dimanche 31 mai 2020

Albert Anker (1831-1910) - Nature morte avec du pain, du vin et des noix



Albert Anker (1831-1910)
Nature morte avec du pain, du vin et  des noix
Collection privée

 Que voit on ? Le thème du pain a souvent été traité par ce peintre à tel point qu'il est présent dans presque toutes ses natures mortes, certaines d'entre elles étant très proches de celle-ci dans leur composition même.  

Rappel biographique : Le peintre et illustrateur suisse Albert Anker jouit d'une grande célébrité dans son pays surtout  pour les représentations populaires de la vie des villages du 19e siècle qu'il a restituer dans ses tableaux.  
Elève  à Paris, avec Pierre-Auguste Renoir de Charles Gleyre, il suit les cours de L'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris où il va résider longtemps. Anker a peint, entre autres, des portraits d'enfants, (pour lesquels il fut extrêmement célèbre) des représentations historiques et religieuses, des natures mortes et des paysages ruraux typiquement suisse. Il se distingue de son maître Gleyre par une représentation des personnages très animée, pas du tout stylisée et qui ne cherche surtout pas pas à atteindre la perfection. Dessinateur accompli (il a laissé plusieurs milliers de dessins sur toutes sorte de format, on retrouve la précision  extrême de son trait dans ses natures mortes. On connait de lui des travaux au crayon, fusain, plume, craie, sanguine, pastel ou sépia et des mélanges de divers techniques sur des formats variés. Le style de son langage pictural va du travail au crayon finement exécuté au dessin au noir de charbon vigoureusement tracé qui est à la base de ses aquarelles, peintures à l'huile et faïence, qui représentent une partie importante de son œuvre.

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2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

samedi 30 mai 2020

George Lance (1802-1864) - Still life With Fruits and Parrot




George Lance (1802-1864)
Still life With Fruits and Parrot
Private collection

Que voit on ? Une composition très spectaculaire, emphatique et surchargée où domine les accumulations de victuailles et d'objets. Une nature morte  dans l'esprit des natures mortes romaines antiques faites pour impressionner le visiteur,  mais surtout une nature morte tout à fait dans le goût des riches clients pour lesquels George Lance  travaillait  comme le duc de Bedford qui lui commanda plusieurs panneau décoratif pour sa résidence de Woburn... On imagine sans mal l'effet d'une toile comme celle ci dans le décor  déjà grandiose des salles à manger ducales et princières de l'Angleterre d'alors.

Rappel biographique : Le peintre anglais George Lance était un peintre à la destinée singulière, spécialisé à la fois dans les natures mortes grandioses et dans les portraits miniatures. Bien qu'il ait montré une prédilection pour l'art dès son jeune âge, il parti travailler dans une usine à Leeds alors qu'il n'avait que 14 ans. Ce jeune adolescent livré à lui même se mit un jour à errer dans le British Museum. Lors d'une de ses promenades muséales il rencontra le peintre Charles Landseer, qui au cours d'une conversation lui apprit qu'il était un élève de Benjamin Haydon. Fasciné par ce peintre, le jeune Lance se rendit dès le lendemain de cette conversation devant la résidence de Haydon qu'il interpella au sortir de chez lui pour lui demander de devenir élève. Haydon, un peu surpris par le jeune age de son interlocuteur répondit que si ses dessins étaient assez bons, il lui donnerait ses cours gratuitement Peu de jours après, Lance entra dans l'atelier de Haydon et y resta sept années, tout en continuant à étudier dans les écoles de la Royal Academy. Principalement peintre de natures mortes spectaculaires, il commença à exposer à l'age de 22 ans en 1824, notamment à la British Institution avec A Fruit Boy et à la Society of British Artists The Mischievous Boy and Two fruits. En 1828, il exposa pour la première fois à la Royal Academy. montrant une autre de ses grandioses natures mortes.
Pendant sa vie il peignit 135 toiles sans compter les 48 qu'il destina à la Society of British Artists, et les 38 de la Royal Academy.
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2020- Men Portraits
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vendredi 29 mai 2020

Pablo Picasso (1881-1973) - Les anguilles de mer

 


Pablo Picasso (1881-1973)
 Les anguilles de mer, 1940
 Collection privée

Que voit on ? Picasso a abordé tous les sujets et peints énormément de natures mortes, mais il n'est passi fréquent de voir des poissons dans ses toiles. Ici les anguilles qui donnent le titre a la toile, sont accompagnées d'un crabe, d'un coquillage d'une sardine, une des extrémités du coquillage se terminant en ouvre boîte !

Rappel biographique : le peintre espagnol Pablo Ruiz Picasso a commencé à peindre très tôt, au tournant du19e et du 20e siècle et n'a jamais cessé sa production, évaluée aujourd'hui a quelques 50.000 oeuvres. Utilisant tous les supports pour son travail, il est considéré comme le fondateur du cubisme avec Georges Braque auquel son nom est lié surtout dans le domaine des natures mortes. Il est considéré comme l'un des plus importants artistes du 20e siècle tant par ses apports techniques et formels que par ses prises de positions politiques et que par l'immensité de sa production tous genres confondus.
A partir des années 1920 ses natures mortes seront très proches, sur la même ligne de conception " cubiste analytique " que celles de George Braque, dont il devient un temps l'intime avant de s'en séparer définitivement. Il y eut une connivence d'inspiration très rare entre ces deux peintres pendant une certaine période de leur vie et en particulier dans le domaine particulier du traitement de la nature morte.
Picasso peint beaucoup d'autres natures mortes après la Seconde guerre mondiale et hors de la période cubiste, mais ce n'est pas un genre qui tient une place aussi essentielle dans son oeuvre que dans l'œuvre de Georges Braque.

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2020 - A Still Life Collection
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jeudi 28 mai 2020

Anne Vallayer-Coster (1744-1818) - Bouquet de roses




Anne Vallayer-Coster (1744-1818)
Bouquet de roses
Collection privée (via Artcurial)

Que voit on ? Un subtil bouquet peint à l'aquarelle comme pour une planche illustrée d'ouvrage sur les roses mais en lieu et place du nom de la rose il y a celui de la peintre Mme Vallayer Coster. Si ces représentations de fleurs isolées sur papier constituaient dans la plupart des cas des études préparatoires à de plus larges compositions, elles étaient fort appréciées et avaient leur place au Salon, où Anne Vallayer-Coster en exposa régulièrement. Ce  Bouquet de roses fut ainsi présenté en 1804 en pendant avec un Bouquet de dahlias aujourd'hui conservé au musée Napoleon d'Arenenberg.  Ces délicates aquarelles sur papier avaient été réalisées pour l'impératrice Joséphine, ainsi que l'indique la correspondance de Vivant-Denon. Elles furent séparées après sa mort, le Bouquet de dahlias rejoignit les collections de sa fille la reine Hortense de Beauharnais et resta au château d'Arenenberg, tandis que ce Bouquet de roses échut au prince Eugène et fit partie de sa vente après-décès.

Rappel biographique : Peintre officielle de la reine de France Marie-Antoinette, Anne Vallayer-Coster fut aussi douée pour les natures mortes que Jean-Baptiste-Siméon Chardin..  Fille d’orfèvre de la cour, elle passe son enfance dans la manufacture de tapisserie des Gobelins où résident ses parents. Elève de Madeleine Basseporte et de Joseph Vernet, Anne Vallayer entre à l’académie royale de peinture en 1770 qui comptent alors 12 femmes. Inspirées par les natures mortes et les « vanités » des maîtres flamands du XVIIe siècle, ces compositions sont souvent riches de symbole, les fruits par exemple ont des valeurs symboliques, les cerises évoquent les fruits du Paradis, les pommes et les pêches le fruit défendu, les raisins la rédemption et l’intérieur de la noix la Croix du Christ. Son travail semble scruter et traduire « À l’infini » le monde visible de la beauté des choses et leur précarité,….Echappant, grâce a son talent aux purges révolutionnaires et traversant le 1er Empire avec grâce, elle poursuivit sa carrière de peintre avec succès jusqu’à sa mort ,sous la Restauration.
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2020 - A Still Life Collection
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mercredi 27 mai 2020

Gustav Klimt (1862-1919) - Flowers, c. 1906


 

Gustav Klimt (1862-1919)
Flowers, c. 1906
Huile sur toile 110x110cm
Osterreischische Galerie Belvedere, Wien

Que voit on ? Une des très rares natures mortes que Klimt ait peinte... Et encore ne s'agit pas vraiment d'une nature morte au sens strict du terme puisque ces fleurs ne sont pas des fleurs coupés et déposées dans un vase (Klimt n'en peignit qu'une seule) mais de fleurs en pieds peintes dans le jardin d'une ferme.  En tout et pour tout, deux toiles ont été réalisée par Klimt sur ce modèle  à mi-chemin entre le paysage et la nature morte. Cette façon de peindre un carré de jardin comme s'il s'agissait d'une composition dans un vase fut adoptée aussi  pour quelques toiles par Gustave Caillebotte dans le jardin du Petit Genevilliers   quelques dizaines d' années avant Klimt.

Rappel biographique :  le célèbre peintre viennois Gustav Klimt, incarnant le mouvement  symboliste autrichien, et l'un des membres les plus en vue du mouvement Art nouveau et de la Sécession de Vienne. Peintre de figures, sujets allégoriques, nus, portraits, paysages, il est aussi dessinateur, décorateur, peintre de cartons de tapisseries et de mosaïques, céramiste et lithographe. Son œuvre comprend 230 tableaux, dont 54 tableaux représentant des paysages. Ses principaux travaux incluent les peintures, les fresques, les croquis et autres objets d'art, dont plusieurs sont exposés à la galerie Vienna Secession. La profusion des détails, la richesse des décors et de la coloration en sont caractéristiques, ainsi que la précision des portraits. Klimt est aussi connu pour son utilisation de l'or dans les peintures, qu'il découvre après avoir vu des mosaïques byzantines de Ravenne, mais ses inspirations sont éclectiques. Les historiens de l'art répertorient des inspirations aussi diverses que celles de la Grèce classique, minoenne et égyptienne. Il est aussi inspiré par les ciselures d'Albrecht Dürer, les peintures européennes de la fin du Moyen Âge et de l'école japonaise de Rimpa.
Klimt peint également quelques paysages, privilégiant le format carré (comme beaucoup d'artistes de la Sécession), avec une absence de personnage, ce qui donne une ambiance de particulière sérénité. Ces tableaux sont peints sur le motif et terminés en atelier.
Klimt a beaucoup dessiné aussi : . plus de 3 700 dessins mais il est probable que ce nombre soit largement sous évalué, l'artiste n'ayant guère  été conservateur de ses feuillets.

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mardi 26 mai 2020

Chaïm Soutine (1893-1943) - Glaïeuls




Chaïm Soutine (1893-1943)
Glaïeuls, 1919
Huile sur toile, 55.2 x 38.3 cm
Collection Privée (via Christie's)

Que voit on ?  Celui qui avait la réputation de faire profession de mal peindre et de le revendiquer  donne dans cette nature motre un bek exemple de son art !!!   A défaut d'être sensible à ses provocations picturales  et à ce style qu'il qualifiait lui même de "bâclé" , on se laissera séduire  par la  la vivacité et l'éclat de ces rouges splendides...

Rappel biographique : Le peintre français d'origine biélorusse Chaïm Soutine a développé une technique de peinture très qui utilise une palette de couleurs éclatantes et tourmentées tout en se situant dans une mode expressionniste avant la lettre qui a pu peut parfois, dans ses portraits, rappeler le style d' Egon Schiele. Il est l'un des peintres majeurs rattachés, à ce qu'on appelle l'École de Paris avec Modgliani et Chagall et sans doute le personnage le plus extravagant de la bande.  Dans le domaine des natures mortes, Soutine a commencé par traiter (avant la première guerre mondiale) des sujets assez banals (Nature morte a la pipe ou Nature morte à la Soupière) puis se consacre surtout à la représentation des animaux et en particulier des animaux écorchés ou éventrés qu’il prend comme modèle. Ces visions morbides issues de son enfance hanteront une bonne part de sa peinture, comme la série des carcasses de bœufs et celle des volailles (dindons, poulets, lapin etc...). Les voisins, horrifiés par les cadavres d’animaux qu’il conserve dans son atelier et les poissons qu'il laissent plusieurs jours à l'air libre avant de les peindre, se plaignent des odeurs qui émanent de son atelier. Visiblement seules es natures mortes à sujets de fleurs échappent à cette règle (Glaïeuls (1919) et Le Vase de fleurs (1918).
Pendant la Seconde guerre mondiale Soutine, traqué puisque juif, mène une vie clandestine, retournant souvent à Paris pour se faire soigner d'un ulcère récidivent. Bien que conscient du danger auquel il s’expose, il n'a jamais fait ou même tenter de faire les démarches nécessaires pour fuir la France. Suite à une dénonciation, il se réfugie près de Tours, avec sa nouvelle liaison, Marie-Berthe Aurenche, ex épouse de Max Ernst. Le 31 juillet 1943, il est fiévreux et doit être hospitalisé. Avant d’être transporté, il se rend à son atelier et brûle ses toiles. À l’hôpital de Chinon, on le dirige vers une clinique parisienne. Les contrôles de la France occupée doivent être évités et le voyage se révèle plus long que prévu. Opéré sept jours après son arrivée, il meurt deux jours après l'opération.
Au cimetière du Montparnasse, rien ne fut gravé sur la tombe avant la fin de la guerre. Pablo Picasso fut l'un des rares à suivre son enterrement. Malgré des interruptions plus ou moins longues, Chaïm Soutine a beaucoup peint et beaucoup détruit ses œuvres et ce jusqu’à la fin de sa vie.

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lundi 25 mai 2020

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Natura morta con pere e nocciole







Giovanna Garzoni (1600-1670)
Natura morta con pere e nocciole
Tempera sur parchemin
Palazzo Pitti,  Firenze

Que voit on ? Posées dans un plateau en  céramique vernissée blanche : douze poires fraîchement cueillies et leur feuillage. A même l'entablement : deux noisettes aux couleurs de l'automne, comme l'ensemble de la composition d'ailleurs.

Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine, non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense célébrité qu'elle acquit de son vivant, faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque. Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630, où ses premières œuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637, elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder ses œuvres.
Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis Le grand-duc Ferdinand II de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses œuvres. Bien après avoir quitté la cour Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indéfectible les liait. C'est ainsi qu'entre 1650 et 1670, sur commande de Ferdinand II de Médicis pour la Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument exquises qui restent parmi les plus belles de son époque ; plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence. En 1666, Giovanna Garzoni, sans enfants, légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle-ci lui fasse construire un tombeau dans l'église Santi Luca e Martina. On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte, il est probable que Giovanna Garzoni ait été influencée par plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.

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dimanche 24 mai 2020

Tomás Yepes (1595-1674) - Bodegón con dulces y frutas secas en una mesa


 


Tomás Yepes (1595-1674)
Bodegón con dulces y frutas secas en una mesa, 1600-1635
Museo Nacional del Prado

 Que voit on ? Sur un entablement rouge, deux paniers en osier tressé dont l'un est rempli de gaufres  enroulées et l'autre de fruits secs.  A l'avant de ces paniers disposés dans des plats en argent ou à même l'entablement d'autres sucreries : à gauche des jijones (nougats) et à droite des Matafan ou Matefaim,(crêpes assez épaisses) ; à même l'entablement un petit biscuit, du sucre aromatisé en poudre dans une coupelle et un gâteau fourré avec un couvercle dessus en forme à cheval 
A parti de cette toile, Yepes traita à de multiples reprises le thème des douceurs et sucreries  comme dans cet exemple de 1650.   Dans celle ci, ce qui est surprenant c'est le mystérieux cylindre noir entre le deux paniers d'osier, en plein centre de la composition ...

Rappel biographique : Tomas Yepes est un peintre Valencien de la période baroque. C'est une personnalité mal connue, occupant une place à part dans l'histoire de la nature morte espagnole, car il peint dans une tradition des premières décennies du siècle avec des compositions d'une rigoureuse symétrie. Ses œuvres, datées à partir de 1642, comprennent des bouquets de fleurs, corbeilles de fruits, ustensiles de cuisine, dans une technique dite "ténébriste" avec une gamme de tons foncés et des fonds souvent noirs. Son style est proche de celui de Juan Bautista de Espinosa.

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samedi 23 mai 2020

Raoul Dufy (1877-1953) - Nature morte

 


Raoul Dufy (1877-1953)
Nature morte
Aquarelle et mine de plomb sur papier, 48,90 x 64,10 cm
Collection privée

Que voit on ? Une nature morte de fin de déjeuner sur une terrasse de restaurant ou d'hôtel délicatement déclinée sur le  thème favori de Dufy : la mer. On remarque deux cabines de bains sur la droite à côté d'un imposant immeuble et deux bateaux qui, dans le lointain, attendent d'entrer dans le port du Havre que le peintre a souvent aimé peindre.

Rappel biographique : le peintre  français Raoul Dufy était aussi dessinateur, graveur, illustrateur de livres, créateur de tissus, céramiste, créateur de tapisseries et de mobilier, décorateur d'intérieur, décorateur d'espaces publics et décorateur de théâtre. Raoul Dufy a produit  plus 3 000 toiles, 6 000 grandes aquarelles, 6 000 dessins et en a détruit presque autant.
- Plus d 'informations du Raoul Dufy
 
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vendredi 22 mai 2020

Serge Ferat (1881-1958) - Nature morte au poisson


 

Serge Ferat (1881-1958)
Nature morte au poisson
Huile sur toile, 97,30 x 130 cm
Collection particulière (via Artcurial)

Que voit on ?  Dans un style très élégant qui emprunte à la fois à Raoul Dufy, Picasso et Matisse, une nature morte à poisson unique et solitaire , dont le fond est occupé par un panier de poires, une cruche à eau, un  verre à pied et une bouteille d'apéritif de type vin cuit aromatisé. Cette belle huile sur toile  très décorative aurait pu inspiré un carton de tapisserie  pour la Manufacture de Beauvais avec laquelle Férat travailla un temps...  

Rappel biographique :  Serge Férat est un des deux pseudonymes du comte Sergueï Nikolaïevitch Yastrebzov, peintre et décorateur, son second pseudonyme étant Roudniev.  Il arriva en Europe occidentale en 1899, et s'installa en 1900 à Paris chez sa cousine germaine, la baronne Hélène Oettingen. Il suivit les cours de William Bouguereau à l'Académie Julian. Sous son pseudonyme de Roudniev, il exposa l'année suivante au Salon des artistes français plusieurs tableaux influencés par Maurice Denis. Il s'intéressa au Quattrocento italien et, influencé par le cubisme, rencontra Picasso et Apollinaire qui lui donnera le pseudonyme de Férat.
 Aristocrate aisé et cultivé, il acquiert auprès d'Henri Rousseau  dit Le douanier Rousseau une dizaine de ses toiles avant de devenir à sa mort, son principal expert.
En 1911, il rachète avec son ami Apollinaire et sa cousine la baronne Hélène Oettingen la revue d'avant-garde Les Soirées de Paris que dirige le poète. Il en prend la direction artistique sous le pseudonyme de Jean Cérusse (de ces russes).
Engagé comme infirmier volontaire dans les Ambulances russes, pendant la Première guerre mondial, il offre ses services  puis à l'Hôpital militaire italien ouvert en 1915, au 41 quai d'Orsay, où il dirige l'établissement sous la responsabilité du Docteur Ballodonmi. Serge Férat y fait hospitaliser Apollinaire, blessé à la tête en 1916.  En 1917, Serge Férat illustre et réalise les décors et costumes de la pièce d'Apollinaire Les Mamelles de Tirésias, créée au Conservatoire Maubel à Paris. Ruiné par la Révolution russe, il parvient néanmoins à continuer à peindre. Il expose au Salon des indépendants, au Salon d'automne et au Salon de la Section d'Or. Dans les années 1930, son style cubiste est peu à peu devenu décoratif. Il réalise aussi des cartons de tapisseries pour la Manufacture de Beauvais.
ll participe à l'Exposition d'art russe à Prague en 1935. Son œuvre est remarquée à la grande exposition cubiste en 1953 au Musée d'art moderne de la Ville de Paris.

jeudi 21 mai 2020

Mosaïques romaines - Nature morte au panier de poires




Mosaïques romaines  
Nature morte au panier de poires
Musée du Bardo Tunis

Que voit on ? Empilées en pyramide  sur un lit de feuillages, dans un panier en osier tressé:  six poires rendues avec ce réalisme toujours aussi spectaculaire des  premières natures mortes romaines. Dans celle ci, la tonalité monochrome de l'ensemble n'enlève rien à son réalisme. 

Rappel historique :
La mosaïque est l'art romain par excellence car ni la Grèce classique ni les Grecs d'Alexandrie n'avaient su lui donner la richesse du répertoire iconographique qu'elle a eue sous l'Empire romain et encore moins la répandre dans tout le bassin méditerranéen comme le fera Rome. La mosaïque polychrome est ti maitrisée par les Romains au IIe siècle av. J.-C. Grâce à l'activité de ses ateliers itinérants, toutes les provinces situées autour du mare nostrum, ont connu dès les débuts de l'expansion romaine cet art qui a trouvé un terrain d'élection dans les pays où la lumière est reine.
L'exposition, organisée en 2001 par l'Union Latine au musée archéologique de Madrid a mis l'accent sur l'art de la mosaïque tel qu'il est illustré dans les pays du bassin méditerranéen.
L'une de ses particularités majeures est l'abondance et l'extrême diversité des représentations  animales et végétales.
Les natures mortes antiques trouve selon Pline l'Ancien leur origine  dans la Grèce antique, lorsque  le peintre Piraikos (3e siècle avant JC), vendait déjà fort cher ses " Provisions de cuisine ", des tableaux de chevalets représentant des victuailles ou des instantanés d'échoppes de cordonniers et de barbiers. Dans la hiérarchie des genres picturaux d'alors, ces représentations de provisions de cuisine sont déjà considérées comme un genre mineur... et  elles le resteront pendant de longs siècles... au moins jusqu'à Chardin, si ce n'est jusqu'à Cézanne. Genre mineur donc, loin derrière les sujets religieux, les portraits et les paysages, mais genre que les commanditaires s'arrachent pourtant !
Le grec Piraikos reste le plus célèbre des peintres de ce genre. Hélas, aucun exemple n'est parvenu jusqu'à nous de ces peintures des menus objets du quotidien par Piraikos,  peinture que l'on nommait à cette époque Rhyparographie .

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mercredi 20 mai 2020

Foujita (1886-1968) - Pivoines dans un vase bleu


  

Foujita (1886-1968)
Pivoines dans un vase bleu
Aquarelle 
Collection privée 

 Que voit on ? Une composition très délicate et très japonisante présentant une paire de pivoines blanches et leur feuillage  dans un vase bleu posé sur entablement rose devant un fond jaune. Autant de couleurs qui apporte gaité et fraicheur à l'ensemble.   Les pétales des pivoines sont réalisées sur la  la réserve et dessinées au crayon...

Rappel biographique : l'artiste français d'origine japonaise Tsugouharu Foujita aussi connu sous le nom de Léonard Foujita ou Foujita fut aussi bien peintre que dessinateur, graveur, illustrateur, céramiste, photographe, cinéaste ou créateur de mode.... Il a illustré énormément d'ouvrages de librairie dans le Montparnasse des Années Folles et bien après (plus d'une centaine entre 1919 et 1970) et un nombre non négligeable de natures mortes - ou intitulées comme telles - parsèment son œuvre du début à la fin.

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mardi 19 mai 2020

Paul de Longpré (1855-1911) - Invoice of Violets


 

Paul de Longpré (1855-1911)
Invoice of Violets, 1895
Boston Public Library

Que voit on ? Un panier de violette arrangés en bouquets tels que les marchandes ambulantes de violette avaient l'habitude d'en transporter  à Paris pour vendre leurs bouquets, la nuit tombée, à l'entrée des théâtres, de l'Opéra  ou à la terrasse du Café de la Paix. Un cadeau appréciée des femmes du monde  et une façon pour leur compagnon de rivaliser de galanterie.
 
Rappel biographique : Paul Maucherat de Longpré, dit Paul de Longpré, est un peintre autodidacte floral français  à la  destinée romanesque et fascinante. Né à Villeurbanne dans une banlieue ouvrière lyonnaise, il fit toute sa carrière aux États-Unis où ses œuvres sont présentes dans les plus grands musées. Ayant commencé à peindre à l'âge de 12 ans et à produire des toiles sans l'assistance de qui que ce soit,  il est exposé  à l'âge de 21 ans au Salon de Paris.
Après avoir perdu ses économies à la suite de la faillite d'une banque, il s'installe en 1890 à New York puis, en 1896, organise une exposition de ses peintures florales, ce qui lui permet d'accéder à la reconnaissance du milieu artistique local. Invité à Los Angeles, le nouvel Eldorado, il s'y rend avec sa famille en 1899.  Les « fondateurs » d'Hollywood,  Daeida  et Harvey Henderson Wilcox, désireux d'attirer des personnalités culturelles dans la nouvelle cité, lui offrent trois parcelles de terrain sur ce qui est de nos jours... Hollywood Boulevard. En 1901, l'architecte canadien Louis Bourgeois y conçoit les plans de la maison de Paul de Longpré, dans un style architectural très particulier. La demeure contient une galerie d'art, pour que le peintre puisse vendre ses toiles, ainsi qu'un jardin floral, « Le Roi des Fleurs ». Voir la maison depuis un trolley de la compagnie Los Angeles Pacific Railroad devient une attraction touristique telle qu'elle permet à Paul de Longpré d'engranger de confortables revenus.
Paul de Longpré peignait uniquement des natures mortes florales et principalement en aquarelle.  Il  les peignait façon très précise et exclusivement à partir d'observation des plantes. Ainsi  s'inspira-t-il largement  des 4 000 boutons de roses de son fabuleux jardin pour faire des aquarelles qu'ils  faisaient reproduire et largement diffuser sous forme de chromos. Et c'est ainsi qu'il devint le peintre floral les plus célèbre des Etats-Unis. A Hollywood où il est mort, une rue « De Longpre Avenue » et un parc « De Longpre Park » portent son nom.

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lundi 18 mai 2020

Nicolas de Staël (1914-1955) - Fruits, poires sur fond gris



  


Nicolas de Staël (1914-1955)
Fruits, poires sur fond gris, 1954
Huile sur toile, 60 x 81,3 cm
Collection privée

Que voit on ? Cette même année  1054, Nicolas de Stael peint  deux natures mortes sur le thème des fruits, très différentes l'une de l' autre bien qu'exploitant exactement les mêmes éléments (pommes et poires). Dans la première déjà publiée sur ce blog, une poire et deux pommes disposées de telle façon qu'elle pourrait laisser penser à un organe sexuel masculin. Dans celle-ci presque aucune symbolique  (consciente ou inconsciente) de ce genre ! Les deux poires sont disposées de façon assez banales sur leur base et pourraient faire  plutôt pensés a deux personnes s'adossant  contre un mur !

Rappel biographique : Le peintre français d'origine russe Nicolas de Staël, né baron Nicolaï Vladimirovitch Staël von Holstein, est issu d'une branche cadette de la famille de Staël-Holstein. Plus d'un demi siècle après sa mort, il reste l'un des peintres les plus marquants du 20e siècle posant un problème aux historiens de l'art qui ne savent pas dans quelle catégorie le classer, ce qui doit le réjouir post mortem, lui qui détestait les catégories et les courants.
La réinvention de la figuration opérée par Staël a été mal comprise alors qu'elle anticipait d'une vingtaine d'année l'évolution générale de l'art. Il a « retrouvé le visible sans renoncer aux possibilités expressives et à la liberté d'action qui définissent la peinture contemporaine » alors que Paris perd sa place de capitale des arts, dès les années 1960, sous l'effet du marché de l'art et de la surenchère :
" On y est devenu incapable de discerner le pastiche de l'original " selon Umberto Eco.
Selon Marcelin Pleynet et Michel Seuphor : « ...il faut tenir compte de Nicolas de Staël, vu et revu souvent avec et travers l'avant-garde américaine de années cinquante. Ces nouveaux mouvements d'abstraction suivent le cheminement de Staël, délaissant la peinture gestuelle pour une peinture brossée, voir maçonnée ».
Peu exposé de son vivant, son œuvre a donné lieu à de nombreuses manifestations posthumes qui ont confirmé sa stature sur le plan international. " Staël fut le plus puissant créateur de sa génération dans l'École de Paris de l'après-guerre, sur laquelle il a exercé une forte influence Il a été le premier à dépasser l'antinomie abstraction-figuration ".
Nicolas de Staël meurt à 41 ans en se jetant de la terrasse de l'immeuble où il avait son logement et un de ses ateliers à Antibes. L'ensemble de son œuvre s'étend sur 15 années. Il a peint, à partir de 1952, plusieurs natures mortes dont quelques unes sont aujourd'hui conservées et exposées au Musée Picasso d'Antibes à quelques pas de son ancien atelier. Plusieurs sont présentées sur ce blog.

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dimanche 17 mai 2020

Anne Vallayer-Coster (1744-1818) - Nature morte avec pain et vin


 


Anne Vallayer-Coster (1744-1818)
Nature morte avec pain et vin
Collection privée




Que voit on ? Une nature morte d'une grande simplicité,qui donne toute la mesure du génie d'Anne Vallayer-Coster dans le domaine des natures mortes.  Le reflet de la fenêtre de l'office dans la bouteille de vin et dans le verre à moitié rempli (seul objet  précieux de toute la composition), la texture appétissante de la croûte et de la mie de pain, la frugalité de la pomme et de la demi noix posée sur l'entablement qui l'accompagne,  le pot en grès qui doit renfermer quelque pâté roboratif, tout ici respire le chef d'œuvre.

Rappel biographique : Peintre officielle de la reine de France Marie-Antoinette, Anne Vallayer-Coster fut aussi douée pour les natures mortes que Jean-Baptiste-Siméon Chardin.
Fille d’orfèvre de la cour, elle passe son enfance dans la manufacture de tapisserie des Gobelins où résident ses parents. Elève de Madeleine Basseporte et de Joseph Vernet, Anne Vallayer entre à l’académie royale de peinture en 1770 qui comptent alors 12 femmes. Inspirées par les natures mortes et les « vanités » des maîtres flamands du XVIIe siècle, ces compositions sont souvent riches de symbole, les fruits par exemple ont des valeurs symboliques, les cerises évoquent les fruits du Paradis, les pommes et les pêches le fruit défendu, les raisins la rédemption et l’intérieur de la noix la Croix du Christ. Son travail semble scruter et traduire « À l’infini » le monde visible de la beauté des choses et leur précarité,….
Echappant, grâce a son talent aux purges révolutionnaires et traversant le 1er Empire avec grâce, elle poursuivit sa carrière de peintre avec succès jusqu’à sa mort ,sous la Restauration.

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samedi 16 mai 2020

Francesco Noletti Fieravino dit Il Maltese (1611-1654) (attribuée à) - Nature morte au tapis turc et aux citrons


 

Francesco Noletti Fieravino dit Il Maltese (1611-1654) (attribuée à)
Nature morte au tapis turc et aux citrons, c.1650
Collection privée

Que voit on ? Une composition relativement sobre attribuée (sans doute avec raison tant elle est caractéristiques de son style à Francesco Noletti, dit Il Maltese, maître incontesté du rendu des textures et notamment de celles des tapis de Smyrne pour lesquelles il n'a pas son pareil. Les objets précieux en or argent ou vermeil sont aussi de ses spécialités de même que les agrumes. Les trois éléments son réunis ici, l'essentiel du cadre étant réservée au tapis. Le brûle parfum et la coupe en argent finement ciselé contenant les citrons, apparaissant comme des éléments d'une sobriété inhabituelle chez ce peintre de la profusion et de l'accumulation ...

Rappel biographique : Les œuvres de Francesco Noletti, surnommé il Maltese en raison de son origine Maltaise, ont longtemps été attribuées sous le nom de Francesco Fieravino jusqu'à la découverte de son identité véritable au début des années 2000. Spécialiste des natures mortes avec tapis et tentures qu'il peint somptueusement, Noletti s'est installé à Rome, probablement entre 1636 et 1640, où il meurt en 1654. La majeure partie de ces œuvres sont aujourd'hui conservées dans le somptueux musée des Beaux arts d'Ajaccio, le Palais Fesch où peut les admirer dans toute leur splendeur. comme une apartie des fabuleuses collections du Cardinal Fesch

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vendredi 15 mai 2020

Etienne Moulineuf (1706-1789) - Nature morte aux carrelet et coquillages

 


Etienne Moulineuf (1706-1789)
Nature morte aux carrelet et coquillages
 Collection privée 


Que voit on ? Une nature morte au panier de poissons avec un carrelet en plein centre de la composition,  caractéristique du peintre marseillais Moulineuf.  La scène semble avoir été saisie sur le Vieux Port même de Marseille,  dès l'arrivée des bateaux, le massif montagneux (stylisé  de la Sainte Baume apparaissant à l'arrière plan de la composition. Seule incongruité : les coquillages et couteaux d'apparence plutôt exotique que méditerranéenne. 

Rappel biographique : Etienne Moulineuf, est né à Marseille et mort dans la même ville quelques mois avant la Révolution Française. Peintre et homme de lettre français, il fut Secrétaire perpétuel de l'Académie de peinture et de sculpture de Marseille. Syndic des peintres et sculpteurs de Marseille en 1740, il habite avec sa famille dans un immeuble situé à l'angle de la rue du Tapis-Vert et du Cours Belsunce relevant de la paroisse de l'Eglise Saint-Martin. Avec Jean-Joseph Kapeller, Michel-François Dandré-Bardon ou le sculpteur Jean-Michel Verdiguier, Moulinneuf propose la création à Marseille d'une Académie de peinture et de sculpture à l'approbation du gouverneur de Provence, le duc de Villars. Ce dernier approuve le 28 décembre 1752 une telle création et autorise la tenue des réunions de cette nouvelle assemblée dans les locaux de l'Arsenal des galères. Le 19 mars 1756, la ville de Marseille accorde à l'Académie de peinture une subvention annuelle de 3 000 livres, aide autorisée par le Conseil d'Etat le 15 juin 1756. Affable et sociable, il fut avec Jean-Joseph Kapeller, membre de la loge maçonnique Saint Ferréol dès 1750. Il laissa à ses contemporains le souvenir d'un dessinateur et peintre de talent mais surtout d'un cœur simple et grand. Etienne Moulinneuf a peint essentiellement des natures mortes, des trompe-l'œil, des paysages et des portraits, dont l'essentiel se trouve dans des collections particulières. Très peu d'œuvres sont conservées dans des musées. Egalement homme de plume, il échangea une abondante correspondance avec Dandré-Bardon qu'il admirait particulièrement. Il tient également un journal et transmettra cette passion de l'écriture à sa fille, Julie Pellizzone.

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jeudi 14 mai 2020

Anna Bilinska-Bogdanowicz (1857-1893) - Pivoines


 


Anna Bilinska-Bogdanowicz (1857-1893)
Pivoines (1886)
Aquarelle
Muzeum Podlaskie w Białymstoku

Que voit on ? Un magnifique bouquet de pivoines, bleues blanches et rouges, présentées  dans un vase de style Second Empire. La qualité de l'aquarelle est prodigieuse de précision et de délicatesse  et  atteste de la maitrise technique acquise par les artistes académiques dans ce genre pendantla seconde partie du XIXe siècle.

Rappel biographique : L 'artiste peintre polonaise Anna Bilińska-Bohdanowicz, est née en Ukraine où son père pratiquait la médecine à Kiev. Michał Elwiro Andriolli lui donna ses premières leçons de peinture à Viatka. Elle eut ensuite comme professeur Wojciech Gerson avant d'étudier avec Marie Bashkirtseff à l'Académie Julian de Paris, où elle devint enseignante. Elle vécut rue de Fleurus (Paris), jusqu'à son mariage, en 1892, où elle épousa Antoni Bohdanowicz. Les témoins majeurs étaient Ladislas Mickiewicz, Adrien Noël Hallé, et Rodolphe Julian. Ils retournèrent à Varsovie où elle souhaitait ouvrir une école d'art. Ses œuvres sont conservées au musée national de Varsovie et au musée national de Cracovie.

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mercredi 13 mai 2020

Anton Ažbe (1862-1905) - Stillleben mit Rosen und Malven

 

Anton Ažbe (1862-1905)
Stillleben mit Rosen und Malven, 1905
Private collection

Que voit on ? Une nature morte ravissante de roses et de mauve, d'un  académique achevé, réalisée par le peintre viennois Anton Ažbe dont la vie et l'œuvre furent nimbées de mystères et dont le haut fait pédagogique fut d'avoir formé, entre autres grand peintres du XXe siècle, Vassily Kandinski !

Rappel biographique : Le peintre austro-hongrois Anton Ažbe était un personnage à la fois fantasque et mystérieux qui fut l’objet de légendes et de rumeur constantes. Le peintre Janez Wolf,  alors assez célèbre, dénicha Ažbe dans l’arrière boutique miteuse d'une épicerie alors qu’il n’avait  que 16 ans et décida de l’employer comme assistant. Avant de mourir dans une terrifiante misère, Wolf veut encore faire quelque chose pour son protégé et décide de lui confier le secret de son art.
Selon une légende, une fois le secret reçu, Anton Ažbe aurait eu l’obligation de le transmettre à son tour à un autre peintre à travers un enseignement qu’il s’engageait à donner gratuitement pendant 8 ans !
Plutôt que de souscrire à cette chaine du savoir avant la lettre, Ažbe préféra fonder, à Munich, une école de peinture qui devient vite très fréquentée comptant jusqu’à 80 élèves en même temps.  Encore une fois, plutôt que de former un seul peintre, selon la volonté de son défunt protecteur,  il forma au moins quatre des plus grands peintres impressionnistes slovène et quelques peintres russes célèbres dont Igor Grabar, Alexandre Mourachko et… Vassily Kandinsky.

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mardi 12 mai 2020

Roy Lichtenstein (1923-1997) - Bottles

 

Roy Lichtenstein
Bottles, 1975
Oil on canvas
Wolverhampton Art Gallery


Que voit on ?  deux bouteilles dont l'une a dessin de godrons, que le peintre semble décliner dans le paysage lointain en colonnes d'un imporbable temple grec. Un verre a moitié plein et deux autres vides tentent ua premier plan un hommage cubiste en souvenir très vague de Braque ou Picasso , peintre auquel il avait rendu un hommage explicite dans une de ses toiles déjà publiée dans ce blog ...

Rappel biographique : Le peintre américain Roy Fox Lichtenstein est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des « comics » . Il a décrit lui-même son style comme étant « aussi artificiel que possible » et tira une grande fierté de cette superficialité revendiquée. Extrêmement célèbre de son vivant, sa côte atteint très vite des sommets. On estime qu'il laisse au total 4 500 œuvres en circulation dans le monde, sachant qu'au moment de sa mort il lui restait encore une bonne dizaine de commandes privées qu'il n'avait pu honorer.
Le « pop art », terme abrégé de « popular art » en anglais, signifiant « art populaire » en français, émerge vers la fin des années 1950 en Angleterre. C’est un mouvement artistique caractérisé par le rôle prépondérant de la consommation et de la culture de masse dans la société américaine. Le pop art regroupe des artistes qui contestent l’omniprésence et l’influence de la publicité, de la télévision, des magazines, etc, ou qui en empruntent seulement les codes. En isolant des objets issus de la culture populaire pour en faire des œuvres d’art, les artistes pop rompent avec la vision élitiste et authentique de prime abord que la société avait de l’art. Lichtenstein déclare : « Je pense que ce qui me plaît dans l’art commercial – dans le nouveau monde extérieur largement façonné par l’industrialisation ou par la publicité – c’est sa force, son impact, ainsi que la franchise et cette sorte d’agressivité et d’hostilité qu’il véhicule.».

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lundi 11 mai 2020

Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) - Fleurs dans un vase

 


Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
Fleurs dans un vase
Huile sur toile, 1866, 81,3 x 65,1 cm
National Gallery of art, Washington.

 Que voit on ? Un bouquet de fleurs des champs dont des coquelicots, des bleuets et des marguerites  symbolisant habituellement les couleurs du  drapeau français.

Rappel biographique : L'un des plus célèbres peintres français, Pierre-Auguste Renoir, membre éminent s'il en est du mouvement impressionniste a peint beaucoup de natures mortes, comme l'ensemble des impressionnistes d'ailleurs qui ont participé au renouveau de ce genre vieux de plus de 3000 ans. La dernière toile qu'il aurait voulut peindre serait une nature morte florale. Sur son lit de mort, Renoir aurait demandé une toile et des pinceaux pour peindre le bouquet de fleurs qui se trouvait sur le rebord de la fenêtre. En rendant pour la dernière fois ses pinceaux à l'infirmière, il aurait déclaré : « Je crois que je commence à y comprendre quelque chose ».

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dimanche 10 mai 2020

Vincent van Gogh (1853–1890) - Vase japonais avec Roses et Anémones



 

Vincent van Gogh (1853–1890)
Vase japonais avec Roses et Anémones, Juin 1890
Musée d'Orsay. Paris

Que voit on  ? Sur un entablement d'une couleur orange très vive orange se détachant sur un mur gris, une vase japonisant contenant un bouquet d'anémones multicolores et de roses blanches. Sur l'entablement une rose dont la couleur rose tranche avec l'orange vif.  Cette toile est d'autant plus émouvantes que c'est l'une des dernières que an Gogh ait peinte, un mois précisément avant de disparaitre...

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandais Vincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres permettant de passer en revue à peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se sont contenté de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.
Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles. Pour d'autres par contre, comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.
Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

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samedi 9 mai 2020

Otto Dix (1891-1969) - Chrysanthèmes






 

Otto Dix (1891-1969)
Chrysanthèmes, 1912
Collection privée

Que voit on? Cinq chrysanthèmes d'une blancheur éclatante et leur feuillage, comme suspendus dans le vide d'un fond rouge sang séché. Pas de vase, aucun support pour ces fleurs presque irréelles...  

Rappel biographique  : Le peintre allemand Otto Dix est associé aux mouvements de l'Expressionnisme et de la Nouvelle Objectivité dont il est un des fondateurs. Après la prise du pouvoir par les nazis en  1933,  Otto Dix, alors enseignant à l'université, est l'un des premiers professeurs  à être renvoyé, persécuté parce que considéré comme « bolchévique de la culture ».
La même année, menacé de prison et de camp d'internement, il commence une « émigration intérieure » dans le sud-ouest de l'Allemagne près du  lac de Constance où il peint principalement des paysages. En  1937, ses œuvres sont déclarées « dégénérées » par le regime nazi. 170 d'entre elles sont retirées des musées et une partie est brûlée ; d'autres sont exposées lors de l'exposition nazie « Art dégénéré » (Entartete Kunst).  En 1938, il est arrêté et enfermé pendant deux semaines par la Gestapo. Durant ces temps difficiles, il peint une représentation de Saint Christophe dans le style des grands maîtres à la demande de la brasserie de Köstritz. Il participe par obligation à la guerre et sert sur le front occidental où il est fait prisonnier en Alsace. Otto Dix a peint peu de natures mortes. Celles qu'il a peint sont plutôt  des "vanités"  ou des bouquets de fleurs qui portent toutes témoignage des  évènements qui ont émaillé une partie de sa vie.
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vendredi 8 mai 2020

Pieter Claesz (1597-1661) Nature morte à la salière


 Pieter Claesz (1597-1661) Nature morte à la salière Rijksmuseum


Pieter Claesz (1597-1661)
Nature morte à la salière
Rijksmuseum

Que voit on ? Cette nature morte à la salière comporte aussi un reste de poisson éventré, du pain, quelques olives et un verre de vin blanc dans lequel se reflète comme habituellement chez ce peintre de l'âge d'or, les reflets des fenêtres de la pièce dans laquelle se situe la scène.


Rappel biographique : Le peintre Pieter Claesz ou Pieter Claesz Van Haarlem (du nom de la ville ou il fut le plus actif), dont ce blog a posté déjà de nombreuses natures mortes, est un des plus grands représentants de la nature morte hollandaise de l'époque baroque, un maître auquel la plupart des peintres de natures mortes se sont référés à un moment ou a un autre de leur carrière. Willem Claeszoon Heda avec lequel on peut le confondre tant celui ci s'inspira de Pieter Claezs jusqu'à signer ses tableaux de son prénom abrégé (Claez), il fut l’un des peintres les plus importants de ce genre très diversifié qu'est la nature morte.
Bien que très construites et obéissant a un style très défini, une évolution dans la composition des natures mortes de Claez est perceptible. Si, au début, il disposait fréquemment les objets en croix ou dans une diagonale rigoureuse, par la suite il utilisa beaucoup plus le chevauchement des objets, ce qui crée une plus grande profondeur. En outre, au cours de sa vie, il élargit son point de vue et la vue latérale sur la table de la nature morte devient plus fréquente que la vue en plongée.
Claesz, souvent, utilisa les mêmes objets dans ses natures mortes : un couteau avec un lourd manche en nacre, une bouteille de verre brun, des assiettes en étain et des cruches à col de cygne, ainsi que de fin coquillages des porcelaines importés de Chine. On retrouve ces éléments d'une nature morte à l'autre, on les reconnait comme des objets familiers. Souvent, un verre est représenté couché, ce qui confère une certaine tension à la composition.
Si, au début de sa carrière, Claesz utilisait assez souvent des couleurs vives, il adoucit considérablement sa palette par la suite, employant des couleurs presque monochromatique et conférant ainsi à ses tableaux une atmosphère plus intimiste.
L’utilisation qui est faite de la lumière et de l’ombre par Claesz est remarquable. Il donner un tel rendu des textures par l'effet de la lumière sur les surfaces, que l'on peut reconnaître immédiatement une assiette en étain d’une assiette en argent, un roemer d'un pot en céramique. Cette maîtrise dans le traitement de la matière et des textures (les reflets du vin dans les verres sont des effets de pur génie !) est une caractéristique partagée par plusieurs peintres néerlandais du 17e siècle. C'est ce qui fait leur spécificité..
Claesz, avec Heda, fut à l’origine d’une véritable école de la nature morte, donnant à ce genre un statut véritablement noble. À partir de 1628, une sérieuse concurrence apparaît à Haarlem entre Pieter Claesz et Willem Claeszoon Heda, lequel s’inspirait fortement de lui et le suivait de près dans toutes ses innovations.
Nicolaes Berchem, le fils de Claesz, fut quant à lui un peintre de paysage très réputé.
En 2004/ 2005, une exposition itinérante rassemblant quarante-cinq œuvres de Claesz fut montée et présentée au Musée Frans Hals à Haarlem, ensuite au Kunsthaus de Zurich, et enfin au National Gallery of Art de Washington.

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jeudi 7 mai 2020

J. N. Vipauz (??) - Nature morte aux champignons


 

J. N. Vipauz (XIXe siècle)
Nature morte aux champignons, 1850
Collection Privée  

Que voit-on? Plusieurs type de champignons  (dont deux énormes bolets renversés) posés sur un entablement de bois comportant une encoche importante. Il semblerait que tous ces champignons soient comestibles bien que  certains d'entre eux (surtout le rouge au premier plan) peuvent laisser penser le contraire.  Les natures mortes aux champignons pour n'être pas rarissimes ne sont pas très fréquentes pour autant.  Les premières sont apparues dans la Rome antique comme une sorte de répertoire visuelle de ce qui était comestible ou pas et le genre a gardé dès lors cette fonction éducative et sanitaire. 

Rappel biographique : Aucune donnée biographique disponible pour l'instant sur ce peintre supposé être un français ayant été actif au milieu du XIXe siècle

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mercredi 6 mai 2020

Paul Cézanne (1839-1906) - Assiette de fruits sur une chaise

 

Paul Cézanne  (1839-1906)
Assiette de fruits sur une chaise
Barnes Foundation,  Philadelphia

Que voit on ? Exactement ce que décrit le titre, a savoir 6 fruits (3 pommes, 1 citron, 2 poires) posés sur uen assiette plate blanche, elle même posée sur le cannage d'une chaise de cuisine, comme dans l'attente d'une nouvelle destination...  Une chef d'œuvre de complémentarité de coloris.

Rappel biographique : Parmi les quelques 900  tableaux et 400 aquarelles que Paul Cézanne,  ce sont  les natures mortes qui arrivent en tête , et notamment les pommes qui arrivent en tête de ses premières « obsessions picturales ». Pour Cézanne, la nature morte est un motif comme un autre, équivalent à un corps humain ou à une montagne, mais qui se prête particulièrement bien à des recherches sur l'espace, la géométrie des volumes, le rapport entre couleurs et formes : « Quand la couleur, est à sa puissance, la forme est à sa plénitude » disait-il. Incomprises en leur temps, les natures mortes de Cézanne sont devenues depuis lors l'un des traits caractéristiques de son génie.

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mardi 5 mai 2020

André Brasilier (bn.1929) - Chantal aux fleurs

 

André Brasilier (bn.1929)
Chantal aux fleurs
Collection privée

André Brasilier naît de parents artistes peintres. Son père Jacques Brasilier est un peintre symboliste, proche des Nabis et sa mère, Alice Chaumont est artiste peintre. Il entre aux Beaux-Arts de Paris en 1949, dans l’atelier de Maurice Brianchon. Il est  lauréat du premier grand prix de Rome et pensionnaire de la Villa Médicis à Rome de 1953 à 1957 alors même que son frère Jean-Marie Brasilier, remporte aussi le premier grand prix de Rome d'architecture en 1957. En 2005, une rétrospective de son œuvre a eu lieu au Musée de L'Ermitage de Saint Petersbourg.
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lundi 4 mai 2020

Georgius Jacobus Johannes van Os (1782-1861) - Cinq coquillages


 .

Georgius Jacobus Johannes van Os (1782-1861)
Cinq coquillages
Aqurelle,-
The MET museum

Que voit on ? Cinq coquillages peint à l'aquarelle et présentée comme autant de pierres précieuses.

Rappel biographique  : Georgius Jacobus Johannes van Os (à ne pas confondre avec son homonyme qui vécut entre 1805 à 1841) était le descendant d'une grande dynastie de peintres du nord des Pays-Bas. Il était fils et élève des peintres Jan van Os et Susanna de la Croix et frère des peintres Pieter van Os et Maria Margaretha van Os.  En 1809 il remporta  le premier prix de la Société Felix Meritis à Amsterdam pour une nature morte, genre dans lequel il se spécialisa peu de temps après, comme lavait fait son père avant lui. De 1816 à 1820, il a travaillé à Amsterdam.avant de s'installer à Paris en 1822 où il travaille pour la Manufacture de porcelaine de Sèvres. À partir des années 1830, il se rend régulièrement à Haarlem où il  travaille sur des illustrations de fleurs pour la " Flora Batava " éditée par Jan Kops.

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dimanche 3 mai 2020

David Hockney (b. 1937) - Iris avec Bouteille d'Evian

 


David Hockney (b. 1937)
Iris avec Bouteille d'Evian, 1996
Collection privée

Que voit on ? Sur un entablement de bois peint en bleu et dans un environnement à dominante bleu, un vase en verre transparent à moitié rempli d eau et contenant un bouquet d'iris à peine éclos.
Une bouteille en plastique transparent d'Evian d'1 litre, dont a bu une ou deux gorgées,  trône a coté du avse en verre. Une opportunité  (entre autres) d'explorer les différences de textures et de reflets entre  le plastique et le verre ...

Rappel biographique :  David Hockney, est un  peintre, dessinateur, graveur, décorateur et photographe britannique, né en 1937 dans une famille anglaise modeste, quatrième enfant d’une fratrie de cinq. Son père ayant été un objecteur de conscience pendant la seconde guerre mondiale, David Hockney a refusé de faire son service militaire entre 1957 et 1959. Après des études au Royal College of Art de Londres, il en sort diplômé en 1962.
 Il commence sa carrière comme dessinateur de presse pour le Sunday Times, au cours d’un voyage en Egypte. En 1964, il découvre la Californie, les polaroids, la peinture acrylique, les belles villas et leur piscine qui deviennent un des motifs principaux de ses œuvres.  Eloigné des courants les plus-avant-gardistes, Hockney pratique un art figuratif presque expressionniste où se mêlent portraits, photographies et videos.  En 1963, à New York, il rencontre Andy Warhol qui lui rendra plus tard plusieurs fois visites à Los Angeles. La légende veut que ce soit Warhol qui ait conseillé à Hockney de faire sa célèbre série sur les piscines « A bigger splash » . Homosexuel parmi les premiers à se revendiquer comme tel, David Hockney revient vivre à Londres en 1968 et prend pour compagnon  le réalisateur John Schlesinger, auteur notamment de Midnight Cow Boy (1969) ou Sunday Bloody Sunday (1971) autant de films militant ouvertement pour les droits des homosexuels dans une Angleterre qui  assimile toujours en justice  l'homosexualité à un crime. En 1973, Jack Hazan réalise un documentaire-fiction  qui lui est consacré intitulé  "A Bigger Splash"  qui assoit sa notoriété internationale naissante (le film est primé au Festival international du film de Locarno)   Entre 1974 et 1977, David Hockney s'installe à Paris où son travail tourne un peu en rond, avant de repartir en Californie en 1978.  En 1974, le Musée des Arts Décoratifs de Paris organise sa première rétrospective David Hockney. Il est considéré désormais comme une des figures du mouvement Pop Art des années 1960 et à ce titre, s'intéressa à peu près à tous les genres picturaux, bien qu'ayant développé, surtout ces dernières années,  une prédilection pour les paysages. Il a cependant peint beaucoup de nature mortes (surtout dans les années 1980) toujours traitée à sa façon, c'est à dire de manière décalée, anecdotique et toujours avec un indéniable talent de coloriste.
En 2010, il expose à Paris, à la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint-Laurent, ses œuvres réalisées sur iPhone et iPad, il met aussi en avant la possibilité de rediffuser le processus créatif, à travers des logiciels  déclarant « La seule expérience semblable est celle où l’on voit Picasso dessiner sur du verre pour un film » 4 (en référence au film « Le Mystère Picasso » d'Henri-Georges Clouzot).
Le 2 janvier 2012, il a été nommé par la reine Elizabeth II, membre de l’Ordre du mérite britannique. Une grande exposition s'est ouverte le 23 janvier 2012 à la Royal Academy de Londres et au Musée Guggenheim de Bilbao où elle restée en place pendant tout  l'été 2012 et a connu un immense succès.
Depuis 2019, David Hockney a choisi de vivre une grande partie de l'année en France, en Normandie pour être précis, dont il dit préférer la nature variée à celle de l'Angleterre.   
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