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vendredi 15 juillet 2022

René Magritte (1898-1967) - The Survivor ( Le Survivant)

René Magritte (1898-1967) The Survivor ( Le Survivant),1950 Oil on canvas 80 × 60.3 cm Menil Collection, Houston, Texas.



René Magritte (1898-1967)
The Survivor ( Le Survivant),1950
Oil on canvas 80 × 60.3 cm
Menil Collection, Houston, Texas. 


Que voit on ?  Un fusil ensanglanté et laissant dégouliner le sang adossé contre des lambris parfaitement peints en beige, et reposant sur la parquet  d'un appartement bourgeois ou d'un château. Le papier peint au-dessus du lambris, quant à lui, compte fleurette.   Mai,  me direz vous,  depuis quand la représentation d'un fusil adossé contre un mur peut elle eêre  considérée comme une nature morte ? Et bien depuis Magritte justement !

Rappel Biographique : René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge et sans doute l'un des plus grands peintres du 20e siècle. La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « Je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales. L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole.

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2022 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

lundi 3 janvier 2022

René Magritte (1898 - 1967) - Variante de la Tristesse

René Magritte (1898 - 1967) Variante de la Tristesse, Huile sur toile Perth Fine Art Museum



René Magritte (1898 - 1967)
Variante de la Tristesse,
Huile sur toile
Perth Fine Art Museum 

 Que voit on ?  Une composition  qui représente une poule regardant un œuf dans un coquetier rose sur fond de paysage de montagne à l'aurore !  Son œuf ? Sans doute ! sinon pourquoi serait elle triste ?


Rappel Biographique : René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge. La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « Je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales. L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole.

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lundi 3 mai 2021

René Magritte (1898-1967) - Le prêtre marié

 

René Magritte (1898-1967) Le prêtre marié, 1960 , peintre belge, surréalisme

René Magritte (1898-1967)
Le prêtre marié, 1960
Collection privée

Que voit on ?  Factuellement une nature mortes représentant deux pommes masquées sur une plage  !  Mais le factuel chez  Magritte peut appeler de multiples interprétations. Ici, Magritte choisit de faire de cette  toile - dont il a produit une autre version dix ans plus tôt où les pommes ne sont plus vertes mais jaunes -  l'illustration d'une nouvelle de Barbey d'Aurevilly en 1865, dans laquelle un prêtre marié et sa fille sont voués à une fin tragique. Les masques humanisent de manière inquiétante les deux fruits, et le ciel nuageux et brouillé en arrière-plan semble souligner le climat angoissant de cette scène de même que les feuilles déchiquetés par endroits par un insecte invisible...

Rappel Biographique : René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge. La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « Je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales. L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole.

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samedi 14 novembre 2020

René Magritte (1898-1967) - La Chambre d'Ecoute


René Magritte (1898-1967)
La Chambre d'Ecoute, 1952
The Menil collection, Houston 

Que voit-on ?  Il y a en réalité deux toiles de Magritte qui porte ce même titre  de La Chambre d'Écoute L'une peinte en 1952 (ci-dessus) et l'autre  réalisée en 1958.  Les deux peintures présentent des pommes vertes identiques (ou presque identiques), mais les placent dans des lieux légèrement différents. Dans la version de 1952, il s'agit d'une chambre avec un  parquet et une fenêtre donnant sur un paysage maritime. Dans la version 1958, il s'agit d'une chambre  en briques grises. Ces deux  peintures traitent du thème  de la pomme  très fréquemment utilisé dans l'œuvre de Magritte  comme dans Les Belles Réalités (1964) ou  Memory of Voyage ( 1952), Le Fils de l'homme (1964) dans laquelle la pomme masque le visage d'un homme au chapeau melon et dans This is not an Apple (1964),en référence à Duchamp.    La Chambre d'Ecoute est aussi aussi l'une des nombreuses toiles de Magritte  à jouer avec le concept d'échelle en juxtaposant des objets normalement de tailles différentes.

Rappel Biographique : René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge. La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « Je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales. L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole.

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mercredi 21 octobre 2020

René Magritte (1898-1967) - Les Valeurs Personnelles

René Magritte (1898-1967) Les Valeurs Personnelles, 1952 San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA)


René Magritte (1898-1967)
Les Valeurs Personnelles, 1952
San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA)

Que voit on ? Il y a beaucoup à dire sur cette grande œuvre de Magritte, qui est bel et bien une nature morte, malgré la confusion volontaire qu'elle provoque (avec succès) chez le spectateur. La modification d’échelle que l 'on voit ici à travers l’agrandissement des objets du quotidien (verre, peigne, allumette, blaireau ou savonnette) a souvent été utilisée par l’artiste pour déstabiliser le spectateur. Cette méthode issue de la théorie des « objets bouleversants » formulée par le surréaliste Paul Nougé, est un moyen parmi d’autres de provoquer chez le spectateur un choc poétique et un sentiment de malaise face à une surréalité voulue. Outre son aspect de quasi "manifeste de la nature morte surréaliste", cette œuvre doit aussi être vue comme emblématique des rapports qu’ont entretenus Magritte et son représentant américain, Alexander Iolas. En 1948, en s’engageant auprès d’Iolas, Magritte s’assure une visibilité à New York à travers une première exposition qui en engendra d’autres. Lorsqu'en 1952l’artiste propose Les valeurs personnelles à Iolas dans une lettre datée du 25 avril, il s'enquiert clairement du goût des Américains pour certaines œuvres et de leur désintérêt pour d’autres.... Celle ci est toujours aujourd'hui la propriété du SFMOMA qui la conserve avec une grande fierté.

Rappel Biographique : René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge. La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « Je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales. L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole.

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lundi 6 avril 2020

René Magritte (1898-1967) - Le leçon des ténèbres

 


René Magritte (1898-1967)
Le leçon des ténèbres, 1956
Gouache sur  papier 19.5 x 25.4 cm
Collection privée

Que voit on  ?  Comme d'habitude chez Magritte, ceci n'est pas une nature morte. Il n'empêche que l'on y voit - exactement comme dans une nature morte - un plateau de pommes posé sur un entablement de bois peint en grisaille  pour évoquer d la pénombre d'une pièce s'ouvrant par une fenêtre sans vitre sur une campagne riante et naïvement colorée avec une grande maison près de laquelle coule une rivière ! Le surréaliste belge ne reculait devant aucun contraste. Au contraire, il cherchait a les accentuer par dessus tout.  Le tour empruntant son tire à des pièces musicales de la  liturgie de la période du Carême !

Rappel Biographique : René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge. La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales. L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole.

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samedi 25 janvier 2020

René Magritte (1898-1967) - Le Plagiat

 


René Magritte (1898-1967)
Le Plagiat, 1960
Collection particulière

Que voit on ? Un bouquet de fleurs dans une vase Medicis à côté d'une nid contenant 3 œufs posés sur un entablement de bois devant un rideau.  L'intérieur du bouquet de fleurs contient ou s'ouvre (selon la perspective que l'on choisie)  sur une surimpression de paysage où triomphe en majesté un cerisier en fleur devant une colline. Qui plagie quoi et qui plagie qui ?  Magritte les maitres anciens avec le motif du bouquet de fleurs et du paysages mais il se  plagie aussi  lui même avec les surimpressions, le nid et le rideau...

Rappel Biographique : René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge. La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales. L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole.

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mardi 11 juin 2019

René Magritte (1898–1967) - La force des choses



René Magritte (1898–1967) 
La force des choses, 1958 
Huile Sur Toile  49.5 × 59.7 cm. 
The Menil Collection, Houston TX 
(Gift of Alexander Iolas).

Que voit on ?  Une nature morte à la  baguette de pain et au verre d'eau flottant dans un ciel serein au- dessus d'u paysage mi-urbain mi-champêtre, le tout tout saisi dans un cadre qui n'est pas sans rappeler  (très fortement ) les dispositifs des compositions de Juan Sanchez Cotan (1561-1521) .. Sinon la question se pose toujours de savoir qui une nature de René Magritte est bien une nature morte? 

Rappel Biographique :  René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge.  La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales.  L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole.
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dimanche 10 février 2019

René Magritte (1898-1967) - Portrait


René Magritte (1898-1967) 
 Portrait, 1935 
Huile sur toile, 73,3 x 50,2 cm
MOMA, New York

Que voit on? Une nature morte bien sûr... en tout cas tous les éléments qui peuvent la composer habituellement  puisqu'il y a là  une assiette, un couteau , une fourchette, un verre vide et une bouteille de vin pleine... Mais il y a aussi cette tranche de jambon dans l'assiette et cet oeil qui scrute le spectateur du fond de la tranche de jambon ! On aura compris que c'est parce que cette nature morte est un portrait... à moins que ce ne soit le contraire.

Rappel Biographique :  René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge.  La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « Je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales.  L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » dit-il.
La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole.

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lundi 10 décembre 2018

René Magritte (1898-1967) - Nature morte au buste en plâtre et fruits



René Magritte (1898-1967)
Nature morte au buste en plâtre et fruits, 1917 
huile sur carton, 1917
Collection privée 

 Que voit on ? On retrouve déjà dans cette composition de jeunesse (très conventionnelle) de Magritte ce qui fera le charme et l'humour de ses futures grandes compositions. Aucun rapport possible entre ce buste et ces deux fruits jaunes (mangues ? poires ? citrons ?  sauf à supposer que les seins du modèles aient soudainement migré sur la gauche de la toile ! La manière  picturale hésite entre le post impressionnisme et l'expressionnisme très éloigné de l'hyperréalisme de ces futures toiles ... c'est ce qui sans doute surprend le plus ici avec la précision descriptive du titre, que Magritte abandonnera très vite par la suite au profit de titres plus sibyllins.

Rappel Biographique :  René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge.  La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales.  L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole. 


2018 - A Still Life Collection 

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lundi 3 septembre 2018

René Magritte (1898-1967) - Memory of a Voyage

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René Magritte (1898-1967)
 Memory of a Voyage, 1952
 Collection privée

Que voit on ? S'agit-il d'une nature morte ? Dans l'esprit du surréaliste qu'est Magritte  : sans doute pas! mais il n'empêche qu'il s'agit bien d'une pomme et d'une poire (même en béton !)  posées sur une plage devant la mer et les fameux nuages si chers à ce peintre.  Cette image - car comme pour la célèbre Pipe ou pour  La saucisse casquée, il s'agit ici de l'image d'une pomme et de l'image d'une poire non des fruits eux mêmes . Le système Magritte consiste tà prendre des éléments banaux et de les rendre irréels par le traitement qu'il leurs fait subir... ici le béton appliqué à la texture des fruits. Magritte a lui-même argumenté ce système d'une phrase simple : " Je me suis fixé comme défi de transformer le quotidien en non quotidien ." 

Rappel Biographique :  René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge.  La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales.  L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole. 

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jeudi 31 décembre 2015

René Magritte (1898-1967) - La saucisse casquée

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René Magritte (1898-1967)
La saucisse casquée, 1929
Kunsthaus, Zurich (The Nahmad collection)

Que voit-on ?  Sur un mur beige, un saucisse de Strashourg pendue à un clou par un système d'accrochage en acier, un bouchon qui recouvre une des extrémités de la saucisse. La surface de la saucisse, mate et soyeuse ne contient aucun défaut, sa légère courbe est impeccablement tracée et la maîtrise du rendu de l'ombre portée est magistrale. Cette perfection académique de la représentation donne à cette toile son aspect surréaliste. Cette image - car comme pour la célèbre pipe il s'agit d'une image de saucisse et non d'une saucisse - de quelque chose de très quotidien prend une dimension irréelle uniquement à cause du bouchon métallique qui la casque, que Magritte commente d'une phrase simple : " Je me suis fixé comme défi de transformer le quotidien en non quotidien ." 

Rappel Biographique :  René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge.  La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales.  L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole. 

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vendredi 25 décembre 2015

René Magritte (1898-1967) - Les belles réalités



René Magritte (1898-1967)
Les belles réalités (1964)
Collection privée

Que voit on ?  Une pomme  qui flotte librement dans un ciel très nuageux et qui occupe le centre de l'image. L'absence de tout soutien pour cette pomme flottante, laisse penser qu'elle est en apesanteur, contredisant ainsi de façon insolente et incongrue le célèbre principe Newtonien. Cette impression est renforcée par le positionnement d'une table sur le sommet de la pomme qui semble agir comme une force antagoniste qui pousserait la pomme vers le bas. La bizarrerie de cette association entre la pomme et la table est encore renforcée par les disparités d'échelles : le gigantisme de la pomme et le nanisme la table recouverte d'une nappe en lin, présentée dans une logique inversée par rapport à  celle de la réalité dans laquelle  la table devrait être plus grosse que la pomme qui devait a peine être visible !  L'incertitude règne et c'est précisément ce que vise Magritte. Sa représentation extraordinaire des objets les plus familiers pousse le spectateur vers une appréciation plus  " grandiose " du monde...et ceci  tout en révolutionnant littéralement les codes de la nature morte ! 
La forme sphérique présentée en apesanteur, qu'elle soit celle de la pomme ou d'autre chose, se rencontre très souvent dans l'oeuvre de Magritte  pour qui elle  suggère l'harmonie cosmique. La sphère apparaît sous diverses formes tout au long de sa carrière, que ce soit sous la forme  d'un ballon d'un œuf, d'un chapeau, d'un grelot... Cependant la pomme avec ses références à Newton et au Siècle des Lumières, est peut-être l'itération la plus reconnaissable de la forme en général dans l'art de Magritte. Parmi ses emplois les plus célèbres on peut citer celui que Magritte en fait dans La chambre d'écoute où la pomme atteint des proportions colossales pour être finalement pris eau piège dans un intérieur domestique. 
Dans une lettre à Harry Torczyner du 3 Octobre 1963, Magritte a donné une explication assez   le titre de tableau :   " Belles réalités, écrit il, est basé sur le principe que le « sens des réalités »  pour être bien connu de tous ne devrait pas à être analysé à l'aulne de ce préjugé tenace qui  rend toujours  la «réalité»  laide, insupportable etc. " (R. Magritte, Magritte / Torczyner, Lettres Entre Amis, New York, 1994, p. 90).  Ce tableau serait donc une sorte de "  manifeste du bonheur " ... celui de Magritte peut-être même dont la prospérité était immense dans les années 1960,  mêlant reconnaissance internationale croissante et une influence indéniable  sur toute la jeune génération montante d'artistes.

Rappel Biographique :  René-François-Ghislain Magritte, est un peintre surréaliste belge.  La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales.  L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. La réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole.
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