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mardi 7 décembre 2021

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Bodegon con uvas, higos y peras en una cuenca lapi lazzuli

 



Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Bodegon con uvas, higos y peras en una cuenca lapi lazzuli, 1622
Collection privée

Que voit on ? Les compositions sont toutes un peu les mêmes chez ce peintre. Seules les positions des objets des objets varient selon les commandes. Ainsi cette composition qui ressemble à s'y méprendre à la une autre nature morte déjà publiée dans ce blog a ceci pès que la corbeille en osier qui contient le raisin a été remplacé par une somptueuse vasque en bronze et lapis lazzuli...

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon - dont un grand nombre de natures mortes ont été publiées dans ce blog - est surtout connu pour être un maître de ce genre, bien qu'il ait peint aussi des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620 dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant, résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial.
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Un blog de Francis Rousseau

vendredi 25 décembre 2020

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Bodegon con frutas y flores


https://astilllifecollection.blogspot.com/2020/12/juan-van-der-hamen-y-leon-1596-1631.html

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Bodegon con fruitas y flores
Museo del Prado, Madrid

 

Que voit on ?  La somptuosité même, l'équilibre des formes et des couleurs faites peinture !  La diversité des éléments et des textures représentées est telle que l'on a l'impression que le peintre a réuni dans cette seule toile tout ce qu'il avait déjà peint individuellement dans d'autres tableaux : ainsi ce plateau en argent contenant des prunes et des cerises, ainsi les corbeilles en osier contenant pommes ou  cerises, le vase en verre transparent et son bouquet couronné de tulipes en boutons...  Le peintre atteint ici une perfection.

 Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon - dont un grand nombre de natures mortes ont été publiées dans ce blog - est surtout connu pour être un maître de ce genre, bien qu'il ait peint aussi des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620 dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant, résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial.
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samedi 12 septembre 2020

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Corbeille de Fruits avec Raisins suspendus, Vases en Terre Cuite et Flacon de Verre


 

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Corbeille de Fruits avec Raisins suspendus, Vases en Terre Cuite et  Flacon de Verre
Collection privée 

Que voit on ? Les compositions sont toutes un peu les mêmes chez ce peintre. Seules les positions des objets des objets varient selon les commandes.
Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et cristaux sont toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.
Celle-ci est particulièrement somptueuse.

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon - dont un grand nombre de natures mortes ont été publiées dans ce blog - est surtout connu pour être un maître de ce genre, bien qu'il ait peint aussi des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620 dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant, résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial.
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mardi 2 octobre 2018

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Bodegón con dulces y recipientes de cristal

http://astilllifecollection.blogspot.com


Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Bodegón con dulces y recipientes de cristal, 1622
Museo nacional del Prado, Madrid

Que voit on ? Sur un entablement assez  étroit, une sélection d'objets et de gourmandises typiques  d'une petite collation  assez semblables à ce que l'on peut voir dans la nature morte Bocadillo. Les objets : carafes, poteries et plats se succèdent dans différents matériaux,  qui partagent en commun la sinuosité des formes à laquelle répond,  en écho visuel, une disposition elle-même sinueuse (en quinconce) de l'ensemble. Un exercice de virtuosité réaliste où la lumière tient le premier rôle pour souligner les textures et les volumes mis en évidence sur un fond très sombre. D'après la notice du Musée du Prado où cette oeuvre est conservée, il s'agit " sans doute de l'un des exemples les plus subtils et les plus raffinés parmi les  natures mortes de l'artiste madrilène, tant dans la technique que dans la composition. L'influence de Zurbarán est évidemment présente dans la composition. (...) La carafe d'inspiration mauresque et  l' hydromel aux épices qu'elle contient est entourée de  deux mouches qui volent au-dessus de la bouteille, attirées par la douceur de son contenu,  en  référence à la peinture à l'art antique  mythique du peintre grec Zeuxis ".

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon - dont un grand nombre de natures mortes ont été publiées dans ce blog -  est surtout connu pour être un maître de ce genre, bien qu'il ait peint aussi des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial. Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et cristaux sont toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

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mardi 10 juillet 2018

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Cesta y cajas con dulces

https://astilllifecollection.blogspot.com/2018/07/juan-van-der-hamen-y-leon-1596-1631.html

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) 
Cesta y cajas con dulces
Museo Nacional del Prado, Madrid

Que voit on ? Il existe de multiples versions de ce thème qui  sont devenues toutes tellement célèbres qu'elles ont fini par identifier  ce modèle au nom de Van der Hamen et sont devenus typiques des  natures mortes espagnoles du 17e siècle.  Van der Hamen les a généralement peintes avant d'avoir 26 ans. Elles on exercé une influence décisive sur la petite production de natures mortes de Francisco de Zurbarán, ainsi que celle de nombreux autres peintres de l'époque.   La présentation dans un encadrement ou un un rebord notamment est devenue typique  de  la composition  des natures mortes espagnoles et permet d'en reconnaitre immédiatement la provenance.

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon - dont un grand nombre de natures mortes ont été publiées dans ce blog -  est surtout connu pour être un maître de ce genre, bien qu'il ait peint aussi des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial. Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et cristaux sont toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

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jeudi 13 juillet 2017

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Bodegon con turrones

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) Bodegon con turrones (Nature morte avec nougats) Huile sur toile, 122 x 83 cm Cleveland Museum of Art

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Bodegon con turrones
(Nature morte avec nougats)
Huile sur toile, 122 x 83 cm
Cleveland Museum of Art

Que voit-on ? Tout dans cette composition, si élégamment signée en bas à gauche, respire l'harmonie des plaisirs de la vie. Présentés sur un entablement de pierre en forme de fenêtre ou d'alcôve, comme c'est fréquemment le cas dans les natures mortes hispano-hollandaises du 17e siècle, les turrones (nougats aux amandes ou aux noisettes) et les jijones (nougats en pure pâte d'amande et miel sans fruits secs entiers) dans des coupes d'argent simples et solides, encadrent littéralement les deux pièces de verreries qui occupent exactement le centre de la composition et qui sont aussi mystérieuses l'une que l'autre. Ce calice fermé au pied luxueusement ouvragé qui contient une liqueur rose-rouge translucide et prometteuse et cette bonbonne en verre noir dans laquelle se reflète la fenêtre que l'on ne voit pas, attestent de la sophistication de la maison.  Quatre noix et demie, pour faire bonne mesure, s'offrent ouvertes en deux au regard du spectateur, laissant apparaitre, une fois de plus, leur similitude avec la forme du cerveau humain. 

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon - dont un grand nombre de natures mortes ont été publiées dans ce blog -  est surtout connu pour être un maître de ce genre, bien qu'il ait peint aussi des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial. Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et cristaux sont toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.
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samedi 15 avril 2017

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Still Life with fruits and Glassware

http://astilllifecollection.blogspot.com

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Still Life with fruits and Glassware
Museum of Fine Arts, Houston, USA

Que voit on  ? Sur la gauche de la composition, présentée sur deux niveaux et en quinconce, selon la méthode de son illustre ainé Juan Sanchez Cotan : une série de fruits très mûrs. En bas : un melon craquant à point et une grenade (dans le même état ! ) posés à même la pierre. En haut : dans une précieuse corbeille tressée en fil d'argent : un empilement de grenades. A droite : une composition d'une beauté à couper le souffle qui présente, dans une quinconce de la pierre et une pénombre savamment étudiée, une branche de prunier et ses fruits somptueux, à même la pierre, et un plateau d'argent contenant des raisins dorés encadrés par deux somptueuses carafes en cristal finement ciselées.  Un chef-d'oeuvre de l'âge d'or espagnol de la nature morte où triomphent non seulement la science de la composition mais la maitrise des textures.

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon - dont un grand nombre de natures mortes ont été publiées dans ce blog -  est surtout connu pour être un maître de ce genre, bien qu'il ait peint aussi des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial. Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et cristaux sont toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

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vendredi 13 janvier 2017

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)- Bodegón con frutas y verduras

http://astilllifecollection.blogspot.com


Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Bodegón con frutas y verduras
Colección particular

Que voit on ?  Sur un entablement de pierre, trois éléments présentés sur un fond noir dans la meilleure tradition de la nature morte espagnole de l'âge d'or. Dans le titre de l'oeuvre, le peintre fait référence à des  fruits et des légumes, sans préciser de quels fruits et légumes il s'agit.  Et pour cause !!! Exprimés ici dans une palette restreinte de quatre couleurs seulement (noir, gris, jaune, vert)  mais déclinées jusque dans leurs plus subtiles nuances, de gauche à droite :  à même l'entablement, quatre cornichons et trois aubergines à peine écloses de leurs fleurs qui sont autant de symboles érotiques pour ne pas dire sexuels ; au centre de la composition  dans un panier en osier qui dépasse légèrement de l'entablement et trace la profondeur de champs, une accumulation de pêches ou d'abricots (difficiles à définir tant la couleur est pâle) dont les formes ne laissent aucun doute quand à leur symbolique érotique ("un panier de fesses" aurait dit Picasso) et ceux d'autant plus que des branches de nèfles ou de jujubes flétries en jaillissent en gerbes fatiguées !  A droite de la composition enfin, une courge ou un cornichon de taille totalement monstrueuse ne laisse là non plus aucun doute quand à la symbolique de la chose. Voilà donc une nature morte en apparence bien innocente qui sut échapper à la censure féroce de son temps en présentant quelques cornichons, nèfles, aubergines et abricots, alors qu'en réalité elle affichait clairement les symboles d'une débauche rare d'organes sexuels dans tous leurs états ! Un subterfuge assez rare chez Juan van der Hamen y Leon mais dont Pablo Picasso saura largement s'inspirer quatre siècles plus tard. 

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) est surtout connu pour ses natures mortes et ses bouquets de fleurs bien qu'il ait peint également des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une  lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial (comme c'est le cas ici). Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et  cristaux sont  toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

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mercredi 28 septembre 2016

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Bodegón con porcelanas y Dulces

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Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Bodegón con porcelanas y Dulces
Museo nacional del Prado, Madrid

Que voit on ? Sur un entablement gris légèrement plus clair que le fond du tableau, plusieurs ustensiles de cuisine groupés autour de quelques patisseries et douceurs qui occupent le centre de la composition.  Les ustensiles (principalement des objets en porcelaine et une boîte en écorce de bois) sont arrangés selon une manière que les surréalistes n'auraient pas renié, avec ces empilements étonnants de verre sur la porcelaine ou ce tube en verre fiché dans la boîte en bois. 

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) est surtout connu pour ses natures mortes et ses bouquets de fleurs bien qu'il ait peint également des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une  lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial (comme c'est le cas ici). Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et  cristaux sont  toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

2016 - A Still Life Collection 
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mardi 7 juin 2016

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Bodegon con flores

http://astilllifecollection.blogspot.com

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) 
Bodegon con flores 
Museo  nacional del Prado, Madrid

Que voit-on ?  Cette  nature est inscrite dans un cadre et sur fond noir à la façon des natures mortes de Cotan. Elle présente à peu près le même type de mise en scène d'objets issue des natures mortes de l'antiquité romaine, dont un seul cependant est suspendu.
Au premier plan sur le rebord du cadre : un plat de fèves, des cardons débités et présentés par l'arrière  et une brosse botte d'asperges sauvages dont trois débordent légèrement du cadre.  Le premier élément un peu étrange de cette présentation étant l'association du  pot de jasmin en fleurs placé juste derrière le plat de fèves !
Sur le côté droit du cadre : un ensemble de fleurs blanches (pivoines, roses et lys) présentées de façon à ne former qu'une seule branche un peu à la façon des guirlandes votives ou des décorations de mariae.
Sur le côté gauche du cadre : un petit vase en terre cuite contenant des iris dont un déborde du cadre et un branche de lilium dont les fleurs montent jusqu'au sommet du cadre , mais sans en déborder.
Au sommet du cadre enfin, suspendus par un anneau en plein centre : un petit panier en osier vu par dessous débordant de cerises   au sommet desquelles apparaissent deux pommes et trois oeillets.

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) est surtout connu pour ses natures mortes et ses bouquets de fleurs bien qu'il ait peint également des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une  lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial (comme c'est le cas ici). Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et  cristaux sont  toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

2016 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 4 septembre 2015

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Das Gabelfrühstüc

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Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Das Gabelfrühstüc, 1631
Private collection 

Que voit-on ?  Sur une table recouverte d'un nappe dont on peut voir quelques plis impeccables, selon une ordre très précis où le cercle et la sphère prédominent, de gauche à droite : un assiette en porcelaine blanche contenant des pommes et des raisins symboles de féminité et de fécondité ; une très belle bouteille en verre dans laquelle décante un vin blanc d'une magnifique couleur dorée qui se reflète à travers le verre sur la nappe et représente la limpidité de l'âme du maitre des lieux ;  une assiette en porcelaine blanche contenant un pâté, symbole des plaisirs de la vie ; un pain rond symbole de douceur et de prospérité ; un demi citron symbole de fidélité ; un luxueux verre à pied en cristal de Murano, symbole de la bonne santé de la maison mais aussi de la fragilité des entreprises humaines ;  un melon enfin qui symbolise la douceur, les plaisirs terrestres et l’amitié dans la mesure où son aspect permet de deviner ses qualités intérieures. Une mouche, signe de corruption et de putréfaction à venir, posée près du couteau vient tempérer cette harmonie idéale et prévenir de sa fragilité.

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) est surtout connu pour ses natures mortes et ses bouquets de fleurs bien qu'il ait peint également des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant  par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une  lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial (comme c'est le cas ici). Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et  cristaux sont  toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

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samedi 25 juillet 2015

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Plato con ciruelas y guindas


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Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Plato con ciruelas y guindas 1627
Museo nacional del Prado, Madrid

Que voit-on ?  Posées en équilibre sur une étagère très étroite, un plat en argent ou en étain, contenant deux sortes de fruits  : des prunes noires et des cerises. Comme souvent chez ce peintre, cette composition très géométrique est basée sur les cercles (le plat)  et les sphères (prunes et cerises). Ce sont les ombres portées du plat sur l'étagère et sur la tranche de l'étagère qui tracent les perspectives. La thématique de cette nature morte est très mystique si l'on en réfère en tout cas à la symbolique des cerises qui, par leur couleur rouge, renvoient au sang du Christ et à sa Passion. Elle symbolise aussi les bonnes œuvres en raison de sa douceur ou l’Éden auquel l’homme peut de nouveau aspirer grâce au sacrifice du Rédempteur. Dans l’iconographie chrétienne, la cerise représente un fruit du paradis, antidote à la pomme, cause du péché originel. La prune quant à elle et surtout la prune noire, ce qui est le cas ici, est symbole de l'humilité du Christ. Sur ce plat d'étain c'est donc un hommage à la passion du Christ qui est rendu. Mais c'est aussi un extraordinaire exercice pictural sur le traitement des textures, celle brillante et translucide des cerises et à l'opposé, celle mate et veloutée des prunes.

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) est surtout connu pour ses natures mortes et ses bouquets de fleurs bien qu'il ait peint également des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant  par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une  lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial (comme c'est le cas ici). Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et  cristaux sont  toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

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lundi 10 novembre 2014

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Bodegón con pasteles, cristales, manzanas y frutos secos


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Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) 
Bodegón con pasteles, cristales, manzanas y frutos secos, 1628
Collection Privée 

Que voit-on ? Sur un fond noir hérité du ténébrisme espagnol et habituel chez ce peintre, se détache une réunion décorative d’objets de luxe et de nourritures sucrées, allégories de la vanité et de la recherche effrénée des plaisirs de la vie. Comme souvent chez Van der Hamen, la composition est basée sur le cercle et la sphère y compris dans la peinture des cristaux précieux et porcelaines (ici de luxueuses porcelaines de Delft) dont il était un virtuose reconnu.  Postérieure à 1626, cette nature morte est plus complexe que les premières et place les objets sur différents niveaux : un premier niveau pour les porcelaines, un second légèrement surélevé pour les cristaux et un troisième au milieu du cadre ou trône littéralement une ronde de pommes dont certaines sont très abimées, sans doute symbole des très nombreuses femmes que le maître des lieux a du " posséder ". Amandes, noix et noisettes rassemblées dans un seul plat symbolisent les élus de l'église, qui cachent la douceur de leur cœur sous une apparente rugosité, tout comme les amandes et les noix qui renferment une chair tendre sour un coque très dure. Ces fruits symbolisent la passion des hommes par leur saveur à la fois douce et amère,  tout comme les prunes noires contenues dans l'autre assiette. Cette nature morte semble donc être une allégorie d'une vie bien remplie en conquêtes féminines et en succès financiers !

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) est surtout connu pour ses natures mortes et ses bouquets de fleurs bien qu'il ait peint également des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant  par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une  lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial (comme c'est le cas ici). Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et  cristaux sont  toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

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mercredi 27 août 2014

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Still life with sweets and ceramics


Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Still life with sweets and ceramics, 1627
National Gallery of Art in Washington, D.C.

Que voit-on ?  une composition très géométrique et très élaborée s'étageant sur plusieurs niveaux et différents supports cubiques, assez abstraits somme toute, un peu à la manière du peintre espagnol Sánchez Cotán. Sur ces supports cubiques, un ensemble de cercles et de sphères, matérialisées sous formes d'objets que l'on rencontre souvent dans les natures mortes de ce peintre à savoir des boîtes en écorces de pin, des pots, des cristaux précieux, de céramiques rares répandues au premier niveau de la composition... mais aussi des pâtisseries (biscuits nappés de sucre glace, bretzels, pains d'épices etc...) et des confiseries (oranges confites, melons confits, etc...) rassemblés dans une corbeille en osier tressé au deuxième étage de la composition. Pour de nombreux peuples, les gâteaux marquent les étapes de la vie et en symbolisent les meilleurs instants... c'est précisément le cas ici. On voit aussi des fruits au sirop dans des bocaux et de la gelée de fruits, les deux faisant référence, dans la symbolique des natures mortes, à la douceur de la vie conjugale. Les boîtes quand à elles sont souvent symboles de secrets.

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) est surtout connu pour ses natures mortes et ses bouquets de fleurs bien qu'il ait peint également des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant  par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une  lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial (comme c'est le cas ici). Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et  cristaux sont  toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

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samedi 16 août 2014

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Peras en un plato de plata

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Juan van der Hamen y Leon (1596-1631)
Peras en un plato de plata
Colección privada

Que voit-on ?  Un plateau en argent dans lequel sont posées à peu près deux douzaines de poires à tous les degrés possibles de maturité. A cette époque là, dans la symbolique des natures mortes, la poire est associée à Vénus. Sa forme féminine et sensuelle est la métaphore de l’amour et de la maternité, la déesse Athéna étant considérée comme la mère des poiriers dans la Grèce antique. Les chinois voient dans le poirier un symbole de longévité, tandis que pour les chrétiens, il est l’expression de l’amour du Christ pour l’Humanité.  Nous sommes donc là - avec une ambigüité malicieusement cultivée par Van Der Hamen - soit devant un tableau qui symbolise l'incommensurable amour du Christ pour le genre humain, soit -  plus vraisemblablement étant donné la forme particulière de ses poires très proches de la forme de seins de femme -  en présence d'un ode à la féminité ...servie sur un plateau.

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) est surtout connu pour ses natures mortes et ses bouquets de fleurs bien qu'il ait peint également des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant  par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une  lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial (comme c'est le cas ici). Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et  cristaux sont  toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

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lundi 16 juin 2014

Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) - Bocadillo

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Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) 
Bocadillo
Museo del Prado, Madrid

Que voit-on ?  Une composition très géométrique à base de cercles, de sphères un peu effacées dans cette nature morte en particulier par les carrés très visibles formés par la nappe blanche dépliée sur la table. Les objets présents se détachent sur un fond noir habituel chez ce peintre et sont interchangeables ; ils figurent en effet déjà dans nombre de ses autres natures mortes, c'est le cas de la boîte en écorce de pin (symbole du secret même si elle ne renferme ici qu'un fromage), de la magnifique carafe en cristal déjà vue ailleurs avec les mêmes incomparables reflets, et des trois plateaux circulaires en argent dont l'implacable précision des ombres portées ajoutent à l'effet de profondeur. Dans cette collation, ce ne sont pas les objets et leurs symboles (douceur de la vie conjugale, fidélité et prospérité)  qui sont nouveaux mais l'arrangement que le peintre en fait sur cette extraordinaire nappe qui semble être finalement le principal sujet de la toile !

Rappel biographique : le peintre espagnol Juan van der Hamen y Leon (1596-1631) est surtout connu pour ses natures mortes et ses bouquets de fleurs bien qu'il ait peint également des motifs religieux, des paysages et des portraits. Influencé autant  par Juan Sanchez Cotan que par la peinture flamande de Frans Snyders dans ses premières natures mortes, il opta finalement pour un naturalisme plus italien et introduisit beaucoup de fraîcheur dans ses compositions. Sa touche est d'une grande délicatesse et d'un absolue précision. Van der Hamen emprunte à Sánchez Cotán le style apparemment sobre de ses compositions mais aussi cette façon systématique de détacher les objets sur un fond sombre et de les éclairer d'une  lumière puissante. Les arrangements en quinconces et les ombres portées renforcent l'impression de précision et révèlent que ces compositions sont finalement tout sauf simples ! A partir de 1626, Van der Hamen peint des natures mortes plus complexes que ses premières en plaçant les objets sur différents niveaux. Ce type de composition que l'on retrouve à Rome au début des années 1620  dans les œuvres de Tomasso Salini et d'Agostino Verrocchi, était déjà présent dans les natures mortes de l'Antiquité que l'on découvrira à Pompei et Herculanum au 18e siècle. Les natures mortes de Juan van der Hamen ont exercé une grande influence sur ses contemporains comme Francisco de Zurbarán et plus tard chez des peintres comme Antonio Ponce et Juan Arellano. Une des caractéristiques de la peinture de Van der Hamen, pour laquelle il était surtout connu de son vivant,  résidait dans la représentation des coûteuses et luxueuses verreries de Venise ou d'Allemagne. Très préoccupé par l'agencement harmonieux des objets et la représentation précise des textures et des lumières, Van der Hamen livre toujours des compositions très géométriques où les cercles et les sphères ont un rôle primordial (comme c'est le cas ici). Contrastant avec cette sévérité géométrique, l'artiste dispose souvent ses objets sur les bords des structures ou sur des escaliers en pierre, en faisant ainsi varier leur distance à partir de la source lumineuse. Les objets représentés, fruits légumes, bois, terre cuite, et cristaux sont  toujours magistralement rendus avec une science de la répartition des couleurs, des ombres, des reflets et des lumières qui en font un maître d'une sensibilité incomparable.

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