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vendredi 15 janvier 2016

Vincent van Gogh (1853-1890) - Nature morte, 1885

Vincent van Gogh (1853-1890) Nature morte, 1885. Huile sur toile, 78 x 65 cm Van Gogh Museum, Amsterdam.


Vincent van Gogh (1853-1890)
Nature morte, 1885.
Huile sur toile, 78 x 65 cm
Van Gogh Museum, Amsterdam.

Que voit-on ?  Sur une table recouverte d'un drapé qui pourrait figurer un autel dressé à la hâte : une bible ouverte, un recueil de cantiques qui porte un titre presque lisible et deux bougies éteintes dont une perdue dans le lointain. Les couleurs (rouge, jaune, bleu) apposées ici et là sur les pages de la Bible laissent imaginer qu'il s'agit d'un ouvrage ancien et enluminé. Ce sont d'ailleurs les seules touches de couleur de cette œuvre presque monochrome. On remarquera accessoirement que cette nature morte mêle le plus élevé des genres picturaux de la peinture hollandaise ancienne (le genre religieux) et le plus bas (la nature morte). Les spécialistes du peintre pensent que l'hyper-religiosité de Van Gogh était liée à ses problèmes médicaux et serait un des symptômes de l'épilepsie du lobe temporal dont il était atteint. Il faut ajouter à cela que, d'une façon générale, Van Gogh n'a jamais été complètement à l'aise avec la perte de la foi qui l'avait conduit pendant toute sa jeunesse et le début de sa vie d'adulte. Dans sa vie de peintre, il passa souvent d'un excès à l'autre dans ce domaine, peignant des tableaux religieux qu'il détruisait aussitôt. Il alla même jusqu'à faire promettre à ses amis du groupe de Pont-Aven, et en particulier à Emile Bernard et Paul Gauguin, de cesser définitivement de peindre des sujets religieux. Cette Nature morte fait partie comme sa Pieta des quelques sujets qui ont échappé à la destruction.
On peut remarquer devant la Bible, le roman d'Emile Zola, La joie de vivre, dans l'édition Charpentier-Fasquelle.Van Gogh admirait Zola  qui était son auteur préféré. Il le découvrit en 1882 et il le lut jusqu'à la fin de sa vie (1890). Zola influença son œuvre au point que l'on trouve trace de  ses romans dans trois tableaux : deux avec La Joie de vivre et un avec Au Bonheur des Dames (Nature morte : Trois livres). Dans la correspondance de Van Gogh,  le nom de Zola est le plus cité (91 fois).

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandais Vincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres  permettant de passer en revue a peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait  certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se contentent  de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine. Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles.  Pour d'autres par contre comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre  de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.  Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh  écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

samedi 19 juillet 2014

Vincent van Gogh (1853-1890) - Nature morte au verre d'absinthe


Vincent van Gogh  (1853-1890)
Nature morte au verre d'absinthe (1887)
Van Gogh Museum, Amsterdam


Que voit on ? Bien que Van Gogh ait consommé de l'absinthe partout où il passait, cette nature morte a été peinte à Auvers-sur-Oise, sur la table de la salle a manger de l'Auberge Ravoux où il résidait  dans la chambre n° 75 et ou il vécut ses 70 derniers jours. Qui connait l'auberge Ravoux - que l'on peut toujours visiter aujourd'hui -  est surpris par la lumière ensoleillée et la dominante jaune qui baigne ce tableau et que l'on ne retrouve à aucun moment ans cette auberge plutôt sombre.  L’absinthe apparait ici dans sa plus simple expression. Il est remarquable que la couleur jaunâtre de la  " fée verte " imprègne la toile comme dans une transparence. Elle se trouve partout  sur la nappe, dans les reflets de l’eau, dans la carafe et même dans la rue derrière la vitre.
C’est Toulouse Lautrec qui initia Vincent van Gogh à l’absinthe. Ils s’étaient rencontrés à l’atelier Cormon. Ensemble ils passaient des nuits entières au café le Tambourin nouveau lieu de rendez-vous des néo impressionnistes. C’est sur les conseils de Toulouse Lautrec que Vincent van Gogh qui ne se plaisait pas à Paris était parti en Arles. Les témoignages selon lesquels Vincent consommait beaucoup d’absinthe sont nombreux. Paul Signac rendant visite à Vincent écrit : « … n’ayant pas de vraie maison dans cette ville, il prenait un siège à la terrasse d’un café. Et les eau-de-vie et les absinthes se succédaient à un rythme rapide »
Certaines théories médicales ont  laissé entendre que le goût de Van Gogh pour l'utilisation de la couleur jaune pourrait être lié à son amour de l'absinthe. En effet, cet alcool dans la formulation où on le consommait à l'époque  (et qui a été interdite par décret préfectoral depuis lors) contenait une neurotoxine, la thuyone (extrait du Thuya), qui à forte dose, pouvait causer un trouble de la vision connu sous le nom de la xanthopsie et amenant à voir les objets en jaune. Une étude réalisée en 1991 a mis en évidence qu'un consommateur d'absinthe sombrerait dans l'inconscience en raison de la teneur en alcool avant d'avoir pu ingérer suffisamment de thuyone, mais il est possible que van Gogh ait été suffisamment imbibé pour  présenter ce trouble. 
Une autre théorie suggère que le docteur Gachet aurait prescrit à Van Gogh de la digitaline pour traiter ses troubles épileptique, substance qui pourrait entraîner une vision teintée de jaune et des changements dans la perception de la couleur d'ensemble. 
Qu'elle qu'en soit la raison, c'est une des seules toiles de van Gogh qui soit baignée à ce point et très étrangement d'une  telle lumière... de bonheur.

Rappel biographique :  A l’époque où Vincent arrive à Paris. Théo connaît bien Camille Pissarro, dont il vend les tableaux depuis plusieurs années. Celui-ci est un artiste très accessible, toujours ouvert aux questions de la jeune génération. Vivant avec sa famille en province, à Eragny, il se consacre surtout aux scènes rurales qui l’entourent. Son intérêt pour les paysans et les travaux des champs ne peut qu’éveiller de profondes résonances chez Van Gogh, qui se passionne lui-même pour ce thème.  De toute évidence, la personnalité et l’œuvre de cet artiste apportent à Van Gogh un réconfort rare dans la capitale française. L’influence des Pissarro sur la découverte du néo-impressionnisme par Van Gogh est incontestable. Camille, séduit par ce nouveau style, modifie sa manière de peindre en conséquence. Sans doute Pissarro aide-t-il aussi Van Gogh à entrer en relations avec Ies néo-impressionnistes. Au printemps 1886, Seurat présente au Salon des indépendants sa grande toile « Un dimanche à la Grande Jatte-1884 ». Son nouveau style pictural, qui diffère radicalement de l’impressionnisme, tant par la théorie que par la technique, est aussitôt acclamé par la critique. Van Gogh visite probablement le Salon des indépendants de 1886 peu après son arrivée à Paris, mais il lui faut au moins jusqu’à la fin de l’année pour mesurer l’importance du néo-impressionnisme. Cet hiver-là, il rencontre Signac, avec qui il ira, au printemps suivant, peindre en banlieue. Signac l’aide à comprendre les nouveaux principes néo-impressionnistes, afin que Vincent puisse appliquer cette connaissance à ses propres oeuvres. 


mercredi 14 avril 2021

Vincent van Gogh (1853-1890) - Verre avec Roses Jaunes

Vincent van Gogh (1853-1890) Verre avec Roses Jaunes , 1886, Van Gogh Museum, Amsterdam, natures mortes


Vincent van Gogh (1853-1890)
Verre avec Roses Jaunes , 1886
Huile sur carton , 35 x 27cm
Van Gogh Museum, Amsterdam 

Que voit on ?  Dans une atmosphère assez sombres et des couleurs éteintes  (principalement dues à la mauvaise qualité des pigments utilisés et au support (en carton) : deux roses jetées aàla hâte dans un verre d'eau.

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandais Vincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les Tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. et par Les Iris. D'autres natures mortes moins célèbres permettant de passer en revue à peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se sont contenté de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.
Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles. Pour d'autres par contre, comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.
Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

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samedi 21 juillet 2018

Vincent van Gogh (1853-1890) - Nature morte au chapeau de paille


Vincent van Gogh (1853-1890)
Nature morte au chapeau de paille, 1881
Kroller-Müller Museum, Otterlo

Que voit on ? Une nature morte au chapeau de paille et à la pipe sur un entablement de bois assez rustique comportant aussi une théière, un pot à sucre ou à confiture, une bouteille opaque, un linge blanc froissé,  une boîte d'allumette et un  pain de thé ou de tabac sec. Bien que réalisée neuf ans avant la mort de Van Gogh, cette toile est d'une facture extrêmement classique avec une technique de pâte très diluée.Vincent  van Gogh a alors 28 ans et il est revient vivre en Hollande dans la maison familiale après un court séjour en Belgique. C'est aussi l'année où son frère Theo est nommé gérant de la succursale de Goupil & Cie sur le boulevard Montmartre à Paris et où il  décide alors de subvenir aux besoins de son frèreVincent. 

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandais Vincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre août 1888 et janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres  permettant de passer en revue à peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie et notamment avant 1880 où il peignit pas moins de 2000 toiles et dessins.
Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait  certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se contentent  de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine. Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles.  Pour d'autres par contre comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre  de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.  Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh  écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

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samedi 3 novembre 2018

Vincent van Gogh (1853-1890) - Nature morte avec oranges et gants bleus


http://astilllifecollection.blogspot.com

Vincent van Gogh  (1853-1890)
Nature morte avec oranges et gants bleus, 1889
huile sur toile  (48 × 62 cm)
National Gallery of Art, Washington DC.
Collection of Mr. and Mrs. Paul Mellon.

Que voit on ?  Le peintre semble avoir été séduit par  les formes et les couleurs des agrumes rangés dans le panier en osier et par la façon dont leurs diverses formes lisses s'opposaient au treillage de la paille séchée, le tout mis en valeur par les aiguilles épineuses des branches de cyprès. Vincent van Gogh a peint cette nature morte  peu après sa sortie de l'hôpital, où il se remettait des journées tragiques vécues pendant le court séjour de Paul Gauguin à Arles. Dans une longue lettre à son frère Theo, en date du 23 janvier 1889, il mentionne la création de cette peinture parallèlement à plusieurs autres problèmes, notamment la nécessité de gagner de l'argent grâce à la vente de ses tableaux. On peut donc penser qu'il l'a peint la destinant explicitement à un marchand. Dans cette même  lettre, Van Gogh insiste sur l' «allure chic» de ce tableau, due sans doute à l'inclusion des gants bleus (qui sont pourtant de simples gants de jardinage !).   " Cette peinture révèle le sens extraordinairement original de la couleur qu'avait Van Gogh, ainsi que sa façon extrêmement expressive d' appliquer la peinture, à travers l'évocation de la peau cireuse des différents fruits, de la fourrure hérissée des branches et  de la matière molle des gants usés.  "
Ce tableau qui faisait partie de la Collection Melllon légué a la National  Gallery de Washington  était l'un des favori de Rachel «Bunny» Mellon, qui l'avait acquis, avec son mari, en 1962.
Bunny Mellon était une horticultrice, paysagiste et un collectionneuse passionnée.  Elle aimait tant ce tableau  qui concentrait si bien plusieurs de ses passions qu'elle demanda à ce qu'il reste accroché chez elle jusqu'à sa mort en mars 2014, malgré la donation que son mari avait faite à la National Gallery of Art en 1999.... ce qui fut respecté.

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandaisVincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres  permettant de passer en revue a peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait  certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se sont contenté  de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.
Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles.  Pour d'autres par contre comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre  de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.
 Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh  écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

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vendredi 30 août 2019

Vincent van Gogh (1853-1890) - Nature morte aux moules et crevettes

https://astilllifecollection.blogspot.com/2019/08/vincent-van-gogh-1853-1890-nature-morte.html

Vincent van Gogh (1853-1890)
Nature morte aux moules et crevettes, 1886
Van Gogh Museum Amsterdam

Que voit on ?  Ce que décrit le titre  prétexte pour van Gogh à variations sur le rouge, le noir et le blanc. alors que cette nature morte est présentée au sol,  référence (inconsciente ou pas) aux natures  mortes de l'âge d'or hollandais qui présentait ainsi souvent les natures mortes à thématique marine.

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandaisVincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres permettant de passer en revue a peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se sont contenté de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.
Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles. Pour d'autres par contre comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.
Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »
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mercredi 23 novembre 2022

Vincent van Gogh (1853-1890) - Une paire de bottes


Vincent van Gogh (1853-1890) Une paire de bottes,1887 Huile sur toile, 32,7 x 41,3 cm Baltimore Museum of Art


Vincent van Gogh (1853-1890)
Une paire de bottes,1887
Huile sur toile, 32,7 x 41,3 cm
Baltimore Museum of Art

Que voit on ?  Le motif des souliers usés que Van Gogh a repris de très nombreuses fois comme dans  Les Souliers  ou dans Nature morte à la paire de Chaussures, 1888,   ou encore Nature morte aux Sabots  rappelle le caractère obsessionnel de certains sujets choisis par le peintre. Faisant fi des conventions ou des règles privilégiant le choix des « beaux » sujets (fleurs, fruits, livres???), Van Gogh va peindre et repeindre inlassablement ces  chaussures délacées, délaissées, usées jusqu'à la corde  qu,i selon certains, donneraient à voir  une humanité aussi émouvante sinon plus que ne pourraient le faire une série de portraits.  Concernant  cette parie en particulier, un collègue étudiant de Van Gogh à Paris rapporta qu'il les avait acheté au marché aux puces avec l'intention de les utiliser pour  une nature morte. Ne les trouvant pas assez "parlantes",  il aurait décidé de les porter lors d'une longue promenade sous la pluie. C'est en revenant de cette promenade qu'il décida de les peindre. 

Rappel biographique : Au début du mois de mars 1886, Vincent van Gogh rejoint son frère Theo à Montmartre, avec l'envie de s'informer sur les nouveautés de la peinture impressionniste. À l'époque, Theo est gérant de la galerie montmartroise Boussod, Valadon & Cie. Seule la connaissance du milieu artistique parisien peut véritablement permettre à Van Gogh de renouveler et d'enrichir sa vision. Cette année-là est celle de la dernière exposition impressionniste que Vincent découvre, et en 1887 doit avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet. Paris se prépare alors à accueillir plusieurs expositions : en plus du Salon, où sont exposées les œuvres de Puvis de Chavannes, Van Gogh visite les salles de la cinquième exposition internationale à la galerie Georges Petit, qui présente des toiles d'Auguste Renoir et de Claude Monet. Ces derniers n'avaient pas souhaité participer à la huitième et dernière exposition des impressionnistes, qui offrait le spectacle d'un groupe déchiré, entre les défections et les nouvelles arrivées, et ouvrait ses portes à la nouveauté du moment, le néo-impressionnisme, avec la toile de Georges Seurat, Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte. À Paris dans les années 1886-1887, Van Gogh fréquente un moment l’Académie du peintre Cormon, où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec, de Louis Anquetin, d’Émile Bernard ainsi que de John Peter Russell. Ce dernier réalise son portrait. Il rencontre également, par l’intermédiaire de son frère, presque tous les impressionnistes, en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin. Dans la boutique du père Tanguy, il devient l'ami de Paul Signac. Sous l’influence des estampes japonaises, ses compositions acquièrent peu à peu davantage de liberté et d’aisance, tandis qu’il s’essaie à la technique de l’aplat coloré. Pissarro l’initie également aux théories nouvelles sur la lumière et au traitement divisionniste des tons. La palette de l'artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche s’anime et se fragmente, ceci grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887. Exalté par la ferveur du climat artistique parisien, Van Gogh brûle les étapes de son renouvellement artistique grâce à la fréquentation des peintres les plus anticonformistes du moment : il s'essaye au néo-impressionnisme auprès de Signac et Pissarro, enquête sur les profondeurs psychologiques du portrait avec son ami Toulouse-Lautrec, est précocement informé de la synthèse du cloisonnisme par ses compagnons Louis Anquetin et Émile Bernard, et peut apprécier les toiles exotiques réalisées par Gauguin en Martinique. Régénéré par cette modernité, il est prêt à réaliser son rêve méditerranéen, à la recherche de la lumière aveuglante de la Provence, qui fait resplendir les couleurs pures de la nature, étudiées jusque-là dans sa collection d'estampes japonaises. C'est une période très fertile où son art s'oriente vers l'impressionnisme, mais l'absinthe et la fatigue aggravent son état mental. Le 19 février 1888, il quitte Paris....

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jeudi 8 octobre 2020

Vincent van Gogh (1853-1890) - Branche d'Amandier en Fleurs dans un Verre avec un Livre

 

Vincent van Gogh (1853-1890) Branche d'Amandier en Fleurs dans un Verre avec un Livre 1888 Huile sur toile, 24 cm x 19 cm Collection Privée


Vincent van Gogh (1853-1890)
Branche d'Amandier en Fleurs dans un Verre avec un Livre 1888
Huile sur toile, 24 cm x 19 cm
Collection Privée

Que voit -on  ? Sur un entablement jaune, exactement ce que décrit le titre, le livre à la couverture rose ne portant aucune inscription ni sur la face ni sur la tranche...  


Rappel biographique : Le peintre franco-hollandais Vincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les Tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres permettant de passer en revue à peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se sont contenté de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.
Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles. Pour d'autres par contre, comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.
Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

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dimanche 23 février 2020

Vincent van Gogh (1853-1890) - Branche d'amandier en fleurs dans un verre


 

Vincent van Gogh (1853-1890)
Branche d'amandier en fleurs dans un verre  1888
Huile sur toile, 24 x 19 cm
Van Gogh Museum, Amsterdam

 Que voit on ? Ce que le tire décrit avec précision. Van Gogh s'essaie dans cette composition à une approche japonisante de la nature morte. La ligne rouge qui traverse la toile  et qui figure un liseré de peinture que l'on retrouvait fréquemment sur les murs provençaux de cette époque, peut intriguer le spectateur contemporain.

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandais Vincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres permettant de passer en revue à peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se sont contenté de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.
Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles. Pour d'autres par contre, comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.
Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »
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samedi 31 octobre 2020

Vincent van Gogh (1853-1890) - Vase avec Oeillets



Vincent van Gogh (1853-1890)
Vase avec Oeillets
Huile sur toile 37.5 cm X 46 cm
Stedelijk Museum, Amsterdam

 Que voit on ? Une nature morte de Van Gogh   au tout début de sa carrière de peintre où les œillets ont plutôt tendance à ressembler à des chrysanthèmes qu'aux œillets affichés dans le titre... quoiqu'il en soit, il y a dans cette nature morte une gaieté que l'on ne retrouvera pas souvent chez Van Gogh.

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandais Vincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les Tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. et par Les Iris.   D'autres natures mortes moins célèbres permettant de passer en revue à peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se sont contenté de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.
Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles. Pour d'autres par contre, comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.
Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

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2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


vendredi 13 février 2015

Vincent van Gogh (1853-1890)- Nature morte - Planche à dessiner avec oignons




Vincent van Gogh (1853-1890)
Nature morte - Planche à dessiner avec oignons  (1889)
Huile sur toile, 49x 64cm
Kröller-Müller Museum (Otterlo)

Que voit on ?  Elle a été peinte un an avant la mort  de van Vogh  et prend comme entablement (qui est le grand support classique des natures mortes), la planche à dessin même du peintre.  Sa composition  qui peut paraitre inhabituelle est pourtant d'une grand classicisme n'introduisant aucun éléments qui n'ait déjà figuré dans les natures mortes des grands maîtres hollandais et français : des oignons (l'aliment énergétique par excellence des pauvres et des paysans),  une cruche d'eau en céramique et une bougie (éléments souvent présents dans les natures mortes de Chardin), un livre (de santé apparemment) , une pipe et une blague à tabac, un boîte d'allumettes et une lettre timbrée et oblitérée, sans soute dernier envoie de Théo à Vincent.  Sur le bord du cadre comme écartée : une bouteille de vin ou de bière.  Ce ne sont pas les éléments en eux-mêmes qui sont inhabituels mais leur assemblage qui raconte une vie, celle de Vincent Van Gogh lui-même. 

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandaisVincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres  permettant de passer en revue a peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie.  Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait  certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé,de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se contentent  de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine. Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple,  Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de  Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles.  Pour d'autres par contre comme Salvador Dali, dont les avis a l'emporte piece étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l' œuvre  de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.  Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh  écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »


samedi 15 juillet 2023

Vincent van Gogh (1853-1890) - Nature morte aux godillots


Vincent van Gogh (1853-1890) Les soulirr s- Nature morte aux godillots, 1886 Huile sur toile, 37,5x 45 cm Musée Van Gogh, Amlsterdam


Vincent van Gogh (1853-1890)
Les soulierd - Nature morte aux godillots, 1886
Huile sur toile, 37,5x 45 cm
Musée Van Gogh, Amlsterdam
 

Que voit-on ? Van Gogh a peint à de très nombreuses reprises ce sujet des chaussures, sabots, bottines...(toujours très usées), sujet qui semblait le fascinait et qu'il traitait comme une nature morte. Dans cette composition, c'est une paire de godillots, chaussures commandée par l 'armée française à mr Godillot.    Ceux ci ont beaucoup marché et la semelle retournée et trouée de l'un atteste de l'état avancé d'usure. D'aucun ont voulu y voir une représentation symbolique de sa propre existence.  Pourquoi pas  ?  Si ça peut leur faire plasir !

 Rappel biographique : Au début du mois de mars 1886, Vincent van Gogh rejoint son frère Theo à Montmartre, avec l'envie de s'informer sur les nouveautés de la peinture impressionniste. À l'époque, Theo est gérant de la galerie montmartroise Boussod, Valadon & Cie. Seule la connaissance du milieu artistique parisien peut véritablement permettre à Van Gogh de renouveler et d'enrichir sa vision. Cette année-là est celle de la dernière exposition impressionniste que Vincent découvre, et en 1887 doit avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet. Paris se prépare alors à accueillir plusieurs expositions : en plus du Salon, où sont exposées les œuvres de Puvis de Chavannes, Van Gogh visite les salles de la cinquième exposition internationale à la galerie Georges Petit, qui présente des toiles d'Auguste Renoir et de Claude Monet. Ces derniers n'avaient pas souhaité participer à la huitième et dernière exposition des impressionnistes, qui offrait le spectacle d'un groupe déchiré, entre les défections et les nouvelles arrivées, et ouvrait ses portes à la nouveauté du moment, le néo-impressionnisme, avec la toile de Georges Seurat, Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte. À Paris dans les années 1886-1887, Van Gogh fréquente un moment l’Académie du peintre Cormon, où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec, de Louis Anquetin, d’Émile Bernard ainsi que de John Peter Russell. Ce dernier réalise son portrait. Il rencontre également, par l’intermédiaire de son frère, presque tous les impressionnistes, en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin. Dans la boutique du père Tanguy, il devient l'ami de Paul Signac. Sous l’influence des estampes japonaises, ses compositions acquièrent peu à peu davantage de liberté et d’aisance, tandis qu’il s’essaie à la technique de l’aplat coloré. Pissarro l’initie également aux théories nouvelles sur la lumière et au traitement divisionniste des tons. La palette de l'artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche s’anime et se fragmente, ceci grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887. Exalté par la ferveur du climat artistique parisien, Van Gogh brûle les étapes de son renouvellement artistique grâce à la fréquentation des peintres les plus anticonformistes du moment : il s'essaye au néo-impressionnisme auprès de Signac et Pissarro, enquête sur les profondeurs psychologiques du portrait avec son ami Toulouse-Lautrec, est précocement informé de la synthèse du cloisonnisme par ses compagnons Louis Anquetin et Émile Bernard, et peut apprécier les toiles exotiques réalisées par Gauguin en Martinique. Régénéré par cette modernité, il est prêt à réaliser son rêve méditerranéen, à la recherche de la lumière aveuglante de la Provence, qui fait resplendir les couleurs pures de la nature, étudiées jusque-là dans sa collection d'estampes japonaises. C'est une période très fertile où son art s'oriente vers l'impressionnisme, mais l'absinthe et la fatigue aggravent son état mental. Le 19 février 1888, il quitte Paris....
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2023 - Une Collection de Natures Mortes
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vendredi 21 septembre 2018

Vincent van Gogh (1853-1890) - Two Crabs

https://astilllifecollection.blogspot.com/

Vincent van Gogh (1853-1890)
 Two crabs, 1889
The National  Gallery,  London 

 Que voit on ? Il est généralement admis chez les spécialistes de Van Gogh que cette nature morte a été peinte peu après sa sortie de l'hôpital d'Arles en janvier 1889. Le 7 janvier, il  écrit à son frère Theo : « Je vais retourner travailler demain. Je commencerai par faire une ou deux natures mortes pour m'habituer à repeindre ». Il est probable qu'il se soit inspiré pour celle-ci d'une gravure sur bois de Hokusai, «Crabs», reproduite dans le numéro de mai 1888 de « Le Japon Artistique »,  et envoyée à Vincent par Theo en septembre de la même année  (aujourd'hui visible au Victoria and Albert Museum ou ici dans ce blog). Dans une peinture apparentée au musée Van Gogh, à Amsterdam, le crabe est représenté couché sur le dos. Ici, c'est probablement le même crabe, montré à la fois sur le dos (en haut)  et à l'endroit (en bas).  L'artiste a utilisé un assez grande variété de coups de pinceau pour transmettre la texture. Des traits parallèles sculptent la forme de la créature sur une surface assez exubérante qui pourrait figurer celle de la mer.

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandaisVincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres  permettant de passer en revue a peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait  certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se contentent  de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine. Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles.  Pour d'autres par contre comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre  de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.  Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh  écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

2018 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau, #AStillLifeCollection, #NaturesMortes 


mardi 4 août 2020

Vincent van Gogh (1853-1890) - Glaïeuls






Vincent van Gogh (1853-1890)
Glaïeuls, 1886
Collection privée

 Que voit on ?  Bien que ses portraits et paysages soient ses œuvres les plus connues, Van Gogh a peint un nombre assez considérable de natures mortes. Un bouquet de glaïeuls blancs, jaunes et rouges dans un vase en céramique décorée. L'un deux git sur l'entablement....
Ici sa façon de peindre est à mi-chemin entre les œuvres de jeunesse et les œuvres Saint-Rémoises ou Arlésiennes. 

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandais Vincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres permettant de passer en revue à peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se sont contenté de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.
Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles. Pour d'autres par contre, comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.
Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

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samedi 25 avril 2020

Vincent van Gogh (1853-1890) - Vase de roses


 

Vincent van Gogh (1853-1890)
Vase de roses, 1890
Collection privée

Que voit on ? Une magnifique composition de  van Gogh réaliséé l'année même de sa mort.  Se déclinant en vert (dominant), blancs et jaunes avec une pointe de rose pour les fleurs en boutons, ce bouquet dui semble comme aspiré vers le haut  sous le vent, adopte une posture très japonisante, souvenir des influences permanentes du peintre, très au delà de coup de couteaux cinglants des années saint rémoises et arlésiennes.

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandais Vincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres permettant de passer en revue à peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se sont contenté de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.
Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles. Pour d'autres par contre, comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.
Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

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mercredi 26 mars 2014

Vincent Van Gogh (1853-1890) - Nature morte aux harengs sur feuille de papier jaune



Vincent Van Gogh (1853-1890) 
Nature morte aux harengs sur feuille de papier jaune (1889)
Collection privée

Que voit on ?  Ce que l'on voit est décrit par Vincent van Gogh  lui-me^me dans un lettre à son frère Theo en date  du  24 Mars 1889 :  " Je t’écris pour te dire que j’ai vu Signac, ce qui m’a fait considérablement du bien. Il a été bien brave et bien droit et bien simple lorsque la difficulté se manifestait d’ouvrir ou non de force la porte close par la police, qui avait démoli la serrure. On a commencé par ne pas vouloir nous laisser faire et en fin de compte nous sommes pourtant rentrés. Je lui ai donné en souvenir une nature morte qui avait exaspéré les bons gens d’armes de la ville d’Arles, parce que cela représentait deux harengs fumés, qu’on nomme gendarmes comme tu sais. [...]


Rappel biographique : Le peintre franco-hollandaisVincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres  permettant de passer en revue a peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie.  Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait  certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé,de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se contentent  de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple,  Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de  Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles.  Pour d'autres par contre comme Salvador Dali, dont les avis a l'emporte piece étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l' œuvre  de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.  Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh  écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

dimanche 9 janvier 2022

Vincent van Gogh (1853-1890) - Nature morte aux sabots

Vincent van Gogh (1853-1890), Nature morte aux sabots, Collection privée



Vincent van Gogh (1853-1890)
Nature morte aux sabots
Collection privée

Que voit on ? Toute sa courte vie durant, Vincent Van Gogh fut fasciné par le motif des chaussures, sabots et godillots qu'il peignit beaucoup et dans tous leurs  états... avec une nette préférence pour les états délabrés plutôt que pour le flambant neuf ! Ainsi dans le genre le plus bas de la hiérarchie picturale qu'étaient les natures mortes, Van Gogh choisit) à certains moments de sa vie de peindre (surtout autour de 1888) le sujet le moins noble qui soit et dans l'état le plus pitoyable que l'on puisse imaginer !   Une excellente indication de ce qui pouvait se passer à l'intérieur de sa personne à la fin de sa vie et de la perception du monde qu'il pouvait alors avoir. 


Rappel biographique : Au début du mois de mars 1886, Vincent rejoint son frère Theo à Montmartre, avec l'envie de s'informer sur les nouveautés de la peinture impressionniste. À l'époque, Theo est gérant de la galerie montmartroise Boussod, Valadon & Cie. Seule la connaissance du milieu artistique parisien peut véritablement permettre à Van Gogh de renouveler et d'enrichir sa vision. Cette année-là est celle de la dernière exposition impressionniste que Vincent découvre, et en 1887 doit avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet. Paris se prépare alors à accueillir plusieurs expositions : en plus du Salon, où sont exposées les œuvres de Puvis de Chavannes, Van Gogh visite les salles de la cinquième exposition internationale à la galerie Georges Petit, qui présente des toiles d'Auguste Renoir et de Claude Monet. Ces derniers n'avaient pas souhaité participer à la huitième et dernière exposition des impressionnistes, qui offrait le spectacle d'un groupe déchiré, entre les défections et les nouvelles arrivées, et ouvrait ses portes à la nouveauté du moment, le néo-impressionnisme, avec la toile de Georges Pierre Seurat, Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte. À Paris dans les années 1886-1887, Van Gogh fréquente un moment l’Académie du peintre Cormon, où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec, de Louis Anquetin, d’Émile Bernard ainsi que de John Peter Russell. Ce dernier réalise son portrait. Il rencontre également, par l’intermédiaire de son frère, presque tous les impressionnistes, en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin. Dans la boutique du père Tanguy, il devient l'ami de Paul Signac. Sous l’influence des estampes japonaises, ses compositions acquièrent peu à peu davantage de liberté et d’aisance, tandis qu’il s’essaie à la technique de l’aplat coloré. Pissarro l’initie également aux théories nouvelles sur la lumière et au traitement divisionniste des tons. La palette de l'artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche s’anime et se fragmente, ceci grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887. Exalté par la ferveur du climat artistique parisien, Van Gogh brûle les étapes de son renouvellement artistique grâce à la fréquentation des peintres les plus anticonformistes du moment : il s'essaye au néo-impressionnisme auprès de Signac et Pissarro, enquête sur les profondeurs psychologiques du portrait avec son ami Toulouse-Lautrec, est précocement informé de la synthèse du cloisonnisme par ses compagnons Louis Anquetin et Émile Bernard, et peut apprécier les toiles exotiques réalisées par Gauguin en Martinique. Régénéré par cette modernité, il est prêt à réaliser son rêve méditerranéen, à la recherche de la lumière aveuglante de la Provence, qui fait resplendir les couleurs pures de la nature, étudiées jusque-là dans sa collection d'estampes japonaises. C'est une période très fertile où son art s'oriente vers l'impressionnisme, mais l'absinthe et la fatigue aggravent son état mental. Le 19 février 1888, il quitte Paris....

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jeudi 3 avril 2014

Vincent van Gogh (1853-1890) - Raisins, citrons, poires et pommes




Vincent van Gogh (1853-1890) 
Raisins, citrons, poires et pommes (1887)
Art Institute of Chicago

Que voit-on ? Plein cadre, comme emportés dans un tourbillon lumineux bleuté, comme sorties d'une hallucination due à l'absinthe que le peintre consommait alors beaucoup,  une valse de fruits surgis d'on ne sait où et  fuyant dans un mouvement ascendant vers la droite. Cette valse végétale hallucinée donne à Van Gogh  l'occasion d'une somptueuse valse de couleurs. Cette toile a été peinte trois ans avant la mort de Van Gogh. Certaines feuilles (à gauche et en haut) semble se déchirer et se fondre à la pâte de la peinture elle même ....

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandaisVincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres  permettant de passer en revue a peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie.  Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait  certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé,de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se contentent  de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple,  Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de  Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles.  Pour d'autres par contre comme Salvador Dali, dont les avis a l'emporte piece étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l' œuvre  de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.  Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh  écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »







dimanche 10 mai 2020

Vincent van Gogh (1853–1890) - Vase japonais avec Roses et Anémones



 

Vincent van Gogh (1853–1890)
Vase japonais avec Roses et Anémones, Juin 1890
Musée d'Orsay. Paris

Que voit on  ? Sur un entablement d'une couleur orange très vive orange se détachant sur un mur gris, une vase japonisant contenant un bouquet d'anémones multicolores et de roses blanches. Sur l'entablement une rose dont la couleur rose tranche avec l'orange vif.  Cette toile est d'autant plus émouvantes que c'est l'une des dernières que an Gogh ait peinte, un mois précisément avant de disparaitre...

Rappel biographique : Le peintre franco-hollandais Vincent van Gogh a peint énormément de natures mortes dont les plus célèbres sont sans doute constituées par la série des sept tableaux "Les tournesols " qu'il peignit à Arles entre Août 1888 et Janvier 1889. D'autres natures mortes moins célèbres permettant de passer en revue à peu près tous les styles du peintre, ont été exécutées à diverses époques de sa vie. Van Gogh peignait sur des toiles souvent déjà apprêtées, qu'il pouvait réutiliser, soit en grattant l'œuvre précédente, soit en la recouvrant d'une nouvelle couche. Il employait certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps. Les couleurs originelles sont donc souvent perdues, entraînant des difficultés de restauration. Pour certains tableaux les restaurateurs ont décidé de ne pas « recoloriser » le tableau, mais se sont contenté de stopper les dégradations et de proposer un éclairage avec des filtres colorés pour restituer les teintes d'origine.
Pour les historiens de l’art, Van Gogh est un précurseur qui a ouvert à la peinture de nouvelles voies. Par exemple, Derain et Vlaminck sont directement rattachés à l'art de Van Gogh « par l'emploi de couleurs pures en larges touches ». Pour les amateurs d'art, il reste un maître à l’égal de Leonard de Vinci ou de Rembrandt avec une production très importante et une trajectoire artistique fulgurante en durée et par ses styles. Pour d'autres par contre, comme Salvador Dali, dont les avis à l'emporte pièce étaient connus, Van Gogh était " tout sauf un peintre ". Pour le grand public, l'œuvre de Van Gogh est aujourd'hui accessible dans les plus grands musées du monde.
Dans sa dernière lettre, trouvée dans sa poche le jour de son suicide, Vincent van Gogh écrit : « Eh bien vraiment nous ne pouvons faire parler que nos tableaux »

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dimanche 8 mars 2026

Vincent van Gogh (1853-1890) - Ail dans un pot


Vincent van Gogh (1853-1890), Ail dans un pot, 1887 Huile sur toile 31.9 x 22 cm.  Van Gogh Museum, Amsterdam.

Vincent van Gogh (1853-1890)
Ail dans un pot, 1887
Huile sur toile 31.9 x 22 cm. 
Van Gogh Museum, Amsterdam

 Rappel biographique : Au début du mois de mars 1886, Vincent van Gogh rejoint son frère Theo à Montmartre, avec l'envie de s'informer sur les nouveautés de la peinture impressionniste. À l'époque, Theo est gérant de la galerie montmartroise Boussod, Valadon & Cie. Seule la connaissance du milieu artistique parisien peut véritablement permettre à Van Gogh de renouveler et d'enrichir sa vision. Cette année-là est celle de la dernière exposition impressionniste que Vincent découvre, et en 1887 doit avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet. Paris se prépare alors à accueillir plusieurs expositions : en plus du Salon, où sont exposées les œuvres de Puvis de Chavannes, Van Gogh visite les salles de la cinquième exposition internationale à la galerie Georges Petit, qui présente des toiles d'Auguste Renoir et de Claude Monet. Ces derniers n'avaient pas souhaité participer à la huitième et dernière exposition des impressionnistes, qui offrait le spectacle d'un groupe déchiré, entre les défections et les nouvelles arrivées, et ouvrait ses portes à la nouveauté du moment, le néo-impressionnisme, avec la toile de Georges Seurat, Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte. À Paris dans les années 1886-1887, Van Gogh fréquente un moment l’Académie du peintre Cormon, où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec, de Louis Anquetin, d’Émile Bernard ainsi que de John Peter Russell. Ce dernier réalise son portrait. Il rencontre également, par l’intermédiaire de son frère, presque tous les impressionnistes, en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin. Dans la boutique du père Tanguy, il devient l'ami de Paul Signac. Sous l’influence des estampes japonaises, ses compositions acquièrent peu à peu davantage de liberté et d’aisance, tandis qu’il s’essaie à la technique de l’aplat coloré. Pissarro l’initie également aux théories nouvelles sur la lumière et au traitement divisionniste des tons. La palette de l'artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche s’anime et se fragmente, ceci grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887. Exalté par la ferveur du climat artistique parisien, Van Gogh brûle les étapes de son renouvellement artistique grâce à la fréquentation des peintres les plus anticonformistes du moment : il s'essaye au néo-impressionnisme auprès de Signac et Pissarro, enquête sur les profondeurs psychologiques du portrait avec son ami Toulouse-Lautrec, est précocement informé de la synthèse du cloisonnisme par ses compagnons Louis Anquetin et Émile Bernard, et peut apprécier les toiles exotiques réalisées par Gauguin en Martinique. Régénéré par cette modernité, il est prêt à réaliser son rêve méditerranéen, à la recherche de la lumière aveuglante de la Provence, qui fait resplendir les couleurs pures de la nature, étudiées jusque-là dans sa collection d'estampes japonaises. C'est une période très fertile où son art s'oriente vers l'impressionnisme, mais l'absinthe et la fatigue aggravent son état mental. Le 19 février 1888, il quitte Paris....
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