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vendredi 21 avril 2017

André Marchand (1907-1997) - Vie silencieuse

http://astilllifecollection.blogspot.com

André Marchand (1907-1997)
Vie silencieuse (1990)
 Collection privée 

 Que voit-on ? Sur un entablement blanc tâché d'ombres semblables à celles provoquées par une lumière violente que le vent laisserait passer à travers un feuillage : 2 bouteilles réfléchissant de nombreuses formes colorées, 4 oranges et 2 poires comme autant de notes musicales fragiles, de mots étayants une ode délicate dédiée à la couleur dans un univers où le vide (le silence, le blanc) a toujours tendance à triompher. Cette toile fait d'ailleurs explicitement référence, dans son titre, au silence et à la vie qui le peuple.... 

Rappel biographique : Dans les années 1930-1950, André Marchand est l’un des grands représentants de la « jeune peinture française ». A ses débuts il peint des toiles ou « humanisme » et « surréalisme » se côtoient. A partir de 1940, sa palette se colore vivement. Il aborde différents registres : les arlésiennes, les taureaux dans le Delta du Rhône, les flamands roses, les nus et natures mortes appelées les Vies silencieuses, terme qui traduit bien ce désir de s’affranchir des apparences et de souligner l’intériorité des êtres et des choses. Ce qui l’amenait à dire qu’il ressentait en lui le passage du vent dans les feuilles de l’arbre qu’il était en train de peindre. « C’est une peinture qui s’inscrit dans un courant novateur… dont les recherches et l’évolution marquent une avancée dans l’histoire de la peinture ».
Il séduit alors les plus grand marchands : Galerie Carré, Maeght, Pierre Matisse, Maurice Garnier. Son succès est aussi bien critique que public  mais son caractère exigeant surtout auprès des galeristes qui l'exposent, l'isole dans la solitude. On dit souvent qu'a cela s'est ajouté le fait que Marchand a été victime d’une blessure d’amour propre. Il envisageait en effet d’installer sa fondation au musée Réattu à Arles où il avait travaillé. Apprenant ce projet, Picasso offrit à ce musée 56 dessins ce qui rendait impossible d’y installer la fondation. Marchand en fut profondément blessé. Et pourtant, André Marchand s’était révélé lui aussi un dessinateur exceptionnel que Matisse admirait. À 90 ans, quelques mois avant sa mort, il manifestait une vitalité étonnante qui l’incitait, chaque matin, à assurer la mise en forme de sa main en reproduisant les remous du Rhône. Il  disait : « Un peintre fait toujours le même tableau et le jour de sa mort, il a l’impression qu’il n’est même pas commencé »

2017 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau

jeudi 13 octobre 2016

André Marchand (1907-1997) - Les pommes

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André Marchand (1907-1997)
Les pommes
Collection privée

Que voit-on ?  Posés sur une table bleue : cinq pommes jaune et une bleu. Quelques rares feuilles, noircies et parfois rabougries parsèment la surface.

Rappel biographique : Dans les années 1930-1950, André Marchand est l’un des grands représentants de la « jeune peinture française ». A ses débuts il peint des toiles ou « humanisme » et « surréalisme » se côtoient, cherchant par là son style et à exprimer sa sensibilité. A partir de 1940, sa palette se colore vivement. Il aborde différents registres : les arlésiennes, les taureaux dans le Delta du Rhône, les flamands roses, les nus et natures mortes appelées les Vies silencieuses, terme qui traduit bien ce désir de s’affranchir des apparences et de souligner l’intériorité des êtres et des choses. Ce qui l’amenait à dire qu’il ressentait en lui le passage du vent dans les feuilles de l’arbre qu’il était en train de peindre. « C’est une peinture qui s’inscrit dans un courant novateur… dont les recherches et l’évolution marquent une avancée dans l’histoire de la peinture ».
Il séduit alors les plus grand marchands : Galerie Carré, Maeght, Pierre Matisse, Maurice Garnier. Son succès est aussi bien critique que public  mais son caractère exigeant surtout auprès des galeristes qui l'exposent, l'isole dans la solitude.  On dit souvent qu'a cel s'est ajouté le fait que Marchand a été victime d’une blessure d’amour propre.  Il envisageait en effet d’installer sa fondation au musée Réattu à Arles où il avait travaillé. Apprenant ce projet, Picasso offrit à ce musée 56 dessins ce qui rendait impossible d’y installer la fondation. Marchand en fut profondément blessé. Et pourtant, André Marchand s’était révélé lui aussi un dessinateur exceptionnel que Matisse admirait. À 90 ans, quelques mois avant sa mort, il manifestait une vitalité étonnante qui l’incitait, chaque matin, à assurer la mise en forme de sa main en reproduisant les remous du Rhône. Il  disait : « Un peintre fait toujours le même tableau et le jour de sa mort, il a l’impression qu’il n’est même pas commencé »

2016 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 8 juillet 2016

André Marchand (1907-1997) - Nature morte Jaune

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André Marchand (1907-1997)
Nature morte Jaune, 1944
Collection Privée.

Que voit-on ?  Sur un table à damier jaune et noire, une pomme et ses feuilles et une grappe de raisins rouge posées à côté d'un compotier noir contenant deux poires, une pomme et une grappe de raisin rouge.  La tonalité d'ensemble qui donne son nom a la toile est le jaune, une couleur fréquemment utilisées par Marchand dans ses natures mortes. 

Rappel biographique : Dans les années 1930-1950, André Marchand est l’un des grands représentants de la « jeune peinture française ». A ses débuts il peint des toiles ou « humanisme » et « surréalisme » se côtoient, cherchant par là son style et à exprimer sa sensibilité. A partir de 1940, sa palette se colore vivement. Il aborde différents registres : les arlésiennes, les taureaux dans le Delta du Rhône, les flamands roses, les nus et natures mortes appelées les Vies silencieuses, terme qui traduit bien ce désir de s’affranchir des apparences et de souligner l’intériorité des êtres et des choses. Ce qui l’amenait à dire qu’il ressentait en lui le passage du vent dans les feuilles de l’arbre qu’il était en train de peindre. « C’est une peinture qui s’inscrit dans un courant novateur… dont les recherches et l’évolution marquent une avancée dans l’histoire de la peinture ».
Il séduit alors les plus grand marchands : Galerie Carré, Maeght, Pierre Matisse, Maurice Garnier. Son succès est aussi bien critique que public  mais son caractère exigeant surtout auprès des galeristes qui l'exposent, l'isole dans la solitude.  On dit souvent qu'a cel s'est ajouté le fait que Marchand a été victime d’une blessure d’amour propre.  Il envisageait en effet d’installer sa fondation au musée Réattu à Arles où il avait travaillé. Apprenant ce projet, Picasso offrit à ce musée 56 dessins ce qui rendait impossible d’y installer la fondation. Marchand en fut profondément blessé. Et pourtant, André Marchand s’était révélé lui aussi un dessinateur exceptionnel que Matisse admirait. À 90 ans, quelques mois avant sa mort, il manifestait une vitalité étonnante qui l’incitait, chaque matin, à assurer la mise en forme de sa main en reproduisant les remous du Rhône. Il  disait : « Un peintre fait toujours le même tableau et le jour de sa mort, il a l’impression qu’il n’est même pas commencé »
Aujourd'hui, André Marchand mérite d’être revu pour son talent singulier qui donne la parole au silence et nous renvoie en écho son regard si pénétrant des âmes.  Représentant de l’Ecole de Paris, plusieurs de ses œuvres figurent notamment au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et au Centre Georges Pompidou et dans la plupart des grands musées du monde.

2016 - A Still Life Collection 

Un blog de Francis Rousseau

samedi 25 juin 2016

André Marchand (1907-1997) - Les fruits dans la maison

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André Marchand (1907-1997)
Les fruits dans la maison
Collection privée

Que voit-on ? Une nature morte  qui ne comporte par uniquement des fruits contrairement à ce que le titre indique, mais aussi des cruches à eau d'inspiration mayas dont certaines en forme de têtes de divinités mayas. 

Rappel biographique  : Dans les années 1930-1950, André Marchand est l’un des grands représentants de la « jeune peinture française ». A ses débuts il peint des toiles ou « humanisme » et « surréalisme » se côtoient, cherchant par là son style et à exprimer sa sensibilité. A partir de 1940, sa palette se colore vivement. Il aborde différents registres : les arlésiennes, les taureaux dans le Delta du Rhône, les flamands roses, les nus et natures mortes appelées les Vies silencieuses, terme qui traduit bien ce désir de s’affranchir des apparences et de souligner l’intériorité des êtres et des choses. Ce qui l’amenait à dire qu’il ressentait en lui le passage du vent dans les feuilles de l’arbre qu’il était en train de peindre. « C’est une peinture qui s’inscrit dans un courant novateur… dont les recherches et l’évolution marquent une avancée dans l’histoire de la peinture ».
Il séduit alors les plus grand marchands : Galerie Carré, Maeght, Pierre Matisse, Maurice Garnier. Son succès est aussi bien critique que public  mais son caractère exigeant surtout auprès des galeristes qui l'exposent, l'isole dans la solitude.  On dit souvent qu'a cel s'est ajouté le fait que Marchand a été victime d’une blessure d’amour propre.  Il envisageait en effet d’installer sa fondation au musée Réattu à Arles où il avait travaillé. Apprenant ce projet, Picasso offrit à ce musée 56 dessins ce qui rendait impossible d’y installer la fondation. Marchand en fut profondément blessé. Et pourtant, André Marchand s’était révélé lui aussi un dessinateur exceptionnel que Matisse admirait. À 90 ans, quelques mois avant sa mort, il manifestait une vitalité étonnante qui l’incitait, chaque matin, à assurer la mise en forme de sa main en reproduisant les remous du Rhône. Il  disait : « Un peintre fait toujours le même tableau et le jour de sa mort, il a l’impression qu’il n’est même pas commencé »

2016 - A Still Life Collection 
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vendredi 20 novembre 2015

André Marchand (1907-1997) - Le melon jaune

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André Marchand (1907-1997)
Le melon jaune (1950)
Centre Pompidou, MNAM- CCI, Paris

Que voit-on ? sur un entablement vert :  un melon jaune qui donne son nom au tableau, 3 pêches, 2 citrons et  une douzaine de prunes, réparties dans   une composition très figurative mais qui pourrait vue de loin paraitre abstraite.

Rappel biographique  : Dans les années 1930-1950, André Marchand est l’un des grands représentants de la « jeune peinture française ». A ses débuts il peint des toiles ou « humanisme » et « surréalisme » se côtoient, cherchant par là son style et à exprimer sa sensibilité. A partir de 1940, sa palette se colore vivement. Il aborde différents registres : les arlésiennes, les taureaux dans le Delta du Rhône, les flamands roses, les nus et natures mortes appelées les Vies silencieuses, terme qui traduit bien ce désir de s’affranchir des apparences et de souligner l’intériorité des êtres et des choses. Ce qui l’amenait à dire qu’il ressentait en lui le passage du vent dans les feuilles de l’arbre qu’il était en train de peindre. « C’est une peinture qui s’inscrit dans un courant novateur… dont les recherches et l’évolution marquent une avancée dans l’histoire de la peinture ».
Il séduit alors les plus grand marchands : Galerie Carré, Maeght, Pierre Matisse, Maurice Garnier. Son succès est aussi bien critique que public  mais son caractère exigeant surtout auprès des galeristes qui l'exposent, l'isole dans la solitude.  On dit souvent qu'a cel s'est ajouté le fait que Marchand a été victime d’une blessure d’amour propre.  Il envisageait en effet d’installer sa fondation au musée Réattu à Arles où il avait travaillé. Apprenant ce projet, Picasso offrit à ce musée 56 dessins ce qui rendait impossible d’y installer la fondation. Marchand en fut profondément blessé. Et pourtant, André Marchand s’était révélé lui aussi un dessinateur exceptionnel que Matisse admirait. À 90 ans, quelques mois avant sa mort, il manifestait une vitalité étonnante qui l’incitait, chaque matin, à assurer la mise en forme de sa main en reproduisant les remous du Rhône. Il  disait : « Un peintre fait toujours le même tableau et le jour de sa mort, il a l’impression qu’il n’est même pas commencé »
Aujourd'hui, André Marchand mérite d’être revu pour son talent singulier qui donne la parole au silence et nous renvoie en écho son regard si pénétrant des âmes.  Représentant de l’Ecole de Paris, plusieurs de ses œuvres figurent notamment au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et au Centre Georges Pompidou et dans la plupart des grands musées du monde. On peut aussi voir certaines de ses oeuvres dans les collection du musée Estrine à Saint-Rémy de Provence où Marchand avait eu l'occasion de séjourner.

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