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jeudi 27 janvier 2022

Maria Blanchard (1881-1932) - Nature morte Cubiste

Maria Blanchard (1881-1932) Nature morte Cubiste Collection privée

 

Maria Blanchard (1881-1932)
Nature morte Cubiste
Collection privée

Que voit on ?  Une composition résolument cubiste et qui s'affiche comme telle, comme une sorte de manifeste avec des codes graphiques que l'on retrouve chez tous les grands maîtres du genre et notamment chez Braque, Picasso ou Juan Gris.  On identifie ici une bouteille, un verre à pied, un manche de casserole ou de poële, les deux gordrons d'une verre égaré... 

Rappel biographique : La peintre espagnole María Gutierrez Cueto y Blanchard, plus connue sous le nom de Maria Blanchard, est handicapée dès sa naissance par une très lourde difformité physique, provoquée par une chute de sa mère enceinte. C'est un handicap dont elle souffrira jusqu'à sa mort.  En 1902 avec l'aide de sa famille, elle s'installe à Madrid pou suivre des études de peinture avec notamment Emilio Sala Francés (1850-1910), Fernando Alvarez de Sotomayor (1875-1960) et Manuel Benedito Vives (1875-1963). Après la mort de son père en 1904, sa mère et ses quatre frères la rejoignent à Madrid. En 1909, María Blanchard obtient une bourse pour poursuivre sa formation à Paris. Elle travaille alors auprès du peintre espagnol Hermen Anglada-Camarasa (1871-1959) et de Kees van Dongen. Rentrée à Madrid en 1913, elle partage un moment un atelier avec Diego Rivera, et fait en 1914 la connaissance de Jacques Lipchitz.
Professeur de dessin durant quelques mois à Salamanque, elle peint en 1916 ses premières compositions cubistes et décide cette même année de s'installer définitivement à Paris où elle se fait remarquer par la façon originale dont elle développe l’esthétique cubiste. Maria Blanchard donne en effet à la figure humaine une place inhabituelle dans le cubisme classique.  C'est alors qu'elle se lie d'un profonde amitié avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'Effort Moderne.  À partir de 1920, María Blanchard délaisse le cubisme revient à la figuration.  Avec le décès en 1925 du mécène belge Frank Flaush qui lui assure un contrat et  le décès en 1926 de Juan Gris, Maria Blanchard traverse de longues périodes de problèmes économiques, aggravés par la charge de sa sœur et de ses enfants.
En 1927, elle s'engage dans une crise mystique qui lui fait songer à entrer dans un couvent mais elle en est dissuadée par son confesseur.
Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, souvent très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs. Son oeuvre est aujourd'hui comme une des plus importantes de la première moitié du 20e siècle et elle est présente dans les collections des plus grands musées d'art moderne de la planète.

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2022 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

mardi 9 janvier 2018

Maria Blanchard (1881-1932)


Maria Blanchard (1881-1932)
Bodegón con caja de cerillas (1918)
Private collection 

Que voit on ? Une très belle nature nature morte cubiste de cette grande peintre espagnole, contemporaine de Braque et de Picasso....

Rappel biographique : La peintre espagnole María Gutierrez Cueto y Blanchard, plus connue sous le nom de Maria Blanchard, est handicapée dès sa naissance par une très lourde difformité physique, provoquée par une chute de sa mère enceinte. C'est un handicap dont elle souffrira jusqu'à sa mort.  En 1902 avec l'aide de sa famille, elle s'installe à Madrid pou suivre des études de peinture avec notamment Emilio Sala Francés (1850-1910), Fernando Alvarez de Sotomayor (1875-1960) et Manuel Benedito Vives (1875-1963). Après la mort de son père en 1904, sa mère et ses quatre frères la rejoignent à Madrid. En 1909, María Blanchard obtient une bourse pour poursuivre sa formation à Paris. Elle travaille alors auprès du peintre espagnol Hermen Anglada-Camarasa (1871-1959) et de Kees van Dongen. Rentrée à Madrid en 1913, elle partage un moment un atelier avec Diego Rivera, et fait en 1914 la connaissance de Jacques Lipchitz.
Professeur de dessin durant quelques mois à Salamanque, elle peint en 1916 ses premières compositions cubistes et décide cette même année de s'installer définitivement à Paris où elle se fait remarquer par la façon originale dont elle développe l’esthétique cubiste. Maria Blanchard donne en effet à la figure humaine une place inhabituelle dans le cubisme classique.  C'est alors qu'elle se lie d'un profonde amitié avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'Effort Moderne.  À partir de 1920, María Blanchard délaisse le cubisme revient à la figuration.  Avec le décès en 1925 du mécène belge Frank Flaush qui lui assure un contrat et  le décès en 1926 de Juan Gris, Maria Blanchard traverse de longues périodes de problèmes économiques, aggravés par la charge de sa sœur et de ses enfants.
En 1927, elle s'engage dans une crise mystique qui lui fait songer à entrer dans un couvent mais elle en est dissuadée par son confesseur.
Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, souvent très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs. Son oeuvre est aujourd'hui comme une des plus importantes de la premiere moitié du 20e siècle et elle est présente dans les collections des plus grands musées d'art moderne de la planète.

jeudi 31 août 2017

Maria Blanchard (1881-1932)


Maria Blanchard (1881-1932)
 Nature morte, 1922

Que voit- on ? une composition résolument cubiste de laquelle émergent un compotier en porcelaine blanche, une serviette dépliée, des papiers ou des journaux, des grains de raisins, une vase et une banane verte, quelques  uns des éléments favoris de cette peintre que l'on retrouve  dans beaucoup de ses natures mortes et notamment dans celle déjà publiée dans ce blog  et qui se Trouve au Centre Pompidou a Paris.

Rappel biographique : La peintre espagnole María Gutierrez Cueto y Blanchard, plus connue sous le nom de Maria Blanchard, est handicapée dès sa naissance par une très lourde difformité physique, provoquée par une chute de sa mère enceinte. C'est un handicap dont elle souffrira jusqu'à sa mort.  En 1902 avec l'aide de sa famille, elle s'installe à Madrid pou suivre des études de peinture avec notamment Emilio Sala Francés (1850-1910), Fernando Alvarez de Sotomayor (1875-1960) et Manuel Benedito Vives (1875-1963). Après la mort de son père en 1904, sa mère et ses quatre frères la rejoignent à Madrid. En 1909, María Blanchard obtient une bourse pour poursuivre sa formation à Paris. Elle travaille alors auprès du peintre espagnol Hermen Anglada-Camarasa (1871-1959) et de Kees van Dongen. Rentrée à Madrid en 1913, elle partage un moment un atelier avec Diego Rivera, et fait en 1914 la connaissance de Jacques Lipchitz.
Professeur de dessin durant quelques mois à Salamanque, elle peint en 1916 ses premières compositions cubistes et décide cette même année de s'installer définitivement à Paris où elle se fait remarquer par la façon originale dont elle développe l’esthétique cubiste. Maria Blanchard donne en effet à la figure humaine une place inhabituelle dans le cubisme classique.  C'est alors qu'elle se lie d'un profonde amitié avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'Effort Moderne.  À partir de 1920, María Blanchard délaisse le cubisme revient à la figuration.  Avec le décès en 1925 du mécène belge Frank Flaush qui lui assure un contrat et  le décès en 1926 de Juan Gris, Maria Blanchard traverse de longues périodes de problèmes économiques, aggravés par la charge de sa sœur et de ses enfants.
En 1927, elle s'engage dans une crise mystique qui lui fait songer à entrer dans un couvent mais elle en est dissuadée par son confesseur.
Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, souvent très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs. Son oeuvre est aujourd'hui comme une des plus importantes de la premiere moitié du 20e siècle et elle est présente dans les collections des plus grands musées d'art moderne de la planète.

samedi 17 décembre 2016

Maria Blanchard (1881-1932)



Maria Blanchard (1881-1932)
Nature morte aux bananes
Centre Pompidou, Paris

Que voit on ?  Sur une table de cuisine en bois dont le coin supérieur droit est occupé par deux planches à découper : un casse-croûte posé sur une serviette blanche dont les plis très visibles forment un relief quasiment montagneux. Sur ce relief sont disposés trois bananes ; une assiette en porcelaine blanche contenant deux pommes, du raisin et le traditionnel couteau en clin d'oeil aux natures mortes de l'âge d'or ; un cruche à eau en porcelaine d'un beau vert céladon.  Un sommet du genre dans l'art d'harmoniser les couleurs.

Rappel biographique : La peintre espagnole María Gutierrez Cueto y Blanchard, plus connue sous le nom de Maria Blanchard, est handicapée dès sa naissance par une très lourde difformité physique, provoquée par une chute de sa mère enceinte. C'est un handicap dont elle souffrira jusqu'à sa mort.  En 1902 avec l'aide de sa famille, elle s'installe à Madrid pou suivre des études de peinture avec notamment Emilio Sala Francés (1850-1910), Fernando Alvarez de Sotomayor (1875-1960) et Manuel Benedito Vives (1875-1963). Après la mort de son père en 1904, sa mère et ses quatre frères la rejoignent à Madrid. En 1909, María Blanchard obtient une bourse pour poursuivre sa formation à Paris. Elle travaille alors auprès du peintre espagnol Hermen Anglada-Camarasa (1871-1959) et de Kees van Dongen. Rentrée à Madrid en 1913, elle partage un moment un atelier avec Diego Rivera, et fait en 1914 la connaissance de Jacques Lipchitz.
Professeur de dessin durant quelques mois à Salamanque, elle peint en 1916 ses premières compositions cubistes et décide cette même année de s'installer définitivement à Paris où elle se fait remarquer par la façon originale dont elle développe l’esthétique cubiste. Maria Blanchard donne en effet à la figure humaine une place inhabituelle dans le cubisme classique.  C'est alors qu'elle se lie d'un profonde amitié avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'Effort Moderne.  À partir de 1920, María Blanchard délaisse le cubisme revient à la figuration.  Avec le décès en 1925 du mécène belge Frank Flaush qui lui assure un contrat et  le décès en 1926 de Juan Gris, Maria Blanchard traverse de longues périodes de problèmes économiques, aggravés par la charge de sa sœur et de ses enfants.
En 1927, elle s'engage dans une crise mystique qui lui fait songer à entrer dans un couvent mais elle en est dissuadée par son confesseur.
Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, souvent très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs. Son oeuvre est aujourd'hui comme une des plus importantes de la premiere moitié du 20e siècle et elle est présente dans les collections des plus grands musées d'art moderne de la planète. 

dimanche 15 mai 2016

Maria Blanchard (1881-1932)




Maria Blanchard (1881-1932)
Bodegon cubista, 1917
Colección particular, Madrid

Que voit on ?  une nature morte de fruits (pomme ? tranche de melon ? orange ? pêche ?)  dans une coupe dressée sur la droite de la composition alors qu'au centre de la composition  une bouteille en verre de couleur verte dont un liquide blanc semble s'échapper en cascade, sépare le tableau en deux. Sur la droite de la toile : des formes géométriques pouvant symboliser un extérieur vu par une fenêtre ... Une nature morte très typée, presque plus abstraite (à la Delaunay) que cubiste, contrairement à ce que ce titre, donné par Maria Blanchard a beaucoup  d'autres de ses oeuvres,  annonce...


Rappel biographique : La peintre espagnole María Blanchard, appartient à l'École de Paris, ville dans laquelle elle s'installe définitivement  à partir de 1916. Elle se lie avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'effort moderne.  À partir de 1920, María Blanchard revient à la figuration. Elle traverse en 1927 une crise religieuse qui l'engage dans un profond catholicisme, songe à entrer dans un couvent mais en est dissuadée par son confesseur. Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs.

samedi 26 septembre 2015

Maria Blanchard (1881-1932)


Maria Blanchard (1881-1932)
Nature morte au pichet (ca.1917)

La peintre espagnole María Blanchard, appartient à l'École de Paris, ville dans laquelle elle s'installe définitivement  à partir de 1916. Elle se lie avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'effort moderne.  À partir de 1920, María Blanchard revient à la figuration. Elle traverse en 1927 une crise religieuse qui l'engage dans un profond catholicisme, songe à entrer dans un couvent mais en est dissuadée par son confesseur. Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs.

jeudi 9 avril 2015

Maria Blanchard (1881-1932)



Maria Blanchard (1881-1932)
Bodegón de la guitarra (1918)


La peintre espagnole María Blanchard, appartient à l'École de Paris, ville dans laquelle elle s'installe définitivement  à partir de 1916. Elle se lie avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'effort moderne.  À partir de 1920, María Blanchard revient à la figuration. Elle traverse en 1927 une crise religieuse qui l'engage dans un profond catholicisme, songe à entrer dans un couvent mais en est dissuadée par son confesseur. Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs.