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mercredi 20 octobre 2021

Berthe Morisot (1841-1895) - Bouquet de fleurs sur une cheminée

 

Berthe Morisot (1841-1895), Bouquet de fleurs sur une cheminée; Aquarelle (dimensions n.d.), Collection privée


Berthe Morisot (1841-1895)
Bouquet de fleurs sur une cheminée
Aquarelle (dimensions n.d.)
Collection privée

 Que voit on ? un bouquet de fleurs dans un vase sur un  manteau de cheminée posé devant un miroir avec un angelot et une coquillage t fermant le cadre sur la gauche. Même si toutes la  plupart des natures mortes de Berthe Morisot ont tendance  a se ressembler, chacune possède cependant un petit supplément d'âme qui la rend unique.  Ce n'est pas le moindre des talents de cette peintre que de parvenir à cet exploit dans les variations autour d'une même thème.

Rappel biographique : La peintre et artiste française Berthe Morisot fut membre fondatrice et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'Impressionnisme. Les étapes de la carrière de Berthe Morisot ne sont pas très marquées car elle a détruit toutes ses œuvres de jeunesse. C'est à peine si l'on discerne une influence d'Édouard Manet ou de Pierre-Auguste Renoir vers la fin de sa vie. Après sa mort, la galerie Durand-Ruel avait organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de 400 pièces ! Berthe Morisot était sans aucun doute une « rebelle » et sa volonté de rupture avec les traditions, la transcendance de ses modèles, et son talent ont fait d'elle « la grande dame de la peinture ». Elle a peint beaucoup de portraits (de femmes et d'enfants principalement), énormément de paysages mais, comparativement, très peu de natures mortes, ce qui les rend d'autant plus rares et appréciables.

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2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

mercredi 18 août 2021

Berthe Morisot (1841-1895) - Roses

Berthe Morisot (1841-1895) Roses, 1894 Collection privée



Berthe Morisot (1841-1895)
Roses, 1894
Huile sur toile
Collection privée

Que voit on ? Dans un vase en verre transparent trois roses : une éclose, une mi-éclose et une en bouton.


Rappel biographique : La peintre et artiste française Berthe Morisot fut membre fondatrice et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'Impressionnisme. Les étapes de la carrière de Berthe Morisot ne sont pas très marquées car elle a détruit toutes ses œuvres de jeunesse. C'est à peine si l'on discerne une influence d'Édouard Manet ou de Pierre-Auguste Renoir vers la fin de sa vie. Après sa mort, la galerie Durand-Ruel avait organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de 400 pièces ! Berthe Morisot était sans aucun doute une « rebelle » et sa volonté de rupture avec les traditions, la transcendance de ses modèles, et son talent ont fait d'elle « la grande dame de la peinture ». Elle a peint beaucoup de portraits (de femmes et d'enfants principalement), énormément de paysages mais, comparativement, très peu de natures mortes, ce qui les rend d'autant plus rares et appréciables.

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mardi 23 octobre 2018

Berthe Morisot (1841-1895) - La cage

http://astilllifecollection.blogspot.com


Berthe Morisot (1841-1895)
La cage, 1885
National Museum of Women on the Arts, Washington DC

Que voit-on ?  Une cage a oiseau vide de ses occupants mis pleine de petites mangeoires en porcelaine de chine et d'un nid douillet en coton rose. Malgré ce luxe et ce confort, point d'oiseau dans cette cage. L'occupant aura préféré la liberté...comme Berthe Morisot elle même d'ailleurs tout au long de sa vie. 

Rappel biographique : La peintre et artiste française Berthe Morisot fut membre fondatrice et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'Impressionnisme. Les étapes de la carrière de Berthe Morisot ne sont pas très marquées car elle a détruit toutes ses œuvres de jeunesse. C'est à peine si l'on discerne une influence d'Édouard Manet ou de Pierre-Auguste Renoir vers la fin de sa vie. Après sa mort, la galerie Durand-Ruel avait organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de 400 pièces !  Berthe Morisot était sans aucun doute une « rebelle » et sa volonté de rupture avec les traditions, la transcendance de ses modèles, et son talent ont fait d'elle « la grande dame de la peinture ».  Elle a peint beaucoup de portraits (de femmes et d'enfants principalement), énormément de paysages mais très peu de natures mortes, ce qui les rend d'autant plus rares et appréciables.
Cette Nature morte à la corbeille de fruits est sensiblement différente du point de vue stylistique du reste de ses peintures. On y décèle l'influence à peine masquée à la fois de Manet et Renoir. On pense notamment à  Fruits sur la table (1864) de Manet  et à Nature morte morte aux pêches et aux raisins de Renoir

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mercredi 7 août 2019

Berthe Morisot (1841-1895) - Jonquilles


Berthe Morisot (1841-1895)
Jonquilles
huile sur toile, 1885 
Collection particulière

Que voit-on ? Un bouquet de jonquilles précieusement nouées entre elles comme surnagent au dessus d'un lac de verdure.   On remarque aussi cette beau bol en porcelaine blanche, lui aussi à motif de fleurs , posé dans une assiette de même matière ornée d'un liseré doré et où un pétale de jonquille semble s'être déjà posé (au milieu à gauche).  D'ailleurs, les fleurs sont partout dans cette petite composition magnifique de Berthe Morisot ,y compris dans l'arrière plan (jardin ou papier peint ? ) où l'on croit discerner des pissenlits en duvets.

Rappel biographique : La peintre et artiste française Berthe Morisot fut membre fondatrice et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'Impressionnisme. Les étapes de la carrière de Berthe Morisot ne sont pas très marquées car elle a détruit toutes ses œuvres de jeunesse. C'est à peine si l'on discerne une influence d'Édouard Manet ou de Pierre-Auguste Renoir vers la fin de sa vie. Après sa mort, la galerie Durand-Ruel avait organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de 400 pièces !  Berthe Morisot était sans aucun doute une « rebelle » et sa volonté de rupture avec les traditions, la transcendance de ses modèles, et son talent ont fait d'elle « la grande dame de la peinture ».  Elle a peint beaucoup de portraits (de femmes et d'enfants principalement), énormément de paysages mais très peu de natures mortes, ce qui les rend d'autant plus rares et appréciables.
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lundi 9 décembre 2019

Berthe Morisot (1841-1895) - Dahlias


Berthe Morisot (1841-1895)
Dahlias, 1876
Collection Privée

Que voit-on ? Un bouquet de dahlias multicolores dans une vase en porcelaine de Paris posé sur une  commode en marqueterie dont la richesse du décor atteste d'un intérieur bourgeois. 
A gauche du vase: un éventail  mi-déplié. A droite : quelques pétales de dahlias tombés des fleurs....  Toute la délicatesse légendaire de Berthe Morisot dans une de ses rares natures mortes.

Rappel biographique : La peintre et artiste française Berthe Morisot fut membre fondatrice et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'Impressionnisme. 
Les étapes de la carrière de Berthe Morisot ne sont pas très marquées car elle a détruit toutes ses œuvres de jeunesse. C'est à peine si l'on discerne une influence d'Édouard Manet ou de Pierre-Auguste Renoir vers la fin de sa vie. Après sa mort, la galerie Durand-Ruel avait organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de 400 pièces ! Berthe Morisot était sans aucun doute une « rebelle » et sa volonté de rupture avec les traditions, la transcendance de ses modèles, et son talent ont fait d'elle « la grande dame de la peinture ». Elle a peint beaucoup de portraits (de femmes et d'enfants principalement), énormément de paysages mais, comparativement, très peu de natures mortes, ce qui les rend d'autant plus rares et appréciables.

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mardi 7 janvier 2020

Berthe Morisot (1841-1895) - Pivoines


 


Berthe Morisot (1841-1895)
Pivoines, 1869
Huile sur toile,  40.8 × 33 cm.
National Gallery of Art, Washington, DC

 Que voit-on ? Sur un entablement en bois verni un verre à pied rempli d'eau et contenant trois pivoines, l'une très déployé, l'autre à peine ouverte et une troisième en bouton.  Un pétale (deux touches de rose) est tombé sur l'entablement.

Rappel biographique : La peintre et artiste française Berthe Morisot fut membre fondatrice et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'Impressionnisme.  Les étapes de la carrière de Berthe Morisot ne sont pas très marquées car elle a détruit toutes ses œuvres de jeunesse. C'est à peine si l'on discerne une influence d'Édouard Manet ou de Pierre-Auguste Renoir vers la fin de sa vie. Après sa mort, la galerie Durand-Ruel avait organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de 400 pièces ! Berthe Morisot était sans aucun doute une « rebelle » et sa volonté de rupture avec les traditions, la transcendance de ses modèles, et son talent ont fait d'elle « la grande dame de la peinture ». Elle a peint beaucoup de portraits (de femmes et d'enfants principalement), énormément de paysages mais, comparativement, très peu de natures mortes, ce qui les rend d'autant plus rares et appréciables.

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mercredi 17 juin 2015

Berthe Morisot (1841-1895) - Nature morte à la pomme coupée et au pichet





Berthe Morisot (1841-1895) (attribuée  à...)
Nature morte à la pomme coupée et au pichet
Collection privée

La peintre et artiste française Berthe Morisot fut membre fondatrice et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'Impressionnisme. Les étapes de la carrière de Berthe Morisot ne sont pas très marquées car elle a détruit toutes ses œuvres de jeunesse. C'est à peine si l'on discerne une influence d'Édouard Manet ou de Pierre-Auguste Renoir vers la fin de sa vie. Après sa mort, la galerie Durand-Ruel avait  organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de 400 pièces !  Berthe Morisot était sans aucun doute une « rebelle » et sa volonté de rupture avec les traditions, la transcendance de ses modèles, et son talent ont fait d'elle « la grande dame de la peinture ».  Elle a peint beaucoup de portraits (de femmes et d'enfants principalement), énormément de  paysages mais très peu de natures mortes, ce qui les rend d'autant plus rares et appréciables.  On ne peut que regretter qu'elle n'en ait pas peint plus, tant celles que nous pouvons voir aujourd'hui atteignent une sorte d'idéal.

2015 - A Still Life Collection 
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dimanche 12 juillet 2020

Berthe Morisot (1841-1895) - Chrysanthèmes ou Corbeille renversée


 

Berthe Morisot (1841-1895)
Chrysanthèmes ou Corbeille renversée 
Collection Privée  (via Christie's London)

Que voit on ? Posé sur le dessus de marbre d'une commode ancienne : un panier renversé contenant des chrysanthèmes blancs et jaunes.

Rappel biographique : La peintre et artiste française Berthe Morisot fut membre fondatrice et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'Impressionnisme. Les étapes de la carrière de Berthe Morisot ne sont pas très marquées car elle a détruit toutes ses œuvres de jeunesse. C'est à peine si l'on discerne une influence d'Édouard Manet ou de Pierre-Auguste Renoir vers la fin de sa vie. Après sa mort, la galerie Durand-Ruel avait organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de 400 pièces ! Berthe Morisot était sans aucun doute une « rebelle » et sa volonté de rupture avec les traditions, la transcendance de ses modèles, et son talent ont fait d'elle « la grande dame de la peinture ». Elle a peint beaucoup de portraits (de femmes et d'enfants principalement), énormément de paysages mais, comparativement, très peu de natures mortes, ce qui les rend d'autant plus rares et appréciables.

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samedi 22 novembre 2014

Berthe Morisot (1841-1895)- Nature morte avec soupière

http://astilllifecollection.blogspot.com


Berthe Morisot (1841-1895)
Nature morte avec soupière

La peintre et artiste française Berthe Morisot fut membre fondatrice et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'ImpressionnismeLes étapes de la carrière de Berthe Morisot ne sont pas très marquées car elle a détruit toutes ses œuvres de jeunesse. C'est à peine si l'on discerne une influence d'Édouard Manet ou de Pierre-Auguste Renoir vers la fin de sa vie. Après sa mort, la galerie Durand-Ruel avait  organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de 400 pièces !  Berthe Morisot était sans aucun doute une « rebelle » et sa volonté de rupture avec les traditions, la transcendance de ses modèles, et son talent ont fait d'elle « la grande dame de la peinture ».  Elle a peint beaucoup de portraits (de femmes et d'enfants principalement), énormément de  paysages mais très peu de natures mortes, ce qui les rend d'autant plus rares et appréciables.  On ne peut que regretter qu'elle n'en ait pas peint plus, tant celles que nous pouvons voir aujourd'hui atteignent une sorte d'idéal.

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lundi 8 juillet 2019

Patrick William Adam (1854-1930) - The dinner table



Patrick William Adam (1854-1930)
The dinner table
Private collection

Que voit on ?  Une nature morte dans la nature morte à savoir  : un élégant intérieur de maison avec sa table de salle à manger  dressée pour un diner à quatre et  un somptueux bouquet de fleur au centre de cette belle table sur laquelle rien ne manque...

Rappel biographique : Né à Edimbourg en Ecosse en 1854, Patrick William Adam a déclaré que l'idée de peindre lui est venue en observant " par les paysages émeraude luxuriants de sa patrie ". Fils d'un célèbre avocat, Patrick choisit une carrière dans les arts plutôt que dans le droit ou la politique. Après des études sous la direction de G.P. Chalmers et W. McTaggart, il partit en voyage en Italie comme à peu près tous les jeunes artistes de son temps, mais aussi en Russie. Exposé à la RSA à l'âge de 18 ans, il en devenant plus tard un membre éminent en y exposant au total plus de 164 peintures là-bas. C'est par l 'art d'un portrait qu'il commence son métier de peintre avant de se spécialiser dans la peinture de paysage. En 1902, Adam déménagea dans une maison nommée Ardilea dans Dirleton Road, à North Berwick et y resta jusqu'à sa mort en 1929. C'est dans cette maison qu'il peignit ce qui fut la marque de son oeuvre : des scènes d'intérieurs intimistes où se mêlent nature morte et paysage. La plupart de ses célèbres intérieurs ont été peints entre 1904 et 1910. Ces intérieurs, toujours réalisés d'une touche légère et aérienne ne sont pas sans rappeler le style impressionniste de Berthe Morisot, de Claude Monet et surtout d'Henri Le Sidaner. Ls sujets des intérieurs n'étant pas particulièrement courant à la RSA, les tableaux d'Adam se vendirent comme des petits pains !
« Les exemples qu'il a envoya à la Royal Academy de Londres datent de ses premières oeuvres, et il est intéressant de noter comment il créa véritablement une mode pour ce type d'oeuvre » (Patrick J. Ford, Peintures intérieures de Patrick W. Adam, RSA, 1920, p.4).
En 1913, un groupe d'artistes partageant les mêmes idées sur l'esthétique qu'Adam fondèrent avec la Société des Huit Parmi eux : F.C.B. Cadell, Sir John Lavery et James Paterson. Leur but était d'organiser des expositions privées pour montrer eux-mêmes leurs oeuvres en dehors du circuit habituels des galeries, des académies et des marchands. Les intérieurs très glamour que Cadell peignit dans les Annes 1920 trouvent sans conteste leur inspiration dans les tableaux d'Adam.
Patrick Adam exposa à la Royal Academy de Londres ainsi qu'à la RSA.

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mardi 6 septembre 2016

Marie Bracquemond (1840-1916) - Bouquet de crevettes 1887

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Marie Bracquemond ( 1840-1916) 
Bouquet de crevettes 1887
Private collection 

Que voit on ?  Posé sur un entablement de pierre : un sac en papier ouvert contenant des crevettes roses. A côté :  dans un beurrier en porcelaine beaucoup plus précieux que le contenant des crevettes, du beurre.  Marie Braquemont - grande portraitiste - a peint très peu de natures mortes, ce qui rend celle-ci peinte presque accidentellement d'autant plus précieuse.

Rappel biographique : Beaucoup d'experts considèrent Marie Bracquemond  comme l'une des trois peintres féminines majeures de l'impressionnisme en compagnie de Berthe Morisot et  de Mary Cassatt. Elève du grand Ingres, elle peignit notamment des fleurs, des natures mortes, des paysages et des scènes d'intérieur ;  elle a aussi exécuté des décorations murales et des dessins pour des vases en céramique. La reconnaissance de son talent est relativement récente. Longtemps influencée par Ingres, notamment dans le portrait qu'elle fait de son fils en 1878, Marie s'éloigne de son maître avec des couleurs claires et des variations dans les tons de blanc dans son t Portrait de femme présenté à la cinquième exposition impressionniste.
Ses débuts de peintre date du Salon de 1859, manifestation où elle expose régulièrement des toiles jusqu’en 1864.  Pour l'Exposition universelle de 1878, elle présente un grand panneau en carreaux de céramique (aujourd'hui disparu) sur le thème des muses des arts réalisé pour le manufacturier Charles Haviland. Edgar Degas en fait le compliment et c’est ce qui conduit Marie Bracquemond à participer en 1879 à la quatrième exposition du groupe impressionniste. Très liée avec Édouard Manet auquel elle tiendra compagnie dans ses derniers moments, elle reproduit son style dans certaines de ses natures mortes (Les Crevettes, 1887) ou des vues de jardin (L'Allée). Elle est aussi très liée avec le couple Sisley qui lui sert de modèle pour le tableau En bateau (Sisley et sa femme)Femme à l'ombrelle (esquisse de Madame Sisley), Sous la lampe (portrait du couple Sisley).
Une grande partie des œuvres de Marie Bracquemond appartient à des collectionneurs privées. On ne les voit que très rarement lors d'expositions de femmes-peintres ou d'impressionnistes. Les œuvres ont généralement pour sujet le paysage de Sèvres ou les coteaux de Bellevue, mais aussi des portraits oщ les variations de couleurs montrent un savoir-faire  très apprécié par ses contemporains, mais hélas injustement tombé un peu dans l'oubli depuis lors. 
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mardi 27 septembre 2022

Eva Gonzales (1849-1883) - Bouquet de fleurs variées avec une jonquille Collection privée

 

Eva Gonzales (1849-1883) Bouquet de fleurs variées avec une jonquille Collection privée



Eva Gonzales (1849-1883)
Bouquet de fleurs variées avec une jonquille
Collection privée

Que voit on ? Un bouquet  de fleurs assez peu identifiables, très différentsde l' esprit dans lequel Eva Gonzales avait peint son célèbre que Roses dans un vase en 1870

Rappel biographique : Eva Gonzales est née à Paris dans une famille bourgeoise d’origine espagnole installée en France. Son père est l’écrivain célèbre Emmanuel Gonzalès. Elle entre, en 1866, à 16 ans, dans l’atelier de Charles Chaplin, homonyme du célèbre acteur de cinéma mais qui était un peintre à la mode chez lequel se précipitait beaucoup de jeunes filles de bonne famille. En mai 1867, elle abandonne sans regret l’atelier, jugeant l’enseignement dispensé par Chaplin, trop classique. Deux ans plus tard, elle rencontre Edouard Manet et devient son élève. Une grande amitié et une admiration réciproque les lient, suscitant la jalousie de Berthe Morisot qui lui envie son amitié avec le maître. Manet exécute le portrait d’Eva en 1869, et l’expose au Salon de 1870 pendant qu’elle présente Le Clairon directement inspiré du Fifre. Eva Gonzalès travaille dans l’esprit du maître de nombreuses natures mortes, des scènes de plein air et sujets intimistes, des aquarelles, des huiles et des pastels. Bien que les sujets de ses toiles soient les mêmes que ceux choisis par les impressionnistes, le style en est différent, plus proche des peintures « espagnoles » des débuts de Manet. Après plusieurs années d’indifférence face à son travail, à partir de 1879 et après l’exposition au Salon d’ Une loge aux Italiens, le public et les critiques d’art s’enthousiasment pour ses œuvres et reconnaissent son talent. Elle se refuse à participer aux Salons Impressionnistes, mais reste très proche de ce courant artistique et de ses amis. En 1879, Eva Gonzalès épouse Henri Guérard, graveur de Manet et peintre occasionnel. Elle meurt brutalement, en 1883, d’une embolie peu après la naissance de leur fils Jean-Raymond Guérard et seulement six jours après le décès de son maître Édouard Manet, alors qu’elle lui préparait un hommage.

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mercredi 17 août 2016

Eva Gonzales (1849-1883) - Nature morte aux oignons

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Eva Gonzales (1849-1883)
Nature morte aux oignons (1871-1872)
Collection Privée

Que voit-on ? Deux oignons et leurs fanes sur un fond neutre. Un traitement extrêmement minimaliste pour l'époque (1871) et pour ce sujet réputé pauvre. Il est traité ici un peu à la façon des planches scientifiques, au détail près que le traitement est impressionniste avant la lettre, en bonne élève de Manet que fut cette  grande  peintre, hélas encore trop méconnue.

Rappel biographique :  Eva Gonzalès est née à Paris dans une famille bourgeoise d’origine espagnole installée en France. Son père est l’écrivain célèbre Emmanuel Gonzalès. Elle entre, en 1866, à 16 ans, dans l’atelier de Charles Chaplin, homonyme du célèbre acteur de  cinéma mais qui était un peintre à la mode chez lequel se précipitait beaucoup de jeunes filles de bonne famille. En mai 1867, elle abandonne sans regret l’atelier, jugeant l’enseignement dispensé par Chaplin, trop classique. Deux ans plus tard, elle rencontre Edouard Manet et devient son élève. Une grande amitié et une admiration réciproque les lient, suscitant la jalousie de Berthe Morisot qui lui envie son amitié avec le maître. Manet exécute le portrait d’Eva en 1869, et l’expose au Salon de 1870 pendant qu’elle présente Le Clairon directement inspiré du Fifre.  Eva Gonzalès travaille dans l’esprit du maître de nombreuses natures mortes, des scènes de plein air et sujets intimistes, des aquarelles, des huiles et des pastels. Bien que les sujets de ses toiles soient les mêmes que ceux choisis par les impressionnistes, le style en est différent, plus proche des peintures « espagnoles » des débuts de Manet. Après plusieurs années d’indifférence face à son travail, à partir de 1879 et après l’exposition au Salon d’ Une loge aux Italiens, le public et les critiques d’art s’enthousiasment pour ses œuvres et reconnaissent son talent. Elle se refuse à participer aux Salons Impressionnistes, mais reste très proche de ce courant artistique et de ses amis. En 1879, Eva Gonzalès épouse Henri Guérard, graveur de Manet et peintre occasionnel. Elle meurt brutalement, en 1883, d’une embolie peu après la naissance de leur fils Jean-Raymond Guérard et seulement six jours après le décès de son maître Édouard Manet, alors qu’elle lui préparait un hommage.

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mercredi 12 juillet 2017

Victor Borisov-Mousatov (1870-1905)


Victor Borisov-Moussatov (1870-1905)
Agave, 1897
The Tretyakov Gallery, Moscow, Russia.

Que voit on ? Un gros plan sur une agave en pot dont quelques feuilles sont flétries  Le cadrage qui coupe volontairement les pointes de toutes les feuilles de même que la palette où se marient de façon franche le vert et le bleu, donnent bien la mesure du talent injustement méconnu en Europe de ce  grand nom de la peinture russe.

Rappel biographique :    Victor Elpidiforovitch Borissov-Moussatov (Виктор Эльпидифорович Борисов-Мусатов), est un peintre russe dont le style mélange l'académisme réaliste et un certain symbolisme post-impressionniste.
Victor fait une chute à l'âge de trois ans qui le laisse bossu toute sa vie. Il entre en 1884 à l'école secondaire de Saratov, où son talent de dessinateur est remarqué par ses professeurs Fiodor Vassiliev et Konovalov. Il étudie donc par la suite à la Société des Beaux-Arts de Saratov, puis à l'Ecole de peinture, de sculpture et d'architecture de Moscou et enfin à l'Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, où il eut notamment Pavel Tchistiakov, comme professeur. Il retourne l'année suivante à Moscou en 1893, sa santé ne supportant pas le climat humide de la capitale impériale.
A partir de 1895 Borissov-Moussatov étudie à Paris dans le fameux atelier de Fernand Cormon, où il a comme condisciples plusieurs peintres marquants de l'époque. Il est notamment fasciné par le style de Puvis de Chavannes et apprécie l'œuvre de Berthe Morisot. Il y reste trois ans.
Après son retour en Russie en 1898, il devient proche du mouvement « Mir Iskousstva » (Le Monde de l'art).  Il cède à ce qu'il appelle « la nostalgie fin-de-siècle », critique l'ennui, la saleté et l'esprit matérialiste de son époque. Cette morosité est due aussi à une certaine gêne matérielle qui n'est atténuée que lorsque les collectionneurs commencent à acheter ses tableaux quelques années plus tard. Il habite de nouveau à Saratov en 1898, fait des séjours dans le domaine des princes Galitzine à Zoubrilovka, puis s'installe à partir de 1903 à Podolsk et enfin à Taroussa. Il décrit un univers onirique et nostalgique d'aristocrates russes dans leurs domaines et délaisse plus tard l'huile pour utiliser une technique combinant le pastel, l'aquarelle et la technique a tempera, ce qui donne un certain effet de subtilité.
Il a  expose dans plusieurs villes d'Allemagne en 1904 et au Salon des Artistes Français en 1905, dont il était devenu membre.

samedi 11 janvier 2020

Eva Gonzalès (1849-1883) - Le Bouquet de fleurs


 


Eva Gonzalès (1849-1883)
Le Bouquet de fleurs, 1873
Collection privée (via Sotheby's)

Que voit on ? Un bouquet de fleurs bleues et mauves enrobés dans un papier d'emballage blanc assez sommaire et posé sur l'entablement d'une commode. Vient-il d'être offert ? Va-t-il l'être sous peu ?   Une main en tout cas l'a déjà fermement tenu, main dont on voit la trace sur le papier. On envie l'heureux propriétaire de cette merveille  !

Rappel biographique : Eva Gonzales est née à Paris dans une famille bourgeoise d’origine espagnole installée en France. Son père est l’écrivain célèbre Emmanuel Gonzalès. Elle entre, en 1866, à 16 ans, dans l’atelier de Charles Chaplin, homonyme du célèbre acteur de cinéma mais qui était un peintre à la mode chez lequel se précipitait beaucoup de jeunes filles de bonne famille. En mai 1867, elle abandonne sans regret l’atelier, jugeant l’enseignement dispensé par Chaplin, trop classique. Deux ans plus tard, elle rencontre Edouard Manet et devient son élève. Une grande amitié et une admiration réciproque les lient, suscitant la jalousie de Berthe Morisot qui lui envie son amitié avec le maître. Manet exécute le portrait d’Eva en 1869, et l’expose au Salon de 1870 pendant qu’elle présente Le Clairon directement inspiré du Fifre. Eva Gonzalès travaille dans l’esprit du maître de nombreuses natures mortes, des scènes de plein air et sujets intimistes, des aquarelles, des huiles et des pastels. Bien que les sujets de ses toiles soient les mêmes que ceux choisis par les impressionnistes, le style en est différent, plus proche des peintures « espagnoles » des débuts de Manet. Après plusieurs années d’indifférence face à son travail, à partir de 1879 et après l’exposition au Salon d’ Une loge aux Italiens, le public et les critiques d’art s’enthousiasment pour ses œuvres et reconnaissent son talent. Elle se refuse à participer aux Salons Impressionnistes, mais reste très proche de ce courant artistique et de ses amis. En 1879, Eva Gonzalès épouse Henri Guérard, graveur de Manet et peintre occasionnel. Elle meurt brutalement, en 1883, d’une embolie peu après la naissance de leur fils Jean-Raymond Guérard et seulement six jours après le décès de son maître Édouard Manet, alors qu’elle lui préparait un hommage.

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jeudi 5 mai 2016

Marie Bracquemond (1840-1916) - Pot de fleurs à Sèvres

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Marie Bracquemond (1840-1916)
Pot de fleurs à Sèvres
Collection privée

Que voit-on ? Sur fond de terrasse ou de veranda qui occupe presque tout le cadre, une série de pots de fleurs  en terre cuite tous concentrés dans le bas de la composition et dont les plantes forment une sorte de jungle végétale presque abstraite.

Rappel biographique : Beaucoup d'experts considèrent Marie Bracquemond  comme l'une des trois peintres féminines majeures de l'impressionnisme en compagnie de Berthe Morisot et  de Mary Cassatt. Elève du grand Ingres, elle peignit notamment des fleurs, des natures mortes, des paysages et des scènes d'intérieur ;  elle a aussi exécuté des décorations murales et des dessins pour des vases en céramique. La reconnaissance de son talent est relativement récente. Longtemps influencée par Ingres, notamment dans le portrait qu'elle fait de son fils en 1878, Marie s'éloigne de son maître avec des couleurs claires et des variations dans les tons de blanc dans son t Portrait de femme présenté à la cinquième exposition impressionniste.
Ses débuts de peintre date du Salon de 1859, manifestation où elle expose régulièrement des toiles jusqu’en 1864.  Pour l'Exposition universelle de 1878, elle présente un grand panneau en carreaux de céramique (aujourd'hui disparu) sur le thème des muses des arts réalisé pour le manufacturier Charles Haviland. Edgar Degas en fait le compliment et c’est ce qui conduit Marie Bracquemond à participer en 1879 à la quatrième exposition du groupe impressionniste. Très liée avec Édouard Manet auquel elle tiendra compagnie dans ses derniers moments, elle reproduit son style dans certaines de ses natures mortes (Les Crevettes, 1887) ou des vues de jardin (L'Allée). Elle est aussi très liée avec le couple Sisley qui lui sert de modèle pour le tableau En bateau (Sisley et sa femme)Femme à l'ombrelle (esquisse de Madame Sisley), Sous la lampe (portrait du couple Sisley).
Une grande partie des œuvres de Marie Bracquemond appartient à des collectionneurs privées. On ne les voit que très rarement lors d'expositions de femmes-peintres ou d'impressionnistes. Les œuvres ont généralement pour sujet le paysage de Sèvres ou les coteaux de Bellevue, mais aussi des portraits oщ les variations de couleurs montrent un savoir-faire  très apprécié par ses contemporains, mais hélas injustement tombé un peu dans l'oubli depuis lors. 
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samedi 16 avril 2016

Eva Gonzales (1849-1883) - Nature morte avec bol

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Eva Gonzales (1849-1883)
Nature morte avec bol (1878)
Collection Privée

Que voit-on ? Une nature morte dont la monochromie est à peine rompue par le liseré bleu d'un bol en porcelaine (ou en métal émaillé) et de son contenu (une verdure difficilement identifiable). Deux couverts en argent (une cuillère et une fourchette) ont été laissé a l'intérieur du bol comme si le repas avait été interrompu. Un  chef d'œuvre de simplicité et d'intimité de cette grande peintre eencore trop méconnue  et en marge du mouvement impressionniste français qu'est Eva Gonzales.

Rappel biographique :  Eva Gonzalès est née à Paris dans une famille bourgeoise d’origine espagnole installée en France. Son père est l’écrivain célèbre Emmanuel Gonzalès. Elle entre, en 1866, à 16 ans, dans l’atelier de Charles Chaplin, un peintre à la mode  chez lequel se précipitait beaucoup de jeunes filles de bonne famille. Mais en mai 1867, elle abandonne sans regret l’atelier, jugeant l’enseignement dispensé par Chaplin, trop classique. Deux ans plus tard, elle rencontre Manet et devient son élève. Une grande amitié et une admiration réciproque les lient, suscitant la jalousie de Berthe Morisot qui lui envie son amitié avec le maître. Manet exécute le portrait d’Eva en 1869, et l’expose au Salon de 1870 pendant qu’elle présente Le Clairon directement inspiré du Fifre.  Eva Gonzalès travaille dans l’esprit du maître de nombreuses natures mortes, des scènes de plein air et sujets intimistes, des aquarelles, des huiles et des pastels. Bien que les sujets de ses toiles soient les mêmes que ceux choisis par les impressionnistes, le style en est différent, plus proche des peintures « espagnoles » des débuts de Manet. Après plusieurs années d’indifférence face à son travail, à partir de 1879 et après l’exposition au Salon d’ Une loge aux Italiens, le public et les critiques d’art s’enthousiasment pour ses œuvres et reconnaissent son talent. Elle se refuse à participer aux Salons Impressionnistes, mais reste très proche de ce courant artistique et de ses amis. En 1879, Eva Gonzalès épouse Henri Guérard, graveur de Manet et peintre occasionnel. Elle meurt brutalement, en 1883, d’une embolie peu après la naissance de leur fils Jean-Raymond Guérard et seulement six jours après le décès de son maître Édouard Manet, alors qu’elle lui préparait un hommage.

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jeudi 29 novembre 2018

Eva Gonzales (1849-1883) - Dessert



Eva Gonzales (1849-1883) 
Dessert 
Collection Particulière 

Que voit on ?  Sur une assiette en porcelaine blanche : quatre patisserie, pas forcément identifiables  mais très appétissantes, recouvertes d'une boule de glace. La cuillère en argent ne demande qu'à  être utilisée.

Rappel biographique :  Eva Gonzales est née à Paris dans une famille bourgeoise d’origine espagnole installée en France. Son père est l’écrivain célèbre Emmanuel Gonzalès. Elle entre, en 1866, à 16 ans, dans l’atelier de Charles Chaplin, homonyme du célèbre acteur de  cinéma mais qui était un peintre à la mode chez lequel se précipitait beaucoup de jeunes filles de bonne famille. En mai 1867, elle abandonne sans regret l’atelier, jugeant l’enseignement dispensé par Chaplin, trop classique. Deux ans plus tard, elle rencontre Edouard Manet et devient son élève. Une grande amitié et une admiration réciproque les lient, suscitant la jalousie de Berthe Morisot qui lui envie son amitié avec le maître. Manet exécute le portrait d’Eva en 1869, et l’expose au Salon de 1870 pendant qu’elle présente Le Clairon directement inspiré du Fifre.  Eva Gonzalès travaille dans l’esprit du maître de nombreuses natures mortes, des scènes de plein air et sujets intimistes, des aquarelles, des huiles et des pastels. Bien que les sujets de ses toiles soient les mêmes que ceux choisis par les impressionnistes, le style en est différent, plus proche des peintures « espagnoles » des débuts de Manet. Après plusieurs années d’indifférence face à son travail, à partir de 1879 et après l’exposition au Salon d’ Une loge aux Italiens, le public et les critiques d’art s’enthousiasment pour ses œuvres et reconnaissent son talent. Elle se refuse à participer aux Salons Impressionnistes, mais reste très proche de ce courant artistique et de ses amis. En 1879, Eva Gonzalès épouse Henri Guérard, graveur de Manet et peintre occasionnel. Elle meurt brutalement, en 1883, d’une embolie peu après la naissance de leur fils Jean-Raymond Guérard et seulement six jours après le décès de son maître Édouard Manet, alors qu’elle lui préparait un hommage.

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samedi 16 septembre 2017

Eva Gonzales (1849-1883)



Eva Gonzales (1849-1883)
Nature morte avec deux pêches et des raisins, 1871 
Collection privée

Que voit-on ? Sur un fond abstrait résolument lumineux : 4 éléments qui composent comme les reliefs d'un paysage imaginaire de montagnes et de vallées. Les pêches et les raisins sont les reliefs de cette contrée rêvée et les feuillages ses vertes prairies.

Rappel biographique :  Eva Gonzalès est née à Paris dans une famille bourgeoise d’origine espagnole installée en France. Son père est l’écrivain célèbre Emmanuel Gonzalès. Elle entre, en 1866, à 16 ans, dans l’atelier de Charles Chaplin, homonyme du célèbre acteur de  cinéma mais qui était un peintre à la mode chez lequel se précipitait beaucoup de jeunes filles de bonne famille. En mai 1867, elle abandonne sans regret l’atelier, jugeant l’enseignement dispensé par Chaplin, trop classique. Deux ans plus tard, elle rencontre Edouard Manet et devient son élève. Une grande amitié et une admiration réciproque les lient, suscitant la jalousie de Berthe Morisot qui lui envie son amitié avec le maître. Manet exécute le portrait d’Eva en 1869, et l’expose au Salon de 1870 pendant qu’elle présente Le Clairon directement inspiré du Fifre.  Eva Gonzalès travaille dans l’esprit du maître de nombreuses natures mortes, des scènes de plein air et sujets intimistes, des aquarelles, des huiles et des pastels. Bien que les sujets de ses toiles soient les mêmes que ceux choisis par les impressionnistes, le style en est différent, plus proche des peintures « espagnoles » des débuts de Manet. Après plusieurs années d’indifférence face à son travail, à partir de 1879 et après l’exposition au Salon d’ Une loge aux Italiens, le public et les critiques d’art s’enthousiasment pour ses œuvres et reconnaissent son talent. Elle se refuse à participer aux Salons Impressionnistes, mais reste très proche de ce courant artistique et de ses amis. En 1879, Eva Gonzalès épouse Henri Guérard, graveur de Manet et peintre occasionnel. Elle meurt brutalement, en 1883, d’une embolie peu après la naissance de leur fils Jean-Raymond Guérard et seulement six jours après le décès de son maître Édouard Manet, alors qu’elle lui préparait un hommage.


jeudi 23 mai 2019

Eva Gonzales (1849-1883) - Nature morte au panier renversé et violettes


Eva Gonzalès (1849-1883)
Nature morte au panier renversé et violettes, 1881
Collection particulière 

Rappel biographique : Eva Gonzales est née à Paris dans une famille bourgeoise d’origine espagnole installée en France. Son père est l’écrivain célèbre Emmanuel Gonzalès. Elle entre, en 1866, à 16 ans, dans l’atelier de Charles Chaplin, homonyme du célèbre acteur de cinéma mais qui était un peintre à la mode chez lequel se précipitait beaucoup de jeunes filles de bonne famille. En mai 1867, elle abandonne sans regret l’atelier, jugeant l’enseignement dispensé par Chaplin, trop classique. Deux ans plus tard, elle rencontre Edouard Manet et devient son élève. Une grande amitié et une admiration réciproque les lient, suscitant la jalousie de Berthe Morisot qui lui envie son amitié avec le maître. Manet exécute le portrait d’Eva en 1869, et l’expose au Salon de 1870 pendant qu’elle présente Le Clairon directement inspiré du Fifre. Eva Gonzalès travaille dans l’esprit du maître de nombreuses natures mortes, des scènes de plein air et sujets intimistes, des aquarelles, des huiles et des pastels. Bien que les sujets de ses toiles soient les mêmes que ceux choisis par les impressionnistes, le style en est différent, plus proche des peintures « espagnoles » des débuts de Manet. Après plusieurs années d’indifférence face à son travail, à partir de 1879 et après l’exposition au Salon d’ Une loge aux Italiens, le public et les critiques d’art s’enthousiasment pour ses œuvres et reconnaissent son talent. Elle se refuse à participer aux Salons Impressionnistes, mais reste très proche de ce courant artistique et de ses amis. En 1879, Eva Gonzalès épouse Henri Guérard, graveur de Manet et peintre occasionnel. Elle meurt brutalement, en 1883, d’une embolie peu après la naissance de leur fils Jean-Raymond Guérard et seulement six jours après le décès de son maître Édouard Manet, alors qu’elle lui préparait un hommage.

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