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samedi 23 juillet 2022

Willem Claeszoon Heda (1594-1680) - Breakfast Table with Blackberry Pie and a berkemeyer lying ont the side

Willem Claeszoon Heda (1594-1680) Breakfast Table with Blackberry Pie and a berkemeyer lying ont the side, 1631 Huile sur panneau de bois, 54 x 8 cm Gemäldegalerie Alte Meister, Dresden


Willem Claeszoon Heda (1594-1680)
Breakfast Table with Blackberry Pie and a berkemeyer lying ont the side, 1631
Huile sur panneau de bois, 54 x 82 cm
Gemäldegalerie Alte Meister, Dresden

Que voit on ?  incontestablement un des plus grands chefs-d'œuvres de l'âge d'or de la nature morte hollandaise. Les natures mortes dites «ontbijtjes» c'est a dire du petit-déjeuner définisse les tableaux  représentant un repas léger qui pouvait être pris à n'importe quel moment de la journée. Elles représentent une table avec un chemin de table et une nappe en damas blanc soigneusement repassée dont les plis, quelles que soient les lois de la perspective, se dirigent  en lignes parallèles vers le fond du tableau. L'angle de vue choisi pour la peinture est relativement élevé par rapport au niveau de l'œil,  apparemment pour permettre une meilleure vue d'ensemble des objets, qui sont disposés côte à côte, ou en cercle, ne se touchant ou ne se chevauchant presque jamais. Les  récipients à boire  tous extrêmement précieux et les textiles raffinés montrent très clairement qu'il s 'agit ici de l'intérieur d'un ménage très  privilégié. Au début des années 1630, Heda place la nappe blanche sur le bord gauche ou droit de la table, de sorte que le milieu de la table n'est pas recouvert et n'est plus symétrique. Dans les «banketjes» (pièces de banquet) suivantes, la nappe est de plus en plus écartée, jusqu'à ce qu'elle soit carrément froissée. Alors que pendant un certain temps la nourriture était présentée comme presque intouchable, précieuse et juste là pour être regardée, des traces de consommation apparaissent désormais. Les objets ne sont plus simplement destinés à incarner des valeurs statutaires, mais deviennent des témoignages d'actes spontanés, de vie. Et jsutement ici,  un verre brisé à gauche du cadre, souligne l'élément Memento mori (Souviens toi que tu vas mourir) inhérent à toute nature morte digne de ce nom, depuis l'Antiquité romaine. 

Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Claeszoon Heda qui signait de son prénom "Claez" ce qui engendre souvent des confusions avec un autre peintre de nature morte Pieter Claesz, fut un peintre spécialisé dans la peinture exclusive de natures mortes. Il travailla toute sa vie à Haarlem où il fut le président de la célèbre Guilde de Saint Luc. Sa peinture montre son excellence dans le rendu des reflets et dans la qualité de la reproduction de la surface des objets. Les natures mortes de Heda ont souvent une composition en forme de triangle, dans laquelle les objets les plus hauts sont placés sur un côté. Il utilise assez peu de couleur dans ses peintures qui semblent presque être des monochromies. Il réutilise souvent les mêmes objets d'un tableau sur l'autre. Récipients en argent, coûteux verres de Venise, Nautiles, verres Rummer, verres Berkemeyer intensifient les contrastes entre les aliments sur fond clair obscur. Les tableaux de l'artiste furent le plus souvent des huiles exécutées sur panneau de bois, plus rarement sur toile. On peut déceler dans ses œuvres d’avant 1635, l’influence de Pieter Claesz (ainsi que de Floris Van Dyck (1575-1651). Après 1640 les compositions de Heda s'agrandissent, deviennent plus riches, plus décoratives, telle la nature morte exposée au Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Dès cette époque, Heda abandonne le format horizontal qu'il utilisait traditionnellement pour le vertical.

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2022 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 16 février 2020

Willem Claeszoon Heda (1594-1680) - A still life with a silver goblet and a watch on a pewter plate,

 

Willem Claeszoon Heda (1594-1680)
A still life with a silver goblet and a watch on a pewter plate, 1594
Oil on panel, 40 x 29.5 cm
Private collection

Que voit on ?  Posés sur une table recouverte d'un drap de velours vert : un plateau en argent en équilibre instable sur le bord de la table et dans lequel trône une superbe montre à gousset ouverte laissant apparaitre son  délicat mécanisme interne et où vient de s'égarer une des trois noisettes  qui occupent  la gauche de la composition Ailleurs sur la table  : un verre vide et renversé, un timbale ciselée en argent 'une grande beauté dans laquelle se reflète une  fenêtre et surtout - morceau de bravoure technique absolu - le reflet de cette même fenêtre sur le parquet de la pièce !
A droite pour équilibrer la composition, une petite boite de  tabac à priser. L'ensemble baignant dans une lumière bleutée qui confère  définitivement à cette nature morte  en longueur le statut de chef d'œuvre.

Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Claeszoon Heda qui signait de son prénom "Claez" ce qui engendre souvent des confusions avec un autre peintre de nature morte Pieter Claesz, fut un peintre spécialisé dans la peinture exclusive de natures mortes. Il travailla toute sa vie à Haarlem où il fut le président de la célèbre Guilde de Saint Luc. Sa peinture montre son excellence dans le rendu des reflets et dans la qualité de la reproduction de la surface des objets. Les natures mortes de Heda ont souvent une composition en forme de triangle, dans laquelle les objets les plus hauts sont placés sur un côté. Il utilise assez peu de couleur dans ses peintures qui semblent presque être des monochromies. Il réutilise souvent les mêmes objets d'un tableau sur l'autre. Récipients en argent, coûteux verres de Venise, Nautiles, verres Rummer, verres Berkemeyer intensifient les contrastes entre les aliments sur fond clair obscur. Les tableaux de l'artiste furent le plus souvent des huiles exécutées sur panneau de bois, plus rarement sur toile. On peut déceler dans ses œuvres d’avant 1635, l’influence de Pieter Claesz (ainsi que de Floris Van Dyck (1575-1651). Après 1640 les compositions de Heda s'agrandissent, deviennent plus riches, plus décoratives, telle la nature morte exposée au Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Dès cette époque, Heda abandonne le format horizontal qu'il utilisait traditionnellement pour le vertical.

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2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


samedi 1 avril 2017

Willem Claeszoon Heda (1594-1680) - Stillleben Frühstück,


Willem Claeszoon Heda (1594-1680)
Stillleben Frühstück, 1629)
Royal Picture Gallery Maurishuis, La Hague.

 Que voit-on ?  On ne peut pas réellement prétendre être surpris par la composition des natures mortes de ce maître de l'âge d'or hollandais qui a établi de façon durable quelques unes des règles de base du genre. Ces règles se reconduisent tout au long de son oeuvre d'une nature morte à l'autre, avec quelquefois une étrange ressemblance des sujets, due au réemploi constant des mêmes objets. On retrouve toujours le même couteau indiquant le sens de la perspective, le même citron pelé symbolisant la vie qui s'écoule inexorablement, le même verre Rummer dans lequel se reflète la partie de la pièce que l'on ne voit pas, la réalité...   Seul le poisson ici est nouveau ! Le tout peint avec une précision extrême et une maîtrise absolue des ombres et des lumières, des reflets dans l'argenterie aussi bien que dans le verre.

Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Claeszoon Heda qui signait de son prénom "Claez" ce qui engendre souvent des confusions avec un autre peintre de nature morte Pieter Claesz, fut un peintre spécialisé dans la peinture exclusive de natures mortes. Il travailla toute sa vie à Haarlem où il fut le président de la célèbre Guilde de Saint Luc. Sa peinture montre son excellence dans le rendu des reflets et dans la qualité de la reproduction de la surface des objets. Les natures mortes de Heda ont souvent une composition en forme de triangle, dans laquelle les objets les plus hauts sont placés sur un côté. Il utilise assez peu de couleur dans ses peintures qui semblent presque être des monochromies. Il réutilise souvent les mêmes objets d'un tableau sur l'autre. Récipients en argent, coûteux verres de Venise, Nautiles, verres Rummer, verres Berkemeyer intensifient les contrastes entre les aliments sur fond clair obscur.  Les tableaux de l'artiste furent le plus souvent des huiles exécutées sur panneau de bois, plus rarement sur toile. On peut déceler dans ses œuvres d’avant 1635, l’influence de Pieter Claesz (ainsi que de Floris Van Dyck (1575-1651). Après 1640 les compositions de Heda s'agrandissent, deviennent plus riches, plus décoratives, telle la nature morte exposée au Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Dès cette époque, Heda abandonne le format horizontal qu'il utilisait traditionnellement pour le vertical.

samedi 3 décembre 2016

Willem Claeszoon Heda (1594-1680) - Still-Life with Gilt Goblet





Willem Claeszoon Heda (1594-1680)
Still-Life with Gilt Goblet, 1635
 Rijksmuseum Amsterdam

Que voit-on ?  Sur une table recouverte d’une nappe verte elle même recouverte de deux serviettes en lin blanc damassé :  un plat en étain contenant des harengs (ingrédients central du petit déjeuner hollandais), un plat en étain contenant des huitres, un plat en étain contenant du pain, un verre de vin rouge, un vinaigrier en cristal, une grande salière en argent pleine de sel,  un verre Rummer à moitié plein de vin blanc, une  grande coupe en argent renversée pointant vers un vase sculpté en vermeil et vers une grande jarre en étain, un citron et un verre Berkemeyer couché sur le côté qui ferme la composition à droite.  Cette description froide cache à peine un veritable monument de l’âge d’or de la nature morte hollandaise, un chef d’oeuvre unanimement célébré de l’art de peindre en Hollande au 17e siècle, une référence absolue qui contient toutes les règles et tous les éléments du genre de la nature morte universelle, que tous les peintres (et photographes) déclineront jusqu’à nos jours de Chardin à Irving Penn…. On ne sait trop sur quoi s'extasier en premier ! Peut être la palette, très économe, presque monochrome du peintre qui rompt avec celle de son temps et qui en inspirera plus d'un ;  seule couleur vive : celle du citron et pour cause il est le symbole même de la vie : amère dans sa chair, fugace dans son zeste. Et puis il y a ces reflets !  Reflets de la fenêtre de la pièce dans le grand verre Rummer et dans le pot en étain au bas duquel on peut même apercevoir le reflet de la main du peintre peignant le tableau,  le reflet de ce qui se passe de l’autre côté du tableau !  Ce chef d’oeuvre a été mille fois copié à travers les siècles surtout dans l’ordonnancement de ces éléments, dont la composition, apparemment désordonnée, n’a pas d’égal. Il y a, au-delà,  de la précision des descriptions, de la diversité des matières décrites et de l’opposition constante des textures (le verre et l’étain, l’argent et l’or, le cristal et le lin de la nappe) un mystère, peut être dû à la vacuité  du fond que seul habite un rayon de lumière… Bien  sûr le message ici comme toutes les natures mortes de cette époque n’est autre que celui d’un  « Memento mori » qui dit :  " Souviens toi que tu vas mourir et que toutes ces richesses, toute cette abondance ne te seront plus d’aucune utilité." Le citron n’est pas une invitation à la tristesse mais au contraire, une invitation à profiter de la vie tant qu’il en est encore temps.  Le message épicurien omniprésent depuis les natures mortes de l‘antiquité et de Pompei (qu'Heda ne pouvait pas connaitre) se retrouve pourtant donc intact ici, magnifié par la technique et le génie de cet immense peintre.

Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Claeszoon Heda qui signait de son prénom "Claez" ce qui engendre souvent des confusions avec un autre peintre de nature morte Pieter Claesz, fut un peintre spécialisé dans la peinture exclusive de natures mortes. Il travailla toute sa vie à Haarlem où il fut le président de la célèbre Guilde de Saint Luc. Sa peinture montre son excellence dans le rendu des reflets et dans la qualité de la reproduction de la surface des objets. Les natures mortes de Heda ont souvent une composition en forme de triangle, dans laquelle les objets les plus hauts sont placés sur un côté. Il utilise assez peu de couleur dans ses peintures qui semblent presque être des monochromies. Il réutilise souvent les mêmes objets d'un tableau sur l'autre. Récipients en argent, coûteux verres de Venise, Nautiles, verres Rummer, verres Berkemeyer intensifient les contrastes entre les aliments sur fond clair obscur.  Les tableaux de l'artiste furent le plus souvent des huiles exécutées sur panneau de bois, plus rarement sur toile. On peut déceler dans ses œuvres d’avant 1635, l’influence de Pieter Claesz (ainsi que de Floris Van Dyck (1575-1651). Après 1640 les compositions de Heda s'agrandissent, deviennent plus riches, plus décoratives, telle la nature morte exposée au Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Dès cette époque, Heda abandonne le format horizontal qu'il utilisait traditionnellement pour le vertical.


vendredi 18 décembre 2015

Willem Claeszoon Heda (1594-1680) - Stilleben mit Schinken



Willem Claeszoon Heda (1594-1680)
Stilleben mit Schinken (1635) 
Alte Pinacoteca, München

Que voit-on ? C'est une nature morte symbolisant la fin de la vie dont il s'agit. Sur une table en bois partiellement recouverte d'un drapé froissé, plusieurs éléments attestent d'un repas consommé dans un certain luxe comme le montre la vaisselle précieuse utilisée. Deux plats d'argents à gauche du cadre : dans l'un,  une tranche de jambon très gras, accompagné de deux toasts et d'un couteau à manche d'ambre ; dans l'autre  l'os apparent d'un jambon dont on arrive à la fin de la consommation ; un pot de moutarde ; un beau verre Rummer à moitié plein de vin blanc dans la courbure duquel se reflète la réalité (la partie de la pièce que l'on ne voit pas) ; un pinte de bière ; un timbale en argent ciselée renversée sur un plat en argent contenant des noix dont une partie déborde de la table dans le vide, symbole de la fragilité de la vie du dédicataire qu'aucune des richesses étalées ne pourra renforcer.

Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Claeszoon Heda qui signait de son prénom "Claez " ce qui engendre souvent des confusions ave cun autre peintre de nature morte Pieter Claesz, fut un peintre spécialisé dans la peinture exclusive de natures mortes. Il travailla toute sa vie à Haarlem où il fut le président de la célèbre Guilde de Saint Luc.
Sa peinture montre son excellence dans le rendu des reflets et dans la qualité de la reproduction de la surface des objets. Les natures mortes de Heda ont souvent une composition en forme de triangle, dans laquelle les objets les plus hauts sont placés sur un côté. Il utilise assez peu de couleur dans ses peintures qui semblent presque être des monochromies. Il réutilise souvent les mêmes objets d'un tableaux sur l'autre : récipients en argent, coûteux verres de Venise  Nautiles, intensifient les contrastes entre le rose des jambons en tranches ou les fruits mûrs sur fond clair obscur.  Les tableaux de l'artiste furent le plus souvent des huiles exécutées sur panneau de bois, plus rarement sur toile. On peut déceler dans ses œuvres d’avant  1635, l’influence de Pieter Claesz (ainsi que de Floris Van Dyck (1575-1651). Après 1640 les compositions  de Heda s'agrandissent, deviennent plus riches, plus décoratives, telle la nature morte exposée au Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Dès cette époque, Heda abandonne le format horizontal qu'il utilisait traditionnellement pour le vertical.


dimanche 11 octobre 2015

Willem Claeszoon Heda (1594-1680) - Nature morte avec coupe nautile




Willem Claeszoon Heda (1594-1680) 
Nature morte avec coupe nautile (1654)
Budapest Museum of Fine Arts

Que voit-on ?  Cette nature morte reprend plusieurs éléments très classiques des natures mortes d'apparats hollandaises du siècle d'or groupés autour de l'élément central que constitue la coupe nautile  et les somptueuses irisations de sa nacre gris bleu, montée sur une pied en argent sculpté figurant un atlante. On trouve ainsi : une aiguière en argent très richement ornée, un vase en argent, un chandelier, une coquille Saint-Jacques en argent, un Berkemeyer (verre au réceptacle évasé et conique fabriqué en Allemagne depuis le 15e siècle), diverses plats d'argent contenant des coquilles d'huitres vides dont les variations de coloris des nacres font échos a celle de la coupe nautile. Les autres éléments alimentaires de ce tableau sont un jambon cru à la couenne très fournie, dont l'os est apparent, et un citron pelé dont le zeste court le long d'un nappe à peine dépliée.


Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Claeszoon Heda qui signait de son prénom "Claez " ce qui engendre souvent des confusions ave cun autre peintre de nature morte Pieter Claesz, fut un peintre spécialisé dans la peinture exclusive de natures mortes. Il travailla toute sa vie à Haarlem où il fut le président de la célèbre Guilde de Saint Luc.
Sa peinture montre son excellence dans le rendu des reflets et dans la qualité de la reproduction de la surface des objets. Les natures mortes de Heda ont souvent une composition en forme de triangle, dans laquelle les objets les plus hauts sont placés sur un côté. Il utilise assez peu de couleur dans ses peintures qui semblent presque être des monochromies. Il réutilise souvent les mêmes objets d'un tableaux sur l'autre : récipients en argent, coûteux verres de Venise  Nautiles, intensifient les contrastes entre le rose des jambons en tranches ou les fruits mûrs sur fond clair obscur.  Les tableaux de l'artiste furent le plus souvent des huiles exécutées sur panneau de bois, plus rarement sur toile. On peut déceler dans ses œuvres d’avant  1635, l’influence de Pieter Claesz (ainsi que de Floris Van Dyck (1575-1651). Après 1640 les compositions  de Heda s'agrandissent, deviennent plus riches, plus décoratives, telle la nature morte exposée au Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Dès cette époque, Heda abandonne le format horizontal qu'il utilisait traditionnellement pour le vertical.