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mardi 27 décembre 2022

Chaïm Soutine (1893-1943) - Nature morte avec une Raie



Chaïm Soutine (1893-1943) Nature morte avec une Raie, 1924 Huile sur toile, 81 x 110 cm The MET , New-York



Chaïm Soutine (1893-1943)
Nature morte avec une Raie, 1924
Huile sur toile, 81 x 110 cm
The MET, New-York 

Que voit on ? Un raie éventrée  qui répand ses viscères., dans la grande tradition des natures mortes aux animaux éventrés peintes par Rembrandt, Chardin, Goya, Picasso, etc... Et oui la nature morte n'est pas  uniquement un genre pictural qui cultive les bouquets de fleurs et les jolis objets, quelquefois elle n'hésite  pas à traiter du réel et de la face sombre des hommes. Ici de beaux fruits rouges, gorgés de suc viennent rehausser non sans malice, voir perversité, une triperie sanguinolente, animée par des rouges vibrants, des roses et des violacés du plus bel effet. L'esthétique de la laideur  dans tout l’éclat de son paradoxe. Et donc joyeuses fêtes de d'années, amies et amis fidèles à ce blogs depuis 12 ans...déjà !


Rappel biographique : Le peintre français d'origine biélorusse Chaïm Soutine a développé une technique de peinture très qui utilise une palette de couleurs éclatantes et tourmentées tout en se situant dans une mode expressionniste avant la lettre qui a pu peut parfois, dans ses portraits, rappeler le style d'Egon Schiele. Il est l'un des peintres majeurs rattachés, à ce qu'on appelle l'École de Paris avec Modgliani et Chagall et sans doute le personnage le plus extravagant de la bande. Dans le domaine des natures mortes, Soutine a commencé par traiter (avant la première guerre mondiale) des sujets assez banals (Nature morte a la pipe ou Nature morte à la Soupière) puis se consacre surtout à la représentation des animaux et en particulier des animaux écorchés ou éventrés qu’il prend comme modèle. Ces visions morbides issues de son enfance hanteront une bonne part de sa peinture, comme la série des carcasses de bœufs et celle des volailles (dindons, poulets, lapin etc...). Les voisins, horrifiés par les cadavres d’animaux qu’il conserve dans son atelier et les poissons qu'il laissent plusieurs jours à l'air libre avant de les peindre, se plaignent des odeurs qui émanent de son atelier. Visiblement seules es natures mortes à sujets de fleurs échappent à cette règle (Glaïeuls (1919) et Le Vase de fleurs (1918).
Pendant la Seconde guerre mondiale Soutine, traqué puisque juif, mène une vie clandestine, retournant souvent à Paris pour se faire soigner d'un ulcère récidivent. Bien que conscient du danger auquel il s’expose, il n'a jamais fait ou même tenter de faire les démarches nécessaires pour fuir la France. Suite à une dénonciation, il se réfugie près de Tours, avec sa nouvelle liaison, Marie-Berthe Aurenche, ex épouse de Max Ernst. Le 31 juillet 1943, il est fiévreux et doit être hospitalisé. Avant d’être transporté, il se rend à son atelier et brûle ses toiles. À l’hôpital de Chinon, on le dirige vers une clinique parisienne. Les contrôles de la France occupée doivent être évités et le voyage se révèle plus long que prévu. Opéré sept jours après son arrivée, il meurt deux jours après l'opération.
Au cimetière du Montparnasse, rien ne fut gravé sur la tombe avant la fin de la guerre. Pablo Picasso fut l'un des rares à suivre son enterrement. Malgré des interruptions plus ou moins longues, Chaïm Soutine a beaucoup peint et beaucoup détruit ses œuvres et ce jusqu’à la fin de sa vie.

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2022 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

mardi 26 mai 2020

Chaïm Soutine (1893-1943) - Glaïeuls




Chaïm Soutine (1893-1943)
Glaïeuls, 1919
Huile sur toile, 55.2 x 38.3 cm
Collection Privée (via Christie's)

Que voit on ?  Celui qui avait la réputation de faire profession de mal peindre et de le revendiquer  donne dans cette nature motre un bek exemple de son art !!!   A défaut d'être sensible à ses provocations picturales  et à ce style qu'il qualifiait lui même de "bâclé" , on se laissera séduire  par la  la vivacité et l'éclat de ces rouges splendides...

Rappel biographique : Le peintre français d'origine biélorusse Chaïm Soutine a développé une technique de peinture très qui utilise une palette de couleurs éclatantes et tourmentées tout en se situant dans une mode expressionniste avant la lettre qui a pu peut parfois, dans ses portraits, rappeler le style d' Egon Schiele. Il est l'un des peintres majeurs rattachés, à ce qu'on appelle l'École de Paris avec Modgliani et Chagall et sans doute le personnage le plus extravagant de la bande.  Dans le domaine des natures mortes, Soutine a commencé par traiter (avant la première guerre mondiale) des sujets assez banals (Nature morte a la pipe ou Nature morte à la Soupière) puis se consacre surtout à la représentation des animaux et en particulier des animaux écorchés ou éventrés qu’il prend comme modèle. Ces visions morbides issues de son enfance hanteront une bonne part de sa peinture, comme la série des carcasses de bœufs et celle des volailles (dindons, poulets, lapin etc...). Les voisins, horrifiés par les cadavres d’animaux qu’il conserve dans son atelier et les poissons qu'il laissent plusieurs jours à l'air libre avant de les peindre, se plaignent des odeurs qui émanent de son atelier. Visiblement seules es natures mortes à sujets de fleurs échappent à cette règle (Glaïeuls (1919) et Le Vase de fleurs (1918).
Pendant la Seconde guerre mondiale Soutine, traqué puisque juif, mène une vie clandestine, retournant souvent à Paris pour se faire soigner d'un ulcère récidivent. Bien que conscient du danger auquel il s’expose, il n'a jamais fait ou même tenter de faire les démarches nécessaires pour fuir la France. Suite à une dénonciation, il se réfugie près de Tours, avec sa nouvelle liaison, Marie-Berthe Aurenche, ex épouse de Max Ernst. Le 31 juillet 1943, il est fiévreux et doit être hospitalisé. Avant d’être transporté, il se rend à son atelier et brûle ses toiles. À l’hôpital de Chinon, on le dirige vers une clinique parisienne. Les contrôles de la France occupée doivent être évités et le voyage se révèle plus long que prévu. Opéré sept jours après son arrivée, il meurt deux jours après l'opération.
Au cimetière du Montparnasse, rien ne fut gravé sur la tombe avant la fin de la guerre. Pablo Picasso fut l'un des rares à suivre son enterrement. Malgré des interruptions plus ou moins longues, Chaïm Soutine a beaucoup peint et beaucoup détruit ses œuvres et ce jusqu’à la fin de sa vie.

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vendredi 29 mars 2019

Chaïm Soutine (1893-1943) - Poissons, poivrons et oignons



Chaïm Soutine (1893-1943)
Poissons, poivrons et oignons, c. 1919. 
Oil on canvas, (60 x 73.5 cm) 
Barnes Foundation 

Que voit on ?  Ce sont les poivrons rouges sur leur assiette blanche qui éclairent définitivement cette composition assez sombre  où tout - même les poteries -  semble déliquescent et en voie d'effondrement.  Et dans la réalité de l'atelier de Soutine cela l'était vraiment... à un point que l'on imagine mal puisqu'il  était connu pour laisser pourrir les poissons avant de les peindre ! Les plaintes régulières  de ses voisins - y compris ses voisins-peintres d'atelier - sur les odeurs nauséabondes que ces compositions répandaient, n'y firent  jamais rien  !  On peut même imaginer que les ondulations perceptibles dans cette toile sont une façon de rendre l'odeur de décomposition qui se dégageaient de ses poissons.  En résumé on peut dire que Soutine inventa la nature morte qui pue !  A l'image du monde qui l'entourait !  En voilà un au moins qui ne serait pas déçu par notre époque...

Rappel biographique : Le peintre français d'origine biélorusse Chaïm Soutine a développé une technique de peinture très qui utilise une palette de couleurs éclatantes et tourmentées tout en se situant dans une mode expressionniste avant la lettre qui a pu peut parfois, dans ses portraits, rappeler le style d' Egon Schiele. Il est l'un des peintres majeurs rattachés, à ce qu'on appelle l'École de Paris avec Modgliani et Chagall et sans doute le personnage le plus extravagant de la bande.  
Dans le domaine des natures mortes, Soutine a commencé par traiter (avant la première guerre mondiale) des sujets assez banals (Nature morte a la pipe ou  Nature morte à la Soupière) puis se consacre surtout  à la représentation des animaux et en particulier des animaux écorchés ou éventrés qu’il prend comme modèle. Ces visions morbides issues de son enfance hanteront une bonne part de sa peinture, comme la série des carcasses de bœufs et celle des volailles (dindons, poulets, lapin etc...). Les voisins, horrifiés par les cadavres d’animaux qu’il conserve dans son atelier et les poissons qu'il laissent  plusieurs jours à l'air libre avant de les peindre, se plaignent des odeurs qui émanent de son atelier. Visiblement seules es natures mortes à sujets de  fleurs échappent à cette règle  (Glaïeuls (1919) et Le Vase de fleurs (1918).  
Pendant la Seconde guerre mondiale Soutine, traqué puisque juif, mène une vie clandestine, retournant souvent à Paris pour se faire soigner d'un ulcère récidivent. Bien que conscient du danger auquel il s’expose, il n'a jamais fait ou même tenter de faire les démarches nécessaires pour fuir la France. Suite à une dénonciation, il se réfugie près de Tours, avec sa nouvelle liaison, Marie-Berthe Aurenche, ex épouse de Max Ernst.  Le 31 juillet 1943, il est fiévreux et doit être hospitalisé. Avant d’être transporté, il se rend à son atelier et brûle ses toiles. À l’hôpital de Chinon, on le dirige vers une clinique parisienne. Les contrôles de la France occupée doivent être évités et le voyage se révèle plus long que prévu. Opéré sept jours  après son arrivée, il meurt deux jours après l'opération.
Au cimetière du Montparnasse, rien ne fut gravé sur la tombe avant la fin de la guerre. Pablo Picasso fut l'un des rares à suivre son enterrement. Malgré des interruptions plus ou moins longues, Chaïm Soutine a beaucoup peint et beaucoup détruit ses oeuvres et ce jusqu’à la fin de sa vie.

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mercredi 19 octobre 2016

Chaïm Soutine (1893-1943) - Dindon et tomates


Chaïm Soutine (1893 - 1943), 
Dindon et tomates  (1923-1924) 
Coll. Jean Walter et Paul Guillaume 
Musée de l'Orangerie, Paris

 Que voit-on ?  Présenté en hauteur sur ce que l'on imagine être un table à gibier en marbre, un dindon partiellement déplumé dont on aperçoit la tête et le bec en haut du cadre et les pattes en bas à droite, les chairs de l'animal donnant au peintre l'opportunité d'une étude de couleurs qui vont du blanc gris du cou pelé au jaune sanguinolent du corps.  Une généreuse grappe de tomates charnue ponctue la composition sur la droite dans le bas du cadre.  


Rappel biographique :
 Le 
peintre français d'origine biélorusse Chaïm Soutine a développé une technique de peinture très qui utilise une palette de couleurs éclatantes et tourmentées tout en se situant dans une mode expressionniste avant la lettre qui a pu peut parfois, dans ses portraits, rappeler le style d' Egon Schiele. Il est l'un des peintres majeurs rattachés, à ce qu'on appelle l'École de Paris avec Modgliani et Chagall  et sans doute le personnage le plus extravagant de la bande.  
Dans le domaine des natures mortes, Soutine a commencé par traiter (avant la première guerre mondiale) des sujets assez banals (Nature morte a la pipe ou  Nature morte à la Soupière) puis se consacre surtout  à la représentation des animaux et en particulier des animaux écorchés ou éventrés qu’il prend comme modèle. Ces visions morbides issues de son enfance hanteront une bonne part de sa peinture, comme la série des carcasses de bœufs et celle des volailles (dindons, poulets, lapin etc...). Les voisins, horrifiés par les cadavres d’animaux qu’il conserve dans son atelier et les poissons qu'il laissent  plusieurs jours à l'air libre avant de les peindre, se plaignent des odeurs qui émanent de son atelier. Visiblement les natures mortes à sujets de  fleurs échappent à cette règle  (Glaïeuls (1919) et Le Vase de fleurs (1918).  
Pendant la Seconde guerre mondiale Soutine, traqué puisque juif, mène une vie clandestine, retournant souvent à Paris pour se faire soigner d'un ulcère récidivent. Bien que conscient du danger auquel il s’expose, il n'a jamais fait ou même tenter de faire les démarches nécessaires pour fuir la France. Suite à une dénonciation, il se réfugie près de Tours, avec sa nouvelle liaison, Marie-Berthe Aurenche, ex épouse de Max Ernst.  Le 31 juillet 1943, il est fiévreux et doit être hospitalisé. Avant d’être transporté, il se rend à son atelier et brûle ses toiles. À l’hôpital de Chinon, on le dirige vers une clinique parisienne. Les contrôles de la France occupée doivent être évités et le voyage se révèle plus long que prévu. Opéré sept jours  après son arrivée, il meurt deux jours après l'opération.
Au cimetière du Montparnasse, rien ne fut gravé sur la tombe avant la fin de la guerre. Pablo Picasso fut l'un des rares à suivre son enterrement. Malgré des interruptions plus ou moins longues, Chaïm Soutine a beaucoup peint et beaucoup détruit ses oeuvres et ce jusqu’à la fin de sa vie.

mardi 2 février 2016

Chaïm Soutine (1893-1943) - Nature morte au faisan



Chaïm Soutine (1893-1943)
Nature morte au faisan (1924)
Musée de l'Orangerie, Paris
Coll. Jean Walter et Paul Guillaume

Que voit-on ? Posé sur un table, un faisan gisant dans un  torchon  blanc déplié et taché de traces jaune qui figurent sans doute l'état d'avancement du gibier. Soutine dans son style si particulier a conservé les plumes et la parure de l'animal qu'il s'applique à rendre en circonvolutions abstraites et colorées. Ce cadavre d'animal, contrairement a beaucoup d'autres qu'il a peint, n'est pas éventré. Un gros piment rouge posé en plein milieu du torchon blanc (et du cadre )évoque à peine une tache de sang indélébile. Une saucière blanche disposée dans le fond de la toile est liée à la blancheur du torchon par une cuillère en bois au manche interminable.  Le torchon lui-même avec ses taches et ses empreintes finit par former à lui seul une très interessante composition abstraite..

Rappel biographique : Le peintre français d'origine biélorusse Chaïm Soutine a développé une technique de peinture très qui utilise une palette de couleurs éclatantes et tourmentées tout en se situant dans une mode expressionniste avant la lettre qui a pu peut parfois, dans ses portraits, rappeler le style d' Egon Schiele. Il est l'un des peintres majeurs rattachés, à ce qu'on appelle l'École de Paris avec Modgliani et Chagall  et sans doute le personnage le plus extravagant de la bande.  
Dans le domaine des natures mortes, Soutine a commencé par traiter (avant la première guerre mondiale) des sujets assez banals (Nature morte a la pipe ou  Nature morte à la Soupière) puis se consacre surtout  à la représentation des animaux et en particulier des animaux écorchés ou éventrés qu’il prend comme modèle. Ces visions morbides issues de son enfance hanteront une bonne part de sa peinture, comme la série des carcasses de bœufs et celle des volailles (dindons, poulets, lapin etc...). Les voisins, horrifiés par les cadavres d’animaux qu’il conserve dans son atelier et les poissons qu'il laissent  plusieurs jours à l'air libre avant de les peindre, se plaignent des odeurs qui émanent de son atelier. Visiblement les natures mortes à sujets de  fleurs échappent à cette règle  (Glaïeuls (1919) et Le Vase de fleurs (1918).  
Pendant la Seconde guerre mondiale Soutine, traqué puisque juif, mène une vie clandestine, retournant souvent à Paris pour se faire soigner d'un ulcère récidivent. Bien que conscient du danger auquel il s’expose, il n'a jamais fait ou même tenter de faire les démarches nécessaires pour fuir la France. Suite à une dénonciation, il se réfugie près de Tours, avec sa nouvelle liaison, Marie-Berthe Aurenche, ex épouse de Max Ernst.  Le 31 juillet 1943, il est fiévreux et doit être hospitalisé. Avant d’être transporté, il se rend à son atelier et brûle ses toiles. À l’hôpital de Chinon, on le dirige vers une clinique parisienne. Les contrôles de la France occupée doivent être évités et le voyage se révèle plus long que prévu. Opéré sept jours  après son arrivée, il meurt deux jours après l'opération.


Au cimetière du Montparnasse, rien ne fut gravé sur la tombe avant la fin de la guerre. Pablo Picasso fut l'un des rares à suivre son enterrement. Malgré des interruptions plus ou moins longues, Chaïm Soutine a beaucoup peint et beaucoup détruit ses oeuvres et ce jusqu’à la fin de sa vie.

jeudi 17 septembre 2015

Chaïm Soutine (1893-1943) - Nature morte aux poissons



Chaïm Soutine (1893-1943)
Nature morte aux poissons
Collection privée

Que voit-on ? Une série de poissons séchés, parmi lesquels des harengs, que Soutine a peint à de très nombreuses reprises.  Les poissions sont entassés et serrés dans un plat qui semble être en céramique vernissée. Ce genre de nature morte que Soutine peignait toujours d'après modèle, firent partie de celles qui avaient poussé les voisins du peintre à porter plainte contre lui, à cause de l'odeur pestilentielle qu'ils dégageaient.

Rappel biographique : Le peintre français d'origine biélorusse Chaïm Soutine a développé une technique de peinture très qui utilise une palette de couleurs éclatantes et tourmentées tout en se situant dans une mode expressionniste avant la lettre qui a pu peut parfois, dans ses portraits, rappeler le style d' Egon Schiele. Il est l'un des peintres majeurs rattachés, à ce qu'on appelle l'École de Paris avec Modgliani et Chagall  et sans doute le personnage le plus extravagant de la bande.  
Dans le domaine des natures mortes, Soutine a commencé par traiter (avant la première guerre mondiale) des sujets assez banals (Nature morte a la pipe ou  Nature morte à la Soupière) puis se consacre surtout  à la représentation des animaux et en particulier des animaux écorchés ou éventrés qu’il prend comme modèle. Ces visions morbides issues de son enfance hanteront une bonne part de sa peinture, comme la série des carcasses de bœufs et celle des volailles (dindons, poulets, lapin etc...). Les voisins, horrifiés par les cadavres d’animaux qu’il conserve dans son atelier et les poissons qu'il laissent  plusieurs jours à l'air libre avant de les peindre, se plaignent des odeurs qui émanent de son atelier. Visiblement les natures mortes à sujets de  fleurs échappent à cette règle  (Glaïeuls (1919) et Le Vase de fleurs (1918).  
Pendant la Seconde guerre mondiale Soutine, traqué puisque juif, mène une vie clandestine, retournant souvent à Paris pour se faire soigner d'un ulcère récidivent. Bien que conscient du danger auquel il s’expose, il n'a jamais fait ou même tenter de faire les démarches nécessaires pour fuir la France. Suite à une dénonciation, il se réfugie près de Tours, avec sa nouvelle liaison, Marie-Berthe Aurenche, ex épouse de Max Ernst.  Le 31 juillet 1943, il est fiévreux et doit être hospitalisé. Avant d’être transporté, il se rend à son atelier et brûle ses toiles. À l’hôpital de Chinon, on le dirige vers une clinique parisienne. Les contrôles de la France occupée doivent être évités et le voyage se révèle plus long que prévu. Opéré sept jours  après son arrivée, il meurt deux jours après l'opération.
Au cimetière du Montparnasse, rien ne fut gravé sur la tombe avant la fin de la guerre. Pablo Picasso fut l'un des rares à suivre son enterrement. Malgré des interruptions plus ou moins longues, Chaïm Soutine a beaucoup peint et beaucoup détruit ses oeuvres et ce jusqu’à la fin de sa vie.

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