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vendredi 17 février 2017

Utagawa Hiroshige (1797-1858) - Abalones and a Half-Beak with a Peach Blossom Branch

Utagawa Hiroshige  (1797-1858) Abalones and a Half-Beak with a Peach Blossom Branch (1832) Private collection

Utagawa Hiroshige  (1797-1858)
Abalones and a Half-Beak with a Peach Blossom Branch (1832)
Private collection

Que voit-on  ?  Sur un fond neutre deux coquillages, des ormeaux ouverts en deux et dont l'intérieur et les contours semblent composer un véritable paysage.  Pour tenir compagnie à ces deux paysages vivants, un poisson bleu - un "poisson spatule" des mers chaudes -  (Hiroshige a peint énormément de poissons de toute sortes durant toute sa vie) et une branche de pêcher en fleurs.

Rappel biographique: Utagawa Hiroshige (歌川広重) est un dessinateur, graveur et peintre japonais. Il se distingue par des séries d'estampes sur le mont Fuji et sur Edo (actuel Tōkyō), dessinant de façon évocatrice les paysages et l'atmosphère de la ville, en reprenant les instants de la vie quotidienne de la ville avant sa transformation à l'ère Meiji (1868-1912). Auteur prolifique, actif entre 1818 et 1858, il crée une œuvre constituée de plus de 8000 estampes, parmi lesquels très peu de natures mortes au sens stricte du terme, si l'on exclut de ce genre les kachō-ga, cet art très japonais de représenter les fleurs et les oiseaux qu'Hiroshige va aussi porter à un sommet..
Il est avec Hokusai, avec qui on le compare souvent — pour les opposer — l'un des derniers très grands noms de l’ukiyo-e et, en particulier, de l'estampe de paysage, qu'il aura menée à un sommet inégalé avant le déclin de la xylographie au Japon. Ses séries les plus connues, les Cent vues d'Edo, Les Soixante-neuf Stations du Kiso Kaidō et surtout Les Cinquante-trois Stations du Tōkaidō, rivalisent en notoriété avec la célèbre série de Hokusai, les Trente-six Vues du mont Fuji.
Le style d'Hiroshige est cependant bien différent de celui d'Hokusai. Hiroshige se fait l'humble interprète de la nature, qui, à l'aide des moyens frustes de la gravure sur bois, sait exprimer comme à travers « une fenêtre enchantée » les délicates transparences de l'atmosphère au fil des saisons, dans des paysages où l'homme est toujours présent. La composition de ses œuvres est saisissante, caractérisée par une maîtrise subtile des couleurs franches — avec une dominante du vert et du bleu. Son sens du premier plan sera repris plus tard par Degas, et l'on retrouvera en photographie.
Peu après la réouverture forcée du Japon aux échanges avec l'Occident, c'est principalement à travers l'œuvre d'Hiroshige que le monde découvre vers 1870 l'йtonnante originalité des arts graphiques dans ce pays. Le japonisme aura une influence déterminante sur les peintres impressionnistes et ensuite sur l'Art nouveau. Hiroshige  aura une influence déterminante aussi bien sur Vincent Van Gogh, sur Claude Monet que sur Alfred Sisley.

lundi 6 novembre 2017

Utagawa Hiroshige (1797-1858) - Langouste et Crevettes

Utagawa Hiroshige  (1797-1858) Langouste et crevettes Collection  privée


Utagawa Hiroshige  (1797-1858)
Langouste et crevettes
Collection  privée

Que voit on ? Trois grosses crevettes (dite du Pacifique) et une langouste, les trois crustacés étant vivants de couleurs grises et brunes comme ils le sont lorsqu'ils n'ont pas encore été passés dans l'eau bouillante. Le fond bleu évoque l'eau dans laquelle ils vivent...

Rappel biographique: Utagawa Hiroshige (歌川広重) est un dessinateur, graveur et peintre japonais. Il se distingue par des séries d'estampes sur le mont Fuji et sur Edo (actuel Tōkyō), dessinant de façon évocatrice les paysages et l'atmosphère de la ville, en reprenant les instants de la vie quotidienne de la ville avant sa transformation à l'ère Meiji (1868-1912). Auteur prolifique, actif entre 1818 et 1858, il crée une œuvre constituée de plus de 8000 estampes, parmi lesquels très peu de natures mortes au sens stricte du terme, si l'on exclut de ce genre les kachō-ga, cet art très japonais de représenter les fleurs et les oiseaux qu'Hiroshige va aussi porter à un sommet..
Il est avec Hokusai, avec qui on le compare souvent — pour les opposer — l'un des derniers très grands noms de l’ukiyo-e et, en particulier, de l'estampe de paysage, qu'il aura menée à un sommet inégalé avant le déclin de la xylographie au Japon. Ses séries les plus connues, les Cent vues d'Edo, Les Soixante-neuf Stations du Kiso Kaidō et surtout Les Cinquante-trois Stations du Tōkaidō, rivalisent en notoriété avec la célèbre série de Hokusai, les Trente-six Vues du mont Fuji.
Le style d'Hiroshige est cependant bien différent de celui d'Hokusai. Hiroshige se fait l'humble interprète de la nature, qui, à l'aide des moyens frustes de la gravure sur bois, sait exprimer comme à travers « une fenêtre enchantée » les délicates transparences de l'atmosphère au fil des saisons, dans des paysages où l'homme est toujours présent. La composition de ses œuvres est saisissante, caractérisée par une maîtrise subtile des couleurs franches — avec une dominante du vert et du bleu. Son sens du premier plan sera repris plus tard par Degas, et l'on retrouvera en photographie.
Peu après la réouverture forcée du Japon aux échanges avec l'Occident, c'est principalement à travers l'œuvre d'Hiroshige que le monde découvre vers 1870 l'étonnante originalité des arts graphiques dans ce pays. Le japonisme aura une influence déterminante sur les peintres impressionnistes et ensuite sur l'Art nouveau. Hiroshige  aura une influence déterminante aussi bien sur Vincent Van Gogh, sur Claude Monet que sur Alfred Sisley.
 

mardi 16 mai 2017

Henri Matisse (1869-1954) - Intérieur aux aubergines


Henri Matisse (1869-1954)
Intérieur aux aubergines, 1911
 Musée des beaux-arts de Grenoble

Que voit on ?  Dans un intérieur très surchargé en impressions florales et arabesques, il pourrait paraitre bien difficile de dénicher ces trois petites aubergines qui donnent leur nom à la toile. Pourtant elles apparaissent immédiatement. Au beau milieu (et en plein centre surtout!) de cette symphonie explosive de couleurs et de formes, c'est à peine si les deux pommes vertes, la statuette et le vase posé sur la même table viennent distraire l'attention. Puis on remarque un miroir, posé au sol sur la gauche du cadre, un peu en retrait de la cheminée. Dans le miroir se reflète - ou plutôt se dédouble - les aubergines et toute la scène centrale de laquelle cependant les pommes vertes ont disparu ! Sur la cheminé elle-même : une autre nature morte, composée d'un modeste bouquet de fleurettes dans un verre (vert) et d'une statuette africaine figée dans un mouvement de danse.

Rappel Biographique : Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme figure majeure du 20e siècle, a peint tout au long de sa vie, un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées. Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97. Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, « Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent  l’influence chez Matisse dès lors qu'il s 'agit de peindre la mer et les poissons.   

samedi 23 septembre 2017

Henri Matisse (1869-1954) - Nature morte avec buste,


Henri Matisse (1869-1954)
Nature morte avec buste,1916. 
Barnes Foundation, Lincoln University, USA

Que voit-on ?  En plus de ce que décrit le titre : un plat de citrons et un bouquet de fleurs dans un vase. Sur un guéridon rose distinct de l'entablement où est posée la nature morte décrite : une théière  stylisée en deux traits. Au fond du tableau, à travers la fenêtre apparait un extérieur vert.

Rappel Biographique : Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme, figure majeure du 20e siècle, a peint tout au long de sa vie, un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées. Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97. Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, « Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent l’influence chez lui dès lors qu'il s'agit de peindre la mer et les poissons.   

dimanche 29 octobre 2017

Henri Matisse (1869-1954) - Pêches


Henri Matisse (1869-1954)
Pêches, 1920
Collection privée

 Que voit on ? Sur un entablement recouvert d'une nappe à carreaux, reposant sur un drapé blanc dans un plat en céramique vernissée : trois pêches et une branche de verdure. Le décor est celui d'une scène d'intérieur.

Rappel Biographique : Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme figure majeure du 20e siècle, a peint tout au long de sa vie, un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées. Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97. Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, « Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent  l’influence chez lui dès lors qu'il s 'agit de peindre la mer et les poissons. 

mardi 13 mars 2018

Theo van Rysselberghe (1862-1926)


Theo van Rysselberghe (1862-1926) 
 Nature morte aux prunes


Rappel biographique : Théo van Rysselberghe est un peintre belge, connu pour avoir été l'un des principaux représentants du divisionnisme en Belgique. Acquis aux idйes anarchistes, ami de Paul Signac il donne des dessins а la presse libertaire dont Les Temps nouveaux de Jean Grave de 1897 а 1911. Il fréquente le géographe Elisée Reclus et le peintre Camille Pissarro.
Il peint de nombreux portraits qu'il consacre essentiellement à ses proches, qu'il peint avec précision, ce qui contraste avec la volonté synthétique des pointillistes français.  Comme le souligne Emile Verhaeren " Ses personnages n'ont pas l'hiératisme de ceux de Seurat " .
Admirateur, en particulier d'Hiroshige, il sera aussi influencé par le japonisme. Ses paysages maritimes se simplifient, contrastant avec le luxe de détails de ses portraits.
Il a peint un certain nombre de groupes de nus féminins dont il fait son thème de prédilection а partir de 1910.  L'érotisme n'est pas la caractéristiques majeur de ses nus qu'André Gide qualifie volontiers  de « nus hygiéniques ».  Peu de natures mortes dans son oeuvre.

samedi 24 février 2018

Henri Matisse (1869-1954) - L'atelier rouge


Henri Matisse (1869-1954)
L'atelier rouge, 1911
Charles Saatchi 's collection

Que voit-on ?  L' atelier du peintre où l'on peut raisonnablement dire que le rouge domine !  Au milieu des nus, des chevalets, des sculptures et des cadres vides, deux natures mortes attirent le regard : une première en bas à gauche qui réunit sur une table une assiette, un verre, une boite de  crayons de couleurs et un narguilé ; une seconde sur la commode au fond de la composition où s'alignent,  tranchant sur le rouge, vases et pots blancs...  A signaler aussi accrochée au mur juste que dessus de la commode : une nature morte dans la nature morte avec le bouquet de fleur posé sur un guéridon.
Ce chef-d'oeuvre fut peint par Matisse en 1911.
On reste stupéfait devant  la précocité des inventions et des innovations contenues dans cette toile et on apprécie encore mieux l'étendue de son immense génie !

Rappel Biographique : Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme et figure majeure de l'art du 20e siècle a peint tout au long de sa vie un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées. Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97. Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, « Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent  l’influence chez lui dès lors qu'il s 'agit de peindre la mer et les poissons, mais pas seulement...

jeudi 3 août 2017

Henri Matisse (1869-1954) - Nature morte avec vase, bouteille et fruit.


Henri Matisse (1869-1954)
Nature morte avec vase, bouteille et fruit. 1903-1906 
Hermitage Museum, St Petersburg, Russie

Que voit on ?  Sur une table recouverte d'une somptueuse nappe à impressions bleues et blanches qui est un tableau à elle toute seule, on voit exactement ce que décrit le titre, à quoi s'ajoutent quelques fruits disposés dans des coupes, comme autant de tâches de couleurs. Une composition très structurée qui s'offre le luxe de flirter sans arrêt avec une abstraction qui n'a pas encore dit officiellement son nom à ce moment de l'Histoire de l'Art... Un des grands chefs-d'oeuvre de Matisse qui démontre à quel point il avait tout compris du siècle qui s'annonçait. Une toile d'une beauté saisissante, soigneusement conservée dans les fabuleuses collections dites  "d'impressionnistes français" du Musée de L'Hermitage à St Petersbourg.

Rappel Biographique : Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme figure majeure du 20e siècle, a peint tout au long de sa vie, un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées. Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97. Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, « Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent  l’influence chez lui dès lors qu'il s 'agit de peindre la mer et les poissons.   

mardi 28 mars 2017

Alfred Sisley (1839-1899


Alfred Sisley (1839-1899)
Grapes and Walnuts on a table, 1876,
Boston Museum of Fine Arts

Que voit on ? Sur une table ronde partiellement recouverte d'un drapé blanc dont l'impeccable plissé rappelle ceux de Monet, une assiette en céramique vernissée, remplie de raisins sous lesquels se cachent deux pommes ; à même la table : quelques noix ; le traditionnel couteau marquant la perspective dans toute nature morte est ici doublé d'un casse noix, tous deux disposés dans l'exact alignement du pli de la nappe. Cet inventaire simple et cette modeste composition de fruits présentent toutes les caractéristiques d'un tableau impressionniste, peint à la lumière naturelle. À travers l'étendue enneigée de la nappe, délimitée par la topographie de plis rendus à force de traits bleus et blancs très vivants, ces objets et ces fruits prennent tout à coup des allures d'éléments de paysage, genre que Sisley connaissait bien. Selon la notice du Musée de Boston où cette toile est conservée, ce fut probablement sur la suggestion de Monet que Sisley entreprit de peindre cette nature morte, une des neuf qu'il ait jamais peintes, ce genre ne lui étant pas familier du tout...

Rappel Biographique :  Le peintre franco anglais Alfred Sisley,  fut un peintre et graveur de nationalité britannique mais ayant principalement vécu et travaillé en France. Il est l'un des représentants les plus célèbres du mouvement Impressionniste. On connait 960 huiles sur toile, 100 pastels et de nombreux autres dessins, produits par Sisley bien qu'il n'eût vécu que 59 ans. Peu de natures mortes ( 9 au total) dans ses oeuvres et un nombre impressionnant de faux Sisley posthumes (sans doute un record dans le genre) à son actif, présents jusque dans certains grands musées de monde, en cours de purge ! А côté de ces faux, des œuvres réalisées par sa fille Jeanne, vers 1895, portent légitimement la signature Sisley.
Sisley est aujourd’hui considéré comme l’incarnation même de l'impressionnisme. L’essentiel de son inspiration est le paysage. Les personnages dans ses peintures ne sont que des silhouettes. Les portraits de ses proches (femme et enfants) et les quelques natures mortes qu'il a peintes sont rares.
Selon Gustave Geffroy, l’un de ses premiers historiographes, Sisley vouait en effet un amour instinctif au paysage. Pour lui il n’y avait dans la nature rien de laid dès lors qu’il s’agissait du rapport entre le ciel et la terre. Sisley écrivit : « Toutes les choses respirent et s’épanouissent dans une riche et féconde atmosphère qui distribue et équilibre la lumière, établit l’harmonie ».
Sisley choisit inlassablement pour sujet de ses toiles le ciel et l’eau animés par les reflets changeants de la lumière dans ses paysages des environs de Paris, la région de Louveciennes et de Marly-le-Roi. La région de Moret-sur-Loing eut notamment une incidence toute particulière sur l'œuvre de Sisley, comme en témoigne Un soir à MoretFin d'octobre, peint en 1888. Il s’inscrit dans la lignée de Constable, Bonington et Turner. S’il subit l’influence de Monet, il s’éloigne de son ami par sa volonté de construction qui lui fait respecter la structure des formes.
Dans certains des tableaux d'Alfred Sisley, on peut percevoir une influence marquée par l'art japonais. et l'on peut s'amuser a rapprocher pour comparaison des toiles telles que  La Place du Chenil à Marly, effet de neige peinte par Sisley de Nuit de neige à Kambara peinte par Hiroshige. Les perspectives de ses tableaux montrent l'influence d'Hokusai dont il découvrit les estampes grâce а Claude Monet. 

jeudi 1 décembre 2016

Henri Matisse (1869-1954) - Nature morte aux huîtres




Henri Matisse  (1869-1954)
Nature morte aux huîtres, 1940
Kuntsmuseum, Basel

Que voit-on? Insérés dans un triple losange de couleur qui peut figurer une nappe et qui se décline  du rouge intense au bleu en passant pas un intermédiaire jaune orangé, les 6 éléments qui forment cette nature morte : le plateau de 6 huitres (plus 3 nacres vides posées à même la nappe) ; le couteau (élément technique traditionnel pour indiquer la perspective) ; deux citrons (non pelés, non ouverts) ; quelques touffes d'algues formant le lit des huîtres ; un broc à eau en étain (assez incongru, puisque dénué du ou des verres qui permettraient d'en déguster le contenu) et une serviette verte à bandes rouge du genre torchon, encore plus incongrue que tout le reste par l'importance démesurée qu'elle prend dans le coin gauche de la composition, en débordement du losange bleu de la nappe. Matisse au mieux de sa forme... et de sa palette puisque tout ceci ne s'exprime qu'avec 3 couleurs (rouge,  bleu, jaune), le vert étant un mélange de bleu et de jaune et si l'on exclut le blanc et le noir qui, en peinture,  ont la reputation de ne pas être des couleurs... bien à tort à notre avis.

Rappel Biographique :   Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme figure majeure du 20e siècle, a peint tout au long de sa vie, un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées.  Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97.
Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des  signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, «Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent  l’influence chez Matisse dès lors qu'il s 'agit de peindre la mer et les poissons.

samedi 28 juillet 2018

Henri Matisse (1869-1954) - Pommes sur la table


Henri Matisse (1869-1954)
Pommes sur la table, 1916 
Private collection 

Que voit on ? Il s'agit en réalité de pommes sur un guéridon un thème que Matisse a souvent traité dans ses natures mortes  en l'adaptant  au gré de son inspiration comme ici dans cette toile exactement contemporaine de celle représentée ci dessous .

Rappel Biographique : Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme et figure majeure de l'art du 20e siècle a peint tout au long de sa vie un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées. Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97. Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, « Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent  l’influence chez lui dès lors qu'il s 'agit de peindre la mer et les poissons, mais pas seulement...

lundi 26 août 2019

Alfred Sisley (1839-1899) - Still Life/ Heron with Spread Wings



Alfred Sisley (1839-1899) 
Still Life / Heron with Spread Wings
Oil on canvas, 1867
Private collection

Que voit on ? Aujourd'hui  c'est certain, on préfère nettement le voir vivants  et s 'ébrouant dans ce qu'il leur rest de nature à disposition,  plutôt que morts... mais ce n 'était pas le cas au 19e siècle et c'est ce qui nous vaut cette magnifique nature morte de gibier peinte par Sisley qui présente ce somptueux héron cendré pendu par les pattes et toutes ailes déployées. A côté de lui  : deux autres oiseaux saisis dans des postures plus rigides. A l'arrière plan, dans l'ombre,  le fusil responsable de ce massacre.  Même si la scène est cruelle et particulièrement déplacée pour une lecture contemporaine et écologique, on ne peut pas faire l'impasse sur ce pan de l'histoire de la nature morte ni l'ignorer délibérément.

Rappel Biographique : Le peintre franco anglais Alfred Sisley, fut un peintre et graveur de nationalité britannique mais ayant principalement vécu et travaillé en France. Il est l'un des représentants les plus célèbres du mouvement Impressionniste. On connait 960 huiles sur toile, 100 pastels et de nombreux autres dessins, produits par Sisley bien qu'il n'eût vécu que 59 ans. Peu de natures mortes dans ses oeuvres et un nombre impressionnant de faux Sisley posthumes (sans doute un record dans le genre) à son actif, présents jusque dans certains grands musées de monde, en cours de purge ! А côté de ces faux, des œuvres réalisées par sa fille Jeanne, vers 1895, portent légitimement la signature Sisley.
Sisley est aujourd’hui considéré comme l’incarnation même de l'impressionnisme. L’essentiel de son inspiration est le paysage. Les personnages dans ses peintures ne sont que des silhouettes. Les portraits de ses proches (femme et enfants) et les quelques natures mortes qu'il a peintes sont rares.
Selon Gustave Geffroy, l’un de ses premiers historiographes, Sisley vouait en effet un amour instinctif au paysage. Pour lui il n’y avait dans la nature rien de laid dès lors qu’il s’agissait du rapport entre le ciel et la terre. Sisley écrivit : « Toutes les choses respirent et s’épanouissent dans une riche et féconde atmosphère qui distribue et équilibre la lumière, établit l’harmonie ».
Sisley choisit inlassablement pour sujet de ses toiles le ciel et l’eau animés par les reflets changeants de la lumière dans ses paysages des environs de Paris, la région de Louveciennes et de Marly-le-Roi. La région de Moret-sur-Loing eut notamment une incidence toute particulière sur l'œuvre de Sisley, comme en témoigne Un soir à Moret. Fin d'octobre, peint en 1888. Il s’inscrit dans la lignée de Constable, Bonington et Turner. S’il subit l’influence de Monet, il s’éloigne de son ami par sa volonté de construction qui lui fait respecter la structure des formes.
Dans certains des tableaux d'Alfred Sisley, on peut percevoir une influence marquée par l'art japonais. et l'on peut s'amuser a rapprocher pour comparaison des toiles telles que La Place du Chenil à Marly, effet de neige peinte par Sisley de Nuit de neige à Kambara peinte par Hiroshige. Les perspectives de ses tableaux montrent l'influence d'Hokusai dont il découvrit les estampes grâce а Claude Monet.

mardi 28 août 2018

Henri Matisse (1869-1954) - Nature morte au citron


https://astilllifecollection.blogspot.com/2018/08/henri-matisse-1869-1954-nature-morte-au.html


Henri Matisse (1869-1954)
Nature morte au citron, 1917
Barnes Foundation Philadelphia

Que voit-on ? Sur un plateau en céramique blanche de style baroque : un verre d'au (à moitié plein ou a moitié vide selon al formule consacrée !) un citron et une cuillère en argent.  La potion peut se révéler amère ; est-ce celle de la vie ?...
L'utilisation du noir est typique de cette période chez Matisse. Au journaliste Ragnar Hoppe, qui l'avait interviewé en 1919, Matisse expliquait : " Je n’ai jamais été aussi conscient que récemment, de la beauté de la couleur noire, de tout ce qu’elle peut offrir, à la fois comme contraste et en soi ".
Du point de vue de la couleur, cette Nature morte au citron est aussi un  référence à Edouard Manet, que Matisse a toujours admiré. Matisse était fasciné par le caractère définitif du trait de Manet :  " l'application de la couleur en une seule opération, sans retouche ". 

Rappel Biographique : Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme et figure majeure de l'art du 20e siècle a peint tout au long de sa vie un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées. Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97. Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, « Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent  l’influence chez lui dès lors qu'il s 'agit de peindre la mer et les poissons, mais pas seulement...


2018 - A Still Life Collection 


Un blog de Francis Rousseau

jeudi 13 avril 2017

Henri Matisse (1869-1954) - Le bol de poissons rouges



Henri Matisse (1869-1954)-
Le bol de poissons rouges
Collection privée, USA

Que voit-on ? Le bocal de poissons rouges est un thème que Matisse a peint au moins une dizaine de fois tout au long de sa vie (un très bel exemple se trouve au Musée Pouchkine de Moscou). Dans ces diverses versions, le peintre a représenté le bocal soit, seul, posé devant une fenêtre, soit sur une table ou un guéridon en compagnie de quelques pommes ou poires. Ici, le bocal - qui a la particularité d'être en réalité un bol avec pied - est posé sur une commode peinte en blanc devant un mur recouvert d'un papier peint que le peintre a pris visiblement plaisir à reproduire. Sur la commode : un autre bocal contenant des fruits rouges au sirop et un journal dont on peut difficilement douter qu'il ne soit pas de mode. Une nature morte réalisée très tôt dans l'oeuvre de l'artiste et qui contient déjà beaucoup de ses développements futurs.

Rappel Biographique : Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme figure majeure du 20e siècle, a peint tout au long de sa vie, un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées. Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97. Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des  signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, « Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent  l’influence chez Matisse dès lors qu'il s 'agit de peindre la mer et les poissons.

mercredi 19 novembre 2014

Utagawa Kunisada (1786-1865)


Utagawa Kunisada (1786-1865)

Still Life with musical instrument on Surimono (1840)


Utagawa Kunisada sous le nom Utagawa Toyokuni III est l'un des peintres d'ukiyo-e les plus populaires du 19e siècle et aussi l'un des plus prolifiques, devant Kuniyoshi et Hiroshige.  Il est un maître incontesté de l'estampe sur bois.

mercredi 29 mars 2017

Antoine Vollon (1833-1900) - Le cornet de cerises

http://astilllifecollection.blogspot.com


Antoine Vollon (1833-1900)
Le cornet de cerises
Collection privée

Que voit on ? Sur un entablement de pierre posé contre un fond noir, un cornet en papier assez grossier dans lequel ont été emballées des cerises rouges et mûres à point. Ce type d'emballage en cornet (généralement fait de papier journal) était très fréquemment employé au 19e siècle et au debut du 20e par les commerçants et sur les marchés pour emballer les aliments et en faciliter le transport. Il arriva même à Claude Monet de constater que l'on avait emballé du poisson qu'il avait acheté sur le marché dans une estampe japonaise d'Hiroshige !

Rappel biographique : le peintre français Antoine Vollon est considéré comme appartenant au mouvement réaliste, bien que son style s'adapte toujours en fonction du sujet traité. Artiste productif, fougueux et extrêmement doué, Antoine Vollon affichait une préférence marquée pour les effets de lumière. Il a peint des ports, des marines aux grands cieux tourmentés et des pêcheurs mais c'est surtout comme peintre de natures mortes qu'il aimait se présenter lui-même.
Il débute sa carrière à Lyon, où il apprend la gravure sur métaux et fréquente l 'Ecole des beaux-arts de la ville où il est l'élève de Théodule Ribot. Il développe rapidement une attention particulière surtout pour les natures mortes qui relèvent d’un défi technique et artistique. Ce défi couvre un champs très large qui va de la représentation d'une motte de beurre, à la peinture de fruits et de fleurs isolés (poires, prunes, cerises, pêches, tomates, courges, violettes...) en passant par le rendu des reflets du métal des ustensiles de cuisines jusqu'à la représentation des matières vivantes quotidiennes de la cuisine (plateau d'huîtres, œufs, carcasse de cochon pendu et vidé, poissons de mer en attente de cuisson...).  Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans les plus grands musées du monde entier (Amsterdam, Londres, New York...) et chez quelques chanceux collectionneurs privés principalement aux Etats-Unis où Vollon est beaucoup plus connu qu'en Europe (Washington, New York, Boston, Philadelphie…). En France, le musée d'Orsay à Paris conserve une de ses toiles (Autoportrait), de même que les musées de Lyon (sa ville natale), Amiens et Rouen. Le Musée des Beaux arts de Dieppe quant à lui conserve deux toiles : Femmes du Pollet à Dieppe et Poissons de mer.
Alexandre Dumas fils était le grand collectionneur  français de l'œuvre de Vollon, ainsi que de riches américains, comme Henry Frick (Frick Collection) ou le peintre William Merritt Chase qui l'admirait beaucoup et s'inspira, dans la plupart de ses propres natures mortes de celles d'Antoine Vollon.

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Un blog de Francis Rousseau 

lundi 9 octobre 2017

Henri Matisse (1869-1954) - Nature morte au coquillage Bénitier sur un marbre noir


Henri Matisse (1869-1954)
Nature morte au coquillage Bénitier sur un marbre noir, 1940 
The Pushkin Museum of Fine Arts, Moscow

Que voit on  ? Sur un entablement défini par le peintre comme un entablement de marbre noir, trônant sur la droite comme une pieuvre qui répand ses tentacules, un coquillage bénitier encadré par trois pommes vertes. Equilibrant la composition sur la gauche du cadre : une tasse à café et sa soucoupe, un pot à eau en céramique vernissée et une cafetière / chocolatière rouge (cuivre ? terre cuite? ), un ustensile souvent  peint par Matisse après Derain, Marquet, Liotard, et en premier lieu, par Chardin.

Rappel Biographique : Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme figure majeure du 20e siècle, a peint tout au long de sa vie, un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées. Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97. Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, « Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent  l’influence chez lui dès lors qu'il s 'agit de peindre la mer et les poissons.   

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mardi 20 décembre 2016

Alfred Sisley (1839-1899)




Alfred Sisley (1839-1899)
Nature morte aux pommes, 1868
Muskegon Museum of Art, Michigan

Que voit on ?  Sur un entablement d'un jaune d'autant plus lumineux que le fond de la toile est sombre : trois magnifiques pommes entières et une dont a coupé un quartier. Sisley n'étant pas un familier des codes de la nature morte, il emploie ici le couteau pour ce qu'il est en réalité, c'est à dire un instrument tranchant qui permet de couper la pomme en quartiers et non uniquement comme un accessoire esthétique servant à souligner la perspective (bien qu'il l'utilise aussi ainsi dans cette toile). Les somptueuses couleurs d'été et l'exceptionnelle luminosité de cette petite morte - où le blanc éclate sous la forme d'un coeur sur la droite du cadre -  nous font réellement regretter que Sisley en ait peint si peu.

Rappel Biographique :   Le peintre franco anglais Alfred Sisley,  fut un peintre et graveur de nationalité britannique mais ayant principalement vécu et travaillé en France. Il est l'un des représentants les plus célèbres du mouvement Impressionniste. On connait 960 huiles sur toile, 100 pastels et de nombreux autres dessins, produits par Sisley bien qu'il n'eût vécu que 59 ans. Peu de natures mortes dans ses oeuvres et un nombre impressionnant de faux Sisley posthumes (sans doute un record dans le genre) à son actif, présents jusque dans certains grands musées de monde, en cours de purge !  А côté de ces faux, des œuvres réalisées par sa fille Jeanne, vers 1895, portent légitimement la signature Sisley.
Sisley est aujourd’hui considéré comme l’incarnation même de l'impressionnisme. L’essentiel de son inspiration est le paysage. Les personnages dans ses peintures ne sont que des silhouettes. Les portraits de ses proches (femme et enfants) et les quelques natures mortes qu'il a peintes sont rares.
Selon Gustave Geffroy, l’un de ses premiers historiographes, Sisley vouait en effet un amour instinctif au paysage. Pour lui il n’y avait dans la nature rien de laid dès lors qu’il s’agissait du rapport entre le ciel et la terre. Sisley écrivit : « Toutes les choses respirent et s’épanouissent dans une riche et féconde atmosphère qui distribue et équilibre la lumière, établit l’harmonie ».
Sisley choisit inlassablement pour sujet de ses toiles le ciel et l’eau animés par les reflets changeants de la lumière dans ses paysages des environs de Paris, la région de Louveciennes et de Marly-le-Roi. La région de Moret-sur-Loing eut notamment une incidence toute particulière sur l'œuvre de Sisley, comme en témoigne Un soir à MoretFin d'octobre, peint en 1888. Il s’inscrit dans la lignée de Constable, Bonington et Turner. S’il subit l’influence de Monet, il s’éloigne de son ami par sa volonté de construction qui lui fait respecter la structure des formes.
Dans certains des tableaux d'Alfred Sisley, on peut percevoir une influence marquée par l'art japonais. et l'on peut s'amuser a rapprocher pour comparaison des toiles telles que  La Place du Chenil à Marly, effet de neige peinte par Sisley de Nuit de neige à Kambara peinte par Hiroshige. Les perspectives de ses tableaux montrent l'influence d'Hokusai dont il découvrit les estampes grâce а Claude Monet. 

mardi 17 octobre 2017

Henri Matisse (1869-1954) - Nature morte avec coquillage



Henri Matisse (1869-1954)
Nature morte avec coquillage, 1940.
Private collection.

Que voit on  ? Sur un entablement résolument blanc dont le volume est indiqué par deux seuls traits (un en haut, un en bas),  un coquillage bénitier (motif fétiche du peintre déjà vu à plusieurs reprises dans son oeuvre), ici traité comme un rocher sur lequel les "tentacules" du coquillage sont dessinées au crayon. Equilibrant la composition : une tasse à café et sa soucoupe, un pot à eau en céramique vernissée et une cafetière / chocolatière rouge (cuivre ? terre cuite? ), un ustensile là aussi souvent peint par Matisse après Derain, Marquet, Liotard, et en premier lieu, par Chardin. Le tout encadré par quatre pommes vertes.  Cette composition utilise exactement les mêmes éléments que  que la Nature morte au coquillage Bénitier sur un marbre noir aussi peinte par matisse la meme année.

Rappel Biographique : Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme figure majeure du 20e siècle, a peint tout au long de sa vie, un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées. Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97. Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, « Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent  l’influence chez lui dès lors qu'il s 'agit de peindre la mer et les poissons. 

jeudi 21 décembre 2017

Henri Matisse (1869-1954) - Nature morte sévillanne


Henri Matisse (1869-1954)
Nature morte sévillanne, 1911
Ermitage Museum, St. Petersbourg, Russia.

Que voit on ? Un intérieur espagnol où les tissus et leurs impressions denses en couleurs et mouvements, l'emportent sur les éléments classiques de la nature morte eux mêmes à savoir ici : un pot de fleurs et un compotier, à peine discernables sur la table basse... 



Rappel Biographique : Le peintre français Henri Matisse, chef de file du Fauvisme et figure majeure de l'art du 20e siècle a peint tout au long de sa vie un très grand nombre de natures mortes dans des styles aussi différents que les périodes qu'il a traversées. Il aimait particulièrement ce genre à tel point qu'une de ses toutes premières peintures connues, actuellement conservée au Musée Malraux du Havre (France) est une nature morte, Nature morte au pichet peinte en 1896-97. Les animaux marins, les poissons et les mollusques dont les huitres, fréquents chez Matisse, sont toujours des signes de son évolution vers une peinture simplifiée et synthétique. Son maître, Gustave Moreau lui avait dit avec clairvoyance et d’un léger ton de reproche : « Vous allez simplifier la peinture… » ou encore, « Vous n’allez pas simplifier la peinture à ce point-là, la réduire à ça. La peinture n’existerait plus… ». Il a aussi beaucoup regardé les estampes d’Hiroshige ou d’Hokusaï, dont on retrouve souvent  l’influence chez lui dès lors qu'il s 'agit de peindre la mer et les poissons, mais pas seulement...