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mercredi 5 août 2020

Gustave Courbet (1819-1877) - Nature morte aux pommes, liqueur, noisettes et poires

 


Gustave Courbet (1819-1877)
Nature morte aux pommes, liqueur, noisettes et  poires, 1872
Collection privée

Que voit on ? Une des plus belles natures mortes que Courbet a peint et il  en a peint beaucoup. Ce qui est intéressant dans celle-ci, bien que le vernis n'ait pas très bien passé l'épreuve du temps, c'est le contraste entre les pommes très lumineuses de même que le verre de vin et le couteau  et les éléments de l'arrière plan présentées dans une pénombre très progressive allant de la bouteille de liqueur aux noisettes pour aboutir finalement aux deux poire à peine entrevues dans le fond de la composition. Sachant que ce fond de composition sombre était en réalité la première chose peinte par Courbet dont la technique consistait  à enduire sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté.

Rappel biographique : Le peintre et sculpteur français, Gustave Courbet est principalement reconnu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut emprisonné et est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.
En 2013, un dossier plaidant pour le transfert de la dépouille de Gustave Courbet (conservée dans le cimetière d’Ornans depuis 1919) vers le Panthéon est déposé par le psychiatre Yves Sarfati auprès du président des Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval. La proposition d’hommage posthume à l’artiste apparaît lors du colloque Transferts de Courbet à Besançon en 2011. Il est appuyé par une tribune de Thomas Schlesser dans le Quotidien de l’art du 25 septembre 2013 (numéro 250), où il est affirmé que « la République a une dette envers sa mémoire » ; puis par une tribune dans la rubrique « idées » du Monde d’Yves Sarfati et de Thomas Schlesser, où il est dit qu’ « en honorant Courbet, c'est l'engagement républicain et la justice, que l'on honorerait », qu’ « en honorant Courbet, c'est le monde d'aujourd'hui et celui des Beaux-arts, que l'on honorerait »...

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2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 23 juin 2019

Gustave Courbet (819-1877) - Pipe



Gustave Courbet (1819-1877) 
Pipe (1858) 
Huile sur toile 
Collection privée

Que voit on ? Ce que décrit le titre, et qui fait immanquablement penser au tableau de Magritte " Ceci n'est pas une pipe " ou "La Trahison des images " peint à plusieurs reprises en 1927, 1928, 1935 et 1952. Quoi qu'il en soit, il s 'agit bien d'une nature morte !


Rappel biographique 
:   Le  peintre et sculpteur français, Gustave Courbet est principalement reconnu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut emprisonné et est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.
Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Cette technique est, peut-être, en train de condamner les œuvres de Courbet. En effet, ce goudron tend, avec le temps, à remonter à travers la peinture et à assombrir dangereusement les tableaux.
Courbet a eut parfois recours à la photographie, en particulier dans la représentation du nu féminin : comme Eugène Delacroix avant lui, il utilise des clichés à la place des traditionnelles séances de pose assurées par des modèles vivants. Ainsi, la figure centrale des Baigneuses (1853) s'inspire d'un cliché du photographe Julien Vallou de Villeneuve. De même, l'Origine du monde, tableau  qui fit récemment encore parlé de lui pour avoir été censuré par Facebook, rappelle, par son cadrage serré, les stéréophotographies pornographiques d'Auguste Belloc.
En 2013, un dossier plaidant pour le transfert de la dépouille de Gustave Courbet (conservée dans le cimetière d’Ornans depuis 1919) vers le Panthéon est déposé par le psychiatre Yves Sarfati auprès du président des Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval. La proposition d’hommage posthume à l’artiste apparaît lors du colloque Transferts de Courbet à Besançon en 2011. Il est appuyé par une tribune de Thomas Schlesser dans le Quotidien de l’art du 25 septembre 2013 (numéro 250), où il est affirmé que « la République a une dette envers sa mémoire » ; puis par une tribune dans la rubrique « idées » du Monde d’Yves Sarfati et de Thomas Schlesser, où il est dit qu’ « en honorant Courbet, c'est l'engagement républicain et la justice, que l'on honorerait », qu’ « en honorant Courbet, c'est le monde d'aujourd'hui et celui des Beaux-arts, que l'on honorerait » et qu’ « en honorant Courbet, c'est la Femme, avec un grand F, que l'on honorerait. » 

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lundi 16 juillet 2018

Gustave Courbet (1819-1877) - Nature morte avec pommes, poires et raisins


Gustave Courbet (1819-1877)
Nature morte avec pommes, poires et raisins 
Portland Art Museum, USA 

Que voit on ? Des pommes (motif favori de Courbet à Sainte Pélagie), des poires (dont une centrale et gâtée) et des raisins, le tout posé soit dans un plat soit un linge blanc. Quelques épluchures aussi jonchent l'entablement.  Une nature très rare de Courbet qui en peint très peu en dehors de ces motifs de pommes. Couleurs admirables ...

Rappel biographique :   Le  peintre et sculpteur français, Gustave Courbet est principalement reconnu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut emprisonné et est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.
Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Cette technique est, peut-être, en train de condamner les œuvres de Courbet. En effet, ce goudron tend, avec le temps, à remonter à travers la peinture et à assombrir dangereusement les tableaux.
Courbet a eut parfois recours à la photographie, en particulier dans la représentation du nu féminin : comme Eugène Delacroix avant lui, il utilise des clichés à la place des traditionnelles séances de pose assurées par des modèles vivants. Ainsi, la figure centrale des Baigneuses (1853) s'inspire d'un cliché du photographe Julien Vallou de Villeneuve. De même, l'Origine du monde, tableau  qui fit récemment encore parlé de lui pour avoir été censuré par Facebook, rappelle, par son cadrage serré, les stéréophotographies pornographiques d'Auguste Belloc.
En 2013, un dossier plaidant pour le transfert de la dépouille de Gustave Courbet (conservée dans le cimetière d’Ornans depuis 1919) vers le Panthéon est déposé par le psychiatre Yves Sarfati auprès du président des Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval. La proposition d’hommage posthume à l’artiste apparaît lors du colloque Transferts de Courbet à Besançon en 2011. Il est appuyé par une tribune de Thomas Schlesser dans le Quotidien de l’art du 25 septembre 2013 (numéro 250), où il est affirmé que « la République a une dette envers sa mémoire » ; puis par une tribune dans la rubrique « idées » du Monde d’Yves Sarfati et de Thomas Schlesser, où il est dit qu’ « en honorant Courbet, c'est l'engagement républicain et la justice, que l'on honorerait », qu’ « en honorant Courbet, c'est le monde d'aujourd'hui et celui des Beaux-arts, que l'on honorerait » et qu’ « en honorant Courbet, c'est la Femme, avec un grand F, que l'on honorerait. » 


lundi 24 octobre 2016

Gustave Courbet (1819-1877) - Nature morte aux pommes et grenades



Gustave Courbet (1819-1877)
Nature morte aux pommes et grenades (1872)
Collection privée

Que voit on ?  Présentées dans un panier qui disparait sous les fruits et dont seule l'anse reste apparente : quatre pommes (une verte, une jaune deux rouges), deux grenades et une poire. Tonalité  générale sombre dont les fruits sont les seuls espoirs de couleur.

Rappel biographique :   Le  peintre et sculpteur français, Gustave Courbet est principalement reconnu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut emprisonné et est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.
Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Cette technique est, peut-être, en train de condamner les œuvres de Courbet. En effet, ce goudron tend, avec le temps, à remonter à travers la peinture et à assombrir dangereusement les tableaux.
Courbet a eut parfois recours à la photographie, en particulier dans la représentation du nu féminin : comme Eugène Delacroix avant lui, il utilise des clichés à la place des traditionnelles séances de pose assurées par des modèles vivants. Ainsi, la figure centrale des Baigneuses (1853) s'inspire d'un cliché du photographe Julien Vallou de Villeneuve. De même, l'Origine du monde, tableau  qui fit récemment encore parlé de lui pour avoir été censuré par Facebook, rappelle, par son cadrage serré, les stéréophotographies pornographiques d'Auguste Belloc.
En 2013, un dossier plaidant pour le transfert de la dépouille de Gustave Courbet (conservée dans le cimetière d’Ornans depuis 1919) vers le Panthéon est déposé par le psychiatre Yves Sarfati auprès du président des Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval. La proposition d’hommage posthume à l’artiste apparaît lors du colloque Transferts de Courbet à Besançon en 2011. Il est appuyé par une tribune de Thomas Schlesser dans le Quotidien de l’art du 25 septembre 2013 (numéro 250), où il est affirmé que « la République a une dette envers sa mémoire » ; puis par une tribune dans la rubrique « idées » du Monde d’Yves Sarfati et de Thomas Schlesser, où il est dit qu’ « en honorant Courbet, c'est l'engagement républicain et la justice, que l'on honorerait », qu’ « en honorant Courbet, c'est le monde d'aujourd'hui et celui des Beaux-arts, que l'on honorerait » et qu’ « en honorant Courbet, c'est la Femme, avec un grand F, que l'on honorerait. » 



dimanche 3 juillet 2016

Gustave Courbet (1819-1877) - Nature morte aux pêches



Gustave Courbet (1819-1877)
Nature morte aux pêches (1871)
Collection privée

Que voit on ?  Huit pêches dont une ouverte, présentées avec leur feuillages sur un fond neutre.   Un magnifique travail de Courbet  (plutôt amateur de pommes dans ses natures mortes), sur la texture de la peau veloutée des pêches, et la chair  plus brillante de la pulpe.

Rappel biographique :  Gustave Courbet est principalement reconnu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut emprisonné et est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser. Courbet a peint de très nombreuses natures mortes dont plusieurs sont conservées au Musée d'Orsay à Paris. 



samedi 5 mars 2016

Gustave Courbet (1819-1877) - Nature morte aux pommes et poires




Gustave Courbet (1819-1877) 
Nature morte aux pommes et poires  (1871)
Collection privée

Que voit on ? Un ensemble de pommes et de poires encore vertes  et présentées, à même le sol,  sous différents angles.  Certaines  natures mortes des années 1871-1872 sont directement liés à la détention de Gustave Courbet à Ste Pélagie.  Pendant sa détention Courbet 'attache à quelques fruits (des pommes le plus souvent) posés sur le rebord d’une fenêtre, au pied d'un arbre ou directement sur le  sol. Ces fruits devenant les métaphores de sa solitude, de sa tristesse. Pourquoi cet emprisonnement ?  Fidèle à son attitude de révolté, et après avoir refusé la Légion d'Honneur que lui offrait le gouvernement impérial, le peintre, depuis longtemps engagé politiquement, en vint à jouer un rôle dans la chute de l'Empire. Élu Président de la Fédération des artistes, tout en déployant une énergie remarquable pour préserver les richesses des Musées Nationaux pendant le Siège et pendant la Commune, il demande, dans une lettre au gouvernement provisoire, la destruction de la colonne de la place Vendôme, symbole de L'Empire. La colonne fut abattue quelques mois plus tard. Reconnu complice, Courbet fut condamné à six mois de prison et à cinq cents francs d'amende. Cette calomnie transforma la fin de sa vie en un long calvaire. Le 22 septembre 1871, il est incarcéré à la prison Sainte-Pélagie à Paris, cellule 4. Il reçoit les visites de sa sœur, Zoé Reverdy, qui lui apporte des fleurs et des fruits et le 2 novembre, on lui donne une palette et des pinceaux. N'ayant pas l'autorisation de recevoir des modèles vivants, Courbet renoue avec les natures mortes peintes dix ans auparavant.
Malade, et prisonnier sur paroles, il est hospitalisé à partir du 6 janvier 1872 à la clinique du Docteur Duval de Neuilly. Les lettres de Zoé Reverdy à Alfred Bruyas*, de janvier à mai 1872, nous apprennent que “ Gustave peint des fleurs et des fruits...”, “ Gustave est enthousiasmé de ses tableaux de fruits...”, “ Gustave fait des tableaux de fruits en grand nombre...”. On peut juger ici de la beauté de ces oeuvres. Les soucis pécuniaires accompagnent sa détention, mais les amateurs et les marchands ne l'abandonnent pas. Il vend de nombreux tableaux à Durand-Ruel, dont cette Nature morte, pommes et poire.


Rappel biographique :   Le  peintre et sculpteur français, Gustave Courbet est principalement reconnu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut emprisonné et est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.
Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Cette technique est, peut-être, en train de condamner les œuvres de Courbet. En effet, ce goudron tend, avec le temps, à remonter à travers la peinture et à assombrir dangereusement les tableaux.
Courbet a eut parfois recours à la photographie, en particulier dans la représentation du nu féminin : comme Eugène Delacroix avant lui, il utilise des clichés à la place des traditionnelles séances de pose assurées par des modèles vivants. Ainsi, la figure centrale des Baigneuses (1853) s'inspire d'un cliché du photographe Julien Vallou de Villeneuve. De même, l'Origine du monde, tableau  qui fit récemment encore parlé de lui pour avoir été censuré par Facebook, rappelle, par son cadrage serré, les stéréophotographies pornographiques d'Auguste Belloc.
En 2013, un dossier plaidant pour le transfert de la dépouille de Gustave Courbet (conservée dans le cimetière d’Ornans depuis 1919) vers le Panthéon est déposé par le psychiatre Yves Sarfati auprès du président des Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval. La proposition d’hommage posthume à l’artiste apparaît lors du colloque Transferts de Courbet à Besançon en 2011. Il est appuyé par une tribune de Thomas Schlesser dans le Quotidien de l’art du 25 septembre 2013 (numéro 250), où il est affirmé que « la République a une dette envers sa mémoire » ; puis par une tribune dans la rubrique « idées » du Monde.fr d’Yves Sarfati et de Thomas Schlesser, où il est dit qu’ « en honorant Courbet, c'est l'engagement républicain et la justice, que l'on honorerait », qu’ « en honorant Courbet, c'est le monde d'aujourd'hui et celui des Beaux-arts, que l'on honorerait » et qu’ « en honorant Courbet, c'est la Femme, avec un grand F, que l'on honorerait. » Parmi les membres du comité de soutien à la panthéonisation de l’artiste, on trouve : Nicolas Bourriaud, Annie Cohen-Solal, Georges Didi-Huberman, Xavier Douroux, Romain Goupil, Catherine Millet, Orlan, Alberto Sorbelli…

dimanche 9 août 2015

Gustave Courbet (1819-1877) - Nature morte aux pommes et à la poire



Gustave Courbet (1819-1877)
Nature morte aux pommes et à la poire (1871)
Collection privée

Que voit on ? Un ensemble de pommes rouges et de poires  présentées, à même le sol,  sous différents angles. Cette  nature morte des années 1871-1872 est directement liés à la détention de Gustave Courbet à Ste Pélagie. Sur cette nature morte, figure l'inscription Sainte Pelagie. Courbet clame ainsi, avec ostentation, sa captivité vécue comme une cruelle injustice. 
Pendant sa détention Courbet 'attache à quelques fruits (des pommes le plus souvent) posés sur le rebord d’une fenêtre, au pied d'un arbre ou directement sur le  sol. Ces fruits devenant les métaphores de sa solitude, de sa tristesse. Pourquoi cet emprisonnement ?  Fidèle à son attitude de révolté, et après avoir refusé la Légion d'Honneur que lui offrait le gouvernement impérial, le peintre, depuis longtemps engagé politiquement, en vint à jouer un rôle dans la chute de l'Empire. Élu Président de la Fédération des artistes, tout en déployant une énergie remarquable pour préserver les richesses des Musées Nationaux pendant le Siège et pendant la Commune, il demande, dans une lettre au gouvernement provisoire, la destruction de la colonne de la place Vendôme, symbole de L'Empire. La colonne fut abattue quelques mois plus tard. Reconnu complice, Courbet fut condamné à six mois de prison et à cinq cents francs d'amende. Cette calomnie transforma la fin de sa vie en un long calvaire. Le 22 septembre 1871, il est incarcéré à la prison Sainte-Pélagie à Paris, cellule 4. Il reçoit les visites de sa sœur, Zoé Reverdy, qui lui apporte des fleurs et des fruits et le 2 novembre, on lui donne une palette et des pinceaux. N'ayant pas l'autorisation de recevoir des modèles vivants, Courbet renoue avec les natures mortes peintes dix ans auparavant.
Malade, et prisonnier sur paroles, il est hospitalisé à partir du 6 janvier 1872 à la clinique du Docteur Duval de Neuilly. Les lettres de Zoé Reverdy à Alfred Bruyas*, de janvier à mai 1872, nous apprennent que “ Gustave peint des fleurs et des fruits...”“ Gustave est enthousiasmé de ses tableaux de fruits...”, “ Gustave fait des tableaux de fruits en grand nombre...”. On peut juger ici de la beauté de ces oeuvres. Les soucis pécuniaires accompagnent sa détention, mais les amateurs et les marchands ne l'abandonnent pas. Il vend de nombreux tableaux à Durand-Ruel, dont cette Nature morte, pommes et poire.


Rappel biograhique :   Le  peintre et sculpteur français, Gustave Courbet est principalement reconnu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut emprisonné et est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.
Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Cette technique est, peut-être, en train de condamner les œuvres de Courbet. En effet, ce goudron tend, avec le temps, à remonter à travers la peinture et à assombrir dangereusement les tableaux.
Courbet a eut parfois recours à la photographie, en particulier dans la représentation du nu féminin : comme Eugène Delacroix avant lui, il utilise des clichés à la place des traditionnelles séances de pose assurées par des modèles vivants. Ainsi, la figure centrale des Baigneuses (1853) s'inspire d'un cliché du photographe Julien Vallou de Villeneuve. De même, l'Origine du monde, tableau  qui fit récemment encore parlé de lui pour avoir été censuré par Facebook, rappelle, par son cadrage serré, les stéréophotographies pornographiques d'Auguste Belloc.

En 2013, un dossier plaidant pour le transfert de la dépouille de Gustave Courbet (conservée dans le cimetière d’Ornans depuis 1919) vers le Panthéon est déposé par le psychiatre Yves Sarfati auprès du président des Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval. La proposition d’hommage posthume à l’artiste apparaît lors du colloque Transferts de Courbet à Besançon en 2011. Il est appuyé par une tribune de Thomas Schlesser dans le Quotidien de l’art du 25 septembre 2013 (numéro 250), où il est affirmé que « la République a une dette envers sa mémoire » ; puis par une tribune dans la rubrique « idées » du Monde.fr d’Yves Sarfati et de Thomas Schlesser, où il est dit qu’ « en honorant Courbet, c'est l'engagement républicain et la justice, que l'on honorerait », qu’ « en honorant Courbet, c'est le monde d'aujourd'hui et celui des Beaux-arts, que l'on honorerait » et qu’ « en honorant Courbet, c'est la Femme, avec un grand F, que l'on honorerait. » Parmi les membres du comité de soutien à la panthéonisation de l’artiste, on trouve : Nicolas Bourriaud, Annie Cohen-Solal, Georges Didi-Huberman, Xavier Douroux, Romain Goupil, Catherine Millet, Orlan, Alberto Sorbelli…

mercredi 18 mars 2015

Gustave Courbet (1819-1877) - Trois pommes rouges, à Sainte Pélagie, 1871



Gustave Courbet (1819-1877)
Trois pommes rouges... à Sainte Pélagie - 1871
Collection privée


Que voit on ? Un ensemble de pommes rouges et présentées, à même le sol,  sous différents angles. Cette  nature morte des années 1871-1872 est directement liés à la détention de Gustave Courbet à Ste Pélagie.  Sur cette nature morte, figure l'inscription Sainte Pelagie. Courbet clame ainsi, avec ostentation, sa captivité vécue comme une cruelle injustice. Il le fera également d'une manière officielle, en  la présentant  au Salon de 1872 . Le tableau sera refusé par un jury “ offusqué d'une audace aussi inconsciente ”.
Pendant sa détention Courbet 'attache à quelques fruits (des pommes le plus souvent) posés sur le rebord d’une fenêtre, au pied d'un arbre ou directement sur le  sol. Ces fruits devenant les métaphores de sa solitude, de sa tristesse. Pourquoi cet emprisonnement ?  Fidèle à son attitude de révolté, et après avoir refusé la Légion d'Honneur que lui offrait le gouvernement impérial, le peintre, depuis longtemps engagé politiquement, en vint à jouer un rôle dans la chute de l'Empire. Élu Président de la Fédération des artistes, tout en déployant une énergie remarquable pour préserver les richesses des Musées Nationaux pendant le Siège et pendant la Commune, il demande, dans une lettre au gouvernement provisoire, la destruction de la colonne de la place Vendôme, symbole de L'Empire. La colonne fut abattue quelques mois plus tard. Reconnu complice, Courbet fut condamné à six mois de prison et à cinq cents francs d'amende. Cette calomnie transforma la fin de sa vie en un long calvaire. Le 22 septembre 1871, il est incarcéré à la prison Sainte-Pélagie à Paris, cellule 4. Il reçoit les visites de sa sœur, Zoé Reverdy, qui lui apporte des fleurs et des fruits et le 2 novembre, on lui donne une palette et des pinceaux. N'ayant pas l'autorisation de recevoir des modèles vivants, Courbet renoue avec les natures mortes peintes dix ans auparavant.
Malade, et prisonnier sur paroles, il est hospitalisé à partir du 6 janvier 1872 à la clinique du Docteur Duval de Neuilly. Les lettres de Zoé Reverdy à Alfred Bruyas*, de janvier à mai 1872, nous apprennent que “ Gustave peint des fleurs et des fruits...”“ Gustave est enthousiasmé de ses tableaux de fruits...”, “ Gustave fait des tableaux de fruits en grand nombre...”. On peut juger ici de la beauté de ces oeuvres. Les soucis pécuniaires accompagnent sa détention, mais les amateurs et les marchands ne l'abandonnent pas. Il vend de nombreux tableaux à Durand-Ruel, dont cette Nature morte, pommes et poire.

Rappel biograhique :   Le  peintre et sculpteur français, Gustave Courbet est principalement reconnu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut emprisonné et est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.
Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Cette technique est, peut-être, en train de condamner les œuvres de Courbet. En effet, ce goudron tend, avec le temps, à remonter à travers la peinture et à assombrir dangereusement les tableaux.
Courbet a eut parfois recours à la photographie, en particulier dans la représentation du nu féminin : comme Eugène Delacroix avant lui, il utilise des clichés à la place des traditionnelles séances de pose assurées par des modèles vivants. Ainsi, la figure centrale des Baigneuses (1853) s'inspire d'un cliché du photographe Julien Vallou de Villeneuve. De même, l'Origine du monde, tableau  qui fit récemment encore parlé de lui pour avoir été censuré par Facebook, rappelle, par son cadrage serré, les stéréophotographies pornographiques d'Auguste Belloc.
En 2013, un dossier plaidant pour le transfert de la dépouille de Gustave Courbet (conservée dans le cimetière d’Ornans depuis 1919) vers le Panthéon est déposé par le psychiatre Yves Sarfati auprès du président des Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval. La proposition d’hommage posthume à l’artiste apparaît lors du colloque Transferts de Courbet à Besançon en 2011. Il est appuyé par une tribune de Thomas Schlesser dans le Quotidien de l’art du 25 septembre 2013 (numéro 250), où il est affirmé que « la République a une dette envers sa mémoire » ; puis par une tribune dans la rubrique « idées » du Monde.fr d’Yves Sarfati et de Thomas Schlesser, où il est dit qu’ « en honorant Courbet, c'est l'engagement républicain et la justice, que l'on honorerait », qu’ « en honorant Courbet, c'est le monde d'aujourd'hui et celui des Beaux-arts, que l'on honorerait » et qu’ « en honorant Courbet, c'est la Femme, avec un grand F, que l'on honorerait. » Parmi les membres du comité de soutien à la panthéonisation de l’artiste, on trouve : Nicolas Bourriaud, Annie Cohen-Solal, Georges Didi-Huberman, Xavier Douroux, Romain Goupil, Catherine Millet, Orlan, Alberto Sorbelli…
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vendredi 16 janvier 2015

Gustave Courbet (1819-1877) - Nature morte avec pommes et grenades


Gustave Courbet  (1819-1877)
Nature morte avec pommes et grenades (1871)
Musée d'Orsay (Paris)

Que voit on ? "Regardez l'ombre dans la neige, me dit Courbet, comme elle est bleue... Voilà ce que les faiseurs de neige en chambre ne savent pas." Cette observation du peintre, relatée par Castagnary, véritable incitation à la peinture sur le motif, ouvre la voie aux recherches impressionnistes sur les ombres colorées.  Au cours des années 1860, Cézanne utilise le couteau à palette selon la technique de Courbet. Il lui emprunte également les couleurs sombres et la pâte épaisse.
Cette nature morte de 1871, comme beaucoup d'autres présentées sur ce blog, est directement liés à la détention de Gustave Courbet à Ste Pélagie. Pendant sa détention, Courbet s'attache en effet à quelques fruits (des pommes le plus souvent) posés sur le rebord d’une fenêtre, au pied d'un arbre ou directement sur le  sol. Ces fruits devenant les métaphores de sa solitude, de sa tristesse. Pourquoi cet emprisonnement ?  Fidèle à son attitude de révolté, et après avoir refusé la Légion d'Honneur que lui offrait le gouvernement impérial, le peintre, depuis longtemps engagé politiquement, en vint à jouer un rôle dans la chute de l'Empire. Élu Président de la Fédération des artistes, tout en déployant une énergie remarquable pour préserver les richesses des Musées Nationaux pendant le Siège et pendant la Commune, il demande, dans une lettre au gouvernement provisoire, la destruction de la colonne de la place Vendôme, symbole de L'Empire. La colonne fut abattue quelques mois plus tard. Reconnu complice, Courbet fut condamné à six mois de prison et à cinq cents francs d'amende. Cette calomnie transforma la fin de sa vie en un long calvaire. Le 22 septembre 1871, il est incarcéré à la prison Sainte-Pélagie à Paris, cellule 4. Il reçoit les visites de sa sœur, Zoé Reverdy, qui lui apporte des fleurs et des fruits et le 2 novembre, on lui donne une palette et des pinceaux. N'ayant pas l'autorisation de recevoir des modèles vivants, Courbet renoue avec les natures mortes peintes dix ans auparavant.
Malade, et prisonnier sur paroles, il est hospitalisé à partir du 6 janvier 1872 à la clinique du Docteur Duval de Neuilly. Les lettres de Zoé Reverdy à Alfred Bruyas*, de janvier à mai 1872, nous apprennent que “ Gustave peint des fleurs et des fruits...”“ Gustave est enthousiasmé de ses tableaux de fruits...”, “ Gustave fait des tableaux de fruits en grand nombre...”. On peut juger ici de la beauté de ces oeuvres. Les soucis pécuniaires accompagnent sa détention, mais les amateurs et les marchands ne l'abandonnent pas. Il vend de nombreux tableaux à Durand-Ruel, dont cette Nature morte, pommes et poire.

Rappel biograhique :   Le  peintre et sculpteur français, Gustave Courbet est principalement reconnu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut emprisonné et est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.
Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Cette technique est, peut-être, en train de condamner les œuvres de Courbet. En effet, ce goudron tend, avec le temps, à remonter à travers la peinture et à assombrir dangereusement les tableaux.
Courbet a eut parfois recours à la photographie, en particulier dans la représentation du nu féminin : comme Eugène Delacroix avant lui, il utilise des clichés à la place des traditionnelles séances de pose assurées par des modèles vivants. Ainsi, la figure centrale des Baigneuses (1853) s'inspire d'un cliché du photographe Julien Vallou de Villeneuve. De même, l'Origine du monde, tableau  qui fit récemment encore parlé de lui pour avoir été censuré par Facebook, rappelle, par son cadrage serré, les stéréophotographies pornographiques d'Auguste Belloc.
En 2013, un dossier plaidant pour le transfert de la dépouille de Gustave Courbet (conservée dans le cimetière d’Ornans depuis 1919) vers le Panthéon est déposé par le psychiatre Yves Sarfati auprès du président des Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval. La proposition d’hommage posthume à l’artiste apparaît lors du colloque Transferts de Courbet à Besançon en 2011. Il est appuyé par une tribune de Thomas Schlesser dans le Quotidien de l’art du 25 septembre 2013 (numéro 250), où il est affirmé que « la République a une dette envers sa mémoire » ; puis par une tribune dans la rubrique « idées » du Monde.fr d’Yves Sarfati et de Thomas Schlesser, où il est dit qu’ « en honorant Courbet, c'est l'engagement républicain et la justice, que l'on honorerait », qu’ « en honorant Courbet, c'est le monde d'aujourd'hui et celui des Beaux-arts, que l'on honorerait » et qu’ « en honorant Courbet, c'est la Femme, avec un grand F, que l'on honorerait. » Parmi les membres du comité de soutien à la panthéonisation de l’artiste, on trouve : Nicolas Bourriaud, Annie Cohen-Solal, Georges Didi-Huberman, Xavier Douroux, Romain Goupil, Catherine Millet, Orlan, Alberto Sorbelli…

vendredi 26 décembre 2014

Gustave Courbet (1819-1877) - Pommes rouges 1871



Gustave Courbet (1819-1877)
Pommes rouges  (1871)
Collection privée

Que voit on ? Un ensemble de pommes rouges présentées, à même le sol, . Cette nature morte de 1871, comme beaucoup d'autres présentées sur ce blog ,est directement liés à la détention de Gustave Courbet à Ste Pélagie. Pendant sa détention, Courbet s'attache en effet à quelques fruits (des pommes le plus souvent) posés sur le rebord d’une fenêtre, au pied d'un arbre ou directement sur le  sol. Ces fruits devenant les métaphores de sa solitude, de sa tristesse. Pourquoi cet emprisonnement ?  Fidèle à son attitude de révolté, et après avoir refusé la Légion d'Honneur que lui offrait le gouvernement impérial, le peintre, depuis longtemps engagé politiquement, en vint à jouer un rôle dans la chute de l'Empire. Élu Président de la Fédération des artistes, tout en déployant une énergie remarquable pour préserver les richesses des Musées Nationaux pendant le Siège et pendant la Commune, il demande, dans une lettre au gouvernement provisoire, la destruction de la colonne de la place Vendôme, symbole de L'Empire. La colonne fut abattue quelques mois plus tard. Reconnu complice, Courbet fut condamné à six mois de prison et à cinq cents francs d'amende. Cette calomnie transforma la fin de sa vie en un long calvaire. Le 22 septembre 1871, il est incarcéré à la prison Sainte-Pélagie à Paris, cellule 4. Il reçoit les visites de sa sœur, Zoé Reverdy, qui lui apporte des fleurs et des fruits et le 2 novembre, on lui donne une palette et des pinceaux. N'ayant pas l'autorisation de recevoir des modèles vivants, Courbet renoue avec les natures mortes peintes dix ans auparavant.
Malade, et prisonnier sur paroles, il est hospitalisé à partir du 6 janvier 1872 à la clinique du Docteur Duval de Neuilly. Les lettres de Zoé Reverdy à Alfred Bruyas*, de janvier à mai 1872, nous apprennent que “ Gustave peint des fleurs et des fruits...”“ Gustave est enthousiasmé de ses tableaux de fruits...”, “ Gustave fait des tableaux de fruits en grand nombre...”. On peut juger ici de la beauté de ces oeuvres. Les soucis pécuniaires accompagnent sa détention, mais les amateurs et les marchands ne l'abandonnent pas. Il vend de nombreux tableaux à Durand-Ruel, dont cette Nature morte, pommes et poire.


Rappel biograhique :   Le  peintre et sculpteur français, Gustave Courbet est principalement reconnu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut emprisonné et est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.
Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Cette technique est, peut-être, en train de condamner les œuvres de Courbet. En effet, ce goudron tend, avec le temps, à remonter à travers la peinture et à assombrir dangereusement les tableaux.
Courbet a eut parfois recours à la photographie, en particulier dans la représentation du nu féminin : comme Eugène Delacroix avant lui, il utilise des clichés à la place des traditionnelles séances de pose assurées par des modèles vivants. Ainsi, la figure centrale des Baigneuses (1853) s'inspire d'un cliché du photographe Julien Vallou de Villeneuve. De même, l'Origine du monde, tableau  qui fit récemment encore parlé de lui pour avoir été censuré par Facebook, rappelle, par son cadrage serré, les stéréophotographies pornographiques d'Auguste Belloc.
En 2013, un dossier plaidant pour le transfert de la dépouille de Gustave Courbet (conservée dans le cimetière d’Ornans depuis 1919) vers le Panthéon est déposé par le psychiatre Yves Sarfati auprès du président des Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval. La proposition d’hommage posthume à l’artiste apparaît lors du colloque Transferts de Courbet à Besançon en 2011. Il est appuyé par une tribune de Thomas Schlesser dans le Quotidien de l’art du 25 septembre 2013 (numéro 250), où il est affirmé que « la République a une dette envers sa mémoire » ; puis par une tribune dans la rubrique « idées » du Monde.fr d’Yves Sarfati et de Thomas Schlesser, où il est dit qu’ « en honorant Courbet, c'est l'engagement républicain et la justice, que l'on honorerait », qu’ « en honorant Courbet, c'est le monde d'aujourd'hui et celui des Beaux-arts, que l'on honorerait » et qu’ « en honorant Courbet, c'est la Femme, avec un grand F, que l'on honorerait. » Parmi les membres du comité de soutien à la panthéonisation de l’artiste, on trouve : Nicolas Bourriaud, Annie Cohen-Solal, Georges Didi-Huberman, Xavier Douroux, Romain Goupil, Catherine Millet, Orlan, Alberto Sorbelli…

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2014 - A Still Life Collection 

Un blog de Francis Rousseau 


samedi 5 avril 2014

Gustave Courbet (1819-1877) - Nature morte aux pommes véreuses




Gustave Courbet (1819-1877) 
Nature morte aux pommes véreuses  (1871) 
Collection  privée


Que voit on ? Un ensemble de pommes présentées, à même le sol,  sous différents angles. Cette nature morte des années 1871 comme beaucoup d'autres présentées sur ce blog est directement liés à la détention de Gustave Courbet à Ste Pélagie. Pendant sa détention Courbet s'attache à quelques fruits (des pommes le plus souvent) posés sur le rebord d’une fenêtre, au pied d'un arbre ou directement sur le  sol. Ces fruits devenant les métaphores de sa solitude, de sa tristesse. Pourquoi cet emprisonnement ?  Fidèle à son attitude de révolté, et après avoir refusé la Légion d'Honneur que lui offrait le gouvernement impérial, le peintre, depuis longtemps engagé politiquement, en vint à jouer un rôle dans la chute de l'Empire. Élu Président de la Fédération des artistes, tout en déployant une énergie remarquable pour préserver les richesses des Musées Nationaux pendant le Siège et pendant la Commune, il demande, dans une lettre au gouvernement provisoire, la destruction de la colonne de la place Vendôme, symbole de L'Empire. La colonne fut abattue quelques mois plus tard. Reconnu complice, Courbet fut condamné à six mois de prison et à cinq cents francs d'amende. Cette calomnie transforma la fin de sa vie en un long calvaire. Le 22 septembre 1871, il est incarcéré à la prison Sainte-Pélagie à Paris, cellule 4. Il reçoit les visites de sa sœur, Zoé Reverdy, qui lui apporte des fleurs et des fruits et le 2 novembre, on lui donne une palette et des pinceaux. N'ayant pas l'autorisation de recevoir des modèles vivants, Courbet renoue avec les natures mortes peintes dix ans auparavant.
Malade, et prisonnier sur paroles, il est hospitalisé à partir du 6 janvier 1872 à la clinique du Docteur Duval de Neuilly. Les lettres de Zoé Reverdy à Alfred Bruyas*, de janvier à mai 1872, nous apprennent que “ Gustave peint des fleurs et des fruits...”“ Gustave est enthousiasmé de ses tableaux de fruits...”, “ Gustave fait des tableaux de fruits en grand nombre...”. On peut juger ici de la beauté de ces oeuvres. Les soucis pécuniaires accompagnent sa détention, mais les amateurs et les marchands ne l'abandonnent pas. Il vend de nombreux tableaux à Durand-Ruel, dont cette Nature morte, pommes et poire.


Rappel biograhique :   Le  peintre et sculpteur français, Gustave Courbet est principalement reconnu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut emprisonné et est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.
Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Cette technique est, peut-être, en train de condamner les œuvres de Courbet. En effet, ce goudron tend, avec le temps, à remonter à travers la peinture et à assombrir dangereusement les tableaux.
Courbet a eut parfois recours à la photographie, en particulier dans la représentation du nu féminin : comme Eugène Delacroix avant lui, il utilise des clichés à la place des traditionnelles séances de pose assurées par des modèles vivants. Ainsi, la figure centrale des Baigneuses (1853) s'inspire d'un cliché du photographe Julien Vallou de Villeneuve. De même, l'Origine du monde, tableau  qui fit récemment encore parlé de lui pour avoir été censuré par Facebook, rappelle, par son cadrage serré, les stéréophotographies pornographiques d'Auguste Belloc.
En 2013, un dossier plaidant pour le transfert de la dépouille de Gustave Courbet (conservée dans le cimetière d’Ornans depuis 1919) vers le Panthéon est déposé par le psychiatre Yves Sarfati auprès du président des Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval. La proposition d’hommage posthume à l’artiste apparaît lors du colloque Transferts de Courbet à Besançon en 2011. Il est appuyé par une tribune de Thomas Schlesser dans le Quotidien de l’art du 25 septembre 2013 (numéro 250), où il est affirmé que « la République a une dette envers sa mémoire » ; puis par une tribune dans la rubrique « idées » du Monde.fr d’Yves Sarfati et de Thomas Schlesser, où il est dit qu’ « en honorant Courbet, c'est l'engagement républicain et la justice, que l'on honorerait », qu’ « en honorant Courbet, c'est le monde d'aujourd'hui et celui des Beaux-arts, que l'on honorerait » et qu’ « en honorant Courbet, c'est la Femme, avec un grand F, que l'on honorerait. » Parmi les membres du comité de soutien à la panthéonisation de l’artiste, on trouve : Nicolas Bourriaud, Annie Cohen-Solal, Georges Didi-Huberman, Xavier Douroux, Romain Goupil, Catherine Millet, Orlan, Alberto Sorbelli…