dimanche 28 décembre 2025

John Stewart (1919-2017 ) - The Quince Luberon


John Stewart (1919-2017)  The Quince Luberon 2001  Collection privée


John Stewart (1919-2017) 
The Quince Luberon 2001 
Collection privée 

 

Rappel biographique : John Stewart est né à Londres en 1919 puis a été élevé à Paris. En 1951, sa rencontre avec Henri Cartier-Bresson, lors de l’inauguration de la Chapelle de Matisse à Vence marque  «l’instant décisif» de sa vie de photographe. Il se remettait alors de six années de guerre dans l’armée britannique, dont trois ans et demi dans des camps de prisonniers japonais en Thaïlande sur la Rivière Kwai.  II devait sa survie à l’apprentissage de la langue japonaise, qui lui permit d'acquérir le statut de prisonnier-interprète, moins pénible que celui de manœuvre. Son endurance morale, sa résilience, même se résume dans ce conseil :  " Quoique qu’il se passe, ne jamais perdre l’émerveillement d’être en vie et toujours rester en mesure de se dire, aujourd’hui j’ai vu ou senti ceci, que je n’aurais jamais pu connaître auparavant ".  Avant le milieu des années 50, fort de sa passion pour la photographie, il part s'installer à New York où il devient rapidement, aux côtés de Richard Avedon et d’Irving Penn, l’un des collaborateurs d’Alexey Brodovitch pour le prestigieux magazine de mode Harper’s Bazaar. Puis c'est la revue Fortune qui fait appel à lui et lui permet de photographier des personnalités aussi diverses qu'Andy Warhol ou Muhammnad Ali. Dans les années 50 toujours, à la demande de Diana Vreeland et d’Alex Liberman,  il travaille plusieurs années pour un autre grand magazine de mode, celui de de Condé Nast cette fois ci, Vogue, dont c'est véritablement dans ces années là, la période d'or.
Une deuxième aventure asiatique s'offre à lui quand on lui propose le poste de conseiller technique pour le film Le Pont sur la Rivière Kwai tourné au Sri Lanka. C’était le début de nombreux voyages en Asie – une année entière au Ladakh, la remontée de la Rivière Kwai et l’entrée en Birmanie avec les « guerilleros », deux mois dans une province du Tibet interdite aux étrangers, et en 1996 l’établissement d’une organisation caritative (ONG) avec Michèle Claudel au Cambodge.
En 1976, après 20 années de photographie de reportage, de mode et de publicité aux Etats-Unis et en France, John Stewart change de braquet et décide de développer un travail plus personnel.
De retour en France, tournant résolument le dos à la photographie en couleur qui fit sa réputation dans les magazines, il se passionne pour la nature morte et devient un maître du noir et blanc et des tirages d’art avec l’aide de la famille Fresson, dont la technique de tirage au charbon contribue largement au rendu unique de ses natures mortes. Le tirage au Charbon a été élaboré en 1890 par Michel Fresson. qui  utilisait, comme pigment, le pied de vigne calciné plutôt que les sels d’argent, base de toute la photographie jusqu’à l’arrivée du numérique.  Sa pratique requiert un long travail (trois jours pour sortir un tirage 60x80 cm), et une étroite collaboration entre le photographe et  le tireur pour arriver à un résultat d’une résonance et d’une richesse caractéristiques du “charbon”. Ces tirages qui ne sont pas sensibles aux rayons ultra-violets et qui sont stables en dépit de leur exposition au soleil, dépendent en revanche énormément du “coup de main” et des conditions météorologiques, si bien il est impossible d’obtenir une constance absolue. C'est ce qui rend chacun de ces tirages unique. A partir de ce moment là, pour John Stewart, les expositions se succèdent rapidement : la première à NewYork, la deuxième à la Bibliothèque Nationale de France à Paris, en 1976,  puis son travail est montré à Genève, Shanghai, Hong Kong, Londres...  Le Metropolitan Museum de New York à été le premier musée à lui acheter des tirages. Les oeuvres de John Stewart sont désormais exposées dans plus de 60 musées et galeries dans le monde. En 2004, Jan Krugier a présenté ses images à la FIAC et la Galerie Acte 2 a organisé une rétrospective de son œuvre en 2008. Il a également été exposé en 2009 à la Galerie Pia Pierre à Shanghaï, à la Galerie Binôme, au Art Fair de San Francisco, à Art Basel Miami et à Genève en 2010. La même année, la Gallery Tristan Hoare de Londres lui a organisé une rétrospective. Il a également exposé en 2014 à la Galerie Anne Clergue à Arles une série de " Véroniques" qui sont une référence directe à l'œuvre de Zurbaran.
 
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2025 - Une collection de Natures Mortes 
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 21 décembre 2025

Meret Oppenheim (1913-1985) - Magoy bernante

 

Meret Oppenheim (1913-1985) Magoy bernante (1936/1967)  Server plateau metal, papier,14x33x21 Moderna Museet Stocklholm


Meret Oppenheim (1913-1985)
Magoy bernante (1936/1967) 
Server plateau metal, papier,14x33x21
Moderna Museet Stocklholm

Que voit-on ?   Deux escarpins retournés et ficellés comme une dinde, servie sur un plateau d'argent.Ce sont les deux papillotes à gigots placés aux bout du talon qui provoque l'analogie. 

Rappel biographique : Meret Elisabeth Oppenheim, est une écrivaine, artiste peintre, photographe et plasticienne suisse. Elle est membre du mouvement surréaliste à partir des années 1920 aux côtés d'André Breton, Luis Buñuel ou encore Max Ernst. Meret Oppenheim travaille avec divers matériaux dans le cadre du surréalisme. Elle s'empare de situations du quotidien, comme dans son œuvre Le déjeuner en fourrure, où le café devenu froid devient le sujet. Cette œuvre devient rapidement un modèle pour le mouvement du surréalisme. En 1997 est fondée la fondation Meret Oppenheim pour la promotion de son œuvre artistique.

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lundi 15 décembre 2025

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684) - Vase de fleurs




Jan Davidszoon de Heem (1606-1684) Vase de fleurs, 670  Huile sur toile 74,2 cm x 52,6 cm  Mauritshuis, La Hague, Pays-Bas

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)
Vase de fleurs, 1670 
Huile sur toile 74,2 cm x 52,6 cm 
Mauritshuis, La Hague, Pays-Bas 

 Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes. Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claeszoon Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative. Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres œuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de ses activités... et du savoir.

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samedi 6 décembre 2025

Pierre Bonccompain (n" en 1938) - Mimosa sur nappe jaune



Pierre Bonccompain (né en 1938) Mimosa sur nappe jaune 2024 Huile sur papier marouflé sur toile. 116 x 89cm Kwai Fung Gallery, Hong Hong, Chine

 

Pierre Bonccompain (né en 1938)
Mimosa sur nappe jaune 2024
Huile sur papier marouflé sur toile. 116 x 89cm
Kwai Fung Gallery, Hong Hong, Chine

Rappel biographique : Pierre Boncompain,  est un artiste peintre français né à Valence (Drôme. Après des études classiques au collège Saint Joseph d'Avignon où son premier acte d'artiste est de peindre à fresque le local des scouts, il s'installe à Paris, suit les cours de l'Académie Charpentier et entre major de sa promotion à l'Ecole nationale des arts décoratifs (1958)
Il rejoint l'atelier de Raymond Legueult à l'école nationale des Beaux-Arts.
Le critique d'art Georges Besson des Lettres françaises, ami de Bonnard et Matisse le remarque au salon de la jeune peinture du Musée d'Art Moderne et lui ouvre les portes de la galerie Guiot qui présente ses premières expositions. En 1977, il est envoyé en mission culturelle en Inde par le Ministère des Affaires Étrangères. De ce séjour il rapporte les batiks qui figureront dans ses natures-mortes. Il expose régulièrement en France et à l'étranger : Japon, Chine, États-Unis.
En 2000, il réalise une peinture murale à la Foundation Johnson and Johnson, Ground's for Sculpture à Hamilton, New Jersey.
En 2002, le Musée des beaux-arts de Shanghai lui consacre une rétrospective. Il pratique indifféremment la peinture à l'huile et le pastel, illustre des ouvrages de bibliophilie, réalise un œuvre gravé d'environ trois cents lithographies, une trentaine de tapisseries tissées par l'Atelier 3 et une œuvre de céramiste à l'Atelier Sassi-Milici à Vallauris.
Il est citoyen d'honneur de la ville de Kobe (Japon).
En 2018 Pierre Boncompain fait donation à Montélimar-agglomération d'une centaine d'œuvres issues de son travail et de sa collection personnelle de dessins et de gravures. Cette donation fait l'objet d'une exposition de Renoir à Picasso, du 18 mai au 31 décembre 2018 au Musée d'art contemporain Saint-Martin et au Château des Adhémar, à Montélimar.

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