vendredi 29 avril 2022

Théodule-Augustin Ribot (1823-1891) - Nature morte aux citrouille, prunes, cerises et figues avec jarre

Théodule-Augustin Ribot (1823-1891), Nature morte aux citrouille, prunes, cerises et figues avec jarre, Huile sur toile,1860, Musée des beaux-arts de Bilbao

 

Théodule-Augustin Ribot (1823-1891)
Nature morte aux citrouille, prunes, cerises et figues avec jarre,
Huile sur toile,1860,
Musée des beaux-arts de Bilbao

Que voit on ?  Une nature morte très campagnarde, dont les éléments sont méticuleusement décrits dans le titre et qui ne cache pas sa source d'inspiration constante issue du modèle français et en particulier de Chardin.

Rappel biographique : Théodule-Augustin Ribot, à ne pas pas confondre avec son fils Germain (1845-1893) lui-même peintre reconnu, fut un aquafortiste, aquarelliste et peintre réaliste français.
Se destinant à la carrière artistique, après des études d'ingénieur, il entra à l’école des arts et métiers de Châlons, lorsque la mort de son père, en 1840, le força à demander des ressources à l’industrie. Il en trouva pour assurer la subsistance de sa mère et de ses sœurs, en devenant peintre de stores chez un décorateur puis peintre de bordures pour un fabricant de miroir ! En 1845, il se rend à Paris où il est employé comme commis d’atelier tout en étudiant dans l’atelier du peintre Auguste-Barthélemy Glaize et commence a rencontrer tous les peintres parisiens de la bohême de son époque.
Après un séjour de trois ans en Algérie pour surveiller et diriger des constructions, il revient à Paris en 1851, et subsiste en exécutant des dessins industriels et des copies d’Antoine Watteau destinés aux États-Unis le jour, et en peignant "pour lui-même" la nuit.
Il figura au Salon à partir de 1861, avec six toiles d’intérieur de cuisine et de basse-cour qui le firent immédiatement connaître du grand public et devinrent un peu sa marque de fabrique.
Théodule Ribot, qui a aussi peint des scènes historiques, des compositions religieuses, des portraits et des scènes de genre. Il fut l'ami de Fantin Latour, Eugène Boudin, Jules Bastien-Lepage, Pierre Puvis de Chavannes, Auguste Rodin et Claude Monet qui alors qu'il était affaibli par la maladie en 1884 donnèrent un banquet en son honneur et lui offrirent une médaille gravée de l’inscription : « À Théodule Ribot, artiste indépendant ». Le meilleur compliment qu'un artiste puisse faire à un autre artiste !
Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878, il fut promu officier en 1887.

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mercredi 27 avril 2022

Bela de Kristo (1920-2006) - La cafetière rouge

 

Bela de Kristo (1920-2006) La cafetière rouge, 1954 Collection privée

Bela de Kristo (1920-2006)
La cafetière rouge, 1954
Collection privée 


Que voit -on ? Une nature morte cubiste qui alignent au centre de la composition 5 éléments disposés en quinconces : un verre au premier plan, un pot à eau blanc au second plan, la Cafetière rouge qui donne son titre au tableau au troisième plan, un grosse bouteille en verre dépoli sombre et son bouchon de liège au quatrième plan, un cadre vide au cinquième plan  fermant la composition  ou plutôt... l 'ouvrant sur un arrière plan brun inquiétant. 

Rappel biographique : Le travail de Bela de Kristo est extrêmement varié. Tout au long de sa carrière, il n’a cessé de renouveler son mode d’expression, faisant des maquettes, des photomontages, illustrant des livres pour enfants, réalisant des décors de théâtre et de cinéma avec son ami Alexandre Trauner. Au début de sa carrière, il est influencé par les constructivistes russes tels que Malevitch. Bela de Kristo s’inspire des événements de la vie de tous les jours. Il utilise l’abstraction de la même manière que les Surréalistes mais c’est dans son approche du cubisme qu’il excelle. Son œuvre d’un cubisme rigoureux affiche une sensibilité chargée d’humour et de poésie.
Bela de Kristo est un artiste, franco-hongrois qui a commencé ses études supérieures à l’École des beaux-arts de Budapest. Après avoir obtenu son diplôme, il arrive à Paris où il organise une exposition d’artistes hongrois en 1947 à Saint-Germain-des-Prés. Son pays étant occupé par l’armée soviétique, il décide de s’installer définitivement à Paris et fréquente régulièrement l’Académie Julian et la Grande Chaumière. En 1948, il est un des fidèles piliers de l’Académie d’André Lhote (rue d'Odessa) avec qui il partage les théories du cubisme. En 1954, il s’installe dans un atelier de la rue Vignon et nombre de ses dessins et cartons paraissent dans Paris Match entre autres. Cependant il passe la majorité de son temps à se consacrer à la peinture. Il se retire de la vie parisienne pour s’installer en Normandie qu’il découvre grâce à son ami Fernand Léger qui possède déjà une ferme atelier à Lisores. Il restera fidèle à la Normandie jusqu’à sa mort en mai 2006.

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lundi 25 avril 2022

Edward Ladell (1821-1886) - A Basket of Peaches and Grapes

Edward Ladell (1821-1886) A Basket of Peaches and Grapes Oil on canvas, 17 x 14 in. (43.2 x 35.6 cm.) Private collection (Christie's)


Edward Ladell (1821-1886)
A Basket of Peaches and Grapes
Oil on canvas, 17 x 14 in. (43.2 x 35.6 cm.)
Private collection (Christie's) 

Que voit on ? Une magnifique nature morte des plus académiques, dans le goût hollandais du XVIIe siècle, mais peinte avec une touche que l'on pourrait presque dire hyper-réaliste très caractéristique de la peinture de l'ère Victorienne. uUe peinture qui connait à nouveau un succès treè important dans les ventes aux enchères. 

Rappel biographique :  Le peintre de natures mortes Edward Ladell est né à Hasketon, Suffolk, On sait peu de choses sur l'éducation artistique précoce de Ladell,
Indépendamment de la façon dont il a appris à peindre, Ladell a présenté avec succès une peinture à l'huile, Study from Nature, à l'exposition de la Royal Academy de Londres en 1856. Trois ans plus tard, en 1859, son travail a de nouveau été exposé à l'exposition annuelle, et sa carrière de peintre était bien établie. Malgré les lacunes de sa biographie au cours des premières décennies de sa vie, il est évident qu'il connaissait bien les natures mortes des écoles hollandaise et flamande des XVIIe et XVIIIe siècles. Peut-être que sa formation de graveur l'a mis en contact avec des  natures mortes dans des livres de modèles textiles, ou peut-être qu'il a fait de fréquentes visites dans des musées ou même des collections d'art privées. La liaison ferroviaire de Colchester à Londres, ouverte en 1843, aurait facilité les voyages de Ladell. Pendant la première moitié des années 1860, Ladell a peint ses natures mortes  si caractéristiques, toujours avec une attention méticuleuse aux détails. et réalisme. Comme les peintres de natures mortes hollandais et flamands des siècles précédents, Ladell travaillait principalement pour de riches marchands pour qui la peinture de natures mortes était un ajout élégant à leurs maisons.

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samedi 23 avril 2022

Felix Vallotton (1865-1925) - Tulipes perroquets

 

Felix Vallotton (1865-1925)  Tulipes perroquets 1829   Collection privée

Felix Vallotton (1865-1925)
Tulipes perroquets 1829
Collection privée


Que voit on  ? : Un bouquet de tulipes (un peu flappy) posé au beau milieu d'un guéridon recouvert d'un tapis rouge, 

Rappel biographique : Félix Vallotton, peintre d'origine suisse naturalisé français en 1900, est un artiste à cheval sur deux siècles, deux pays et plusieurs tendances esthétiques, des Nabis à la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité). S'il est aujourd'hui moins connu en France qu'en Suisse, c'est pourtant à Paris, dans les années 1890, que ses gravures sur bois novatrices lui ont valu une renommée qui s'est rapidement étendue à l'Europe entière. Tout au long de sa vie le " Nabi étranger ", comme il était surnommé, s'est intéressé à une gamme étendue de sujets récurrents - intérieurs, toilettes, nus féminins, paysages, natures morte, rendus étranges par son style lisse et froid, aux couleurs raffinées, aux découpages et aux cadrages audacieux. Et bien qu'il ne fût pas toujours compris par la critique de son temps, Vallotton a su s'imposer comme une figure en vue de la scène artistique parisienne et trouver sa place dans le courant moderne, notamment en participant à de nombreuses manifestations internationales d'avant-garde devenues mythiques. C'est surtout à partir de 1910, que Félix Vallotton s’intéresse au genre de la nature morte et le transforme dans chacune de ces toiles.

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jeudi 21 avril 2022

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Nature morte aux poires et au papillon

 

Giovanna Garzoni (1600-1670) Nature morte aux poires et au papillon Tempera sur parchemin Collection privée


Giovanna Garzoni (1600-1670)
Nature morte aux poires et au papillon
Tempera sur parchemin
Collection privée

Que voit on ? Il y a entre Giovanna Garzoini et Georgia O ' Keeffe, une parenté indéniable bien  que non  revendiquée. On la retrouve encore dans cet amoncellement de poires au papillon  ce dernier figurant le pourrissement du fruit à venir.

Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine, non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense célébrité qu'elle acquit de son vivant, faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque. Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630, où ses premières œuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637, elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder ses œuvres.
Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis Le grand-duc Ferdinand II de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses œuvres. Bien après avoir quitté la cour Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indéfectible les liait. C'est ainsi qu'entre 1650 et 1670, sur commande de Ferdinand II de Médicis pour la Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument exquises qui restent parmi les plus belles de son époque ; plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence. En 1666, Giovanna Garzoni, sans enfants, légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle-ci lui fasse construire un tombeau dans l'église Santi Luca e Martina. On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte, il est probable que Giovanna Garzoni ait été influencée par plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.

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mardi 19 avril 2022

Georgia O' Keeffe (1887-1986) - Alligator pear in white dish

Georgia O' Keeffe (1887-1986), Alligator pear in white dish, 1921-23 Huite sur toile, 30.5 x 22.9 cm Collection privée


Georgia O' Keeffe (1887-1986),
Alligator pear in white dish, 1921-23
Huite sur toile, 30.5 x 22.9 cm
Collection privée

Que voit on  ?  Une poire dans une coupe blanche ou quand une nature morte devient un paysage ..

Rappel biographique : L'artiste américaine Georgia O' Keeffe est considérée comme une des peintres modernistes majeures du 20e siècle. L'art de Georgia O'Keeffe est basé sur une observation minutieuse de la nature et sur sa volonté de peindre ce qu'elle ressent plus que ce qu'elle voit. Elle demeurera à l'écart des courants, suivant sa propre voie. Ses gros plans de fleurs, qui caractérisent une bonne partie de sa production, révèlent son sens aigu de l'observation. Le format de ses toiles, les couleurs et les nuances rendent la majeure partie de ses tableaux pratiquement abstraits. À sa mort, Georgia O'Keeffe a laissé environ 900 tableaux dont finalement très peu de natures mortes, qui est pourtant un genre auquel elle est régulièrement revenue tout au long de sa carrière et qu'elle a abondamment illustré. Une retrospective est consacrée aàson œuvre au Centre Pompidou à Paris en Septembre 2021
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dimanche 17 avril 2022

Edvard Munch (1863-1944) - Nature morte avec courge et autres légumes


Edvard Munch (1863-1944) Nature morte avec courge et autres légumes, 1930 Collection Privée


Edvard Munch (1863-1944)
Nature morte avec courge et autres légumes, 1930
Collection Privée

Que voit on ? Une nature morte de légumes par l'auteur du célèbre Cri.  Munch, archétype du peintre dépressif, peignit quelques natures mortes, dont aucune  n'incline à la joie de vivre !   Celle ci est d'ailleurs sans doute la plus joyeuse de toute sa carrière. Le jaune éclatant de la courge et  le rouge des tomates y sont pour beaucoup ...

Rappel biographique : Edvard Munch est un peintre et graveur expressionniste norvégien, considéré comme le pionnier de l'expressionnisme dans la peinture moderne. Ses techniques sont la peinture et la tempera sur carton.
Au début du xxe siècle, Munch était en position de construire une véritable carrière. Une exposition de ses œuvres à Prague influença de nombreux artistes tchèques. Les portraits, souvent en pied, prirent une place de plus en plus importante dans son œuvre. Le portrait de groupe Les Quatre Fils du docteur Max Linde (1904) compte parmi les plus grands chefs-d'œuvre du portrait moderne. En 1906, il fait les décors de la pièce Les Revenants de Max Reinhardt. Mais sa vie personnelle n'est pas simple : en 1902, au cours d'une scène violente avec Tulla Larsen, il se blesse d'un coup de revolver à la main gauche. En 1908, souffrant de dépression et d'hallucinations, il séjourne six mois dans une clinique à Copenhague. Le tableau La Mort de Marat (1907) laisse apparaître la hantise de la mort. En 1916, Munch achète une confortable maison à Skøyen, près d'Oslo. Il y mène une existence solitaire mais apaisée et honorée, et continue à peindre. Vers 1930, il a des problèmes oculaires (hémorragie du vitré) avec la vision de corps flottants importants qu'il a représentés dans certains de ses tableaux. Dans les années 1930 et 1940, les nazis jugeront son œuvre « art dégénéré » et retireront ses tableaux des musées allemands. Munch sera profondément remué par cette situation, lui qui était antifasciste mais considérait l'Allemagne comme sa seconde patrie.

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vendredi 15 avril 2022

Sören Emil Carlsen (1853-1932) - The golden background

Sören Emil Carlsen (1853-1932), The golden background, c.1916 Private collection

Sören Emil Carlsen (1853-1932),
The golden background, c.1916
Private collection 

 Que voit on ? Emil Carlsen, grand amateur de natures mortes d'objets réunissant  des matières précieuses,  choisit ici, de mettre l'accent dans son titre, sur le fond doré de son tableau. Après, tout en effet, il ne s'agot gueèe que de quelques porcelaines chinoises de très grand prix. Un sens de l'humour très nordique !


Rappel biographique : Sören Emil Carlsen est un peintre impressionniste américain d'origine danoise. Rapidement qualifié de " Chardin américain " par la critique locale de son temps, il se spécialisa dans les natures mortes. Membre de la National Academy of Design, professeur de dessin respecté à Chicago, San Francisco, et New York, et bien que figurant dans plusieurs collections privées, il n'a jamais été classé parmi les grands peintres américains du 20e siècle, et pourtant...
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mercredi 13 avril 2022

Felix Nussbaum (1904-1944) - Nature morte à la balance de cuisine


Felix Nussbaum (1904-1944), Nature morte à la balance de cuisine, Collection privée


Felix Nussbaum (1904-1944),
Nature morte à la balance de cuisine,1940
Collection privée

Que voit on ? Ce que décrit le titre qui met l'accent en particulier sur la balance de cuisine qui ressemble à une horloge d'ailleurs, et dont l'ombre se projette contre mur ainsi que celle de toute la table, et d'une des deux bouteilles qui s'y trouvent.

Rappel biographique : Felix Nussbaum est un peintre juif allemand que l'on rattache habituellement au courant de la Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit). Son travail s'inspire également des oeuvres de Giorgio de Chirico, d'Henri Rousseau et de Van Gogh. Réfugié en Belgique après l'arrivée au pouvoir des nazis, il est déporté et assassiné dans le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau. La date précise de sa mort n'est pas connue, mais il a été enregistré à l'infirmerie du camp d'Auschwitz le 20 septembre 1944, ce qui laisse supposer qu'il est mort entre ce jour et celui de la libération du camp, le 27 janvier 1945.
Felix Nussbaum a représenté à travers ses peintures la situation dans laquelle il se trouvait en tant que Juif allemand durant la période nazie. La peinture représentait pour lui un moyen de lutter contre ce régime et lui permettait de conserver une dignité humaine tout en lui donnant la force de survivre. Felix Nussbaum appartient à la « génération disparue » victime de l'Holocauste. Il fut longtemps oublié et ce n'est que dans le courant des années 70 que son oeuvre fut redécouvert.
Le musée d'art de la ville d'Osnabrück à établir une collection des œuvres de Felix Nussbaum qui compte actuellement plus de 160 œuvres du peintre.
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lundi 11 avril 2022

Ogawa Kazumasa (1860-1929), Deux chrysanthèmes-araignées Collection privée

Ogawa Kazumasa (1860-1929), Deux chrysanthèmes-araignées Collection privée


Ogawa Kazumasa (1860-1929),
Deux chrysanthèmes-araignées
Collection privée 

Que voit on ? Les chrysanthèmes, emblèmes du Japon impérial ont une multitude de formes de fleurs et de couleurs. Depuis les formes les plus classiques : simples comme une marguerite, en pomponnettes, ou encore très originales comme les chrysanthèmes « spider » ci-dessus. Quant aux couleurs, c’est de toute une palette qu’il s’agit : blanc, crème, jaune, doré, orangé, bronze, rouge, grenat…

Rappel biographique : Ogawa Kazumasa, aussi connu sous le nom de Ogawa Kazuma ou encore de Ogawa Isshin, est un imprimeur, éditeur japonais et photographe pionnier de la photographie et de l'imprimerie photomécanique. Né chez des samouraïs du clan Matsudaira, il commence dès l'âge de 16 ans à étudier la photographie, notamment les procédés à base de collodion humide auprès de Yoshiwara Hideo ainsi que l'anglais grâce au missionnaire américain James Ballagh. En 1880, il s'installe à Tokyo pour parfaire sa maîtrise de l'anglais. L'année suivante, Ogawa est embauché comme interprète au département de la police de Yokohama, tout en continuant d'apprendre la photographie auprès de Shimooka Renjō. En 1877, il ouvre un studio et se sert de matériel usagé pour réaliser des portraits en amateur. Malgré son manque de moyens techniques, il produira des portraits de bonne qualité.
En 1882 il embraque à bord de l'USS Swatara et entreprend un voyage aux États-Unis. L'année suivante, il emménage à Boston où il apprend le portrait photographique avec Ernest Ferdinand Ritz. et Georges F. Hastings. Il apprend le procédé de la plaque sèche auprès de John Carbutt à Philadelphie et étudie la phototypie à la Albert Type Company. A son retour au Japon en 1884, il ouvre un le tout premier studio photographique de Tokyo, le Gyokujunkan.
Quatre ans plus tard, financé par Kajima Seibei et épaulé par le photographe écossais William Burton, il fonda la Tsukiji Kampan Seizō Kaishaqui fabriquait des plaques sèches pour les photographes, cette manufacture fermera ses portes en 1891, faute de financement suffisant.
En 1886, il va travailler pour l'armée au sein du département d'enquête de terrain, puis en 1888, il sera commissionné par le gouvernement afin de recenser et photographier tous les bien culturels du Japon. Les clichés qu'il va prendre avec son équipe paraitront en feuilletons dans les principales revues sur l'art du pays .
En 1889, il ouvre le premier atelier de phototypie du Japon, l'Ogawa Shashin Seihan jo aussi appelé Usine d'impression K. Ogawa. La même année, Ogawa fut éditeur du magazine Shashin Shinpō le seul journal photographique de cette époque, ainsi que du magazine Kokka. Il imprima ces deux magazines avec le procédé de la phototypie.
Ogawa fut membre fondateur de la Société photographique japonaise, qui réunissait les photographes amateurs de tout le Japon. En 1891, il fut chargé de prendre en photos les 100 plus belles geishas de Tokyo, pour commémorer l'ouverture du Ryōunkaku (le premier gratte-ciel du Japon).

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samedi 9 avril 2022

Arman (1928-2005) - Poubelle

Arman (1928-2005) Poubelle, 1972 Centre Pompidou, Paris

Arman (1928-2005)
Poubelle, 1972
Centre Pompidou, Paris

Que voit on  ?  Une accumulation de déchets dans une boîte vitrée. Le geste d’Arman, consistant à  ramasser les contenus de poubelles pour les mettre dans les boîtes, était un geste inédit dans le domaine de la composition d'une nature morte : non seulement il se mettait dans la peau d'un mendiant  en « faisant les poubelles », se confrontant au regard des passants, mais en plus il faisait de l'art avec des masses de détritus, des montagnes d'objets désordonnés rejetés par la société, alors que certains maîtres de la nature morte du passé s'étaient  - au mieux - contentés de les peindre en les rangeant de façon individualisée.

Rappel Biographique  : Né en 1928 à Nice, Armand Fernandez fait ses études aux Arts décoratifs de Nice (1946-1949) et à l'école du Louvre à Paris (1949-1950). En 1951, il décide de signer de son seul prénom, comme Vincent Van Gogh, prénom qui perdra son « D » pour devenir son pseudonyme définitif, Arman, en 1958.
En 1955, la Galerie du Haut-Pavé organise sa première exposition personnelle à Paris. Ses premiers « Cachets » (traces d'objets encrés ou peints) à Paris datent de 1956.
En 1959, il commence la réalisation de la série des « Poubelles » : il expose des ordures ménagères, des détritus trouvés dans la rue et des déchets. Ses « accumulations » d'objets suivant une logique quantitative qui efface leur singularité renvoient une image de profusion, en même temps qu'elles soulignent le caractère périssable des produits de la société d'abondance.
En 1960, il est cofondateur du mouvement des Nouveaux Réalistes. Le Nouveau Réalisme réunit des artistes divers mais qui ont un point commun dans leur création : ils s'approprient de manière directe le réel et réalisent un « recyclage poétique du réel urbain, industriel, publicitaire » (Pierre Restany, 60/90. Trente ans de Nouveau Réalisme, édition La Différence, 1990, p. 76). Ils donnent ainsi une nouvelle vision de ce qui nous entoure au quotidien.  Cette même année 1960, Arman utilise pour la première fois du plexiglas dans ses oeuvres. En 1961, il entame la série des « Colères » : destructions d'objets (les « Coupes » de violon, de piano, de contrebasse…) savamment recollés sur piédestal ou sur supports muraux. Dans les « Combustions » (1963), ces mêmes objets sont brûlés.
Arman s'installe en 1963 aux Etats-Unis et prend la nationalité américaine en 1972.
Entre 1980 et 1999, l'éventail des œuvres et des techniques s'élargit. Arman décline et multiplie les diverses procédures d'exécution. À la fin des années 1990, l'œuvre se radicalise en une succession de gestes reliés à l'objet (Accumulations en Relation, Cascades, Sandwiches Combo). Il montre un intérêt renouvelé pour la peinture (par exemple dans les séries des "Nuits étoilées" et des "émersions"). En 2000, il travaille sur des fragmentations sur panneau, des fragments (dessins et sculptures). Il présente une rétrospective thématique (« La Traversée des Objets »), au château de Villeneuve, à Vence. Ses sculptures en bronze participent d'un geste semblable : l'artiste se saisit des icônes de l'art occidental (Vénus de Milo, Hercule Farnèse, etc.), qu'il tronçonne pour ensuite les ressouder dans un désordre fouillé.
En 2002-2003, Arman renoue avec la peinture de chevalet en une série d'œuvres, « Serious Paintings », qui allient la recomposition d'instruments de musique à leur « mise en scène » en peinture.
Il meurt en 2005 à New York. Une grande rétrospective a lieu à la Galerie nationale du Jeu de Paume de janvier à avril 1998, exposition qui réunit plus de cent œuvres (de 1959 à 1997). La rétrospective voyage ensuite jusqu'en 2001 en Allemagne, Portugal, Israël, Brésil, Mexique, Taiwan, Espagne…

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jeudi 7 avril 2022

Max-Theodor Streckenbach (1856-1936) - Nature morte avec coquelicots

Max-Theodor Streckenbach (1856-1936) Nature morte aves coquelicots Collection privée


Max-Theodor Streckenbach (1856-1936)
Nature morte avec coquelicots
Collection privée


Que voit-on ? Un bouquet de coquelicot dans un vase, sujet favori de ce peintre autodidacte qui en reussit parfaitement le rendu. 

Rappel biographique  : Max Theodor Streckenbach est un artiste allemand connu pour ses aquarelles et ses peintures à l’huile de natures mortes. Les œuvres de Streckenbach représentent souvent des bouquets de fleurs colorées, plus particulièrement des coquelicots. Il naît le 18 mai 1865 à Eckernförde en Allemagne et, de 1876 à 1885, il fréquente la Schleswig Cathedral School, puis étudie la médecine dans plusieurs villes, dont Munich, Berlin et Rostock. Il apprend lui-même la peinture et, en 1902, juste après son retour d’Eckernförde, reprend le medium à l’âge de 37 ans. Il attire l’attention du pays et commence à exposer son travail dans toute l’Allemagne. Les natures mortes de Streckenbach sont utilisées à plusieurs reprises en couverture du magazine américain Better Homes and Gardens. Il meurt le 22 septembre 1936 dans sa ville natale d’Eckernförde.

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mardi 5 avril 2022

Paul de Longpré (1855-1911) - Fleurs, Roses

 


 Paul de Longpré (1855-1911) Fleurs, Roses The MET



Paul de Longpré (1855-1911)
Fleurs, Roses
The MET

Que voit on ?  Un bouquet de roses  rendu avec une tres grande précision, dans un style très réaliste à la limte de ce que le 20e siècle  qualifiera d'hyper-réalisme.  La palette très datée début de siècle et proche de celles des chromo étonnetout de même par sa grande fraicheur

Rappel biographique : Paul Maucherat de Longpré, dit Paul de Longpré, est un peintre autodidacte floral français à la destinée romanesque et fascinante. Né à Villeurbanne dans une banlieue ouvrière lyonnaise, il fit toute sa carrière aux États-Unis où ses œuvres sont présentes dans les plus grands musées. Ayant commencé à peindre à l'âge de 12 ans et à produire des toiles sans l'assistance de qui que ce soit, il est exposé à l'âge de 21 ans au Salon de Paris.
Après avoir perdu ses économies à la suite de la faillite d'une banque, il s'installe en 1890 à New York puis, en 1896, organise une exposition de ses peintures florales, ce qui lui permet d'accéder à la reconnaissance du milieu artistique local. Invité à Los Angeles, le nouvel Eldorado, il s'y rend avec sa famille en 1899. Les « fondateurs » d'Hollywood, Daeida et Harvey Henderson Wilcox, désireux d'attirer des personnalités culturelles dans la nouvelle cité, lui offrent trois parcelles de terrain sur ce qui est de nos jours... Hollywood Boulevard. En 1901, l'architecte canadien Louis Bourgeois y conçoit les plans de la maison de Paul de Longpré, dans un style architectural très particulier. La demeure contient une galerie d'art, pour que le peintre puisse vendre ses toiles, ainsi qu'un jardin floral, « Le Roi des Fleurs ». Voir la maison depuis un trolley de la compagnie Los Angeles Pacific Railroad devient une attraction touristique telle qu'elle permet à Paul de Longpré d'engranger de confortables revenus.
Paul de Longpré peignait uniquement des natures mortes florales et principalement en aquarelle. Il les peignait façon très précise et exclusivement à partir d'observation des plantes. Ainsi s'inspira-t-il largement des 4 000 boutons de roses de son fabuleux jardin pour faire des aquarelles qu'ils faisaient reproduire et largement diffuser sous forme de chromos. Et c'est ainsi qu'il devint le peintre floral les plus célèbre des Etats-Unis. A Hollywood où il est mort, une rue « De Longpre Avenue » et un parc « De Longpre Park » portent son nom.

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dimanche 3 avril 2022

Adrian Stokes (1902-1972) - Still Life, 1959


Adrian Stokes (1902-1972) Still Life, 1959 Tate London


Adrian Stokes (1902-1972)
Still Life, 1959
Tate London 


Que voit on ? Comme souvent chez ce peintre, des contenants repartis dans l'espace comme autant d'éléments d'un paysage imprécis ou de personnages distants les uns des autres, stationnant chacun dans leur solitude...

Rappel biographique : Adrian Stokes - à ne pas confondre avec son homonyme l'architecte Victorien Adrian Scott Strokes (1854-1935) - fut surtout célèbre comme auteur de livres et d'articles sur Henry Moore (1898-1986), Ben Nicholson (1894-1982) et Barbara Hepworth (1903-1975), de même que pour son érudition concernant la Renaissance italienne. Mais Adrian Strokes peignit aussi des paysages, des nus et des natures mortes se caractérisant par une monochromie qui rend toujours les sujets indistincts les uns des autres. Un style qui rend ses toiles immédiatement identifiables.
Stokes a appris à peindre de façon autodidacte dans les années 1930, ne voulant pas se contenter d'être un critique d'art qui ne savait comment les peintres peignaient. Il exposa ensuite à Londres dans les années 1950 et 1960, mais resta un artiste très confidentiel, seulement apprécié de l'intelligentsia britannique, sans jamais être célèbre hors des frontières du Royaume-Uni. Ayant suffisamment de moyens financiers pour ne pas avoir besoin de vendre son travail, il ne chercha jamais à le promouvoir auprès du grand public. Son écriture pictural est réputée " abstraite et psychanalytique ", plus en rapport avec la perception de la forme qu'avec la description elle-même de la forme. Il fut un grand admirateur de la psychanalyste américaine Melanie Klein (1882-1960) dont la pensée influença beaucoup l'écriture de Stokes. A la fin de sa vie, voici ce que Stokes écrivait sur Turner, et qui d'un certaine manière pourrait s'appliquer à sa propre peinture qui en est - à bien des égards - très proche : " Il y a une longue histoire "d'indistinction" des formes dans l'art de Turner, liée à ce que j'ai appelé une "qualité enveloppante " qui ne concerne pas seulement le tableau lui-même mais aussi le rapport enveloppant du spectateur au tableau ". Et en effet les peintures de Stokes s'appliquent à représenter des objets dont la substance est rendue indistincte et ce par l'usage de pinceaux cassés qui transmettent une lumière légère, dissolvant littéralement la distinction entre les formes et leur support. En 2001, la Tate de Londres a reçu le legs de huit peintures de Stokes (des natures mortes principalement) données par son ami et admirateur, le critique d'art David Sylvester (1924-2001).

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jeudi 31 mars 2022

Vladimir Malagis (1902 -1974) - Nature morte au hareng,1925

Vladimir Malagis (1902 -1974) Nature morte au hareng,1925 Huile sur toile, 65 x 53 cm. State Russian Museum, Saint-Petersbourg


Vladimir Malagis (1902 1974)
Nature morte au hareng,1925
Huile sur toile, 65 x 53 cm.
State Russian Museum, Saint-Petersbourg

Que voit on ? une composition d'inspiration cubiste mais dont toute figuration n'a pas disparu. Grand talent de coloriste. 

Rappel Biographique  : À partir de 1916, il vécut à saint Petersburg. Il reçut ses premiers enseignement artistiques dans un  atelier privé artisanal sur la Perspective Nevski. Parallèlement, il suit des cours du soir de l' École de la Société pour l'encouragement des arts (1918).
En 1919-1920, il fait  son  service militaire à Moguilev. Il prend des cours de formation avancée d'artistes à l'Institut de peinture, de sculpture et d'architecture de Leningrad (1932-1933)  A partir  de 1924, til travaille pour la maison d'édition "Surf" où il réalise principalement des logos. En 1920 il devient membre de l'Institut décoratif puis entre au conseil d'administration des artistes de Leningrad. Il a peint principalement des  compositions de genre, des paysages, des natures mortes et des portraits.

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mardi 29 mars 2022

Georg Flegel (1566-1638) - Nature morte aux oeillets, orange, friand, noix et un bol de fruits séchés avec chardonnerets

Georg Flegel (1561-1638) Nature morte avec oeillets, orange, noix et un bol de fruits séchés avec chardonnerets Collection privée



Georg Flegel (1561-1638)
Nature morte avec oeillets, orange, noix et un bol de fruits séchés avec chardonnerets
Collection privée 

Que voit on ? Un bol de fruits séchés que l'on retrouve exactement à l 'identique dans au moins une autre nature morte de Flegel, ICI

Rappel biographique : Le peintre allemand Georg Flegel, est un des peintres majeurs de natures mortes des 16e et 17e siècle. Né en Moravie, il déménage à Vienne,en 1580 et devient l'assistant de Lucas van Valckenborch peintre et dessinateur. En tant qu'assistant, son travail consiste à insérer dans les tableaux de son maître, des éléments " décoratifs " tels que des fruits, des fleurs et des ustensiles de table. Flegel et son employeur déménagent ensuite à Francfort, qui à cette époque là était un centre d'art très important. Puis on retrouve Flegel à Utrecht où il fait partie de la très influente Guilde de Saint-Luc qui compte parmi ses membres des grands maîtres de la nature morte tel que Roelandt Savery et Balthasar van der Ast. Georg Flegel a peint exclusivement des natures mortes, dont certaines très fournies, incluent des animaux, familiers et /ou exotiques, de riches mets, du gibier ou du poisson, des ustensiles de cuisine, de la vaisselle en métal précieux et en porcelaine, des fruits et des fleurs et des friandises. D'autres natures mortes qu'il a peintes détaillent avec la même richesse et le même soin quelques fruits, des coins de table ou des petits déjeuners, des goûters ou des collations modestes avec des bretzels aux formes étranges trempés dans du schnaps. Il fit école et eut parmi ses élèves ses deux fils, Friedrich et Jacob Leonhard, ainsi que le peintre floral Jacob Marrel.

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dimanche 27 mars 2022

Isabel Quintanilla (1938-2017) - Glass

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Isabel Quintanilla (1938-2017) Glass, 1969 Stylo sur papier 34 × 25 cm Thyssen-Bornemisza National Museum.


Isabel Quintanilla (1938-2017)
Glass, 1969
Stylo et craton sur papier 34 × 25 cm
Thyssen-Bornemisza National Museum.

Que voit on ? Un verre devant une fenêtre certes, mais surtout une maitrise absolument halluncinante du dessin.

Rappel biographique : Isabel Quintanilla était une artiste visuelle espagnole appartenant au nouveau mouvement de réalisme espagnol. Ses peintures représentent généralement des natures mortes, décrivant des objets simples et des vues de la vie quotidienne, ainsi que des peintures de paysages. Elle était la fille de José Antonio Quintanilla, un commandant républicain espagnol tué par les fascistes dans le camp de concentration franquiste de Valdenoceda. En 1953, à l'âge de quinze ans, elle entre à l'Escuela Superior de Bellas Artes. Elle obtient son diplôme six ans plus tard, en 1959. En 1960, Quintanilla reçoit une bourse et devient stagiaire en illustration à l'Instituto Beatriz Galindo. Peu de temps après, elle épouse le sculpteur Francisco López. En 1982, elle obtient un baccalauréat en beaux-arts de l' Université Complutense de Madrid . Elle a ensuite commencé des cours de dessin dans un atelier organisé par Trinidad de la Torre; après cela, elle a suivi des cours avec Gutiérrez Navas et Maruxia Valero.

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vendredi 25 mars 2022

Jan Jansz Treck (1606-1652) - Nature Morte avec Pot Fer Blanc et Deux Bols Ming

Jan Jansz Treck (1606-1652) Nature Morte avec Pot Fer Blanc et Deux Bols Ming,1651 Huile sur toile 76,5 cm x 63,8 cm. National Gallery, London


Jan Jansz Treck (1606-1652)
Nature Morte avec Pot Fer Blanc et Deux Bols Ming, 1651
Huile sur toile 76,5 cm x 63,8 cm.
National Gallery, London

Que voit-on ?  Une nature morte constituée d'objets. Objets en fer blanc, argent  porcelaine,verre et tissu dont la peinture permet de se livrer à un exercice de style sur les contrastes de textures et de matières. Un sujet et un exerce que Treck a beaucoup pratiqué dans sa carrière au point que certains  tableaux pourraient se confondre les uns avec les autres  comme celui-ci avec celui reproduit ci-dessus ! 

Rappel Biographique  : En 1623 Treck a commencé son apprentissage de peintre de natures mortes chez son beau frère Jan den Uyl. Son style est également  très influencé par celui de  Pieter Claesz Heda et Willem Kalf. En 1643 et 1644 on retrouve Treck poursuivant son apprentissage dans l'atelier d'Abraham Jansz. Sa première œuvre connue est signée et datée de 1641, après la mort de Jan den Uyl. Cependant une œuvre est connue pour comporter les deux signatures, ce qui laisse supposer que Treck ait pu peut-être terminé peintures Den Uyl après sa mort. A partir de1640, il fournit en tableaux  le marchand d'art Hendrick Uylenburgh contre de l'argent et acquiert de ce fait le statut de peintre professionnel. 
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mercredi 23 mars 2022

Edouard Manet (1832-1883) - Bouquet de pivoines


 
Edouard Manet (1832-1883), Bouquet de pivoines, 1881, Huile sur toile ,Collection privée (via Sotheby's)



Edouard Manet (1832-1883),
Bouquet de pivoines, 1881
Huile sur toile
Collection privée (via Sotheby's)


Que voit on ? Bouquet de pivoines est l'un des exemples les plus exquis du groupe  de natures mortes florales que Manet peignit  début des années 1880, mettant en vedette un bouquet luxuriant de fleurs rouges et roses. Les pivoines  qui étaient probablement les fleurs préférées de Manet avaient été  le sujet exclusif de sa première série de natures mortes  florales qu'il peignit dans les années 1860. Sur cette toile, les pivoines, sont disposées ici dans un vase en verre orientalisant, décoré d'une scène japonaise gravée d'un pont et d'un personnage tenant un parasol. Un autre motif asiatique, un dragon d'or, apparaît sur le vase à six facettes de Manet utilisé dans plusieurs tableaux, dont le dernier.

Rappel biographique : Le peintre français Édouard Manet est un peintre majeur de la fin du 19e siècle, initiateur de la peinture moderne qu'il libère de l'académisme, C'est une erreur de considérer Édouard Manet comme l'un des pères de l'impressionnisme : il s'en distingue en effet par une facture soucieuse du réel. Manet n'utilise pas (ou peu) les nouvelles techniques de la couleur et le traitement particulier de la lumière, utilisées par les impressionnistes. Il s'en rapproche cependant par certains thèmes récurrents comme les portraits, les paysages marins, la vie parisienne ou encore les natures mortes, tout en peignant de façon personnelle, dans une première période, des scènes de genre (sujets espagnols et odalisques entre autres). On a beaucoup dit que lorsque Manet avait peint des natures mortes, c'était surtout pour des raisons financières qu'il l'avait fait. Il avouait lui-même avoir plus de facilités à les négocier que ses portraits. Cela ne signifie pas qu'elles aient été d'un intérêt mineur pour lui bien au contraire : la scénographie qu'il impose à ses natures mortes est tout simplement prodigieuse, qu'il s'agisse de solo comme Le citron ou L'asperge ou de mise en scène collectives comme dans Fruits sur la table ou Le Panier de fruits ou d'hommage à d'illustres maitres comme son hommage à Chardin avec La Brioche, 1870 (MET, New York).
Manet aimait authentiquement les natures mortes : « Un peintre peut tout dire avec des fruits ou des fleurs, ou des nuages seulement », affirmait-il. Une part non négligeable de son œuvre est consacrée à ce genre, avant 1870 surtout puis dans les dernières années de sa vie où la maladie l'immobilise dans son atelier. Certains éléments de ses tableaux constituent de véritables natures mortes comme le panier de fruits dans Le Déjeuner sur l'herbe, le bouquet de fleurs dans Olympia ou le pot de fleurs, la table dressée et différents objets dans Le Petit déjeuner dans l'atelier. Il en va de même dans les portraits avec le plateau portant verre et carafe dans le Portrait de Théodore Duret ou la table et les livres dans le Portrait d’Émile Zola. Mais les natures mortes autonomes, qui se revendiquent comme telles, ne manquent pas dans l’œuvre de Manet !
Considérant l'importance de la nature morte chez Manet, beaucoup – et cela dès les années 1890 – y ont vu la marque la plus évidente de la révolution qu'il accomplissait, l'avènement d'une peinture uniquement préoccupée d'elle-même et débarrassée de la tyrannie du sujet. En refusant toute hiérarchie à l'intérieur même du tableau, en donnant autant d'importance à l'accessoire qu'à la figure, Manet assurément rompait avec les règles académiques. (...) Comme Cézanne et comme Monet qu'il influencera, Manet trouvait dans la nature morte, obéissante et disponible, un laboratoire d'expériences colorées dont il répercutait aussitôt les trouvailles dans d'autres compositions ; comme Cézanne et comme Monet, il dit cette curieuse obsession de l'éclatante blancheur et voulut peindre lui aussi ces tables servies avec leurs nappes blanches "comme une couche de neige fraîchement tombée" (Nature morte avec melon et pêches, National Gallery of Art, London). Manet, peintre de natures mortes, a médité les grands exemples anciens, celui des Espagnols et de leurs bodegones, celui des Hollandais et bien sûr celui de Chardin. Dans les années 1860, il joue des franches oppositions du noir et du blanc, bois sombre de la table, éclat d'une nappe ou serviette sur lesquelles il dispose ses notes colorées.
A sa mort, Édouard Manet laisse plus de 400 toiles, des pastels, esquisses et aquarelles. Ses œuvres sont aujourd'hui visibles dans les plus grands musées du monde.

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lundi 21 mars 2022

Alice Néel (1900-1984) - Still life at the window

Alice Néel (1900-1984) Still life at the window Private collection


Alice Néel (1900-1984)
Still life at the window
Private collection

 Que voit on ? Un des sujets favoris de l'artiste quand elle ne peignait pas des portraits (qui reste tout de même son genre de prédilection)  : les nature morte devant la fenêtre. Ici visiblement il s'agit de la fenêtre de son atelier  (la palette  à gauche l'atteste) donnant sur un escalier de seccours et une rue partiellement déserte.  quand à la plante c'est un géranium lierre qui n'a pas encore fleuri...

Rappel Biographique :
Alice Néel est une artiste américaine, particulièrement connue pour ses portraits sans fard, qui ne cède à la tentation d'aucun des mouvements picturaux qu'elle a pu traverser dans sa vie (l'impressionnisme lors de sa formation, le surréalisme dans l'entre-deux-guerres, etc.), et qui se démarque aussi des canons habituels de la représentation de la féminité. Elle a peint peu de natures mortes mais toutes sont très fortes et bouleversent les règles établies du genre.
Les peintures d'Alice Néel sont remarquables par leur utilisation de la ligne et de la couleur, leur perspicacité psychologique et leur intensité émotionnelle. Elle a été qualifiée comme l’ « une des plus grands portraitistes du 20e siècle » par Barry Walker, conservatrice d'art moderne et contemporain au musée des beaux-arts de Houston, organisatrice d'une rétrospective de l'artiste en 2010._

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samedi 19 mars 2022

Henri Fantin-Latour (1836-1904) - Pivoines blanches et leur feuillage

Henri Fantin-Latour (1836-1904) Pivoines blanches et leur feuillage Collection privée

 

Henri Fantin-Latour (1836-1904)
Pivoines blanches et leur feuillage
Collection privée

Que voit on ? Ce que décrit le titre: 9 pivoines dnas un cades transaprents laissant apparaitre les titre le feuillage préssé dans l'eau a quoi s'ajoute une pivoine  ui n'a pas rejoint les 9 autres... soit par souci de respecter là règle du  nombre impair de fleurs en vasev, soit qu'elle va être offerte à quelqu'un...

Rappel biographique :
Le peintre et lithographe français Henri Fantin-Latour était plus connu de son vivant pour ses portraits de femmes, ses portraits de groupes dont il rénova le style compassé et pour ses peintures allégoriques que pour ses natures mortes, pourtant admirables. Aujourd'hui c'est exactement le contraire ! Membre du groupe dit « de 1863 », puis du Cénacle des Batignolles où l'Impressionnisme serait né, Fantin-Latour fait souvent figure de chaînon entre la peinture romantique et l'impressionnisme. Ses natures mortes, fleurs ou fruits, ont souvent trouvé acquéreur grâce à son ami Whistler qui a attiré en l'attention en Angleterre sur Fantin, à une époque où la peinture impressionniste française était peu appréciée dans ce pays.
Son père Théodore Fantin-Latour fut aussi un peintre de natures mortes, assez similaires à celles de son fils, si bien que attribue régulièrement aujourd'hui à tort des œuvres du père à son fils (mais rarement l'inverse !)
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jeudi 17 mars 2022

J. M.W. Turner (1775-1851) - Lecture Diagram, Reflections and Refractions in a Transparent Globe Half-Filled with Water,


J. M.W. Turner (1775-1851) Lecture Diagram, Reflections and Refractions in a Transparent Globe Half-Filled with Water, 1810. Watercolour Private collection



J. M.W. Turner (1775-1851)
Lecture Diagram, Reflections and Refractions in a Transparent Globe Half-Filled with Water, 1810.
Watercolour
Private collection

Que voit on ? Quand le grand Turner s'essaie brièvement à la nature morte, cela peut donner ce "Réflexion dans un globe transparent à moitié rempli d'eau. ""

Rappel biographique: Joseph Mallord William Turner, plus connu sous le nom de William Turner ou de ses initiales J. M. W. Turner, est un peintre, aquarelliste et graveur britannique. Initialement de la veine romantique anglaise, son œuvre est marquée par une recherche novatrice audacieuse qui le fait considérer, avec son contemporain John Constable, comme un précurseur de l'impressionnisme. Renommé pour ses huiles, Turner est également un des plus grands maîtres anglais de paysages à l'aquarelle. Il y gagne le surnom de « peintre de la lumière ».   Il a peint très peu de natures mortes  en nature morte, un genre qui ne l'intéressait visiblement pas. La plus grande partie des œuvres de Turner est conservée à la Tate Britain

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mardi 15 mars 2022

Fernand Léger (1881-1955) - Nature morte jaune et bleue

Fernand Léger (1881-1955) Nature morte jaune et bleue, 1938 Dessin et gouache, Collection privée


Fernand Léger (1881-1955)
Nature morte jaune et bleue, 1938
Lithographie
Collection privée 

Que voit on ? Un nature morte estivale cubiste et minimaliste à souhait  dans une palette des plus primaires !  " Du Fernand très très léger " comme disait Braque ! 


Rappel Biographique : le peintre français Fernand Léger fut aussi créateur de cartons de tapisseries et de vitraux, décorateur, céramiste, sculpteur, dessinateur, illustrateur. Il a été l’un des premiers à exposer publiquement des travaux d’orientation cubiste. Cet amoureux du modernisme, du machinisme et de l'industrie, va peindre énormément de natures mortes tout au long de sa carrière. Déjà remis au goût du jour par les cubistes, "le genre traditionnel de la nature morte est réinterprété par Léger par le biais de sa théorie de l’objet. Tandis que les surréalistes l’intègrent à leurs œuvres pour sa charge symbolique, lui l’utilise comme point de départ d’une formulation plastique. La nature morte sert de prétexte à l’affirmation radicale de la valeur plastique de l’objet" (voir texte de référence :« Un nouveau réalisme, la couleur pure et l’objet », extrait d’une conférence au MoMA, New York, 1935).
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dimanche 13 mars 2022

Chieko Takamura (1886 - 1938) - Fleur dans un vase- collage de papier decoupé

Chieko Takamura (1886 -1938) Fleur dans un vase Collage de papiers découpés Collection privée

Chieko Takamura (1886 -1938)
Fleur dans un vase
Collage de papiers découpés
Collection privée 
 
Rappel biographique : Chieko Takamura (高村 智恵子), est une poétesse et illustratrice japonaise. En 1903, elle entre à la Nihon Joshi Daigaku à Tokyo, dont elle est diplômée en 1907. Elle pratique la peinture à l'huile et réalise des découpages colorés (cf. ci-dessus). Elle est une des premiers membres du mouvement féministe japonais Seitosha. En 1911, elle fait partie des femmes qui fondent le magazine Seitō dont elle peint l'illustration de la première couverture. Ce magazine, d'abord mode d'expression littéraire pour les écrivains femme se transforme rapidement en forum de discussions sur les questions féministes. Ces femmes font partie de la classe moyenne-supérieure et sont bientôt étiquetées « nouvelles femmes » en raison de leurs opinions et de leurs modes de vie. En février 1914, elle épouse le sculpteur et poète Kōtarō Takamura qu'elle rencontre peu après qu'il soit rentré de France. Ils se séparent en 1929, et en 1931 elle est diagnostiquée avec des symptômes de schizophrénie, maladie pour laquelle elle est hospitalisée en 1935. Elle restera à l'hôpital jusqu'à sa mort de tuberculose en 1938.
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vendredi 11 mars 2022

Georges Braque (1882–1963) - Nature Morte avec Palette

Georges Braque (1882–1963) Nature Morte avec Palette, 1943 Huile sur toile, 60 x 81 cm SLAM (Saint Louis Art Museum)



Georges Braque (1882–1963)
Nature Morte avec Palette, 1943
Huile sur toile, 60 x 81 cm
SLAM (Saint Louis Art Museum)

Rappel biographique : le peintre français Georges Braque qui fut aussi sculpteur et graveur est le maître incontestable de la nature morte au 20e siècle, genre qu'il a profondément transformé et renouvelé tout au long de sa vie, s'inscrivant (consciemment ou inconsciemment) dans une démarche similaire à celle de Chardin au 18e siècle. Engagé dans le sillage du fauvisme, influencé par Matisse, Derain et Othon Friesz, il peint, à l'été 1906 les paysages de l'Estaque avec des maisons en forme de cubes (Maisons à L'Estaque) que Matisse qualifie de cubistes. A partir de 1909, il entre dans ce que les spécialistes appellent la période du " cubisme analytique ". Les paysages qui prédominaient jusqu'alors dans son œuvre vont céder la place aux natures mortes.
Ce sont principalement des natures mortes d'objets et/ou d'instruments de musiques (violons, guitare, pipe, journaux et magazines, objets divers de décorations intérieurs comme les nappes, les guéridons...) qu'il peint délaissant volontiers les thématiques habituelles du genre (fruits, légumes, pâtisseries, porcelaines). Dès avant la Première Guerre mondiale, sa peinture s'enrichit de combinaisons imprévues, avec une multiplication des facettes. Les formes sont géométrisées et simplifiées. Comme le remarque Bernard Zurcher, dans son ouvrage Braque vie et œuvre : « Si l'on considère que la bataille du cubisme s'est jouée sur le thème de la nature morte, Braque y était le mieux préparé ou plutôt il a été à même, en consolidant chacune des étapes de son évolution, d'aller plus sûrement à ce « signe qui suffit » tel que l'a nommé Matisse »
Entre 1919 et 1939, son style et ses recherches vont évoluer. De son passé cubiste, il conserve la simultanéité des points de vue et il opère une partition des objets et des plans qui les éloignent de tout réalisme. Guitare et nature morte sur la cheminée 1925, et Fruits sur une nappe et compotier, sont caractéristiques de cette évolution. Les objets semblent des accessoires de la composition," l'effort porte sur la couleur". Braque pousse l'usage du contraste encore beaucoup plus loin dans Nature morte à la clarinette, avec des formes qualifiées de « naturalistes » . Avec Le Guéridon, 1928 et Le Grand guéridon, qu'il continue à travailler jusqu'en 1936-1939, Braque opère un long mûrissement des formes. Il retravaille même en 1945 Le Guéridon rouge, commencé en 1939 en réduisant le motif ornemental. Le thème du guéridon revient souvent dans l'œuvre de 1911 à 1952 qui reçoit en 1937 le premier prix de la Fondation Carnegie de Pittsburgh.
Cloîtré dans son atelier pendant toute la durée de la Seconde guerre Mondiale, il refuse toute compromission avec les nazis et le régime de Vichy, malgré les nombreuses propositions qui lui sont faites. Braque se consacre au thème des Intérieurs avec un retour en force du noir qui donne une impression de dépouillement et de sévérité. Pendant cette période, Braque poursuit son sujet favori le nature morte et particulier les natures mortes aux instruments de musique qui n'ont cessé d'apparaître dans ses tableaux depuis 1908 . « L'instrument de musique, en tant qu'objet, a cette particularité qu'on peut l'animer en le touchant, voilà pourquoi j'ai toujours été attiré par les instruments de musique » .
1942 est une année particulièrement féconde pour le peintre qui commence plusieurs toiles sur le thème de la musique, qu'il terminera plus tard comme L'Homme à la guitare (1942), 1942-1961.
A cette époque là il réalise une nature morte à sujet animalier Deux poissons dans un plat avec une cruche, (1949-1941) qui inaugure une série de poissons sur fond noir Les Poissons noirs, 1942, et plusieurs Vanités.
A la Libération, Aimé Maeght devient son nouveau marchand parisien, et publie la première édition des Cahiers G. Braque. En 1948, lorsqu'il présente la série des Billards à la Biennale de Venise, il reçoit le Grand Prix pour l'ensemble de son œuvre. Suit une série d'expositions en particulier au MoMa de New York, qui parachève la reconnaissance internationale de son œuvre immense et essentielle.
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mercredi 9 mars 2022

Eugène Delacroix (1798-1863)- Nature morte avec Dahlias




Eugène Delacroix (1798-1863)
Nature morte avec Dahlias, 1833
Huile sur toile 26,1 x 41,2 cm
Philadelphia Museum of Arts 


Que voit on ? Un cinq tableaux de fleurs. que Delacroix osa présente au salon de 1849. Habitué du parc du château de Nohant, où l’invitait George Sand, Delacroix y peignit ces natures mortes florales, avant d'acquérir sa propre maison de Champrosay. Comme dans chacune de ces cinq mortes floralse, une des fleur représentée  n'a jamais existé dans la nature ! Une trait d'humour que Delacroix...

Rappel biographique : Le grand peintre romantique français Ferdinand-Victor-Eugène Delacroix n'est a priori pas vraiment connu pour ses natures mortes et c'est un tort car il en peignit quelques unes de très remarquables ! On lui connait Nature morte aux homards (1826-27) conservée aussi au Louvre à l"époque où il il copiait les maîtres anciens dans les galeries du Louvre. Il peignit aussi plusieurs natures mortes florales dont quelques unes très spectaculaires à partir de 1844, quand il loue à Draveil au lieu-dit Champrosay, une « bicoque » où il se fait installer un atelier de 10 m2. En pleine campagne accessible par le train directement Delacroix vient s'y reposer à l'écart de Paris, où sévit le choléra. Là il peut, accompagné de sa gouvernante Jenny, faire de longues promenades dans la campagne pour soigner sa tuberculose. Il travaille de nombreux paysages, plusieurs vues de Champrosay tant au pastel (musée du Louvre) qu'à la peinture à l'huile (musée du Havre). Il réalise de nombreux tableaux de mémoire suivant ses notes et carnets du Maroc, interprétant des scènes antiques à la mode orientale. Son travail se fait plus intimiste, les tableaux de petite taille sont vendus par les marchands parisiens. Il peint également ses natures mortes florales, souvent composées de fleurs imaginaires, (comme ci dessus) affectionnant particulièrement les lys jaune à cinq pétales. Les relations avec George Sand quoique suivies, se distendent. Après avoir réalisé le portrait de l'écrivain en 1834, Delacroix vient régulièrement à Nohant-Vic où il peint pour l'église de Nohant une Éducation de la Vierge138. Il offre un Bouquet de fleurs dans un vase139 à l'écrivain, qui l'accroche140 au-dessus de son lit, mais quand celle-ci tombe amoureuse du graveur et élève de Delacroix, Alexandre Manceau, Delacroix en prend ombrage d'autant qu'il est opposé à la révolution de 1848 dont Sand a été une des figures. La rupture est consommée. Restent les natures mortes florales qui datant de cette idylle, ont traversé les temps.

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lundi 7 mars 2022

Alexandre Isidore Leroy de Barde (1777-1828) - Minéraux cristallisés

 

Alexandre Isidore Leroy de Barde (1777-1828), Minéraux cristallisés , 1814 Gouache, aquarelle, papier collé sur toile, 126 x 80 cm Musée du Louvre

Alexandre Isidore Leroy de Barde (1777-1828),
Minéraux cristallisés , 1814
Gouache, aquarelle, papier collé sur toile, 126 x 80 cm
Musée du Louvre, Paris 

Que voit on ?  "Cette aquarelle figure une partie de la collection de minéraux tels qu'ils devaient être présentés dans le cabinet. du vicomte Alexandre Isidore Leroy de Barde. Premier peintre d'histoire naturelle de Louis XVIII, il a peint six aquarelles grandeur nature sur lesquelles figurent certains objets issus de sa collections d'histoire naturelle." ici visiblement une très riche collection de cristaux minéralisés soigneusement rangés dns un meubles formant cabinet de curiosité.

Rappel biographique : Peintre de natures mortes, de paysages, aquarelliste, collectionneur de curiosités et initiateur des cabinets de curiosités, Alexandre-Isidore Leroy de Barde étudie en 1797 à l'Académie Royale. Le roi Louis XVIII achète certaines de ses toiles et le nomme "Premier peintre d'histoire naturelle". Il voyage dans le monde entier pour rechercher des objets, des minéraux, des fossiles, sa grande passion. Il ouvre, à Paris, un Cabinet de Curiosités constitué de tous ses spécimens d'histoire naturelle (oiseaux, coquillages, animaux, minéraux), de vases et objets d'antiquités et d'objets provenant des mers du Sud (armes, habillement, ustensiles, instruments de marine, de musique). L'artiste expose à la Royal Academy de Londres à partir de 1797, et devient membre de la Société anglaise des aquarellistes.
Il lègue en 1823, son immense collection à la ville de Boulogne-sur-Mer.

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samedi 5 mars 2022

Albert de Belleroche (1864-1944) - Nature morte au Trépieds


Albert de Belleroche (1864-1944) Nature morte au Trépieds, 1890 Collection privée


Albert de Belleroche (1864-1944)
Nature morte au Trépieds, 1890
Collection privée

 Que voit on ? Belleroche fut lme maitre des contrastes et des oppositions de texture comme on peut le voir dans d'autres antures mortes publiées dans ce blog. Ici, contraste en la matité du  bois et la brillance du cuivre.


Rappel biographique : Albert Gustavus de Belleroche est un peintre britannique de lointaine ascendance française qui a été formé et a vécu une grande partie de sa vie en France. Il est le descendant d’une famille de la vieille noblesse protestante française, qui a fui la France en 1685 après la révocation de l'Edit de Nantes, pour s'installer en Angleterre.
En 1867, à la mort du père, le marquis Edward Charles de Belleroche, la famille déménage à Paris. Sa mère Alice (né ou van den Bergh, originaire de Bruxelles) se remarie en mars 1871 avec l'impécunieux William Harry Vane Milbank (1848-1892), beaucoup plus jeune qu'elle et petit-neveu du duc de Cleveland. Elle tient un salon dans son appartement de l'avenue Montaigne où elle reçoit notamment le Prince de Galles. Elle se fait portraiturer par Edouard Dubufe en 1874. Son mari commande en 1877 à Carolus-Duran (1837-1917) un portrait de sa femme. Au cours de la visite du peintre, on lui montre les dessins du jeune Albert qui a treize ans et le maître l'invite à étudier plus tard dans son atelier où ont étudié John Singer Sargent et Maximilien Luce. C'est chose faite en 1882. Carolus-Duran vénère le style de Vélasquez. Belleroche finit par quitter l'atelier trop académique de Carolus-Duran. Il fait la connaissance à Montmartre de Renoir, Degas, Toulouse-Lautrec et peint même Mata-Hari. Belleroche a peint un portrait de Toulouse-Lautrec en 1882, lorsque celui-ci étudiait а l'atelier de Fernand Cormon, et a partagé avec lui la même passion pour Lili Grenier, leur modèle favori et qui devient sa maîtresse pendant dix ans.
Il est ami depuis 1882 avec Sargent (qui a fait plusieurs portraits de lui) et s'inspire de sa technique au pastel. En 1903, Belleroche expose avec les derniers Impressionnistes au Salon d'Automne. En 1904, une salle entière lui est dédiée. Renoir l’appelait « le peintre des femmes décoiffées. »
Une grande exposition lui a été consacrée à Londres en 2007. Sa famille a légué une partie de ses œuvres au musée Brangwyn-Belleroche d'Orange.

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jeudi 3 mars 2022

Giorgio Morandi (1890-1964) - Nature morte, 1920

Giorgio Morandi (1890-1964) Nature morte, 1920 Pinacoteca di Brera, Milan


Giorgio Morandi (1890-1964)
Nature morte, 1920
Pinacoteca di Brera, Milan

Que voit-on ? Une composition un peu inhabituelle de Morandi que l'on peut considérer comme une composition de jeunesse, dans laquelle  les objets apparaissent sur un guéridon. Chacun des objets est d'ailleurs ici précisément dessiné et affecté à un rôle, comme le compotier qui contient un fruit, ce qui ne sera plus le cas dans les futures toiles de ce maître italien qui, tout en privilégiant la représentation des formes, tendra vers l'abstraction.

Rappel biographique :
Le peintre italien Giorgio Morandi bien que qualifié de futuriste ne peut être identifié à aucun mouvement pictural du 20e siècle en particulier. Ayant peint de très nombreuses natures mortes, l’œuvre de Cézanne représente évidemment une influence majeure pour lui ; il lui emprunte la monumentalité des formes et les zones denses de couleurs. Mais simultanément, il développe une approche beaucoup plus intime de l’art. Les natures mortes de Giorgio Morandi représentent des objets toujours ordonnés avec soin sur une table dans l'atelier, pour être observés et peints. Ces objets qu'il a lui même achetés chez des brocanteurs, qui lui ont été donnés par des amis ou qu'il a ramassés dans la rue, sont facilement identifiables de toile en toile ; ce sont des bouteilles, cubes, entonnoirs auxquels viennent se mêler, à l'occasion mais rarement, un coquillage ou un fruit ou d'autres éléments plus incongrus (savons, blocs de bois... ). Le positionnement des objets dans le cadre est réalisé avec une attention particulière portée à la " géométrisation" de l'espace qui peut alors se lire en carrés et diagonales. Un lent travail de maturation est mis en œuvre par le dessin et la peinture par reprises successives, superpositions de couleurs faites d'une pâte ample avec des dégradés de gris d'une extrême sensibilité, qu'amplifie une sorte de délectation morose.

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