mardi 7 mai 2019

James Ensor (1860-1949) - Effect of Light


James Ensor (1860-1949)
Effect of Light, 1935
oil on canvas
Tate London 

Que voit-on ? Sous un titre qui ne fait aucune allusion au statut de nature morte de cette composition, c'est bine d'une nature morte qu'il s'agit couvrant l'ensemble  du cadre avec éparpillés autour  d'un assiette centrale contenant des oignons en germe,  divers coquillages (du Bénitier au bulot !)  et divers  flacon et vases  dont certains contiennent des fleurs...

Rappel biographique : Le peintre belge James Ensor se revendiquait du mouvement anarchiste et a laissé une œuvre expressionniste très importante. Il est un des membres fondateurs du groupe bruxellois d'avant garde Les Vingt. En 1898, il est l'un des instigateurs du bal du Rat mort qui a lieu à la fin du carnaval d'Ostende. Ensor doit attendre le début du 20e siècle pour assister à la reconnaissance de son œuvre : expositions internationales, visite royale, anoblissement avec titre de baron, Légion d'honneur ... on le surnomme alors le prince des peintres. Et c'est précisément ce moment qu'il choisit pour abandonner la peinture et consacrer les dernières années de sa vie exclusivement à la musique !
Dans beaucoup de ses tableaux Ensor est fasciné par la lumière d'Ostende, sa ville natale, qui lui inspire des pâleurs secrètes : « La lumière déforme le contour. Je vis là-dedans un monde énorme que je pouvais explorer, une nouvelle manière de voir que je pouvais représenter. »
Dans la Mangeuse d'huîtres (1882), une nappe immaculée éblouit l'avant-plan et tombe quasi en dehors des limites du cadre. Malgré les tableaux prestigieux que celui-là rappelle (toute la tradition des natures mortes flamande du 17e siècle), mais aussi Edouard Vuillard, on le refuse au Salon d' Anvers. L'année suivante, toutes ses toiles sont rejetées du Salon de Bruxelles et il est mis à l'écart du Cercle des 20. Ulcéré, il bascule dans la déraison, couvre et balafre ses toiles de couleurs rougeoyantes symbolisant son exaspération.
C'est entre 1887 et 1893 qu'il peint ses plus beaux tableaux : la gamme chromatique prend feu au milieu des nacres translucides des ciels et des marines. Contemporaine de Vincent Van Gogh et d'Edvard Munch, son œuvre contient beaucoup des futures révolutions du Fauvisme au Mouvement Cobra.
Il va s'appliquer à mettre en évidence les aspects grotesques des choses, et s'orienter vers une vision radicale, sarcastique et insolente du monde. Comme chez Pieter Brueghel l'Ancien ou Jérôme Bosch, l'inanimé respire et crie. Ses obsessions et ses peurs jouent un rôle manifeste dans les traits menaçants qu'il attribue aux objets utilitaires, aux revenants et aux masques. Ces derniers, à partir des années 1880 dominent son inspiration et renvoient au carnaval, ce « monde à l'envers », anarchique où les rapports sociaux sont démontrés par l'absurde.
Artiste pluraliste, il l'est également dans son style et ses techniques: toile, bois, papier, carton, couteau à palette, pinceau fin ou spatule… : « Chaque œuvre devrait présenter un procédé nouveau », écrit-il.
Dans un but purement alimentaire, il édite des eaux-fortes, les fameux « biftecks d'Ensor », œuvres purement commerciales mais qui ont fait alors la fierté des marchands de souvenirs. Il réalise aussi des caricatures à la manière de Bruegel et de Bosch.
Par sa prédilection pour les personnages masqués, les squelettes, qui, dans ses tableaux, grouillent dans une atmosphère de carnaval, Ensor est le père d'un monde imaginaire et fantastique qui annonce le surréalisme.

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2019 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau



lundi 6 mai 2019

Édouard Vuillard (1868 -1940) - La Cheminée



Édouard Vuillard (1868 -1940)
La Cheminée, 1905.
Huile sur carton, 51,4 x 77,5 cm
National Gallery, Londres

Que voit on ? Est-ce bien une nature morte que présente cette composition ? Oui, à n'en pas douter ! Une nature morte sur un entablement qui n'est ni une guéridon, ni une table de cuisine, encore moins une table de salle de manger mais un manteau de cheminée... de chambre à coucher (les linges de toilettes étalés sur le séchoir à serviettes en attestant. !) Fleurs dans un verre a eau, aquarelle accrochée au miroir, flacons de parfums et bouteilles d'onguents occupent bien le centre du cadre ! Un chef d'oeuvre de plus de Vuillard dont on a décidément beaucoup de mal à se lasser.

Rappel biographique : Jean-Édouard Vuillard, connu pour être le fondateur du mouvement Nabis, a peint aussi bien des portraits que des intérieurs, des natures mortes, des compositions murales et des décors de théâtre. Vuillard exposa pour la première fois au Salon des Indépendants en 1901 et au Salon dAutomne en 1903. C'est dans le années 1890 qu'il fit la connaissance des frères Alexandre et Thadée Natanson, les fondateurs de la Revue Blanche, et en 1892, sous leur conseil, il fit ses premières décorations (fresques d'appartements) pour la maison de Madame Desmarais. Plus tard il reçut de nombreuses commandes semblables. En 1895 pour Alexandre Natanson, en 1898 pour Claude Anet, en 1908 pour Bernstein et en 1913 pour Bernheim et pour le Théâtre des Champs Elysées. Les dernières commandes qu'il reçut datent de 1937 (Palais de Chaillot à Paris, avec Bonnard) et de 1939 (Palais des Nations à Genève, avec Maurice Denis, Roussel et Roger Chastel).
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dimanche 5 mai 2019

Edvard Munch (1863–1944) - Still Life with Jar, Apple, Walnut and Coconut


Edvard Munch (1863–1944)
Still Life with Jar, Apple, Walnut and Coconut (1881)
Oil on cardboard (18 x 20 cm)
Munch museet, Oslo

Que voit on ?  Une composition assez sombre du grand peintre norvégien Munch de laquelle se détache très précisément un pot en terre au rebord chaulé, une noix de coco, une noix, et une pomme (qui commence à pourrir par le pédoncule). Cette composition hétéroclite de fruit à la fois familier  (pomme , noix) et exotique (noix de coco), tendre pomme et à coque rigide (noix et noix de coco), peut générer une inquiétude ou une interrogation  (voir une angoisse)  chez le spectateur... 

Rappel biographique : Edvard Munch est un peintre et graveur expressionniste norvégien, considéré comme le pionnier de l'expressionnisme dans la peinture moderne. Ses techniques sont la peinture et la tempera sur carton.
Au début du xxe siècle, Munch était en position de construire une véritable carrière. Une exposition de ses œuvres  à Prague influença de nombreux artistes tchèques. Les portraits, souvent en pied, prirent une place de plus en plus importante dans son œuvre. Le portrait de groupe Les Quatre Fils du docteur Max Linde (1904) compte parmi les plus grands chefs-d'œuvre du portrait moderne. En 1906, il fait les décors de la pièce Les Revenants de Max Reinhardt. Mais sa vie personnelle n'est pas simple : en 1902, au cours d'une scène violente avec Tulla Larsen, il se blesse d'un coup de revolver à la main gauche. En 1908, souffrant de dépression et d'hallucinations, il séjourne six mois dans une clinique à Copenhague. Le tableau La Mort de Marat (1907) laisse apparaître la hantise de la mort. En 1916, Munch achète une confortable maison à Skøyen, près d'Oslo. Il y mène une existence solitaire mais apaisée et honorée, et continue à peindre. Vers 1930, il a des problèmes oculaires (hémorragie du vitré) avec la vision de corps flottants importants qu'il a représentés dans certains de ses tableaux. Dans les années 1930 et 1940, les nazis jugeront son œuvre « art dégénéré » et retireront ses tableaux des musées allemands. Munch sera profondément remué par cette situation, lui qui était antifasciste mais considérait l'Allemagne comme sa seconde patrie.

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samedi 4 mai 2019

Edward Steichen (1879-1973) - Avocados



Edward Steichen (1879-1973)
Avocados, 1930
Private collection

Que voit on ? Un avocat dans un plat ne céramique surmonté d'un avocat coupé en deux et une moitié contint encore le noyau duquel cependant le photographe a pris soin d'enlever la peau pour révéler l'épaisseur de la chair que l'on ne voit ordinairement jamais.

Rappel biographique :
Edward Steichen est un photographe, peintre américain d'origine luxembourgeoise, qui fut aussi éditeur de magazine, galeriste et conservateur du MoMA de New York de 1947 à 1962), où il joua le rôle de trait d'union culturel entre les Etats-Unis et l'Europe. Après un bref apprentissage de lithographie à Milwaukee où il apprend à peindre et faire des photos, il expose ses premières photographies picturales au Salon de Philadelphie de 1899 où ils fait remarquer par Alfred Stieglitz comme « l’incarnation même du nouvel Art photographique «. Désormais protégé et collaborateur de Stieglitz, il déménagé à New York puis Paris où il réalise deux tableaux et des photographies de peintres et de sculpteurs tels que Auguste Rodin, Henri Matisse et John Marin. En 1905, il encourage Stieglitz à ouvrir sa propre galerie à New York où il organise plusieurs expositions qualifiées de révolutionnaires qui présente l'art européen et américain moderne. Cette étroite amitié entre Steichen et Stieglitz ne va pas résisté a l’épreuve de la Première Guerre mondiale où Stieglitz exprime ses sympathies pro-allemandes alors que Steichen rejoint l'US Army Signal Corps.
Après la guerre, Steichen déprimé, incertain de son avenir,se prend à douter de la valeur de ce qu’il a produit jusque là. Pendant sa convalescence en France, il remarque les peintures naïves de son jardinier et reconnait qu’elles ont un «charme curieux et une simplicité directe" qui manque cruellement à ses propres réalisations. Abandonnant la peinture, il décide de se concentrer sur la photographie et commence a apprendre de façon autodidacte les bases de la photographie et sur la façon de contrôler le contenu des négatifs.
Après avoir passé des mois à photographier une tasse et une soucoupe, à apprendre la lumière et la texture, il aborde la question du volume. Il décide d'utiliser une lumière très faible et des expositions exceptionnellement longues avant de découvrir que cette technique a un impact esthétique évident sur ses oeuvres. Il écrira : «pour la première fois dans une photographie, on pouvait à la fois identifier le volume et la form," Il a ensuite expérimenté de nombreux procédés de fabrication pour ses impressions, avant de choisir les tirages au platine ou le papier de palladium seules a meme de lui fournir la gamme très étendus de de tons subtils et de douceur lui permettant de mieux rendre l’appréciation des volumes.
Au début des années 1920, l'éditeur américain Condé Nast le choisit pour devenir le photographe en chef des publications du groupe, imposant ses exigences en matière de photographie : « La distinction, l'élégance et le chic2 ». Il travaille particulièrement pour Vanity Fair et pour Vogue, magazines pour lesquels il réalise notamment de nombreux portraits de célébrités, démontrant une grande capacité à mettre en valeur ses sujets. Il travaillera également étroitement avec Carmel Snow d'Harper's Bazaar.
Il photographie Gloria Swanson en 19243, puis l'une de ses photographies de l'actrice Greta Garbo, datant de 1928, parue en couverture du magazine Life le 10 janvier 19554, est considéré comme l'un des portraits inoubliables de l'actrice.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est directeur de l'Institut photographique naval (Naval Photographic Institute). Son film documentaire, The Fighting Lady, remporte en 1945 l'Oscar du meilleur documentaire. À partir de 1947 et jusqu'en 1962, Steichen est le directeur du département de la photographie du MoMA, le musée d'art moderne de New York.
En 1970, l'année de leur création, les Rencontres internationales de la photographie d'Arles présentent son œuvre lors d'une soirée de projection au Théâtre antique, intitulée « Edward Steichen, photographe » et présentée par Martin Boschet.

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vendredi 3 mai 2019

Edouard Manet (1832-1883) - Nature morte au Rouget et Anguille



Edouard Manet (1832-1883)
Nature morte, Rouget et Anguille 1864
Huile sur toile (38x 46,5 cm)
Musée d'Orsay, Paris

Que voit on ?  Posé sur une nappe blanche à côté d'une couteau au manche noir,  un rouget  et une anguille qui observe le spectateur d'un oeil  perçant. Manet qui a peint à plusieurs reprises ce thème du rouget et de l'anguille, donne avec cette peinture une chef d'oeuvre qui n'échappa à l'oeil acerbe du Marchand Durand Ruel qui s'empressa de l'acquérir en 1900.


Rappel biographique :  le peintre français Édouard Manet est un peintre majeur de la fin du 19e siècle, initiateur de la peinture moderne qu'il libère de l'académisme,  C'est une erreur de considérer Édouard Manet comme l'un des pères de l'impressionnisme : il s'en distingue en effet par une facture soucieuse du réel. Manet n'utilise pas (ou peu) les nouvelles techniques de la couleur et le traitement particulier de la lumière, utilisées par les impressionnistes. Il s'en rapproche cependant par certains thèmes récurrents comme les portraits, les paysages marins, la vie parisienne ou encore les natures mortes, tout en peignant de façon personnelle, dans une première période, des scènes de genre (sujets espagnols et  odalisques entre autres).
On a beaucoup dit que lorsque Manet avait  peint des natures mortes, c'était  surtout pour des raisons financières qu'il l'avait fait. Il avouait lui-même avoir plus de facilités à les négocier que ses portraits. Cela ne signifie pas qu'elles aient été d'un intérêt mineur pour lui  bien au contraire : la scénographie qu'il impose à ses natures mortes est tout simplement prodigieuse, qu'il s'agisse de solo comme Le citron ou L'asperge ou de mise en scène collectives comme dans Fruits sur la table ou Le Panier de fruits ou d'hommage à d'illustres maitres  comme son hommage à Chardin avec La Brioche, 1870  (MET, New York).
Manet aimait authentiquement les natures mortes : « Un peintre peut tout dire avec des fruits ou des fleurs, ou des nuages seulement », affirmait-il. Une part non négligeable de son œuvre est consacrée à ce genre, avant 1870 surtout puis dans les dernières années de sa vie où la maladie l'immobilise dans son atelier. Certains éléments de ses tableaux constituent de véritables natures mortes comme le panier de fruits dans Le Déjeuner sur l'herbe, le bouquet de fleurs dans Olympia ou le pot de fleurs, la table dressée et différents objets dans Le Petit déjeuner dans l'atelier. Il en va de même dans les portraits avec le plateau portant verre et carafe dans le Portrait de Théodore Duret ou la table et les livres dans le Portrait d’Émile Zola. Mais les natures mortes autonomes, qui se revendiquent comme telles,  ne manquent pas dans l’œuvre de Manet !
Considérant l'importance de la nature morte chez Manet, beaucoup – et cela dès les années 1890 – y ont vu la marque la plus évidente de la révolution qu'il accomplissait, l'avènement d'une peinture uniquement préoccupée d'elle-même et débarrassée de la tyrannie du sujet. En refusant toute hiérarchie à l'intérieur même du tableau, en donnant autant d'importance à l'accessoire qu'à la figure, Manet assurément rompait avec les règles académiques. (...) Comme Cézanne et comme Monet qu'il influencera, Manet trouvait dans la nature morte, obéissante et disponible, un laboratoire d'expériences colorées dont il répercutait aussitôt les trouvailles dans d'autres compositions ; comme Cézanne et comme Monet, il dit cette curieuse obsession de l'éclatante blancheur et voulut peindre lui aussi ces tables servies avec leurs nappes blanches "comme une couche de neige fraîchement tombée" (Nature morte avec melon et pêches, National Gallery of Art, London). Manet, peintre de natures mortes, a médité les grands exemples anciens, celui des Espagnols et de leurs bodegones, celui des Hollandais et bien sûr celui de Chardin. Dans les années 1860, il joue des franches oppositions du noir et du blanc, bois sombre de la table, éclat d'une nappe ou serviette sur lesquelles il dispose ses notes colorées.
A sa mort, Édouard Manet laisse plus de 400 toiles, des pastels, esquisses et aquarelles. Ses plus grandes œuvres sont aujourd'hui visibles dans tous les musées du monde.

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jeudi 2 mai 2019

Édouard Vuillard (1868-1940) -Nature morte aux pommes et mûres


Édouard Vuillard (1868-1940)
Nature morte aux pommes et mûres, 1906
Huile sur toile 42 x 53 cm
Collection particulière

Que voit on ? Posées sur une petite table en bois, des pommes à des stades divers de la cueillette au milieu desquelles on peut déceler des mûres que Vuillard a voulu très nettement et précisément faire ressortir de l'ensemble. La table quand à elle - si l'on en croit les oreillers empilés devant la tête de lit - semble bien être une table de nui ou une "somno", faisant de cette nature morte l'une des rares qui soient mises en scène à côté d'un lit...

Rappel biographique : Jean-Édouard Vuillard, connu pour être le fondateur du mouvement Nabis, a peint aussi bien des portraits que des intérieurs, des natures mortes, des compositions murales et des décors de théâtre. Vuillard exposa pour la première fois au Salon des Indépendants en 1901 et au Salon dAutomne en 1903. C'est dans le années 1890 qu'il fit la connaissance des frères Alexandre et Thadée Natanson, les fondateurs de la Revue Blanche, et en 1892, sous leur conseil, il fit ses premières décorations (fresques d'appartements) pour la maison de Madame Desmarais. Plus tard il reçut de nombreuses commandes semblables. En 1895 pour Alexandre Natanson, en 1898 pour Claude Anet, en 1908 pour Bernstein et en 1913 pour Bernheim et pour le Théâtre des Champs Elysées. Les dernières commandes qu'il reçut datent de 1937 (Palais de Chaillot à Paris, avec Bonnard) et de 1939 (Palais des Nations à Genève, avec Maurice Denis, Roussel et Roger Chastel).

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mercredi 1 mai 2019

Helge Dahlman (1924-1979) - Still life with mushrooms


Helge Dahlman (1924-1979) 
Still life with  mushrooms
Private collection 

Le peintre et graphiste finlandais Helge William Dahlman a étudié à l' Académie des Beaux-Arts de Finlande en 1942-1945 et fait ses débuts en 1945. En 1950, il organise sa première exposition personnelle dans un style très  ascétique qui a mesure que la décennie avance vas devenir plus coloré et riche . Les peintures de paysages, les portraits et les natures mortes de Dahlman sont généralement de petite taille, intimes et  très raffinés du point de vue  technique.
Il a enseigné à l'Académie des Beaux-Arts de Finlande en 1956-1957 et a représenté à deux reprises la Finlande à la Biennale de São Paulo en 1957 et 1959. En 1964, il a reçu la médaille Pro Finlandia. Une exposition retrospective à sa mémoire a eu lieu à Helsinki Art Hall en 1995.
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mardi 30 avril 2019

Pablo Picasso (1881-1973) - Compotier avec fruits



Pablo Picasso (1881-1973) 
Compotier avec fruits, 1918 
Collection particulière 


Que voit on ? Ce que décrit le titre qui fait cependant l'impasse sur les gâteaux secs qui occupent la moitié du compotier à côté de cette poire (un des fruits les plus représentés par Picasso),de cette pomme et de cette mandarine... Une  composition  très figurative datant de la premiere période du peintre. 

Rappel biographique :  le peintre espagnol Pablo Ruiz Picasso a commencé à peindre très tôt, au tournant du19e et du 20e siècle et n'a jamais cessé sa production, évaluée aujourd'hui a quelques 50.000 oeuvres.  Utilisant tous les supports pour son travail, il est considéré comme l'un des plus importants artistes du 20e siècle tant par ses apports techniques et formels que par ses prises de positions politiques et que par l'immensité de sa production, tous genres confondus.
Les premiers collages et assemblages sont réalisés pendant l'hiver 1912. A partir des années 20 ses natures mortes seront très proches, sur la même ligne de conception " cubiste analytique " que celles de George Braque, dont il devient un temps l'intime avant de s'en séparer définitivement. 
Malgré le fait que Picasso  ait peint  beaucoup d'autres natures mortes avant et après la Seconde guerre mondiale, ce  n'est cependant pas un genre qui tient une place aussi essentielle dans son oeuvre que dans l'oeuvre de Georges Braque.
  
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lundi 29 avril 2019

Ivan Puni (1894 - 1956) - Nature morte "la roulette russe "


Ivan Puni (1894 - 1956)
Nature morte "la roulette russe " 1912-14
Tetriakov Gallery, Moscow

Que voit on  ? Exactement ce que décrit dramatiquement le titre dans cette nature morte où les elements principaux sont le pistolet, le verre vide, le jeu de carte sur fond de coupure de journaux et de lettre de l'alphabet traités à la façon cubiste par ce grand peintre de l'avant garde russe.

Rappel biographique : Ivan Puni (Иван Пуни) connu aussi sous le nom francisé de Jean Pougny est un artiste avant-gardiste russe classé, un temps, parmi les suprématistes et les cubistes futuristes.
Petit-fils d'un compositeur italien de musique de ballet, Cesare Pugni, Ivan est inscrit dès 190 -11   à l' Académie Julian  à Paris où il reçoit une éducation artistique dans le domaine des beaux arts et  où il commence à  peindre dans une un style dérivé du fauvisme.
À son retour en Russie en 1912, il  montre ses oeuvres à  des membres de l''avant-garde de Saint-Pétersbourg  dont Kazimir Malevitch et Vladimir Tatlin qui sont immédiatement intéressés par son originalité.  Au retour d'une deuxième voyage à Paris  en 1915, il se met  à peindre dans un style cubiste  qui rappelle celui de Juan Gris. En 1915, Puni forment Supremus, un groupe d'artistes chargé de  faire promotion du "suprématisme", le mouvement d'art abstrait fondé par Malevich.
En 1916, Malevich et Puni  co-écrivent  le Manifeste suprématiste, qui appel la naissance d "un nouvel art abstrait pour une nouvelle ère historique ". 
 En 1919, il enseigne à l'école d'art de Vitebsk sous la direction de Marc Chagall.  La même année, au lendemain de la révolution bolchevique, Puni et son épouse quitte la Russie. Ils transitent par la  Finlande, avant de s'installer en  1920 à Berlin, où  la Galerie der Sturm organise la première exposition entièrement consacrée à son travail. Pendant son séjour à Berlin, Puni  conçoit des costumes et des décors pour divers productions théâtrales.
En 1924 enfin, Puni et son épouse Boguslavskaya s' installent  définitivement  à Paris, où son style change de nouveau en une variante de l’impressionnisme. En France, il signe son travail Jean Pougny dans le but de distancer sa nouvelle pratique artistique de son précédent travail en Russie. En 1946, Puni / Pougny devient citoyen français.
Il est mort à Paris en 1956.
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dimanche 28 avril 2019

Victor Vasarely (1906-1997) - Cailloux-V


Victor Vasarely (1906-1997) 
Cailloux-V, circa 1947-56
Collection privée

Que voit on ? Une composition très graphique datant des debut de la carrière du peintre où figurent des formes de cailloux de diverses couleurs, dans un mouvement qui fait penser à celui que l'on peut observer dans une rivière lorsque l'on regarde son lit minéral à travers l'eau vive.

Rappel biographique : Le plasticien hongrois naturalisé français Győző Vásárhelyi, dit Victor Vasarely,  est généralement  reconnu comme étant le père de l'art optique. Victor Vasarely commence des études de médecine, qu'il arrête au bout de deux ans. Il s'intéresse alors au Bauhaus et étudie au Műhely de Sándor Bortnyik à Budapest de 1929 à 1930.
En 1930, il s'installe à Paris où il débute comme artiste graphiste dans des agences publicitaires comme Havas, Draeger, Devambez. C'est là qu'il effectue son premier travail majeur, Zebra (1939) considéré aujourd'hui comme le premier travail dans le genre Op art.
Pendant les deux décennies suivantes, Vasarely développe son propre modèle d'art abstrait géométrique, travaillant dans divers matériaux, mais employant un nombre minimal de formes et de couleurs. Peu enclin à travailler sur des petits formats ou à réserver ses oeuvres aux collections privées, Vasarely a de ce fait peint très peu de sujets à thèmes de natures mortes et aucune n'a été clairement  titrée comme telle. Il a réalisé par contre beaucoup d 'oeuvres monumentales qui se trouvent dans l'espace public. Il a ainsi travaillé pour de nombreuses entreprises et créé, entre autres, en  1972 le logotype du constructeur automobile français Renault, désormais célèbre, et dont la forme est toujours plus ou moins, la même plus de 50 ans après sa création.  Il réalisa également cette même année, avec son fils le plasticien Yvaral (1934-2002), la façade des studios de la radio  RTL au 22 rue Bayard dans le 8e arrondissement de Paris, en l'habillant de lames métalliques. Cette œuvre, démontée lors du déménagement de RTL en  2017, a fait l'objet d'un don de RTL Group à la Fondation Vasarely, d'Aix-en-Provence.
La fondation Vasarely est une institution à but non lucratif, créée par l'artiste avec son épouse Claire, et reconnue d'utilité publique en 1971. Elle comprend le musée didactique de Gordes (1970-1996) et le centre architectonique d'Aix-en-Provence (1976)  ainsi que deux musées « didactiques » à Pécs (1976) et à Budapest (1986) en Hongrie.
Les musées Vasarely de Pécs et de Budapest conservent des donations inaliénables ; celui de Pécs possède des œuvres d'autres artistes de sa collection (Soto, Morellet, Yvaral, Claire Vasarely).
Pierre Vasarely, le petit-fils de l'artiste, est son légataire universel, le titulaire du droit moral sur son œuvre et le président de la fondation Vasarely.

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samedi 27 avril 2019

Horst Jansenn (1929-1995) - Novembre


Horst Jansenn (1929-1995)
Novembre , 1983
Gouache et crayon sur papier
Musée Horst Jansenn, Oldenbourg

Que voit on ? Une pomme en voie de putréfaction  ainsi que ce qui semble être cachet de cire. 

Rappel biographique : Horst Janssen est un dessinateur, graveur lithographe, affichiste et illustrateur allemand qui eut une production prolifique. Il publie d'abord ses œuvres dans l'hebdomadaire Die Zeit en 1947. Au début des années 1950, il se met à la lithographie, sur une initiative du fabricant de papier Guido Dessauer d'Aschaffenbourg, en Bavière, en utilisant les moyens techniques de son usine de fabrication de papier de couleur.
La première rétrospective de ses dessins et œuvres graphiques a lieu en 1965, d'abord à la Kestnergesellschaft à Hanovre, puis dans d'autres villes allemandes ainsi qu'à Bâle. En 1966, il reçoit le prix Edwin Scharff ( à Hambourg suivi de plusieurs expositions internationales.
En 1968, il reçoit le Grand prix en art graphique à la Biennale de Venise et, en 1977, ses œuvres sont exposées à la sixième Documenta de Cassel.
Sa vie est marquée par de nombreux mariages, de virulentes opinions, un alcoolisme avéré ainsi qu'un dévouement désintéressé à l'art de la gravure. Le Musée Horst Janssen établi dans la ville d'Oldenbourg (Basse-Saxe) où il a grandi, lui est dédié.
Son œuvre est présente à l'échelle internationale dans de grands musées.

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vendredi 26 avril 2019

Bernard Buffet (1928-1999) - Nature morte au poisson 1948



Bernard Buffet (1928-1999)
Nature morte au poisson, 1948
Musée d'art Moderne de la Ville de Paris   (MAM)

 Que voit on ? Le Musée d'art Moderne de la Ville de Paris qui compte une des plus belles collections de toiles de Bernard Buffet d'avant les années 50,  cache jalousement cette nature morte qui représente une dorade royale sur un plat en porcelaine blanche entourée d'un demi citron au premier plan, d'une fourchette tordue, d'une saucière à l'arrière-plan  et d'une casserole posée sur le coin de la table  séparée du fond par une simple nuance de gris et un trait noir épais.

Rappel biographique : Bernard Buffet est un peintre français expressionniste, qui a peint aussi bien des personnages que des figures, animaux, nus, paysages, intérieurs, natures mortes, fleurs. Aquarelliste, c'est également un peintre de décors de théâtre et un illustrateur. Il remporte le concours d’entrée de l'École nationale supérieure des beaux-arts en décembre 1943 à quinze ans, passant deux ans dans l'atelier du peintre Eugène Narbonne où il est déjà considéré comme très doué. Il s'y lie notamment d'amitié avec les peintres Maurice Boitel et Louis Vuillermoz.
En 1947, il expose L'Homme accoudé au Salon des indépendants et en décembre a lieu sa première exposition particulière présentée par Pierre Descargues, à la Librairie des impressions d'art.  On y reconnait déjà un graphisme très caractéristique qui sera tout au long de sa vie, la marque du peintre. L'État, par l'intermédiaire de Raymond Cogniat, lui fait son premier achat pour le Musée national d'art moderne de Paris avec la peinture Nature morte au poulet. En 1955, il obtient la première place au référendum organisé par la revue Connaissance des arts désignant les dix meilleurs peintres de l'après-guerre. Il peint les maquettes des décors et des costumes pour La Chambre argument de Georges Simenon qui devient son ami. Élu à l’Académie des beaux-arts au fauteuil de Paul Jouve, Bernard Buffet est alors le plus jeune académicien jamais élu sous la coupole.
En 1978, à la demande de l’administration des postes, Bernard Buffet réalise une maquette pour un timbre de trois francs L’Institut et le Pont des arts. À cette occasion le musée postal à Paris présente une exposition rétrospective de ses œuvres. Dans les années 1970-80, Bernard Buffet est un artiste au sommet de sa gloire que les critiques n'épargnent pas, comme tout artiste qui connait un grand succès de son vivant. Ils lui reprochent principalement le  " statisme " de sa touche dans laquelle ils décèlent peu d'évolutions au cours des années, le traitant volontiers de  " peintre académique ".
Au début des années 1980 son œuvre immense, est plus appréciée à l'étranger qu'en France, et principalement en Extrême Orient, aux Etats-Unis, en Amérique du sud et au surtout Japon où elle connait un succès considérable et où lun musée est spécifiquement construit pour lui à Surugadaira, ce qui, à cette époque, est inédit pour un peintre vivant.
En 1986, sa femme et modèle favori, Annabel, publie D’amour et d’eau fraîche ; la même année sortent les deux premiers volumes de la monographie de Yann Le Pichon, Bernard Buffet, couvrant la période 1947-1982, qui obtiennent immédiatement le Prix Élie Faure.
Bernard Buffet, diminué par la maladie de Parkinson, se suicide par asphyxie, le 4 octobre 1999, dans son atelier du Domaine de la Baume près de Tourtour (Var), étouffé dans un sac en plastique noir sur la surface duquel son nom était dessiné avec sa calligraphie si caractéristique ; dernière mise en scène un rien macabre d'un très grand artiste du 20e siècle, qui toute sa vie avait adoré mettre en scène sa propre existence. En novembre 2007, paraît le troisième et dernier volume de la monographie de Yann Le Pichon, couvrant la période de 1982 à 1999.
En 2016- 2017, le MAM (Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris), rend hommage au peintre à travers une exposition où sont présentées toutes les acquisitions du musée  faites dans les années 47- 55 et quelques chef d'oeuvres prêtées par le musée Bernard Buffet de Surugadaira.

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jeudi 25 avril 2019

Arthur Segal (1875-1944) - Still life with banjo and clarinette


Arthur Segal (1875-1944)
Still life with banjo and clarinette
Private collection

Arthur Segal (ne pas confondre avec Lazar Segall)  fut un peintre d'origine roumaine, qui émigra à Londres en 1936.  Il se situe, pour une part importante de son œuvre, dans le mouvement de l'avant-garde allemande (courant expressionniste), puis  il évolue ver une forme de cubisme très personnelle. Arrivé à Berlin en 1892, il a pour professeur Hoelzel et subit les influences de MunchVan Gogh et Segantini. Ses œuvres, aux couleurs claquantes et à la volonté expressive, sont exposées avec celles de Nolde, Heckel, Kirchner et Pechstein. Segal aide également à la fondation de la Neue Secession en 1910 et joue un rôle de premier plan dans le November Gruppe. À partir de 1917, à la lecture des théories de Goethe sur la couleur, influencé sans doute par les œuvres de Robert Delaunay, qui a exposé à la galerie Der Sturm en 1912, Segal évolue vers un style qualifié de « cubiste ». Divisant ses toiles en parties égales, le plus souvent des carrés ou des rectangles  qu'il  appelle des « équi-balances », Segal mêle, dans une tentative de narration évidente, des recherches de construction géométrique et d'alternance de couleurs à des problèmes optiques où joue le contraste du clair et de l'obscur. 

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mercredi 24 avril 2019

Henri Matisse (1869-1954) - Vase de fleurs et citrons


Henri Matisse (1869-1954),
Vase de fleurs et citrons, 1924,
Museum of Fine Arts Boston 

 Que voit on ? Posé sur une petite table d'appoint recouverte d'une nappe imprimée bleu et blanc, un vase à anses rempli de fleurs et deux citrons. Cette composition est posée devant une fenêtre ouverte sur l'extérieur que masque à moitié un rideau en voilage brodé. Nous sommes au bord de la mer, dans le Sud (comme l'atteste le palmier), une barque de pêche passe au loin... Dans la pièce elle-même, sous la fenêtre  :  un motif de rayures rouges et blanches  (comme le drapeau américain) 
orne le mur alors qu'à droite une tapisserie jaune à motif de vase de fleurs reprend presque à l'identique la silhouette du vase posé sur la table !  L'humour de Matisse toujours présent ! 

Rappel Biographique : Henri Matisse, peint son premier tableau, Nature morte avec des livres, en juin 1890.Peu après, il se rend à Paris. En 1892, il rencontre Albert Marquet à l'École des Arts déco puis s'inscrit en 1895, à l'École des beaux-arts, dans l'atelier de Gustave Moreau. L'enseignement du maître encourage ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique. Matisse, comme ses condisciples, Georges Rouault, Léon Lehmann, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot ou Henri Evenepoel, est stimulé par cette conception de la peinture et entend développer la sienne selon son individualité. Gustave Moreau, lors d'une correction, lui dit : « Vous allez simplifier la peinture. »
Cette prophétie peut être considérée comme le programme esthétique de l'œuvre d'Henri Matisse.
En 1896, Matisse expose pour la première fois au Salon des Cent et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre associé sur proposition de Pierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d'exposer sans passer par un jury. Il passe l'été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l'Australien John Peter Russell, qui l'introduit auprès d'Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s'intéresser à la peinture impressionniste qu'il découvre en 1897 au musée du Luxembourg. Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, Matisse et Marquet travaillent comme peintre décorateurs à la journée, pour les décorateurs de théâtre.
En voyage à Londres, sur les conseils de Pissarro, Matisse découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner, puis il part s'installer en Corse où il habite dans la Villa Rocca. A Ajaccio,  il peint une une cinquantaine de toiles dont Le Mur rose qui représente l'arrière de l'hospice Eugénie vu depuis la Villa de la Rocca. Matisse s'inspire alors de Turner.
En 1899, il découvre le traité de Paul Signac, D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme.
À partir de 1900, Matisse travaille la sculpture et le modelage, à l'Académie de la Grande Chaumière, sous la direction d'Antoine Bourdelle et fréquente également l'atelier d'Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d'André Derain et de Jean Puy. Derain lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d'automne (1903)
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mardi 23 avril 2019

Giovanni Giacometti (1868-1933) - Vasi


Giovanni Giacometti  (1868-1933)
Vasi, 1919 
Collection Pictet, Suisse 

Giovanni Giacometti était un peintre suisse, le père du célèbre peintre et sculpteur Alberto Giacometti, et de Diego Giacometti, le concepteur de mobilier ainsi que le père de l'architecte Bruno Giacometti ! 
En 1886, il étudie la peinture à l'École des arts décoratifs de Munich, où il rencontre Cuno Amiet l'année suivante. Tous deux décident de poursuivre leurs études à Paris. En octobre, il se trouvait à l'Académie Julian, où Giacometti reste jusqu'en 1891.
En 1893, peu de temps après son retour en Suisse, à Bergell, il se lie d'amitié avec Giovanni Segantini, son aîné de dix ans, qui exerce une grande influence sur son travail en l'ouvrant à la beauté du paysage de montagne et aux règles du divisionnisme. Après sa mort soudaine en 1899, Giacometti rencontre Ferdinand Hodler, qui lui apprend à créer une composition rigoureuse et ornementale en utilisant des formes et des couleurs appropriées.
Il voit régulièrement Cuno Amiet, qui après une année passée à Pont-Aven, a partagé son expérience avec lui. En 1900, il expose au pavillon suisse de l'Exposition universelle à Paris. À partir de 1905, Giacometti travaille à nouveau avec une grande complicité avec Amiet et commence à se libérer de l'influence de Segantini. En 1906, a organisé une exposition de son travail à la Kunstlerhaus Zurich. En 1907, il se rend à Paris avec Amiet pour la rétrospective Cézanne au Salon d'Automne. Ils copient toutes les œuvres de Van Gogh. En 1908, il expose avec les Fauves français à la galerie Richter de Dresde.
En 1909, la galerie Tannhauser présente ses œuvres à Munich. Il rencontre Alexi von Jawlensky et participe en 1911 à la sécession de Berlin. En 1912, Giacometti présente une exposition personnelle au Kunsthaus de Zurich et présente deux œuvres au Sonderbund de Cologne. En 1918, après la mort de Hodler, il commença à jouer un rôle important dans le monde politique suisse en tant qu'artiste engagé, à la suite de son ami Amiet.
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lundi 22 avril 2019

Vasily Vasilievich Rozhdestvensky (1884-1963) - Nature morte à la table de taverne



Vasily Vasilievich Rozhdestvensky  (1884-1963)
Nature morte à la table de taverne, 1909
Musée national des beaux-arts de la République du Tatarstan, Kazan

Peintre, graphiste, et artiste de théâtre, Vasily Vasilievich Rozhdestvensky, est diplômé de l'école de peinture de Moscou (1910), élève de A. Arkhipov, K. Korovin, Valentin Serov. Il a vécu à Moscou. En 1910-1917,  il est le membre fondateur de l'UW "Jack of Diamonds",et  membre de divers groupes  : "World of Art" (1911-1922), "Painters of Moscow" (1925), AHRR (1926), La poule (1927-1929))... .  Il est connu pur ses compositions colorées (paysages,  natures mortes, scènes de genre).
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dimanche 21 avril 2019

Tadeusz Makowski (1882-1932) - Pommes et panier


Tadeusz Makowski (1882-1932) 
Pommes et panier 
Collection particulière 

Józef Tadeusz Makowski, connu en France sous le nom de Tadé Makowski, est un peintre polonais ayant principalement exercé son art en France.
Il étudie à l'Académie des beaux-arts de Cracovie de 1903 à 1908 auprès de Jan Stanisławski et Józef Mehoffer. Il part à Paris en 1909 et demeure en France jusqu'à la fin de sa vie. Peintre paysagiste, il évolue vers le postimpressionnisme et le cubisme au cours de sa carrière. Il réalise plus de 600 peintures à l'huile et des milliers de dessins et aquarelles, dont les thèmes principaux sont les enfants, le monde du travail et la nature.
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samedi 20 avril 2019

Wayne Thiebaud (1920-2021) - Cherry Pie



Wayne Thiebaud (1920-2021)
Cherry Pie, 2016

 Que voit on ? Une belle tranche de tarte aux cerises sur une assiette blanche. What else ?

Rappel biographique : Le peintre américain d'origine Wayne Thiebaud, âgé à ce jour de 98 ans et dont une célèbre toile avait été publiée au début de ce blog en 2014, est  un artiste discret,  de plus en plus considéré comme un des artistes majeurs du 20e et 21e siècle aux Etats-Unis.
Le travail de Wayne Thiebaud se caractérise par des peintures d'objets alimentaires de grande consommation, comme des pâtisseries, vues dans des cafétérias. Les experts se sont souvent  demandés en examiner l'oeuvre de Thiebaud s'il n'avait pas passé beaucoup de  temps dans l'industrie agro-alimentaire pour se familiariser avec son sujet ?  Et en effet c'est exactement ce qu'il a fait en prenant pour premier emploi un  travail de serveur à Long Beach, dans le café « Mile High and Red Hot » (Glace et hot-dog). Cet intérêt pour les objets du quotidien, confondus ensuite avec ceux de la culture de masse,  associa son nom au mouvement du Pop-Art. Cependant, une fois réduit le tapage médiatique autour du pape du pop art  (Andy Warhol), on remarqua - non sans stupeur -  que les œuvres de Wayne Thiebaud, effectuées dans les années 50 et 60 étaient légèrement antérieures à celles des autres artistes de cette tendance... de là à lui attribuer une influence définitive comme précurseur de ce mouvement, il n'y avait qu'un pas  qui aujourd'hui est franchi avec justesse.
Outre les pâtisseries, Wayne Thiebaud a également peint des paysages, des rues, ainsi que des personnages populaires, comme Mickey. Certaines de ses toiles récentes, comme Sunset street (1985) ou Flatland river (1997) sont remarquables pour le traité hyper réaliste, et se rapproche du travail d'un Edward Hopper, qui était tout aussi fasciné par ces scènes du quotidien américain.
Dans sa peinture, Wayne Thiebaud se concentre sur la banalité de façon à suggère l'ironie et la distance vis-à-vis de son sujet.
Wayne Thiebaud se considère comme un peintre, mais paradoxalement pas comme un artiste. C'est un lecteur vorace, qui a l'habitude de lire de la poésie, celle de son poète préféré William Carlos Williams par exemple, à ses élèves.
En septembre 2010,  alors qu'il fêtait son 90 e anniversaire, Wayne Thiebaud réalisa un dessin pour le 12e anniversaire de Google qui l'afficha sur sa page d'accueil. Le dessin était exécuté dans le style bien reconnaissable de Wayne Thiebaud, et montrait un gâteau sur lequel est écrit Google  et où le "l" était remplacé par une bougie.
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vendredi 19 avril 2019

William Meritt-Chase (1849-1916) - Still Life with Fish






William Meritt-Chase (1849-1916) 
Still Life With Fish, 1908
Private collection

Que voit on ?  Un des sujets de prédilection de ce célèbre peintre américain : les poissons ! Ils sont ici présentés à la fois dans un plat et sur un plaque de pierre luisante sur laquelle l'un deux se reflète. Leur état de fraicheur est tel qu'ils semblent encore vouloir s 'échapper de leur plat pour rejoindre les eaux salvatrices !  Hélas, deux poivrons, une tomate et surtout un couteau menaçant nous éclairent sur leur avenir ! 

Rappel biographique : Le peintre américain William Merritt-Chase était très connu outre Atlantique, pour ses talents de pédagogue et pour le rôle qu'il a joué dans l'introduction de l'impressionnisme aux Etats Unis.  Il installa sa propre école à New York,  la « Chase school » (aujourd'hui  Parsons), après avoir enseigné quelques années à l'Art Students League. Il a travaillé sur toutes sortes de supports : huile, pastel, encre et aborder de nombreux genre, paysages, natures mortes, portraits. Ce sont d'ailleurs surtout ses portraits de grandes personnalités de son temps qui le rendirent célèbre, au point que toute la bonne société de la Nouvelle Angleterre et de New York se pressait à la porte de son atelier  pour se faire peindre.  Les quelques natures mortes qu'il a peintes mettent généralement en scène des poissons ou des casseroles ! 
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jeudi 18 avril 2019

Rodolphe-Théophile Bosshard (1889-1960) - Mousserons



Rodolphe-Théophile Bosshard (1889-1960) 
Mousserons
Collection particulière

Que voit-on ?  Chaque nature morte de Bosshard est exceptionnelle. Dans celle-ci le peintre suisse renoue avec la longue tradition des peinture de champignons dans laquelle les Italiens et les Hollandais s'étaient illustrés avec brio. Cette composition, à la limite de l'abstraction, donne toute la mesure de l'art de Bosshard, qui fait un chef-d'oeuvre à partir de quatre petits champignons de rien du tout ! Encore un maitre de la nature morte du 20e siècle trop injustement méconnu aujourd'hui.

Rappel biographique : Rodolphe-Théophile Bosshard  est un artiste-peintre suisse qui fut actif à Paris entre les deux guerres mondiales et se spécialisa plutôt dans les nus féminins. Considéré comme une figure majeure de la peinture suisse de la première moitié du 20e siècle, il s' installa à Montparnasse  seulement pendant quatre petites années mais pendant lesquelles il attira l'attention des critiques par une peinture originale et novatrice.  Il noua des amitiés avec  Chagall,  Zadkine, Derain ou Lurçat. Beaucoup de ses natures mortes ont des similitudes avec celles de Jean Fautrier qui est son exact contemporain.
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mercredi 17 avril 2019

Arthur Segal (1875-1944) - Metal Still Life



Arthur Segal (1875-1944) 
Metal Still Life (Prismic Light Construction), 1943
Private collection 

Arthur Segal (ne pas confondre avec Lazar Segall)  fut un peintre d'origine roumaine, qui émigra à Londres en 1936.  Il se situe, pour une part importante de son œuvre, dans le mouvement de l'avant-garde allemande (courant expressionniste), puis  il évolue ver une forme de cubisme très personnelle. Arrivé à Berlin en 1892, il a pour professeur Hoelzel et subit les influences de Munch, Van Gogh et Segantini. Ses œuvres, aux couleurs claquantes et à la volonté expressive, sont exposées avec celles de Nolde, Heckel, Kirchner et Pechstein. Segal aide également à la fondation de la Neue Secession en 1910 et joue un rôle de premier plan dans le November Gruppe. À partir de 1917, à la lecture des théories de Goethe sur la couleur, influencé sans doute par les œuvres de Robert Delaunay, qui a exposé à la galerie Der Sturm en 1912, Segal évolue vers un style qualifié de « cubiste ». Divisant ses toiles en parties égales, le plus souvent des carrés ou des rectangles  qu'il  appelle des « équi-balances », Segal mêle, dans une tentative de narration évidente, des recherches de construction géométrique et d'alternance de couleurs à des problèmes optiques où joue le contraste du clair et de l'obscur. 

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mardi 16 avril 2019

Renato Guttuso (1911- 1987) - Still life



Renato Guttuso (1911- 1987)
Still life 
Private collection 

Que voit on ?  Une nature morte d'où émane une infinie nostalgie, composée autour d 'une pomme, d'une cafetière et d'une cage (ouverte et sans occupant). Plusieurs feuilles mortes, dont une feuille de platane au premier plan, semblent s'être posées au hasard des mouvements du vent sur cette composition. Magnifique ode à la liberté  ! 

Rappel biographique : Renato Guttuso est une figure extrêmement importante de la peinture italienne contemporaine, représentant du réalisme pendant les périodes fasciste et communiste de l'histoire italienne. Résistant, antifasciste, très tôt engagé aux côtés des communistes,  l'art de Guttuso transcende toute considération politique et bien que faisant constamment référence à une identité sicilienne, se situe aux antipodes du régionalisme.

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lundi 15 avril 2019

Raymond Rochette (1906-1993) - Nature morte au melon et prunes


Raymond Rochette (1906-1993)
Nature morte au melon et prunes, 1944
Collection particulière

Que voit on ? Dans une atmosphère diaphane et une lumière (venue de droite) plongeant dans un autre monde (celui des fresques antiques de Pompei) une nature morte à trois éléments avec au premier  plan,  un plateau  de prunes vertes ; au second plan un pichet en terre cuite  ; au troisième plan, un melon dans lequel quatre tranches ont été découpées et soigneusement préparées pour la dégustation.... A l'arrière plan  à travers ce qui semble être une fenêtre mais qui pourrait aussi bien  être une simple dessin posé dur une mur, on aperçoit un paysage maritime où se dessine une côte.

Rappel Biographique : l'artiste peintre français Raymond Rochette est né aux frontières de la forêt morvandelle et de l’usine métallurgique du Creusot. Malgré ses nombreux échanges avec des peintres parisiens et de province, malgré ses nombreuses lectures artistiques, ses voyages à Paris, en Italie, au Maroc, il reste en dehors des écoles et des tendances tout en réussissant à être un peintre témoin de son temps. Avant la guerre, ses sources essentielles d’inspiration sont les scènes de vie dans le Morvan, les vues du Creusot et de nombreux portraits. Pendant la guerre, les difficultés pour trouver du matériel le conduisent à réaliser une peinture très lisse, et une cinquantaine de tableaux de cette époque sont peints recto/verso.
Son obsession reste cette envie de représenter la vie dans les ateliers. d'usine. En 1949, 13 ans après sa première demande, il obtient l’autorisation de venir peindre à l'usine : « J’aime les machines comme on peut aimer les fontaines de Provence ; les ateliers me font penser aux nefs des cathédrales, et leurs lueurs aux fêtes nocturnes sur le grand canal. Les danseurs de l’opéra n’ont pas de gestes plus beaux que ceux des ouvriers, Claude Lorrain peignant ses palais n’avait pas de plus pure joie que celle que j’éprouve en dessinant les ateliers, le foisonnement des titanesques assemblages métalliques me donne la joie du Piranèse, mais c’est la joie de Le Nain que je goûte en en glorifiant soudeurs, meuleurs, lamineurs qui deviennent dans mes tableaux les magiciens d’une flamboyante forêt, celle de la métallurgie lourde. » 
En 1962, il apprend la construction de l’immense usine de Dunkerque et passe ses congés d’été à en peindre l’évolution. Très intéressé aussi par la mine, il descendra à plusieurs reprises au fond et en rapportera des paysages et des portraits de mineurs saisissants.
Malgré cette soif de peindre le milieu industriel, tous les sujets, même les plus communs, lui donnent le désir le les peindre ; il est un peintre de l’actualité, du quotidien, fixant dans tous les aspects de son environnement le temps qui passe.
Pendant 70 ans, Raymond Rochette n’a cessé de peindre : un paysage, un visage, un fruit, des objets simples, tout fascinait son regard. Il décède en 1993 dans sa maison natale.
Depuis 2006, centenaire de sa naissance, de nombreuses expositions ont eu lieu en Bourgogne,  à Paris, Dijon mais aussi  au Luxembourg et en Allemagne (au Rheinisches Industriemuseeum d'Oberhausen), au siège social d'Arcelor Mittal Paris.

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dimanche 14 avril 2019

Pierre Bonnard (1867-1947) - Nature morte aux pêches et au pot jaune



Pierre Bonnard  (1867-1947)
Nature morte aux pêches et au pot jaune, 1931
Collection particulière  (par Sotheby's)

Que voit-on ? Une composition assez complexe où, en plus de ce qui est décrit dans le titre (les pêches et le pot provençal en céramique vernissée jaune), on peut aussi voir un miroir de table qui s'élève du centre de la toile à son sommet, en esquissant quelques reflets de l'extérieur ...et une magnifique nappe blanche à rayures rouges  qui occupe le bas de cette nature morte saisie dans un angle de mur. 

Rappel biographique : le peintre français Pierre Bonnard est connu pour ses peintures de personnages, ses nus, ses portraits, ses paysages animés, ses intérieurs et ses natures mortes de fleurs et fruits. Bonnard est un artiste post-impressionniste, membre du groupe des Nabis, par lesquels il fut surnommé le Nabi japonard. En réaction à l'impressionnisme, les Nabis veulent libérer leur peinture des exigences du réalisme : « Ensemble, nous avons méprisé l'école et les écoles, les rapins, leurs traditions, leurs farces et leurs bals inutilement nudistes. Ensemble nous nous sommes sérieusement amusés ». Les artistes nabis cherchent des voies plus spirituelles au contact de philosophies et de doctrines nouvelles teintées d'Orient, d'orphisme, d'ésotérisme, et de théosophie. Ils s'appliquent à retrouver le caractère « sacré » de la peinture et à provoquer un nouvel élan spirituel par le seul moyen de l'art.
Une fois devenu célèbre, Pierre Bonnard fut connu pour ne pouvoir s’empêcher de retoucher ses toiles une fois celles-ci achetées et exposées dans un musée. Ses amis appelaient ça « bonnarder » ou « bonnardiser ». Un journaliste relate cette attitude devenue visiblement coutumière. « Au  musée de Grenoble et au Musée du Luxembourg, il  arriva à Bonnard de guetter le passage d'un gardien d'une salle à l'autre, de sortir d'une poche une minuscule boîte garnie de deux ou trois tubes et, d'un bout de pinceau, d'améliorer furtivement de quelques touches un détail qui le préoccupait. Et, son coup fait, de disparaître, radieux, comme un collégien après une inscription vengeresse au tableau noir. »

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samedi 13 avril 2019

Georgia O'Keeffe (1887-1986) - Two Figs


Georgia O'Keeffe (1887-1986)
Two Figs, 1923
Frances Lehman Loeb Art Center, Poughkeepsie

Que voit on ? Exactement ce que le titre décrit,  à la fois fois fièrement dressées ou mollement avachies sur un fond de dégradé de blancs et gris...

Rappel biographique : La peintre américaine Georgia O' Keeffe est considérée comme une des peintres modernistes majeures du 20e siècle.  L'art de Georgia O'Keeffe est basé sur une observation minutieuse de la nature et sur sa volonté de peindre ce qu'elle ressent plus que ce qu'elle voit. Elle demeurera à l'écart des courants, suivant sa propre voie. Ses gros plans de fleurs, qui caractérisent une bonne partie de sa production, révèlent son sens aigu de l'observation. Le format de ses toiles, les couleurs et les nuances rendent la majeure partie de ses tableaux pratiquement abstraits. À sa mort, Georgia O'Keeffe a laissé environ 900 tableaux dont finalement très peu de natures  mortes, qui est pourtant un genre auquel elle est régulièrement revenue tout au long de sa carrière.
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vendredi 12 avril 2019

Manolo Valdés (b. 1942) - Hommage à Matisse


Manolo Valdés (b. 1942)
Hommage à Matisse, 1995
Collection privée

Que voit on ? Des poissons dans un bocal sur un fond bleu. L'hommage à Matisse pourrait concerner la toile la Nature morte aux poissons rouges... ou d'autres, sachant que Matisse est revenu à plusieurs reprises, tout au long de sa vie, sur ce thème du bocal de poissons.

Rappel biographique :   Le peintre et sculpteur Manolo Valdés, né Manuel Valdés Blasco est Manolo Valdés est un des rares artistes d'aujourd'hui à maîtriser à la fois les disciplines du dessin, de la peinture, de la sculpture et de la gravure.
Il s'appuie largement sur le patrimoine artistique espagnol, en particulier le travail de Velázquez.  En utilisant des techniques de gravure, sérigraphie et collage, les gravures de Manolo Valdés font référence à d'autres maîtres, dont Rembrandt, Rubens et Matisse, créant une touche intellectuelle qui emporte les ouvrages historiques importants hors de leur contexte d'origine.
Le travail de Manolo Valdés est plus qu’une réinterprétation de l'histoire de l'art. Cette inspiration, il la trouve aussi chez Pablo Picasso et chez Henri Matisse.
Les toiles ont différentes textures : toiles de jute repliées, recousues, badigeonnées de bitume, de pigments, surchargées de masses de peinture, comme une blessure, un goitre.
Cofondateur du groupe Equipo Crónica dans les années 1960. Depuis 1974, il expose régulièrement à la galerie Maeght.
Les œuvres de Manolo Valdés peuvent être vues dans de nombreuses collections publiques et privées, y compris : Fundación del Museo Guggenheim Bilbao de Bilbao,  Kunsthalle à Kiel, Kunstmuseum de Berlin ; The MET à de New York, Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou de Paris, Museo de Arte Contemporáneo Internacional Rufino Tamayo à Mexico, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de Madrid.
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jeudi 11 avril 2019

Milton Avery (1885-1965) - Tender Still Life (Bowl with Orchids)



Milton Avery (1885-1965)
Tender Still Life (Bowl with Orchids), 1956
oil on canvas board (16 x 12 in) 
Private collection (Sotheby's)

Que voit on ? Un bol jaune dans lequel des pommes et des figues encadrent une orchidée qui en jaillit. Un sujet délicat et très sophistiqué, rendu dans une touche et une composition minimaliste.

Rappel biographique :  Milton Clark Avery est un artiste peintre américain de figures, portraits, animaux, intérieurs, paysages et quelques rares natures mortes. S'il existe un lien entre le monde de la peinture traditionnelle américaine du début du 20e siècle et de celui de l'expressionnisme abstrait autour de 1945, c'est bien Milton Avery qui l'a créé. On ne lui connait aucune formation particulière, sinon en 1913 un cours de dessin d'après nature donné par Charles Noël Flagg à la Connecticut League of Art à Hartford. En 1925, il épouse Sally Michel, également peintre, dont on retrouve l'image dans les nombreux portraits exécutés par son époux. Sa première exposition personnelle a lieu en 1928, elle est suivie d'autres à partir de 1940.
Après la période Fauve de ses débuts, qui lui a permis de jouer avec de riches couleurs, il atténue sa palette et simplifie ses compositions qui tendent vers un dépouillement de plus en plus grand. Ses sujets restent simples tels que Rothko les définit. C'est dans un style presque Intimiste - Avery peignant son atelier, sa femme Sally, sa fille March, Central Park, les plages et montagnes où il passait l'été, des vaches, des poissons, des vols d'oiseaux, ses amis réunis dans son atelier...- qu'il peint des œuvres aux formes simplifiées, aux plans colorés, découpés, dans un espace à deux dimensions, évoquant l'art de Matisse. Toutefois, ses peintures ne sont jamais brillantes quoique très riches. Il maîtrise fort bien ses rapports de couleurs dont les contours peuvent être parfois fluides, créant une sorte d'osmose entre elles. L'art de Milton Avery rejoint ainsi, peu à peu l'abstraction expressionniste de Rothko et de Adolph Gottlieb. Ensemble, ils ont participé à de longues conversations hebdomadaires qui ont facilité la naissance de la peinture abstraite américaine d'après guerre et plus particulièrement de l'Ecole de New York.
Une grande rétrospective lui a été consacrée en 1952 au Baltimore Museum, puis à la Fondation Ford et au Whitney Museum en 1960. Une autre rétrospective posthume fut présentée à Lincoln puis à Little Rock en 1966, puis deux autres encore en 1983, à la Albright-Knox Art Gallery de Buffalo et au Minneapolis Institute of Arts.
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2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau