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dimanche 25 septembre 2022

Fede Galizia (1578-1630) - Natura Morta con un Melone aperto


Fede Galizia (1578-1630) Natura Morta con un Melone aperto Collection privée


Fede Galizia (1578-1630)
Natura Morta con un Melone aperto
Collection privée

Que voit on ?  Une nature morte peinte par une des plus grandes peintres baroques et  qui ne cache pas, bien longtemps avant Frida Khalo ou  Georgia O' Keeffe  ou Tamara de Lempicka  et en meme temps que Giovanna Garzoni les parallèles qu'elle voit entre le sexe féminin et certains fruits et fleurs.   Et comme on le constate encore ici,  elle n'oublie jamais son leitmotiv que l'on retrouve immanquablement de tableau en tableau tout au long de son œuvre: la coupe argentée ou en porcleaine.

Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme, font souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes.

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2022 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau



mercredi 10 novembre 2021

Fede Galizia (1578-1630) -) Altaza di porcellana bianca con pera


Fede Galizia (1578-1630) Altaza di porcellana bianca con pera Collection particulière



Fede Galizia (1578-1630)
Altaza di porcellana bianca con pera
Collection particulière

Que voit on ? Un des thèmes favori de cette peintre  :  un compotier  en porcelaine (il est aussi souvent en argent dans plusieurs de ses tableaux) remplis de fruits. Ici, ce sont des poires : charnues, colorées  et belles. Profitons en vite car sur l'entablement,  une d'entre elles coupée en deux, montre déjà des signes de pourrissement. Carpe diem...

Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme, font souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes. 

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mercredi 14 juin 2023

Fede Galizia (1578-1630) - Fruttiera di-prugne e due-gelsomini su un tavolo


Fede Galizia (1578-1630), Fruttiera di-prugne e due-gelsomini su un tavolo Galleria Cesare Lampronti, Roma



Fede Galizia (1578-1630),
Fruttiera di-prugne e due-gelsomini su un tavolo
Huile sur toile 45,5 x 37cm
Galleria Cesare Lampronti, Roma

Que voit on ? Le titre écrit tout mais ne décrit pas le somptueux contraste entre la couleur foncée de purnes et des figues, la blancheur éclatante des fleurs de jasmin posés sur l'entablement. Une merveille ! 

Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme, font souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes.

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lundi 20 août 2018

Fede Galizia (1578-1630) - Alzata d'argento con prugne, pere e una rosa



https://astilllifecollection.blogspot.com/2018/08/fede-galizia-1578-1630-alzata-dargento.html


Fede Galizia (1578-1630)
Alzata d'argento con prugne, pere e una rosa, 1602
Compotier d'argent avec prunes, poires et une rose, 1602
Collection privée

Que voit on ? Une coupe centrée au milieu de la composition comme c'est invariablement le cas dans  toutes les natures mortes de cette grande peintre italienne. Celui-ci, en argent ciselé,   contient des prunes et des pruneaux. Sur l'entablement,  d'une grande sobriété, une poire et une moitié coupée qui commence à montrer des signes d'oxydation pour illustrer le Tempus fugit ou Memento Mori  que toute nature morte doit véhiculer.   Une rose ponctue la  composition exactement comme chez Zurabran ! 

Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre  dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait  à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la  gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une  notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme,  font  souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes.

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mercredi 16 décembre 2020

Fede Galizia (1578-1630) - Alzata d'argento con ciliegie

 

 

https://astilllifecollection.blogspot.com/2020/12/fede-galizia-1578-1630-alzata-dargento.html

 

Fede Galizia (1578-1630)
Alzata d'argento con ciliegie, 1604
(Compotier d'argent avec cerises) 1604
Collection privée


Que voit on ? Une coupe centrée au milieu de la composition comme c'est invariablement le cas dans toutes les natures mortes de cette grande peintre italienne qui reconduisait de toiles en toiles exactement la même composition. Seuls changeaient les fruits. Dans cette nature morte la coupe centrale est donc en argent ciselé, comme a peu près toutes les autres compositions et contient de magnifiques cerises. Sur l'entablement,  quelques autres cerises par grappes de trois ou quatre, tombées du compotier. Des papillons (symboles de corruption de la matière) commencent  à les butiner. A droite :  quelques cerises commencent à montrer des signes de pourrissement, illustrant le  Tempus fugit ou Memento Mori que toute nature morte devait  véhiculer à cette époque là. 

Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme, font souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes. _________________________________________


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mardi 21 août 2018

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Natura morta con zucche fiori e foglie di vite

https://astilllifecollection.blogspot.com/2018/08/giovanna-garzoni-1600-1670-natura-morta.html

Giovanna Garzoni (1600-1670) 
Natura morta con zucche fiori e foglie di vite
(Nature morte a ec fleurs de courges et feuilles de vigne) 
(gouache sur parchemin) 
Palazzo Pitti, Firenze


Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par  les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense  célébrité qu'elle acquit de son vivant,  faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque.
Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630,  où ses premières oeuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre  au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637,  elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder des oeuvres d'elle. Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis  Le grand-duc Ferdinand II  de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses oeuvres.  Bien avoir quitté la  cour  Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indefectible les liait.  C'est ainsi qu'entre  1650 et 1670,  sur  commande de Ferdinand II de Médicis  pour la  Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument qui restent parmi les plus belles  de son époque ;  plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence.
En 1666,  Giovanna Garzoni, sans enfants,  légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle ci lui fasse construire un  tombeau dans l'église Santi Luca e Martina.  On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte,  il est probable que  Giovanna Garzoni ait été influencée par  plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par  Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi  l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.

2018- A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau, #AStillLifeCollection, #NaturesMortes 


jeudi 21 avril 2022

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Nature morte aux poires et au papillon

 

Giovanna Garzoni (1600-1670) Nature morte aux poires et au papillon Tempera sur parchemin Collection privée


Giovanna Garzoni (1600-1670)
Nature morte aux poires et au papillon
Tempera sur parchemin
Collection privée

Que voit on ? Il y a entre Giovanna Garzoini et Georgia O ' Keeffe, une parenté indéniable bien  que non  revendiquée. On la retrouve encore dans cet amoncellement de poires au papillon  ce dernier figurant le pourrissement du fruit à venir.

Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine, non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense célébrité qu'elle acquit de son vivant, faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque. Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630, où ses premières œuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637, elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder ses œuvres.
Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis Le grand-duc Ferdinand II de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses œuvres. Bien après avoir quitté la cour Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indéfectible les liait. C'est ainsi qu'entre 1650 et 1670, sur commande de Ferdinand II de Médicis pour la Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument exquises qui restent parmi les plus belles de son époque ; plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence. En 1666, Giovanna Garzoni, sans enfants, légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle-ci lui fasse construire un tombeau dans l'église Santi Luca e Martina. On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte, il est probable que Giovanna Garzoni ait été influencée par plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.

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lundi 25 mai 2020

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Natura morta con pere e nocciole







Giovanna Garzoni (1600-1670)
Natura morta con pere e nocciole
Tempera sur parchemin
Palazzo Pitti,  Firenze

Que voit on ? Posées dans un plateau en  céramique vernissée blanche : douze poires fraîchement cueillies et leur feuillage. A même l'entablement : deux noisettes aux couleurs de l'automne, comme l'ensemble de la composition d'ailleurs.

Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine, non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense célébrité qu'elle acquit de son vivant, faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque. Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630, où ses premières œuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637, elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder ses œuvres.
Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis Le grand-duc Ferdinand II de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses œuvres. Bien après avoir quitté la cour Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indéfectible les liait. C'est ainsi qu'entre 1650 et 1670, sur commande de Ferdinand II de Médicis pour la Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument exquises qui restent parmi les plus belles de son époque ; plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence. En 1666, Giovanna Garzoni, sans enfants, légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle-ci lui fasse construire un tombeau dans l'église Santi Luca e Martina. On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte, il est probable que Giovanna Garzoni ait été influencée par plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.

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samedi 10 octobre 2020

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Natura morta con mela e lucertola


Giovanna Garzoni (1600-1670) Natura morta con mela e lucertola, 1645 Tempera su pergamena Collezione privata.

 

Giovanna Garzoni (1600-1670)
Natura morta con mela e lucertola, 1645
Tempera su pergamena
Collezione privata.

Que voit on ? Un pomme en voie de pourrissement et son feuillage fané, en présence d'un lézard dans une mise en page dont le modernisme et le minimalisme étonnent encore. Du point de vue symbolique, voisinant avec ce fruit blet, la présence du lézard symbolise aussi la renaissance et le renouvellement de la vie, comme il le montre montre avec sa propre capacité de faire repousser son extrémité quand elle a été coupée.  


Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine, non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense célébrité qu'elle acquit de son vivant, faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque. Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630, où ses premières œuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637, elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder ses œuvres.
Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis Le grand-duc Ferdinand II de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses œuvres. Bien après avoir quitté la cour Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indéfectible les liait. C'est ainsi qu'entre 1650 et 1670, sur commande de Ferdinand II de Médicis pour la Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument exquises qui restent parmi les plus belles de son époque ; plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence. En 1666, Giovanna Garzoni, sans enfants, légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle-ci lui fasse construire un tombeau dans l'église Santi Luca e Martina. On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte, il est probable que Giovanna Garzoni ait été influencée par plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.

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mercredi 17 octobre 2018

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Natura morta con pesche e carruba

http://astilllifecollection.blogspot.com


Giovanna Garzoni (1600-1670)
Natura morta con pesche e carruba
 (Tempera sur parchemin)
 Palazzo Pitti

Que voit on ?   Dans le plat en céramique vernissée, une demi douzaine de belles  pêches  à la chair généreuse et à la peau si lustrée qu'on pourrait les confondre avec des pommes et  devant le plat une caroube, fruit  très  fréquemment représenté par Govanna Garzoni.  Les caroubes sont les fruits ducCaroubier,  aussi appelé carouge ou  pain de saint Jean-Baptiste ou  figuier d'Egypte ou fève de Pythagore. Les  caroubes se présente sous la forme de  gousses de 10 à 30 cm de long sur 1  à 3 cm de largeur. Initialement vertes, elles deviennent brunes foncées au stade de maturité, ce qui se produit au mois de juillet de l'année suivante. Elles sont courbées, coriaces, épaisses et indéhiscentes. Dans l'antiquité la farine de ses fruits servaient a nourri les animaux et principalement à engraisser les porcs. 

Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par  les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense  célébrité qu'elle acquit de son vivant,  faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque.
Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630,  où ses premières oeuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre  au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637,  elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder des oeuvres d'elle. Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis  Le grand-duc Ferdinand II  de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses oeuvres.  Bien avoir quitté la  cour  Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indefectible les liait.  C'est ainsi qu'entre  1650 et 1670,  sur  commande de Ferdinand II de Médicis  pour la  Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument qui restent parmi les plus belles  de son époque ;  plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence.
En 1666,  Giovanna Garzoni, sans enfants,  légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle ci lui fasse construire un  tombeau dans l'église Santi Luca e Martina.  On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte,  il est probable que  Giovanna Garzoni ait été influencée par  plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par  Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi  l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.

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jeudi 31 octobre 2019

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Natura morta con una ciotola di citrati,


 

Giovanna Garzoni (1600-1670)
Natura morta con una ciotola di citrati, 1640
Tempera sur toile
Getty Center

Que voit on  ? Ce que décrit le titre   a quoi s'ajoute  les fleurs de cédrats aux pétales en étoiles très caractéristiques des fleurs d'agrumes. La mouche sur l'un des fruits est  - à cette époque de la peinture de la nature morte - le symbole de la mort (la mort du fruit en tout cas !), toute nature morte étant avant tout  et encore un  memento mori. 

Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense célébrité qu'elle acquit de son vivant, faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque.
Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630, où ses premières oeuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637, elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder des oeuvres d'elle. Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis Le grand-duc Ferdinand II de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses oeuvres. Bien avoir quitté la cour Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indefectible les liait. C'est ainsi qu'entre 1650 et 1670, sur commande de Ferdinand II de Médicis pour la Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument qui restent parmi les plus belles de son époque ; plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence.
En 1666, Giovanna Garzoni, sans enfants, légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle ci lui fasse construire un tombeau dans l'église Santi Luca e Martina. On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte, il est probable que Giovanna Garzoni ait été influencée par plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.
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2019- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau






dimanche 6 janvier 2019

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Natura morta con fichi e insetti



Giovanna Garzoni (1600-1670)
Natura morta con fichi e insetti
(Tempera sur parchemin)
Palazzo Pitti, Firenze

Que voit on ?  Trois figues, à  plusieurs état de maturation, du fruit mûr au fruit presque desséché. Les insectes autour figurent les ravages du temps,  la corruption de la matière et la mort.  

Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par  les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense  célébrité qu'elle acquit de son vivant,  faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque.
Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630,  où ses premières oeuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre  au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637,  elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder des oeuvres d'elle. Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis  Le grand-duc Ferdinand II  de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses oeuvres.  Bien avoir quitté la  cour  Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indefectible les liait.  C'est ainsi qu'entre  1650 et 1670,  sur  commande de Ferdinand II de Médicis  pour la  Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument qui restent parmi les plus belles  de son époque ;  plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence.
En 1666,  Giovanna Garzoni, sans enfants,  légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle ci lui fasse construire un  tombeau dans l'église Santi Luca e Martina.  On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte,  il est probable que  Giovanna Garzoni ait été influencée par  plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par  Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi  l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.

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samedi 9 octobre 2021

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Nature morte avec figues et scarabée


Giovanna Garzoni (1600-1670), Natura morta con fichi e scarabeo, Collection privée.



Giovanna Garzoni (1600-1670)
Natura morta con fichi e scarabeo
Collection privée.

Que voit on ? une admirable composition de Giovanna GArzoini dont la  sensualité et la symbolique sexuselle n'a rien a envie a celle que l'on retrouvera, quelques siècles plus tard, chez  Georgia O ' Keeffe... 

Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine, non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense célébrité qu'elle acquit de son vivant, faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque. Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630, où ses premières œuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637, elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder ses œuvres.
Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis Le grand-duc Ferdinand II de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses œuvres. Bien après avoir quitté la cour Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indéfectible les liait. C'est ainsi qu'entre 1650 et 1670, sur commande de Ferdinand II de Médicis pour la Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument exquises qui restent parmi les plus belles de son époque ; plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence. En 1666, Giovanna Garzoni, sans enfants, légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle-ci lui fasse construire un tombeau dans l'église Santi Luca e Martina. On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte, il est probable que Giovanna Garzoni ait été influencée par plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.

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jeudi 20 février 2020

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Plat de haricots

 

 Giovanna Garzoni (1600-1670)
 Plat de haricots, 1652
 Palazzo Pitti 

Que voit on ? Présentée sur un plat de cuisine en céramique vernissée blanche :  une grosse poignée de haricots blancs avec leur cosses et quelques grains de haricots hors de leurs cosses sur l'entablement. Appelés aujourd'hui  haricots coco, haricots de Boston  ou haricots Tarbais, les spécialistes s 'accordent à faire  apparaitre ces variétés  il y a environ 500.000 ans, en Equateur puis au Mexique et dans les Andes (Pérou, Bolivie, Argentine).  Il faut toutefois attendre la conquête du Nouveau Monde pour que les premiers haricots blancs atteignent les côtes de l'Europe. Christophe Colomb les remarqua d'abord à Cuba, Cabeca de Vaca les trouva en Floride en 1528 et Jacques Cartier, à l'embouchure du Saint-Laurent en 1535. Ceux qui sont représentés ici donc les descendants  directs des haricots d'Amérique, à peine plus de 100 ans après leur importation. Autant dire qu'ils ont encore le statut de légumes exotiques.  Les haricots verts quand à eux sont apparus en Europe au 19e siècle seulement.

Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense célébrité qu'elle acquit de son vivant, faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque.
Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630, où ses premières oeuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637, elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder des oeuvres d'elle. Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis Le grand-duc Ferdinand II de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses oeuvres. Bien avoir quitté la cour Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indefectible les liait. C'est ainsi qu'entre 1650 et 1670, sur commande de Ferdinand II de Médicis pour la Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument qui restent parmi les plus belles de son époque ; plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence.
En 1666, Giovanna Garzoni, sans enfants, légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle ci lui fasse construire un tombeau dans l'église Santi Luca e Martina. On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte, il est probable que Giovanna Garzoni ait été influencée par plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.
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samedi 9 juillet 2022

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Bol en porcelaine contenant des Figues et avec Oiseau et Cerises

Giovanna Garzoni (1600-1670), Bol en porcelaine contenant des Figues et avec Oiseau et Cerises, 1651 Tempera sur papier Palazzo Pitti, Firenze



Giovanna Garzoni (1600-1670)
Bol en porcelaine contenant des Figues et avec Oiseau et Cerises, 1651
Tempera sur papier, 26 x 38 cm
Palazzo Pitti, Firenze

Que voit-on ? Ou l'on s'aperçoit que  Giovanna Garzoni n'a attendu ni Georgia O 'Keeffe ni Frida Kahlo pour oser le rapprochement entre les fruits et les organes sexuels, et ce dès le 17e siècle. L'oiseau picorant avec application la figue ouverte restant un moment des plus suggestifs ! 

 
Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine, non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense célébrité qu'elle acquit de son vivant, faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque. Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630, où ses premières œuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637, elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder ses œuvres.
Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis Le grand-duc Ferdinand II de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses œuvres. Bien après avoir quitté la cour Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indéfectible les liait. C'est ainsi qu'entre 1650 et 1670, sur commande de Ferdinand II de Médicis pour la Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument exquises qui restent parmi les plus belles de son époque ; plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence. En 1666, Giovanna Garzoni, sans enfants, légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle-ci lui fasse construire un tombeau dans l'église Santi Luca e Martina. On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte, il est probable que Giovanna Garzoni ait été influencée par plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.

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mercredi 26 mai 2021

Giovanna Garzoni (1600-1670) - Piatto di mandorle verdi con una rosa


Giovanna Garzoni (1600-1670) Piatto di mandorle verdi con una rosa, 1642-51 (Plat d'Amandes Vertes avec une Rose, 1642-51) Palazzo Pitti, Firenze


Giovanna Garzoni (1600-1670)
Piatto di mandorle verdi con una rosa, 1642-51
(Plat d'Amandes Vertes avec une Rose, 1642-51)
Palazzo Pitti, Firenze

Que voit-on ? Sur un entablement de pierre : un plat en céramique blanche légèrement ébréchée sur le rebord contenant des amandes fraiches et une rose. Un des amandes est ouverte laissant entrevoir le fruit encore blanc;  sur la pierre : une fruit frais et sa peau encore facilement friable.

Rappel biographique : Giovanna Garzoni est sans aucun doute l'une des plus extraordinaires peintres de nature morte de l'Ecole Napolitaine, non seulement par sa façon de peindre (par petites touches rapprochées immédiatement identifiable) et par les supports sur lesquels elle a peint (toujours des petits formats sur parchemin ou papier) que par l'immense célébrité qu'elle acquit de son vivant, faisant d'elle, l''une des peintres les plus adulées et les plus demandées de son époque. Après un premier séjour à Venise entre 1625 et 1630, où ses premières œuvres la font immédiatement remarquer de quelques grandes familles de la ville, elle commence très rapidement à travailler pour les grandes cours d'Italie. A Rome, elle reçoit des commandes de la famille Colonna. A Naples, elle entre au service du vice-roi. Entre 1632 et 1637, elle est employée par Victor-Amédée Ier de Savoie.... Toutes les cours de la péninsule se l'arrachent et veulent posséder ses œuvres.
Giovanna Garzoni passe d'une cour à l'autre, consciente de sa valeur et de son succès et travaillant toujours pour le plus offrant !
Entre 1642 et 1651, on la retrouve comme peintre de la prestigieuse cour grand-ducale de Florence, où elle restera le plus longtemps, forte de l'infaillible soutient et de l'admiration (presque sans limite) d'une bonne partie de la famille Medicis Le grand-duc Ferdinand II de Medicis et son épouse Vittoria della Rovere, son cousin le prince Laurent, et les cardinaux Carlo, Giovancarlo et Leopoldo, furent ses grands admirateurs, et ses soutiens constants, à tel point que les galeries florentines conservent encore aujourd'hui un nombre considérable de ses œuvres. Bien après avoir quitté la cour Florentine pour retourner à Rome en 1650, elle continue à travailler pour elle, comme si un lien indéfectible les liait. C'est ainsi qu'entre 1650 et 1670, sur commande de Ferdinand II de Médicis pour la Villa di Poggio Imperiale, elle exécuta vingt petits natures mortes absolument exquises qui restent parmi les plus belles de son époque ; plusieurs sont aujourd'hui conservées au Palais Pitti à Florence. En 1666, Giovanna Garzoni, sans enfants, légua toute sa succession à l'association romaine de peinture Accademia di San Luca, à condition que celle-ci lui fasse construire un tombeau dans l'église Santi Luca e Martina. On peut toujours voir aujourd'hui ce monumental tombeau, oeuvre de Mattia de Rossi, à la droite de l'entrée de cette église.
Largement autodidacte, il est probable que Giovanna Garzoni ait été influencée par plusieurs de ses contemporains à commencer par la peintre Fede Galizia mais aussi sans doute par le napolitain Giovanni Battista Ruoppolo ou par Jacopo Ligozzi (présent dans les collections grand-ducales florentines). Outre ses natures mortes, elle fut aussi l'auteur d'illustrations botaniques, de petits portraits, de copies de tableaux, privilégiant toujours la technique de la détrempe sur parchemin et les petits formats.

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