Affichage des articles dont le libellé est Willem Kalf (1619-1693). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Willem Kalf (1619-1693). Afficher tous les articles

dimanche 4 mai 2025

Willem Kalf (1619-1693) - Still Life with a Porcelain Vase, Silver Gilt Jug, and Glasses

Still Life with a Porcelain Vase, Silver Gilt Jug, and Glasses", (1643/44) -Willem Kalf-


Willem Kalf (1619-1693)
Still Life with a Porcelain Vase, Silver Gilt Jug, and Glasses", (1643/44) 


Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Kalf est le l'un plus grands peintres de nature morte de son époque. Il travaille à Paris entre 1642 et 1646. Il retourne aux Pays-Bas et vit d'abord à Hoorn, puis s'installe en 1653 à Amsterdam. Ses tableaux où l'on relève les influences flamandes, se composent presque toujours d'objets luxueux tels qu'argenterie, porcelaine chinoise, tapis d'orient, verres précieux et aliments exotiques. Ils ne semblent pas avoir de portée symbolique, mais devaient à l'époque évoquer la richesse de la république hollandaise, la puissance de sa flotte et l'efficacité de son réseau marchand. Ces objets, sont disposés avec sobriété, contrastant avec l'exubérance des natures mortes flamandes. Sa peinture, une pâte nourrie, appliquée généreusement, modèle ces formes larges et parvient à rendre la sensation provoquée par les différentes textures. La qualité de ses œuvres le fait comparer à Johannes Vermeer (1632-1675) pour le velouté des rendus de matières.


____________________________________________
2025 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
 

 

vendredi 29 juillet 2022

Willem Kalf (1619-1693) - Nature morte avec Argenterie, Réservoir en Étain et Aiguière en Or

Willem Kalf (1619-1693) Nature morte avec Argenterie, Réservoir en Eain et Aiguière en Or, 1644 Huile sur toile , 103.1 x 81 cm Collection privée (Belgique)

Willem Kalf (1619-1693)
Nature morte avec Argenterie, Réservoir en Etain et Aiguière en Or, 1644
Huile sur toile , 103.1 x 81 cm
Collection privée (Belgique)

Que voit on?  Un grand classique de la Nature morte hollandaise  de l'Age d'Or, aujourd'hui passée dans une collection privée après avoir longtemps été dans les réserves d' un musée.

Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Kalf est le l'un plus grands peintres de nature morte de son époque. Il travaille à Paris entre 1642 et 1646. Il retourne aux Pays-Bas et vit d'abord à Hoorn, puis s'installe en 1653 à Amsterdam. Ses tableaux où l'on relève les influences flamandes, se composent presque toujours d'objets luxueux tels qu'argenterie, porcelaine chinoise, tapis d'orient, verres précieux et aliments exotiques. Ils ne semblent pas avoir de portée symbolique, mais devaient à l'époque évoquer la richesse de la république hollandaise, la puissance de sa flotte et l'efficacité de son réseau marchand. Ces objets, sont disposés avec sobriété, contrastant avec l'exubérance des natures mortes flamandes. Sa peinture, une pâte nourrie, appliquée généreusement, modèle ces formes larges et parvient à rendre la sensation provoquée par les différentes textures. La qualité de ses œuvres le fait comparer à Johannes Vermeer (1632-1675) pour le velouté des rendus de matières.


____________________________________________
2022 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 6 octobre 2019

Willem Kalf (1619-1693) - Still Life with Ewer, Vessels and Pomegranate


Willem Kalf (1619-1693) 
Still Life with Ewer, Vessels and Pomegranate (c. 1645-50) 
Oil on canvas, 104.5 x 80.6 cm. 
The J. Paul Getty Museum, Los Angeles

Que voit-on ? Dans cette somptueuse nature morte aux aiguières d'or, d'argent et de cristal (au fond de la composition ), ce sont surtout les reflets dans l'aiguière d'argent qui peuvent retenir l'attention du spectateur. Magnifiques reflets où perce un rayon de lumière passant par la porte entrebâillée aillée d'une salle à manger richement meublée... Le regard  peut aussi s’arrêter longuement sur la prouesse picturale que constitue la peinture des plis du  linge froissé blanc tombant de la table...

Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Kalf est le l'un plus grands peintres de nature morte de son époque. Il travaille à Paris entre 1642 et 1646. Il retourne aux Pays-Bas et vit d'abord à Hoorn, puis s'installe en 1653 à Amsterdam. Ses tableaux où l'on relève les influences flamandes, se composent presque toujours d'objets luxueux tels qu'argenterie, porcelaine chinoise, tapis d'orient, verres précieux et aliments exotiques. Ils ne semblent pas avoir de portée symbolique, mais devaient à l'époque évoquer la richesse de la république hollandaise, la puissance de sa flotte et l'efficacité de son réseau marchand. Ces objets, sont disposés avec sobriété, contrastant avec l'exubérance des natures mortes flamandes. Sa peinture, une pâte nourrie, appliquée généreusement, modèle ces formes larges et parvient à rendre la sensation provoquée par les différentes textures. La qualité de ses œuvres le fait comparer à Johannes Vermeer (1632-1675) pour le velouté des rendus de matières.
____________________________________________
2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 

vendredi 9 août 2019

Willem Kalf (1619-1693) - Still Life with Drinking Horn




Willem Kalf (1619-1693)
Still-Life with Drinking Horn (c. 1653)
Oil on canvas, 86 x 102 cm.
The National Gallery, London.

Que voit on ? L'origine de la corne à boire se perd dans la nuit des temps mais on on pense généralement qu'elle est apparue, à des fins cérémoniales, dans l'antiquité en Thrace et dans les Balkans. Elle est restée en usage pendant tout le Moyen-Âge et, plus tardivement encore dans quelques parties de l’Europe, notamment en Europe germanique et dans le Caucase.
La corne à boire représentée dans cette nature morte existe réellement encore aujourd'hui : elle date de 1565 et on peut l'admirer au Rijksmuseum d'Amsterdam. Il sa 'git d'une corne de buffle sertie d'un cercle d'argent, posée sur une monture d'argent représentant Saint Sébastien (patron des archers) liés à un arbre et pris comme cible pour deux soldats romains. La présence de cette corne aux détails de sculptures particuliers laisse penser que cette nature morte d'apparat (pronkstillevans en hollandais) a été commandée par un riche membre de la Guilde des archers d’Amsterdam. L'artiste a choisi ces objets précis pour le contraste qu'ils présentent entre leur couleur et leur texture : l'éclat du homard, l'éclat du citron, la texture subtile du tapis d'orient, la précieuse loupe d'orme vernie au tampon de l'entablement, la verrerie luxueuse... ne sont là que pour lui permettre d'illustrer avec le plus de maestria possible es jeux de lumière sur  les différentes textures. 
La patine du temps , telle que tient à la conserver la National Gallery pour cette oeuvre, ajoute encore à la somptuosité des coloris....

Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Kalf est le l'un plus grands peintres de nature morte de son époque. Il travaille à Paris entre 1642 et 1646. Il retourne aux Pays-Bas et vit d'abord à Hoorn, puis s'installe en 1653 à Amsterdam. 
Ces tableaux où l'on relève les influences flamandes, se composent presque toujours d'objets luxueux tels qu'argenterie, porcelaine chinoise, tapis d'orient, verres précieux et alime,ts exotiques. Ils ne semblent pas avoir de portée symbolique, mais devaient à l'époque évoquer la richesse de la république hollandaise, la puissance de sa flotte et l'efficacité de son réseau marchand. Ces objets, sont disposés avec sobriété, contrastant avec l'exubérance des natures mortes flamandes. Sa peinture, une pâte nourrie, appliquée généreusement, modèle ces formes larges et parvient à rendre la sensation provoquée par les différentes textures. La qualité de ses œuvres le fait comparer à Johannes Vermeer (1632-1675) pour le velouté des rendus de matières. 
____________________________________________
2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 

samedi 30 juin 2018

Willem Kalf (1619-1693) - Intérieur de cuisine


Willem Kalf (1619-1693) 
Nature morte dans un Intérieur de cuisine 
Fondation Custodia (Collection Frits Lugt)

Que voit on ? Une magnifique (et assez complexe) nature morte très différente des somptueuses compositions à base  de porcelaines, de Nautiles et de cristaux précieux dont  Willem Kalf se fit l'initiateur et qui sont connues sous le nom de pronkstillevansnatures mortes d'apparat » ou « ostentatoires »). 
La composition est le contraire de  ses natures mortes ostentatoires habituelles !
L'espace élargi à la taille d'une piece et non plus d'une table) set coupée en deux.
Dans sa partie droite, sous un éclairage opportunément tombé d'une lucarne en hauteur, plusieurs éléments du quotidien d'une cuisine paysanne vont constituer la nature morte elle-même :  divers chaudrons en cuivre et baquets en bois, plats en céramique vernissée, pots, écumoires et ustensiles, torchons et linges de service (pas moins de quatre  différents dans cet espace), balais, bougeoir et fagot de bois mais aussi bouteille d'huile (en forme d'ampoule !), petite bouteille de vins et verre à moitié rempli prêt à être servi ; dans sa partie gauche dans l'ombre du fond de la cuisine : deux personnages ( une femme et un veil homme) à peine révélés par le feu de la cheminée, se réchauffent et s'agitent devant un chaudron où mijote le plat du jour ! 

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem Kalf est l'un des plus grands peintres de nature morte de son époque. Il travaille à Paris entre 1642 et 1646. Il retourne aux Pays-Bas et vit d'abord à Hoorn, puis s'installe en 1653 à Amsterdam.  Ces toiles où l'on remarque les influences flamandes, se composent habituellement de pièces d'argenterie, de porcelaine chinoise, de tapis d'orient,  de verres précieux et de denrées exotiques. Ces éléments sont étalés pour évoquer la richesse de la Hollande du 17e siècle,  la puissance de sa flotte et l'efficacité de son réseau marchand.  Mais il a beaucoup peint aussi les intérieurs paysans  de son temps  ce  qui constitue un témoignage sociologique irremplaçable et toujours surprenant pour qui se donne la peine de regarder le détail. 
Utilisant une pâte nourrie, appliquée généreusement, Kalf parvient à rendre à merveille les différentes textures. La qualité de ses œuvres l'a fait comparé à Johannes Vermeer (1632-1675) surtout pour le velouté des rendus de matière où il était passé maître.

dimanche 30 octobre 2016

Willem Kalf (1619-1693) - Still Life with two glasses



Willem Kalf (1619-1693)
Still Life  with two glasses, 1660 
National Gallery of Art, Washington, USA 

Que voit on ? Une nature morte hollandaise très classique dressée sur un coin de desserte en marbre partiellement recouverte d'un tapis de Smyrne. Les composants en sont particulièrement précieux, comme les deux verres en cristal  très ouvragés et la coupe  noyée dans la pénombre. Un potiron au feuillage qui semble argenté et une précieuse porcelaine de Chine parachèvent cette allégorie d'une vie somptueuse et bien remplie... jusqu'au couteau destiné à marquer la perspective (ici orné d'un manches de cristal) et dont la lame s'enfouit sous le zeste du citron, symbole de la vie qui s'écoule inexorablement et qui découvre l'amertume de son fruit à mesure que l'on avance dans le temps. 
Une autre nature morte du même peintre, qui devait faire pendant à celle-ci n existe dans le même musée américain. 

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem Kalf est le l'un plus grands peintres de nature morte de son époque. Il travaille à Paris entre 1642 et 1646. Il retourne aux Pays-Bas et vit d'abord à Hoorn, puis s'installe en 1653 à Amsterdam. La qualité de ses œuvres le fait comparer à  Johannes Vermeer (1632-1675) pour le velouté des rendus de matières.




vendredi 17 juin 2016

Willem Kalf (1619-1693) - Still Life with a Chinese Porcelain Jar



Willem Kalf (1619-1693) Still Life with a Chinese Porcelain Jar OIl on canvas, 78.1 cm × 66 cm Indianapolis Museum of Art, Indianapolis

Willem Kalf (1619-1693)
Still Life with a Chinese Porcelain Jar
OIl on canvas, 78.1 cm × 66 cm
Indianapolis Museum of Art

Que voit on ?  Posé en équilibre instable sur un drapée constitué d'un tapis de Smyrne recouvrant un riche entablement de marbre rouge, un plateau en argent très ouvragé sur lequel reposent en pente instable, deux magnifiques verres  de Venise en cristal extrêmement ouvragés à côté d'une rare porcelaine de Chine blanc bleu. Un citron pelé dont l'écorce encore attachée à son fruit est bien visible au premier plan, achève la composition. Sa signification est on ne peut plus claire : fragilité des richesses du monde et amertume inhérente à leur possession. 

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem Kalf est le l'un plus grands peintres de nature morte de son époque. Il travaille à Paris entre 1642 et 1646. Il retourne aux Pays-Bas et vit d'abord à Hoorn, puis s'installe en 1653 à Amsterdam. La qualité de ses œuvres le fait comparer à  Johannes Vermeer (1632-1675) pour le velouté des rendus de matières.

samedi 28 novembre 2015

Willem Kalf (1619-1693) - Nature morte avec une jatte de porcelaine



Willem Kalf (1619-1693)
Nature morte avec une jatte de porcelaine
Fondation Custodia - Collection Frits Lugt

Que voit-on ? tous les attributs habituels du luxe et de l'opulence dans cette petite nature morte en hauteur. Sur un riche entablement de marbre gris veiné de blanc,  partiellement recouvert d'un précieux tapis de Smyrne diverses pièces d'argenterie sur lesquels sont posées une jarre en porcelaine ;  à l'arrière plan, dans l'ombre, deux verres à moitié remplis :  un Römer, verre en cristal  fabriqué en Allemagne ou aux Pays-Bas du 17e siècle, et dont l partie centrale est décorée de pastilles décorent le verre et  un Berkemeyer, verre au réceptacle évasé et conique fabriqué en Allemagne depuis le 15e siècle, tous deux symboles du luxe d'une vie prospère et confortable ; une grosse orange de Sicile qui comme tous les fruits à pépins, est le symbole de fécondité mais ici d'une fécondité passée, puisque le fruit commence à être gagné par les moisissures ;  un citron pelé en spirale (motif extrêmement fréquent dans les natures mortes) qui symbolise le déroulement de la vie terrestre, au long duquel l’individu libère son esprit de son enveloppe matérielle, pour arriver à la pulpe de l’essence spirituelle.

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem Kalf est le l'un plus grands peintres de nature morte de son époque. Il travaille à Paris entre 1642 et 1646. Il retourne aux Pays-Bas et vit d'abord à Hoorn, puis s'installe en 1653 à Amsterdam. La qualité de ses œuvres le fait comparer à  Johannes Vermeer (1632-1675) pour le velouté des rendus de matières.

samedi 10 octobre 2015

Willem Van Aelst (1627-1683), Willem Kalf (1619-1693) - Grande nature morte aux Armures





Willem Van Aelst (1627-1683) (attribution depuis 2012)
Willem Kalf (1619-1693) (première attribution)
Grande nature morte aux Armures
Musée de Tessé, Le Mans

Une histoire extraordinaire : L'histoire de cette magnifique et imposante Grande nature morte aux Armures est assez extraordinaire. Pièce maîtresse des collections des musées du Mans, ce  chef d'œuvre de deux mètres de haut n'est pas signé. On a longtemps pensé qu'il avait été peint par l'artiste néerlandais : Willem Kalf (1619-1693) auquel il était attribué.
Quelques historiens de l'art avaient déjà émis des doutes sur l'attribution de cette nature morte à Kalf, mais l'américaine Melanie Gifford a voulu voir de plus près le tableau. Elle s'est donc rendue
au musée du Mans en 2011. En examinant le tableau, sa conviction fut faite : il s'agissait d'une oeuvre majeure du néerlandais Willem Van Aelst (1625-1683) et non pas d'une œuvre de Willem Kalf. Restait à étayer la conviction et à le prouver  ! 
On savait que le tableau avait été commandé au milieu du XVIIe siècle et exécuté par un artiste hollandais à Paris. Or, à cette époque, Kalf et Van Aelst se trouvaient bien tous les deux à Paris. Ils avaient donc tous les deux pu réaliser cette toile. En observant de très près les franges de l'étoffe du tableau du Mans et en les comparant à celles d'autres oeuvres de Van Aelst ,comme une nature morte à l'escargot conservée à Delft, Melanie  Gifford s'est aperçue qu'elles étaient similaires et surtout assez différentes de la manière habituelle de Kalf.
A cela s'ajoute, un détail capital. Il se trouve sur la médaille qui pend de l'épée disposée sur la table au milieu du tableau. Cette médaille représente le jeune roi Louis XIV. En s'armant d'un bonne loupe on peut lire : « XIIII D.G. FR. ET. NAV. REX. » Il s'agit d'une formule courante signifiant : « (Louis) XIV, roi de France et de Navarre par la grâce de Dieu ». Mais ici, la formule courante est suivie de deux initiales en position de signature, V (ou W ?) et A, qui n'apparaissent pas sur les autres médailles de l'époque faite par le  médailleur  Jean Warin (ou Varin) qui ne signait pas ainsi ! Par contre, dans un autre de ses tableaux, Van Aelst avait déjà signé son oeuvre en utilisant ces mêmes initiales apposées sur une médaille absolument identique, exactement de la même façon.
Enfin pour étudier en profondeur le tableau du Musée de Tessé, les scientifiques américains ont utilisé un capteur capable d'analyser la composition de la peinture et des pigments sans toucher  la toile ou faire de prélèvements... Certaines couleurs et notamment le bleu du tableau du Mans ont révélé la même composition que celles employées  habituellement par Willem van Aelst. 
Ce tableau permet par ailleurs de résoudre une énigme historique.  En effet certains historiens de l'art se demandaient pourquoi le jeune Van Aelst avait à ce point attiré l'attention des Médicis qui tenait absolument à venir le faire  travailler à Florence. Il peignait bien, mais il n'avait produit aucun chef d'oeuvre qui puisse justifier l'enthousiasme de cette famille de mécènes particulièrement exigeants. Cette Nature morte aux armures, d'un raffinement extrême, peut expliquer largement à elle seule cet engouement des Médicis pour le jeune Van Aelst.
Changer l'attribution d'un tableau peut s'avérer parfois assez dur à vivre pour un Musée, particulièrement quand le nouveau peintre n'est pas aussi prestigieux que le précédent. Là, ce n'est pass du tout le cas ! Willem van Aelst est aussi prestigieux que Willem Kalf et le Musée de Tessé ne perd pas au change ! 

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem van Aelst, né à Delft,  est essentiellement un peintre de natures mortes, de fleurs et de chasse qui appartient à ce que l'on appelle le " Siècle d'or ". Il est célèbre pour avoir introduit l’asymétrie dans la nature morte mais aussi pour la savante harmonie des coloris déployée dans toutes ses compositions. Au cours de sa vie, Willem van Aelst a vécu et travaillé en France, à Rome et à Florence où , en compagnie  dedeux autres Néerlandais, Matthias Withoos et Otto Marseus Van Schrieck, il est actif à la cour de Ferdinand II de Medicis. Le grand-duc de Toscane lui remettra une médaille d’or comme récompense de ses services. Ont été conservées de cette époque plusieurs natures mortes de fleurs et de chasse, visibles au Palazzo Pitti à Florence. En 1856 il rentre au Pays Bas et  se fixe à Amsterdam. Ses œuvres sont notamment conservées à la Mauritshuis de La Haye, à la National Gallery of Art de Washington  et au  Rijksmuseum d’Amsterdam. Ses tableaux sont parfois signés Guill.mo (Gullielmo,  forme italienne de son prénom).

____________________________________________
2015 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 


samedi 1 août 2015

Willem Kalf (1619-1693) - Bodegon con un Aquamanile, una fruta y una taza Nautilus,





Willem Kalf (1619-1693) 
Bodegon con un Aquamanile, una fruta y una taza Nautilus, c.1660
Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid

Que voit on ? Dans un riche décor de tapis d'orient et de tentures précieuses, cette nature morte d'apparat présente, posée sur un monumental plateau d'argent ciselé et sculpté de gauche à droite : deux fruits (grenades ?  kakis ?) posés dans les plis du tapis, une aiguière en porcelaine "blanc-bleu" ornée de bronzes, une gigantesque coupe-saladier en porcelaine de même provenance sertie de divers ornements en bronze doré contenant des fruits secs et de laquelle déborde un citron pelé. A l'arrière plan un coupe Nautile dont le pied sans doute en bronze est caché par le premier plan. Autant de symbols des vanités terrestres que viennent  tempérer  par la présence au premier plan d'un  écorce de citron en spirale,qui symbolise le déroulement de la vie terrestre.

Rappel biographique  : Le peintre néerlandais Willem Kalf est le l'un plus grands peintres de nature morte de son époque. Il travaille à Paris entre 1642 et 1646. Il retourne aux Pays-Bas et vit d'abord à Hoorn, puis s'installe en 1653 à Amsterdam. La qualité de ses œuvres le fait comparer à  Johannes Vermeer (1632-1675) pour le velouté des rendus de matières.

mardi 22 juillet 2014

Willem Kalf (1622-1693) - Nature morte à l'aiguière d'argent


Willem Kalf  (1622-1693)
Nature morte à l'aiguière d'argent, 1655-57
Rijksmuseum, Amsterdam

Que voit-on ?  Sur un entablement qui semble être de marbre sombre poli,  des objets posés en porte-à-faux rappelle qu'aucune position n’est immuable.  Parmi les objets : une aiguière en argent  extrêmement ouvragée et somptueuse avec anse et bec verseur ouvert,  un verre ou un vase  d'apparat reposant sur un pied sculptée en or, allégorie de la Vanité, une coupe en porcelaine de Chine posée en porte-à-faux dans laquelle glissent des citrons et oranges. Comme tous les fruits à pépins, l'orange  est le symbole de fécondité. Dans la société occidentale, le voile de la  jeune mariée est retenu par une couronne de fleurs d’oranger. Cette coutume repose sur la légende selon laquelle Zeus aurait offert des fleurs d’oranger à sa future épouse Héra. Les fleurs blanches symbolisent l’innocence de la future
mariée, et les fruits annoncent une descendance. Un des citrons es  pelé en spirale,  motif extrêmement fréquent dans les natures mortes peut représenter le déroulement de la vie terrestre, au long duquel l’individu libère son esprit de son enveloppe matérielle, pour arriver à la pulpe de l’essence spirituelle.

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem Kalf est le l'un plus grands peintres de nature morte de son époque. Il travaille à Paris entre 1642 et 1646. Il retourne aux Pays-Bas et vit d'abord à Hoorn, puis s'installe en 1653 à Amsterdam. La qualité de ses œuvres le fait comparer à  Johannes Vermeer (1632-1675) pour le velouté des rendus de matières.