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dimanche 13 juin 2021

Jacques Villon (1875-1963) - Still Life with Nuts, 1929

Jacques Villon (1875-1963) Still Life with Nuts, Gravure, 1929, Collection Privée


Jacques Villon (1875-1963)
Still Life with Nuts,
Gravure, 1929
Collection Privée

 
Que voit on ? Une magnifique composition de poires et de noix dans  un langage graphique typiquement cubiste,  langage  que Villon créa d'ailleurs spécifiquement pour le cubisme et dont aucun autre graveur, y compris ses camarades inventeurs du cubisme, comme Picasso ou Braque, ne pourrait se vanter.

Rappel biographique : Jacques Villon, pseudonyme de Gaston-Émile Duchamp, est un peintre, dessinateur et graveur français, deuxième fils d’Eugène et de Lucie Duchamp, dont quatre des six enfants vont devenir des artistes accomplis !
En effet Jacques Villon est le frère aîné du sculpteur Raymond Duchamp-Villon (1876-1918), de l'artiste-peintre Suzanne Duchamp (1889-1963) et surtout du célébrissime peintre-sculpteur et auteur surréaliste Marcel Duchamp (1887-1968).
L'isolement volontaire de Villon de la ruche artistique de Montmartre, dictée par une que sa nature modeste, est grandement responsable du peu de retentissement de s sa production, restée obscure pendant pas mal. d'années. À partir de 1911 cependant , il organise chez lui, aidé par ses bouillonnants frères Raymond et Marcel, un groupe de discussion qui rencontre régulièrement avec des artistes et des critiques comme Francis Picabia, Robert Delaunay, Fernand Léger, Albert Gleizes, Jean Metzinger, Roger de La Fresnaye et d’autres auxquels on donnera bientôt le nom de Groupe de Puteaux. Villon a joué un rôle majeur dans l’exposition du groupe sous le nom de Section d’or, ainsi dénommée d’après le nombre d'or. Plus de 200 œuvres par 31 artistes figuraient à leur première exposition, à la Galerie la Boétie à Paris en octobre 1912.
En 1913, Villon crée ses chefs-d’œuvre cubistes, sept grandes pointes sèches où les formes se cassent en plans pyramidaux obscurcis. La même année, il expose au célèbre Armory Show de New York, qui contribue à introduire l'art moderne aux États-Unis. Ses œuvres connaissent une grande popularité et se vendent sans peine. Sa notoriété grandit tellement que dès les années 1930, il est mieux connu aux États-Unis qu’en Europe.
La Galerie Louis Carré organise une exposition de son œuvre à Paris, en 1944 avec un catalogue préfacé par René-Jean, à la suite de quoi il reçoit des récompenses dans plusieurs expositions internationales. En 1950, il reçoit le prix Carnegie et, en 1954, il est nommé commandeur de la Légion d'honneur.
L'année suivante, il reçoit la commande des vitraux de la cathédrale à Metz, La France. De même, à la manière d'un Piero della Francesca pour ses fresques d'Arezzo, il va faire de la croix le symbole de tous les croisements.  Malgré leur indéniable originalité, les vitraux de Jacques Villon restent encore dans l'ombre de ceux réalisés par Marc Chagall dans la même cathédrale de Metz : certains touristes les attribuent parfois au grand maître d'origine russe.
En 1956, le Grand prix de la Biennale de Venise lui est décerné .





mardi 2 janvier 2024

Max Ernst (1891-1976) - Le Rossignol Chinois

Max Ernst (1891-1976) Le Rossignol Chinois, 1920 Photomontage, 12,2 x 8,8cm Musée des beaux-arts de Grenoble, France


Max Ernst (1891-1976)
Le Rossignol Chinois, 1920
Photomontage, 12,2 x 8,8cm
Musée des beaux-arts de Grenoble, France

Que voit-on ?  C'est une œuvre surréaliste, représentant en arrière-plan une bombe intacte dans un champ de paille et d'herbe. Le Rossignol est formé par une torpille, un éventail, deux bras humains. Ce photomontage dénonce la guerre et ridiculise les bombes considérées comme puissantes et performantes. Le surréalisme étant lié aux effets de ruptures et aux choses inattendues, Le Rossignol chinois mêlerait ainsi références  conscient et à l'inconscient. Son titre s'inspirerait du conte Le Rossignol et l'Empereur de Chine de Hans Christian Andersen. Une oeurve qui s'adapte parfaitement à l'absurdité absolue des temps à venir. 


Rappel Biographique : Max Ernst était un peintre allemand de la mouvance dada, surréaliste puis pataphysique. Né en Allemagne, il commence à étudier la philosophie à l'université de Bonn, mais il abandonne rapidement les cours pour se consacrer à l'art. En 1913, il rencontre Guillaume Apollinaire et Robert Delaunay et part à Paris,pour rejoindre, à Montparnasse, la cohorte d'artistes de toutes nationalités qui y travaillent.  En 1919,  il rend visite à Paul Klee et crée ses premières peintures, impressions à la main et collages ; il expérimente différents supports et matériaux. Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé dans l'armée allemande. Après la guerre, plein de nouvelles idées, il fonde avec Jean Arp et l'activiste social Alfred Grunwald le groupe Dada de Cologne mais deux ans plus tard, en 1922, il retourne à la communauté d'artistes de Montparnasse à Paris.
Expérimentant constamment, il invente en 1925 le frottage où il laisse courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture). Cette technique fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires. Elle s'apparente à l'écriture automatique des écrivains surréalistes  comme Paul Eluard et André Breton Qu'il côtoyait. En 1926 il collabore avec Joan Miro sur des dessins pour Sergei Diaghilev.
Puis il contribua largement à la naissance du mouvement surréaliste à Montparnasse. Après une période passée avec les surréalistes, il quitte leur groupe en partie à cause de Breton qui voulait écarter l'ami de Ernst, le poète Eluard. En 1934, il commence à sculpter, fréquentant Alberto Giacometti. En 1938, l'héritière américaine Peggy Guggenheim achète un bon nombre d'œuvres de Max Ernst qu'elle expose dans son nouveau musée à Londres.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Max Ernst est arrêté comme étranger ennemi, mais, avec l'aide du journaliste américain Varian Fry refugié à Marseille, il réussit à quitter le pays en compagnie de Peggy Guggenheim. Ils arrivent aux USA en 1941 et se marient l'année suivante. Max Ernst vit à New York où, à côté des peintres d'avant-garde Marcel Duchamp et Marc Chagall qui ont fui la guerre en Europe, il aide au développement de l'expressionnisme abstrait chez les peintres américains.
Son mariage avec Peggy Guggenheim se termine par un échec et il épouse Dorothea Tanning à Beverly Hills, en Californie, en octobre 1946, lors d'une double cérémonie avec Man Ray et Juliet Bowser. Max Ernst s'installe alors aux USA à Sedona, en Arizona. En 1948, il écrit le traité « Beyond Painting » puis part voyager en Europe en 1950.
En 1952, il devient satrape du Collège de Pataphysique. À partir de 1953, il s'installe définitivement à Paris et l'année suivante gagne les biennales de Venise.  En 1963, il déménage avec sa femme dans une petite ville du sud de la France, Seillans, où il continue à travailler. Il crée les décors d'un théâtre et une fontaine pour la ville d'Ambois. En 1975, une rétrospective a lieu au Musée Solomon R. Guggenheim à New York et les Galeries Nationales du Grand Palais de Paris publient un catalogue complet de ses œuvres. Max Ernst  est enterré au Cimetière du Père Lachaise à Paris.

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2024 - A Still Life Collection / Une inépuisable collection de natures mortes
Un blog de Francis Rousseau depuis 2011

vendredi 17 juillet 2015

Francis Picabia (1879-1953) - Nature morte à la cafetière et à la théière


Francis Picabia (1879-1953)
Nature morte à la cafetière et à la théière

Rappel Biographique  : Francis Picabia, né Francis-Marie Martinez de Picabia est un peintre, dessinateur et écrivain français, proche du mouvement dada, puis surréaliste. De 1913 à 1915, Picabia se rend plusieurs fois à New York et prend une part active dans les mouvements d'avant-garde, introduisant l'art moderne sur le continent américain. En 1916, après une série de compositions « mécanistes », où il traite les objets manufacturés avec une distante ironie, il lance à Barcelone la revue 391 et se rallie au dadaïsme. Il rencontre Tristan Tzara et le groupe dada de Zurich, en 1918 après avoir côtoyé à New York Marcel Duchamp, Man Ray, Arthur Cravan et Henri-Pierre Roché. Il se fait alors le saboteur de dada avec André Breton, à Paris. Polémiste, iconoclaste, sacrilège, Picabia s'agite autour de dada en électron libre, en étant en principe « anti-tout », voire anti-Picabia. En 1921, las des querelles et des provocations, il rompt avec ses anciens complices. « J'ai inventé le dadaïsme ainsi qu'un homme met le feu autour de lui, au cours d'un incendie qui gagne, afin de ne pas être brûlé », écrit Francis Picabia en 1947.  Il n'en demeurera pas moins fidèle au côté iconoclaste des dadaïstes dans ses écrits et avec ses tableaux résolument provocateurs, tel son L’œil cacodylate simplement couvert des signatures de ses amis, se moquant du fait que la signature de l'artiste est ce qui confère de la valeur à une œuvre.

En 1940, conviés sans doute par leur ami Robert Dumas — haut personnage des casinos, qui sera préfet du Lot de la Résistance, dit « le préfet des bois » —, qu'ils ont connu à Monte-Carlo, Francis Picabia et Olga Mohler se réfugient chez les Dumas, à Calamane, dans le Lot. Ils s'y marient le 14 juin. Mme Dumas est leur témoin. Ils reviendront plus tard à Golfe Juan. Ils s'installent ensuite à Tourrettes-sur-Loup, puis à Felletin, dans la Creuse. Il continue de peindre des tableaux réalistes, souvent repris de photographies. Son indifférence provocante autant envers la Résistance que la collaboration lui valent des ennuis à la fin de la guerre. Après 1945, il regagne Paris, renoue avec l'abstraction et publie des écrits poétiques. Son goût immodéré pour les fêtes et les voitures (il en collectionnera plus de 150), le ruine malgré la fortune familiale dont il avait hérité et qui l'avait longtemps mis à l'abri.  Il multiplie les petites toiles de nombreux genres, parfois même inspirées de magazines pornographiques. Confronté à des ennuis de santé, ses derniers tableaux relèvent du minimalisme : des points de couleurs semés sur des fonds épais et monochromes, titrés Je n'ai plus envie de peindre ou Quel prix ? ou  Peinture sans but ou Silence…. Au printemps 1949, la galerie René Drouin, à Paris, organise sa première rétrospective.
 On connait de lui une trentaine de toiles parmi lesquelles un très petit nombre de natures mortes, peintes sans doute pour des raisons alimentaires. 
 
 

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2015 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau 

vendredi 26 janvier 2024

Stuart Davis (1894-1964) - Still Life with Saw



Stuart Davis (1894-1964) Still Life with Saw, 1930 Oil on canvas, 26 x 34 in. The Phillips Collection, Washington


Stuart Davis (1894-1964)
Still Life with Saw, 1930
Oil on canvas, 26 x 34 in.
The Phillips Collection, Washington 

 Stuart Davis, est un peintre américain. Davis a étudié la peinture avec Robert Henri, le chef du groupe d'artistes modernes The Eights ; il était l'un des plus jeunes peintres à exposer dans l'exposition controversée de l'Armory Show en 1913, où il montre cinq toiles. Pendant cette exposition, on pouvait voir aussi des travaux d'artistes tels que Vincent van Gogh et Pablo Picasso, ainsi que Marcel Duchamp. Il collabore au magazine progressiste The Masses. Devenu un artiste « moderne », influencé par le fauvisme pour les couleurs et par le cubisme pour la forme, il fut un des membres important du cubisme en Amérique. Il est probablement plus célèbre pour ses natures mortes et ses paysages abstraits; sa représentation d'objets ou de thèmes liés à la vie quotidienne, tels que des paquets de cigarettes Lucky Strike (1921) ou la série des « batteurs à œufs » (1927), font de Stuart Davis un annonciateur du Pop Art. Plus tard, ses toiles seront influencées par le jazz, comme Swing Landscape (1938) et The Mellow Pad( 1951), où les couleurs et la texture sont davantage affirmées. Davis est décédé d'un infarctus à New York le 24 juin 1964, à l'âge de 71 ans.  

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2024 - A Still Life Collection / Une inépuisable collection de natures mortes
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lundi 11 octobre 2021

Paul Outerbridge (1896-1958) - Egg in Spotlight

Paul Outerbridge (1896-1958) Egg in Spotlight, 1943 Private collection


Paul Outerbridge (1896-1958)
Egg in Spotlight, 1943
Private collection 

Que voit on  ? Dans un faisceau de lumière, semblable à ceux que l'on allume sur une scène de music-hall pour mettre  en vedette une star : un œuf et son ombre portée. 

Rappel Biographique : Paul Outerbridge, est un photographe américain réputé pour ses premières utilisations et expériences en photographie couleur. Outerbridge fut un photographe de mode et de publicité, un pionnier et professeur de photographie couleur, mais aussi  un créateur de photographies de nus érotiques qui ne pouvaient pas être exposées de son vivant.
En 1921, Outerbridge s'inscrit à l'école de photographie Clarence H. White à l'université Columbia. et dès l'année suivante,   son travail commence à être publié dans les magazines Vanity Fair et Vogue. Il se rend ensuite à Paris et se lie d'amitié avec les artistes et photographes Man Ray, Marcel Duchamp et Berenice Abbott. À Paris, il réalise la maquette du magazine français Vogue, rencontre et travaille avec Edward Steichen, et construit l'atelier de photographie publicitaire le plus grand et le mieux équipé de l'époque.
 En 1925,  à Londres, la Royal Photographic Society invité Outerbridge à exposer dans une exposition personnelle. De retour à New York en 1929, Outerbridge ouvre un studio de production d'œuvres commerciales et artistiques, et commence à rédiger une chronique mensuelle sur la photographie couleur pour l'US Camera Magazine. Il se fait connaître pour la grande qualité de ses illustrations en couleur, réalisées par un procédé extrêmement complexe de carbone-tri-couleur. En 1937, ses photographies sont incluses dans une exposition au Museum of Modern Art et en 1940, il a publié son livre phare Photographing in Color, utilisant des illustrations de haute qualité pour expliquer ses techniques . Un an après sa mort, la Smithsonian Institution organisa une exposition de ses photographies. Bien que sa célébrité se soit estompée, au fil des ans, son nom resurgit dans les années 1970 et en 1987 le Centre Georges-Pompidou lui consacre une rétrospective.

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2021 - A Still Life Collection
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dimanche 13 février 2022

Alexander Calder (1898-1976) - Pomme et vers

Alexander Calder (1898-1976), Pomme et vers, 1966 Fondation Maeght


Alexander Calder (1898-1976)
Pomme et vers, 1966
Fondation Maeght

 Que voit on ? Un des nombreux dessins et illustrations de Calder surtout connu pour ses sculptures et ses mobiles. On reconnait ici l'humour imparable de cet artiste dans le sujet même de sa nature morte :  le vers dans le fruit !  Vers dont les ravages sont minutieusement observés- à la loupe même pourrait on dire- par l'œil qui est dans la feuille !  et non dans la tombe comme dans le poème de Victor Hugo !

Rappel Biographique : Alexander « Sandy » Calder est un sculpteur et peintre américain, surtout connu pour ses assemblages de formes animées par les mouvements de l'air, nommés mobiles par Marcel Duchamp lors de leur exposition à Paris en 1932 à la galerie Vignon, puis  pour ses stabiles. Après son diplôme d'ingénieur,  Alexander Calder abandonne le métier d'ingénieur puis perfectionne son art à l'Art Students League of New York où il entre en 19232 et produit des œuvres dans le style de l'Ashcan aesthetic. À cette époque-là, il illustre des événements sportifs ainsi que les comptes rendus des tournées du Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus pour le journal National Police Gazette de New York. Il fait aussi de nombreuses esquisses d'animaux publiées un an après son départ pour la France, en 1926, sous le titre Animal sketchings. Toute sa vie durant il illustrera des ouvrages littéraires et des albums notamment pour les Editions Maeght. Calder a également réalisé au cours de sa longue carrière de nombreux bijoux. Il a également réalisé en 1969 des décors d'assiettes en collaboration avec la Manufacture nationale de Sèvres.

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2022- A Still Life Collection
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mardi 26 septembre 2017

Max Ernst (1891-1976) - Untitled


Max Ernst (1891-1976)
Untitled, 1921 
National Galleries Scotland

 Que voit on ? Sous le titre " Sans titre " c'est bien une nature morte qui est présentée par Max Ernst qui en a réalisé très peu et revendiqué aucune sous l'appellation de nature morte,  pas même pas son  " Fleurs de coquillages " de 1929  conservé au Centre Pompidou à Paris. Dans cette gravure, il s'agit d'une nature morte d'objets tournant autour de l'idée du vin ou plutôt des contenants et des accessoires du breuvage à savoir : la bouteille, le verre, le bouchon, le tire-bouchon... l'explication est moins évidente quand il s'agit de s'attaquer à la bougie à ressort qui rappelle les dispositifs employés dans certaines ventes aux enchères lors des ventes à la bougie. La flamme de l'ivresse sans doute !

Rappel Biographique : Max Ernst était un peintre allemand de la mouvance dada, surréaliste puis pataphysique. Né en Allemagne, il commence à étudier la philosophie à l'université de Bonn, mais il abandonne rapidement les cours pour se consacrer à l'art. En 1913, il rencontre Guillaume Apollinaire et Robert Delaunay et part à Paris,pour rejoindre, à Montparnasse, la cohorte d'artistes de toutes nationalités qui y travaillent.  En 1919,  il rend visite à Paul Klee et crée ses premières peintures, impressions à la main et collages ; il expérimente différents supports et matériaux. Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé dans l'armée allemande. Après la guerre, plein de nouvelles idées, il fonde avec Jean Arp et l'activiste social Alfred Grunwald le groupe Dada de Cologne mais deux ans plus tard, en 1922, il retourne à la communauté d'artistes de Montparnasse à Paris.
Expérimentant constamment, il invente en 1925 le frottage où il laisse courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture). Cette technique fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires. Elle s'apparente à l'écriture automatique des écrivains surréalistes  comme Paul Eluard et André Breton Qu'il côtoyait. En 1926 il collabore avec Joan Miro sur des dessins pour Sergei Diaghilev.
Puis il contribua largement à la naissance du mouvement surréaliste à Montparnasse. Après une période passée avec les surréalistes, il quitte leur groupe en partie à cause de Breton qui voulait écarter l'ami de Ernst, le poète Eluard. En 1934, il commence à sculpter, fréquentant Alberto Giacometti. En 1938, l'héritière américaine Peggy Guggenheim achète un bon nombre d'œuvres de Max Ernst qu'elle expose dans son nouveau musée à Londres.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Max Ernst est arrêté comme étranger ennemi, mais, avec l'aide du journaliste américain Varian Fry refugié à Marseille, il réussit à quitter le pays en compagnie de Peggy Guggenheim. Ils arrivent aux USA en 1941 et se marient l'année suivante. Max Ernst vit à New York où, à côté des peintres d'avant-garde Marcel Duchamp et Marc Chagall qui ont fui la guerre en Europe, il aide au développement de l'expressionnisme abstrait chez les peintres américains.
Son mariage avec Peggy Guggenheim se termine par un échec et il épouse Dorothea Tanning à Beverly Hills, en Californie, en octobre 1946, lors d'une double cérémonie avec Man Ray et Juliet Bowser. Max Ernst s'installe alors aux USA à Sedona, en Arizona. En 1948, il écrit le traité « Beyond Painting » puis part voyager en Europe en 1950.
En 1952, il devient satrape du Collège de Pataphysique. À partir de 1953, il s'installe définitivement à Paris et l'année suivante gagne les biennales de Venise.  En 1963, il déménage avec sa femme dans une petite ville du sud de la France, Seillans, où il continue à travailler. Il crée les décors d'un théâtre et une fontaine pour la ville d'Ambois. En 1975, une rétrospective a lieu au Musée Solomon R. Guggenheim à New York et les Galeries Nationales du Grand Palais de Paris publient un catalogue complet de ses œuvres. Max Ernst  est enterré au Cimetière du Père Lachaise à Paris.

2017 - A Still Life Collection 
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mercredi 20 janvier 2021

Francis Picabia (1879-1953) - Sans titre (Pot de fleurs)



Francis Picabia (1879-1953),
Sans titre (Pot de fleurs), c. 1924-25
Collection privée 

Que voit on ? Le dadaïsme et le surréalisme à leur mieux ! D'abord une nature morte "Sans titre" mais qui s'appelle tout de même  "Pot de fleurs" !  Le pot en question est fait avec trois bouts de ficelles (4 en réalité juste assez pour ne pas être assimilé à la fameuse expression !) ; les tiges des fleurs sont faits avec les vieux  pinceaux de l'artiste, les fleurs elles-mêmes avec des  couvercles de pots de peinture Ripolin ; les pétales de la fleur bleue avec des cures-dents en plume d'oie ; les feuilles avec des clés de châssis  de tableaux.... Le fond  (la seule chose peinte de toute la toile) est ripoliné en noir !  Une œuvre conceptuelle avant l'heure et, en tout cas, un régal de pédagogue pour expliquer l'art aux enfants !

Rappel Biographique  : Francis Picabia, né Francis-Marie Martinez de Picabia est un peintre, dessinateur et écrivain français, proche du mouvement dada, puis surréaliste. De 1913 à 1915, Picabia se rend plusieurs fois à New York et prend une part active dans les mouvements d'avant-garde, introduisant l'art moderne sur le continent américain. En 1916, après une série de compositions « mécanistes », où il traite les objets manufacturés avec une distante ironie, il lance à Barcelone la revue 391 et se rallie au dadaïsme. Il rencontre Tristan Tzara et le groupe dada de Zurich, en 1918 après avoir côtoyé à New York Marcel Duchamp, Man Ray, Arthur Cravan et Henri-Pierre Roché. Il se fait alors le saboteur de dada avec André Breton, à Paris. Polémiste, iconoclaste, sacrilège, Picabia s'agite autour de dada en électron libre, en étant en principe « anti-tout », voire anti-Picabia. En 1921, las des querelles et des provocations, il rompt avec ses anciens complices. « J'ai inventé le dadaïsme ainsi qu'un homme met le feu autour de lui, au cours d'un incendie qui gagne, afin de ne pas être brûlé », écrit Francis Picabia en 1947.  Il n'en demeurera pas moins fidèle au côté iconoclaste des dadaïstes dans ses écrits et avec ses tableaux résolument provocateurs, tel son L’œil cacodylate simplement couvert des signatures de ses amis, se moquant du fait que la signature de l'artiste est ce qui confère de la valeur à une œuvre.

En 1940, conviés sans doute par leur ami Robert Dumas — haut personnage des casinos, qui sera préfet du Lot de la Résistance, dit « le préfet des bois » —, qu'ils ont connu à Monte-Carlo, Francis Picabia et Olga Mohler se réfugient chez les Dumas, à Calamane, dans le Lot. Ils s'y marient le 14 juin. Mme Dumas est leur témoin. Ils reviendront plus tard à Golfe Juan. Ils s'installent ensuite à Tourrettes-sur-Loup, puis à Felletin, dans la Creuse. Il continue de peindre des tableaux réalistes, souvent repris de photographies. Son indifférence provocante autant envers la Résistance que la collaboration lui valent des ennuis à la fin de la guerre. Après 1945, il regagne Paris, renoue avec l'abstraction et publie des écrits poétiques. Son goût immodéré pour les fêtes et les voitures (il en collectionnera plus de 150), le ruine malgré la fortune familiale dont il avait hérité et qui l'avait longtemps mis à l'abri.  Il multiplie les petites toiles de nombreux genres, parfois même inspirées de magazines pornographiques. Confronté à des ennuis de santé, ses derniers tableaux relèvent du minimalisme : des points de couleurs semés sur des fonds épais et monochromes, titrés Je n'ai plus envie de peindre ou Quel prix ? ou  Peinture sans but ou Silence…. Au printemps 1949, la galerie René Drouin, à Paris, organise sa première rétrospective.
 On connait de lui une trentaine de toiles parmi lesquelles un très petit nombre de natures mortes, peintes sans doute pour des raisons alimentaires. 


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2021 - A Still Life Collection
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lundi 27 juin 2016

Max Ernst (1891-1976) - Fleurs de coquillages



Max Ernst (1891-1976)
Fleurs de coquillages, 1929 
Centre Pompidou, Paris 

Cette œuvre a été récupérée en Allemagne après la chute du IIIème Reich et  attribué par l'office des biens privés en 1950, aux Musée nationaux français.

Rappel Biographique  :  Max Ernst était un peintre allemand de la mouvance dada, surréaliste puis pataphysique. Né  en Allemagne, il commence à étudier la philosophie à l'université de Bonn, mais il abandonne rapidement les cours pour se consacrer à l'art. En 1913, il rencontre Guillaume Apollinaire et Robert Delaunay et part à Paris,pour rejoindre, à Montparnasse, la cohorte d'artistes de toutes nationalités qui y travaillent.  En 1919,  il rend visite à Paul Klee et crée ses premières peintures, impressions à la main et collages ; il expérimente différents supports et matériaux. Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé dans l'armée allemande. Après la guerre, plein de nouvelles idées, il fonde avec Jean Arp et l'activiste social Alfred Grunwald le groupe Dada de Cologne mais deux ans plus tard, en 1922, il retourne à la communauté d'artistes de Montparnasse à Paris. 
Expérimentant constamment, il invente en 1925 le frottage où il laisse courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture). Cette technique fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires. Elle s'apparente à l'écriture automatique des écrivains surréalistes  comme Paul Eluard et André Breton Qu'il côtoyait. En 1926 il collabore avec Joan Miro sur des dessins pour Sergei Diaghilev. 
Puis il contribua largement à la naissance du mouvement surréaliste à Montparnasse. Après une période passée avec les surréalistes, il quitte leur groupe en partie à cause de Breton qui voulait écarter l'ami de Ernst, le poète Eluard. En 1934, il commence à sculpter, fréquentant Alberto Giacometti. En 1938, l'héritière américaine Peggy Guggenheim achète un bon nombre d'œuvres de Max Ernst qu'elle expose dans son nouveau musée à Londres. 
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Max Ernst est arrêté comme étranger ennemi, mais, avec l'aide du journaliste américain Varian Fry refugié à Marseille, il réussit à quitter le pays en compagnie de Peggy Guggenheim. Ils arrivent aux USA en 1941 et se marient l'année suivante. Max Ernst vit à New York où, à côté des peintres d'avant-garde Marcel Duchamp et Marc Chagall qui ont fui la guerre en Europe, il aide au développement de l'expressionnisme abstrait chez les peintres américains. 
Son mariage avec Peggy Guggenheim se termine par un échec et il épouse Dorothea Tanning à Beverly Hills, en Californie, en octobre 1946, lors d'une double cérémonie avec Man Ray et Juliet Bowser. Max Ernst s'installe alors aux USA à Sedona, en Arizona. En 1948, il écrit le traité « Beyond Painting » puis part voyager en Europe en 1950. 
En 1952, il devient satrape du Collège de Pataphysique. À partir de 1953, il s'installe définitivement à Paris et l'année suivante gagne les biennales de Venise. 
En 1963, il déménage avec sa femme dans une petite ville du sud de la France, Seillans, où il continue à travailler. Il crée les décors d'un théâtre et une fontaine pour la ville d'Ambois. En 1975, une rétrospective a lieu au Musée Solomon R. Guggenheim à New York et les Galeries Nationales du Grand Palais de Paris publient un catalogue complet de ses œuvres. Max Ernst  est enterré au Cimetière du Père Lachaise à Paris.

2016 - A Still Life Collection 
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lundi 25 septembre 2017

James Nasmyth (1808-1890)



James Nasmyth  (1808-1890) 
Wrinkled Apple, 1874
National Galleries Scotland

Que voit-on ?  Ce qui est annoncé par ce photographe primitif atypique comme une pomme ridée  présente beaucoup de similitudes avec la surface d'une planète.  Cela pourrait être anecdotique s'agissant de tout autre que James Nasmyth dont on sait qu'il consacra une partie de sa vie à l'astronomie et qu'il réalisa les premières photographies jamais réalisées du soleil et de la lune, photos qui lui permettent aujourd'hui d'occuper une place de référence dans la communauté scientifique des astronomes. Pourtant c'est bien d'une pomme dont il s'agit ici !  comme l'atteste son pédoncule, lequel semble d'ailleurs avoir été ajouté à la peinture par ce photographe astronome facétieux (et génial) ! Fruit ou planète ?  Nasmyth est parmi les premiers à oser ce parallèle  qui sera très exploité dans le futur, au 20e siècle, par les surréalistes notamment.  Ceci est donc un chef-d'oeuvre comme aurait pu dire Marcel Duchamp ! 

Rappel biographique : James Nasmyth, est un  ingénieur et astronome écossais, fils du peintre Alexandre Nasmyth,  qui  montra de bonne heure de grandes aptitudes pour les mathématiques et la mécanique, De 1829 à 1831  il travailla chez le constructeur Maudsley, puis fonda à Particroft, près de Manchester  un important établissement qui prospéra rapidement sous le nom de fonderie Bridgewater et qu'il pourvut d'un outillage perfectionné. Parmi ses nombreuses inventions, il faut surtout citer le marteau-pilon, dont il parait avoir eu l'idée en même temps que le français Bourdon. On lui doit également une cuillère de sûreté pour les fondeurs, un ventilateur pour les mines, un laminoir, une machine marine...  En 1837, il se retira à Penshurst, pour se consacrer à sa passion de l' astronomie et prendre les  toutes premieres photographies du soleil et de la lune jamais faites. Réalisées avec  des appareils de sa propre construction, dont  un télescope réfléchissant de 20 pouces, ces photos comptent parmi les plus remarquables qu'on ait jamais faites. Il a aussi publié Remarks on Tools and Machinery (Londres, 1858); The Moon considered as a Planet, of World and a satellite (1874), en collaboration avec J. Carpenter. 

mardi 20 janvier 2015

Man Ray (1890-1976) - Still-Life with Red Tea Kettle



Man Ray (1890-1976)
Still-Life with Red Tea Kettle (1913)


Man Ray, né Emmanuel Radinsky est un  peintre, photographe et réalisateur de cinéma, acteur du dadaïsme à New York, puis du surréalisme à Paris. Son pseudonyme emprunte trois lettres à son prénom et trois à son nom, et signifie littéralement homme rayon (de lumière), ce qui doit être entendu comme l'homme qui écrit avec la lumière ou photographe.
Refusant toute hiérarchie entre la  peinture et la photographie, il considère la caméra et le pinceau  comme des instruments équivalents à ce qu'est la  machine a écrire pour un  écrivain.
Sa carrière commence à  New York. Avec son ami proche Marcel Duchamp, ils forment la branche américaine du mouvement Dada. Après quelques expériences artistiques infructueuses, notamment une publication sur le Dada new-yorkais en 1920, Man Ray conclut que « Dada ne peut pas vivre à New York ». Il vient alors s'installer à Paris. 
Cette nature morte, très africanisante,  date de sa période Dadaïste.  

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2015- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau 

mercredi 25 mai 2016

Andy Warhol (1928-1987)- Brillo Boxes



Andy Warhol (1928-1987)
Brillo boxes, 1969

Que voit-on ? un compilation de 6 boites de tampons à récurer,  ustensiles de cuisine en aluminium  de la marque Brillo. Avec ce type de natures mortes que Marcel Duchamp n'aurait pas renier, Warhol a révolutionné le genre, pour le meilleur... et pour le pire.  Le thème de la boite de tampons Brillo a été traité à plusieurs reprises par Warhol seule ou en accumulations de plus grand nombre, de même que celui de la soupe en boite Campbell ou des bouteilles de Coca-Cola, offrant à ces objets quotidien de consommation du 20e siècle, à leur formes et à leur graphisme, un statut d'œuvres d'art.

Rappel biographique : On ne présente plus l'artiste américain Andy Warhol, pape du Pop art, (Pope of the pop), sujet de multiples expositions, livres, et films avant et depuis sa mort... Warhol est généralement reconnu comme l'un des très grands artistes du  20e siècle. Avec lui la nature morte peut prendre toutes les formes humoristiques imaginables (et même inimaginables!) des célèbres boîtes de Campbell soup à des oeufs en forme de pastilles colorées (déjà publiés dans ce blog), en passant par des trèfles à 4 feuilles traitées façon capucines et vendus en rouleaux de papier peint. Warhol iconoclaste adoré de son vivant par les grands de ce monde, les élites intellectuelles, les stars d'Hollywood et les riches aristocrates anglos saxons qu'il aimait malmené, était en fait un puritain, très religieux et assez " coincé "...
Tout commence pour lui au début des années 1960, lorsque publicitaire déjà  reconnu, il utilise dans ses dessins une technique directe sur du papier hydrofuge et repasse les contours avec de l'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, en adoptant le vieux principe du buvard. Bien qu'à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Pour Warhol, c'est le contraire : il est tellement connu en tant que publicitaire que son travail artistique n'est pas pris au sérieux. Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, mais c'est un échec. Reconsidérant alors son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol  en sera véritablement le pape.
En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile. 
Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art.
Ses motifs de prédilection sont des noms célèbres de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités...  
Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà largement exploité  par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui ayant conseillé de peindre ce qu'il aimait le plus, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup, pour sa première exposition majeure. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol. Pour lui, l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son extinction. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation.
Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.

vendredi 3 juin 2022

Robert Motherwell (1915-1991) - Black Fruit

Robert Motherwell (1915-1991) Black Fruit Private collection


Robert Motherwell (1915-1991)
Black Fruit
Private collection 

 Que voit on ? Une tache noire  dans laquelle le spectateur est invité a voir un fruit noir. Fruit d'un arbre ? Fruit de la pensée ?   Fruit des fantasmes de l'artiste ? Fruit de l'époque  ?...

Rappel Biographique : Robert Motherwell est généralement associé aux débuts de l'expressionnisme abstrait, c'est-à-dire au premier grand mouvement artistique, aux États-Unis, qui soit émancipé de l'influence du Vieux Continent. Pourtant, Motherwell est sans doute le plus européen des membres de l'École de New York, ainsi nommée pour la distinguer de (et l'opposer à) celle de Paris. Dès 1938, le jeune homme se rend en Europe, qu'il parcourt de la France à l'Écosse, en passant par l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, la Belgique et l'Angleterre. Sa première exposition personnelle est d'ailleurs organisée, l'année suivante, dans la galerie parisienne de Raymond Duncan.  Porteur malgré lui d'un certain esprit européen dans une Amérique des arts revendiquant sa pleine autonomie, Motherwell devient presque naturellement l'ambassadeur des surréalistes exilés à New York pendant la Seconde guerre mondiale. Il se lie aussi avec le peintre Roberto Matta, qu'il accompagne au Mexique durant six mois, en 1941. mais aussi avec André Breton, Max Ersnt, Marcel Duchamp, André Masson et Yves Tanguy.  Il faudra attendre  encore deux bonne années  pour que Motherwell côtoie régulièrement ses compatriotes Jackson Pollock,et William Baziotes Willem De Kooning et Hans Hofmann, qui sont les principaux champions de l'expressionnisme abstrait américain.  
En 1943, il réalise ses premiers collages à l’invitation de Peggy Guggenheim qui compte les exposer dans sa galerie aux côtés de ceux de Baziotes et Pollock. 
En 1945 il dirige la publication d’une collection de textes théoriques sur l’art moderne européen sous le titre de The Documents of Modern Art. En 1946, il participe à l’exposition « Fourteen Americans » organisé par le MOMA de New York.

En 1948, avec Baziotes, David Hare, Barnett Newman et le peintre Mark Rothko, il fonde l’école « Subjects of the Artists ». Il commence un tableau intitulée Elegy consacré à la République espagnole de 1936. Ce tableau ne sera achevé qu'en 1976.
De 1950 à 1958, Robert Motherwell donne des cours au Hunter College de New York. Il représente les États-Unis à la Biennale de Venise de 1950 et celle de São Paulo en 1961.

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2022 - A Still Life Collection
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samedi 14 juillet 2018

Robert Motherwell (1915-1991) - Ochre Still Life, with Blue Stripe,

https://astilllifecollection.blogspot.com/2018/07/robert-motherwell-1915-1991-ochre-still.html

Robert Motherwell  (1915-1991) 
Ochre Still Life, with Blue Stripe, 1966
RISD Museum, Providence.

 Que voit-on ? Une des rares, peut être même la seule nature morte intitulée comme telle, de ce peintre américain  nature morte abstraite donc  dans laquelle, de l'aveu du titre, l'ocre et la bande bleue sont le principales composantes. 

Rappel Biographique : Robert Motherwell est généralement associé aux débuts de l'expressionnisme abstrait, c'est-à-dire au premier grand mouvement artistique, aux États-Unis, qui soit émancipé de l'influence du Vieux Continent. Pourtant, Motherwell est sans doute le plus européen des membres de l'École de New York, ainsi nommée pour la distinguer de (et l'opposer à) celle de Paris. Dès 1938, le jeune homme se rend en Europe, qu'il parcourt de la France à l'Écosse, en passant par l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, la Belgique et l'Angleterre. Sa première exposition personnelle est d'ailleurs organisée, l'année suivante, dans la galerie parisienne de Raymond Duncan.  Porteur malgré lui d'un certain esprit européen dans une Amérique des arts revendiquant sa pleine autonomie, Motherwell devient presque naturellement l'ambassadeur des surréalistes exilés à New York pendant la Seconde guerre mondiale. Il se lie aussi avec le peintre Roberto Matta, qu'il accompagne au Mexique durant six mois, en 1941. mais aussi avec André Breton, Max Ersnt, Marcel Duchamp, André Masson et Yves Tanguy.  Il faudra attendre  encore deux bonne années  pour que Motherwell côtoie régulièrement ses compatriotes Jackson Pollock,et William Baziotes Willem De Kooning et Hans Hofmann, qui sont les principaux champions de l'expressionnisme abstrait américain.  
En 1943, il réalise ses premiers collages à l’invitation de Peggy Guggenheim qui compte les exposer dans sa galerie aux côtés de ceux de Baziotes et Pollock. 
En 1945 il dirige la publication d’une collection de textes théoriques sur l’art moderne européen sous le titre de The Documents of Modern Art. En 1946, il participe à l’exposition « Fourteen Americans » organisé par le MOMA de New York.
En 1948, avec Baziotes, David Hare, Barnett Newman et le peintre Mark Rothko, il fonde l’école « Subjects of the Artists ». Il commence un tableau intitulée Elegy consacré à la République espagnole de 1936. Ce tableau ne sera achevé qu'en 1976.
De 1950 à 1958, Robert Motherwell donne des cours au Hunter College de New York. Il représente les États-Unis à la Biennale de Venise de 1950 et celle de São Paulo en 1961.

lundi 6 juillet 2015

Tobeen (1880-1938)



Tobeen (1880-1938)
Bol, pichet et citrons


Tobeen ou Felix Tobeen est le pseudonyme du peintre français  Félix-Élie Bonnet.
Tobeen séjourne beaucoup au pays basque avant de partir en 1910 pour Paris,où il est en contact avec  Pablo Picasso, Georges Braque et avec le cercle des frères Duchamp (Gaston, Raymond et Marcel). Mais Tobeen n'est ni un citadin ni un mondain. Il aime trop le grand air, la liberé, la mer, la campagne... En 1920, il s'installe à Saint-Valery-sur-Somme et y demeurera toute sa vie durant.  Les tableaux, les dessins et les gravures sur bois de Tobeen montrent les traces de sa période parisienne et sa passion pour la poésie.
 Il a peint très peu de natures mortes.