Affichage des articles dont le libellé est Bernard Lorjou (1908-1986). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bernard Lorjou (1908-1986). Afficher tous les articles

mercredi 31 mai 2023

Bernard Lorjou (1908-1986) - Nature morte aux fruits


Bernard Lorjou (1908-1986) Nature morte aux fruits Collection privée.


Bernard Lorjou (1908-1986)
Nature morte aux fruits, 1967
Collection privée. 

 Que voit on ?  Dans le style toujours vif qui est le sien (certains diront "agressif"!) Lorjou donne ici une de ses plus flamboyantes natures mortes. des années 60.  A gauche : une pastèque, un citron et une pomme verte sur un entablement blanc .A droite  :un pot contenant deux fleurs.  Un petit chef d'œuvre totalement laissé dans l'ombre au 21e siècle... comme son auteur lui-même d'ailleurs qu'une malédiction semble avoir frappé   !

Rappel biographique :  Bernard Lorjou est un peintre français qui a bénéficié de son vivant d'une importante notoriété et qui a été totalement oublié depuis son décès. Tant mieux diront certains ! Pendant les années 1950, il est, avec Bernard Buffet, Jean Carzou et Alfred Manessier l'un des peintres français les plus cités et les plus célèbres d'alors. Dans les années 1920, alors qu'il fréquente les anarchistes du Libertaire, il découvre l'oeuvre d'Edouard Manet et veut devenir peintre. En 1925, il entre à l'atelier de dessin François Ducharne, où il devient maquettiste et dessinateur en soierie. Plus tard, ses créations dans ce domaine habillent des célébrités comme la duchesse de Windsor ou Marlène Dietrich. Puis sans en avoir jamais suivi de cours  de beaux arts pour apprendre son métier ou même l'histoire de l'art, il  devient peintre de façon autodidacte et il fonde le mouvement anti-abstrait « L'Homme témoin de son temps ». La première exposition du groupe a lieu а Paris en 1948. La même année, il partage avec Bernard Buffet le Prix de la critique. Ce dernier participe à la seconde exposition de l'Homme témoin en 1949. La troisième et dernière a lieu en novembre 1962 devant une assistance très clairsemée. En 1953, il rencontre Domenica Walter-Guillaume qui le met en relation avec le marchand d'art Georges Wildenstein,  Edgar Faure, Arthur Honegger et d'autres personnalités très influentes dans ces années là.
Farouche adversaire de l'art abstrait, Lorjou le qualifia dans une lettre ouverte au président de la République de façon pour le moins"  réactionnaire" « d'imbécile, apatride, vide, art de dégénéré… devenu par la volonté de votre ministre de la Culture, l'ART officiel français ». Le ministre en question n'était autre qu'André Malraux qui n'apprécia que très moyennement !
Personnage irascible, fantasque et peu sympathique,  Lorjou fait circuler en 1977 une pétition pour la défense de l'Art français et contre le Centre Beaubourg qu'il n'hésite pas à qualifier de Centre de Merde parce qu'il représente pour lui cet art officiel qu'il exècre particulièrement.
D'un style onirique figuratif, il est souvent considéré par la critique comme un expressionniste tardif. Artiste autodidacte, il s'était  définit lui-même comme « la bête noire » des conservateurs de musées. Ses excès langagiers et sa pensée souvent aigre lui garantissent un purgatoire qui durera longtemps !
 

 _______________________

2023 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

mercredi 18 avril 2018

Bernard Lorjou (1908-1986) - Nature morte à la coupe de fruits


Bernard Lorjou (1908-1986) Nature morte à la coupe de fruits Collection privée



Bernard Lorjou (1908-1986)
Nature morte à la coupe de fruits
Collection privée

Rappel biographique :  Bernard Lorjou est un peintre français qui a bénéficié de son vivant d'une importante notoriété et qui a été totalement oublié depuis son décès. Tant mieux diront certains !  Ses excès langagiers et sa pensée souvent aigre lui garantissent un purgatoire qui durera longtemps ! Artiste autodidacte, il s'était  définit lui-même comme « la bête noire » des conservateurs de musées. et fut dans les années 1950, avec Bernard Buffet, Jean Carzou et Alfred Manessier l'un des peintres français les plus cités et les plus célèbres d'alors.
Dans les années 1920, alors qu'il fréquente les anarchistes du Libertaire, il découvre l'oeuvre d'Edouard Manet et veut devenir peintre. En 1925, il entre à l'atelier de dessin François Ducharne, où il devient maquettiste et dessinateur en soierie. Plus tard, ses créations dans ce domaine habillent des célébrités comme la duchesse de Windsor ou Marlène Dietrich. Puis, sans en avoir jamais suivi de cours de beaux arts pour apprendre son métier ou même d'histoire de l'art, il devient peintre et il fonde le mouvement anti-abstrait « L'Homme témoin de son temps ». La première exposition du groupe a lieu à Paris en 1948. La même année, il partage avec Bernard Buffet le Prix de la critique. Ce dernier participe à la seconde exposition de l'Homme témoin... en 1949. La troisième et dernière a lieu en novembre 1962 devant une assistance très clairsemée. En 1953, il rencontre Domenica Walter-Guillaume qui le met en relation avec le marchand d'art Georges Wildenstein, Edgar Faure, Arthur Honegger et d'autres personnalités très influentes dans ces années là.
Farouche adversaire de l'art abstrait, Lorjou le qualifia dans une lettre ouverte au Président de la République de façon pour le moins"  réactionnaire" « d'imbécile, apatride, vide, art de dégénéré… devenu par la volonté de votre ministre de la Culture, l'ART officiel français ».
Le ministre en question n'était autre qu'André Malraux qui n'apprécia que très moyennement !
Personnage irascible, fantasque et, il faut le dire,  peu sympathique, Lorjou fit circuler en 1977 une Pétition pour la défense de l'Art français et contre le Centre Pompidou qu'il n'hésita pas à qualifier ce qui allait devenir une Institution de l'art contemporain, de " Centre de Merde " parce qu'il représentait pour lui cet art officiel qu'il exécrait particulièrement.
Son style pictutral onirique figuratif est souvent considéré par la critique comme expressionniste tardif.

_______________________

2018 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

samedi 26 août 2017

Bernard Lorjou (1908-1986) - Nature-morte à la pastèque et à la verseuse


Bernard Lorjou (1908-1986) Nature-morte à la pastèque et à la verseuse.


Bernard Lorjou (1908-1986)
Nature-morte à la pastèque et à la verseuse.

Que voit on ?  Sur une entablement carré gris: une tranche de pastèque présentée sur un plat oval en porcelaine blanche et une verseuse dans laquelle quelques fleurs ont été posées. Une grande fraicheur de coloris arrangés ur un fond bleu très estival. Présent également sur cette image diverses filigranes et contremarques censées protéger les droits d'auteurs et qui en réalité de nature complètement l'image.... 

Rappel biographique :  Bernard Lorjou est un peintre français qui a bénéficié de son vivant d'une importante notoriété et qui a été totalement oublié depuis son décès. Tant mieux diront certains ! Pendant les années 1950, il est, avec Bernard Buffet, Jean Carzou et Alfred Manessier l'un des peintres français les plus cités et les plus célèbres d'alors. Dans les années 1920, alors qu'il fréquente les anarchistes du Libertaire, il découvre l'oeuvre d'Edouard Manet et veut devenir peintre. En 1925, il entre à l'atelier de dessin François Ducharne, où il devient maquettiste et dessinateur en soierie. Plus tard, ses créations dans ce domaine habillent des célébrités comme la duchesse de Windsor ou Marlène Dietrich. Puis sans en avoir jamais suivi de cours  de beaux arts pour apprendre son métier ou même l'histoire de l'art, il  devient peintre de façon autodidacte et il fonde le mouvement anti-abstrait « L'Homme témoin de son temps ». La première exposition du groupe a lieu а Paris en 1948. La même année, il partage avec Bernard Buffet le Prix de la critique. Ce dernier participe à la seconde exposition de l'Homme témoin en 1949. La troisième et dernière a lieu en novembre 1962 devant une assistance très clairsemée. En 1953, il rencontre Domenica Walter-Guillaume qui le met en relation avec le marchand d'art Georges Wildenstein,  Edgar Faure, Arthur Honegger et d'autres personnalités très influentes dans ces années là.
Farouche adversaire de l'art abstrait, Lorjou le qualifia dans une lettre ouverte au président de la République de façon pour le moins"  réactionnaire" « d'imbécile, apatride, vide, art de dégénéré… devenu par la volonté de votre ministre de la Culture, l'ART officiel français ». Le ministre en question n'était autre qu'André Malraux qui n'apprécia  que très moyennement !
 Personnage irascible, fantasque, et peu sympathique,  Lorjou fait circuler en 1977 une pétition pour la défense de l'Art français et contre le Centre Beaubourg qu'il n'hésite pas à qualifier de Centre de Merde parce qu'il représente pour lui cet art officiel qu'il exècre particulièrement.
D'un style onirique figuratif, il est souvent considéré par la critique comme un expressionniste tardif. Artiste autodidacte, il s'était  définit lui-même comme « la bête noire » des conservateurs de musées. Ses excès langagiers et sa pensée souvent aigre lui garantissent un purgatoire qui durera longtemps !
 
_______________________

2017 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau 

mardi 13 décembre 2016

Bernard Lorjou (1908-1986) - Nature morte aux fruits


Bernard Lorjou (1908-1986) Nature morte aux fruits Collection privée


Bernard Lorjou (1908-1986)
Nature morte aux fruits
Collection privée

Que voit on ?  Posé sur un entablement  jaune et noir, devant un fond sombre où domine le bleu, un grand compotier rempli de 3 fruits (pommes?) occupe toute la hauteur de la composition alors qu'un petit saladier noir contenant une pomme rouge et une orange (ou une pêche ?) occupe la partie gauche, comme souligné par le revêtement jaune et noire de la table.  Un "colorisme" forcené et peut être décoratif mais qui n'empêche pas cette nature de transporter quelque chose de mystérieux et de mélancolique.

Rappel biographique :  Bernard Lorjou est un peintre français qui a bénéficié de son vivant d'une importante notoriété et qui a été totalement oublié depuis son décès. Tant mieux diront certains ! Pendant les années 1950, il est, avec Bernard Buffet, Jean Carzou et Alfred Manessier l'un des peintres français les plus cités et les plus célèbres d'alors. Dans les années 1920, alors qu'il fréquente les anarchistes du Libertaire, il découvre l'oeuvre d'Edouard Manet et veut devenir peintre. En 1925, il entre à l'atelier de dessin François Ducharne, où il devient maquettiste et dessinateur en soierie. Plus tard, ses créations dans ce domaine habillent des célébrités comme la duchesse de Windsor ou Marlène Dietrich. Puis sans en avoir jamais suivi de cours  de beaux arts pour apprendre son métier ou même l'histoire de l'art, il  devient peintre de façon autodidacte et il fonde le mouvement anti-abstrait « L'Homme témoin de son temps ». La première exposition du groupe a lieu а Paris en 1948. La même année, il partage avec Bernard Buffet le Prix de la critique. Ce dernier participe à la seconde exposition de l'Homme témoin en 1949. La troisième et dernière a lieu en novembre 1962 devant une assistance très clairsemée. En 1953, il rencontre Domenica Walter-Guillaume qui le met en relation avec le marchand d'art Georges Wildenstein,  Edgar Faure, Arthur Honegger et d'autres personnalités très influentes dans ces années là.
Farouche adversaire de l'art abstrait, Lorjou le qualifia dans une lettre ouverte au président de la République de façon pour le moins"  réactionnaire" « d'imbécile, apatride, vide, art de dégénéré… devenu par la volonté de votre ministre de la Culture, l'ART officiel français ». Le ministre en question n'était autre qu'André Malraux qui n'apprécia  que très moyennement !
 Personnage irascible, fantasque, et peu sympathique,  Lorjou fait circuler en 1977 une pétition pour la défense de l'Art français et contre le Centre Beaubourg qu'il n'hésite pas à qualifier de Centre de Merde parce qu'il représente pour lui cet art officiel qu'il exècre particulièrement.
D'un style onirique figuratif, il est souvent considéré par la critique comme un expressionniste tardif. Artiste autodidacte, il s'était  définit lui-même comme « la bête noire » des conservateurs de musées. Ses excès langagiers et sa pensée souvent aigre lui garantissent un purgatoire qui durera longtemps !

_______________________

2016 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau