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vendredi 11 octobre 2019

Willem van Aelst (1626-1683) - Breakfast Piece


Willem van Aelst (1626-1683) 
Breakfast Piece (1671) 
Oil on canvas, 49 x 41 cm. 
Akademie der bildenden Künste, Vienna 

Que voit on ? Un hareng, bien sûr, pièce maîtresse et incontournable de tout petit déjeuner hollandais  et auquel on a fait largement honneur ici, si l'on en juge parce ce qu'il reste du hareng dans le plateau d'argent . Il y  aussi deux oignons jaunes et du pain,  autres aliments des petits matins nordiques. Deux somptueux verres de vins nous signalent qu'il s'agit là d'une collation pour deux.... Mais l'important n'est pas là. L'important ici c'est le fond sombre (noir gris) avec lequel se confond la nappe noire bordée d'un galon brodé de fil d'argent et qui recouvre l'entablement en marbre rouge (dont on aperçoit à peine un coin à l'extrême gauche de la composition). Cette couleur sombre qui envahit tout le tableau permet au peintre de donner à chacun des aliments qui compose ce petit déjeuner une importance démesurée. Il lui permet une éclatante démonstration de sa maestria pour ne pas dire de son génie dans la peinture des reflets que l'on peut apercevoir dans les verres (une fenêtre éclairant une bobliothèque emplie de livres, et  un miroir sorcière dans le verre de droite ; le même point de vue mais moins détaillé, faute de liquide pour le refleter, dans le verre de gauche). 
Tout simplement un chef d'oeuvre  de plus à mettre à l'actif de ce peintre qui en a déjà peint beaucoup !
Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem van Aelst, né à Delft, est essentiellement un peintre de natures mortes, de fleurs et de chasse qui appartient à ce que l'on appelle le " Siècle d'or ". Il est célèbre pour avoir introduit l’asymétrie dans la nature morte mais aussi pour la savante harmonie des coloris déployée dans toutes ses compositions. Au cours de sa vie, Willem van Aelst a vécu et travaillé en France, à Rome et à Florence où, en compagnie de deux autres Néerlandais, Matthias Withoos et Otto Marseus Van Schrieck, il est actif à la cour de Ferdinand II de Medicis.
 Le grand-duc de Toscane lui remettra une médaille d’or comme récompense de ses services. Ont été conservées de cette époque plusieurs natures mortes de fleurs et de chasse, visibles au Palazzo Pitti à Florence. En 1856 il rentre au Pays Bas et se fixe à Amsterdam. Ses œuvres sont notamment conservées à la Mauritshuis de La Haye, à la National Gallery of Art de Washington et au Rijksmuseum d’Amsterdam. 
Ses tableaux sont parfois signés Guill.mo (Gullielmo, forme italienne de son prénom).
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2019 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


lundi 29 juillet 2019



Willem van Aelst  (1627-1683)
Peaches, Chestnuts and Grapes in an Overturned Basket, 1677
Private collection

Que voit-on ? Sur un  entablement de marbre rose, partiellement recouvert d'une précieuse pièce  de velours de soie violet qui présentant alternativement son envers (mat) et son endroit (brillant) : un panier en osé tressé, penché pour déverser des fruits d'été  (pêches, raisins, figues...) aux somptueuses couleurs. Deux intrus viennent cependant semer le trouble dans tant de beautés : un escargot  (réputé être l'ennemi des jardins) et un papillon  (merveilleux quant  il sort de la chrysalide mais larve redoutablement vorace tant qu'il en est encore prisonnier. Ces deux éléments sont, dans les natures mortes  de cette époque,  symboles de dégradations de la matière, de putréfaction, rappelant le message Memento mori (Souviens toi que tu vas mourir) présente dans la plupart des natures mortes des 16e et 17e siècles.     

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem van Aelst, né à Delft, est essentiellement un peintre de natures mortes, de fleurs et de chasse qui appartient à ce que l'on appelle le " Siècle d'or ". Il est célèbre pour avoir introduit l’asymétrie dans la nature morte mais aussi pour la savante harmonie des coloris déployée dans toutes ses compositions. Au cours de sa vie, Willem van Aelst a vécu et travaillé en France, à Rome et à Florence où , en compagnie dedeux autres Néerlandais, Matthias Withoos et Otto Marseus Van Schrieck, il est actif à la cour de Ferdinand II de Medicis. Le grand-duc de Toscane lui remettra une médaille d’or comme récompense de ses services. Ont été conservées de cette époque plusieurs natures mortes de fleurs et de chasse, visibles au Palazzo Pitti à Florence. En 1856 il rentre au Pays Bas et se fixe à Amsterdam. Ses œuvres sont notamment conservées à la Mauritshuis de La Haye, à la National Gallery of Art de Washington et au Rijksmuseum d’Amsterdam. Ses tableaux sont parfois signés Guill.mo (Gullielmo, forme italienne de son prénom).

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samedi 28 avril 2018

Willem van Aelst (1625-1683) - Gibier et accessoires de chasse dans une niche


Willem van Aelst (1625-1683)
Gibier et accessoires de chasse dans une niche,  1664 
Musée national, Stockholm

Que voit on ?  L'archetype de la nature morte politiquement incorrecte avec armes et oiseaux morts à foison !!!  Mais ce blog a l'habitude de replacer dans son contexte et dans son époque les oeuvres qu'il présente et n'a de toute façon, aucunement l'intention de jauger à l'aune de l'écologie moderne la vie des chefs d'oeuvres passé.  
Ce somptueux tableau de chasse où figurent, sur la table à gibiers en marbre, une trompe en cuivre, une besace, un magnifique fusil ciselé et divers autres accessoires de chasse dont l'usage s'est perdu de nos jours, est une plus brillantes compositions de van Aels qui en a pourtant plusieurs à son actif. Il a pris soin de présenter celle-ci  (comme il le fit souvent) sur un fond noir destiné à relever les somptueuses couleurs du plumage des  trophées de chasses.  

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem van Aelst, né à Delft,  est essentiellement un peintre de natures mortes, de fleurs et de chasse qui appartient à ce que l'on appelle le " Siècle d'or ". Il est célèbre pour avoir introduit l’asymétrie dans la nature morte mais aussi pour la savante harmonie des coloris déployée dans toutes ses compositions. Au cours de sa vie, Willem van Aelst a vécu et travaillé en France, à Rome et à Florence où , en compagnie  dedeux autres Néerlandais, Matthias Withoos et Otto Marseus Van Schrieck, il est actif à la cour de Ferdinand II de Medicis. Le grand-duc de Toscane lui remettra une médaille d’or comme récompense de ses services. Ont été conservées de cette époque plusieurs natures mortes de fleurs et de chasse, visibles au Palazzo Pitti à Florence. En 1856 il rentre au Pays Bas et  se fixe à Amsterdam. Ses œuvres sont notamment conservées à la Mauritshuis de La Haye, à la National Gallery of Art de Washington  et au  Rijksmuseum d’Amsterdam. Ses tableaux sont parfois signés Guill.mo (Gullielmo,  forme italienne de son prénom).

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samedi 10 octobre 2015

Willem Van Aelst (1627-1683), Willem Kalf (1619-1693) - Grande nature morte aux Armures





Willem Van Aelst (1627-1683) (attribution depuis 2012)
Willem Kalf (1619-1693) (première attribution)
Grande nature morte aux Armures
Musée de Tessé, Le Mans

Une histoire extraordinaire : L'histoire de cette magnifique et imposante Grande nature morte aux Armures est assez extraordinaire. Pièce maîtresse des collections des musées du Mans, ce  chef d'œuvre de deux mètres de haut n'est pas signé. On a longtemps pensé qu'il avait été peint par l'artiste néerlandais : Willem Kalf (1619-1693) auquel il était attribué.
Quelques historiens de l'art avaient déjà émis des doutes sur l'attribution de cette nature morte à Kalf, mais l'américaine Melanie Gifford a voulu voir de plus près le tableau. Elle s'est donc rendue
au musée du Mans en 2011. En examinant le tableau, sa conviction fut faite : il s'agissait d'une oeuvre majeure du néerlandais Willem Van Aelst (1625-1683) et non pas d'une œuvre de Willem Kalf. Restait à étayer la conviction et à le prouver  ! 
On savait que le tableau avait été commandé au milieu du XVIIe siècle et exécuté par un artiste hollandais à Paris. Or, à cette époque, Kalf et Van Aelst se trouvaient bien tous les deux à Paris. Ils avaient donc tous les deux pu réaliser cette toile. En observant de très près les franges de l'étoffe du tableau du Mans et en les comparant à celles d'autres oeuvres de Van Aelst ,comme une nature morte à l'escargot conservée à Delft, Melanie  Gifford s'est aperçue qu'elles étaient similaires et surtout assez différentes de la manière habituelle de Kalf.
A cela s'ajoute, un détail capital. Il se trouve sur la médaille qui pend de l'épée disposée sur la table au milieu du tableau. Cette médaille représente le jeune roi Louis XIV. En s'armant d'un bonne loupe on peut lire : « XIIII D.G. FR. ET. NAV. REX. » Il s'agit d'une formule courante signifiant : « (Louis) XIV, roi de France et de Navarre par la grâce de Dieu ». Mais ici, la formule courante est suivie de deux initiales en position de signature, V (ou W ?) et A, qui n'apparaissent pas sur les autres médailles de l'époque faite par le  médailleur  Jean Warin (ou Varin) qui ne signait pas ainsi ! Par contre, dans un autre de ses tableaux, Van Aelst avait déjà signé son oeuvre en utilisant ces mêmes initiales apposées sur une médaille absolument identique, exactement de la même façon.
Enfin pour étudier en profondeur le tableau du Musée de Tessé, les scientifiques américains ont utilisé un capteur capable d'analyser la composition de la peinture et des pigments sans toucher  la toile ou faire de prélèvements... Certaines couleurs et notamment le bleu du tableau du Mans ont révélé la même composition que celles employées  habituellement par Willem van Aelst. 
Ce tableau permet par ailleurs de résoudre une énigme historique.  En effet certains historiens de l'art se demandaient pourquoi le jeune Van Aelst avait à ce point attiré l'attention des Médicis qui tenait absolument à venir le faire  travailler à Florence. Il peignait bien, mais il n'avait produit aucun chef d'oeuvre qui puisse justifier l'enthousiasme de cette famille de mécènes particulièrement exigeants. Cette Nature morte aux armures, d'un raffinement extrême, peut expliquer largement à elle seule cet engouement des Médicis pour le jeune Van Aelst.
Changer l'attribution d'un tableau peut s'avérer parfois assez dur à vivre pour un Musée, particulièrement quand le nouveau peintre n'est pas aussi prestigieux que le précédent. Là, ce n'est pass du tout le cas ! Willem van Aelst est aussi prestigieux que Willem Kalf et le Musée de Tessé ne perd pas au change ! 

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem van Aelst, né à Delft,  est essentiellement un peintre de natures mortes, de fleurs et de chasse qui appartient à ce que l'on appelle le " Siècle d'or ". Il est célèbre pour avoir introduit l’asymétrie dans la nature morte mais aussi pour la savante harmonie des coloris déployée dans toutes ses compositions. Au cours de sa vie, Willem van Aelst a vécu et travaillé en France, à Rome et à Florence où , en compagnie  dedeux autres Néerlandais, Matthias Withoos et Otto Marseus Van Schrieck, il est actif à la cour de Ferdinand II de Medicis. Le grand-duc de Toscane lui remettra une médaille d’or comme récompense de ses services. Ont été conservées de cette époque plusieurs natures mortes de fleurs et de chasse, visibles au Palazzo Pitti à Florence. En 1856 il rentre au Pays Bas et  se fixe à Amsterdam. Ses œuvres sont notamment conservées à la Mauritshuis de La Haye, à la National Gallery of Art de Washington  et au  Rijksmuseum d’Amsterdam. Ses tableaux sont parfois signés Guill.mo (Gullielmo,  forme italienne de son prénom).

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samedi 5 septembre 2015

Willem van Aelst (1625-1683) - Nature morte avec Raisins, Römer, plat et aiguière d'argent



Willem van Aelst (1625-1683)
Nature morte avec Raisins,  Römer, plat et aiguière d'argent
 Collection privée

Que voit-on ? Sur un entablement de bois qui disparait presque totalement sous un épais drapé de velours rouge orné de passementeries, un déferlement d'abondance et de richesses symbolisé par  une montre à gousset, symbole du temps qui passe inexorablement ; des grappes de raisins rouges et blancs qui célèbrent les vertus de l’attente, la perspective d’un temps idéal, l’union de l’Amour et de l’Abondance ; un Römer, verre à pied fabriqué en Allemagne et aux Pays-Bas au 17e siècle (caractérisé par des pastilles décorant le pied), à moitié plein de vin dans lequel se reflète, comme dans un miroir, le côté opposé de la pièce ;  de l'argenterie, dont un plateau en équilibre et une aiguière renversée. Cette nature morte, assez typique du siècle d'or flamand, comporte peu d'objets, mais assemblés dans une composition savante, avec une aiguière vide et renversée et un plat d'argent posée en déséquilibre sur le rebord de la  table. Le Römer à moitié plein est symbolique de la vie consommée d'autant plus généreusement que la taille des grains de raisins  à coté du verre est énorme. L'aiguière vide et renversée symbolise la fragilité des richesses de ce monde et la vanité des biens terrestres.

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem van Aelst, né à Delft,  est essentiellement un peintre de natures mortes, de fleurs et de chasse qui appartient à ce que l'on appelle le " Siècle d'or ". Il est célèbre pour avoir introduit l’asymétrie dans la nature morte mais aussi pour la savante harmonie des coloris déployée dans toutes ses compositions. Au cours de sa vie, Willem van Aelst a vécu et travaillé en France, à Rome et à Florence où , en compagnie  dedeux autres Néerlandais, Matthias Withoos et Otto Marseus Van Schrieck, il est actif à la cour de Ferdinand II de Medicis. Le grand-duc de Toscane lui remettra une médaille d’or comme récompense de ses services. Ont été conservées de cette époque plusieurs natures mortes de fleurs et de chasse, visibles au Palazzo Pitti à Florence. En 1856 il rentre au Pays Bas et  se fixe à Amsterdam. Ses œuvres sont notamment conservées à la Mauritshuis de La Haye, à la National Gallery of Art de Washington  et au  Rijksmuseum d’Amsterdam. Ses tableaux sont parfois signés Guill.mo (Gullielmo,  forme italienne de son prénom).

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jeudi 11 décembre 2014

Willem Van Aelst (1627-1683) - Still Life with a Mouse and a Candle


Willem Van Aelst (1627-1683) Still Life with a Mouse and a Candle (1647) Huile sur toile, 19x25cm Museum of Fine Arts, Boston


Willem Van Aelst (1627-1683)
Still Life with a Mouse and a Candle (1647)
Huile sur toile, 19x25cm
Museum of Fine Arts, Boston 

Que voit-on ?  Sur un entablement de marbre gris présenté par l'angle : trois noix dont une ouverte, symbolisant l’idée de la Trinité par référence aux trois phases de sa croissance. La noix est aussi symbole de la difficulté de la réparation auxquelles s’efforce le pénitent parce que sa coque ligneuse offre une grande résistance, et pour cette même raison, la noix est aussi un emblème du pécheur obstinément impénitent ; un bougeoir contenant une seule bougie largement consumée et éteinte signe d'une vie qui s'est  déjà écoulée sans que l'on s'en aperçoive ; tapis dans l'ombre à droite enfin une souris ou plutôt un rat qui dévore la noix ouverte.  Cette nature morte a la particularité d'être une huile peinte sur un support de cuivre.

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem van Aelst, né à Delft,  est essentiellement un peintre de natures mortes, de fleurs et de chasse qui appartient à ce que l'on appelle le " Siècle d'or ". Il est célèbre pour avoir introduit l’asymétrie dans la nature morte mais aussi pour la savante harmonie des coloris déployée dans toutes ses compositions. Au cours de sa vie, Willem van Aelst a vécu et travaillé en France, à Rome et à Florence où , en compagnie  dedeux autres Néerlandais, Matthias Withoos et Otto Marseus Van Schrieck, il est actif à la cour de Ferdinand II de Medicis. Le grand-duc de Toscane lui remettra une médaille d’or comme récompense de ses services. Ont été conservées de cette époque plusieurs natures mortes de fleurs et de chasse, visibles au Palazzo Pitti à Florence. En 1856 il rentre au Pays Bas et  se fixe à Amsterdam. Ses œuvres sont notamment conservées à la Mauritshuis de La Haye, à la National Gallery of Art de Washington  et au  Rijksmuseum d’Amsterdam. Ses tableaux sont parfois signés Guill.mo (Gullielmo,  forme italienne de son prénom).

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mercredi 5 novembre 2014

Willem van Aelst (1625-1683) - Fruit Still Life with a Mouse and a Butterfly




Willem van Aelst (1625-1683)
Fruit Still Life with a Mouse and a Butterfly (1674)
Private collection, Boston


Que voit-on ?  Sur un fond noir, deux pêches blanches, symbolisant le cœur et la vérité, attachées à leur branche. En haut de la branche, à gauche un papillon blanc délicatement posé, assigne
sa propre légèreté à l’expectative d’un envol. Le papillon blanc conforte dans la pensée de l'existence d'une vie après la mort, de l'espérance d’une résurrection pour les croyants,  il est le symbole même de l’âme. La souris tapis sous une feuille représente la consomption de la vie. 

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem van Aelst, né à Delft,  est essentiellement un peintre de natures mortes, de fleurs et de chasse qui appartient à ce que l'on appelle le " Siècle d'or ". Il est célèbre pour avoir introduit l’asymétrie dans la nature morte mais aussi pour la savante harmonie des coloris déployée dans toutes ses compositions. Au cours de sa vie, Willem van Aelst a vécu et travaillé en France, à Rome et à Florence où , en compagnie  dedeux autres Néerlandais, Matthias Withoos et Otto Marseus Van Schrieck, il est actif à la cour de Ferdinand II de Medicis. Le grand-duc de Toscane lui remettra une médaille d’or comme récompense de ses services. Ont été conservées de cette époque plusieurs natures mortes de fleurs et de chasse, visibles au Palazzo Pitti à Florence. En 1856 il rentre au Pays Bas et  se fixe à Amsterdam. Ses œuvres sont notamment conservées à la Mauritshuis de La Haye, à la National Gallery of Art de Washington  et au  Rijksmuseum d’Amsterdam. Ses tableaux sont parfois signés Guill.mo (Gullielmo,  forme italienne de son prénom).

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mercredi 23 juillet 2014

Willem van Aelst (1625-1683) - Still life with fish, bread and a Nautilus cup



Willem van Aelst (1625-1683)
Still life with fish, bread and a Nautilus cup  (1678)
Private collection, Germany

Que voit-on ? Une des grandes innovations de Willem Van Aelst fut l'intégration inattendue de poissons dans des natures mortes au contenu somptueux. La nature morte avec poisson fut promus au rang de genre à part entière par Pieter Aertsen et Joachim Beuckelaer, au début du 17e siècle qui ignoraient  alors que ce genre existait déjà dans la Rome Antique. Pourtant dans la hiérarchie des genres picturaux, la nature morte avec poissons est au bas de l'échelle des natures mortes, loin derrière celles avec fruits, fleurs ou objets, elles-mêmes d'ailleurs considérées comme un genre mineur derrière les paysages, les portraits et les sujets religieux. Il faut savoir que dans les natures mortes, le poisson symbolise - dès l’époque paléo chrétienne - Jésus-Christ. Dans les écrits du Moyen âge, le poisson est un symbole de Jésus-Christ ; il est aussi un symbole du baptême car, de même que le poisson ne peut pas vivre sans eau, de même le chrétien ne peut pas l'être sans le baptême.
Pour la première fois en Hollande, Willem Van Aelst combine dans ses tableaux, les reflets chatoyants et argentés des poissons avec la représentation d'œuvres d'art ou d'objets de très grande  valeur. Ce tableau en est un exemple remarquable. Il présente tous les éléments caractéristiques de style de la maturité de l'artiste. Un entablement de marbre veiné de gris et recouvert d'un drapé de velours rouge foncé, permettant au peintre de réaliser un jeu de lumière plutôt habile. Les éléments quotidiens et rustiques de la nature morte comme les oignons et les poireaux sont  ici combinés avec l'argent et le cristal,  et en particulier avec une somptueuse coupe Nautilus posée sur un pied sculpté en argent et or, symbole de la valeur mais aussi de la vanité des oeuvres humaines.

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem van Aelst, né à Delft,  est essentiellement un peintre de natures mortes, de fleurs et de chasse qui appartient à ce que l'on appelle le " Siècle d'or ". Il est célèbre pour avoir introduit l’asymétrie dans la nature morte mais aussi pour la savante harmonie des coloris déployée dans toutes ses compositions. Au cours de sa vie, Willem van Aelst a vécu et travaillé en France, à Rome et à Florence où, en compagnie de deux autres Néerlandais, Matthias Withoos et Otto Marseus Van Schrieck, il est actif à la cour de Ferdinand II de Medicis. Le grand-duc de Toscane lui remettra une médaille d’or comme récompense de ses services. Ont été conservées de cette époque plusieurs natures mortes de fleurs et de chasse, visibles au Palazzo Pitti à Florence. En 1856 il rentre au Pays Bas et se fixe à Amsterdam. Ses œuvres sont notamment conservées à la Mauritshuis de La Haye, à la National Gallery of Art de Washington et au  Rijksmuseum d’Amsterdam. Ses tableaux sont parfois signés Guill.mo (Gullielmo,  forme italienne de son prénom). Sa peinture se caractérise par une palette à la fois d'une grande fraicheur, baignant dans une lumière éclatante et argentée.

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mardi 21 janvier 2014

Willem Van Aelst (1625-1683) - Nature morte avec équipement de chasse et oiseaux

http://astilllifecollection.blogspot.com


Willem Van Aelst (1625-1683)
Nature morte avec équipement de chasse et oiseaux  (1668)
Staatliche Kunsthalle, Karlsruhe





Que voit-on ?  Dans le décor de sellerie de ce qui semble être un pavillon de chasse ou une écurie un grand oiseau pendu par la patte, un thème et une position habituelle dans les natures mortes de gibiers et en particulier dans ce que l'on appelle les triomphes de chasse, ce qui est le cas ici. L'oiseau au magnifique plumage a été identifié comme étant un pigeon, bien que sa tête soit partiellement masquée par une somptueuse besace posée sur l'entablement de bois. Les ailes de l'oiseau sont partiellement déployées et sur l'une d'elle (la droite), une mouche s'est posée. Le motif de la mouche, familier aux peintres de natures mortes depuis la fin du 16e siècle, se rencontre occasionnellement dans quelques trophées de chasse comme celui-ci de Willem van Aelst conservé à Karlsruhe (1668) ou un autre de Van Aelst conservé à La Haye (1671). Signe de corruption, la mouche noire ainsi placée sur l’aile blanche du pigeon, offre l’image du corps promis à la décomposition. Par le mouvement inéluctable et capricieux de sa chute, la plume fait allusion à la fuite du temps et au cours imprévisible du destinUne accumulation de cors de chasse en corne ornés de riches passementeries  et d'autres ustensiles de chasse parachèvent ce décor de " trophée " et sont les symboles à peine masqués de la Vanité.

Rappel biographique : le peintre néerlandais Willem van Aelst, né à Delft,  est essentiellement un peintre de natures mortes, de fleurs et de chasse qui appartient à ce que l'on appelle le " Siècle d'or ". Il est célèbre pour avoir introduit l’asymétrie dans la nature morte mais aussi pour la savante harmonie des coloris déployée dans toutes ses compositions. Au cours de sa vie, Willem van Aelst a vécu et travaillé en France, à Rome et à Florence où, en compagnie de deux autres Néerlandais, Matthias Withoos et Otto Marseus Van Schrieck, il est actif à la cour de Ferdinand II de Medicis. Le grand-duc de Toscane lui remettra une médaille d’or comme récompense de ses services. Ont été conservées de cette époque plusieurs natures mortes de fleurs et de chasse, visibles au Palazzo Pitti à Florence. En 1856 il rentre au Pays Bas et se fixe à Amsterdam. Ses œuvres sont notamment conservées à la Mauritshuis de La Haye, à la National Gallery of Art de Washington et au  Rijksmuseum d’Amsterdam. Ses tableaux sont parfois signés Guill.mo (Gullielmo,  forme italienne de son prénom). Sa peinture se caractérise par une palette à la fois d'une grande fraicheur, baignant dans une lumière éclatante et argentée.
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