dimanche 29 mars 2026

Françoise Gilllot (1921-2023) - Evier et tomates

 

Françoise Gilllot (1921-2023) Evier et tomates, 1951 Huile sur contreplaqué, 91,8x72,8 cm  Centre Pompidou, Paris

 
Françoise Gilllot (1921-2023)
Evier et tomates, 1951
Huile sur contreplaqué, 91,8x72,8 cm 
Centre Pompidou, Paris

 Rappel biographique :  Née Marie-Françoise Gilot, issue d'une famille bourgeoise de Paris, elle est la fille d'Émile Gilot, chimiste et fondateur des Parfums Gilot, et de Madeleine Renoult, peintre aquarelliste. Elle commence des études de droit mais, plus attirée par sa passion pour l'art, suit les traces de sa mère et s'oriente vers le dessin et la peinture. Son père, qui désapprouve ce choix, lui coupe les vivres ; elle gagne de l'argent en enseignant l'équitation dans le bois de Boulogne et étudie à l'Académie Julian. En mai 1943, à 21 ans, elle rencontre Pablo Picasso, 61 ans, alors amant de Dora Maar. Elle est sa compagne de 1944 à 1953, et la mère de deux de ses enfants, Claude (1947-2023) et Paloma (1949). Picasso, durant leur période de vie commune, la représente sous l'apparence de la Femme fleur, radieuse et solaire. Surnommée « la femme qui dit non » par le peintre, elle le quitte en 1953 pour s'installer à Paris avec leurs deux enfants. Elle part aux États-Unis en 1955.
Elle continue à mener sa propre carrière d'artiste peintre qui prospère aux États-Unis. Elle est en 1962 régente du Collège de ’Pataphysique, nommée le « 25 merdre 89 » à la « chaire d'Eupécilité ». En 1964, elle publie "Vivre avec Picasso", un livre relativement intime sur leur vie commune, qui rencontre un énorme succès, traduit en seize langues. Ce livre met Picasso dans une grande colère, au point qu’il ne veut plus recevoir ses enfants. Il tente, en vain, d'en interdire la publication en lui intentant trois procès et en publiant dans le journal Les Lettres françaises une pétition réunissant les signatures de quatre-vingts artistes, dont Louis Aragon, Jacques Prévert ou encore Pierre Soulages.
Après sa séparation d'avec Picasso, Françoise Gilot épouse le peintre Luc Simon, dont elle a une fille, Aurélia. En 1970, elle se marie avec le biologiste Jonas Salk, pionnier de la vaccination contre la poliomyélite, qu'elle a rencontré l'année précédente par l'intermédiaire d'amis communs à La Jolla en Californie, et avec qui elle vit jusqu'à la mort de celui-ci en 1995. Peignant douze heures par jour, elle a produit « au moins 1 600 toiles et 3 600 œuvres sur papier ». Elle est présente dans les collections du Metropolitan Museum of Art et du Museum of Modern Art à New York, et du Centre Pompidou à Paris. Elle meurt le  à Manhattan (New York)  à lage de 101 ans.

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dimanche 22 mars 2026

Henri Matisse (1869-1954) - Citrons et poire dans un plat en étain



Henri Matisse (1869-1954), Citrons et poire dans une plat en étain  1926  Art Institute of Chicago

 

Henri Matisse (1869-1954),
Citrons et poire dans un plat en étain,  1926 
Art Institute of Chicago 

 Que voit-on ? Ce que le titre décrit posé sur un entablement de cuisine rose saumoné devant un mur recouvert d'un papier peint au motif de feuilles stylisées que l'on retrouvera fréquemment chez Matisse dans la suite de son travail. 

 Rappel biographique : Henri Matisse, peint son premier tableau, Nature morte avec livres et chandelle en juin 1890, à l'âge de 21 ans Peu après, il se rend à Paris. En 1892, il rencontre Albert Marquet à l'École des Arts déco puis s'inscrit en 1895, à l'École des beaux-arts, dans l'atelier de Gustave Moreau. L'enseignement du maître encourage ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique. Matisse, comme ses condisciples, Georges Rouault, Léon Lehmann, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot ou Henri Evenepoel, est stimulé par cette conception de la peinture et entend développer la sienne selon son individualité. Gustave Moreau, lors d'une correction d'un de ses premiers dessins, lui dit : « Vous allez simplifier la peinture. » Cette prophétie artistique peut être considérée comme le programme esthétique de l'œuvre d'Henri Matisse. En 1896, Matisse expose pour la première fois au Salon des Cent et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre associé sur proposition de Pierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d'exposer sans passer par un jury. Il passe l'été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l'Australien John Peter Russell, qui l'introduit auprès d'Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s'intéresser à la peinture impressionniste qu'il découvre en 1897 au musée du Luxembourg. Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, Matisse et Marquet travaillent comme peintre décorateurs à la journée, pour les décorateurs de théâtre. En voyage à Londres, sur les conseils de Pissarro, Matisse découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner, puis il part s'installer en Corse où il habite dans la Villa Rocca. A Ajaccio, il peint une cinquantaine de toiles dont Le Mur rose qui représente l'arrière de l'hospice Eugénie vu depuis la Villa de la Rocca. Matisse s'inspire alors de Turner. En 1899, il découvre le traité de Paul Signac, d’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme. À partir de 1900, Matisse travaille la sculpture et le modelage, à l'Académie de la Grande Chaumière, sous la direction d'Antoine Bourdelle et fréquente également l'atelier d'Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d'André Derain et de Jean Puy. Derain lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d'automne (1903)

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dimanche 15 mars 2026

Andrew Wyeth (1917-2009) - Groundhog Day, 1959

Andrew Wyeth (1917-2009) Groundhog Day, 1959, Wyeth Foundation for American Art / Artists Rights Society (ARS), New York



Andrew Wyeth (1917-2009)
Groundhog Day, 1959,
Wyeth Foundation for American Art / Artists Rights Society (ARS), New York 

Rappel biographique : Le peintre aquarelliste américain Andrew Newell Wyeth, classé parmi les peintres « régionalistes » et réalistes américains est issu d'une dynastie d'artistes dont son propre père Newell Convers Wyeth (1882-1945), illustrateur connu qui fréquenta des célébrités de son temps comme Francis Scott Fitzgerald et Mary Pickford. Décidant de ne pas confronter son fils aux systèmes de l'éducation nationale ou privée, c'est lui même qui se charge de son éducation à la maison, l’initie à l’art, et tout particulièrement à l'art du paysage rural américain. À cette époque, il admire et est sensible à l'œuvre du peintre Winslow Homer. Plus tard, il apprend à maîtriser les techniques associées à l’aquarelle à base d'œuf, la tempera.
Andrew Wyeth commence à peindre dans des nuances de bruns et de gris seulement. Il s’inspire de son entourage pour réaliser ses tableaux. Ses sujets préférés sont la terre et les habitants de sa ville natale, ainsi que ses proches. Sa grande maîtrise picturale lui permet de montrer sa réflexion mélancolique sur le temps qui passe et la faillibilité humaine.
Son fils Jamie, né en1946, est également un peintre et portraitiste reconnu.

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dimanche 8 mars 2026

Vincent van Gogh (1853-1890) - Ail dans un pot


Vincent van Gogh (1853-1890), Ail dans un pot, 1887 Huile sur toile 31.9 x 22 cm.  Van Gogh Museum, Amsterdam.

Vincent van Gogh (1853-1890)
Ail dans un pot, 1887
Huile sur toile 31.9 x 22 cm. 
Van Gogh Museum, Amsterdam

 Rappel biographique : Au début du mois de mars 1886, Vincent van Gogh rejoint son frère Theo à Montmartre, avec l'envie de s'informer sur les nouveautés de la peinture impressionniste. À l'époque, Theo est gérant de la galerie montmartroise Boussod, Valadon & Cie. Seule la connaissance du milieu artistique parisien peut véritablement permettre à Van Gogh de renouveler et d'enrichir sa vision. Cette année-là est celle de la dernière exposition impressionniste que Vincent découvre, et en 1887 doit avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet. Paris se prépare alors à accueillir plusieurs expositions : en plus du Salon, où sont exposées les œuvres de Puvis de Chavannes, Van Gogh visite les salles de la cinquième exposition internationale à la galerie Georges Petit, qui présente des toiles d'Auguste Renoir et de Claude Monet. Ces derniers n'avaient pas souhaité participer à la huitième et dernière exposition des impressionnistes, qui offrait le spectacle d'un groupe déchiré, entre les défections et les nouvelles arrivées, et ouvrait ses portes à la nouveauté du moment, le néo-impressionnisme, avec la toile de Georges Seurat, Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte. À Paris dans les années 1886-1887, Van Gogh fréquente un moment l’Académie du peintre Cormon, où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec, de Louis Anquetin, d’Émile Bernard ainsi que de John Peter Russell. Ce dernier réalise son portrait. Il rencontre également, par l’intermédiaire de son frère, presque tous les impressionnistes, en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin. Dans la boutique du père Tanguy, il devient l'ami de Paul Signac. Sous l’influence des estampes japonaises, ses compositions acquièrent peu à peu davantage de liberté et d’aisance, tandis qu’il s’essaie à la technique de l’aplat coloré. Pissarro l’initie également aux théories nouvelles sur la lumière et au traitement divisionniste des tons. La palette de l'artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche s’anime et se fragmente, ceci grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887. Exalté par la ferveur du climat artistique parisien, Van Gogh brûle les étapes de son renouvellement artistique grâce à la fréquentation des peintres les plus anticonformistes du moment : il s'essaye au néo-impressionnisme auprès de Signac et Pissarro, enquête sur les profondeurs psychologiques du portrait avec son ami Toulouse-Lautrec, est précocement informé de la synthèse du cloisonnisme par ses compagnons Louis Anquetin et Émile Bernard, et peut apprécier les toiles exotiques réalisées par Gauguin en Martinique. Régénéré par cette modernité, il est prêt à réaliser son rêve méditerranéen, à la recherche de la lumière aveuglante de la Provence, qui fait resplendir les couleurs pures de la nature, étudiées jusque-là dans sa collection d'estampes japonaises. C'est une période très fertile où son art s'oriente vers l'impressionnisme, mais l'absinthe et la fatigue aggravent son état mental. Le 19 février 1888, il quitte Paris....
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dimanche 1 mars 2026

Giacomo Ceruti (1698-1767) detto Il Pitocchetto - Natura morta con zucca, pere e noci


Giacomo Ceruti (1698-1767) detto Il Pitocchetto, Natura morta con zucca, pere e noci, 1750 - 1760. Pinacoteca di Brera


Giacomo Ceruti (1698-1767) detto Il Pitocchetto,
Natura morta con zucca, pere e noci, 1750 - 1760.
Pinacoteca di Brera 

Giacomo Ceruti, dit aussi Il Pitocchetto est un peintre italien du 18e siècle, principal représentant du style « paupériste », à travers ses scènes décrivant la vie de gens du petit peuple, caractérisées par une grande intensité émotionnelle et une expressivité peu commune des personnages. En dehors de ses portraits, il a réalisé de très étonnantes natures mortes, comme celles ci, relativement en rupture avec au style convenu que ce genre adoptait à son époque en Italie.
Il est souvent considéré comme un précurseur, dans l'art pictural, des préoccupations morales et sociales des Lumières.
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