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lundi 20 février 2017

Arman (1928-2005)


Arman  (1928-2005) 
Poubelle des Halles 1961
Centre Pompidou, Paris 

Que voit on  ?  Une accumulation de déchets dans une boîte vitrée, composée de papier journal, carton, tissu, paille, boîte métallique, mimosa séché, culot d'ampoule, crayon, film plastique, étiquettes, dans une boîte en bois et verre. Les contenus des poubelles sont des objets ou des détritus qu’Arman a trouvé dans les poubelles des Halles à Paris (haut lieu de passage et de consommation parisien). Arman s'arrêtait devant les poubelles et les fouillait afin de trouver des détritus divers qu'il jugeait correspondre à la société parisienne de l'époque. Une fois sa récolte effectuée, il déposait tout ce qu’il avait trouvé dans une boîte en verre. Arman  remplissait toujours ces boîtes à ras-bord. Il ne faisait pas ça par hasard, mais pour montrer la consommation à outrance à travers ces boîtes (Arman en a fait plusieurs)  sur le point de déborder. Le geste d’Arman, de ramasser les poubelles et les mettre dans les boîtes, était un geste inédit dans le domaine de la composition d'une nature morte : non seulement il se mettait dans la peau d'un mendiant  en « faisant les poubelles », se confrontant au regard des passants, mais en plus il faisait de l'art avec des masses de détritus, des montagnes d'objets désordonnés rejetés par la société, alors que certains maîtres de la nature morte du passé s'étaient  - au mieux - contentés de les peindre en les rangeant de façon individualisée. Récente acquisition du Centre Pompidou cette "Poubelle des Halles" de 1961 apparaît comme une oeuvre-clef de la production dite "historique" de l'artiste. Elle sera suivi par de nombreuses autres jusqu'en 1971-72.  

Rappel Biographique  : Né en 1928 à Nice, Armand Fernandez fait ses études aux Arts décoratifs de Nice (1946-1949) et à l'école du Louvre à Paris (1949-1950). En 1951, il décide de signer de son seul prénom, comme Vincent Van Gogh, prénom qui perdra son « D » pour devenir son pseudonyme définitif, Arman, en 1958.
En 1955, la Galerie du Haut-Pavé organise sa première exposition personnelle à Paris. Ses premiers « Cachets » (traces d'objets encrés ou peints) à Paris datent de 1956.
En 1959, il commence la réalisation de la série des « Poubelles » : il expose des ordures ménagères, des détritus trouvés dans la rue et des déchets. Ses « accumulations » d'objets suivant une logique quantitative qui efface leur singularité renvoient une image de profusion, en même temps qu'elles soulignent le caractère périssable des produits de la société d'abondance.
En 1960, il est cofondateur du mouvement des Nouveaux Réalistes. Le Nouveau Réalisme réunit des artistes divers mais qui ont un point commun dans leur création : ils s'approprient de manière directe le réel et réalisent un « recyclage poétique du réel urbain, industriel, publicitaire » (Pierre Restany, 60/90. Trente ans de Nouveau Réalisme, édition La Différence, 1990, p. 76). Ils donnent ainsi une nouvelle vision de ce qui nous entoure au quotidien.  Cette même année 1960, Arman utilise pour la première fois du plexiglas dans ses oeuvres. En 1961, il entame la série des « Colères » : destructions d'objets (les « Coupes » de violon, de piano, de contrebasse…) savamment recollés sur piédestal ou sur supports muraux. Dans les « Combustions » (1963), ces mêmes objets sont brûlés.
Arman s'installe en 1963 aux Etats-Unis et prend la nationalité américaine en 1972.
Entre 1980 et 1999, l'éventail des œuvres et des techniques s'élargit. Arman décline et multiplie les diverses procédures d'exécution. À la fin des années 1990, l'œuvre se radicalise en une succession de gestes reliés à l'objet (Accumulations en Relation, Cascades, Sandwiches Combo). Il montre un intérêt renouvelé pour la peinture (par exemple dans les séries des "Nuits étoilées" et des "émersions"). En 2000, il travaille sur des fragmentations sur panneau, des fragments (dessins et sculptures). Il présente une rétrospective thématique (« La Traversée des Objets »), au château de Villeneuve, à Vence. Ses sculptures en bronze participent d'un geste semblable : l'artiste se saisit des icônes de l'art occidental (Vénus de Milo, Hercule Farnèse, etc.), qu'il tronçonne pour ensuite les ressouder dans un désordre fouillé.
En 2002-2003, Arman renoue avec la peinture de chevalet en une série d'œuvres, « Serious Paintings », qui allient la recomposition d'instruments de musique à leur « mise en scène » en peinture.
Il meurt en 2005 à New York.
Une grande rétrospective a lieu à la Galerie nationale du Jeu de Paume de janvier à avril 1998, exposition qui réunit plus de cent œuvres (de 1959 à 1997). La rétrospective voyage ensuite jusqu'en 2001 en Allemagne, Portugal, Israël, Brésil, Mexique, Taiwan, Espagne…

samedi 9 avril 2022

Arman (1928-2005) - Poubelle

Arman (1928-2005) Poubelle, 1972 Centre Pompidou, Paris

Arman (1928-2005)
Poubelle, 1972
Centre Pompidou, Paris

Que voit on  ?  Une accumulation de déchets dans une boîte vitrée. Le geste d’Arman, consistant à  ramasser les contenus de poubelles pour les mettre dans les boîtes, était un geste inédit dans le domaine de la composition d'une nature morte : non seulement il se mettait dans la peau d'un mendiant  en « faisant les poubelles », se confrontant au regard des passants, mais en plus il faisait de l'art avec des masses de détritus, des montagnes d'objets désordonnés rejetés par la société, alors que certains maîtres de la nature morte du passé s'étaient  - au mieux - contentés de les peindre en les rangeant de façon individualisée.

Rappel Biographique  : Né en 1928 à Nice, Armand Fernandez fait ses études aux Arts décoratifs de Nice (1946-1949) et à l'école du Louvre à Paris (1949-1950). En 1951, il décide de signer de son seul prénom, comme Vincent Van Gogh, prénom qui perdra son « D » pour devenir son pseudonyme définitif, Arman, en 1958.
En 1955, la Galerie du Haut-Pavé organise sa première exposition personnelle à Paris. Ses premiers « Cachets » (traces d'objets encrés ou peints) à Paris datent de 1956.
En 1959, il commence la réalisation de la série des « Poubelles » : il expose des ordures ménagères, des détritus trouvés dans la rue et des déchets. Ses « accumulations » d'objets suivant une logique quantitative qui efface leur singularité renvoient une image de profusion, en même temps qu'elles soulignent le caractère périssable des produits de la société d'abondance.
En 1960, il est cofondateur du mouvement des Nouveaux Réalistes. Le Nouveau Réalisme réunit des artistes divers mais qui ont un point commun dans leur création : ils s'approprient de manière directe le réel et réalisent un « recyclage poétique du réel urbain, industriel, publicitaire » (Pierre Restany, 60/90. Trente ans de Nouveau Réalisme, édition La Différence, 1990, p. 76). Ils donnent ainsi une nouvelle vision de ce qui nous entoure au quotidien.  Cette même année 1960, Arman utilise pour la première fois du plexiglas dans ses oeuvres. En 1961, il entame la série des « Colères » : destructions d'objets (les « Coupes » de violon, de piano, de contrebasse…) savamment recollés sur piédestal ou sur supports muraux. Dans les « Combustions » (1963), ces mêmes objets sont brûlés.
Arman s'installe en 1963 aux Etats-Unis et prend la nationalité américaine en 1972.
Entre 1980 et 1999, l'éventail des œuvres et des techniques s'élargit. Arman décline et multiplie les diverses procédures d'exécution. À la fin des années 1990, l'œuvre se radicalise en une succession de gestes reliés à l'objet (Accumulations en Relation, Cascades, Sandwiches Combo). Il montre un intérêt renouvelé pour la peinture (par exemple dans les séries des "Nuits étoilées" et des "émersions"). En 2000, il travaille sur des fragmentations sur panneau, des fragments (dessins et sculptures). Il présente une rétrospective thématique (« La Traversée des Objets »), au château de Villeneuve, à Vence. Ses sculptures en bronze participent d'un geste semblable : l'artiste se saisit des icônes de l'art occidental (Vénus de Milo, Hercule Farnèse, etc.), qu'il tronçonne pour ensuite les ressouder dans un désordre fouillé.
En 2002-2003, Arman renoue avec la peinture de chevalet en une série d'œuvres, « Serious Paintings », qui allient la recomposition d'instruments de musique à leur « mise en scène » en peinture.
Il meurt en 2005 à New York. Une grande rétrospective a lieu à la Galerie nationale du Jeu de Paume de janvier à avril 1998, exposition qui réunit plus de cent œuvres (de 1959 à 1997). La rétrospective voyage ensuite jusqu'en 2001 en Allemagne, Portugal, Israël, Brésil, Mexique, Taiwan, Espagne…

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dimanche 6 octobre 2024

Arman (1928-2005) - Ordures au naturel

Arman (1928-2005), Ordures au naturel, bocaux, 1971- 1972, Centre Pompidou Paris

Arman (1928-2005)
Ordures au naturel, bocaux, 1971- 1972
Centre Pompidou Paris

Que voit on ? Le titre parle de lui même.

Rappel Biographique  : Né en 1928 à Nice, Armand Fernandez fait ses études aux Arts décoratifs de Nice (1946-1949) et à l'école du Louvre à Paris (1949-1950). En 1951, il décide de signer de son seul prénom, comme Vincent Van Gogh, prénom qui perdra son « D » pour devenir son pseudonyme définitif, Arman, en 1958.
En 1955, la Galerie du Haut-Pavé organise sa première exposition personnelle à Paris. Ses premiers « Cachets » (traces d'objets encrés ou peints) à Paris datent de 1956.
En 1959, il commence la réalisation de la série des « Poubelles » : il expose des ordures ménagères, des détritus trouvés dans la rue et des déchets. Ses « accumulations » d'objets suivant une logique quantitative qui efface leur singularité renvoient une image de profusion, en même temps qu'elles soulignent le caractère périssable des produits de la société d'abondance.
En 1960, il est cofondateur du mouvement des Nouveaux Réalistes. Le Nouveau Réalisme réunit des artistes divers mais qui ont un point commun dans leur création : ils s'approprient de manière directe le réel et réalisent un « recyclage poétique du réel urbain, industriel, publicitaire » (Pierre Restany, 60/90. Trente ans de Nouveau Réalisme, édition La Différence, 1990, p. 76). Ils donnent ainsi une nouvelle vision de ce qui nous entoure au quotidien.  Cette même année 1960, Arman utilise pour la première fois du plexiglas dans ses oeuvres. En 1961, il entame la série des « Colères » : destructions d'objets (les « Coupes » de violon, de piano, de contrebasse…) savamment recollés sur piédestal ou sur supports muraux. Dans les « Combustions » (1963), ces mêmes objets sont brûlés.
Arman s'installe en 1963 aux Etats-Unis et prend la nationalité américaine en 1972.
Entre 1980 et 1999, l'éventail des œuvres et des techniques s'élargit. Arman décline et multiplie les diverses procédures d'exécution. À la fin des années 1990, l'œuvre se radicalise en une succession de gestes reliés à l'objet (Accumulations en Relation, Cascades, Sandwiches Combo). Il montre un intérêt renouvelé pour la peinture (par exemple dans les séries des "Nuits étoilées" et des "émersions"). En 2000, il travaille sur des fragmentations sur panneau, des fragments (dessins et sculptures). Il présente une rétrospective thématique (« La Traversée des Objets »), au château de Villeneuve, à Vence. Ses sculptures en bronze participent d'un geste semblable : l'artiste se saisit des icônes de l'art occidental (Vénus de Milo, Hercule Farnèse, etc.), qu'il tronçonne pour ensuite les ressouder dans un désordre fouillé.
En 2002-2003, Arman renoue avec la peinture de chevalet en une série d'œuvres, « Serious Paintings », qui allient la recomposition d'instruments de musique à leur « mise en scène » en peinture.

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mercredi 7 décembre 2016

César (1921-1998)


César (1921-1998)
Compression de casiers de bouteilles, 1970
Pièce unique 
Collection Ferrero

Que voit on ? : un enchevêtrement de matière métallique issue de plusieurs casiers de bouteilles, compressés selon la célèbre technique de ce sculpteur. Une œuvre que César s'amusait à présenter, non sans une certaine malice, comme une nature morte.  Nous lui emboîtons donc le pas ! Selon Serge Lemoine,"Compression de casiers de bouteilles"  est l’une des plus remarquables Compressions de César  "dans la mesure où elle diffère des Compressions « classiques ». Il ne s’agit pas d’un bloc monolithique, opaque et dressé verticalement mais plutôt d’une stèle, peu profonde, à l’aspect ajouré. Le matériau de départ explique le rendu final : des casiers métalliques de bouteilles dont la compression provoque cet entrelacs de tiges et de barres de métal tordues, qui reste par endroits transparent et dans lequel viennent jouer en profondeur l’ombre et la lumière. En même temps, par l’embrouillamini de ses formes, cette œuvre se présente, à l’image des tirs de Niki de Saint-Phalle et des machines à dessiner de Tinguely, comme une satire de la peinture tachiste et gestuelle qui a donc ici été exécutée par une machine. "

Rappel biographique :  Le sculpteur français César Baldaccini, dit César,  fait partie  des Nouveaux réalistes, mouvement né en 1960.  À partir de cette date, César centre son travail sur la technique de la « compression dirigée », qui devient sa marque de fabrique : à l'aide d'une presse hydraulique, il compresse des objets divers. Sa première Compression  date de cette année 1960 et signe son admission au groupe des Nouveaux Réalistes qu’avait fondé (la même année) Pierre Restany avec Yves Klein, Jean Tinguely, Arman, Daniel Spoerri, Martial Raysse, Christo, Niki de Saint-Phalle, Raymond Hains, Jacques de La Villeglé, Mimmo Rotella. Excepté Yves Klein.  
Tous ces artistes réalisent leurs œuvres avec des matériaux existants, neufs ou de récupération et des déchets qu’ils utilisent tels quels ou qu’ils transforment, dans un style et avec une démarche souvent proches du dadaïsme et en particulier de l’art de Kurt Schwitters. Le groupe des Nouveaux réalistes a beaucoup à voir avec les artistes britanniques et américains du mouvement du Pop Art, qui puisent effectivement, pour Eduardo Paolozzi, Richard Hamilton et Robert Rauschenberg, aux mêmes sources. 
Les Compressions de César ont fait, à juste titre, très rapidement sensation dans le monde de l'art et dans le public où elles sont devenues très populaires, ce qui est assez rare pour des oeuvres d'art contemporaines. Elles s’inscrivent  à la fois dans la « tradition » de la sculpture monolithique et verticale et dans la pratique du collage et de l’assemblage telle qu’elle a été initiée par les cubistes et développée par les dadaïstes. César y ajoute un geste radical en faisant réaliser l’œuvre par une machine qui délivre un bloc ne présentant pas de composition, sans arrangement de formes, avec pour seul effet « artistique » des surfaces animées sur chacun de ses côtés par la nature de ses constituants. César utilisera rapidement toutes sortes de matériaux qu’il sélectionnera par catégorie : plaques de tôle émaillée, bidons, canettes de boisson, radiateurs d’automobiles, montres et jusqu’aux emballages de carton, dans une démarche identique à celle d’Arman avec ses Accumulations.
 Il crée le scandale en présentant trois voitures compressées au Salon de Mai mais il doit attendre que la galerie Mathias Fels présente ces œuvres transgressives en 1969 pour qu'elles soient reconnues par le monde de l'art. La vicomtesse de Noailles, mécène, qui lui offre sa première voiture (une Zil soviétique toute neuve, la seule à Paris) a la surprise de voir César la lui renvoyer compressée, ayant perdu 90 % de son volume. D'autres automobiles vont aussi subir le même sort. Cet acte d'appropriation se veut un défi à la société de consommation et une provocation publique. 


lundi 10 février 2020

César (1921-1998) - Hommage à Morandi (1)

 



César (1921-1998) (César Baldaccini)
Hommage à Morandi (1)
Collection particulière

Que voit on ? Cinq cafetières en émail de diverses couleurs écrasées (plus que compressées) sur une toile et entourées  soit de projections de peintures soit de traits soulignant la silhouette des objets soit les deux..  La composition est intutilée Hommage à Morandi, célèbre peintre de natures mortes qui passa a sa vie a dessiné des bouteilles, des bols, et autres ustensiles culinaires avant de se diriger vers l'abstraction. César a produit plusieurs compositions sur le thème des cafetières écrasées dont deux en hommage spécifique à Giorgio Morandi. 

Rappel biographique : Le sculpteur français César Baldaccini, dit César, fait partie des Nouveaux réalistes, mouvement né en 1960. À partir de cette date, César centre son travail sur la technique de la « compression dirigée », qui devient sa marque de fabrique : à l'aide d'une presse hydraulique, il compresse des objets divers. Sa première Compression date de cette année 1960 et signe son admission au groupe des Nouveaux Réalistes qu’avait fondé (la même année) Pierre Restany avec Yves Klein, Jean Tinguely, Arman, Daniel Spoerri, Martial Raysse, Christo, Niki de Saint-Phalle, Raymond Hains, Jacques de La Villeglé, Mimmo Rotella. Excepté Yves Klein.
Tous ces artistes réalisent leurs œuvres avec des matériaux existants, neufs ou de récupération et des déchets qu’ils utilisent tels quels ou qu’ils transforment, dans un style et avec une démarche souvent proches du dadaïsme et en particulier de l’art de Kurt Schwitters. Le groupe des Nouveaux réalistes a beaucoup à voir avec les artistes britanniques et américains du mouvement du Pop Art, qui puisent effectivement, pour Eduardo Paolozzi, Richard Hamilton et Robert Rauschenberg, aux mêmes sources.
Les Compressions de César ont fait, à juste titre, très rapidement sensation dans le monde de l'art et dans le public où elles sont devenues très populaires, ce qui est assez rare pour des œuvres d'art contemporaines. Elles s’inscrivent à la fois dans la « tradition » de la sculpture monolithique et verticale et dans la pratique du collage et de l’assemblage telle qu’elle a été initiée par les cubistes et développée par les dadaïstes. César y ajoute un geste radical en faisant réaliser l’œuvre par une machine qui délivre un bloc ne présentant pas de composition, sans arrangement de formes, avec pour seul effet « artistique » des surfaces animées sur chacun de ses côtés par la nature de ses constituants. César utilisera rapidement toutes sortes de matériaux qu’il sélectionnera par catégorie : plaques de tôle émaillée, bidons, canettes de boisson, radiateurs d’automobiles, montres et jusqu’aux emballages de carton, dans une démarche identique à celle d’Arman avec ses Accumulations.
Il crée le scandale en présentant trois voitures compressées au Salon de Mai mais il doit attendre que la galerie Mathias Fels présente ces œuvres transgressives en 1969 pour qu'elles soient reconnues par le monde de l'art. La vicomtesse de Noailles, mécène, qui lui offre sa première voiture (une Zil soviétique toute neuve, la seule à Paris) a la surprise de voir César la lui renvoyer compressée, ayant perdu 90 % de son volume. D'autres automobiles vont aussi subir le même sort. Cet acte d'appropriation se voulait un défi à la société de consommation et une provocation publique.

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mardi 1 mars 2022

César (César Baldaccini, 1921-1998) - Cafetières

César (César Baldaccini, 1921-1998) Cafetières MAC (Musée d'Art Contemporain de Marseille)


César (César Baldaccini, 1921-1998)
Cafetières
MAC (Musée d'Art Contemporain de Marseille)

Que voit on ? Une des très nombreuses représentations de cafetières rouillées, écrabouillées, compressées, criblées ou même explosées... que le sculpteur César réalisa en hommage aux natures mortes d'objets de  Giorgio Morandi dont plusieurs exemplaires ont déjà été publiés dans ce blog


Rappel biographique : Le sculpteur français César Baldaccini, dit César, fait partie des Nouveaux réalistes, mouvement né en 1960. À partir de cette date, César centre son travail sur la technique de la « compression dirigée », qui devient sa marque de fabrique : à l'aide d'une presse hydraulique, il compresse des objets divers. Sa première Compression date de cette année 1960 et signe son admission au groupe des Nouveaux Réalistes qu’avait fondé (la même année) Pierre Restany avec Yves Klein, Jean Tinguely, Arman, Daniel Spoerri, Martial Raysse, Christo, Niki de Saint-Phalle, Raymond Hains, Jacques de La Villeglé, Mimmo Rotella. Excepté Yves Klein.
Tous ces artistes réalisent leurs œuvres avec des matériaux existants, neufs ou de récupération et des déchets qu’ils utilisent tels quels ou qu’ils transforment, dans un style et avec une démarche souvent proches du dadaïsme et en particulier de l’art de Kurt Schwitters. Le groupe des Nouveaux réalistes a beaucoup à voir avec les artistes britanniques et américains du mouvement du Pop Art, qui puisent effectivement, pour Eduardo Paolozzi, Richard Hamilton et Robert Rauschenberg, aux mêmes sources.

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jeudi 18 juin 2020

César (1921-1998) - Hommage à Morandi (2)

 

César (César Baldaccini, 1921-1998)
Hommage à Morandi (2), 1998
Collection Privée

Que voit on ? Quatre cafetières en émail de diverses couleurs écrasées (plus que compressées) sur une toile et entourées soit de projections de peintures soit de traits soulignant la silhouette des objets soit les deux..  La composition est intitulé Hommage à Morandi, célèbre peintre de natures mortes  qui passa a sa vie a dessiné des bouteilles, des bols, et autres ustensiles culinaires avant de  se diriger vers l'abstraction. César a produit plusieurs compositions sur le thème des cafetières écrasées dont deux en hommage spécifique à Giorgio Morandi. 

Rappel biographique : Le sculpteur français César Baldaccini, dit César, fait partie des Nouveaux réalistes, mouvement né en 1960. À partir de cette date, César centre son travail sur la technique de la « compression dirigée », qui devient sa marque de fabrique : à l'aide d'une presse hydraulique, il compresse des objets divers. Sa première Compression date de cette année 1960 et signe son admission au groupe des Nouveaux Réalistes qu’avait fondé (la même année) Pierre Restany avec Yves Klein, Jean Tinguely, Arman, Daniel Spoerri, Martial Raysse, Christo, Niki de Saint-Phalle, Raymond Hains, Jacques de La Villeglé, Mimmo Rotella. Excepté Yves Klein.
Tous ces artistes réalisent leurs œuvres avec des matériaux existants, neufs ou de récupération et des déchets qu’ils utilisent tels quels ou qu’ils transforment, dans un style et avec une démarche souvent proches du dadaïsme et en particulier de l’art de Kurt Schwitters. Le groupe des Nouveaux réalistes a beaucoup à voir avec les artistes britanniques et américains du mouvement du Pop Art, qui puisent effectivement, pour Eduardo Paolozzi, Richard Hamilton et Robert Rauschenberg, aux mêmes sources.

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