John Stewart (1919-2017)
The Quince Luberon 2001
Collection privée
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2025 - Une collection de Natures Mortes
Un blog de Francis Rousseau
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John Stewart (1919-2017)
The Quince Luberon 2001
Collection privée
Luis Egidio Melendez (1716-1780),
Bodegón con manzanas, uvas, melones, pan, jarra y botella
Huile sur toile, 1771, 52, 5 x 75 cm
Museu Nacional d'Art de Catalunya
Que voit on ? Une nature morte avec pommes, raisin, melons, pain, cruche et bouteille où tout le génie (y a-t-il une autre mot?) de Melendez apparait. Génie du traitement des couleurs, génie des transparences, génie des reflets, génie de la composition , génie... tout simplement. Parmi la trentaine de natures mortes de Melendez publié sur ce blog depuis 2014, celle ci est sans doute la plus spectaculaire...
Rappel biographique : Le peintre espagnol d'origine napolitaine, Luis Egidio Melendez a fait carrière presque exclusivement à Madrid. Contemporain de Goya,
il est considéré aujourd'hui comme l’un des meilleurs peintres de
natures mortes du 18e siècle, réputation qu'il n'avait pas de son vivant
qu'il a passé dans une misère noire. C'est son père, Francisco Meléndez
et Louis Michel van Loo (dont il est l'assistant de 1742 à 1748) qui
assurent sa formation de peintre.
Le futur Charles IV d'Espagne lui
commanda une grande série de natures mortes (dont celle ci-dessus) dont
une partie importante est aujourd'hui conservée au musée du Prado à
Madrid.
Ses toiles peintes dans de petits formats (jamais plus de 50
cm) dans la grande tradition de l'austérité espagnole, n'en foisonnent
pas moins d'une minutie des détails. toujours peints avec une absolue
perfection. La composition simple et le contraste clair-obscur,
s’inscrivent dans la tradition des natures mortes baroques de Zurbaran et de Cotan.
Comme eux, Meléndez étudia les effets de lumière, la texture et la
couleur des fruits et des légumes, ainsi que celles des récipients en
céramique, verre et cuivre ou pailles. À la différence des maîtres du
17e siècle, il présente le sujet plus près du spectateur, en légère
plongée. Ce sont des objets disposés sur une table, ce qui donne à ses
formes une certaine monumentalité. Le genre permet au spectateur
d’étudier l’objet par lui-même. Les fonds sont neutres, et c'est un
puissant éclairage qui mettent valeur les contours de l’objet. C’est
ainsi qu’il représente le duvet des fruits, les transparences des peaux
des raisins, les intérieurs brillants des pastèques et quelquefois les
accidents présents à la surface des fruits (comme ici avec les figues
vertes).
Chaque toile de Meléndez est minutieusement composée et
fait l'objet d'un mise en scène précise afin de créer le plus grand
réalisme possible. Les « grands thèmes » n’intéressèrent jamais Meléndez
qui portent surtout son attention sur les choses de la vie quotidienne,
sur l’observation et l’étude de la nature. Il fut souvent comparé à Chardin,
jusqu'à être même parfois surnommé le « Chardin Espagnol » ce qui est
assez stupide eut égard au caractère unique de son style et à tout ce
qui différencie ces deux grands peintres.
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2023- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
Luis Egidio Melendez (1716-1780)
Bodegón con limas, caja de jalea, mariposa y recipientes, 1772
(Nature morte aux citrons verts, boîte à gelée, papillon et récipients), 1772
Huile sur toile, 35 x 42 cm
Museo nacional del Prado
Que voit on ? Au premier plan, les citrons, sont rangés avec le désordre habituel mais très structuré de l'artiste pour occuper pratiquement la moitié de la toile ; derrière eux, un pot à miel, en céramique rustique à bordure vernissée verte, comme celles de Biar ou de Lucena ; une boîte en pailles tressés contenant des fruits confis ouverte et posée sur une assiette en céramique vernissée ; un compotier en argent ou en étain sur laquelle repose une coupe en céramique mexicaine de type Tonalá, vide. Le papillon qui survole l'ensemble est intéressant en raison de sa rareté tout comme la variété très ancienne de citrons un peu ronds et joufflus comme des navets, qui a disparu depuis lors.
Luis Egidio Melendez (1716-1780)
Bodegón con bandeja de uvas 1771
(Nature morte avec Grappes de Raisins)
Óleo sobre lienzo, 42 x 62 cm
Museo del Prado, Madrid
Que voit on ? Une merveille de plus parmi les innombrables que ce peintre produisit, car il produisit beaucoup avec toujours une égale qualité ! Un exploit.
Rappel biographique : Le peintre espagnol d'origine napolitaine, Luis Egidio Melendez a fait carrière presque exclusivement à Madrid. Contemporain de Goya, il est considéré aujourd'hui comme l’un des meilleurs peintres de natures mortes du 18e siècle, réputation qu'il n'avait pas de son vivant qu'il a passé dans une misère noire. C'est son père, Francisco Meléndez et Louis Michel van Loo (dont il est l'assistant de 1742 à 1748) qui assurent sa formation de peintre.
Le futur Charles IV d'Espagne lui commanda une grande série de natures mortes (dont celle ci-dessus) dont une partie importante est aujourd'hui conservée au musée du Prado à Madrid.
Ses toiles peintes dans de petits formats (jamais plus de 50 cm) dans la grande tradition de l'austérité espagnole, n'en foisonnent pas moins d'une minutie des détails. toujours peints avec une absolue perfection. La composition simple et le contraste clair-obscur, s’inscrivent dans la tradition des natures mortes baroques de Zurbaran et de Cotan. Comme eux, Meléndez étudia les effets de lumière, la texture et la couleur des fruits et des légumes, ainsi que celles des récipients en céramique, verre et cuivre ou pailles. À la différence des maîtres du 17e siècle, il présente le sujet plus près du spectateur, en légère plongée. Ce sont des objets disposés sur une table, ce qui donne à ses formes une certaine monumentalité. Le genre permet au spectateur d’étudier l’objet par lui-même. Les fonds sont neutres, et c'est un puissant éclairage qui mettent valeur les contours de l’objet. C’est ainsi qu’il représente le duvet des fruits, les transparences des peaux des raisins, les intérieurs brillants des pastèques et quelquefois les accidents présents à la surface des fruits (comme ici avec les figues vertes).
Chaque toile de Meléndez est minutieusement composée et fait l'objet d'un mise en scène précise afin de créer le plus grand réalisme possible. Les « grands thèmes » n’intéressèrent jamais Meléndez qui portent surtout son attention sur les choses de la vie quotidienne, sur l’observation et l’étude de la nature. Il fut souvent comparé à Chardin, jusqu'à être même parfois surnommé le « Chardin Espagnol » ce qui est assez stupide eut égard au caractère unique de son style et à tout ce qui différencie ces deux grands peintres.
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2022- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
Luis Egidio Meléndez-(1716-1780)
Bodegón con jamón, huevos y recipientes
Oleo sobre tela, 49 x 37 cm
Museo nacional del Prado, Madrid
Que voit on ? Sobrement intitulée " Nature morte avec lard, œufs et récipients ", cette composition est un des grands chefs d'œuvres de la peinture espagnole. Melendez y atteint une perfection de son art qui ne souffre pas de commentaires. Il suffit de regarder.
Rappel biographique : Le peintre espagnol d'origine napolitaine, Luis Egidio Melendez a fait carrière presque exclusivement à Madrid. Contemporain de Goya, il est considéré aujourd'hui comme l’un des meilleurs peintres de natures mortes du 18e siècle, réputation qu'il n'avait pas de son vivant qu'il a passé dans une misère noire. C'est son père, Francisco Meléndez et Louis Michel van Loo (dont il est l'assistant de 1742 à 1748) qui assurent sa formation de peintre.
Le futur Charles IV d'Espagne lui commanda une grande série de natures mortes (dont celle ci-dessus) dont une partie importante est aujourd'hui conservée au musée du Prado à Madrid.
Ses toiles peintes dans de petits formats (jamais plus de 50 cm) dans la grande tradition de l'austérité espagnole, n'en foisonnent pas moins d'une minutie des détails. toujours peints avec une absolue perfection. La composition simple et le contraste clair-obscur, s’inscrivent dans la tradition des natures mortes baroques de Zurbaran et de Cotan. Comme eux, Meléndez étudia les effets de lumière, la texture et la couleur des fruits et des légumes, ainsi que celles des récipients en céramique, verre et cuivre ou pailles. À la différence des maîtres du 17e siècle, il présente le sujet plus près du spectateur, en légère plongée. Ce sont des objets disposés sur une table, ce qui donne à ses formes une certaine monumentalité. Le genre permet au spectateur d’étudier l’objet par lui-même. Les fonds sont neutres, et c'est un puissant éclairage qui mettent valeur les contours de l’objet. C’est ainsi qu’il représente le duvet des fruits, les transparences des peaux des raisins, les intérieurs brillants des pastèques et quelquefois les accidents présents à la surface des fruits (comme ici avec les figues vertes).
Chaque toile de Meléndez est minutieusement composée et fait l'objet d'un mise en scène précise afin de créer le plus grand réalisme possible. Les « grands thèmes » n’intéressèrent jamais Meléndez qui portent surtout son attention sur les choses de la vie quotidienne, sur l’observation et l’étude de la nature. Il fut souvent comparé à Chardin, jusqu'à être même parfois surnommé le « Chardin Espagnol » ce qui est assez stupide eut égard au caractère unique de son style et à tout ce qui différencie ces deux grands peintres.
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2022- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
John Stewart (1919-2017)
Two figs, Two Nuts, 1975
Tirage photographique
Collection privée
Que voit-on ? Exactement ce que le titre décrit; posés sur un linge blanc déplié dont on aperçoit les plis et qui est très inspiré des natures mortes espagnoles des 16 et 17e siècle, un référence très fréquente dans l'œuvre de ce photographe.
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Luis Egidio Melendez (1716-1780)
Bodegón con plato de cerezas, ciruelas, jarra y queso
Museo nacional del Prado, Madrid
Que vtoit on ? Un chef d'œuvre supplémenatire de Melendez qui ne peignit beaucoup. Celui ci est composé d'une magnifique jarre de vin en céramique, d'un morceau de fromage, de reines-claudes remarquablement éxcutées et d'un plat de cerises aux reflets ensoleillés, le tout sur un entablement de bois.
Rappel biographique : Le peintre espagnol d'origine napolitaine, Luis Egidio Melendez a fait carrière presque exclusivement à Madrid. Contemporain de Goya, il est considéré aujourd'hui comme l’un des meilleurs peintres de natures mortes du 18e siècle, réputation qu'il n'avait pas de son vivant qu'il a passé dans une misère noire. C'est son père, Francisco Meléndez et Louis Michel van Loo (dont il est l'assistant de 1742 à 1748) qui assurent sa formation de peintre.
Le futur Charles IV d'Espagne lui commanda une grande série de natures mortes (dont celle ci-dessus) dont une partie importante est aujourd'hui conservée au musée du Prado à Madrid.
Ses toiles peintes dans de petits formats (jamais plus de 50 cm) dans la grande tradition de l'austérité espagnole, n'en foisonnent pas moins d'une minutie des détails. toujours peints avec une absolue perfection. La composition simple et le contraste clair-obscur, s’inscrivent dans la tradition des natures mortes baroques de Zurbaran et de Cotan. Comme eux, Meléndez étudia les effets de lumière, la texture et la couleur des fruits et des légumes, ainsi que celles des récipients en céramique, verre et cuivre ou pailles. À la différence des maîtres du 17e siècle, il présente le sujet plus près du spectateur, en légère plongée. Ce sont des objets disposés sur une table, ce qui donne à ses formes une certaine monumentalité. Le genre permet au spectateur d’étudier l’objet par lui-même. Les fonds sont neutres, et c'est un puissant éclairage qui mettent valeur les contours de l’objet. C’est ainsi qu’il représente le duvet des fruits, les transparences des peaux des raisins, les intérieurs brillants des pastèques et quelquefois les accidents présents à la surface des fruits (comme ici avec les figues vertes).
Chaque toile de Meléndez est minutieusement composée et fait l'objet d'un mise en scène précise afin de créer le plus grand réalisme possible. Les « grands thèmes » n’intéressèrent jamais Meléndez qui portent surtout son attention sur les choses de la vie quotidienne, sur l’observation et l’étude de la nature. Il fut souvent comparé à Chardin, jusqu'à être même parfois surnommé le « Chardin Espagnol » ce qui est assez stupide eut égard au caractère unique de son style et à tout ce qui différencie ces deux grands peintres.
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2022- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
Luis Egidio Melendez (1716-1780)
Bodegón con peras y uvas
Huile sur toile, 41 x36 cm 1771
Museu Nacional d'Art de Catalunya
Que voit on ? Un des chefs d'œuvres de ce maître insurpassable de la nature morte que Melendez. On note ic le contraste saisissant entre la couleur du raisin volontairment plus noir que rouge et la pâleur de ces poires accidentées, victimes à la fois du bec des oiseaux et de l'ouvrage du temps. Une splendeur
Rappel biographique : Le peintre espagnol d'origine napolitaine, Luis Egidio Melendez a fait carrière presque exclusivement à Madrid. Contemporain de Goya, il est considéré aujourd'hui comme l’un des meilleurs peintres de natures mortes du 18e siècle, réputation qu'il n'avait pas de son vivant qu'il a passé dans une misère noire. C'est son père, Francisco Meléndez et Louis Michel van Loo (dont il est l'assistant de 1742 à 1748) qui assurent sa formation de peintre.
Le futur Charles IV d'Espagne lui commanda une grande série de natures mortes (dont celle ci-dessus) dont une partie importante est aujourd'hui conservée au musée du Prado à Madrid.
Ses toiles peintes dans de petits formats (jamais plus de 50 cm) dans la grande tradition de l'austérité espagnole, n'en foisonnent pas moins d'une minutie des détails. toujours peints avec une absolue perfection. La composition simple et le contraste clair-obscur, s’inscrivent dans la tradition des natures mortes baroques de Zurbaran et de Cotan. Comme eux, Meléndez étudia les effets de lumière, la texture et la couleur des fruits et des légumes, ainsi que celles des récipients en céramique, verre et cuivre ou pailles. À la différence des maîtres du 17e siècle, il présente le sujet plus près du spectateur, en légère plongée. Ce sont des objets disposés sur une table, ce qui donne à ses formes une certaine monumentalité. Le genre permet au spectateur d’étudier l’objet par lui-même. Les fonds sont neutres, et c'est un puissant éclairage qui mettent valeur les contours de l’objet. C’est ainsi qu’il représente le duvet des fruits, les transparences des peaux des raisins, les intérieurs brillants des pastèques et quelquefois les accidents présents à la surface des fruits (comme ici avec les figues vertes).
Chaque toile de Meléndez est minutieusement composée et fait l'objet d'un mise en scène précise afin de créer le plus grand réalisme possible. Les « grands thèmes » n’intéressèrent jamais Meléndez qui portent surtout son attention sur les choses de la vie quotidienne, sur l’observation et l’étude de la nature. Il fut souvent comparé à Chardin, jusqu'à être même parfois surnommé le « Chardin Espagnol » ce qui est assez stupide eut égard au caractère unique de son style et à tout ce qui différencie ces deux grands peintres.
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2022- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
Luis Egidio Melendez (1716-1780)
Bodegón de Pan y Cariño, 1772.
Huile sur toile, 41 x 62 cm
Museo del Prado, Madrid
Que voit on ? Sur un entablement de bois, une composition plus inhabituelle qu'il parait au premier coup d'œil. Certes on retrouve dans le pain en couronne tressée, la maitrise absolue dans ce sujet de celui que l'ion surnomme même parfois "Le Maitre du Pain. A l'arrière de la couronne posée sur un linge immaculé, un petit tonneau contenant une bouteille d'un breuvage dont on ne saura rien, si ce n'est qu'il doit être conservé au frais et à l'abri de la lumière (huile? liqueur précieuse? potion ? remède ?...). A côté de la couronne de pain, un plateau d'argent dans lequel est entreposé un met a la surface réfléchissante comme un miroir et dont on peut penser qu'il s 'agit de miel liquide. L'étrangeté commence avec ce verre vide posé sur un plateau d'argent à pied qui fournit, au passage, au peintre, l'opportunité de se livrer à un merveilleux exercice de style sur les reflets. Et aussi avec cette fourchette qui indique la perspective à la place du couteau habituellement utilisé à cette fin dans à peu près toutes les natures mortes. La nature morte est elle destinée à un malade dont elle représente le remède et son mode d'administration ?...
Rappel biographique : Le peintre espagnol d'origine napolitaine, Luis Egidio Melendez a fait carrière presque exclusivement à Madrid. Contemporain de Goya, il est considéré aujourd'hui comme l’un des meilleurs peintres de natures mortes du 18e siècle, réputation qu'il n'avait pas de son vivant qu'il a passé dans une misère noire. C'est son père, Francisco Meléndez et Louis Michel van Loo (dont il est l'assistant de 1742 à 1748) qui assurent sa formation de peintre.
Luis Egidio Meléndez-(1716-1780)
Bodegón con granadas y manzanas, cajas de dulces y otros recipiente
Nature Morte aux grenades et pommes, boîtes de bonbons et autres contenants
Huile sur toile 37 x 49 cm
Musée national du Prado, Madrid
Que voit-on ? Dans cette œuvre, Meléndez représente différentes boîtes de bonbons, rondes et rectangulaires. Il faut savoir que les bonbons étaient une friandise luxueuses réservée aux grandes occasions. Avec la pulpe fruits des pommes et des grenades, on fabriquait une gelée ou une pâte de fruits qui, pendant un repas, accompagnait les viandes. On aperçoit aussi deux objets en faïence de Manises, l'un plutôt noir et l'autre aux reflets cuivrée, comme il y en souvent dans les natures mortes de Melendez ; leur rôle était de conserver les aliments que l'on ne consommait pas immédiatement. Ces faïences étaient les ancêtres des boites de conserve, en quelque sorte. Ces pots aux reflets métalliques ou dorés ont été introduit en Espagne par les Maures (Moriscos) et leur fabrication a décliné après leur expulsion en 1609. Le secret des plus beaux reflets dorés et lumineux a été perdu, avec leur départ et les poteries fabriqée au 18ème siècle (comme celle ci dessus) ont des reflets plus rougeâtres que dorés.
Rappel biographique : Le peintre espagnol d'origine napolitaine, Luis Egidio Melendez a fait carrière presque exclusivement à Madrid. Contemporain de Goya, il est considéré aujourd'hui comme l’un des meilleurs peintres de natures mortes du 18e siècle, réputation qu'il n'avait pas de son vivant qu'il a passé dans une misère noire. C'est son père, Francisco Meléndez et Louis Michel van Loo (dont il est l'assistant de 1742 à 1748) qui assurent sa formation de peintre.
Le futur Charles IV d'Espagne lui commanda une grande série de natures mortes (dont celle ci-dessus) dont une partie importante est aujourd'hui conservée au musée du Prado à Madrid.
Ses toiles peintes dans de petits formats (jamais plus de 50 cm) dans la grande tradition de l'austérité espagnole, n'en foisonnent pas moins d'une minutie des détails. toujours peints avec une absolue perfection. La composition simple et le contraste clair-obscur, s’inscrivent dans la tradition des natures mortes baroques de Zurbaran et de Cotan. Comme eux, Meléndez étudia les effets de lumière, la texture et la couleur des fruits et des légumes, ainsi que celles des récipients en céramique, verre et cuivre ou pailles. À la différence des maîtres du 17e siècle, il présente le sujet plus près du spectateur, en légère plongée. Ce sont des objets disposés sur une table, ce qui donne à ses formes une certaine monumentalité. Le genre permet au spectateur d’étudier l’objet par lui-même. Les fonds sont neutres, et c'est un puissant éclairage qui mettent valeur les contours de l’objet. C’est ainsi qu’il représente le duvet des fruits, les transparences des peaux des raisins, les intérieurs brillants des pastèques et quelquefois les accidents présents à la surface des fruits (comme ici avec les figues vertes).
Chaque toile de Meléndez est minutieusement composée et fait l'objet d'un mise en scène précise afin de créer le plus grand réalisme possible. Les « grands thèmes » n’intéressèrent jamais Meléndez qui portent surtout son attention sur les choses de la vie quotidienne, sur l’observation et l’étude de la nature. Il fut souvent comparé à Chardin, jusqu'à être même parfois surnommé le « Chardin Espagnol » ce qui est assez stupide eut égard au caractère unique de son style et à tout ce qui différencie ces deux grands peintres.
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Un blog de Francis Rousseau

Que voit-on ? Des pains dodus et bien dorés disposés au premier plan sur un entablement de bois à côté de deux boites plates contenant des pâtes de fruits et deux pots de miel recouvert d'un couvercle de papier entouré d'une ficelle, destinés à conserver les aliments qui ne sont pas consommés immediatement.
Rappel biographique : Le peintre espagnol d'origine napolitaine, Luis Egidio Melendez a fait carrière presque exclusivement à Madrid. Contemporain de Goya,
il est considéré aujourd'hui comme l’un des meilleurs peintres de
natures mortes du 18e siècle, réputation qu'il n'avait pas de son vivant
qu'il a passé dans une misère noire. C'est son père, Francisco Meléndez
et Louis Michel van Loo (dont il est l'assistant de 1742 à 1748) qui
assurent sa formation de peintre.
Le futur Charles IV d'Espagne lui
commanda une grande série de natures mortes (dont celle ci-dessus) dont
une partie importante est aujourd'hui conservée au musée du Prado à
Madrid.
Ses toiles peintes dans de petits formats (jamais plus de 50
cm) dans la grande tradition de l'austérité espagnole, n'en foisonnent
pas moins d'une minutie des détails. toujours peints avec une absolue
perfection. La composition simple et le contraste clair-obscur,
s’inscrivent dans la tradition des natures mortes baroques de Zurbaran et de Cotan.
Comme eux, Meléndez étudia les effets de lumière, la texture et la
couleur des fruits et des légumes, ainsi que celles des récipients en
céramique, verre et cuivre ou pailles. À la différence des maîtres du
17e siècle, il présente le sujet plus près du spectateur, en légère
plongée. Ce sont des objets disposés sur une table, ce qui donne à ses
formes une certaine monumentalité. Le genre permet au spectateur
d’étudier l’objet par lui-même. Les fonds sont neutres, et c'est un
puissant éclairage qui mettent valeur les contours de l’objet. C’est
ainsi qu’il représente le duvet des fruits, les transparences des peaux
des raisins, les intérieurs brillants des pastèques et quelquefois les
accidents présents à la surface des fruits (comme ici avec les figues
vertes).
Chaque toile de Meléndez est minutieusement composée et
fait l'objet d'un mise en scène précise afin de créer le plus grand
réalisme possible. Les « grands thèmes » n’intéressèrent jamais Meléndez
qui portent surtout son attention sur les choses de la vie quotidienne,
sur l’observation et l’étude de la nature. Il fut souvent comparé à Chardin,
jusqu'à être même parfois surnommé le « Chardin Espagnol » ce qui est
assez stupide eut égard au caractère unique de son style et à tout ce
qui différencie ces deux grands peintres.
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2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
Luis Egidio Meléndez (1716-1780)
Bodegon con con higos, ciruelas y jarra
Collection privée
Que voit-on ? Sur un entablement de bois, une jarre en céramique vernissée grise, quelques figues très mûres, des prunes, du pain non entamé, un petit tonneau en bois et dans le fond à gauche un poisson dans une assiette. A droite : quatre assiettes empilées attendent peut être l'arrivée des invités à cette "collation ".
Rappel biographique : Le peintre espagnol d'origine napolitaine, Luis Egidio Melendez a fait carrière presque exclusivement à Madrid. Contemporain de Goya, il est considéré aujourd'hui comme l’un des meilleurs peintres de natures mortes du 18e siècle, réputation qu'il n'avait pas de son vivant qu'il a passé dans une misère noire. C'est son père, Francisco Meléndez et Louis Michel van Loo (dont il est l'assistant de 1742 à 1748) qui assurent sa formation de peintre.
Le futur Charles IV d'Espagne lui commanda une grande série de natures mortes (dont celle ci-dessus) dont une partie importante est aujourd'hui conservée au musée du Prado à Madrid.
Ses toiles peintes dans de petits formats (jamais plus de 50 cm) dans la grande tradition de l'austérité espagnole, n'en foisonnent pas moins d'une minutie des détails. toujours peints avec une absolue perfection. La composition simple et le contraste clair-obscur, s’inscrivent dans la tradition des natures mortes baroques de Zurbaran et de Cotan. Comme eux, Meléndez étudia les effets de lumière, la texture et la couleur des fruits et des légumes, ainsi que celles des récipients en céramique, verre et cuivre ou pailles. À la différence des maîtres du 17e siècle, il présente le sujet plus près du spectateur, en légère plongée. Ce sont des objets disposés sur une table, ce qui donne à ses formes une certaine monumentalité. Le genre permet au spectateur d’étudier l’objet par lui-même. Les fonds sont neutres, et c'est un puissant éclairage qui mettent valeur les contours de l’objet. C’est ainsi qu’il représente le duvet des fruits, les transparences des peaux des raisins, les intérieurs brillants des pastèques et quelquefois les accidents présents à la surface des fruits (comme ici avec les figues vertes).
Chaque toile de Meléndez est minutieusement composée et fait l'objet d'un mise en scène précise afin de créer le plus grand réalisme possible. Les « grands thèmes » n’intéressèrent jamais Meléndez qui portent surtout son attention sur les choses de la vie quotidienne, sur l’observation et l’étude de la nature. Il fut souvent comparé à Chardin, jusqu'à être même parfois surnommé le « Chardin Espagnol » ce qui est assez stupide eut égard au caractère unique de son style et à tout ce qui différencie ces deux grands peintres.
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2020- A Still Life Collection
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