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jeudi 19 juin 2014

Roy Lichtenstein (1923-1997) - Still life with Crystal Bowl

https://astilllifecollection.blogspot.com/2014/06/roy-lichtenstein-1923-1997.html


Roy Lichtenstein (1923-1997)
Still life with Crystal Bowl, 1972
Whitney Museum of American Art

Que voit on ? Le peintre réinterprète le thème du compotier, un grand classique su genre de la nature morte mais en lui imprimant toutes les caractéristiques du pop art.

Rappel biographique :  Le peintre américain Roy Fox Lichtenstein est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des « comics » . Il décrira lui-même son style comme étant « aussi artificiel que possible » et  tirera une grande fierté de cette superficialité revendiquée. Extrêmement célèbre de son vivant, sa côte atteint très vite des sommets. On estime qu'il laisse au total 4 500 œuvres en circulation dans le monde, sachant qu'au moment de sa mort il lui restait encore une bonne dizaine de commandes  privées qu'il n'aurait pu honoré qu'avec 2 années de retard.
Le « pop art », terme abrégé de « popular art » en anglais, signifiant « art populaire » en français, émerge vers la fin des années 1950 en Angleterre. C’est un mouvement artistique caractérisé par le rôle prépondérant de la consommation et de la culture de masse dans la société américaine. Le pop art regroupe des artistes qui contestent l’omniprésence et l’influence de la publicité, de la télévision, des magazines, etc, ou qui en empruntent seulement les codes. En isolant des objets issus de la culture populaire pour en faire des œuvres d’art, les artistes pop rompent avec la vision élitiste et authentique de prime abord que la société avait de l’art. Lichtenstein déclare : « Je pense que ce qui me plaît dans l’art commercial – dans le nouveau monde extérieur largement façonné par l’industrialisation ou par la publicité – c’est sa force, son impact, ainsi que la franchise et cette sorte d’agressivité et d’hostilité qu’il véhicule. […] ». A l’instar d’Andy Warhol reprenant une idole telle que Marilyn Monroe, Lichtenstein reproduit les icônes des bandes-dessinées comme Mickey et Donald en 1961 dans son tableau Look Mickey. Il peint aussi des tableaux de guerre, des produits de consommation courante comme le hot-dog, et s’intéresse à la passion amoureuse. En 1963, il lance une série de portraits de femmes glamour, sorties tout droit des bandes-dessinées sentimentales très populaires de l’époque destinées aux adolescents, comme Secret Hearts ou Girls’ Romances (cf Roy Lichtenstein, Oh, Jeff… I Love You, Too… But…, 1964, Huile et Magna sur toile, 121,9 x 121,9 cm). L’artiste reproduit les vignettes des comics de l’époque, en les agrandissant et en reprenant leurs codes d’illustration, identifiables par un style lisse et épuré, l’accentuation des contours par des traits noirs, les bulles de dialogue, les onomatopées, l’aplat des couleurs primaires (jaune, rouge, bleu) de manière directe et d’un ton vif, et enfin, les trames en pointillés et en lignes parallèles, utilisées dans l’imprimerie et le dessin industriel. Malgré les critiques de l’époque qui ne considéraient pas la reproduction comme une réelle création artistique, le travail de Lichtenstein est en réalité plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, les trames relevaient d’une extrême précision et il s’efforçait de peindre d’une façon mécanique. Pour cela, il utilisait souvent le Magna, une peinture acrylique permettant de modifier la couleur sans laisser de traces. Il déclare : « Je veux que mon tableau ait l’air d’avoir été programmé. Je veux cacher la trace de ma main. ». Il expérimenta plusieurs matériaux, notamment l’émail (donnant un reflet brillant) et le plexiglas. Nous connaissons Lichtenstein en tant que peintre pop, mais une part bien méconnue de son travail repose sur sa pratique de la sculpture, de la céramique et de l’estampe. De plus, l’exposition met en avant des œuvres qui s’inspirent des grands mouvements artistiques et d’artistes référents qui ont façonné l’histoire de l’art. En effet, Lichtenstein se réapproprie les chefs-d’œuvre de nombreux maîtres tels que Picasso, Matisse, Léger, Mondrian, Cézanne, Brancusi, Vélasquez, Delacroix et Rembrandt.

2014 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 28 février 2016

Roy Lichtenstein (1923-1997) - Still life with palette

https://astilllifecollection.blogspot.com/2016/02/roy-lichtenstein-1923-1997.html


Roy Lichtenstein (1923-1997)
Still life with palette 1972
Gagosian Gallery, Los Angeles

Que voit-on ?  Sur la table noire d'un atelier d'artiste : un assemblage  très disparate d'ustensiles avec au premier plan un mortier servant  à broyer et mélanger les couleurs ; une boîte de pigments ; un pinceau et et cuillère, destinée à doser les poudres de couleurs ;  une équerre, pour vérifier les angles des chassis ;  des bouteilles contenant des huiles et autres liquides de dissolution ;  la palette qui donne le titre au tableau ; une feuille papier pliée,; un chassis dont la toile est tournée à l'opposé du spectateur et adossée à un pot contenant des pinceaux de diverses tailles ;  un drapé  derrière le quel se cache un pot de fleurs, dont on peut imaginer qu'il sera le sujet du futur tableau en préparation.  Aucun tube de peintures sur cette toile qui laisse donc supposé que le peintre travaille comme  au 17e ou 18 e siècle en préparant lui même ses couleurs,...ce qui est le contraire du cas de Lichtenstein  dont l"atelier ressemblait a une clinique  high tech plutôt qu'a un atelier d'artiste !

Rappel biographique :  Le peintre américain Roy Fox Lichtenstein est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des « comics » . Il décrira lui-même son style comme étant « aussi artificiel que possible » et  tirera une grande fierté de cette superficialité revendiquée. Extrêmement célèbre de son vivant, sa côte atteint très vite des sommets. On estime qu'il laisse au total 4 500 œuvres en circulation dans le monde, sachant qu'au moment de sa mort il lui restait encore une bonne dizaine de commandes  privées qu'il n'aurait pu honoré qu'avec 2 années de retard.
Le « pop art », terme abrégé de « popular art » en anglais, signifiant « art populaire » en français, émerge vers la fin des années 1950 en Angleterre. C’est un mouvement artistique caractérisé par le rôle prépondérant de la consommation et de la culture de masse dans la société américaine. Le pop art regroupe des artistes qui contestent l’omniprésence et l’influence de la publicité, de la télévision, des magazines, etc, ou qui en empruntent seulement les codes. En isolant des objets issus de la culture populaire pour en faire des œuvres d’art, les artistes pop rompent avec la vision élitiste et authentique de prime abord que la société avait de l’art. Lichtenstein déclare : « Je pense que ce qui me plaît dans l’art commercial – dans le nouveau monde extérieur largement façonné par l’industrialisation ou par la publicité – c’est sa force, son impact, ainsi que la franchise et cette sorte d’agressivité et d’hostilité qu’il véhicule. […] ». A l’instar d’Andy Warhol reprenant une idole telle que Marilyn Monroe, Lichtenstein reproduit les icônes des bandes-dessinées comme Mickey et Donald en 1961 dans son tableau Look Mickey. Il peint aussi des tableaux de guerre, des produits de consommation courante comme le hot-dog, et s’intéresse à la passion amoureuse. En 1963, il lance une série de portraits de femmes glamour, sorties tout droit des bandes-dessinées sentimentales très populaires de l’époque destinées aux adolescents, comme Secret Hearts ou Girls’ Romances (cf Roy Lichtenstein, Oh, Jeff… I Love You, Too… But…, 1964, Huile et Magna sur toile, 121,9 x 121,9 cm). L’artiste reproduit les vignettes des comics de l’époque, en les agrandissant et en reprenant leurs codes d’illustration, identifiables par un style lisse et épuré, l’accentuation des contours par des traits noirs, les bulles de dialogue, les onomatopées, l’aplat des couleurs primaires (jaune, rouge, bleu) de manière directe et d’un ton vif, et enfin, les trames en pointillés et en lignes parallèles, utilisées dans l’imprimerie et le dessin industriel. Malgré les critiques de l’époque qui ne considéraient pas la reproduction comme une réelle création artistique, le travail de Lichtenstein est en réalité plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, les trames relevaient d’une extrême précision et il s’efforçait de peindre d’une façon mécanique. Pour cela, il utilisait souvent le Magna, une peinture acrylique permettant de modifier la couleur sans laisser de traces. Il déclare : « Je veux que mon tableau ait l’air d’avoir été programmé. Je veux cacher la trace de ma main. ». Il expérimenta plusieurs matériaux, notamment l’émail (donnant un reflet brillant) et le plexiglas. Nous connaissons Lichtenstein en tant que peintre pop, mais une part bien méconnue de son travail repose sur sa pratique de la sculpture, de la céramique et de l’estampe. De plus, l’exposition met en avant des œuvres qui s’inspirent des grands mouvements artistiques et d’artistes référents qui ont façonné l’histoire de l’art. En effet, Lichtenstein se réapproprie les chefs-d’œuvre de nombreux maîtres tels que Picasso, Matisse, Léger, Mondrian, Cézanne, Brancusi, Vélasquez, Delacroix et Rembrandt.

2016 - A Still Life Collection 
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mardi 10 février 2015

Roy Lichtenstein (1923-1997) - Still life after Picasso

https://astilllifecollection.blogspot.com/2015/02/roy-lichtenstein-1923-1997.html


Roy Lichtenstein (1923-1997)
Still life after Picasso (1964)
Collection of Barbara Bertozzi Castelli

Que voit on ?  C'est comme son nom l'indique est un hommage à Picasso, dans laquelle sont  repris  et " compilés "  plusieurs éléments présents à de nombreuses reprises tout au long de l'oeuvre de Picasso, dans ses natures mortes les plus célèbres (et surtout celles de la période cubistes)  comme le compotier, le journal et la guitare.  A propos de cette oeuvre le peintre a déclaré  « Je peins un genre de Picasso à la manière d’un auteur de bande-dessinée (…). Le Picasso est ainsi transformé par mon style pseudo bande-dessinée et acquiert un caractère qui lui est propre. » Le but de Lichtenstein n’est pas de parodier ces artistes, mais au contraire, de rendre hommage à des figures célèbres, tout en préservant son empreinte artistique (trames et couleurs criardes). Il souligne : « J’avais envie de reprendre les œuvres d’autres artistes non pas telles qu’elles apparaissaient mais telles qu’on pouvait les percevoir – selon l’idée qu’on s’en faisait ou la façon dont elles pouvaient être oralement décrites. […] Je choisissais des images qui étaient devenues familières, claires et conceptualisées. ».

Rappel biographique :  Le peintre américain Roy Fox Lichtenstein est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des « comics » . Il décrira lui-même son style comme étant « aussi artificiel que possible » et  tirera une grande fierté de cette superficialité revendiquée. Extrêmement célèbre de son vivant, sa côte atteint très vite des sommets. On estime qu'il laisse au total 4 500 œuvres en circulation dans le monde, sachant qu'au moment de sa mort il lui restait encore une bonne dizaine de commandes  privées qu'il n'aurait pu honoré qu'avec 2 années de retard.
Le « pop art », terme abrégé de « popular art » en anglais, signifiant « art populaire » en français, émerge vers la fin des années 1950 en Angleterre. C’est un mouvement artistique caractérisé par le rôle prépondérant de la consommation et de la culture de masse dans la société américaine. Le pop art regroupe des artistes qui contestent l’omniprésence et l’influence de la publicité, de la télévision, des magazines, etc, ou qui en empruntent seulement les codes. En isolant des objets issus de la culture populaire pour en faire des œuvres d’art, les artistes pop rompent avec la vision élitiste et authentique de prime abord que la société avait de l’art. Lichtenstein déclare : « Je pense que ce qui me plaît dans l’art commercial – dans le nouveau monde extérieur largement façonné par l’industrialisation ou par la publicité – c’est sa force, son impact, ainsi que la franchise et cette sorte d’agressivité et d’hostilité qu’il véhicule. […] ». A l’instar d’Andy Warhol reprenant une idole telle que Marilyn Monroe, Lichtenstein reproduit les icônes des bandes-dessinées comme Mickey et Donald en 1961 dans son tableau Look Mickey. Il peint aussi des tableaux de guerre, des produits de consommation courante comme le hot-dog, et s’intéresse à la passion amoureuse. En 1963, il lance une série de portraits de femmes glamour, sorties tout droit des bandes-dessinées sentimentales très populaires de l’époque destinées aux adolescents, comme Secret Hearts ou Girls’ Romances (cf Roy Lichtenstein, Oh, Jeff… I Love You, Too… But…, 1964, Huile et Magna sur toile, 121,9 x 121,9 cm). L’artiste reproduit les vignettes des comics de l’époque, en les agrandissant et en reprenant leurs codes d’illustration, identifiables par un style lisse et épuré, l’accentuation des contours par des traits noirs, les bulles de dialogue, les onomatopées, l’aplat des couleurs primaires (jaune, rouge, bleu) de manière directe et d’un ton vif, et enfin, les trames en pointillés et en lignes parallèles, utilisées dans l’imprimerie et le dessin industriel. Malgré les critiques de l’époque qui ne considéraient pas la reproduction comme une réelle création artistique, le travail de Lichtenstein est en réalité plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, les trames relevaient d’une extrême précision et il s’efforçait de peindre d’une façon mécanique. Pour cela, il utilisait souvent le Magna, une peinture acrylique permettant de modifier la couleur sans laisser de traces. Il déclare : « Je veux que mon tableau ait l’air d’avoir été programmé. Je veux cacher la trace de ma main. ». Il expérimenta plusieurs matériaux, notamment l’émail (donnant un reflet brillant) et le plexiglas. Nous connaissons Lichtenstein en tant que peintre pop, mais une part bien méconnue de son travail repose sur sa pratique de la sculpture, de la céramique et de l’estampe. De plus, l’exposition met en avant des œuvres qui s’inspirent des grands mouvements artistiques et d’artistes référents qui ont façonné l’histoire de l’art. En effet, Lichtenstein se réapproprie les chefs-d’œuvre de nombreux maîtres tels que Picasso, Matisse, Léger, Mondrian, Cézanne, Brancusi, Vélasquez, Delacroix et Rembrandt.

2015 - A Still Life Collection 
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vendredi 4 octobre 2019

Roy Lichtenstein (1923-1997) - Still Life with Lobster



Roy Lichtenstein (1923-1997)
Still Life with Lobster
Gagosian Gallery, NYC

Que voit on  ?  Les thèmes du filet de pêche, des coquillages et des crustacés notamment sont des thèmes que Lichstentein a traité à plusieurs reprises.   La couleur s rouge du homard  en particulier le fascinait et on le sent bien à la manière dont elle explose dans cette composition qui date plutôt de la fin de sa vie.

Rappel biographique :  Le peintre américain Roy Fox Lichtenstein est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des « comics » . Il décrira lui-même son style comme étant « aussi artificiel que possible » et  tirera une grande fierté de cette superficialité revendiquée. Extrêmement célèbre de son vivant, sa côte atteint très vite des sommets. On estime qu'il laisse au total 4 500 œuvres en circulation dans le monde, sachant qu'au moment de sa mort il lui restait encore une bonne dizaine de commandes  privées qu'il n'aurait pu honorer qu'avec 2 années de retard.
Le « pop art », terme abrégé de « popular art » en anglais, signifiant « art populaire » en français, émerge vers la fin des années 1950 en Angleterre. C’est un mouvement artistique caractérisé par le rôle prépondérant de la consommation et de la culture de masse dans la société américaine. Le pop art regroupe des artistes qui contestent l’omniprésence et l’influence de la publicité, de la télévision, des magazines, etc, ou qui en empruntent seulement les codes. En isolant des objets issus de la culture populaire pour en faire des œuvres d’art, les artistes pop rompent avec la vision élitiste et authentique de prime abord que la société avait de l’art. Lichtenstein déclare : « Je pense que ce qui me plaît dans l’art commercial – dans le nouveau monde extérieur largement façonné par l’industrialisation ou par la publicité – c’est sa force, son impact, ainsi que la franchise et cette sorte d’agressivité et d’hostilité qu’il véhicule.».
A l’instar d’Andy Warhol reprenant une idole telle que Marilyn Monroe, Lichtenstein reproduit les icônes des bandes-dessinées comme Mickey et Donald en 1961 dans son tableau Look Mickey.
 Il peint aussi des tableaux de guerre, des produits de consommation courante comme le hot-dog, et s’intéresse à la passion amoureuse.
En 1963, il lance une série de portraits de femmes glamour, sorties tout droit des bandes-dessinées sentimentales très populaires de l’époque destinées aux adolescents, comme Secret Hearts ou Girls’ Romances (cf Roy Lichtenstein, Oh, Jeff… I Love You, Too… But…, 1964).
Malgré les critiques de l’époque qui ne considéraient pas la reproduction comme une réelle création artistique, le travail de Lichtenstein est en réalité plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, les trames relevaient d’une extrême précision et il s’efforçait de peindre d’une façon mécanique. Pour cela, il utilisait souvent le Magna, une peinture acrylique permettant de modifier la couleur sans laisser de traces. Il déclare : « Je veux que mon tableau ait l’air d’avoir été programmé. Je veux cacher la trace de ma main. ». Il expérimenta plusieurs matériaux, notamment l’émail (donnant un reflet brillant) et le plexiglas. Nous connaissons Lichtenstein en tant que peintre pop, mais une part bien méconnue de son travail repose sur sa pratique de la sculpture, de la céramique et de l’estampe. De plus, l’exposition met en avant des œuvres qui s’inspirent des grands mouvements artistiques et d’artistes référents qui ont façonné l’histoire de l’art. En effet, Lichtenstein se réapproprie les chefs-d’œuvre de nombreux maîtres tels que Picasso, Matisse, Léger, Mondrian, Cézanne, Brancusi, Vélasquez, Delacroix et Rembrandt.

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lundi 1 octobre 2018

Roy Lichtenstein (1923-1997) - Bananas and Grapefruits

http://astilllifecollection.blogspot.com

Roy Lichtenstein (1923-1997)
Bananas and Grapefruit 
Private collection

Que voit-on ?  Difficile de faire plus simple, plus dépouillé, plus sans nuances pour ses deux bananes et ses 4 pamplemousses.  C'était d'ailleurs le principe voulu par ce peintre, maître du pop art,  si j'en réfère à l'entretien que j'avais eu avec lui dans son atelier de New York en 1992. 
Voulue ou non (quoique très appuyée pour être le seul fait de l'inconsient !), la symbolique sexuelle de cette nature morte n'échappera pas non plus à beaucoup de monde...

Rappel biographique :  Le peintre américain Roy Fox Lichtenstein est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des « comics » . Il décrira lui-même son style comme étant « aussi artificiel que possible » et  tirera une grande fierté de cette superficialité revendiquée. Extrêmement célèbre de son vivant, sa côte atteint très vite des sommets. On estime qu'il laisse au total 4 500 œuvres en circulation dans le monde, sachant qu'au moment de sa mort il lui restait encore une bonne dizaine de commandes  privées qu'il n'aurait pu honoré qu'avec 2 années de retard.
Le « pop art », terme abrégé de « popular art » en anglais, signifiant « art populaire » en français, émerge vers la fin des années 1950 en Angleterre. C’est un mouvement artistique caractérisé par le rôle prépondérant de la consommation et de la culture de masse dans la société américaine. Le pop art regroupe des artistes qui contestent l’omniprésence et l’influence de la publicité, de la télévision, des magazines, etc, ou qui en empruntent seulement les codes. En isolant des objets issus de la culture populaire pour en faire des œuvres d’art, les artistes pop rompent avec la vision élitiste et authentique de prime abord que la société avait de l’art. Lichtenstein déclare : « Je pense que ce qui me plaît dans l’art commercial – dans le nouveau monde extérieur largement façonné par l’industrialisation ou par la publicité – c’est sa force, son impact, ainsi que la franchise et cette sorte d’agressivité et d’hostilité qu’il véhicule. […] ». A l’instar d’Andy Warhol reprenant une idole telle que Marilyn Monroe, Lichtenstein reproduit les icônes des bandes-dessinées comme Mickey et Donald en 1961 dans son tableau Look Mickey. Il peint aussi des tableaux de guerre, des produits de consommation courante comme le hot-dog, et s’intéresse à la passion amoureuse. En 1963, il lance une série de portraits de femmes glamour, sorties tout droit des bandes-dessinées sentimentales très populaires de l’époque destinées aux adolescents, comme Secret Hearts ou Girls’ Romances (cf Roy Lichtenstein, Oh, Jeff… I Love You, Too… But…, 1964, Huile et Magna sur toile, 121,9 x 121,9 cm). L’artiste reproduit les vignettes des comics de l’époque, en les agrandissant et en reprenant leurs codes d’illustration, identifiables par un style lisse et épuré, l’accentuation des contours par des traits noirs, les bulles de dialogue, les onomatopées, l’aplat des couleurs primaires (jaune, rouge, bleu) de manière directe et d’un ton vif, et enfin, les trames en pointillés et en lignes parallèles, utilisées dans l’imprimerie et le dessin industriel. Malgré les critiques de l’époque qui ne considéraient pas la reproduction comme une réelle création artistique, le travail de Lichtenstein est en réalité plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, les trames relevaient d’une extrême précision et il s’efforçait de peindre d’une façon mécanique. Pour cela, il utilisait souvent le Magna, une peinture acrylique permettant de modifier la couleur sans laisser de traces. Il déclare : « Je veux que mon tableau ait l’air d’avoir été programmé. Je veux cacher la trace de ma main. ». Il expérimenta plusieurs matériaux, notamment l’émail (donnant un reflet brillant) et le plexiglas. Nous connaissons Lichtenstein en tant que peintre pop, mais une part bien méconnue de son travail repose sur sa pratique de la sculpture, de la céramique et de l’estampe. De plus, l’exposition met en avant des œuvres qui s’inspirent des grands mouvements artistiques et d’artistes référents qui ont façonné l’histoire de l’art. En effet, Lichtenstein se réapproprie les chefs-d’œuvre de nombreux maîtres tels que Picasso, Matisse, Léger, Mondrian, Cézanne, Brancusi, Vélasquez, Delacroix et Rembrandt.

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mardi 12 mai 2020

Roy Lichtenstein (1923-1997) - Bottles

 

Roy Lichtenstein
Bottles, 1975
Oil on canvas
Wolverhampton Art Gallery


Que voit on ?  deux bouteilles dont l'une a dessin de godrons, que le peintre semble décliner dans le paysage lointain en colonnes d'un imporbable temple grec. Un verre a moitié plein et deux autres vides tentent ua premier plan un hommage cubiste en souvenir très vague de Braque ou Picasso , peintre auquel il avait rendu un hommage explicite dans une de ses toiles déjà publiée dans ce blog ...

Rappel biographique : Le peintre américain Roy Fox Lichtenstein est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des « comics » . Il a décrit lui-même son style comme étant « aussi artificiel que possible » et tira une grande fierté de cette superficialité revendiquée. Extrêmement célèbre de son vivant, sa côte atteint très vite des sommets. On estime qu'il laisse au total 4 500 œuvres en circulation dans le monde, sachant qu'au moment de sa mort il lui restait encore une bonne dizaine de commandes privées qu'il n'avait pu honorer.
Le « pop art », terme abrégé de « popular art » en anglais, signifiant « art populaire » en français, émerge vers la fin des années 1950 en Angleterre. C’est un mouvement artistique caractérisé par le rôle prépondérant de la consommation et de la culture de masse dans la société américaine. Le pop art regroupe des artistes qui contestent l’omniprésence et l’influence de la publicité, de la télévision, des magazines, etc, ou qui en empruntent seulement les codes. En isolant des objets issus de la culture populaire pour en faire des œuvres d’art, les artistes pop rompent avec la vision élitiste et authentique de prime abord que la société avait de l’art. Lichtenstein déclare : « Je pense que ce qui me plaît dans l’art commercial – dans le nouveau monde extérieur largement façonné par l’industrialisation ou par la publicité – c’est sa force, son impact, ainsi que la franchise et cette sorte d’agressivité et d’hostilité qu’il véhicule.».

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dimanche 5 avril 2015

Andy Warhol (1928-1987) - Eggs

Andy Warhol (1928-1987) 
Eggs (1982)

Que voit on ? Des formes ovoïdes traitées comme autant de pastilles de couleur sur un fond noir. 

 Rappel biographique : On ne présente plus l'artiste américain Andy Warhol, pape du Pop art, (Pope of the pop), sujet de multiples expositions, livres, et films avant et depuis sa mort... Warhol est généralement reconnu comme l'un des très grands artistes du  20e siècle. Avec lui la nature morte peut prendre toutes les formes humoristiques imaginables (et même inimaginables!) des célèbres boîtes de Campbell soup à des oeufs en forme de pastilles colorées (déjà publiés dans ce blog), en passant par des trèfles à 4 feuilles traitées façon capucines et vendus en rouleaux de papier peint. Warhol iconoclaste adoré de son vivant par les grands de ce monde, les élites intellectuelles, les stars d'Hollywood et les riches aristocrates anglos saxons qu'il aimait malmené, était en fait un puritain, très religieux et assez " coincé "...
Tout commence pour lui au début des années 1960, lorsque publicitaire déjà  reconnu, il utilise dans ses dessins une technique directe sur du papier hydrofuge et repasse les contours avec de l'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, en adoptant le vieux principe du buvard. Bien qu'à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Pour Warhol, c'est le contraire : il est tellement connu en tant que publicitaire que son travail artistique n'est pas pris au sérieux. Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, mais c'est un échec. Reconsidérant alors son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol  en sera véritablement le pape.
En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile. 
Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art.
Ses motifs de prédilection sont des noms célèbres de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités...  
Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà largement exploité  par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui ayant conseillé de peindre ce qu'il aimait le plus, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup, pour sa première exposition majeure. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol. Pour lui, l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son extinction. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation.
Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.

lundi 16 octobre 2017

Andy Warhol (1928-1987) - Campbell's Soup can


Andy Warhol (1928-1987)
 Campbells' soup can

Que voit on ? La peinture sur une tole d'une boîte de soupe en conserve et sans doute l' image qui a le plus contribué à la célébrité d'Andy Warhol  dès lors sacré " roi du pop art "


Rappel biographique : On ne présente plus l'artiste américain Andy Warhol, pape du Pop art, (Pope of the pop), sujet de multiples expositions, livres, et films avant et depuis sa mort... Warhol est généralement reconnu comme l'un des très grands artistes du  20e siècle. Avec lui la nature morte peut prendre toutes les formes humoristiques imaginables (et même inimaginables!) des célèbres boîtes de Campbell soup à des oeufs en forme de pastilles colorées (déjà publiés dans ce blog), en passant par des trèfles à 4 feuilles traitées façon capucines et vendus en rouleaux de papier peint. Warhol iconoclaste adoré de son vivant par les grands de ce monde, les élites intellectuelles, les stars d'Hollywood et les riches aristocrates anglos saxons qu'il aimait malmené, était en fait un puritain, très religieux et assez " coincé "...
Tout commence pour lui au début des années 1960, lorsque publicitaire déjà  reconnu, il utilise dans ses dessins une technique directe sur du papier hydrofuge et repasse les contours avec de l'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, en adoptant le vieux principe du buvard. Bien qu'à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Pour Warhol, c'est le contraire : il est tellement connu en tant que publicitaire que son travail artistique n'est pas pris au sérieux. Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, mais c'est un échec. Reconsidérant alors son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol  en sera véritablement le pape.
En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile. 
Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art.
Ses motifs de prédilection sont des noms célèbres de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités...  
Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà largement exploité  par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui ayant conseillé de peindre ce qu'il aimait le plus, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup, pour sa première exposition majeure. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol. Pour lui, l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son extinction. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation.
Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.

mardi 20 août 2024

Andy Warhol (1928-1987) - Still life with telephones



Andy Warhol (1928-1987) Still-life with telephones Polaroid exhibition N°10, (1977-1983)


Andy Warhol (1928-1987)
Still-life with telephones
Polaroid exhibition N°10, (1977-1983)

 

Que voit-on ?  Des combinés de téléphones en bakélite des années 70 photographiés par le procédé Polaroid ® dont le propre est de perdre assez rapidement ses coloris au fil des années. Media très éphémère, tous les polaroids encadré d'un rebord blanc, ont la même dimension à savoir  62 x 62 mm.

Rappel biographique : On ne présente plus l'artiste américain Andy Warhol, pape du Pop art, (Pope of the pop), sujet de multiples expositions, livres, et films avant et depuis sa mort... Warhol est généralement reconnu comme l'un des très grands artistes du 20e siècle. Avec lui la nature morte peut prendre toutes les formes humoristiques imaginables (et même inimaginables!) des célèbres boîtes de Campbell soup à des oeufs en forme de pastilles colorées (déjà publiés dans ce blog), en passant par des trèfles à 4 feuilles traitées façon capucines et vendus en rouleaux de papier peint. Warhol iconoclaste adoré de son vivant par les grands de ce monde, les élites intellectuelles, les stars d'Hollywood et les riches aristocrates anglos saxons qu'il aimait malmené, était en fait un puritain, très religieux et assez " coincé "...
Tout commence pour lui au début des années 1960, lorsque publicitaire déjà reconnu, il utilise dans ses dessins une technique directe sur du papier hydrofuge et repasse les contours avec de l'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, en adoptant le vieux principe du buvard. Bien qu'à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Pour Warhol, c'est le contraire : il est tellement connu en tant que publicitaire que son travail artistique n'est pas pris au sérieux. Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, mais c'est un échec. Reconsidérant alors son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol en sera véritablement le pape.
En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile.
Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art.
Ses motifs de prédilection sont des noms célèbres de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités...
Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà largement exploité par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui ayant conseillé de peindre ce qu'il aimait le plus, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup, pour sa première exposition majeure. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol. Pour lui, l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son extinction. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation.
Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.

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2024 - Une collection de natures mortes
Un blog de Francis Rousseau depuis 2011

 

jeudi 25 mai 2017

Andy Warhol (1928-1987) - Still life polaroid exhibition 1


Andy Warhol (1928-1987) 
Still-life polaroid exhibition 1 (1977-1983)
Private collection 

Que voit- on ? La première des natures mortes que Warhol réalisa sur Polaroïd entre 1977 et 1983. Plusieurs polaroids de cette célèbre série seront postés dans ce blog, ce premier étant quasiment un des seuls à comporter des fruits, en l'occurrence 6 bananes alignées en rang d'oignons... si on peut dire !  Le Polaroïd était une technique photographique des années 1970-80 qui garantissait à tout un chacun de voir apparaitre presque immédiatement le résultat de la photo que l'on venait de prendre, sans avoir à attendre de développement de la pellicule par un laboratoire. Au fil des décennies et après avoir disparue, cette technique a fini par migrer vers un genre photographique à part entière, pour ne pas dire vers une forme d'art spécifique. Assez ironiquement, ce medium très commun, très bon marché et  - faut il le rappeler -  jetable,  est devenu un objet de collection parmi les plus précieux. Dans le cas de Warhol qui n'hésitait jamais à reproduire ses oeuvres à des milliers d'exemplaires, le Polaroïd est même devenue la seule garantie de posséder une oeuvre unique de cet artiste.  Seul problème : la composition chimique des Polaroid n'était pas destinée à durer dans le temps, c'est un medium qui se dégrade très vite et exige des conditions de conservation draconiennes... tout en sachant d'ailleurs q'un jour ou l'autre, toute impression pourra disparaitre de sa surface, ce qui dans le cas d'une nature morte est  une façon singulière de rejouer le Memento mori.

Rappel biographique : On ne présente plus l'artiste américain Andy Warhol, pape du Pop art, (Pope of the pop), sujet de multiples expositions, livres, et films avant et depuis sa mort... Warhol est généralement reconnu comme l'un des très grands artistes du  20e siècle. Avec lui la nature morte peut prendre toutes les formes humoristiques imaginables (et même inimaginables!) des célèbres boîtes de Campbell soup à des oeufs en forme de pastilles colorées (déjà publiés dans ce blog), en passant par des trèfles à 4 feuilles traitées façon capucines et vendus en rouleaux de papier peint. Warhol iconoclaste adoré de son vivant par les grands de ce monde, les élites intellectuelles, les stars d'Hollywood et les riches aristocrates anglos saxons qu'il aimait malmené, était en fait un puritain, très religieux et assez " coincé "...
Tout commence pour lui au début des années 1960, lorsque publicitaire déjà  reconnu, il utilise dans ses dessins une technique directe sur du papier hydrofuge et repasse les contours avec de l'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, en adoptant le vieux principe du buvard. Bien qu'à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Pour Warhol, c'est le contraire : il est tellement connu en tant que publicitaire que son travail artistique n'est pas pris au sérieux. Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, mais c'est un échec. Reconsidérant alors son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol  en sera véritablement le pape.
En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile. 
Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art.
Ses motifs de prédilection sont des noms célèbres de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités...  
Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà largement exploité  par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui ayant conseillé de peindre ce qu'il aimait le plus, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup, pour sa première exposition majeure. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol. Pour lui, l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son extinction. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation.
Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.

dimanche 5 février 2023

Andy Warhol (1928-1987) - Still-life

Andy Warhol (1928-1987) Still-life Polaroid exhibition 6 (1977-1983)


Andy Warhol (1928-1987)
Still-life
Polaroid exhibition 6 (1977-1983), 62 x 62 mm

Que voit-on ?  Un rasoir mécanique ouvert et photographié par le procédé Polaroid ® dont le propre est de perdre assez rapidement ses coloris au fil des années. Media très éphémère, tous les polaroids encadré d'un rebord blanc, ont la même dimension à savoir  62 x 62 mm. L'objet du quotidien photographié par Warhol avec ce Polaroïd ® n'était pas seulement utilisé pour le rasage quotidien ou par les coiffeurs mais aussi par de nombreux criminels pour trancher la gorge de leurs ennemis. Ces trois significations sont crument et violemment contenus dans cette nature morte.


Rappel biographique : On ne présente plus l'artiste américain Andy Warhol, pape du Pop art, (Pope of the pop), sujet de multiples expositions, livres, et films avant et depuis sa mort... Warhol est généralement reconnu comme l'un des très grands artistes du 20e siècle. Avec lui la nature morte peut prendre toutes les formes humoristiques imaginables (et même inimaginables!) des célèbres boîtes de Campbell soup à des oeufs en forme de pastilles colorées (déjà publiés dans ce blog), en passant par des trèfles à 4 feuilles traitées façon capucines et vendus en rouleaux de papier peint. Warhol iconoclaste adoré de son vivant par les grands de ce monde, les élites intellectuelles, les stars d'Hollywood et les riches aristocrates anglos saxons qu'il aimait malmené, était en fait un puritain, très religieux et assez " coincé "...
Tout commence pour lui au début des années 1960, lorsque publicitaire déjà reconnu, il utilise dans ses dessins une technique directe sur du papier hydrofuge et repasse les contours avec de l'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, en adoptant le vieux principe du buvard. Bien qu'à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Pour Warhol, c'est le contraire : il est tellement connu en tant que publicitaire que son travail artistique n'est pas pris au sérieux. Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, mais c'est un échec. Reconsidérant alors son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol en sera véritablement le pape.
En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile.
Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art.
Ses motifs de prédilection sont des noms célèbres de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités...
Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà largement exploité par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui ayant conseillé de peindre ce qu'il aimait le plus, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup, pour sa première exposition majeure. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol. Pour lui, l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son extinction. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation.
Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.

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2023 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 24 décembre 2017

Andy Warhol (1928-1987) - Christmas ornaments


Andy Warhol (1928-1987)
Christmas ornaments, 1956

Que voit-on ? Une nature morte  bien de saison  par le pape du pop art ! Amen !

Rappel biographique : On ne présente plus l'artiste américain Andy Warhol, pape du Pop art, (Pope of the pop), sujet de multiples expositions, livres, et films avant et depuis sa mort... Warhol est généralement reconnu comme l'un des très grands artistes du  20e siècle. Avec lui la nature morte peut prendre toutes les formes humoristiques imaginables (et même inimaginables!) des célèbres boîtes de Campbell soup à des oeufs en forme de pastilles colorées (déjà publiés dans ce blog), en passant par des trèfles à 4 feuilles traitées façon capucines et vendus en rouleaux de papier peint. Warhol iconoclaste adoré de son vivant par les grands de ce monde, les élites intellectuelles, les stars d'Hollywood et les riches aristocrates anglos saxons qu'il aimait malmené, était en fait un puritain, très religieux et assez " coincé "...
Tout commence pour lui au début des années 1960, lorsque publicitaire déjà  reconnu, il utilise dans ses dessins une technique directe sur du papier hydrofuge et repasse les contours avec de l'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, en adoptant le vieux principe du buvard. Bien qu'à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Pour Warhol, c'est le contraire : il est tellement connu en tant que publicitaire que son travail artistique n'est pas pris au sérieux. Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, mais c'est un échec. Reconsidérant alors son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol  en sera véritablement le pape.
En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile. 
Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art.
Ses motifs de prédilection sont des noms célèbres de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités...  
Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà largement exploité  par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui ayant conseillé de peindre ce qu'il aimait le plus, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup, pour sa première exposition majeure. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol. Pour lui, l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son extinction. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation.
Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.


vendredi 30 décembre 2016

Andy Warhol (1928-1987) - Three Cokes


Andy Warhol (1928-1987)
Three Cokes
Private collection 

Que voit on ? Trois bouteilles de Coca Cola en verre facilement reconnaissable à leur forme typique, emblème de l'hégémonie culturelle et commerciale américaine au 20e siècle. Le logo de la marque est ici traité par Warhol de façon vintage, comme si cette affiche était un vestige trouvé dans une ruine du futur. Une idée que le principal concurrent de Coca Cola, Pepsi Cola s'est empressé de reprendre  à son compte dans un de ses célèbres spots publicitaires des années 1990 où un astronaute retrouve une capsule de Pespi Cola rouillée en fouillant le sol d'une planète lointaine.

Rappel biographique : On ne présente plus l'artiste américain Andy Warhol, pape du Pop art, (Pope of the pop), sujet de multiples expositions, livres, et films avant et depuis sa mort... Warhol est généralement reconnu comme l'un des très grands artistes du  20e siècle. Avec lui la nature morte peut prendre toutes les formes humoristiques imaginables (et même inimaginables!) des célèbres boîtes de Campbell soup à des oeufs en forme de pastilles colorées (déjà publiés dans ce blog), en passant par des trèfles à 4 feuilles traitées façon capucines et vendus en rouleaux de papier peint. Warhol iconoclaste adoré de son vivant par les grands de ce monde, les élites intellectuelles, les stars d'Hollywood et les riches aristocrates anglos saxons qu'il aimait malmené, était en fait un puritain, très religieux et assez " coincé "...
Tout commence pour lui au début des années 1960, lorsque publicitaire déjà  reconnu, il utilise dans ses dessins une technique directe sur du papier hydrofuge et repasse les contours avec de l'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, en adoptant le vieux principe du buvard. Bien qu'à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Pour Warhol, c'est le contraire : il est tellement connu en tant que publicitaire que son travail artistique n'est pas pris au sérieux. Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, mais c'est un échec. Reconsidérant alors son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol  en sera véritablement le pape.
En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile. 
Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art.
Ses motifs de prédilection sont des noms célèbres de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités...  
Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà largement exploité  par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui ayant conseillé de peindre ce qu'il aimait le plus, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup, pour sa première exposition majeure. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol. Pour lui, l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son extinction. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation.
Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.


mercredi 25 mai 2016

Andy Warhol (1928-1987)- Brillo Boxes



Andy Warhol (1928-1987)
Brillo boxes, 1969

Que voit-on ? un compilation de 6 boites de tampons à récurer,  ustensiles de cuisine en aluminium  de la marque Brillo. Avec ce type de natures mortes que Marcel Duchamp n'aurait pas renier, Warhol a révolutionné le genre, pour le meilleur... et pour le pire.  Le thème de la boite de tampons Brillo a été traité à plusieurs reprises par Warhol seule ou en accumulations de plus grand nombre, de même que celui de la soupe en boite Campbell ou des bouteilles de Coca-Cola, offrant à ces objets quotidien de consommation du 20e siècle, à leur formes et à leur graphisme, un statut d'œuvres d'art.

Rappel biographique : On ne présente plus l'artiste américain Andy Warhol, pape du Pop art, (Pope of the pop), sujet de multiples expositions, livres, et films avant et depuis sa mort... Warhol est généralement reconnu comme l'un des très grands artistes du  20e siècle. Avec lui la nature morte peut prendre toutes les formes humoristiques imaginables (et même inimaginables!) des célèbres boîtes de Campbell soup à des oeufs en forme de pastilles colorées (déjà publiés dans ce blog), en passant par des trèfles à 4 feuilles traitées façon capucines et vendus en rouleaux de papier peint. Warhol iconoclaste adoré de son vivant par les grands de ce monde, les élites intellectuelles, les stars d'Hollywood et les riches aristocrates anglos saxons qu'il aimait malmené, était en fait un puritain, très religieux et assez " coincé "...
Tout commence pour lui au début des années 1960, lorsque publicitaire déjà  reconnu, il utilise dans ses dessins une technique directe sur du papier hydrofuge et repasse les contours avec de l'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, en adoptant le vieux principe du buvard. Bien qu'à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Pour Warhol, c'est le contraire : il est tellement connu en tant que publicitaire que son travail artistique n'est pas pris au sérieux. Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, mais c'est un échec. Reconsidérant alors son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol  en sera véritablement le pape.
En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile. 
Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art.
Ses motifs de prédilection sont des noms célèbres de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités...  
Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà largement exploité  par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui ayant conseillé de peindre ce qu'il aimait le plus, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup, pour sa première exposition majeure. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol. Pour lui, l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son extinction. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation.
Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.

mercredi 14 février 2018

Andy Warhol (1928-1987) - The banana



Andy Warhol (1928-1987)
 The Banana, 1966

Que voit on ? Une banane donc, degré zéro de la nature morte d'une certaine façon ! ... celle-ci en l'occurrence figure sur une pochette de disque spécialement réalisée par Warhol avec sa célèbre technique dite « Blotted Line » (Ligne floue) pour illustrer l’album de Velvet Underground et Nico paru en 1966. Apres les murs des châteaux et les cimaises des musées, Warhol venait d'inventer une nouvelle façon de faire voyager les natures mortes : les pochettes de disques !  

Rappel biographique : On ne présente plus l'artiste américain Andy Warhol, pape du Pop art, (Pope of the pop), sujet de multiples expositions, livres, et films avant et depuis sa mort... Warhol est généralement reconnu comme l'un des très grands artistes du  20e siècle. Avec lui la nature morte peut prendre toutes les formes humoristiques imaginables (et même inimaginables!) des célèbres boîtes de Campbell soup à des oeufs en forme de pastilles colorées (déjà publiés dans ce blog), en passant par des trèfles à 4 feuilles traitées façon capucines et vendus en rouleaux de papier peint. Warhol iconoclaste adoré de son vivant par les grands de ce monde, les élites intellectuelles, les stars d'Hollywood et les riches aristocrates anglos saxons qu'il aimait malmené, était en fait un puritain, très religieux et assez " coincé "...
Tout commence pour lui au début des années 1960, lorsque publicitaire déjà  reconnu, il utilise dans ses dessins une technique directe sur du papier hydrofuge et repasse les contours avec de l'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, en adoptant le vieux principe du buvard. Bien qu'à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Pour Warhol, c'est le contraire : il est tellement connu en tant que publicitaire que son travail artistique n'est pas pris au sérieux. Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, mais c'est un échec. Reconsidérant alors son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol  en sera véritablement le pape.
En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile. 
Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art.
Ses motifs de prédilection sont des noms célèbres de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités...  
Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà largement exploité  par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui ayant conseillé de peindre ce qu'il aimait le plus, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup, pour sa première exposition majeure. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol. Pour lui, l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son extinction. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation.
Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.

samedi 9 juillet 2016

Andy Warhol (1928-1987)- Still life polaroid exhibition 16


Andy Warhol (1928-1987)
Still-life - polaroid exhibition 16- (1977-1983)

Que voit on ?  Sur un fond noir, une boîte en plastique contenant une douzaine d'œufs très blancs. Sur le fond noir lui-même : un vingtaine d'œufs visibles en totalité ou en partie seulement dont certains ont la caractéristique  (irréelle!)  d'être attachés l'un à l'autre par un côté comme les amibes dans le processus de reproduction par scissiparité.   

Rappel biographique : On ne présente plus l'artiste américain Andy Warhol, pape du Pop art, (Pope of the pop), sujet de multiples expositions, livres, et films avant et depuis sa mort... Warhol est généralement reconnu comme l'un des très grands artistes du  20e siècle. Avec lui la nature morte peut prendre toutes les formes humoristiques imaginables (et même inimaginables!) des célèbres boîtes de Campbell soup à des oeufs en forme de pastilles colorées (déjà publiés dans ce blog), en passant par des trèfles à 4 feuilles traitées façon capucines et vendus en rouleaux de papier peint. Warhol iconoclaste adoré de son vivant par les grands de ce monde, les élites intellectuelles, les stars d'Hollywood et les riches aristocrates anglos saxons qu'il aimait malmené, était en fait un puritain, très religieux et assez " coincé "...
Tout commence pour lui au début des années 1960, lorsque publicitaire déjà  reconnu, il utilise dans ses dessins une technique directe sur du papier hydrofuge et repasse les contours avec de l'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, en adoptant le vieux principe du buvard. Bien qu'à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Pour Warhol, c'est le contraire : il est tellement connu en tant que publicitaire que son travail artistique n'est pas pris au sérieux. Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, mais c'est un échec. Reconsidérant alors son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol  en sera véritablement le pape.
En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile. 
Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art.
Ses motifs de prédilection sont des noms célèbres de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités...  
Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà largement exploité  par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui ayant conseillé de peindre ce qu'il aimait le plus, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup, pour sa première exposition majeure. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol. Pour lui, l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son extinction. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation.
Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.