jeudi 5 juillet 2018

Paula-Modersohn-Becker (1876-1907) - Stillleben mit einer Schüssel Goldfisch





Paula-Modersohn-Becker (1876-1907)
Stillleben mit einer Schüssel Goldfisch, 1906,
(détrempe sur carton)
Heydt-Museum, Wuppertal

 Que voit on ? Ce que décrit le titre à quoi s'ajoute un bol qui contient trois oranges dont deux seules sont réellement visibles, une cruche en terre cuite d'où dépasse une fleur rose qui ressemble fort à un papillon posé sur le rebord du col et - au pied du bocal de poissons rouges - un oeuf et un deux zestes de citrons. Le tout est comme enfermé  dans un cocon blanc formé de serviettes et de linges pliés ...

Rappel biographique : Paula Modersohn-Becker est une artiste peintre allemande qui est l’une des représentantes les plus précoces du mouvement expressionniste dans son pays. Originaire de Dresde, Paula Becker s'engage dans des études de peinture et rejoint les artistes indépendants réunis dans le village de Worpswede, qui prônent un retour à la nature et aux valeurs simples de la paysannerie. Elle y épouse le peintre Otto Modersohn. Le manque d'audace des peintres worpswediens, toutefois, la pousse à s'ouvrir aux inspirations extérieures et à effectuer des séjours répétés à Paris, auprès de l'avant-garde artistique. Au cours des quatorze courtes années durant lesquelles elle exerce son art, elle réalise pas moins de 750 toiles, 13 estampes et environ un millier de dessins. Son style est le fruit d'influences multiples, aux confins de la tradition et de la modernité. Sa peinture présente des aspects mêlant l'impressionnisme de Cézannevan Gogh ou Gauguin, le cubisme de Picasso, le fauvisme, l'art japonais ou encore l'art de la Renaissance allemande. La force expressive de son œuvre résume à elle seule les principaux aspects de l’art au début du 20e siècle.
Elle meurt prématurément а trente-et-un ans, des suites d'un accouchement.
L'œuvre de Paula Modersohn-Becker est essentiellement constituée de natures mortes, de paysages et de portraits d'adultes ou d'enfants évoquant la vie paysanne à Worpswede. Quant aux autoportraits, l'artiste en réalisa tout au long de sa vie. Contrairement aux règles académiques les plus élémentaires, les œuvres sont bien souvent d'un format très réduit : Paula, de ce fait,  peignait sur tout l'espace de toile disponible, et il n'est pas rare que le cadre du tableau dissimule une partie de la composition.
Jusqu'à l'exposition que lui consacre le  MAM (Musée d'art moderne de la ville de Paris) en 2016, elle restait assez peu connue au-delà des pays germanophones.