lundi 30 juin 2014

Johann Amandus Winck (1748-1817)



Johann Amandus Winck (1748-1817)
Kleines Stilleben mit Gemüse und Granatapfel (1809)

Le peintre allemand  Johann Amandus Winck  (dont on possède très peu de détails biographiques) est surtout connu pour l'introduction systématique de petits animaux qu'il pratiquait à l'intérieur de ses natures mortes et qui leurs donne un aspect moins figé. C'est l'opportunité aussi pour lui de montrer tout son talent de peintres animalier sachant saisir  les petites expressions et le caractère de chaque animal occupé à chaparder.
Cette nature morte avec concombre, navet, oignon et carotte est l'exception qui confirme la règle. Aucun petit animal chapardeur pour une fois  au milieu de ces appétissantes racines mais un magnifique mouvement de lumière set couleurs d'une fraicheur absolue et de beau effets de transparences comme l'eau qui ruisselle doucement du concombre coupé., ou la peau un peu noirci de l'oignon rouge. Modeste et magnifique !

dimanche 29 juin 2014

Carducius Plantagenet Ream (1837-1917)



Carducius Plantagenet Ream (1837-1917)
Bucket of cherries


Le peintre américain Carducius-Plantagenet Ream  (Ream étant le nom de famille et Carducius-Plantagenet le prénom!) a laissé une grand nombre de natures mortes et de tableaux dans les diverses galeries à travers tous les Etats-Unis qui les prenaient en dépôt de son vivant.  Leur succès a été immédiat car c'est tout à fait le type de peinture que les américains de la classe moyenne du 19e et du début du 20e siècle rêvait de posséder sur leur murs pour " aristocratiser " un peu leurs intérieurs. De nombreuses œuvres de l'artiste ont été vendues aux enchères et continue de l 'être puisque Ream fait  toujours le bonheur des salles de vente, 100 ans après sa mort. Par contre, on possède très peu de renseignements fiables sur sa vie qui reste un mystère...
Avec ce seau de cerises,  Nous tenons sans doute le chef d'œuvre de Carducius Plantagenet Ream. Le traitement des transparences y est parfaitement maitrisé dans le métal aussi bien que dans la chair presque translucides des cerises. On image sans peine les exclamations  admiratives qu'une telle nature morte a du déclencher dans l'Amérique du 19e siècle.    

samedi 28 juin 2014

Anne Vallayer-Coster (1744-1818) - Panier de prunes



Anne Vallayer-Coster (1744-1818)
Panier de prunes (1769)
Cleveland Museum of Art






 

Anne Vallayer-Coster (1744-1818)
Panier de prunes 

Que voit-on ? Ce Panier de Prunes à la texture parfaite qui surgit de l'ombre avec son verre d'eau aux reflets précis, ses deux biscuits sortant du four dans leur papier sulfurisé encore craquant et le brin de paille glissant du panier d'osier tressé sur l'entablement pour marquer la profondeur composent une pure merveille  de la nature morte au 18e siècle et un hommage fastueux à Chardin qui a beaucoup peint ce thème du panier de prunes.

Rappel biographique : L'artiste peintre française Anne Vallayer-Coster, fille d'un orfèvre connu, fut, en peinture, l'élève de Madeleine Basseporte et de Claude Joseph Vernet.  Elle est admise à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1779 en tant que peintre de natures mortes et elle expose au Salon dès l’année suivante.  Elle devient chef du cabinet de peinture de la reine Marie-Antoinette qui la prit sous sa protection ainsi que son professeur de dessin. Un appartement lui est même attribué au Louvre sous la Grande Galerie. D'abord spécialisée dans le portrait, elle abandonne ce genre pour ce consacrer au nature morte vers la fin de sa vie et s’illustre aussi dans les tableaux de genre et la miniature. Elle poursuit sa carrière avec succès jusqu’à sa mort.

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vendredi 27 juin 2014

Henri Fantin-Latour (1836-1906)


Henri Fantin-Latour  (1836-1906)
Nature morte, coin de table (1873)

Le peintre et lithographe français  Henri Fantin-Latour était plus connu  de son vivant pour ses portraits de femmes, ses portraits de groupes dont il rénova le style compassé et  pour ses peintures allégoriques que pour ses natures mortes, pourtant admirables. Aujourd'hui c'est exactement le contraire  ! Membre du groupe dit « de 1863  », puis du Cénacle des Batignolles où l'Impressionnisme serait né, Fantin-Latour fait souvent figure de chaînon entre la peinture romantique et l'impressionnisme.  Ses natures mortes, fleurs ou fruits, ont souvent trouvé acquéreur grâce à son ami Whistler qui a attiré en l'attention en Angleterre sur Fantin, à une époque où la peinture impressionniste française était peu appréciée dans ce pays.

jeudi 26 juin 2014

Edouard Vuillard (1868-1940) - Nature morte au bougeoir




Edouard Vuillard (1868-1940) 
Nature morte au bougeoir - The Candlestick (1900)
Scottish National Gallery

Que voit-on ? Une composition orientée vers la droite  du cadre qui présente un intérieur aux murs blancs et  lambrissés. Une table présentée en coin est recouverte d'un napperon en dentelles a motif de fleurs. Sur la table un soliflore avec une rose de couleur rose, un bougeoir en bronze dorée ne contenant qu'un seul bougie et un encrier en porcelaine d'un bleu aussi éclatant que celui du motif que l'on peur voir sur le papier peint d'un des lambris. Cette étrange composition est couronnée en plein centre en haut par une besace à deux poches, en cuir, type besace de chasseur, dont on n'aperçoit pas le système d'attache. Ce tableau montre l'obsession de Vuillard pour les motifs et la texture. Les dessins sur le papier peint bleu et la nappe sont représentés avec une minutie maniaque et dans les moindres détails. Pourtant à d'autres endroits, Vuillard peint  soit par petite touches volontairement imprécises soit laisse certaines parties non peinte, comme on peut le voir dans la zone en bas à droite, ce qui a pour effet d'établi une  intéressante neutralité tonale.

Rappel biographique : le peintre français Jean-Édouard Vuillard  qui est connu pour  être le fondateur du mouvement Nabis  a peint aussi bien des portraits que des intérieurs,  des natures mortes, des compositions murales et des décors de théâtre.  Vuillard exposa pour la première fois au Salon des Indépendants en 1901 et au Salon dAutomne en 1903. C'est dans le années 1890 qu'il  fit la connaissance des frères Alexandre et Thadée Natanson, les fondateurs de la Revue Blanche, et en 1892, sous leur conseil, il fit ses premières décorations (fresques d'appartements) pour la maison de Madame Desmarais.
 Plus tard il reçut de nombreuses commandes semblables. En 1895 pour Alexandre Natanson, en 1898 pour Claude Anet, en 1908 pour Bernstein et en 1913 pour Bernheim et pour le Théâtre des Champs Elysées. Les dernières commandes qu'il reçut datent de 1937 (Palais de Chaillot à Paris, avec Bonnard) et de 1939 (Palais des Nations à Genève, avec Denis, Roussel y Chastel).

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. 
Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.

mercredi 25 juin 2014

Henri Matisse (1869-1954) - Nature morte aux oranges ou coupe d'oranges



Henri Matisse (1869-1954)
Nature morte aux oranges ou coupe d'oranges (1916)
(Coll. Priv.).

Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme figure majeure du 20e siècle, a peint tout au long de sa vie, un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées.  Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97.


Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.

mardi 24 juin 2014

Georges de Pogédaieff (1899-1971) - Deux pommes deux citrons

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Georges de Pogédaieff (1899-1971)
Deux pommes deux citrons (1863)

Grigoriy Anatolievitch Pojidaieff  alias Georges de Pogédaïeff dès son départ de Russie, était scénographe, artiste-peintre et illustrateur. Il a quitté son pays d’origine peu de temps après la Révolution d’Octobre et son nom demeure méconnu en Russie.  La vie et l’œuvre de Georges de Pogédaïeff dont les archives ont été dispersées après le double décès de sa femme et de sa fille unique restent encore très peu documentées et étudiées.  Il a peint beaucoup de portraits (dont celui de Josephine Baker), de paysages  et de natures mortes 
 Georges de Pogédaïeff  est mort à Ménerbes dans le Lubéron en France,  village célèbre pour avoir hébergé aussi les demeures de Nicolas de Staël et  de Dora Maar. Une exposition retrospective lui a récemment rendu hommage à Saint Petersbourg en Russie.

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lundi 23 juin 2014

Pyotr Kontchalovsky (1876-1956) - Still life with fruits and watermelon

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Pyotr Kontchalovsky (1876-1956)
Still life with fruits and watermelon  (1929)

Le peintre russe Piotr Petrovitch Kontchalovski était  membre du mouvement artistique Valet de CarreauPendant cette période, il a principalement dessiné des natures mortes et des paysages. Ses peintures, comme celles des autres artistes du Valet de Carreau, étaient fortement influencées par  Cézanne mais aussi par Picasso et les cubistes...  avec une grande poésie et un indéniable talent de coloriste.
Plus tard, il commença à peindre des portraits qui furent considérés comme des exemples du style du réalisme socialiste soviétique.
Piotr Kontchalovski était un peintre très prolifique, et est connu pour avoir créé plus de 5000 œuvres.

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dimanche 22 juin 2014

Georges Braque (1882-1963) - Nature morte au studio avec crâne

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Georges Braque (1882-1963)
Nature morte au studio avec crâne

Que voit-on ? Comme souvent chez Braque, lorsqu'il s'agit de nature morte très fournie en éléments de décors muraux, les objets avec lesquels ils se fondent souvent, s'inscrivent au trait blanc. Posés sur un guéridon placé devant un chevalet qu'il masque presque complètement, de gauche à droite :  la palette de peintre et deux pinceaux sous un un vase noir à décor de fleurs.  En bas au centre de la composition : des tubes de peinture, des couteaux à peindre, surmontés par un instrument de musique (une mandoline ou un banjo) posés sur le guéridon et couronnés par le crâne. C'est une vanité.



Rappel biographique : le peintre Français Georges Braque qui fut aussi sculpteur et graveur est le maître incontestable de la nature morte au 20e siècle, genre qu'il a profondément transformé et renouvelé tout au long de sa vie, s'inscrivant  (consciemment  ou inconsciemment) dans une démarche similaire à celle de Chardin au 18e siècle. Engagé dans le sillage du fauvisme, influencé par Matisse, Derain et Ohon Friesz, il peint, à l'été 1906 les paysages de l'Estaque avec des maisons en forme de cubes (Maisons à L'Estaque) que Matisse qualifie de cubistes.  A partir de 1909,  il entre dans ce que les spécialistes appellent la période du  " cubisme analytique ".  Les paysages qui prédominaient  jusqu'alors dans son œuvre vont céder la place aux natures mortes. 
Ce sont principalement des natures mortes d'objets et/ou d'instruments de musiques (violons, guitare, pipe, journaux et magazines, objets divers de décorations intérieurs comme les nappes, les guéridons...) qu'il peint délaissant volontiers les thématiques habituelles du genre (fruits, légumes, pâtisseries, porcelaines).   Dès avant la Première Guerre Mondiale, sa peinture s'enrichit de combinaisons imprévues, avec une multiplication des facettes. Les formes sont géométrisées et simplifiées. Comme le remarque Bernard Zurcher, dans son ouvrage Braque vie et œuvre :   « Si l'on considère que la bataille du cubisme s'est jouée  sur le thème de la nature morte, Braque y était le mieux préparé ou plutôt il a été à même, en consolidant chacune des étapes de son évolution, d'aller plus sûrement à ce « signe qui suffit » tel que l'a nommé Matisse »
Entre 1919 et 1939, son style et ses recherches vont évoluer. De son passé cubiste, il conserve la simultanéité des points de vue et il opère une partition des objets et des plans qui les éloignent de tout réalisme. Guitare et nature morte sur la cheminée  1925, et Fruits sur une nappe et compotier, sont caractéristiques de cette évolution. Les objets semblent des accessoires de la composition," l'effort porte sur la couleur". Braque pousse l'usage du contraste encore beaucoup plus loin dans Nature morte à la clarinette,  avec des formes qualifiées de « naturalistes » Avec Le Guéridon, 1928 et Le Grand guéridon, qu'il continue à travailler jusqu'en 1936-1939, Braque opère un long mûrissement des formes. Il retravaille même en 1945 le Guéridon rouge, commencé en 1939 en réduisant le motif ornemental. Le thème du guéridon revient souvent dans l'œuvre de 1911 à 1952 qui reçoit en 1937 le premier prix de la Fondation Carnegie  de Pittsburgh
Cloîtré dans son atelier pendant toute la durée de la Seconde guerre Mondiale, il refuse toute compromission avec les nazis et le régime de Vichy, malgré les nombreuses propositions qui lui sont faites.  Braque se consacre au thème des Intérieurs avec un retour en force du noir qui donne une impression de dépouillement et de sévérité. Pendant cette période, Braque poursuit son sujet favori  le nature morte et particulier les natures mortes aux instruments de musique qui n'ont cessé d'apparaître dans ses tableaux depuis 1908 .  « L'instrument de musique, en tant qu'objet, a cette particularité qu'on peut l'animer en le touchant, voilà pourquoi j'ai toujours été attiré par les instruments de musique » .1942 est une année particulièrement féconde pour le peintre qui commence plusieurs toiles sur le thème de la musique, qu'il terminera plus tard comme L'Homme à la guitare (1942), 1942-1961. 
A cette époque là il réalise une nature morte à sujet animalier Deux poissons dans un plat avec une cruche, (1949-1941) qui inaugure une série de poissons sur fond noir Les Poissons noirs, 1942, et  plusieurs Vanités.  
A la Libération, après la guerre, Aimé Maeght devient son nouveau marchand parisien, et publie la première édition des Cahiers G. Braque. En 1948, lorsqu'il  présente la série des Billards à la Biennale de Venise il reçoit le Grand Prix pour l'ensemble de son œuvre. Suit une série d'expositions en particulier au MoMa de New York, qui parachève la reconnaissance internationale de son œuvre immense et essentielle.

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samedi 21 juin 2014

Giuseppe Arcimboldo (1527-1593)


Giuseppe Arcimboldo (1527-1593)
Estate (Summer) (1573)
Musée du Louvre, Paris

Ce que l'on voit et ce que l'on sait :  Pour figurer L'Eté de ses 4 Saisons, un portrait d'homme jovial et rieur   réalisé à base des fruits, légumes et céréale de cette saison a savoir: tomates (menton et lèvres) courgette  nez), pomme (joues), aubergines, cerises, ails, épis de blé et foin coupé (pour le vêtement). Il s’agit d'une série de quatre tableaux peints par Arcimboldo en 1563 et offerts à Maximilien II Emmanuel de Bavière en 1569, accompagnés des Quatre Éléments (peints en 1566).
Un poème de Giovanni Battista Fonteo (1546-1580)  joint aux tableaux en explicitait le sens allégorique. Chaque tableau est constitué d’un portrait de profil, composé d’éléments végétaux caractéristique de la saison décrite. Une disposition particulière des quatre saisons avait été prévue par Arcimboldo : L’Hiver devait regarder Le Printemps et L’Automne dévisageait l'Été...
De la version originale, ne subsistent que L’Hiver et L’Été, exposés à Vienne en Autriche. Parmi les autres versions les plus connues figurent celles du musée du Louvre, copies faites par le peintre lui -même à la demande de Maximilien II pour en faire cadeau à Auguste de Saxe. Les tableaux du Louvre  se caractérisent par un encadrement floral qui n’existait pas dans la version originale.

Rappel biographique :  Le peintre italien Giuseppe Arcimboldo est issu d’une famille de peintres.
Il commence à se faire connaître à 24 ans en travaillant avec son père, artisan peintre à la cathédrale de Milan où il  réalise alors des cartons de vitraux. Là, il se fait remarquer par Ferdinand de Bohème qui lui commande cinq blasons pour la cathédrale. En 1562,  il est  appelé à Prague au service de Ferdinand Ier du Saint-Empire pour être le portraitiste de la famille impériale. Peu après son arrivée à Prague Giuseppe Arcimboldo commence la première série des Quatre saisons et révèle ce style pictural surprenant : les « têtes composées » portraits caricaturaux (ghiribizzi) ou allégoriques formés d’une juxtaposition de fruits, légumes, végétaux, symbolisant les saisons ou les métiers. Cette œuvre suscite un engouement considérable à la cour. Il peindra d’autres séries des quatre saisons en 1572 et 1573. Si l'on considère Arcimboldo comme un novateur dans la systématisation de ses portraits, il faut se rappeler qu'à son époque il existe déjà une tradition, depuis l'antiquité, de masques bachiques ou hellénistiques, formés d'éléments pris dans la Nature. Plusieurs des artistes de la Renaissance artistique, dont Léonard de Vinci et Jérôme Bosch, s’étaient déjà intéressés aux faciès monstrueux, aux portraits déformés par des jeux de glace, ainsi qu’aux compositions à base d’éléments détournés.
Si Arcimboldo n'a pas eu d’élève, il a inspiré de nombreux copistes en son temps et le genre des têtes composées se perpétue aux 17e et 18e siècles. Il est repris au 19e siècle par les caricaturistes. Il est redécouvert au 20e siècle par les surréalistes, adeptes du jeu de mots visuel.

Pierre Bonnard (1867-1947)



Pierre Bonnard (1867-1947)
Nature morte avec faïence sur nappe blanche pliée (1918)
Collection privée

Que voit-on ?  Le thème de la nature morte sur la nappe blanche a souvent été traité par Bonnard ,lui permettant des contrastes de couleurs franches qui tranchent avec les superpositions de couleurs des nappes imprimées et des décors textiles peints, comme ici,  avec une grande  précision.

Rappel biographique : Pierre Bonnard est un des peintres les plus importants de la première moitié du XXe siècle et l'un des plus grands coloristes de la peinture occidentale. Après avoir été l'un des principaux représentants des nabis, il évolue vite vers une peinture très personnelle, refusant de se laisser enfermer dans une catégorie.
 En réaction à  l'impressionnisme, les Nabis veulent libérer leur peinture des exigences du réalisme : « Ensemble, nous avons méprisé l'école et les écoles, les rapins, leurs traditions, leurs farces et leurs bals inutilement nudistes. Ensemble nous nous sommes sérieusement amusés ». Les artistes nabis cherchent des voies plus spirituelles au contact de philosophies et de doctrines nouvelles teintées d'Orient, d'orphisme, d'ésotérisme, et de théosophie. Ils s'appliquent à retrouver le caractère « sacré » de la peinture et à provoquer un nouvel élan spirituel par le seul  moyen de l'art.
D'abord confinée dans un chromatisme austère qui traduit avec bonheur l'atmosphère chaude et feutrée des scènes intimistes, sa palette s'éclaircit rapidement à partir de 1905. Bonnard découvre alors les impressionnistes, mais refuse de se laisser dominer comme eux par les spectacles de la nature. En même temps qu'il s'efforce de réagir, par une composition plus rigoureuse, contre la désagrégation des formes colorées, il crée peu à peu un univers enchanté de jeunes femmes resplendissantes, de paysages inondés de soleil, de bouquets et de fruits miraculeusement préservés des atteintes du temps. Il suit les bouleversements qui affectent le domaine des arts dans les trente premières années du siècle – fauvismecubisme, surréalisme – mais s'en tient à l'écart. À partir de 1930, par un chromatisme de plus en plus éclatant, son œuvre s'affranchit graduellement de la réalité et parvient à exprimer l'espace par la seule juxtaposition des tons. Affichiste, décorateur, lithographe, Pierre Bonnard a influencé plusieurs générations de peintres ; son apport fondamental à l'élaboration du langage figuratif de notre temps réside dans l'exploration méthodique des ressources de la gamme chromatique, le refus de la perspective traditionnelle et l'affirmation du caractère bidimensionnel de l'espace pictural.

vendredi 20 juin 2014

Gustave Caillebotte (1848-1894)


Gustave Caillebotte (1848-1894)
Melon et  figues (1882)
Musée du Petit Palais, Genève, Suisse

Que voit on ?  Sur un table en bois recouvert d'une nappe en lin grossier  devant un fond constitué de fleurs de prairies qui situe clairement la scène en plein air, un melon  fermé présenté dans un plat de porcelaine bleue et un un compotier empli de figues fraiches.  Une scène  résolument estivale  prise sous la lumière rasante et dorée du couchant et dans laquelle le fond du décor de prairie (très impressionniste ! ) est presque aussi important que le sujet représenté.

Rappel biographique : Le peintre français Gustave Caillebotte fut aussi mécène, collectionneur  et organisateur des expositions impressionnistes de 1877, 1879, 1880 et 1882. Le talent de Caillebotte fut longtemps méconnu (sauf aux États-Unis) au profit de son rôle de « mécène éclairé ». Le peintre fut redécouvert dans les années 1970 à l'initiative de collectionneurs américains. Les rétrospectives de ses œuvres sont désormais fréquentes. Certains de ses tableaux se trouvent maintenant au musée d'Orsay à Paris.
Caillebotte est l'un des premiers grands peintres français à exposer régulièrement aux États-Unis, où il rencontre un vif succès, et où se trouvent aujourd'hui nombre de ses toiles. Il est l'un des fondateurs du courant « réaliste », qu'illustrera par exemple au 20e siècle l'américain  Edward Hopper.
Fortuné, il n'a pas besoin de vendre ses toiles pour vivre, si bien que ses descendants possèdent encore près de 70 % de ses œuvres. À sa mort, Martial et Auguste Renoir son exécuteur testamentaire, prennent les dispositions pour que l’État accepte le legs de ses tableaux impressionnistes.
Les historiens d'art qualifient volontiers cet artiste « d’original et audacieux ». Sa technique ne l'est pas moins assez proche de l'art photographique, mais, par de puissants effets de perspectives tronquées, les distances et les premiers plans sont écrasés et l'horizon absent, d'où la perception instable et plongeante (Caillebotte invente la vue en plongée dans la peinture). Les effets de vue plongeante s'imposent dans son art à travers les personnages au balcon et ses vues en surplomb des rues et des boulevards. 
Dans ses natures mortes saisies souvent dans des cadrages et sous des angles inhabituels, il s'intéresse surtout à l'aspect préparé et alimentaire. Il affectionne les natures mortes à l'étalage dont il croque le plan sur les marchés, dans les restaurants, ou dans les boutiques et qu'il retravaille entièrement dans son atelier, car contrairement aux impressionnistes qui peignent en plein air, Caillebotte retravaille toutes ses esquisses à l'atelier. 



jeudi 19 juin 2014

Roy Lichtenstein (1923-1997) - Still life with Crystal Bowl

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Roy Lichtenstein (1923-1997)
Still life with Crystal Bowl, 1972
Whitney Museum of American Art

Que voit on ? Le peintre réinterprète le thème du compotier, un grand classique su genre de la nature morte mais en lui imprimant toutes les caractéristiques du pop art.

Rappel biographique :  Le peintre américain Roy Fox Lichtenstein est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des « comics » . Il décrira lui-même son style comme étant « aussi artificiel que possible » et  tirera une grande fierté de cette superficialité revendiquée. Extrêmement célèbre de son vivant, sa côte atteint très vite des sommets. On estime qu'il laisse au total 4 500 œuvres en circulation dans le monde, sachant qu'au moment de sa mort il lui restait encore une bonne dizaine de commandes  privées qu'il n'aurait pu honoré qu'avec 2 années de retard.
Le « pop art », terme abrégé de « popular art » en anglais, signifiant « art populaire » en français, émerge vers la fin des années 1950 en Angleterre. C’est un mouvement artistique caractérisé par le rôle prépondérant de la consommation et de la culture de masse dans la société américaine. Le pop art regroupe des artistes qui contestent l’omniprésence et l’influence de la publicité, de la télévision, des magazines, etc, ou qui en empruntent seulement les codes. En isolant des objets issus de la culture populaire pour en faire des œuvres d’art, les artistes pop rompent avec la vision élitiste et authentique de prime abord que la société avait de l’art. Lichtenstein déclare : « Je pense que ce qui me plaît dans l’art commercial – dans le nouveau monde extérieur largement façonné par l’industrialisation ou par la publicité – c’est sa force, son impact, ainsi que la franchise et cette sorte d’agressivité et d’hostilité qu’il véhicule. […] ». A l’instar d’Andy Warhol reprenant une idole telle que Marilyn Monroe, Lichtenstein reproduit les icônes des bandes-dessinées comme Mickey et Donald en 1961 dans son tableau Look Mickey. Il peint aussi des tableaux de guerre, des produits de consommation courante comme le hot-dog, et s’intéresse à la passion amoureuse. En 1963, il lance une série de portraits de femmes glamour, sorties tout droit des bandes-dessinées sentimentales très populaires de l’époque destinées aux adolescents, comme Secret Hearts ou Girls’ Romances (cf Roy Lichtenstein, Oh, Jeff… I Love You, Too… But…, 1964, Huile et Magna sur toile, 121,9 x 121,9 cm). L’artiste reproduit les vignettes des comics de l’époque, en les agrandissant et en reprenant leurs codes d’illustration, identifiables par un style lisse et épuré, l’accentuation des contours par des traits noirs, les bulles de dialogue, les onomatopées, l’aplat des couleurs primaires (jaune, rouge, bleu) de manière directe et d’un ton vif, et enfin, les trames en pointillés et en lignes parallèles, utilisées dans l’imprimerie et le dessin industriel. Malgré les critiques de l’époque qui ne considéraient pas la reproduction comme une réelle création artistique, le travail de Lichtenstein est en réalité plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, les trames relevaient d’une extrême précision et il s’efforçait de peindre d’une façon mécanique. Pour cela, il utilisait souvent le Magna, une peinture acrylique permettant de modifier la couleur sans laisser de traces. Il déclare : « Je veux que mon tableau ait l’air d’avoir été programmé. Je veux cacher la trace de ma main. ». Il expérimenta plusieurs matériaux, notamment l’émail (donnant un reflet brillant) et le plexiglas. Nous connaissons Lichtenstein en tant que peintre pop, mais une part bien méconnue de son travail repose sur sa pratique de la sculpture, de la céramique et de l’estampe. De plus, l’exposition met en avant des œuvres qui s’inspirent des grands mouvements artistiques et d’artistes référents qui ont façonné l’histoire de l’art. En effet, Lichtenstein se réapproprie les chefs-d’œuvre de nombreux maîtres tels que Picasso, Matisse, Léger, Mondrian, Cézanne, Brancusi, Vélasquez, Delacroix et Rembrandt.

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mercredi 18 juin 2014

Albert Anker (1831-1910)




Albert Anker (1831-1910)
Stillleben mit Kaffee (1877)
Stiftung für Kunst, Kultur und Geschichte, Winterthur.

Le peintre et illustrateur suisse Albert Anker jouit d'une grande célébrité dans son pays surtout  pour les représentations populaires de la vie des villages du 19e siècle qu'il a restituer dans ses tableaux.  
Elève  à Paris, avec Pierre-Auguste Renoir de Charles Gleyre, il suit les cours de L'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris où il va résider longtemps. Anker a peint, entre autres, des portraits d'enfants, (pour lesquels il fut extrêmement célèbre) des représentations historiques et religieuses, des natures mortes et des paysages ruraux typiquement suisse. Il se distingue de son maître Gleyre par une représentation des personnages très animée, pas du tout stylisée et qui ne cherche surtout pas pas à atteindre la perfection. Dessinateur accompli (il a laissé plusieurs milliers de dessins sur toutes sorte de format, on retrouve la précision  extrême de son trait dans ses natures mortes. On connait de lui des travaux au crayon, fusain, plume, craie, sanguine, pastel ou sépia et des mélanges de divers techniques sur des formats variés. Le style de son langage pictural va du travail au crayon finement exécuté au dessin au noir de charbon vigoureusement tracé qui est à la base de ses aquarelles, peintures à l'huile et faïence, qui représentent une partie importante de son œuvre.

lundi 16 juin 2014

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Bocadillo

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Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) 
Bocadillo
Museo del Prado, Madrid

Que voit-on ?  Une composition très géométrique à base de cercles, de sphères un peu effacées dans cette nature morte en particulier par les carrés très visibles formés par la nappe blanche dépliée sur la table. Les objets présents se détachent sur un fond noir habituel chez ce peintre et sont interchangeables ; ils figurent en effet déjà dans nombre de ses autres natures mortes, c'est le cas de la boîte en écorce de pin (symbole du secret même si elle ne renferme ici qu'un fromage), de la magnifique carafe en cristal déjà vue ailleurs avec les mêmes incomparables reflets, et des trois plateaux circulaires en argent dont l'implacable précision des ombres portées ajoutent à l'effet de profondeur. Dans cette collation, ce ne sont pas les objets et leurs symboles (douceur de la vie conjugale, fidélité et prospérité)  qui sont nouveaux mais l'arrangement que le peintre en fait sur cette extraordinaire nappe qui semble être finalement le principal sujet de la toile !

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) est surtout connu pour ses natures mortes et ses bouquets de fleurs bien qu'il ait peint également des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant  par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une  lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial (comme c'est le cas ici). Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et cristaux sont  toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

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dimanche 15 juin 2014

Henri-Horace Roland de La Porte (1724-1793) - Nature morte avec pain, fromage et vin

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Henri-Horace Roland de La Porte (1724-1793)
Nature morte avec pain, fromage et vin
Collection Privée


Que voit-on ?  Sur un guéridon recouvert d'un nappe blanche à la texture presque impressionnistes,  qui rompt avec la tradition des natures mortes présentées sur entablement de pierre ou de bois : deux grosses miches de pain entamé, l'un étant posée sur une assiette ; un verre de vin ou de cidre ; une bouteille en céramique marron  ; un pot  à eau en céramique verte. Un couteau marque la perspective de cette petite  collation de campagne à prendre entre deux activités de chasse ou pendant la visite  d'un hôte prestigieux. 

Rappel biographique : le peintre français Henri-Horace Roland de la Porte  fut un  élève de Jean Baptiste Oudry  Spécialisé dans les natures mortes  animalières , natures mortes avec  fruits mais aussi  trompe l'oeil, De La Porte est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture avec Vase de lapis, sphère et instruments de musique comme morceau de réception. Peignant de nombreuses natures mortes aux instruments de musique, il expose très fréquemment au Salon de 1761 à 1789. La proximité de son style avec celui de Chardin a été souvent une source d’erreurs d’attribution comme précisément pour cette nature morte a la vielle encore quelquefois attribué aujourd'hui à Chardin.  Les deux peintres sont pourtant assez différents et leur touche n'a rien de commun. 
En 1765, Diderot écrit, excédé par ce rapprochement permanent entre De La Porte et Chardin  : 
« Dites à ceux qui passent devant Roland de La Porte sans s’arrêter, qu’ils n’ont pas le droit de regarder Chardin. Ce n’est pourtant ni la touche, ni la vigueur, ni la vérité, ni l’harmonie de Chardin ; c’est tout contre, c’est-à-dire à mille lieues et à mille ans. C’est cette petite distance imperceptible, qu’on sent et qu’on ne franchit point. Travaillez, étudiez, soignez, effacez, recommencez, peines perdues. La nature a dit : Tu iras là, jusque là, et pas plus loin que là. Il est plus aisé de passer du pont Notre Dame à Roland de La Porte, que de Roland de La Porte à Chardin. » 


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samedi 14 juin 2014

Juriaen van Streek (1632-1687)



Juriaen van Streek (1632-1687) 
Nature morte aux pêches et citrons 
Coll. priv.

Le peintre néerlandais  Juriaen van Streeck appartient à la période de l'âge d'or de la nature morte hollandaise. On a per de renseignements sur lui ; on ignore même sa date exacte de naissance que
l'on suppose être 1632. L'existence de Van Streeck n'est clairement documentée qu'a partir de 1653 à à Amsterdam  où il semble avoir été actif toute sa vie.... ou en tout cas jusqu'en 1680, où il abandonne la peinture pour devenir aubergiste.  Bien qu'il soit connu aujourd'hui principalement comme un peintre de natures mortes, Van Streeck a peint plusieurs portraits qui sont répertoriés dans les achats d'éminents citoyens d'Amsterdam. Aucun de ces portraits n'est parvenu jusqu'à nous, si ce n'est celui de ce jeune homme noir qui est contenu ici dans cette nature morte et qui est un véritable chef d'oeuvre. La liste des citoyens qui les avaient acquis est suffisamment prestigieuse pour témoigner de sa notoriété de portraitiste de son vivant.

Ses natures mortes comportent toutes sortes d'objets, qui n'ont pas forcément une signification symbolique mais sont plutôt prétexte à étudier, à capter le jeu des ombres et des lumières sur les matières. Il n'en va pas pas tout à fait de même pour celle-ci, très inspirée des natures somptueuses d'un autre maître hollandais de l'âge d'or, Willem Kalf. La symbolique de cette vanité qui fustige l'orgueil  et la pompe martiale ne peut échapper à personne.  C'est aussi une extraordinaire étude de textures opposant en contraste plumes d'autruche, métal précieux, os et papier. 

vendredi 13 juin 2014

Craigie Horsefield (b. 1949)



Craigie Horsefield (b. 1949) 

Three Garlic Bulbs, Cabbage Leaf (2003)

Le photographe, artiste sonore et cinéaste anglais Craigie Horsefield a vécu de 1972 à 1979 dans la Pologne  sous régime communiste, où il passa  deux de ces années à étudier les arts graphiques à l'Académie... des sciences. Il a réalisé beaucoup de portraits en noir et blanc de ses amis d'alors à Cracovie, ou dans l'East End londonien. Ces portraits et études de personnages sont  toujours pris dans un atmosphère très claustrophobe, suggestive d'une mental très aliéné au  poids de sa propre histoire. . Dans les années 1990, il a travaillé à Barcelone sur un projet photographique qui s'appliquait à décrire les expériences et les identités des individus vivant dans des communautés. Il a réalisé quelques natures mortes. il est dans les collections de la Tate modern. 

jeudi 12 juin 2014

David Hockney (b.1937)



David Hockney (b.1937)
Two Peppers

Le peintre britannique David Hockney, né en 1937, est une des figures du mouvement Pop Art des années 1960. David Hockney s'intéresse  à peu près à tous les genres picturaux, mais il a développé une prédilection pour les paysages. Célèbre, entre autres, pour ses piscines californiennes, il ne dédaigne pas de temps en temps s'essayer à la nature morte, toujours traitée à sa façon, c'est à  dire de de manière surprenante, décalée et anecdotique et toujours avec un talent de coloriste hors pair.  Ici deux poivrons, un rouge, un vert sur une feuille de papier balnche. 

mercredi 11 juin 2014

Marsden Hartley (1877-1943)



Marsden Hartley (1877-1943)
Still life with Artichokes
Frye Art Museum

Rappel biographique : Le peintre américain Marsden Hartley (1877-1943) a séjourné à Paris dès 1912, période à la laquelle il a fait partie du cercle de Gertrude Stein. L'année suivante il rencontre à Berlin, Vassily Kandinsky par lequel il est très impressionné au point de commencer à peindre une série de peintures abstraites, avec des formes aux contours très nets et des couleurs vives  C'est a cette époque aussi qu'il entame une histoire d'amour avec un officier allemand qui sera tué au combat pendant la Première Guerre mondiale et le laissera inconsolable.  Il enchaînera ensuite les aller-retour entre l'Europe et les Etats-Unis avant de se fixer en 1937 dans le Maine après avoir déclaré qu'il voulait devenir «le peintre du Maine» et dépeindre la vie américaine à un niveau local. Hartley se rapproche alors du  mouvement régionaliste,  un groupe d'artistes actif du début au milieu du 20ème siècle et  qui a tenté de représenter un" art américain différent ". Il a continué à peindre dans le Maine, jusqu'à son décès en 1943. Hartley a trouvé un expressionnisme original et très personnel qui donne toute sa mesure non pas tant dans ses natures mortes (assez rares) que dans les peintures des paysages austères et tourmentés du Maine qu'il a  merveilleusement peint. 

vendredi 6 juin 2014

Balthasar van der Ast (1593-1657)

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Balthasar van der Ast (1593-1657)
Still life with shells, c. 1640
 Museum Boijmans van Beuningen,  Rotterdam.

Balthasar van der Ast est un peintre néerlandais qui est un des maîtres de l'âge d'or de la peinture hollandaise et notamment dans le domaine des natures mortes et souvent des natures mortes avec coquillages comme ici.  Les collections publiques françaises conservent plusieurs œuvres de de Balthasar van der Ast, les musées du Nord de la France (Lille, Arras  Calais, Douai) étant, dans ce domaine, mieux dotés que les autres à l'exception du musée du Louvre,
A propos de Balthasar van der Ast, on peut lire dans le Petit Larousse de la peinture (tome 1, p. 84, Paris 1979) : « Curieux de perspective, exécutant raffiné, sensible à l'éclat des tons comme aux nuances de la lumière, préoccupé de recherches décoratives parfois très proches de celles des Flamands  Snyders et Adriaen Van Utrecht, il a joué un rôle déterminant dans l'évolution de la nature morte néerlandaise en accordant la même importance aux considérations picturales et au simple naturalisme. J. D. de Heem, son disciple, et plus tard J. Van Huysum lui devront beaucoup. »

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jeudi 5 juin 2014

Balthasar van der Ast (1593-1657)






Balthasar van der Ast (1593-1657)
Panier de fruits avec porcelaines (1622)

Balthasar van der Ast est un peintre néerlandais qui est un des maîtres de l'âge d'or de la peinture hollandaise et notamment dans le domaine des natures mortes et souvent des natures mortes avec coquillages.  Les collections publiques françaises conservent plusieurs œuvres de de Balthasar van der Ast, les musées du Nord de la France (Lille, Arras  Calais, Douai) étant, dans ce domaine, mieux dotés que les autres à l'exception du musée du Louvre,
A propos de Balthasar van der Ast, on peut lire dans le Petit Larousse de la peinture (tome 1, p. 84, Paris 1979) : « Curieux de perspective, exécutant raffiné, sensible à l'éclat des tons comme aux nuances de la lumière, préoccupé de recherches décoratives parfois très proches de celles des Flamands  Snyders et Adriaen Van Utrecht, il a joué un rôle déterminant dans l'évolution de la nature morte néerlandaise en accordant la même importance aux considérations picturales et au simple naturalisme. J. D. de Heem, son disciple, et plus tard J. Van Huysum lui devront beaucoup. »

mercredi 4 juin 2014

Charles Bird King (1785-1862)




Charles Bird King (1785-1862)
Still Life on a Green Table Cloth (1815)
Museum of Fine Arts, Boston.

Le peintre américain Charles Bird King (est plus connu pour ses portraits de notables et de grands  chefs indiens que pour ses natures mortes, un genre qu'il affectionnait particulièrement mais qui ne lui permettait pas de gagner  aussi bien sa vie qu'en peignant des portraits de célébrités.
Son penchant pour les natures mortes  trouve son origine dans son séjour londonien qui dura sept ans, soit assez de temps pour se familiariser avec les grands maîtres hollandais des 16e et 17e siècle  alors très en vogue dans les hautes sphères culturelles londoniennes. Pendant ses études à l'Académie royale, il est probable que, King ait pu étudier et copier tout à son aise les chefs d'oeuvres hollandais des collections royale britanniques et s'en inspirer pour ses futures propres oeuvres, toute d'une technique absolument parfaite, comme celle ci par exemple.
Alors qu'il a réalisé un  nombre non négligeables  de chef d'oeuvres de la nature morte comme celui ci , King  fut surtout célèbre pour ses portraits  et surtout pour ses nombreux portraits d'Amérindiens, commandées par le gouvernement fédéral. Les commandes gouvernementales incluent des portraits de héros de guerre américain, et des portraits de l'élite politique peu de temps avant que la photographie ne détrône le genre du portrait peint.  Un grand nombre de ses oeuvres disparurent cependant dans le grand incendie du Smithsonian Institue de Washington où elles étaient conservées. 



mardi 3 juin 2014

William Nicholson (1872-1949) - Still life in the kitchen



William Nicholson (1872-1949)
Still life in the kitchen (1904)

Le peintre britannique William Nicholson (1872-1949)  est surtout connu pour les illustrations qu'il a réalisées pour des livres destinés à la jeunesse. Il illustra ainsi notamment Peter Pan de J.M. Barrie. au tournant du 20e siècle. A partir de 1900, encouragé et protégé par Whistleril se consacre à la peinture et commence d'exposer ses premières toiles, essentiellement des portraits, des natures mortes  et des paysages. Et ce fut une très grande réussite !

dimanche 1 juin 2014

Henri Matisse (1869-1954) - Nature morte avec bénitier




Henri Matisse (1869-1954)
Nature morte avec "bénitier", chocolatière, tasse, cruche et pommes

Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme figure majeure du 20e siècle, a peint tout au long de sa vie, un très grand nombre de Natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées.  Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée eau Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97.