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vendredi 27 janvier 2023

Ben Nicholson (1894-1982) - French Still Life

 

Ben Nicholson (1894-1982) French Still Life Huile sur toile, 1933 Tate


Ben Nicholson (1894-1982)
French Still Life
Huile sur toile, 1933
Tate London

Que voit on ?  Un nature morte cubiste hommage à peine déguisée à celles que peignaient à la même époque, en France, entre autres, Georges Braque, Juan Gris et Pablo Picasso.

Rappel biographique : Le peintre britannique Ben Nicholson est connu pour être un des promoteurs de l'abstraction dans son pays. d'abord influencé par les cubistes. Au tournant des années 1928-30, son travail va progressivement évoluer du cubisme vers une abstraction géométrique proche de celle de Mondrian qu'il rencontre à Paris. Lauréat du premier prix Guggenheim en 1956, ses œuvres sont exposées dans les collections de la Tate Gallery de Londres.

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2023 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

lundi 29 mai 2023

Ben Nicholson (1894-1982) - Still life, 1956


Ben Nicholson (1894-1982) Still life, 1956 Private collection



Ben Nicholson (1894-1982)
Still life, 1956
Huile sur toile, 1, 20x 2,13 m
Tate ,London

 Que voit on ? Posés sur deux tables différentes une série de bouteilles, vases, brocs et verres, peints dans un esprit  qui tend vers l'abstraction totale et une palette presque monochrome.

Rappel biographique : Le peintre britannique Ben Nicholson est connu pour être un des promoteurs de l'abstraction dans son pays. d'abord influencé par les cubistes. Au tournant des années 1928-30, son travail va progressivement évoluer du cubisme vers une abstraction géométrique proche de celle de Mondrian qu'il rencontre à Paris. Lauréat du premier prix Guggenheim en 1956, ses œuvres sont exposées dans les collections de la Tate Gallery de Londres.

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2023 - A Still Life Collection
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vendredi 30 novembre 2018

Ben Nicholson (1894-1982) - Piquet



Ben Nicholson (1894-1982) 
Piquet, 1933
Private collection 

Que voit on  ? Deux poissons sur un plat et la silhouette tracé d'un trait blanc très ténu  d'une bouteille de vin dont l'étiquette occupe  tout le fond du tableau. C'est un Picquet donc ! Heureusement la tasse de café veille posé à côté d'une algue noire  offrant l'opportunité au spectateur d'observer une des  des rares compositions figuratives des Nicholson... 

Rappel biographique : Le peintre britannique Ben Nicholson est connu pour être un des promoteurs de l'abstraction dans son pays. d'abord influencé par les cubistes. Au tournant des années 1928-30, son travail va progressivement évoluer du cubisme vers une abstraction géométrique proche de celle de Mondrian qu'il rencontre à Paris. Lauréat du premier prix Guggenheim en 1956, ses œuvres sont exposées dans les collections de la Tate Gallery de Londres, entre autres.

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2018 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau 

mardi 30 juin 2015

Ben Nicholson (1894-1982)




Ben Nicholson (1894-1982)
Still Life with Greek Landscape 
The British Council

Le peintre britannique Ben Nicholson est connu pour être un des promoteurs de l'abstraction dans son pays. d'abord influencé par les cubistes. Au tournant des années 1928-30, son travail va progressivement évoluer du cubisme vers une abstraction géométrique proche de celle de Mondrian qu'il rencontre à Paris. Lauréat du premier prix Guggenheim en 1956, ses œuvres sont exposées dans les collections de la Tate Gallery de Londres, entre autres.

dimanche 18 septembre 2016

Ben Nicholson (1894-1982)



Ben Nicholson (1894-1982)
Still life (1934)
Private collection

Que voit on ? Une nature morte aussi cubiste qu'abstraite, ou se devine la forme d'une anse d'un gigantesque mug (un des objets fétiches du peintre)  et les contours d'un verre sans pied, pris dans une composition très sombre comme éclairée de l'intérieur par un aplat rouge, sorte d' éclair de couleur très bref et très intense.  L'ensemble peut être lu aussi comme un visage déstructuré,  aussi bien de face que de profil.

Rappel biographique : Le peintre britannique Ben Nicholson est connu pour être un des promoteurs de l'abstraction dans son pays. d'abord influencé par les cubistes. Au tournant des années 1928-30, son travail va progressivement évoluer du cubisme vers une abstraction géométrique proche de celle de Mondrian qu'il rencontre à Paris. Lauréat du premier prix Guggenheim en 1956, ses œuvres sont exposées dans les collections de la Tate Gallery de Londres, entre autres.


jeudi 19 avril 2018

Ben Nicholson (1894-1982)


Ben Nicholson (1894-1982)
Still-life 1947 
Aberdeen Art Gallery

Rappel biographique : Le peintre britannique Ben Nicholson est connu pour être un des promoteurs de l'abstraction dans son pays. d'abord influencé par les cubistes. Au tournant des années 1928-30, son travail va progressivement évoluer du cubisme vers une abstraction géométrique proche de celle de Mondrian qu'il rencontre à Paris. Lauréat du premier prix Guggenheim en 1956, ses œuvres sont exposées dans les collections de la Tate Gallery de Londres, entre autres.

dimanche 31 janvier 2016

Ben Nicholson (1894-1982)


Ben Nicholson (1894-1982) 
Table Still life (1941) 
Private collection.

Que voit-on ? Dans un décor qui représente le dessin d'une chambre rendu de façon très géométrique, une table carrée, elle aussi dessinée au trait, sur laquelle sont posées trois éléments:  une carafe d'eau, un mug et une bouteille de vin avec des ombres portées très disproportionnées. Contrairement à tout le reste de la composition qui est dessinée, ces éléments sont peints. Sommairement, puisqu'il s'agit d'un trait rouge pour le mug, de deux traits gris et noirs pour la bouteille de vin et deux trois traits dont un gris et deux rouges pour la carafe d'eau. 

Rappel biographique : Le peintre britannique Ben Nicholson est connu pour être un des promoteurs de l'abstraction dans son pays. d'abord influencé par les cubistes. Au tournant des années 1928-30, son travail va progressivement évoluer du cubisme vers une abstraction géométrique proche de celle de Mondrian qu'il rencontre à Paris. Lauréat du premier prix Guggenheim en 1956, ses œuvres sont exposées dans les collections de la Tate Gallery de Londres, entre autres.



dimanche 21 décembre 2014

Ben Nicholson (1894-1982)


Ben Nicholson (1894-1982)
Still-life (1953) 
Tate modern

Le peintre britannique Ben Nicholson est connu pour être un des promoteurs de l'abstraction dans son pays. d'abord influencé par les cubistes. Au tournant des années 1928-30, son travail va progressivement évoluer  du cubisme vers une abstraction géométrique proche de celle de Mondrian qu'il rencontre à Paris. Lauréat du premier prix Guggenheim en 1956, ses œuvres sont exposées dans les collections de la Tate Gallery de Londres, entre autres.

mardi 12 juillet 2016

Ben Nicholson (1894-1982)




Ben Nicholson (1894-1982)
Still Life with  Three mugs (1944)
Private Collection

Que voit-on ? Le titre décrit le tableau:  trois mugs dont un blanc, un rouge et noir et une beige sur find jaune pour une composition cubiste d'un grand équilibre.

Rappel biographique : Le peintre britannique Ben Nicholson est connu pour être un des promoteurs de l'abstraction dans son pays. d'abord influencé par les cubistes. Au tournant des années 1928-30, son travail va progressivement évoluer du cubisme vers une abstraction géométrique proche de celle de Mondrian qu'il rencontre à Paris. Lauréat du premier prix Guggenheim en 1956, ses œuvres sont exposées dans les collections de la Tate Gallery de Londres, entre autres.



mercredi 3 septembre 2014

Ben Nicholson (1894-1982)



Ben Nicholson (1894-1982)
Still-life with bottle and cups (1945) 
Tate modern

Le peintre britannique Ben Nicholson est connu pour être un des promoteurs de l'abstraction dans son pays. d'abord influencé par les cubistes. Au tournant des années 1928-30, son travail va progressivement évoluer du cubisme vers une abstraction géométrique proche de celle de Mondrian qu'il rencontre à Paris. Lauréat du premier prix Guggenheim en 1956, ses œuvres sont exposées dans les collections de la Tate Gallery de Londres, entre autres.

mercredi 8 mai 2019

Christopher Wood (1901-1930) - Lemons in a blue basket


Christopher Wood (1901-1930)
Lemons in a blue basket, 1922
Private collection

Christopher ’’Kit’’ Wood,  est un peintre anglais dont l’œuvre a influencé le développement du modernisme anglais, malgré sa disparition prématurée due sans doute à sa  à vie mouvementée  marquée par l'addiction aux drogues. C'est l'un des rares peintres britanniques à avoir obtenu une certaine reconnaissance de ma part du monde parisien des arts des années 1920.
En 1926, Diaghilev confie à Wood la création des décors et costumes du ballet commandé au tout jeune compositeur Constant Lambert Roméo et Juliette, sur proposition de celui-ci. Mais la collaboration se passe mal et la commande est annulée pour être confiée à Joan Miró et Max Ernst. Wood retourne alors en Angleterre où il prend part aux activités du Groupe de Londres — bien qu'il ne rejoigne pas formellement le Groupe16 — puis, en 1927, de la Seven and Five Society à l'occasion de la sixième exposition de la société, en compagnie, entre autres, du couple Nicholson. Il ne cessera cependant les trajets entre le Royaume-Uni et la France, tantôt en Bretagne, tantôt dans le sud de la France ou en Cornouailles, exposant avec les Nicholson à Paris ou à Londres.
Avec les Nicholson, Kit se rend en 1928 dans le Cumberland puis dans les Cornouailles britanniques, stimulé par l’implication de Ben dans son propre travail artistique. Durant un voyage à St Ives, avec celui-ci, il rencontre le peintre-pêcheur Alfred Wallis, dont le style naïf répond à leurs aspirations communes à une expression primitive de la peinture ; cette influence finira d’asseoir le style personnel de Wood. Après une aventure malheureuse avec la peintre et riche héritière Meraud Guinness, il se lie avec Frosca Munster, une aristocrate russe qui a fui la révolution bolchevique. Cette dernière parait apporter un semblant d’équilibre à Wood qui demeure très dépendant aux drogues, quoiqu’il peigne de plus en plus.
Dans les années suivant sa mort, plusieurs expositions posthumes de ses tableaux seront organisées par d’importantes galeries londoniennes (Wertheim, Lefevre, Redfern,…) qui compteront dans l’élan donné au néo-romantisme anglais. En 1938, il figurera au pavillon anglais de la biennale de Venise, et la Royal Academy organisera une importante rétrospective qui achèvera de consacrer son œuvre, désormais largement représentée dans les collections publiques d’Europe et des États-Unis.
L’essentiel de la production de Christopher Wood a pris place entre 1928 et 1930, essentiellement en Bretagne et dans les Cornouailles. Ses peintures sont d’une facture très personnelle, dans un style faussement naïf aux couleurs profondes et de plus en plus terreuses, qui, s’il a été influencé par Ben Nicholson  et Winifred Nicholson, est caractéristique de l’artiste. 
Malgré sa vie brève et mouvementée, ce fut pourtant un artiste productif puisqu’on compte environ 500 huiles sur toile dans son œuvre.
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2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 



dimanche 3 juin 2018

Adrian Stokes (1902-1972) - Still Life 1959


Adrian Stokes (1902-1972) 
Still Life 1959 
Tate  London 

 Que voit on ? Comme souvent chez ce peintre, des contenants repartis dans l'espace comme autant d'éléments d'un paysage imprécis ou de personnages distants les uns des autres, stationnant chacun dans leur solitude...

Rappel biographique :  Adrian Stokes - à ne pas confondre avec son homonyme l'architecte Victorien Adrian Scott Strokes (1854-1935) - fut surtout célèbre comme auteur de livres et d'articles sur  Henry Moore (1898-1986), Ben Nicholson (1894-1982) et Barbara Hepworth (1903-1975), de même que pour son érudition concernant la Renaissance italienne. Mais Adrian Strokes peignit aussi des paysages, des nus et des natures mortes se caractérisant par une monochromie qui rend toujours les sujets indistincts les uns des autres. Un style qui rend ses toiles immédiatement identifiables. 
Stokes a appris à peindre de façon autodidacte dans les années 1930, ne voulant pas se contenter d'être un critique d'art qui ne savait comment les peintres peignaient.  Il exposa ensuite à Londres dans les années 1950 et 1960, mais resta un artiste très confidentiel, seulement apprécié de l'intelligentsia britannique, sans jamais être célèbre hors des frontières du Royaume-Uni. Ayant suffisamment de moyens financiers pour ne pas avoir besoin de vendre son travail, il ne chercha jamais à le promouvoir auprès du grand public. Son écriture pictural est réputée " abstraite et psychanalytique ", plus en  rapport avec la perception de la forme qu'avec la description elle-même de la forme. Il fut un grand admirateur de la psychanalyste américaine Melanie Klein (1882-1960) dont la pensée influença beaucoup l'écriture de Stokes. A la fin de sa vie, voici ce que Stokes écrivait sur Turner, et qui d'un certaine manière pourrait s'appliquer à sa propre peinture qui en est - à bien des égards - très proche : " Il y a une longue histoire  "d'indistinction" des formes dans l'art de Turner, liée à ce que j'ai appelé une  "qualité enveloppante " qui ne concerne pas seulement le tableau lui-même mais aussi le rapport enveloppant du spectateur au tableau  ". Et en effet les peintures de Stokes s'appliquent à représenter des objets dont la substance est rendue indistincte et ce par l'usage de pinceaux cassés qui transmettent une lumière légère, dissolvant littéralement la distinction entre les formes et leur support. En 2001, la Tate de Londres a reçu le legs de huit peintures de Stokes (des natures mortes principalement) données par son ami et admirateur, le critique d'art David Sylvester (1924-2001).

dimanche 28 mai 2017

Adrian Stokes (1902-1972) - Still Life Last Eleven n°10


Adrian Stokes (1902-1972)
Still Life Last Eleven n°10  
Tate

Que voit-on ?  Sur un plan non  défini, deux carafes et un verre semble émerger d'une brume bleutée. Dans cette nature morte encore plus que dans les autres du même peintre déjà présentées sur ce blog, la volonté est de rendre les frontières entres les objets aussi indistinctes et imprécises que possible.

Rappel biographique :  Adrian Stokes - à ne pas confondre avec son homonyme l'architecte Victorien Adrian Scott Strokes (1854-1935) - fut surtout célèbre comme auteur de livres et d'articles sur  Henry Moore (1898-1986), Ben Nicholson (1894-1982) et Barbara Hepworth (1903-1975), de même que  pour son érudition concernant la Renaissance italienne. Mais Adrian Strokes peignit aussi des paysages, des nu et des natures mortes se caractérisant par une monochromie qui rend toujours les sujets  indistincts les uns des autres. Un style qui rend ses toiles immédiatement identifiables.  Stokes a appris à peindre de façon autodidacte dans les années 1930, ne voulant pas se contenter d'être un critique d'art qui ne savait comment les peintres peignaient.  Il exposa ensuite à Londres dans les années 1950 et 1960, mais resta un artiste très confidentiel, seulement apprécié de l'intelligentsia britannique, sans jamais être célèbre hors des frontières du Royaume-Uni. Ayant suffisamment de moyens financiers pour ne pas avoir besoin de vendre son travail, il ne chercha jamais à le promouvoir auprès du grand public. Son écriture pictural est réputée " abstraite et psychanalytique ", plus en  rapport avec la perception de la forme qu'avec la description elle-même de la forme. Il fut un grand admirateur de la psychanalyste américaine Melanie Klein (1882-1960) dont la pensée influença beaucoup l'écriture de Stokes. A la fin de sa vie, voici ce que Stokes écrivait sur Turner, et qui d'un certaine manière pourrait s'appliquer à sa propre peinture qui en est - à bien des égards - très proche : " Il y a une longue histoire  "d'indistinction" des formes dans l'art de Turner, liée à ce que j'ai appelé une  "qualité enveloppante " qui ne concerne pas seulement le tableau lui-même mais aussi le rapport enveloppant du spectateur au tableau  ". Et en effet les peintures de Stokes s'appliquent à représenter des objets dont la substance est rendue indistincte et ce par l'usage de pinceaux cassés qui transmettent une lumière légère, dissolvant littéralement la distinction entre les formes et leur support. En 2001, la Tate de Londres a reçu le legs de huit peintures de Stokes (des natures mortes principalement) données par son ami et admirateur, le critique d'art David Sylvester (1924-2001).

lundi 27 mars 2017

Adrian Stokes (1902-1972) - Still Life 1958



Adrian Stokes (1902-1972)
Still Life 1958
Tate

Que voit-on ?  Sur un entablement posé contre un mur dont on devine une étagère : un verre vide et des carafes et décanteurs. Sur l'étagère elle-même : un bol, un pot en verre vide, et une bouteille vide, elle aussi, et dont on perçoit que l'étiquette est tournée contre le mur. C'est le seul objet sombre de cette nature morte et le plus clairement lisible, la volonté de ce peintre étant de rendre les frontières entres les objets, aussi indistinctes que possible.

Rappel biographique :  Adrian Stokes - à ne pas confondre avec son homonyme l'architecte Victorien Adrian Scott Strokes (1854-1935) - fut surtout célèbre comme auteur de livres et d'articles sur  Henry Moore (1898-1986), Ben Nicholson (1894-1982) et Barbara Hepworth (1903-1975), de même que  pour son érudition concernant la Renaissance italienne. Mais Adrian Strokes peignit aussi des paysages, des nu et des natures mortes se caractérisant par une monochromie qui rend toujours les sujets  indistincts les uns des autres. Un style qui rend ses toiles immédiatement identifiables.  Stokes a appris à peindre de façon autodidacte dans les années 1930, ne voulant pas se contenter d'être un critique d'art qui ne savait comment les peintres peignaient.  Il exposa ensuite à Londres dans les années 1950 et 1960, mais resta un artiste très confidentiel, seulement apprécié de l'intelligentsia britannique, sans jamais être célèbre hors des frontières du Royaume-Uni. Ayant suffisamment de moyens financiers pour ne pas avoir besoin de vendre son travail, il ne chercha jamais à le promouvoir auprès du grand public. Son écriture pictural est réputée " abstraite et psychanalytique ", plus en  rapport avec la perception de la forme qu'avec la description elle-même de la forme. Il fut un grand admirateur de la psychanalyste américaine Melanie Klein (1882-1960) dont la pensée influença beaucoup l'écriture de Stokes. A la fin de sa vie, voici ce que Stokes écrivait sur Turner, et qui d'un certaine manière pourrait s'appliquer à sa propre peinture qui en est - à bien des égards - très proche : " Il y a une longue histoire  "d'indistinction" des formes dans l'art de Turner, liée à ce que j'ai appelé une  "qualité enveloppante " qui ne concerne pas seulement le tableau lui-même mais aussi le rapport enveloppant du spectateur au tableau  ". Et en effet les peintures de Stokes s'appliquent à représenter des objets dont la substance est rendue indistincte et ce par l'usage de pinceaux cassés qui transmettent une lumière légère, dissolvant littéralement la distinction entre les formes et leur support. En 2001, la Tate de Londres a reçu le legs de huit peintures de Stokes (des natures mortes principalement) données par son ami et admirateur, le critique d'art David Sylvester (1924-2001).

jeudi 14 janvier 2021

Adrian Stokes (1902-1972) - Still Life - Last Eleven n° 5




Adrian Stokes (1902-1972)
Still Life- Last Eleven n° 5
Tate, London


Que voit on ?
Comme dans toute cette série très proche du style de Turner : des contenants (bol, bouteille, vase...) surgissant d'une brume de couleurs de laquelle ils semblent formés et dont ils paraissent indissociables... bien que clairement dissociés.

Rappel biographique :
Adrian Stokes - à ne pas confondre avec son homonyme l'architecte Victorien Adrian Scott Strokes (1854-1935) - fut surtout célèbre comme auteur de livres et d'articles sur Henry Moore (1898-1986), Ben Nicholson (1894-1982) et Barbara Hepworth (1903-1975), de même que pour son érudition concernant la Renaissance italienne. Mais Adrian Strokes peignit aussi des paysages, des nu et des natures mortes se caractérisant par une monochromie qui rend toujours les sujets indistincts les uns des autres. Un style qui rend ses toiles immédiatement identifiables. Stokes a appris à peindre de façon autodidacte dans les années 1930, ne voulant pas se contenter d'être un critique d'art qui ne savait comment les peintres peignaient. Il exposa ensuite à Londres dans les années 1950 et 1960, mais resta un artiste très confidentiel, seulement apprécié de l'intelligentsia britannique, sans jamais être célèbre hors des frontières du Royaume-Uni. Ayant suffisamment de moyens financiers pour ne pas avoir besoin de vendre son travail, il ne chercha jamais à le promouvoir auprès du grand public. Son écriture pictural est réputée " abstraite et psychanalytique ", plus en rapport avec la perception de la forme qu'avec la description elle-même de la forme. Il fut un grand admirateur de la psychanalyste américaine Melanie Klein (1882-1960) dont la pensée influença beaucoup l'écriture de Stokes. A la fin de sa vie, voici ce que Stokes écrivait sur Turner, et qui d'un certaine manière pourrait s'appliquer à sa propre peinture qui en est - à bien des égards - très proche : " Il y a une longue histoire "d'indistinction" des formes dans l'art de Turner, liée à ce que j'ai appelé une "qualité enveloppante " qui ne concerne pas seulement le tableau lui-même mais aussi le rapport enveloppant du spectateur au tableau ". Et en effet les peintures de Stokes s'appliquent à représenter des objets dont la substance est rendue indistincte et ce par l'usage de pinceaux cassés qui transmettent une lumière légère, dissolvant littéralement la distinction entre les formes et leur support. En 2001, la Tate de Londres a reçu le legs de huit peintures de Stokes (des natures mortes principalement) données par son ami et admirateur, le critique d'art David Sylvester (1924-2001).
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dimanche 3 avril 2022

Adrian Stokes (1902-1972) - Still Life, 1959


Adrian Stokes (1902-1972) Still Life, 1959 Tate London


Adrian Stokes (1902-1972)
Still Life, 1959
Tate London 


Que voit on ? Comme souvent chez ce peintre, des contenants repartis dans l'espace comme autant d'éléments d'un paysage imprécis ou de personnages distants les uns des autres, stationnant chacun dans leur solitude...

Rappel biographique : Adrian Stokes - à ne pas confondre avec son homonyme l'architecte Victorien Adrian Scott Strokes (1854-1935) - fut surtout célèbre comme auteur de livres et d'articles sur Henry Moore (1898-1986), Ben Nicholson (1894-1982) et Barbara Hepworth (1903-1975), de même que pour son érudition concernant la Renaissance italienne. Mais Adrian Strokes peignit aussi des paysages, des nus et des natures mortes se caractérisant par une monochromie qui rend toujours les sujets indistincts les uns des autres. Un style qui rend ses toiles immédiatement identifiables.
Stokes a appris à peindre de façon autodidacte dans les années 1930, ne voulant pas se contenter d'être un critique d'art qui ne savait comment les peintres peignaient. Il exposa ensuite à Londres dans les années 1950 et 1960, mais resta un artiste très confidentiel, seulement apprécié de l'intelligentsia britannique, sans jamais être célèbre hors des frontières du Royaume-Uni. Ayant suffisamment de moyens financiers pour ne pas avoir besoin de vendre son travail, il ne chercha jamais à le promouvoir auprès du grand public. Son écriture pictural est réputée " abstraite et psychanalytique ", plus en rapport avec la perception de la forme qu'avec la description elle-même de la forme. Il fut un grand admirateur de la psychanalyste américaine Melanie Klein (1882-1960) dont la pensée influença beaucoup l'écriture de Stokes. A la fin de sa vie, voici ce que Stokes écrivait sur Turner, et qui d'un certaine manière pourrait s'appliquer à sa propre peinture qui en est - à bien des égards - très proche : " Il y a une longue histoire "d'indistinction" des formes dans l'art de Turner, liée à ce que j'ai appelé une "qualité enveloppante " qui ne concerne pas seulement le tableau lui-même mais aussi le rapport enveloppant du spectateur au tableau ". Et en effet les peintures de Stokes s'appliquent à représenter des objets dont la substance est rendue indistincte et ce par l'usage de pinceaux cassés qui transmettent une lumière légère, dissolvant littéralement la distinction entre les formes et leur support. En 2001, la Tate de Londres a reçu le legs de huit peintures de Stokes (des natures mortes principalement) données par son ami et admirateur, le critique d'art David Sylvester (1924-2001).

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jeudi 26 octobre 2017

Adrian Stokes (1902-1972) - Still Last Eleven n° 11


Adrian Stokes (1902-1972)
 Still Last Eleven n° 11
 Tate London 

 Que voit on ? Comme dans toute cette série très proche du style de Turner : des contenants (bol, bouteille, vase...)  surgissant d'une brume de couleurs de laquelle ils semblent formés et dont ils paraissent indissociables... bien que clairement dissociés.

Rappel biographique :  Adrian Stokes - à ne pas confondre avec son homonyme l'architecte Victorien Adrian Scott Strokes (1854-1935) - fut surtout célèbre comme auteur de livres et d'articles sur  Henry Moore (1898-1986), Ben Nicholson (1894-1982) et Barbara Hepworth (1903-1975), de même que  pour son érudition concernant la Renaissance italienne. Mais Adrian Strokes peignit aussi des paysages, des nu et des natures mortes se caractérisant par une monochromie qui rend toujours les sujets  indistincts les uns des autres. Un style qui rend ses toiles immédiatement identifiables.  Stokes a appris à peindre de façon autodidacte dans les années 1930, ne voulant pas se contenter d'être un critique d'art qui ne savait comment les peintres peignaient.  Il exposa ensuite à Londres dans les années 1950 et 1960, mais resta un artiste très confidentiel, seulement apprécié de l'intelligentsia britannique, sans jamais être célèbre hors des frontières du Royaume-Uni. Ayant suffisamment de moyens financiers pour ne pas avoir besoin de vendre son travail, il ne chercha jamais à le promouvoir auprès du grand public. Son écriture pictural est réputée " abstraite et psychanalytique ", plus en  rapport avec la perception de la forme qu'avec la description elle-même de la forme. Il fut un grand admirateur de la psychanalyste américaine Melanie Klein (1882-1960) dont la pensée influença beaucoup l'écriture de Stokes. A la fin de sa vie, voici ce que Stokes écrivait sur Turner, et qui d'un certaine manière pourrait s'appliquer à sa propre peinture qui en est - à bien des égards - très proche : " Il y a une longue histoire  "d'indistinction" des formes dans l'art de Turner, liée à ce que j'ai appelé une  "qualité enveloppante " qui ne concerne pas seulement le tableau lui-même mais aussi le rapport enveloppant du spectateur au tableau  ". Et en effet les peintures de Stokes s'appliquent à représenter des objets dont la substance est rendue indistincte et ce par l'usage de pinceaux cassés qui transmettent une lumière légère, dissolvant littéralement la distinction entre les formes et leur support. En 2001, la Tate de Londres a reçu le legs de huit peintures de Stokes (des natures mortes principalement) données par son ami et admirateur, le critique d'art David Sylvester (1924-2001).