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vendredi 29 avril 2022

Théodule-Augustin Ribot (1823-1891) - Nature morte aux citrouille, prunes, cerises et figues avec jarre

Théodule-Augustin Ribot (1823-1891), Nature morte aux citrouille, prunes, cerises et figues avec jarre, Huile sur toile,1860, Musée des beaux-arts de Bilbao

 

Théodule-Augustin Ribot (1823-1891)
Nature morte aux citrouille, prunes, cerises et figues avec jarre,
Huile sur toile,1860,
Musée des beaux-arts de Bilbao

Que voit on ?  Une nature morte très campagnarde, dont les éléments sont méticuleusement décrits dans le titre et qui ne cache pas sa source d'inspiration constante issue du modèle français et en particulier de Chardin.

Rappel biographique : Théodule-Augustin Ribot, à ne pas pas confondre avec son fils Germain (1845-1893) lui-même peintre reconnu, fut un aquafortiste, aquarelliste et peintre réaliste français.
Se destinant à la carrière artistique, après des études d'ingénieur, il entra à l’école des arts et métiers de Châlons, lorsque la mort de son père, en 1840, le força à demander des ressources à l’industrie. Il en trouva pour assurer la subsistance de sa mère et de ses sœurs, en devenant peintre de stores chez un décorateur puis peintre de bordures pour un fabricant de miroir ! En 1845, il se rend à Paris où il est employé comme commis d’atelier tout en étudiant dans l’atelier du peintre Auguste-Barthélemy Glaize et commence a rencontrer tous les peintres parisiens de la bohême de son époque.
Après un séjour de trois ans en Algérie pour surveiller et diriger des constructions, il revient à Paris en 1851, et subsiste en exécutant des dessins industriels et des copies d’Antoine Watteau destinés aux États-Unis le jour, et en peignant "pour lui-même" la nuit.
Il figura au Salon à partir de 1861, avec six toiles d’intérieur de cuisine et de basse-cour qui le firent immédiatement connaître du grand public et devinrent un peu sa marque de fabrique.
Théodule Ribot, qui a aussi peint des scènes historiques, des compositions religieuses, des portraits et des scènes de genre. Il fut l'ami de Fantin Latour, Eugène Boudin, Jules Bastien-Lepage, Pierre Puvis de Chavannes, Auguste Rodin et Claude Monet qui alors qu'il était affaibli par la maladie en 1884 donnèrent un banquet en son honneur et lui offrirent une médaille gravée de l’inscription : « À Théodule Ribot, artiste indépendant ». Le meilleur compliment qu'un artiste puisse faire à un autre artiste !
Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878, il fut promu officier en 1887.

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jeudi 10 juin 2021

Théodule-Augustin Ribot (1823-1891) - Fleurs dans un verre

Théodule-Augustin Ribot (1823-1891) Fleurs dans un verre Collection privée


Théodule-Augustin Ribot (1823-1891)
Fleurs dans un verre
Collection privée

Que voit on ? Ce peintre était un maitre du clair-obscur et des natures mortes de  pénombre. Il semble utiliser pour celle ci, une palette restreinte mais dans laquelle il est toutefois possible de déceler, des bleus, des roses , des verts et des jaunes... autrement dit, à peu près toute l 'étendue du spectre des couleurs


Rappel biographique : Théodule Augustin Ribot, à ne pas pas confondre avec son fils Gerrmain (1845-1893) lui même peintre reconnu, fut un aquafortiste, aquarelliste et peintre réaliste français.
Se destinant à la carrière artistique, apres des études d'ingénieur, il entra à l’école des arts et métiers de Châlons, lorsque la mort de son père, en 1840, le força à demander des ressources à l’industrie. Il en trouva pour assurer la subsistance de sa mère et de ses sœurs, en devenant peintre de stores chez un décorateur puis peintre de bordures pour un fabricant de miroir ! En 1845, il se rend à Paris où il est employé comme commis d’atelier tout en étudiant dans l’atelier du peintre Auguste-Barthélemy Glaize et commence a rencontrer tous les peintres parisiens de la bohême de son époque.
Après un séjour de trois ans en Algérie pour surveiller et diriger des constructions, il revient à Paris en 1851, et subsiste en exécutant des dessins industriels et des copies d’Antoine Watteau destinés aux États-Unis le jour, et en peignant "pour lui-même" la nuit.
Il figura au Salon à partir de 1861, avec six toiles d’intérieur de cuisine et de basse-cour qui le firent immédiatement connaître du grand public et devinrent un peu sa marque de fabrique.
Théodule Ribot, qui a aussi peint des scènes historiques, des compositions religieuses, des portraits et des scènes de genre. Il fut l'ami de Fantin Latour, Eugène Boudin, Jules Bastien-Lepage, Pierre Puvis de Chavannes, Auguste Rodin et Claude Monet qui alors qu'il était affaibli par la maladie en 1884 donnèrent un banquet en son honneur et lui offrirent une médaille gravée de l’inscription : « À Théodule Ribot, artiste indépendant ». Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878, il fut promu officier en 1887.


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mardi 1 septembre 2015

Théodule-Augustin Ribot (1823-1891)




Théodule-Augustin Ribot (1823-1891)
Nature morte à la bouteille de champagne, à la volaille, asperges, artichaut, champignons, chou-fleur et tomates (1865)
Musée des Beaux Arts de Budapest

Que voit-on ?  Sur un entablement de pierre assez grossièrement peint, un amoncellement de fruits, légumes, volailles et alcool traditionnellement symboliques des plaisirs de la vie avec chacun des valeurs très différentes. D'une façon générale les légumes et gibiers entassés sans ordre illustrent l’abus inconsidéré des plaisirs des sens. De gauche à droite : un artichaut qui, chez les Egyptiens, était le hiéroglyphe de la fragilité humaine et prendra peu à peu valeur de symbole de rareté ; un coq déplumé qui  peut être la métaphore de l’effronterie de la jeunesse et de la virilité, effronterie rabattue dans le cas précis ; une bouteille de champagne, évident symbole des plaisirs de la vie voir de la débauche surtout au 19e siècle ; groupés ensemble trois symboles érotiques fort : le chou fleur, les tomates et les asperges symboles de la puissance sexuelle depuis l'antiquité et depuis que Pline l’Ancien rapporta la légende selon laquelle les asperges étaient le produit de cornes de bélier enterrées dans la terre ; enfin au premier plan, quelques champignons symboles des plaisirs du monde, mais aussi du mal caché.


Rappel biographique : le peintre français Théodule Ribot se rend à Paris en 1845, où il fréquente les cercles artistes de la ville. Très peu connu, il survit en peignant des copies de toiles de Watteau pour de riches clients américains. En 1861, il débute au Salon avec quatre toiles qui le font connaître du grand public. Il reçoit une médaille de troisième classe en 1864 et 1865. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878. Il déménage à Colombes, mais tombe malade et abandonne peu à peu la peinture. En 1884, alors qu'il est  très affaibli, ses amis Fantin-Latour,  Eugène Boudin, Pierre Puvis de Chavannes, Auguste Rodin et Claude Monnet donnent un banquet en son honneur et lui offrent une médaille gravée de l'inscription : « À Théodule Ribot, artiste indépendant ».
Théodule Ribot a peint principalement des scènes historiques, des compositions religieuses, des portraits, des scènes de genre et quelques natures mortes. Il était amicalement très lié à Henri Fantin- Latour et à François Bonvin.


mercredi 2 mars 2016

Théodule-Augustin Ribot (1823-1891)



Théodule-Augustin Ribot (1823-1891)
 Nature morte à la courge, cerises et figues et jarre
 Musée des beaux arts de Bilbao

Que voit-on ?  Exactement ce que décrit le titre sur une fond gris qui se différencie à peine de celui de la table sur laquelle sont posés les objets.  La courge, dont une tranche a été extraite, est posée sur un plat d'argent accentuant les différences de traitement de textures.

Rappel biographique : le peintre français Théodule Ribot se rend à Paris en 1845, où il fréquente les cercles artistes de la ville. Très peu connu, il survit en peignant des copies de toiles de Watteau pour de riches clients américains. En 1861, il débute au Salon avec quatre toiles qui le font connaître du grand public. Il reçoit une médaille de troisième classe en 1864 et 1865. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878. Il déménage à Colombes, mais tombe malade et abandonne peu à peu la peinture. En 1884, alors qu'il est  très affaibli, ses amis Fantin-Latour,  Eugène Boudin, Pierre Puvis de Chavannes, Auguste Rodin et Claude Monnet donnent un banquet en son honneur et lui offrent une médaille gravée de l'inscription : « À Théodule Ribot, artiste indépendant ».
Théodule Ribot a peint principalement des scènes historiques, des compositions religieuses, des portraits, des scènes de genre et quelques natures mortes. Il était amicalement très lié à Henri Fantin- Latour et à François Bonvin.



mardi 19 octobre 2021

Theodule-Augustin Ribot (1823-1891) (attribué à... ) - Nature morte au panier de coings


Théodule-Augustin Ribot (1823-1891) (attribué à... ),  Nature morte au panier de coings, Huile sur toile, Collection privée

Théodule-Augustin Ribot (1823-1891) (attribué à... ) 
Nature morte au panier de coings
Huile sur toile
Collection privée

 Que voit on ?  Un panier de coings renversé sus un entablement de bois, dans un clair obscur parfaitement maitrisé qui appelle immédiatement la comparaison avec les grands maîtres espagnols du genre comme Luis Egidio Melendez.

Rappel biographique : Théodule-Augustin Ribot, à ne pas pas confondre avec son fils Germain (1845-1893) lui-même peintre reconnu, fut un aquafortiste, aquarelliste et peintre réaliste français.
Se destinant à la carrière artistique, après des études d'ingénieur, il entra à l’école des arts et métiers de Châlons, lorsque la mort de son père, en 1840, le força à demander des ressources à l’industrie. Il en trouva pour assurer la subsistance de sa mère et de ses sœurs, en devenant peintre de stores chez un décorateur puis peintre de bordures pour un fabricant de miroir ! En 1845, il se rend à Paris où il est employé comme commis d’atelier tout en étudiant dans l’atelier du peintre Auguste-Barthélemy Glaize et commence a rencontrer tous les peintres parisiens de la bohême de son époque.
Après un séjour de trois ans en Algérie pour surveiller et diriger des constructions, il revient à Paris en 1851, et subsiste en exécutant des dessins industriels et des copies d’Antoine Watteau destinés aux États-Unis le jour, et en peignant "pour lui-même" la nuit.
Il figura au Salon à partir de 1861, avec six toiles d’intérieur de cuisine et de basse-cour qui le firent immédiatement connaître du grand public et devinrent un peu sa marque de fabrique.
Théodule Ribot, qui a aussi peint des scènes historiques, des compositions religieuses, des portraits et des scènes de genre. Il fut l'ami de Fantin Latour, Eugène Boudin, Jules Bastien-Lepage, Pierre Puvis de Chavannes, Auguste Rodin et Claude Monet qui alors qu'il était affaibli par la maladie en 1884 donnèrent un banquet en son honneur et lui offrirent une médaille gravée de l’inscription : « À Théodule Ribot, artiste indépendant ».  Le meilleur compliment qu'un artiste puisse faire à un autre artiste !
Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878, il fut promu officier en 1887.

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jeudi 13 février 2020

Théodule Augustin Ribot (1823-1891) - Rafraichissement

 


Théodule Augustin Ribot (1823-1891)
Rafraichissement
Huile sur toile (35.8 x 37.2 cm.)
Private collection

Que voit on  ?  Dans un clair obscur parfaitement maitrisé un contraste entre  toris couleurs: noir beige et blanc qui s'exprime à travers une cafetière émaillée (beige), un godet contenant une paille (blanc) et une bouteille bouchée et un verre. Un chef d'œuvre de précision et d'imagination comme ce peintre, malheureusement plus connu outre-atlantique que dans son propre pays, en  a peint beaucoup.  

Rappel biographique : Théodule-Augustin Ribot, à ne pas pas confondre avec son fils Germain (1845-1893) lui-même peintre reconnu, fut un aquafortiste, aquarelliste et peintre réaliste français.
Se destinant à la carrière artistique, après des études d'ingénieur, il entra à l’école des arts et métiers de Châlons, lorsque la mort de son père, en 1840, le força à demander des ressources à l’industrie. Il en trouva pour assurer la subsistance de sa mère et de ses sœurs, en devenant peintre de stores chez un décorateur puis peintre de bordures pour un fabricant de miroir ! En 1845, il se rend à Paris où il est employé comme commis d’atelier tout en étudiant dans l’atelier du peintre Auguste-Barthélemy Glaize et commence a rencontrer tous les peintres parisiens de la bohême de son époque.
Après un séjour de trois ans en Algérie pour surveiller et diriger des constructions, il revient à Paris en 1851, et subsiste en exécutant des dessins industriels et des copies d’Antoine Watteau destinés aux États-Unis le jour, et en peignant "pour lui-même" la nuit.
Il figura au Salon à partir de 1861, avec six toiles d’intérieur de cuisine et de basse-cour qui le firent immédiatement connaître du grand public et devinrent un peu sa marque de fabrique.
Théodule Ribot, qui a aussi peint des scènes historiques, des compositions religieuses, des portraits et des scènes de genre. Il fut l'ami de Fantin Latour, Eugène Boudin, Jules Bastien-Lepage, Pierre Puvis de Chavannes, Auguste Rodin et Claude Monet qui alors qu'il était affaibli par la maladie en 1884 donnèrent un banquet en son honneur et lui offrirent une médaille gravée de l’inscription : « À Théodule Ribot, artiste indépendant ». Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878, il fut promu officier en 1887.

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jeudi 20 décembre 2018

Théodule Augustin Ribot (1823-1891) - Nature morte avec oeufs, gousse d'ail et jarre en céramique


Théodule-Augustin Ribot (1823-1891)
Nature morte avec oeufs,  gousse d'ail et jarre en céramique
Huile sur toile
Collection Privée

Que voit on?  Ce que l'on pourrait prendre pour des pommes de terre sont, d'après le titre du tableau, des oeufs ...de forme peu régulière, ce que les étals des supermarchés et les exigences de la grande distribution contemporaine en matière de calibrage nous ont fait oublier mais qui fut et qui est encore dans les basses cours, une réalité ; les oeufs en effet ne sont pas forcement tous d'un oval  parfait...  Cette  " nature morte de cuisine ", un genre à part entière inauguré par Chardin,  en rend parfaitement compte avec la modestie et le talent très  particulier de ce peintre qui fut un grand peintre du quotidien et du monde paysan français.

Rappel biographique : Théodule Augustin  Ribot, à ne pas pas confondre avec son fils Gerrmain (1845-1893) lui même peintre reconnu, fut un aquafortiste, aquarelliste et peintre réaliste français.
Se destinant à la carrière artistique, apres des études d'ingénieur, il entra à l’école des arts et métiers de Châlons, lorsque la mort de son père, en 1840, le força à demander des ressources à l’industrie. Il en trouva pour assurer la subsistance de sa mère et  de ses sœurs, en devenant peintre de stores chez un décorateur puis peintre de bordures pour un fabricant de miroir ! En 1845,  il se rend à Paris  où il est employé comme commis d’atelier tout en étudiant dans l’atelier du peintre Auguste-Barthélemy Glaize et commence a rencontrer tous les peintres  parisiens de la bohême de son époque.
Après un séjour de trois ans en Algérie pour surveiller et diriger des constructions, il revient à Paris en 1851, et subsiste en exécutant des dessins industriels et des copies d’Antoine Watteau destinés aux États-Unis le jour, et en peignant "pour lui-même" la nuit.
Il figura au Salon à  partir de 1861,  avec six toiles d’intérieur de cuisine et de basse-cour qui le firent immédiatement connaître du grand public et devinrent un peu sa marque de fabrique.
Théodule Ribot, qui a aussi peint des scènes historiques, des compositions religieuses, des portraits et des scènes de genre. Il fut  l'ami de Fantin Latour, Eugène Boudin, Jules Bastien-Lepage, Pierre Puvis de Chavannes, Auguste Rodin et Claude Monet  qui alors qu'il était affaibli par la maladie en 1884  donnèrent un banquet en son honneur et lui offrirent une médaille gravée de l’inscription : « À Théodule Ribot, artiste indépendant ». Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878, il fut promu officier en 1887.
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vendredi 9 octobre 2020

Germain Ribot (1845-1893) - Nature morte aux Ecrevisses, Moules, Huitres...

 

 

Germain Ribot (1845-1893)  Nature morte aux Ecrevisses, Moules, Huitres, avec Bassine et Jarre  Collection Privée

 
Germain Ribot (1845-1893)
Nature morte aux Ecrevisses, Moules, Huitres, avec Bassine et Jarre
Collection Privée 

Que voit on ?  Ce que décrit le titre avec précision, baignant dans une atmosphère de clair -obscur très maitrisé, els deux huitres ouvertes sur la gauche du cadre attirant l'attention sur celles qui ne sont pas ouvertes et attendent dans une pénombre presque totale à l'extrême gauche de la composition.  

Rappel Biographique : Fils de Théodule Ribot (1823-1891), il étudie avec son père, puis avec Antoine Vollon. Il expose au Salon de 1870 à 1883. Germain Ribot se consacre principalement aux natures mortes florales et atteint rapidement à son époque, une considérable renommée dans ce domaine.
Renommée qui lui sera fatale puisqu'il est resté oublié du 20e siècle et du début du 21e !
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mercredi 2 septembre 2015

Germain Ribot (1845-1893) - Nature morte avec fruits


Germain Ribot (1845-1893) Nature morte avec fruits


Germain Ribot (1845-1893)
Nature morte avec fruits


Fils de Théodule Ribot (1823-1891),  il étudie avec son père, puis avec Antoine Vollon. Il expose au Salon de 1870 à 1883. Germain Ribot se consacre principalement aux natures mortes florales et atteint rapidement a son époque, une renommé dans ce domaine. 
 
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mercredi 14 juin 2017

Germain Ribot (1845-1893) - Nature morte aux cerises et groseilles à maquereaux

Germain  Ribot (1845-1893)  Nature morte aux cerises et groseilles à maquereaux  Collection Privée

Germain  Ribot (1845-1893)
 Nature morte aux cerises et groseilles à maquereaux 
Collection Privée

Que voit on ? Un plat en terre cuite renversée duquel se déverse une profusion de cerises et de groseilles à maquereaux. Deux coupelles en verre sur la droite de la composition attestent de la consommation immediate de ces délices.

Rappel Biographique : Fils de Théodule Ribot (1823-1891),  il étudie avec son père, puis avec Antoine Vollon. Il expose au Salon de 1870 à 1883. Germain Ribot se consacre principalement aux natures mortes florales et atteint rapidement à son époque, une renommée dans ce domaine.  Renommée qui lui sera fatale puisqu'il est resté oublié du 20e siècle et du début du 21e  !
 
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samedi 24 février 2024

Floris Verster (1861-1927) - Branche de Gui

Floris Verster (1861-1927), Branche de Gui, 1897 Museum De Lakenhal,Leiden.


Floris Verster (1861-1927),
Branche de Gui, 1897
Museum De Lakenhal, Leiden.

 
Que voit on ?
  Le gui (aussi appelé gui blanc ou gui des feuillus, même si on le trouve parfois et localement sur des résineux), Viscum album, est une espèce de plantes parasites (hémiparasite), qui ne possède pas de racines mais se fixe sur un arbre hôte dont elle absorbe la sève à travers un ou des suçoirs. Autrefois récolté par les druides, c'est en Europe une plante traditionnelle qui, avec le houx, sert d'ornementation pour les fêtes de Noël et de fin d'année. Les francophones l'appellent aussi bois de Sainte Croix, glu, verquet, blondeau, gu, vert de pommier, bouchon.

 
Rappel biographique : Le peintre néerlandais Floris Verster était issu d'une famille d'artistes. Son père, Abraham Florentius Verster van Wulverhorst, était un érudit, administrateur du Museum national d'histoire naturelle de Leiden et lui-même peintre ornithologique renommé. Son frère cadet, Cees, devint critique d'art puis conservateur du Stedelijk Museum De Lakenhal à Leiden.
Entre 1880 et 1884, Floris Verster poursuit ses études à la Royal Academy of Art de La Haye puis après avoir obtenu son diplôme, il suit des cours avec Amédée Bourson à Bruxelles.
Jusqu'en 1885 environ, il travailla dans le style de l' Ecole de La Haye. Les sept années suivantes, il expérimente la nature morte sous l'influence de son beau-frère et des peintres français Antoine Vollon et Théodule Ribot. On peut dire qu'il excella en tant que coloriste, avec un vision très passionnée des couleurs très différente du style habituel des peintres de l' Ecole de La Haye .
À Bruxelles, il rencontra Jan Toorop et d'autres membres du groupe d'artistes d'avant-garde Les Vingt. En partie sous leur influence, Verster commença à travailler à coups de pinceau rugueux et de couleurs intenses. Il connut un immense succès avec ses natures mortes exubérantes et ses véritables paysages floraux. Entre 1892 et 1900, son travail subit une métamorphose pour se consacrer presque entièrement aux dessins au crayon contenant. À partir de 1900, il commence à peindre et se positionne comme un artiste reconnu aux Pays-Bas. La plupart de ses œuvres, outre les collections particulières, se trouvent au Musée Kröller-Müller et au Musée Stedelijk De Lakenhalà Leiden.
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samedi 27 mai 2023

Floris Verster (1861-1927) - Tulipes dans un vase carré en porcelaine de Delft


Floris Verster (1861-1927) Tulipes dans un vase carré en porcelaine de Delft, 1916 Kröller-Müller Museum.

Floris Verster (1861-1927)
Tulipes dans un vase carré en porcelaine de Delft, 1916
Huile sur panneau, 28,9 x 25 cm
Kröller-Müller Museum.

 Que voit on ? Ce que décrit précisément le titre, le rouge des tulipes dont on ne voit que la fleur sans les tiges présentant ce bouquet sous un angle très inhabituel. 

Rappel biographique : Le peintre néerlandais Floris Verster était issu d'une famille d'artistes. Son père, Abraham Florentius Verster van Wulverhorst, était un érudit, administrateur du Museum national d'histoire naturelle de Leiden et lui-même peintre ornithologique renommé. Son frère cadet, Cees, devint critique d'art puis conservateur du Stedelijk Museum De Lakenhal à Leiden.
Entre 1880 et 1884, Floris Verster poursuit ses études à la Royal Academy of Art de La Haye puis après avoir obtenu son diplôme, il suit des cours avec Amédée Bourson à Bruxelles.
Jusqu'en 1885 environ, il travailla dans le style de l' Ecole de La Haye. Les sept années suivantes, il expérimente la nature morte sous l'influence de son beau-frère et des peintres français Antoine Vollon et Théodule Ribot. On peut dire qu'il excella en tant que coloriste, avec un vision très passionnée des couleurs très différente du style habituel des peintres de l' Ecole de La Haye .
À Bruxelles, il rencontra Jan Toorop et d'autres membres du groupe d'artistes d'avant-garde Les Vingt. En partie sous leur influence, Verster commença à travailler à coups de pinceau rugueux et de couleurs intenses. Il connut un immense succès avec ses natures mortes exubérantes et ses véritables paysages floraux. Entre 1892 et 1900, son travail subit une métamorphose pour se consacrer presque entièrement aux dessins au crayon contenant. À partir de 1900, il commence à peindre et se positionne comme un artiste reconnu aux Pays-Bas. La plupart de ses œuvres, outre les collections particulières, se trouvent au Musée Kröller-Müller et au Musée Stedelijk De Lakenhalà Leiden.
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samedi 23 juillet 2016

Antoine Vollon (1833-1900) - Nature morte, 1892



Antoine Vollon (1833-1900)
Nature morte (1892)
Philadelphia Museum of Art

 Que voit on ?  Sur un entablement de bois partiellement recouvert d'un linge foncé, un plat d'argent posé en équilibre instable et duquel s'échappe plusieurs grappes de raisins et deux pêches. Une poire et une pomme gisent deja ailleurs sur l'entablement près d'un verre en et d'un bock de bière dans le goût des ustensiles du 17e siècle hollandais.

Rappel biographique : le peintre français Antoine Vollon est considéré comme appartenant au mouvement réaliste, bien que son style s'adapte toujours en fonction du sujet traité. Artiste productif, fougueux et extrêmement doué, Antoine Vollon affichait une préférence marquée pour les effets de lumière. Il a peint des ports, des marines aux grands cieux tourmentés et des pêcheurs mais c'est surtout comme peintre de natures mortes qu'il aimait se présenter lui-même.
Il débute sa carrière à Lyon, où il apprend la gravure sur métaux et fréquente l 'Ecole des beaux-arts de la ville où il est l'élève de Théodule Ribot. Il développe rapidement une attention particulière surtout pour les natures mortes qui relèvent d’un défi technique et artistique. Ce défi couvre un champs très large qui va de la représentation d'une motte de beurre, à la peinture de fruits et de fleurs isolés (poires, prunes, cerises, pêches, tomates, courges, violettes...) en passant par le rendu des reflets du métal des ustensiles de cuisines jusqu'à la représentation des matières vivantes quotidiennes de la cuisine (plateau d'huîtres, œufs, carcasse de cochon pendu et vidé, poissons de mer en attente de cuisson...).   Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans les musées du monde entier (Amsterdam, Londres) et principalement aux Etats-Unis où Vollon est beaucoup plus connu qu'en Europe (Washington, New York, Boston, Philadelphie…). En France, le musée d'Orsay à Paris conserve une de ses toiles (Autoportrait), de même que les musées de Lyon (sa ville natale), Amiens et Rouen. Le musée des beaux arts de Dieppe quant a lui conserve deux toiles : Femmes du Pollet à Dieppe et Poissons de mer.
Alexandre Dumas fils était le grand collectionneur  français de l'œuvre de Vollon, ainsi que de riches américains, comme Henry Frick ou le peintre William Merritt Chase qui l'admirait beaucoup et s'inspira, dans la plupart de ses propres natures mortes de celles d'Antoine Vollon.




lundi 1 juin 2020

Floris Verster (1861-1927) - Stilleven met zinnia's in een gemberpot

 

Floris Verster (1861-1927)
Stilleven met zinnia's in een gemberpot, 1910
Oil on panel
Rijksmuseum

Que voit on ? Un lumineux bouquet  de zinnia dans un pot en céramique vernissée verte. En osant  le rapprochement de couleurs comme que le rose, le jaune oranger et le vert,  le peintre atteint un éclat et une vivacité de composition très estivales.

Rappel biographique :  Le peintre néerlandais Floris Verster était issu d'une famille d'artistes. Son père, Abraham Florentius Verster van Wulverhorst, était un érudit, administrateur du Museum national d'histoire naturelle de Leiden  et lui-même peintre ornithologique renommé. Son frère cadet, Cees, devint critique d'art puis conservateur du Stedelijk Museum De Lakenhal à Leiden.
Entre 1880 et 1884, Floris Verster poursuit ses études à la Royal Academy of Art de La Haye puis après avoir obtenu son diplôme, il suit des cours avec Amédée Bourson à Bruxelles.
Jusqu'en 1885 environ, il travailla dans le style de l' Ecole de La Haye. Les sept années suivantes, il expérimente la nature morte sous l'influence de son beau-frère et des peintres français Antoine Vollon et Théodule Ribot. On peut dire qu'il excella en tant que coloriste, avec un vision  très passionnée des couleurs très différente du style habituel des peintres de l' Ecole de La Haye .
À Bruxelles, il  rencontra Jan Toorop et d'autres membres du groupe d'artistes d'avant-garde Les Vingt. En partie sous leur influence, Verster commença à travailler à coups de pinceau rugueux et de couleurs intenses. Il connut  un immense succès avec ses natures mortes exubérantes et ses véritables  paysages floraux. Entre 1892 et 1900, son travail subit une métamorphose pour se consacrer presque entièrement aux dessins au crayon contenant. À partir de 1900, il commence à peindre et se positionne comme un artiste reconnu aux Pays-Bas. La plupart de ses œuvres, outre les collections particulières, se trouvent au Musée Kröller-Müller et au Musée Stedelijk De Lakenhalà Leiden.
 
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lundi 21 décembre 2015

Antoine Vollon (1833-1900) - Nature morte au samovar et au bol de fruits



Antoine Vollon (1833-1900)
Nature morte au samovar et au bol de fruits
National Trust of Scotland (Broadie Castle)

Que voit-on ?  Sur un entablement de bois partiellement recouvert d'un drapé vert sur la droite du cadre, un magnifique samovar d'apparat en cuivre (bouilloire russe destinée à la préparation du thé) ; une grande tasse à thé en cuivre repoussé et abondamment sculpté, en forme de mug (appelé aussi  moque en français du 19e siècle), fermée d'un couvercle et principalement utilisée dans les régions littorales ou par les marins en Europe du Nord ; une cuillère en or ou en vermeil  attestant de la richesse du propriétaire ; un bol en porcelaine de Chine contenant trois pêches.

Rappel biographique : le peintre français Antoine Vollon est considéré comme appartenant au mouvement réaliste, bien que son style s'adapte toujours en fonction du sujet traité. Artiste productif, fougueux et extrêmement doué, Antoine Vollon affichait une préférence marquée pour les effets de lumière. Il a peint des ports, des marines aux grands cieux tourmentés et des pêcheurs mais c'est surtout comme peintre de natures mortes qu'il aimait se présenter lui-même. 
Il débute sa carrière à Lyon, où il apprend la gravure sur métaux et fréquente l 'Ecole des beaux-arts de la ville où il est l'élève de Théodule Ribot. Il développe rapidement une attention particulière surtout pour les natures mortes qui relèvent d’un défi  technique et artistique. Ce défi couvre un champs très large qui va de la représentation d'une motte de beurre (comme ici), à la peinture de fruits et de fleurs isolés (poires, prunes, cerises, pêches, tomates, courges,violettes...) en passant par le rendu des reflets du métal des ustensiles de cuisines jusqu'à la représentation des matières vivantes quotidiennes de la cuisine (plateau d'huîtres, œufs, carcasse de cochon pendu et vidé, poissons de mer  en attente de cuisson...)   Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans les musées du monde entier (Amsterdam, Londres) et principalement aux Etats-Unis où Vollon est beaucoup plus connu qu'en Europe (Washington, New York, Boston…). En France, le musée d'Orsay à Paris conserve une de ses toiles (Autoportrait), de même que les musées de Lyon (sa ville natale), Amiens et Rouen. Le musée des beaux arts de Dieppe quant a lui conserve deux toiles : Femmes du Pollet à Dieppe et Poissons de mer.
Alexandre Dumas fils était le grand collectionneur  français de l'œuvre de Vollon, ainsi que de riches américains, comme  Henry Frick ou le peintre William Merritt Chase qui l'admirait beaucoup et s'inspira, dans la plupart de ses propres nature mortes de celles d'Antoine Vollon. 



jeudi 29 octobre 2015

Antoine Vollon (1833-1900) - Poires Bon-Chrétien et pommes de reinette



Antoine Vollon (1833-1900)
Poires Bon-Chrétien et pommes de reinette
Collection Privée

Que voit-on ? Sur un fond gris évoquant un coin de mur, deux poires de la variété dite bon-chrétien appelée ainsi par le roi Louis XI qui en fit planter, après sa guérison, une semence issue du jardin de Francois de Paule en Calabre. Passée en Angleterre, elle prit le nom de Poire Williams qu'elle porte aujourd'hui communément en Europe alors qu'elle s'appelle Bartlett aux Etats-Unis. A l'avant du cadre, une petite pomme de reinette, ainsi nommé en 1540 par Charles Etienne et dont plus de 150 variétés différentes portent l'appellation. Cette petite nature morte impressionniste avant l'heure comme beaucoup de toiles de ce peintre, si modeste dans la description fidèle des variétés qu'elle met en scène, est un chef d'œuvre, tout comme la motte de beurre qu'il peignit à la même époque et qui est montrée aussi  sur ce blog.

Rappel biographique : le peintre français Antoine Vollon est considéré comme appartenant au mouvement réaliste, bien que son style s'adapte toujours en fonction du sujet traité. Artiste productif, fougueux et extrêmement doué, Antoine Vollon affichait une préférence marquée pour les effets de lumière. Il a peint des ports, des marines aux grands cieux tourmentés et des pêcheurs mais c'est surtout comme peintre de natures mortes qu'il aimait se présenter lui-même. 
Il débute sa carrière à Lyon, où il apprend la gravure sur métaux et fréquente l'Ecole des beaux-arts de la ville où il est l'élève de Théodule Ribot. Il développe rapidement une attention particulière surtout pour les natures mortes qui relèvent d’un défi  technique et artistique. Ce défi couvre un champs très large qui va de la représentation d'une motte de beurre (comme ici), à la peinture de fruits et de fleurs isolés (poires, prunes, cerises, pêches, tomates, courges,violettes...) en passant par le rendu des reflets du métal des ustensiles de cuisines jusqu'à la représentation des matières vivantes quotidiennes de la cuisine (plateau d'huîtres, œufs, carcasse de cochon pendu et vidé, poissons de mer  en attente de cuisson...).  
Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans les musées du monde entier (Amsterdam, Londres) et principalement aux Etats-Unis où Vollon est beaucoup plus connu qu'en Europe (Washington, New York, Boston…). En France, le musée d'Orsay à Paris conserve une de ses toiles (Autoportrait), de même que les musées de Lyon (sa ville natale), Amiens et Rouen. Le musée des beaux arts de Dieppe quant a lui conserve deux toiles : Femmes du Pollet à Dieppe et Poissons de mer.
Alexandre Dumas fils était le grand collectionneur  français de l'œuvre de Vollon, ainsi que de riches américains, comme  Henry Frick ou le peintre William Merritt Chase qui l'admirait beaucoup et s'inspira, dans la plupart de ses propres nature mortes de celles d'Antoine Vollon. 


vendredi 15 janvier 2021

Antoine Vollon 1833-1900) - Pommes



Antoine Vollon 1833-1900)
Pommes
Huiles sur toile (55.8 x 38.1 cm.)
Collection privée (Christie's)

Que voit on ? Plusieurs branches de pommiers très fournis, en feuilles et fruits, pendues à un clou, clin d'œil  aux natures mortes de gibiers. 

Rappel biographique : le peintre français Antoine Vollon est considéré comme appartenant au mouvement réaliste, bien que son style s'adapte toujours en fonction du sujet traité. Artiste productif, fougueux et extrêmement doué, Antoine Vollon affichait une préférence marquée pour les effets de lumière. Il a peint des ports, des marines aux grands cieux tourmentés et des pêcheurs mais c'est surtout comme peintre de natures mortes qu'il aimait se présenter lui-même.
Il débute sa carrière à Lyon, où il apprend la gravure sur métaux et fréquente l 'Ecole des beaux-arts de la ville où il est l'élève de Théodule Ribot. Il développe rapidement une attention particulière surtout pour les natures mortes qui relèvent d’un défi technique et artistique. Ce défi couvre un champs très large qui va de la représentation d'une motte de beurre, à la peinture de fruits et de fleurs isolés (poires, prunes, cerises, pêches, tomates, courges, violettes...) en passant par le rendu des reflets du métal des ustensiles de cuisines jusqu'à la représentation des matières vivantes quotidiennes de la cuisine (plateau d'huîtres, œufs, carcasse de cochon pendu et vidé, poissons de mer en attente de cuisson...). Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans les plus grands musées du monde (Amsterdam, Londres, New York...) et chez quelques chanceux collectionneurs privés principalement aux Etats-Unis où Vollon est beaucoup plus connu qu'en Europe (Washington, New York, Boston, Philadelphie…). En France, le musée d'Orsay à Paris conserve une de ses toiles (Autoportrait), de même que les musées de Lyon (sa ville natale), Amiens et Rouen. Le Musée des beaux arts de Dieppe quant à lui conserve deux toiles : Femmes du Pollet à Dieppe et Poissons de mer.
Alexandre Dumas fils était le grand collectionneur français de l'œuvre de Vollon, ainsi que de riches américains, comme Henry Frick (Frick Collection) ou le peintre William Merritt Chase qui l'admirait beaucoup et s'inspira, dans la plupart de ses propres natures mortes de celles d'Antoine Vollon.
Le MET à New York conserve l'une des plus belles toiles de Vollon.de même que le Musée Pushkin de Moscou .

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2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau






 

 

 



 

vendredi 25 novembre 2016

Antoine Vollon (1833-1900) Nature morte avec poire et prunes


Antoine Vollon (1833-1900)
Nature morte avec poire et prunes
 Collection privée

Que voit on ? Une poire et deux prunes posées sur un fond abstrait.  Une merveille de simplicité et d'élégance comme ce peintre en a souvent  peint. On garde en mémoire  Motte de beurre ou Oeufs (toutes deux postées sur ce blog) qui sont autant de chef d'œuvre du genre. L'ironie de la vie veut que ce peintre qui n'aimait rien tant que ces sujets simples, était surtout sollicité par ses riches clients pour peindre des natures mortes très élaborées à base d'argenterie, de fruits exotiques et de profusion de porcelaines précieuses... On  voit encore passer dans les grandes ventes internationales quelques exemplaires de ces tableaux très ornés qu'il considérait comme des défis à réaliser. Ce blog préfère retenir aujourd'hui un de ses sujets de cuisine où s'expriment à travers un morceau de beurre, un oeuf, un morceau de fromage ou deux fruits, tant de poésie et de leçons de vie.

Rappel biographique : le peintre français Antoine Vollon est considéré comme appartenant au mouvement réaliste, bien que son style s'adapte toujours en fonction du sujet traité. Artiste productif, fougueux et extrêmement doué, Antoine Vollon affichait une préférence marquée pour les effets de lumière. Il a peint des ports, des marines aux grands cieux tourmentés et des pêcheurs mais c'est surtout comme peintre de natures mortes qu'il aimait se présenter lui-même.
Il débute sa carrière à Lyon, où il apprend la gravure sur métaux et fréquente l 'Ecole des beaux-arts de la ville où il est l'élève de Théodule Ribot. Il développe rapidement une attention particulière surtout pour les natures mortes qui relèvent d’un défi technique et artistique. Ce défi couvre un champs très large qui va de la représentation d'une motte de beurre, à la peinture de fruits et de fleurs isolés (poires, prunes, cerises, pêches, tomates, courges, violettes...) en passant par le rendu des reflets du métal des ustensiles de cuisines jusqu'à la représentation des matières vivantes quotidiennes de la cuisine (plateau d'huîtres, œufs, carcasse de cochon pendu et vidé, poissons de mer en attente de cuisson...).   Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans les musées du monde entier (Amsterdam, Londres) et principalement aux Etats-Unis où Vollon est beaucoup plus connu qu'en Europe (Washington, New York, Boston, Philadelphie…). En France, le musée d'Orsay à Paris conserve une de ses toiles (Autoportrait), de même que les musées de Lyon (sa ville natale), Amiens et Rouen. Le musée des beaux arts de Dieppe quant à lui conserve deux toiles : Femmes du Pollet à Dieppe et Poissons de mer.
Alexandre Dumas fils était le grand collectionneur  français de l'œuvre de Vollon, ainsi que de riches américains, comme Henry Frick (Frick collection) ou le peintre William Merritt Chase qui l'admirait beaucoup et s'inspira, dans la plupart de ses propres natures mortes de celles d'Antoine Vollon.

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2016 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 

dimanche 1 janvier 2017

Antoine Vollon (1883-1900) - Nature morte avec jarre, oranges et pieces d'argenterie


Antoine Vollon (1883-1900)
Nature morte avec jarre, oranges et pieces d'argenterie
Collection privée 

Que voit-on ?  Un extraordinaire travail sur le contraste de matières entre porcelaine, argent, vermeil, verre, ébène... dans une véritable envolée lyrique de formes dont le grand plateau en argent présenté  derrière le samovar n'est pas la moindre des illustrations. Cette somptueuse pièce d'argenterie au complexe décor sculpté où se répondent les reflets des zones exposées et les opacités des zones creuses est un chef d'oeuvre parachevé par la délicate texture de la porcelaine blanche de la jarre et du verre allemand qui git dans la cuvette et dans lequel, à la façon des natures mortes de l'âge d'or Hollandais, se reflète la fenêtre, l'autre partie de la pièce, la partie du tableau qui n'est pas peinte.
Au milieu de toute cette abondance, on pourrait presque ignorer les trois oranges tapis dans l'ombre d'un coin de tableau.... oranges qui étrangement ressemblent plus aux fruits du plaqueminier, les kakis, qu'à des oranges. Apres la leçon de rendus de textures que le reste du tableau envoie au spectateur, on peut difficilement penser qu'il s'agisse là d'une faiblesse du peintre. Alors ?.... mystère ... C'est la huitième nature morte d'Antoine Vollon que ce blog présente depuis 3 ans et, à chaque oeuvre nouvelle, le même étonnement, la même stupéfaction  qu'il s 'agisse de la variété du choix des sujets ou de la maitrise absolue de la façon de les peindre, de la simple motte de beurre à ces extraordinaires pièces d'argenterie. Un génie méconnu. Encore. Un de plus ! 

Rappel biographique : le peintre français Antoine Vollon est considéré comme appartenant au mouvement réaliste, bien que son style s'adapte toujours en fonction du sujet traité. Artiste productif, fougueux et extrêmement doué, Antoine Vollon affichait une préférence marquée pour les effets de lumière. Il a peint des ports, des marines aux grands cieux tourmentés et des pêcheurs mais c'est surtout comme peintre de natures mortes qu'il aimait se présenter lui-même.
Il débute sa carrière à Lyon, où il apprend la gravure sur métaux et fréquente l 'Ecole des beaux-arts de la ville où il est l'élève de Théodule Ribot. Il développe rapidement une attention particulière surtout pour les natures mortes qui relèvent d’un défi technique et artistique. Ce défi couvre un champs très large qui va de la représentation d'une motte de beurre, à la peinture de fruits et de fleurs isolés (poires, prunes, cerises, pêches, tomates, courges, violettes...) en passant par le rendu des reflets du métal des ustensiles de cuisines jusqu'à la représentation des matières vivantes quotidiennes de la cuisine (plateau d'huîtres, œufs, carcasse de cochon pendu et vidé, poissons de mer en attente de cuisson...).  Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans les plus grands musées du monde entier (Amsterdam, Londres, New York...) et chez quelques chanceux collectionneurs privés principalement aux Etats-Unis où Vollon est beaucoup plus connu qu'en Europe (Washington, New York, Boston, Philadelphie…). En France, le musée d'Orsay à Paris conserve une de ses toiles (Autoportrait), de même que les musées de Lyon (sa ville natale), Amiens et Rouen. Le Musée des Beaux arts de Dieppe quant à lui conserve deux toiles : Femmes du Pollet à Dieppe et Poissons de mer.
Alexandre Dumas fils était le grand collectionneur  français de l'œuvre de Vollon, ainsi que de riches américains, comme Henry Frick (Frick Collection) ou le peintre William Merritt Chase qui l'admirait beaucoup et s'inspira, dans la plupart de ses propres natures mortes de celles d'Antoine Vollon.

lundi 7 décembre 2015

Antoine Vollon (1833-1900) - Nature morte avec de table



Antoine Vollon (1833-1900) 
Nature morte de table, 
Huile sur toile, 55,2 x 46,2 cm
Collection privée

Que voit-on ? Cinq éléments compose cette nature morte. De gauche à droite : une pile de livres fermés ; une partition de musique écornée sur laquelle repose une aiguière en argent richement sculptée d'un décor mythologique et deux citrons dont l'un pelé ; un luth à l'arrière-plan en porte-à -faux sur une pile de livre fermés, symbole de la fragilité des connaissances.  

Rappel biographique : le peintre français Antoine Vollon est considéré comme appartenant au mouvement réaliste, bien que son style s'adapte toujours en fonction du sujet traité. Artiste productif, fougueux et extrêmement doué, Antoine Vollon affichait une préférence marquée pour les effets de lumière. Il a peint des ports, des marines aux grands cieux tourmentés et des pêcheurs mais c'est surtout comme peintre de natures mortes qu'il aimait se présenter lui-même. 
Il débute sa carrière à Lyon, où il apprend la gravure sur métaux et fréquente l 'Ecole des beaux-arts de la ville où il est l'élève de Théodule Ribot. Il développe rapidement une attention particulière surtout pour les natures mortes qui relèvent d’un défi  technique et artistique. Ce défi couvre un champs très large qui va de la représentation d'une motte de beurre (comme ici), à la peinture de fruits et de fleurs isolés (poires, prunes, cerises, pêches, tomates, courges,violettes...) en passant par le rendu des reflets du métal des ustensiles de cuisines jusqu'à la représentation des matières vivantes quotidiennes de la cuisine (plateau d'huîtres, œufs, carcasse de cochon pendu et vidé, poissons de mer  en attente de cuisson...)  
Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans les musées du monde entier (Amsterdam, Londres) et principalement aux Etats-Unis où Vollon est beaucoup plus connu qu'en Europe (Washington, New York, Boston…). En France, le musée d'Orsay à Paris conserve une de ses toiles (Autoportrait), de même que les musées de Lyon (sa ville natale), Amiens et Rouen. Le musée des beaux arts de Dieppe quant a lui conserve deux toiles : Femmes du Pollet à Dieppe et Poissons de mer.
Alexandre Dumas fils était le grand collectionneur  français de l'œuvre de Vollon, ainsi que de riches américains, comme  Henry Frick ou le peintre William Merritt Chase qui l'admirait beaucoup et s'inspira, dans la plupart de ses propres nature mortes de celles d'Antoine Vollon.