il introduit, selon André Breton, « le sifflement ardent et
parfumé des îles Canaries. » Domínguez participe jusqu'en 1940 aux
expositions du groupe.
Sous l'Occupation, il séjourne à Marseille, à
la villa Air Bel et travaille au fameux Croque fruit. Il rejoint fin
1941 son ami le poète Robert Rius à Paris et participe aux activités du
groupe la Main à plume, dont il est l'un des principaux illustrateurs.
Pendant cette période, il réalise sa première exposition personnelle à
la galerie Louis Carré (1943) où il montre une œuvre marquée de plus en
plus par l'influence de Picasso. Après la guerre, cette évolution
picturale lui vaut d'être écarté par Breton.
Surnommé « le dragonnier des Canaries » par André Breton, « l'ours mal léché à la tête d'hidalgo gigantesque » par le photographe Brassaï, ou plus simplement « Putchie »
par sa maîtresse la vicomtesse de Noailles, Domínguez, personnage
extrême, mythique, pouvait se montrer violent. Provocateur, il avait
présenté en décembre 1945, lors de la grande exposition « Surréalisme » de Bruxelles, une inscription murale géante :
« Je souhaite la mort de trente mille curés toutes les trois minutes. »
Óscar
Domínguez se donne la mort en s'ouvrant les veines le 31 décembre 1957
dans son atelier de la rue Campagne-Première à Montparnasse. Avec lui
disparaît le dernier peintre maudit de Montparnasse.
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Mela Muter (1886-1967)
Nature morte au hareng
Collection privée
Rappel biographique : Mela Muter, pseudonyme de Maria Mélania Mutermilch, est une artiste-peintre française d'origine polonaise. En 1901, après une année de cours à l'école de dessin pour femmes de J. Kotarbinski, elle arrive à Paris et s’inscrit à l'Académie Colarossi puis à l'Académie de la Grande Chaumière. Elle expose régulièrement au Salon d'automne, au Salon des Tuileries et au Salon des Femmes Artistes Modernes dans les années 30. Parmi les artistes que fréquente Mela Muter figurent entre autres la peintre australienne Bessie Davidson (cofondatrice du Salon des Tuileries), et Kees van Dongen avec lesquels elle expose. Elle fait des expositions remarquées chez Druet, Billiet et à La Renaissance. А l'étranger, elle fait une grande exposition à Barcelone à la galerie Dalman, en Allemagne à la galerie Tannhauser et à Washington au Carnegie Institute. Elle brosse le portrait de ses amis : Clemenceau, Ravel, Satie, ainsi que de Rainer Maria Rilke, avec lequel elle a entretenu une liaison. Elle passa une partie de sa vie en Provence et notamment dans le petit village de Villeneuve-les-Avignon. Ses œuvres figurent dans les collections Bader, Paul Clemenceau et Arthur Fontaine.
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Felix Vallotton (1865-1925)
Ananas,1923
Collection particulière
Rappel biographique : Félix Vallotton,
peintre d'origine suisse naturalisé français en 1900, est un artiste à
cheval sur deux siècles, deux pays et plusieurs tendances esthétiques,
des Nabis à la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité). S'il est
aujourd'hui moins connu en France qu'en Suisse, c'est pourtant à Paris,
dans les années 1890, que ses gravures sur bois novatrices lui ont valu
une renommée qui s'est rapidement étendue à l'Europe entière. Tout au
long de sa vie le " Nabi étranger ", comme il était surnommé,
s'est intéressé à une gamme étendue de sujets récurrents - intérieurs,
toilettes, nus féminins, paysages, natures morte, rendus étranges par
son style lisse et froid, aux couleurs raffinées, aux découpages et aux
cadrages audacieux. Et bien qu'il ne fût pas toujours compris par la
critique de son temps, Vallotton a su s'imposer comme une figure en vue
de la scène artistique parisienne et trouver sa place dans le courant
moderne, notamment en participant à de nombreuses manifestations
internationales d'avant-garde devenues mythiques. C'est surtout à partir
de 1910, que Félix Vallotton s’intéresse au genre de la nature morte et
le transforme dans chacune de ces toiles.
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2026 - 15e année - Une collection de Natures Mortes
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Maurice de Vlaminck (1876-1958)
Bouquet de fleurs dans un vase, circa 1924-1925.
Collection privée
Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid
Rappel biographique : Le peintre français Maurice de Vlaminck s'est
illustré dans les courants Fauviste et Cubiste. Peintre de figures,
portraits, nus, paysages, paysages animés, paysages urbains, intérieurs,
natures mortes, fleurs et fruits, peintre à la gouache, aquarelliste,
graveur, dessinateur et illustrateur, il fut aussi écrivain et publia
vingt-six livres, romans, essais et recueil de poèmes. Ses natures
mortes quelquefois très inspirées de celles de Cézanne sont des explosions de couleurs et de formes qui font assez souvent de lui, un peintre abstrait avant la lettre.
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2026 - 15 ème année - Une collection de natures mortes
Un blog de Francis Rousseau
John Stewart (1919-2017)
The Quince Luberon 2001
Collection privée
Meret Oppenheim (1913-1985)
Magoy bernante (1936/1967)
Server plateau metal, papier,14x33x21
Moderna Museet Stocklholm
Que voit-on ? Deux escarpins retournés et ficellés comme une dinde, servie sur un plateau d'argent.Ce sont les deux papillotes à gigots placés aux bout du talon qui provoque l'analogie.
Rappel biographique : Meret Elisabeth Oppenheim, est une écrivaine, artiste peintre, photographe et plasticienne suisse. Elle est membre du mouvement surréaliste à partir des années 1920 aux côtés d'André Breton, Luis Buñuel ou encore Max Ernst. Meret Oppenheim travaille avec divers matériaux dans le cadre du surréalisme. Elle s'empare de situations du quotidien, comme dans son œuvre Le déjeuner en fourrure, où le café devenu froid devient le sujet. Cette œuvre devient rapidement un modèle pour le mouvement du surréalisme. En 1997 est fondée la fondation Meret Oppenheim pour la promotion de son œuvre artistique.
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2025 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est
un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns
spécialisés exclusivement dans les nature mortes. Ses premières œuvres
sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître.
Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de
Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claeszoon Heda (1594-1680). En
1636 , il s'installe à Anvers dont il devient citoyen de la ville, ce
qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et
fortune relative. Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570
?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan
Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres œuvres
que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande
tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée
uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est
une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré
est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de
ses activités... et du savoir.
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2025 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
Pierre Bonccompain (né en 1938)
Mimosa sur nappe jaune 2024
Huile sur papier marouflé sur toile. 116 x 89cm
Kwai Fung Gallery, Hong Hong, Chine
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2025 - Une Collection de Natures Mortes
Un blog de Francis Rousseau
John Frederick Peto (1854-1907)
Still Life with Mugs, Bottle and Pipe
Private Collection
Rappel biographique : John Frederick Peto,
est un peintre américain spécialisé dans le trompe-l'œil, mis pas
uniquement puisqu'il a peint quantité d 'autres toiles qui n'optent pas
pour ce procédé. Son œuvre a longtemps été oubliée et ses peintures
furent redécouvertes parmi des œuvres de William Harnett, peintre totalement spécialisé dans les trompe-l'œil, avec lequel on l'a confondu pendant plusieurs décennies.
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2025 -A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
Jean-Baptiste-Siméon Chardin (1699-1779)
Nature morte Les Attributs de la musique militaire
Collection privée
Rappel biographique : Jean-Baptiste-Siméon Chardin
est considéré comme l'un des plus grands peintres français et européens
du 18e siècle. Célèbre pour ses scènes de genre et ses pastels, il est
aussi reconnu pour ses natures mortes dont il reste le maître
incontesté. D'après les frères Goncourt, c'est Coypel qui en faisant
appel à Chardin pour peindre un fusil dans un tableau de chasse, lui
aurait donné le goût pour les natures mortes. A partir du Salon de
1748, Chardin expose de moins en moins de scène de genre, il multiplie
désormais les natures mortes. Ce retour à ce type de peinture va durer
une vingtaine d'années. Il est difficile de donner des raisons à ce
changement de cap. On sait que pendant cette période la vie de Chardin
est en pleine mutation. Il se remarie, il reçoit une pension du roi. Il
est désormais à l'abri du besoin. Ces deux tableaux de réception à
l'Académie Royale de peinture sont tous deux des natures mortes, La Raie et Le Buffet qui
se trouvent aujourd'hui au Musée du Louvre. Chardin devient ainsi
peintre académicien « dans le talent des animaux et des fruits »,
c'est-à-dire au niveau inférieur de la hiérarchie des genres alors
reconnus. Et c'est sans aucun doute Chardin qui va lui donner ses
lettres de noblesse et en faire un genre pictural égal, voire même
supérieur à bien des égards, aux autres.
Les natures mortes qu'il peindra à partir de 1760 sont assez différentes
des premières. Les sujets en sont très variés : gibier, fruits,
bouquets de fleurs, pots, bocaux, verres... Chardin semble s'intéresser
davantage aux volumes et à la composition qu'à un vérisme soucieux du
détail, ou aux effets de trompe-l'œil. Les couleurs sont moins empâtées.
Il est plus attentif aux reflets, à la lumière : il travaille parfois à
trois tableaux à la fois devant les mêmes objets, pour capter la
lumière du matin, du milieu de journée et de l'après-midi. On peut
souvent parler d'impressionnisme avant la lettre.
Chardin cherchait à reproduire la matière, ces fruits semblent aussi
vrais que nature, Diderot s'extasiait devant ce réalisme dans son
compte-rendu du Salon de 1759 : " Vous prendriez les bouteilles par le goulot si vous aviez soif " ou encore en 1763, "
C'est la nature même; les objets sont hors de la toile et d'une vérité à
tromper les yeux. (...)
Pour regarder les tableaux des autres, il
semble que j'ai besoin de me faire les yeux ; pour voir ceux de Chardin,
je n'ai qu'à regarder ce que la nature m'a donné et m'en bien servir
".
" O Chardin ! ce n'est pas du blanc, du rouge, du noir que tu broies
sur ta palette: c'est la substance même des objets, c'est l'air et la
lumière que tu prends à la pointe de ton pinceau et que tu attaches sur
la toile ".
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Un blog de Francis Rousseau
Henri Le Sidaner (1862-1939)
Une petite table au crépuscule (1921)
Musée d'Art Ōhara, Kurashiki, Japon
Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il
soutint toute sa vie. C'est à partir de l'année 1900 qu'il se consacre
à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure
humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et
présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,)
campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible,
nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la
recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que
Le Sidaner peint à Gerberoy où il habite à partir de 1900, dépeignent
une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent
selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de
l'été 1903 c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte
et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux
arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la
sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu
d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.
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2025- Une collection de natures mortes
Un blog de Francis Rousseau
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Jacek Sienicki (1928 - 2000)
Still life 1999.
Rappel biographique : Jacek Sienicki est
un peintre et enseignant polonais diplômé de la Haute Ecole d'Etude
Artistiques de Varsovie. Dans les années 1948-1954, il a étudié à l'
Académie des Beaux-Arts de Varsovie dans l'atelier d' Artur
Nacht-Samborski. Ses peintures ont été montrée pour la première fois en
1955 à l' Exposition Nationale des Jeunes Arts Visuels intitulée "Contre la Guerre - Contre le Fascisme".
Puis il fut enseignant à l'Académie des Beaux-Arts de Varsovie de
1981 à 1992. Il fait partie des artistes les plus originaux de l'ère
communiste en Pologne, assez proche des mouvements d'abstraction
lyrique occidentaux.
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Ivan Puni (1894-1956),
Nature morte au couteau, 1910.
Rappel biographique : Ivan Puni (Иван
Пуни) connu aussi sous le nom francisé de Jean Pougny est un artiste
avant-gardiste russe classé, un temps, parmi les suprématistes et les
cubistes futuristes.
Petit-fils d'un compositeur italien de musique
de ballet, Cesare Pugni, Ivan est inscrit dès 190 -11 à l' Académie
Julian à Paris où il reçoit une éducation artistique dans le domaine
des beaux arts et où il commence à peindre dans une un style dérivé du
fauvisme.
À son retour en Russie en 1912, il montre ses œuvres à
des membres de l''avant-garde de Saint-Pétersbourg, dont Kazimir Malevitch et Vladimir Tatlin qui sont immédiatement intéressés par son
originalité. Au retour d'une deuxième voyage à Paris en 1915, il se
met à peindre dans un style cubiste qui rappelle celui de Juan Gris.
En 1915, Puni forment Supremus, un groupe d'artistes chargé de faire
promotion du "suprématisme", le mouvement d'art abstrait fondé par
Kasimir Malevitch.
En 1916, Malevitch et Puni co-écrivent le Manifeste
suprématiste, qui appel la naissance d "un nouvel art abstrait pour une
nouvelle ère historique ".
En 1919, il enseigne à l'école d'art de
Vitebsk sous la direction de Marc Chagall. La même année, au lendemain
de la révolution bolchevique, Puni et son épouse quitte la Russie. Ils
transitent par la Finlande, avant de s'installer en 1920 à Berlin, où
la Galerie der Sturm organise la première exposition entièrement
consacrée à son travail. Pendant son séjour à Berlin, Puni conçoit des
costumes et des décors pour divers productions théâtrales.
En 1924
enfin, Puni et son épouse Boguslavskaya s' installent définitivement à
Paris, où son style change de nouveau en une variante de
l’impressionnisme. En France, il signe son travail Jean Pougny dans le
but de distancer sa nouvelle pratique artistique de son précédent
travail en Russie. En 1946, Puni / Pougny devient citoyen français.
Il est mort à Paris en 1956.
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Ilya Ivanovich Mashkov (1881-1944)
Pains, 1912
Musée d'Etat de Russie, Saint-Pétersbourg

Louis-Léopold Boilly (1761-1845)
Nature morte en trompe-l'oeil avec un chat, une bûche de bois à travers une toile et deux harengs
Huile sur toile 96 x 85cm
Collection particulière, Paris
Rappel biographique : Louis-Léopold Boilly est un peintre, miniaturiste et lithographe français. Créateur de portraits populaires de petit format, il a également produit un grand nombre de scènes de genre documentant la vie sociale de la classe moyenne française et de la vie parisienne dans les années qui suivent la Révolution française. Sa vie et son œuvre couvrent les périodes de la Monarchie, de la Révolution française, du Premier Empire, de la Restauration des Bourbons et de la monarchie de Juillet. Son tableau de 1800, Un trompe-l'œil, a introduit le terme trompe-l'œil, appliqué à la technique qui utilise des images réalistes pour créer l'illusion d'optique que les objets représentés existent en trois dimensions, bien que la technique « sans nom » elle-même ait existé depuis l'époque grecque et romaine.
Au Salon de 1800, il expose un tableau représentant des couches superposées d'estampes, de dessins et de papiers, recouvertes d'une feuille de verre brisé dans un cadre en bois. Son titre pour l'œuvre, Un trompe-l'œil, marque la première utilisation de ce terme pour décrire une peinture illusionniste. Bien que les critiques d'art tournent le tableau en dérision, le considérant comme un coup monté, il provoque une admiration populaire et le trompe-l'œil entre dans le langage comme nom pour un genre entier.
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Francis Cadell (1883-1937)
The Blue Fan, 1922
National Gallery of Scotand
Que voit on ? Cette nature est le pendant du Grey Fan publié dans ce blog en 2021
Rappel biographique : Francis Cadell
(de son nom complet Francis Campbell Boileau Cadell) est un peintre
coloriste écossais, célèbre pour ses représentations d'intérieurs
écossais élégants ainsi que pour ses paysages de l’оle de Iona et pour
ses portraits d' hommes.
Encouragé par le peintre Arthur Melville à
partir dès l'âge de 16 ans, il part étudier à Paris à l'Académie Julian
où il entre rapidement en contact avec l'avant-garde française et
découvre Matisse.
Ce dernier exerça sur lui une influence durable, bien qu’il se soit
aussi intéressé à la technique de James Abbott McNeill Whistler et d’Édouard Manet.
Après son retour en Écosse, il a régulièrement exposé à Édimbourg et à
Glasgow — notamment au Royal Glasgow Institute of the Fine Arts — ainsi
qu'à Londres. Cadell était un peintre gaucher. Lorsqu’il était étudiant à
l'Académie royale écossaise, le président avait tenté de l'empêcher de
peindre avec sa main gauche sous prétexte qu' « aucun artiste gaucher n'est devenu génial ». Cadell répliqua « Monsieur et n'y a-t-il pas la grande peinture de Michel-Ange ? »
Le président ne répondit pas et quitta la salle. Un camarade demanda
alors à Cadell comment il savait que Michel-Ange était gaucher. Et
Cadell d' avouer « Je ne savais pas, mais le président non plus !».
Entre octobre 2011 à mars 2012, la Galerie nationale écossaise d'art
moderne a réalisé une rétrospective majeure du travail de Cadell, la
première depuis celle tenue à la Galerie nationale d'Écosse en 1942.
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