Affichage des articles dont le libellé est Jean-Baptiste Oudry (1686-1755). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jean-Baptiste Oudry (1686-1755). Afficher tous les articles

vendredi 18 août 2023

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - Un ananas dans un pot...

 

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755 Un ananas dans un pot, posé sur une plinthe de pierre, 1733. Huile sur toile, 128 x 90 cm. Château de Versailles


Jean-Baptiste Oudry (1686-1755
Un ananas dans un pot, posé sur une plinthe de pierre, 1733
Huile sur toile, 128 x 90 cm.
Château de Versailles

Que voit on ? Un ananas en pot. mais pas n'importe lequel. l'ananas fétiche de roi Louis XV. Après de nombreuses tentatives infructueuses, à l'hiver 1733, un ananas du Potager produit des fruits pour la première fois en France. Louis XV charge aussitôt l'un de ses peintres favoris, Jean-Baptiste Oudry, de peindre le "portrait" de ce nouveau venu extraordinaire sur le sol français. Nous  l'avons sous les yeux. 


Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé.
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.
____________________________________________

2023 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

jeudi 5 janvier 2023

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - La chocolatière

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) La chocolatière, 1740 Toile d'une suite insérée dans des décors de boiserie, 160 x 83 cm à vue Collection privée


Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
La chocolatière, 1740
Toile d'une suite insérée dans des décors de boiserie, 160 x 83 cm
Collection privée


Que voit on ? Une nature morte à la chocolatière, figurant sur un décor peint sur toile destiné à figurer dans les boiseries d'un salon de jeu des appartements de la reine de France, Marie Leszczyńska.  Les cartes a jouer, et la petite bourse rouge remplie de Louis d'or atteste de l'affectation ludique de décor  décor au abs duquel figure une nature morte de fruits posés sur un rebord de velours arrangésdans le goût chinois alors très en vogue.  

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé.
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.
____________________________________________

2023 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


mercredi 24 novembre 2021

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - Nature morte avec Fusil, Lièvre et Oiseaux


Jean-Baptiste Oudry (1686–1755) Nature morte avec Fusil, Lièvre et Oiseaux, 1720 Huile sur toile, 144 x116 cm Nationalmuseum Stockholm


Jean-Baptiste Oudry (1686–1755)
Nature morte avec Fusil, Lièvre et Oiseaux, 1720
Huile sur toile, 144 x116 cm
Nationalmuseum Stockholm 

 Que voit on ? le,fusil est bine là en effet qui a accompli son œuvre funeste sur ce gibier comme saisi en plein vol pour les oiseaux et e plein course pour le lièvre. L'opportunité pour Oudry de livrer un morceau de bravoure sur les oppositions de texture et aussi  de communiquer sa connaissance  de la nature à travers le minutieux rendu du plumage des oiseaux.  La grande nature morte française animalière dans toute sa splendeur.

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé.
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.
____________________________________________

2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

samedi 10 avril 2021

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - Nature Morte à la Mésange, aux Souris, aux Noix, aux Insectes et au Vase de Jasmin

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) Nature Morte à la Mésange, aux Souris, aux Noix, aux Insectes et au Vase de Jasmin, vers 1712-1713, peinture française,


Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
Nature Morte à la Mésange, aux Souris, aux Noix, aux Insectes et au Vase de Jasmin, vers 1712-1713
Huile sur toile 32 x 24,5 cm.
Collection particulière (France) 

Que voit on ? Dans ce petit  (par la taille) chef d'œuvre de l'immense peintre français  Jean-Baptiste Oudry, une mésange charbonnière est suspendue à un clou par la patte ; sur la margelle, aux côtés d’un vase contenant du jasmins : deux souris très occupées à déguster des noix ; enfin l’on découvre pas moins de cinq insectes volant, dont trois papillons, une mouche et un moucheron près d'une fleur de jasmin. La simplicité apparente de l’œuvre ne fait qu’accentuer la perfection de sa mise en scène ainsi que la profession de foi qu’elle semble exprimer. " Le charme de ce tableau procède de l’aisance avec laquelle Oudry manie le trompe l’oeil, développant tout un camaïeu dominé par les bleus et les gris et relevé de teintes sourdes et de blancs éclatants. L’effet de profondeur dans cet espace restreint est rendu sensible par la délicatesse des zones d’ombre qui font comme un halo autour de l’oiseau et des musaraignes. Par contraste, les insectes semblent voler entre le mur et notre regard. Les souris accentuent le caractère familier de cette toile: la mésange comme le papillon sont des bêtes très communes." Il semble que comme le comme le fit  Chardin après lui Oudry  ait voulu révéler la beauté de l’ordinaire . La souris est également un symbole de vanité : associée aux dépouilles d’oiseaux, ce petit rongeur évoque l’action du temps qui dévore toute chose (elle apparaît dans un contexte similaire dans les natures mortes hollandaises).

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé.
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.

____________________________________________

2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


mardi 23 mars 2021

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - Nature morte avec Fruits et Légumes


Nature morte, Still life, Jean-Baptiste Oudry , Nature morte avec Fruits et Légumes , Huile sur toile,   jardins, courges, raisins, pêches, salades, cornichons,  Nationalmuseum Stockholm 
 
 
Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
Nature morte avec Fruits et Légumes
Huile sur toile, 1721, 145 x113 cm
Nationalmuseum Stockholm 
 
 
Que voit on ? Une des plus belles natures mortes d'Oudry, peintre dont le Musée de Stockholm possède plusieurs chefs d'œuvres. Le plus étonnant étant que cette nature morte est saisie en plein air, dans la nature, les deux paniers remplis à ras bords, l'un de légumes l'autre de fruits, placés soit sur une rocher  qui fait office d'entablement soit à même la terre, au milieu des roses trémières et des herbes sauvages.  Un délice pour les yeux, très peu conformiste si on le rapporte aux règles qui régissaient ce genre au 18e siècle.  

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé.
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.

____________________________________________

2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau




lundi 11 janvier 2021

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - L'Oranger

https://astilllifecollection.blogspot.com/2021/01/jean-baptiste-oudry-1686-1755-loranger.html


Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
L'Oranger, 1740
Huile sur toile, 85,7x87,5 cm
Collection privée (depuis 2010 via Sotheby's)

Que voit on ? Une magnifique nature morte d'oranger dans un pot en porcelaine de Chine entouré d'une garniture de bronze doré comme cela se faisait fréquemment au 18e siècle pour les pièces les plus précieuses importées par la Compagnie des Indes. Pour le reste, cette magnifique nature morte est très peu réaliste car il rarissime de voir un oranger à la fois en fleur et en fruits !  On accepte volontiers cette  invraisemblance horticole pour cette si belle composition d'un des grands maitres du genre qui nous fait là un véritable cadeau de beauté et de délicatesse ! 

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé.
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.

____________________________________________

2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

jeudi 20 août 2020

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - Nature morte avec un vase en marbre, un lièvre, des grenades sur un entablement de pierr



Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
Nature morte avec un vase en marbre, un lièvre, des grenades sur un entablement de pierre, 1736
Collection privée

Que voit on ? Exactement ce que décrit le titre avec beaucoup de précision. La composition est telle que le vase de marbre, enfoncé à mi-ombre sur l'entablement  de pierre  apparait comme la pièce maîtresse du tableau. La  composition se divise en deux zones de couleurs très distinctes :
- les beiges et blanc à gauche avec le vace, la pierre et la pièce de gibier non dépecée, appuyée contre le vase ;
- les oranges et rouges  à droite avec les deux grenades dont une a été éclatée pour mieux en laisser percevoir les graines.
Des tableaux d' Oudry de cette qualité là ont généralement tous été achetés par les grands musées à travers le monde ; le propriétaire privé de celui-ci, récemment acquis lors d'une vente publique,  peut donc savourer son bonheur de posséder un tel chef d'œuvre à domicile.

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé.
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.


____________________________________________

2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


mercredi 29 avril 2020

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - Nature avec gibiers morts et pièce d'argenterie sur un tapis turc





Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
Nature avec gibiers morts et pièce d'argenterie sur un tapis turc, 1738,
Huile sur toile, 120 x171cm
Nationalmuseum Stockholm

Que voit-on ?  Une nature morte française du Grand Siècle dans toute sa splendeur avec ses pièces de gibiers (à plumes et à fourrures), son grandiose décor de marbre et son somptueux tapis turc.
Le reflet de toute une époque et tout un art de vivre à la française, définitivement révolu. On ne sera jamais assez reconnaissant à la Galerie nationale suédoise d'avoir conservée quelques unes des plus belles œuvres. de Jean-Baptiste Oudry.

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé.
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.

____________________________________________

2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

samedi 29 février 2020

Jean-Baptiste Oudry (1686–1755) - Un lièvre et un cuissot d'agneau










Jean-Baptiste Oudry (1686–1755)
Un lièvre et un cuissot d'agneau
Huile sur toile
The Cleveland Museum of Art

Que voit-on ? Un des chefs d'œuvres de Jean-Baptiste Oudry, immense peintre de ce que l'on appelait en son siècle "la chasse et de la nature ". Sa maitrise de la peinture des animaux et des chiens de chasse en fit très rapidement un spécialiste de ses natures mortes à sujet de gibiers dont les aristocrates et la bourgeoisie naissante du 18e siècle français raffolaient. On  trouvait généralement une place de choix à ses peintures dans les salles-à- manger, une pièce récemment ouverte dans les demeures bourgeoises, qui jusque là n'en possédaient pas,  la salle à manger étant réservée aux palais ou aux châteaux, où il n' était pas rare non plus que l'on dresse encore le couvert dans un coin de chambre à coucher.   D'où le jeu de mot, peut- être ?!!!

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé.
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.

____________________________________________ 

2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 26 janvier 2020

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - Oiseau mort

 

Jean-Baptiste Oudry  (1686-1755)
Oiseau mort, 1740-50
Rhode Island School of Design Museum, Providence

Que voit on ? Un sujet minimaliste à souhait, bien que plus du tout politiquement correct à notre époque : un oiseau mort pendu par une patte. C'est l'exercice de style favori des peintres de nature morte au 17e et 18e siècle . On notera au passage l'extraordinaire maitrise technique de Jean Batpiste Oudry dans la peinture de ce délicat  plumage et de ses nuances.

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé.
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.
____________________________________________

2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau



dimanche 28 juillet 2019

Jean-Baptiste Oudry (1686–1755) - Le Canard blanc

                            Jean-Baptiste Oudry (1686–1755) Le Canard blanc, 1753 Huile sur toile, 95,3 x 63,5 cm, The Cholmondeley Collection, Houghton Hall

 
Jean-Baptiste Oudry (1686–1755)
Le Canard blanc, 1753
Huile sur toile, 95,3 x 63,5 cm,
The Cholmondeley Collection, Houghton Hall

Que voit on ? Cette somptueuse  nature morte de Jean-Baptiste Oudry, volée en 1992 à Houghton et jamais réapparue depuis lors, représente un canard blanc et divers autres objets tous dans la tonalité de blanc (bougie, terrine contenant sans doute un pâté de foie de canard recouvert de graisse de canard, linge de table et bougeoir en argent).  Volé en 1992 et jamais retrouvé depuis, ce tableau est considéré comme disparu. Ce chef-d'œuvre  avait pour pendant Faisan, lièvre et perdrix rouge actuellement conservé au Musée du Louvre à Paris.
Il a été exposé au Salon de 1753 (pièce ou n° 23 / 184) en même temps qu’un Canard de Bachelier.

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé.
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.
____________________________________________

2019 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 12 juillet 2019

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - Nature morte avec un épagneul pourchassant un canard



Jean-Baptiste Oudry  (1686–1755)
Nature morte avec un épagneul pourchassant un canard 
Huile sur toile, 1719 ( 141x 114cm)
Nationalmuseum Stockholm

Que voit on ? Sous le titre assez anodin de Nature avec  épagneul poursuivant des canards, ce qui est en effet une partie du sujet, c'est bien d'une nature morte aux poissons que propose là Oudry, le maître français du genre ....et quelle !   Rarement une telle profusion et  une telle variété d'espèces se seront retrouvées ensemble dans un si petit espace (pas is petit d'ailleurs puisque la toile mesure 1mètre 41 sur 1 mètre 14, ce qui est plutôt grand pour une nature morte. Comme d'habitude chez Oudry, il faut se méfier de ce que l'on voit car le plus important étant ce que l'on ne voit pas  !
Ainsi outre les canards et l'épagneul  fou annoncé :  des anguilles, une raie, (qui annonce déjà celle de Chardin,  des saumons (entiers et découpés), des truites, et même une mouette qui s'est trouvée sans doute prise au piège de ce massacre savamment orchestré ! Un chef d'oeuvre  absolu du genre, bien  digne de l'extraordinaire collection de toiles d'Oudry que possède le le Musée national de Suède à Stockholm. 

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme, Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur.
Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé. 
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par  Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.

____________________________________________
2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau


dimanche 21 octobre 2018

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - Nature morte avec violon et flûte à bec,

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) Nature morte avec violon et flûte à bec, 1741 Huile sur toile, 63 x77cm Collection particulière

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
Nature morte avec violon et flûte à bec, 1741
Huile sur toile, 63 x77cm
Collection particulière

Que voit-on ? Cette composition mêle deux sujets qui se trouvent rarement  ensemble sur meme support : les fruits et les instruments de musique.  Ils sont ici séparés (ou reliés selon l'angle que l'on choisit), par des livres et des partitions et par l'entablement en bois commun qu'ils partagent.

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur. Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt le commensal et l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé. 
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par  Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716

____________________________________________
2018 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau

samedi 31 décembre 2016

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) - Nature morte au violon devant la cheminée

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) Nature morte au violon devant la cheminée Huile sur toile, 80 x102 cm Musée du Louvre - Paris

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
Nature morte au violon devant la cheminée
Huile sur toile, 80 x102 cm
Musée du Louvre - Paris 

 Que voit on ?   C 'est une nature morte aux instruments de musique mais qui se présente sous une forme très différente, beaucoup plus vivante que celle habituellement très statique rendue par les peintres français ou italiens des 17e et 18e siècle. Ici on a l'impression que le musicien s'est absenté du tableau pour un court instant et qu'il va revenir d'un moment à l'autre pour reprendre son travail. Une magnifique chaise Régence aux généreuses proportions atteste de la façon confortable dont on installait ceux qui étaient en charge de la musique de la maison et date le tableau (après la mort de Louis XIV). Elle sert aussi de support (momentané) à un très imposant livre de partition ouvert, à un violon et à son archer, à une flûte et à un pupitre portable qui permettait aux musiciens d'éclairer la partition à la bougie pour la lire dans la pénombre des salons où ils se produisaient. Sous la chaise git une guitare classique du type de celles dont feu le roi Louis XIV adorait jouer, orné de son magnifique ruban-écharpe. Puis encore quelques livres de partitions jetés ici et là à terre pour ajouter à la vie de ce petit coin de salon en fête.  Pour finir enfin, ce très grand maître qu'est Oudry, se livre  à un exercice des plus élégants au 18e siècle : laisser imaginer ce que l'on ne voit pas, en l'occurrence la cheminée inscrite dans le titre mais invisible dans l'oeuvre.  Un petit chef d'oeuvre de nature morte qui en réalité et - fait assez rare pour être souligné -  n'a jamais quitté le Palais du Louvre dans un salon duquel elle est née.

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le Pont Notre-Dame, et de sa femme Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'Ecole de la Maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur. Il fut placé ensuite chez le grand peintre du roi Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt le commensal et l'ami. Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du Tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé. 
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances, Fagon, le prit à son service et le chargea de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ». Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par  Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716


____________________________________________
2016 - A Still Life Collection 

Un blog de Francis Rousseau

mardi 20 septembre 2016

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)



Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
Nature morte aux instruments de musique et au singe
Collection Privée

Que voit on ?  Sur un entablement de marbre vraisemblablement en bordure d'une terrasse sur fond de parc : une nature morte aux instruments de musiques (cornemuse, violon et flûte à bec) avec quelques partitions froissées et dépliés sur lesquelles on a visiblement beaucoup travaillé. Cet amoncellement  semble beaucoup distraire une macaque qui gesticule à l'arrière plan du tableau pendant qu' un perroquet affolé prend son envol.

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le pont Notre-Dame, et de sa femme Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'école de la maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur. Il fut placé ensuite chez le peintre Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt le commensal et l'ami. 
Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie  à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé. 
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances,  Fagon, le prit a son service et le chargea  de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit  Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ».  Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont  les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par  Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.

mercredi 27 janvier 2016

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)

2018 - A Still Life Collection  Un blog de Francis Rousseau,


Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)  attribué à...
Nature morte à la coupe de pêches, figues, melons et raisins
National Museum Stockholm

Que voit-on ? sur un entablement de marbre ancien et brisé par endroit : deux grappes de raisin accrochées à leur sarment dont l'une déborde de l'entablement à l'endroit de la cassure ; six figues dont une présentée ouverte ; un melon dont une tranche est présentée sur l'entablement a côté de la figue ouverte ; une coupe en porcelaine blanche contenant une douzaine de pêches dont la texture velouté contraste avec la brillance de la porcelaine et des grains de raisin.
Les éléments de cette nature morte se retrouvent dans plusieurs oeuvres de l'artiste.
En 1721 il choisit un panier de pêches pour évoquer « La Terre », une des quatre toiles peintes (ci- dessus) pour le château de Stockholm (toile, 145 x 113 cm, signée et datée 1721, National Museum, Stockholm).
La coupe est similaire à celle qui figure dans la «Nature morte à la coupe de porcelaine, raisins, figues, melon» et «une bourse avec des cartes à jouer posés sur un emmarchement de pierre» (toile, 92 x 73 cm, signée et datée 1722, vente Londres, Sotheby's, 6 juillet 2000, lot 212, repr.).
Les pêches sont à nouveau reprises dans une composition plus ambitieuse, la «Nature morte au singe, aux fruits et aux fleurs» (toile, 142 x 144 cm, signée et datée 1724, The Art Institue of Chicago) et la grappe de raisins est très proche de celle de la «Nature morte aux fruits, céleri et bol de porcelaine» (toile, 92 x 75 cm, signée et datée 1725, Staatliches Museum, Schwerin). Bibliographie: [Expo. Forth Worth,Kimbell Art Museum, 1983] J.-B. Oudry (1686-1755), Cat. par Hal OPPERMAN.

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le pont Notre-Dame, et de sa femme Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'école de la maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur. Il fut placé ensuite chez le peintre  Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt le commensal et l'ami. 
Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie  à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé. 
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances,  Fagon, le prit a son service et le chargea  de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit  Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ».  Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont  les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par  Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.

2016 - A Still Life Collection 

Un blog de Francis Rousseau

lundi 30 mars 2015

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)



Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) 
Nature morte avec singe chapardeur, fruits et fleurs (1724)
Art Institute Chicago

Que voit-on ? Dans un décor de jardin qui présente à la fois une nature morte florale (en haut du muret) et une nature morte de fruits (en bas du muret), un singe capucin plongeant  délicatement sa main dans la corbeille de fruits en argent qui contient, pêches, melon etraisins pour en extraire quelques grappes a cet univers de tentations succulentes !

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le pont Notre-Dame, et de sa femme Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'école de la maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur. Il fut placé ensuite chez le peintre  Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt le commensal et l'ami. 
Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie  à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé. 
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances,  Fagon, le prit a son service et le chargea  de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit  Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ».  Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont  les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par  Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.

vendredi 10 octobre 2014

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)


Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
Fruits (1721)
Musée de l'Ermitage. Saint-Petersbourg. Russie.

Que voit-on ? Hors de tout entablement, présenté à même le sol en sable comme c'est assez souvent le cas chez Oudry, groupés autour d'un grand vase en terre cuite tombé à terre et brisé dont le lierre commence à s'emparer, des pêches veloutés a souhait, des brugnons juteux à l'envie; des raisins translucides au possible, des poires énormes à faire pâlir n'importe quel jardinier du siècle et un panier de prunes impeccables, tapies dans l'ombre. Au fond, à gauche, on voit des arbres. Tout aurait pu être vrai, mais rien de tout cela ne l'était. C'est pour cela que l'on aimât et détestât tant le grand Oudry. Ce tableau fut immédiatement acquis par Catherine II de Russie.

Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le pont Notre-Dame, et de sa femme Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'école de la maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur. Il fut placé ensuite chez le peintre  Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt le commensal et l'ami. 
Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie  à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé. 
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances,  Fagon, le prit a son service et le chargea  de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit  Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ».  Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont  les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par  Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.

samedi 29 mars 2014

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)


Jean-Baptiste Oudry (1686-1755)
Nature morte avec artichauts, cadres, bulbes d'oignons et diverses variétés de courges sur un entablement (Vers 1730) 
Coll. priv. (Suède)

Que voit-on ?  Jetés pêle-mêle (ou ce qui semble l'être !) à même le sol dans un cuisine ou un cellier, plusieurs légumes de fin d'été et d'automne dont de gauche a droite : des courges, des céleris, des topinambours, des artichauts, des raves, des bittes d'oignons tendres,  des racines de mandragores, des chou frisés, et une gigantesque demi-citrouille ouverte exposant son intérieur. Le tout bien entendu peint ans des couleurs qui ne sont absolument pas celle de la nature, ce que l'on a suffisamment a reproché à Oudry de son vivant, mais dans un vision sublimé  (et assez décorative) de celle-ci. C'est la grande nature morte baroque française dans toute sa splendeur et ses débordements.


Rappel biographique : Le peintre et graveur français Jean-Baptiste Oudry est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Fils de Jacques Oudry, maître peintre et marchand de tableaux sur le pont Notre-Dame, et de sa femme Nicole Papillon, qui appartenait à la famille du graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, Jean-Baptiste Oudry étudia tout d'abord à l'école de la maîtrise de Saint-Luc, dont son père était directeur. Il fut placé ensuite chez le peintre  Nicolas de Largillière, dont il devint bientôt le commensal et l'ami. 
Après avoir peint quelques sujets religieux et un portait du tsar Pierre 1er, il rencontre le marquis de Beringhen, premier écuyer du roi. Cette rencontre est décisive car le marquis commande à Oudry de nombreux ouvrages pour le roi. Dès lors on octroie  à Oudry un atelier dans la cour des princes aux Tuileries et un logement au Palais du Louvre où il forma un cabinet renommé. 
Oudry suivait les chasses royales et faisait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne.
L'intendant des finances,  Fagon, le prit a son service et le chargea  de rétablir la manufacture de Beauvais, tombée en décadence. Oudry s'adjoignit  Boucher et Natoire pour exécuter la copie des tableaux. On lui confia également l'inspection de la manufacture des Gobelins, où l'on exécutait les tapisseries des chasses du roi d'après ses tableaux.
Jean-Baptiste Oudry a peint le portrait, l'histoire, les chasses, le paysage, les animaux, les fruits, les fleurs ; il a imité les bas-reliefs ; il a fait du pastel, de la décoration ; il aussi gravé à l'eau-forte. On lui doit deux conférences qui furent lues à l'Académie, « Sur la manière d'étudier la couleur en comparant les objets les uns avec les autres » et « Sur les soins que l'on doit apporter en peignant ».  Oudry a laissé un grand nombre de dessins dont  les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravées par  Charles-Nicolas Cochin. Il est également l'auteur d'un Almanach de rébus paru en 1716.