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mardi 11 mars 2025

John Singer Sargent (1856-1925) - Hotel Room' or "Still life with suit case"

John Singer Sargent (1856-1925) Hotel Room'or "Still life with suit case", 906 / 07 Private collection



John Singer Sargent (1856-1925)
Hotel Room'or "Still life with suit case", 1906 / 07
Private collection 

Rappel biographique : le peintre américain John Singer Sargent  à étudié à l'Ecole des beaux-arts de Paris et a passé une bonne partie de sa vie en Europe en France, en Italie et en Angleterre.  Il fut  un ami proche des grands artistes de l'époque, comme Claude Monet, Paul Helleu ou Gabriel Fauré et très lié avec le sulfureux Robert de Monstesquiou et le prince Edmond de Polignac, deux figures du Tout Paris homosexuel de cette époque. Au cours de sa carrière, il a peint environ 900 toiles et plus de 2 000 aquarelles, et réalisé d'innombrables croquis et dessins. Son œuvre documente ses voyages à travers le monde, de Venise au Tyrol, de Corfou au Moyen-Orient, de Paris à Londres et du Montana à la Floride. Principalement portraitiste mondain, il ne se limita cependant jamais à ce genre et aborda aussi les compositions à personnages, les compositions religieuses, les scènes de genre, les intérieurs, les paysages, les  marines, les compositions murales avec une égale maîtrise. Mais Sargent fut surtout célèbre pour son habileté dans les portraits d'un style sophistiqué, exécutés avec une indéniable virtuosité et une certaine audace théâtrale. Ainsi réalisa-t-il sur commande les portraits des personnages les plus riches et puissants d'Europe et des États-Unis, comme l'académicien Édouard Pailleron et son épouse, Auguste Rodin, John D. Rockefeller, Robert Louis Stevenson, ou encore les présidents Theodore Roosevelt et Woodrow Wilson. Ses portraits de femme sont parmi les plus célèbres du genre comme ceux de Dame Ethel Smyth, d'Almina Wertheimer, de la comédienne  Ellen Terry dans Lady Macbeth ou celui de Madame Pierre Gautreau (son portrait le plus controversé,   intitulé Madame X) aujourd'hui conservé au Metropolitan Museum of Art de New York et dont Sargent dira lui- même : « Je suppose que c'est la meilleure chose que j'ai faite ».  
À une époque où le monde artistique se tournait vers l'Impressionnisme, le Fauvisme et le Cubisme, Sargent pratiqua son interprétation personnelle du Réalisme, qui fasait brillamment référence à Velázquez, Van Dyck et Gainsborough. Sa facilité à paraphraser les maîtres, d'une manière contemporaine, lui amenèrent quantité de commande de portraits, réalisés avec une telle virtuosité  qu'isl lui valurent le surnom de « Van Dyck de son temps ».

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2025- Une collection de natures mortes
Un blog de Francis Rousseau

 

 

samedi 5 mars 2022

Albert de Belleroche (1864-1944) - Nature morte au Trépieds


Albert de Belleroche (1864-1944) Nature morte au Trépieds, 1890 Collection privée


Albert de Belleroche (1864-1944)
Nature morte au Trépieds, 1890
Collection privée

 Que voit on ? Belleroche fut lme maitre des contrastes et des oppositions de texture comme on peut le voir dans d'autres antures mortes publiées dans ce blog. Ici, contraste en la matité du  bois et la brillance du cuivre.


Rappel biographique : Albert Gustavus de Belleroche est un peintre britannique de lointaine ascendance française qui a été formé et a vécu une grande partie de sa vie en France. Il est le descendant d’une famille de la vieille noblesse protestante française, qui a fui la France en 1685 après la révocation de l'Edit de Nantes, pour s'installer en Angleterre.
En 1867, à la mort du père, le marquis Edward Charles de Belleroche, la famille déménage à Paris. Sa mère Alice (né ou van den Bergh, originaire de Bruxelles) se remarie en mars 1871 avec l'impécunieux William Harry Vane Milbank (1848-1892), beaucoup plus jeune qu'elle et petit-neveu du duc de Cleveland. Elle tient un salon dans son appartement de l'avenue Montaigne où elle reçoit notamment le Prince de Galles. Elle se fait portraiturer par Edouard Dubufe en 1874. Son mari commande en 1877 à Carolus-Duran (1837-1917) un portrait de sa femme. Au cours de la visite du peintre, on lui montre les dessins du jeune Albert qui a treize ans et le maître l'invite à étudier plus tard dans son atelier où ont étudié John Singer Sargent et Maximilien Luce. C'est chose faite en 1882. Carolus-Duran vénère le style de Vélasquez. Belleroche finit par quitter l'atelier trop académique de Carolus-Duran. Il fait la connaissance à Montmartre de Renoir, Degas, Toulouse-Lautrec et peint même Mata-Hari. Belleroche a peint un portrait de Toulouse-Lautrec en 1882, lorsque celui-ci étudiait а l'atelier de Fernand Cormon, et a partagé avec lui la même passion pour Lili Grenier, leur modèle favori et qui devient sa maîtresse pendant dix ans.
Il est ami depuis 1882 avec Sargent (qui a fait plusieurs portraits de lui) et s'inspire de sa technique au pastel. En 1903, Belleroche expose avec les derniers Impressionnistes au Salon d'Automne. En 1904, une salle entière lui est dédiée. Renoir l’appelait « le peintre des femmes décoiffées. »
Une grande exposition lui a été consacrée à Londres en 2007. Sa famille a légué une partie de ses œuvres au musée Brangwyn-Belleroche d'Orange.

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2022 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 17 janvier 2020

Winslow Homer (1836-1910) - Two Trout

 


Winslow Homer (1836-1910)
Two Trout, 1889
Watercolor on paper
Private collection 

Que voit-on ?  Deux truites pendues à un fil de pêche, l'une (la plus sombre) agissant comme l'ombre portée de la première. Une composition d'autant plus remarquable qu'elle est très rare. Winslow Homer n'ayant pas, à proprement parlé, peint de natures mortes.

Rappel biographique : Winslow Homer  est un dessinateur, peintre, graveur et illustrateur américain, réputé pour ses marines et comme témoin objectif de son temps. En grande partie autodidacte, il est considéré comme étant l'un des principaux peintres du 19e siècle américain et l'une des figures prééminentes du réalisme américain.
Son œuvre empreint de vigueur et de réalisme, utilise principalement deux techniques : l'huile et l'aquarelle. Winslow Homer a toute sa vie recherché l'indépendance et à vivre de son art. Il possédait une énergie, une force, qui l'ont vu comparé à Gustave Courbet par son principal marchand dans les années 1880, le Bostonien J. Eastman Chase qui témoigna de l'avoir vu exécuter une toile en cinq heures, puis la modifier, et ce, afin d'honorer parfaitement une commande.
À partir des années 1890, son principal marchand est Knoedler, qui met Homer à l'abri du besoin : l'artiste vend bien son travail de son vivant, et il reçoit de nombreuses récompenses. Avec John Singer Sargent, il est le peintre américain des années 1900 le plus reconnu. Son plus gros collectionneur est pendant longtemps Thomas B. Clarke  (1848-1931). Les premières institutions américaines à acquérir et conserver son travail sont le Carnegie Museums of Pittsburgh, le Metropolitan Museum of Art, et le Musée des beaux-arts de Boston
Son premier biographe est William Howe Downes (1911) ; dix ans avant la mort de l'artiste, Downes lui rend visite et lui parle de son projet de biographie. L'artiste refuse poliment de répondre aux questions du critique, craignant de convoquer la mort à son chevet. À partir des années 1960, le travail de Winslow Homer est régulièrement montré dans le monde. En 1962, l'US Mail émet un timbre en son honneur, reproduisant la toile Breezing Up (A Fair Wind) (1873-1876) exposée à la National Gallery of Art (Washington D. C.).
Homer n'a jamais eu d'élève et n'a jamais cherché à faire école. Il aura une influence sensible sur l'évolution de la peinture et de l'illustration américaine.

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2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau 

 

vendredi 13 juillet 2018

John Singer Sargent (1856-1925) - Candelabra with Roses


John Singer Sargent (1856-1925)
Candelabra with Roses, c 1885
Private collection

 Que voit- on ? Une nature morte à sujet très délicat, saisi presque dans un rêve, dans une atmosphère légèrement embuée et alors que l'on ne saura jamais si ces chandelles  (un peu courbées par la chaleur)  étaient éteintes ou allumées et pour qui sont ces roses rouges. Toujours la même étrangeté dans les (rares) natures mortes de Singer Sargent qui affectionnait d'ailleurs plutôt la peinture de poulpes ou de poissons comme thématique de nature mortes.

Rappel biographique : le peintre américain John Singer Sargent  à étudié à l'Ecole des beaux-arts de Paris et a passé une bonne partie de sa vie en Europe en France, en Italie et en Angleterre.  Il fut  un ami proche des grands artistes de l'époque, comme Claude Monet, Paul Helleu ou Gabriel Fauré et très lié avec le sulfureux Robert de Monstesquiou et le prince Edmond de Polignac, deux figures du Tout Paris homosexuel de cette époque. Au cours de sa carrière, il a peint environ 900 toiles et plus de 2 000 aquarelles, et réalisé d'innombrables croquis et dessins. Son œuvre documente ses voyages à travers le monde, de Venise au Tyrol, de Corfou au Moyen-Orient, de Paris à Londres et du Montana à la Floride. Principalement portraitiste mondain, il ne se limita cependant jamais à ce genre et aborda aussi les compositions à personnages, les compositions religieuses, les scènes de genre, les intérieurs, les paysages, les  marines, les compositions murales avec une égale maîtrise. Mais Sargent fut surtout célèbre pour son habileté dans les portraits d'un style sophistiqué, exécutés avec une indéniable virtuosité et une certaine audace théâtrale. Ainsi réalisa-t-il sur commande les portraits des personnages les plus riches et puissants d'Europe et des États-Unis, comme l'académicien Édouard Pailleron et son épouse, Auguste Rodin, John D. Rockefeller, Robert Louis Stevenson, ou encore les présidents Theodore Roosevelt et Woodrow Wilson. Ses portraits de femme sont parmi les plus célèbres du genre comme ceux de Dame Ethel Smyth, d'Almina Wertheimer, de la comédienne  Ellen Terry dans Lady Macbeth ou celui de Madame Pierre Gautreau (son portrait le plus controversé,   intitulé Madame X) aujourd'hui conservé au Metropolitan Museum of Art de New York et dont Sargent dira lui- même : « Je suppose que c'est la meilleure chose que j'ai faite ».  
À une époque où le monde artistique se tournait vers l'Impressionnisme, le Fauvisme et le Cubisme, Sargent pratiqua son interprétation personnelle du Réalisme, qui fasait brillamment référence à Velázquez, Van Dyck et Gainsborough. Sa facilité à paraphraser les maîtres, d'une manière contemporaine, lui amenèrent quantité de commande de portraits, réalisés avec une telle virtuosité  qu'isl lui valurent le surnom de « Van Dyck de son temps ».



lundi 28 mai 2018

Albert de Belleroche (1864-1944)


Albert de Belleroche (1864-1944) 
Vase bleu sur fond gris, 1885
Collection privée

Que voit on ? On appréciera le contraste subtil des textures : le brillant de la porcelaine du vase et la matité du mur de meme que du meuble qui soutient le vase.  Il s'agit ici d'une deuxième version  d'un sujet aussi au vase bleu déjà traité en 1880 et publié dans ce blog . 

Rappel biographique : Albert Gustavus de Belleroche est un peintre britannique de lointaine ascendance française qui a été formé et a vécu une grande partie de sa vie en France. Il est le descendant d’une famille de la vieille noblesse protestante française, qui a fui la France en 1685 après la révocation de l'Edit de Nantes, pour s'installer en Angleterre.
En 1867, à la mort du père, le marquis Edward Charles de Belleroche, la famille déménage à Paris. Sa mère Alice (né ou van den Bergh, originaire de Bruxelles) se remarie en mars 1871 avec l'impécunieux William Harry Vane Milbank (1848-1892), beaucoup plus jeune qu'elle et petit-neveu du duc de Cleveland. Elle tient un salon dans son appartement de l'avenue Montaigne où elle reçoit notamment le Prince de Galles. Elle se fait portraiturer par Edouard Dubufe en 1874. Son mari commande en 1877 à Carolus-Duran (1837-1917) un portrait de sa femme. Au cours de la visite du peintre, on lui montre les dessins du jeune Albert qui a treize ans et le maître l'invite à étudier plus tard dans son atelier où ont étudié John Singer Sargent et Maximilien Luce. C'est chose faite en 1882. Carolus-Duran vénère le style de Vélasquez. Belleroche finit par quitter l'atelier trop académique de Carolus-Duran. Il fait la connaissance à Montmartre  de Renoir, Degas, Toulouse-Lautrec et peint même Mata-Hari. Belleroche a peint un portrait de Toulouse-Lautrec en 1882, lorsque celui-ci étudiait а l'atelier de Fernand Cormon, et a partagé avec lui la même passion pour Lili Grenier, leur modèle favori et qui devient sa maîtresse pendant dix ans.
Il est ami depuis 1882 avec Sargent (qui a fait plusieurs portraits de lui) et s'inspire de sa technique au pastel. En 1903, Belleroche expose avec les derniers Impressionnistes au Salon d'Automne. En 1904, une salle entière lui est dédiée. Renoir l’appelait « le peintre des femmes décoiffées. »
Une grande exposition lui a été consacrée à Londres en 2007. Sa famille a légué une partie de ses œuvres au musée Brangwyn-Belleroche d'Orange.


lundi 26 février 2018

Albert de Belleroche (1864-1944)


Albert de Belleroche (1864-1944) 
Les deux petits pots (les pots jaunes), 1889 

Que voit-on ?  Deux pots jaunes en effet, l'un posé a terre et l'autre posé sur la commode  comme deux chats qui s'observeraient mutuellement !  L'atmosphère est celle d'un coin d'atelier (les toiles poses à terre et le dessin épinglé au mur) propre et sans recherche, le contraire de l'archétype de l'atelier d'artiste surchargé et à l'hygiène douteuse...

Rappel biographique : Albert Gustavus de Belleroche est un peintre britannique de lointaine ascendance française qui a été formé et a vécu une grande partie de sa vie en France. Il est le descendant d’une famille de la vieille noblesse protestante française, qui a fui la France en 1685 après la révocation de l'Edit de Nantes, pour s'installer en Angleterre.
En 1867, à la mort du père, le marquis Edward Charles de Belleroche, la famille déménage à Paris. Sa mère Alice (né ou van den Bergh, originaire de Bruxelles) se remarie en mars 1871 avec l'impécunieux William Harry Vane Milbank (1848-1892), beaucoup plus jeune qu'elle et petit-neveu du duc de Cleveland. Elle tient un salon dans son appartement de l'avenue Montaigne où elle reçoit notamment le Prince de Galles. Elle se fait portraiturer par Edouard Dubufe en 1874. Son mari commande en 1877 à Carolus-Duran (1837-1917) un portrait de sa femme. Au cours de la visite du peintre, on lui montre les dessins du jeune Albert qui a treize ans et le maître l'invite à étudier plus tard dans son atelier où ont étudié John Singer Sargent et Maximilien Luce. C'est chose faite en 1882. Carolus-Duran vénère le style de Vélasquez. Belleroche finit par quitter l'atelier trop académique de Carolus-Duran. Il fait la connaissance à Montmartre  de Renoir, Degas, Toulouse-Lautrec et peint même Mata-Hari. Belleroche a peint un portrait de Toulouse-Lautrec en 1882, lorsque celui-ci étudiait а l'atelier de Fernand Cormon, et a partagé avec lui la même passion pour Lili Grenier, leur modèle favori et qui devient sa maîtresse pendant dix ans.
Il est ami depuis 1882 avec Sargent (qui a fait plusieurs portraits de lui) et s'inspire de sa technique au pastel. En 1903, Belleroche expose avec les derniers Impressionnistes au Salon d'Automne. En 1904, une salle entière lui est dédiée. Renoir l’appelait « le peintre des femmes décoiffées. »
Une grande exposition lui a été consacrée à Londres en 2007. Sa famille a légué une partie de ses œuvres au musée Brangwyn-Belleroche d'Orange.

vendredi 3 novembre 2017

Albert de Belleroche (1864-1944)


Albert de Belleroche (1864-1944) 
Still life with blue pot and folded cloths, 1880 

Que voit-on ? Sur un fond gris bleu foncé, sur une surface grise qui semble être plutôt celle d'un coussin que d'une étagère dans le gôut de celles du peintre espagnol Juan Sanchez Cotan : un pot en porcelaine bleu à côté duquel on a posé une pièce de tissu soigneusement plié dans une coupe. Un sujet assez inhabituel, bien que paraissant à première vue très banal, pour une nature morte venant d'un peintre qui ne l'était pas moins. Ce qui n'est pas banal : la courbure du plan sur lequel le pot bleu est posé et son ombre porté vers l'intérieur qui laissent penser qu'il s'enfonce dans une surface molle de type coussin  et enfin le linge rayé, plié dans un coupe !

Rappel biographique : Albert Gustavus de Belleroche est un peintre britannique de lointaine ascendance française qui a été formé et a vécu une grande partie de sa vie en France. Il est le descendant d’une famille de la vieille noblesse protestante française, qui a fui la France en 1685 après la révocation de l'Edit de Nantes, pour s'installer en Angleterre.
En 1867, à la mort du père, le marquis Edward Charles de Belleroche, la famille déménage à Paris. Sa mère Alice (né ou van den Bergh, originaire de Bruxelles) se remarie en mars 1871 avec l'impécunieux William Harry Vane Milbank (1848-1892), beaucoup plus jeune qu'elle et petit-neveu du duc de Cleveland. Elle tient un salon dans son appartement de l'avenue Montaigne où elle reçoit notamment le Prince de Galles. Elle se fait portraiturer par Edouard Dubufe en 1874. Son mari commande en 1877 à Carolus-Duran (1837-1917) un portrait de sa femme. Au cours de la visite du peintre, on lui montre les dessins du jeune Albert qui a treize ans et le maître l'invite à étudier plus tard dans son atelier où ont étudié John Singer Sargent et Maximilien Luce. C'est chose faite en 1882. Carolus-Duran vénère le style de Vélasquez. Belleroche finit par quitter l'atelier trop académique de Carolus-Duran. Il fait la connaissance à Montmartre  de Renoir, Degas, Toulouse-Lautrec et peint même Mata-Hari. Belleroche a peint un portrait de Toulouse-Lautrec en 1882, lorsque celui-ci étudiait а l'atelier de Fernand Cormon, et a partagé avec lui la même passion pour Lili Grenier, leur modèle favori et qui devient sa maîtresse pendant dix ans.
Il est ami depuis 1882 avec Sargent (qui a fait plusieurs portraits de lui) et s'inspire de sa technique au pastel. En 1903, Belleroche expose avec les derniers Impressionnistes au Salon d'Automne. En 1904, une salle entière lui est dédiée. Renoir l’appelait « le peintre des femmes décoiffées. »
Une grande exposition lui a été consacrée à Londres en 2007. Sa famille a légué une partie de ses œuvres au musée Brangwyn-Belleroche d'Orange.

jeudi 12 novembre 2015

John Singer Sargent (1856-1925) - Two Octopi


John Singer Sargent (1856-1925)
Two Octopi (1885)
Private collection 

Que voit-on ? Autour de1880-1885, John Singer Sargent a peint un petit tableau à l'huile représentant deux poulpes blottis dans la pénombre sur le pont d'un bateau de pêche près des côtes de Bretagne. Cette toile est l'une des toutes premières peintures à l'huile de l'artiste et montre déjà sa grande maîtrise technique. Mais ce qui frappe aujourd'hui c'est le choix dece sujet très particulier, rarement abordé dans la peinture européenne jusqu'à Sargent et, dans quelques rares cas seulement, dans la peinture japonaise des 18e et 19e siecle. Pourquoi un sujet aussi sujet inattendu surtout chez un peintre qui deviendra célèbre pour ses portraits de personnages la haute société  internationale ?  Peut etre pour céder au japonisme ambiant mais plus sûrement  sans doute  par choix délibéré de se faire remarquer dès le début de sa carrière professionnelle et de frapper à jamais les esprits. Bien visé ! Il réitèrera d'ailleurs plus tard dans carrière en s'attaquant à un autre sujet inhabituel avec ses aquarelles de 1917 représentant des alligators !  

Rappel biographique : le peintre américain John Singer Sargent  à étudié à l'Ecole des beaux-arts de Paris et a passé une bonne partie de sa vie en Europe en France, en Italie et en Angleterre.  Il fut  un ami proche des grands artistes de l'époque, comme Claude Monet, Paul Helleu ou Gabriel Fauré et très lié avec le sulfureux Robert de Monstesquiou et le prince Edmond de Polignac, deux figures du Tout Paris homosexuel de cette époque. Au cours de sa carrière, il a peint environ 900 toiles et plus de 2 000 aquarelles, et réalisé d'innombrables croquis et dessins. Son œuvre documente ses voyages à travers le monde, de Venise au Tyrol, de Corfou au Moyen-Orient, de Paris à Londres et du Montana à la Floride. Principalement portraitiste mondain, il ne se limita cependant jamais à ce genre et aborda aussi les compositions à personnages, les compositions religieuses, les scènes de genre, les intérieurs, les paysages, les  marines, les compositions murales avec une égale maîtrise. Mais Sargent fut surtout célèbre pour son habileté dans les portraits d'un style sophistiqué, exécutés avec une indéniable virtuosité et une certaine audace théâtrale. Ainsi réalisa-t-il sur commande les portraits des personnages les plus riches et puissants d'Europe et des États-Unis, comme l'académicien Édouard Pailleron et son épouse, Auguste Rodin, John D. Rockefeller, Robert Louis Stevenson, ou encore les présidents Theodore Roosevelt et Woodrow Wilson. Ses portraits de femme sont parmi les plus célèbres du genre comme ceux de Dame Ethel Smyth, d'Almina Wertheimer, de la comédienne  Ellen Terry dans Lady Macbeth ou celui de Madame Pierre Gautreau (son portrait le plus controversé,   intitulé Madame X) aujourd'hui conservé au Metropolitan Museum of Art de New York et dont Sargent dira lui- même : « Je suppose que c'est la meilleure chose que j'ai faite ».  
À une époque où le monde artistique se tournait vers l'Impressionnisme, le Fauvisme et le Cubisme, Sargent pratiqua son interprétation personnelle du Réalisme, qui fasait brillamment référence à Velázquez, Van Dyck et Gainsborough. Sa facilité à paraphraser les maîtres, d'une manière contemporaine, lui amenèrent quantité de commande de portraits, réalisés avec une telle virtuosité  qu'isl lui valurent le surnom de « Van Dyck de son temps ».