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mardi 2 avril 2024

Diego Rivera (1886-1957) -The Café Terrace

 

Diego Rivera (1886-1957) The Café Terrace (1915) Oil on canvas, 60.6 x 49.5 cm. The Metropolitan Museum of Art, New York (Alfred Stieglitz Collection)

 

Diego Rivera (1886-1957)
The Café Terrace (1915)
Oil on canvas, 60.6 x 49.5 cm.
The Metropolitan Museum of Art, New York (Alfred Stieglitz Collection)

Que voit-on ? Posé sur un guéridon typique du mobilier de terrasse de café du début du XXe siècle et traité dans le style pointilliste :  une bouteille d'absinthe dont l'obsessionnelle couleur verte envahit toute la partie gauche de la composition, la cuillère à absinthe, le siphon, le verre à pied...  bref tout le nécessaire  pour que la "Fée verte", une des drogues les plus dures ans doute jamais légalisée, puisse accomplir son œuvre hautement destructrice  en toute impunité. Une lettre portant un timbre sur lequel on peut deviner le nom de Benito Juares rappelle les origines mexicaines du peintre.

Rappel biographique : Diego Rivera est un peintre mexicain. Bien qu'il ait tout au long de sa vie pratiqué la peinture de chevalet, Rivera est mondialement connu pour ses peintures murales, réalisées au Mexique, principalement à Mexico, et aux Etats-Unis. Ses peintures murales sont indissociables de ses convictions socialistes et de sa fascination pour le passé préhispanique du Mexique. Il est aussi célèbre pour sa relation tumultueuse avec l'artiste Frida Kahlo.

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2011-2024 - Une collection de Natures Mortes
Un blog de Francis Rousseau


jeudi 8 février 2018

Diego Rivera (1886-1957)


Diego Rivera (1886-1957)
Nature morte avec une bouteille d'alcool, 1916

Que voit-on ?   Sur une table en bois clair comportant un tiroir central : une bouteille portant une étiquette sur laquelle on peut lire  " Liqueur des Iles ", encadrée par deux verres de style "art déco" et de deux poires ( à  droite de la composition). Le style général de la peinture est incontestablement cubiste.    

Rappel biographique : Diego Rivera est un peintre mexicain. Bien qu'il ait tout au long de sa vie pratiqué la peinture de chevalet, Rivera est mondialement connu pour ses peintures murales, réalisées au Mexique, principalement à Mexico, et aux Etats-Unis. Ses peintures murales sont indissociables de ses convictions socialistes et de sa fascination pour le passé préhispanique du Mexique.
Il eut une relation tumultueuse avec l'artiste Frida Kahlo.

samedi 22 décembre 2018

Diego Rivera (1886-1957) - Still Life 1918


Diego Rivera (1886-1957) 
Still Life, 1918
Private collection 

Que voit on ? Un traitement qui flirte avec le cubisme sans encore l'aborder franchement, comme le fera plus tard ce peintre. C'est une nature morte d'objets, posés sur une table en bois dont on discerne très nettement les veines.  Sur la table : un pot à eau en porcelaine blanche, une cruche espagnole en terre cuite à deux embouts, une bouteille de vin à moitié pleine qui s'évase curieusement vers sa base, un verre vide qui s'évase curieusement vers le haut, un bol en céramique vernissé contenant des cerises et deux pêches, enfin un couteau sur le bord droit de la composition, dans la tradition des natures mortes de l'âge d'or hollandais.

Rappel biographique : Diego Rivera est un peintre mexicain. Bien qu'il ait tout au long de sa vie pratiqué la peinture de chevalet, Rivera est mondialement connu pour ses peintures murales, réalisées au Mexique, principalement à Mexico, et aux Etats-Unis. Ses peintures murales sont indissociables de ses convictions socialistes et de sa fascination pour le passé préhispanique du Mexique.
Il est aussi célèbre pour sa  relation tumultueuse avec l'artiste Frida Kahlo.

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2018 - A Still Life Collection 
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lundi 15 janvier 2024

María Izquierdo (1902-1955) - Naturaleza viva

 

María Izquierdo (1902-1955) Naturaleza viva Oil on canvas Meadows Museum at Southern Methodist University, Dallas TX

María Izquierdo (1902-1955)
Naturaleza viva
Oil on canvas
Meadows Museum at Southern Methodist University, Dallas TX

Que voit on ? Un mélange de pastèques tranchées, de fruits de mer et de fruits exotiques aux couleurs vives, le tout jetés à même le sol terreux d'un paysage désolé, le long d'un mur comme il en existe beaucoup au Mexique. Peut être tout simplement une nature morte de déchets?

Rappel biographique : María Cenobia Izquierdo Gutierrez est une peintre mexicaine. qui  fut la première  à exposer ses œuvres hors du Mexique dès 1930. Son œuvre se caractérise par l'emploi de couleurs intenses, et des thématiques qui vont de l'autoportrait, des paysages et des natures morte, au surréalisme.
Elle entre à l'École nationale des Beaux-Arts, en janvier 1928. Au Palais des beaux-arts de Mexico, des peintres tenaient une galerie d'art, où a lieu la première exposition de María Izquierdo, qui a les honneurs de la presse de l'époque. L'introduction du catalogue a pour auteur Diego Rivera, qui dirigeait déjà l'École nationale des Beaux-Arts. Dans ce texte, il souligne la maturité de la jeune peintre, qu'il décrit comme l'un des meilleurs éléments de l'Académie, "une valeur sûre, sûre et concrète". A cette époque, c'est surtout l'influence du peintre mexicain Rufino Tamayo que l'on peut déceler dans la de la peinture d'Izquierdo ; cela peut s'expliquer par la relation professionnelle intense et par la relation amoureuse qui s'est poursuivie entre eux de 1929 à 1933.
En 1930, l'Art Center Gallery de New York accueille la première exposition individuelle aux États-Unis de María Izquierdo montrant 14 de ses huiles, dont des natures mortes, des portraits et des paysages, faisant ainsi d'elle la première femme peintre mexicaine exposée hors de son pays. La même année, l’American Federation of Arts présente au Metropolitan Museum of Art une exposition d'art populaire et de peinture mexicaine, qui inclut, entre autres, des œuvres de Rufino Tamayo, María Izquierdo, Diego Rivera et Agustín Lazo.

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 2024 - A Still Life Collection / Une inépuisable collection de natures mortes
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samedi 11 mai 2019

María Izquierdo (1902-1955) - The Racquet



María Izquierdo (1902-1955)
The Racquet, 1938
Oil on canvas (27 1/2 x 19 3/4 in)
Meadows Museum at Southern Methodist University, Dallas TX


María Cenobia Izquierdo Gutierrez est une peintre mexicaine. qui  fut la première  à exposer ses œuvres hors du Mexique dès 1930. Son œuvre se caractérise par l'emploi de couleurs intenses, et des thématiques qui vont de l'autoportrait, des paysages et des natures morte, au surréalisme.
Elle entre à l'École nationale des Beaux-Arts, en janvier 1928. Au Palais des beaux-arts de Mexico, des peintres tenaient une galerie d'art, où a lieu la première exposition de María Izquierdo, qui a les honneurs de la presse de l'époque. L'introduction du catalogue a pour auteur Diego Rivera, qui dirigeait déjà l'École nationale des Beaux-Arts. Dans ce texte, il souligne la maturité de la jeune peintre, qu'il décrit comme l'un des meilleurs éléments de l'Académie, "une valeur sûre, sûre et concrète". A cette époque, c'est surtout l'influence du peintre mexicain Rufino Tamayo que l'on peut déceler dans la de la peinture d'Izquierdo ; cela peut s'expliquer par la relation professionnelle intense et par la relation amoureuse qui s'est poursuivie entre eux de 1929 à 1933.
En 1930, l'Art Center Gallery de New York accueille la première exposition individuelle aux États-Unis de María Izquierdo montrant 14 de ses huiles, dont des natures mortes, des portraits et des paysages, faisant ainsi d'elle la première femme peintre mexicaine exposée hors de son pays. La même année, l’American Federation of Arts présente au Metropolitan Museum of Art une exposition d'art populaire et de peinture mexicaine, qui inclut, entre autres, des œuvres de Rufino Tamayo, María Izquierdo, Diego Rivera et Agustín Lazo.

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2019 - A Still Life Collection 
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jeudi 27 janvier 2022

Maria Blanchard (1881-1932) - Nature morte Cubiste

Maria Blanchard (1881-1932) Nature morte Cubiste Collection privée

 

Maria Blanchard (1881-1932)
Nature morte Cubiste
Collection privée

Que voit on ?  Une composition résolument cubiste et qui s'affiche comme telle, comme une sorte de manifeste avec des codes graphiques que l'on retrouve chez tous les grands maîtres du genre et notamment chez Braque, Picasso ou Juan Gris.  On identifie ici une bouteille, un verre à pied, un manche de casserole ou de poële, les deux gordrons d'une verre égaré... 

Rappel biographique : La peintre espagnole María Gutierrez Cueto y Blanchard, plus connue sous le nom de Maria Blanchard, est handicapée dès sa naissance par une très lourde difformité physique, provoquée par une chute de sa mère enceinte. C'est un handicap dont elle souffrira jusqu'à sa mort.  En 1902 avec l'aide de sa famille, elle s'installe à Madrid pou suivre des études de peinture avec notamment Emilio Sala Francés (1850-1910), Fernando Alvarez de Sotomayor (1875-1960) et Manuel Benedito Vives (1875-1963). Après la mort de son père en 1904, sa mère et ses quatre frères la rejoignent à Madrid. En 1909, María Blanchard obtient une bourse pour poursuivre sa formation à Paris. Elle travaille alors auprès du peintre espagnol Hermen Anglada-Camarasa (1871-1959) et de Kees van Dongen. Rentrée à Madrid en 1913, elle partage un moment un atelier avec Diego Rivera, et fait en 1914 la connaissance de Jacques Lipchitz.
Professeur de dessin durant quelques mois à Salamanque, elle peint en 1916 ses premières compositions cubistes et décide cette même année de s'installer définitivement à Paris où elle se fait remarquer par la façon originale dont elle développe l’esthétique cubiste. Maria Blanchard donne en effet à la figure humaine une place inhabituelle dans le cubisme classique.  C'est alors qu'elle se lie d'un profonde amitié avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'Effort Moderne.  À partir de 1920, María Blanchard délaisse le cubisme revient à la figuration.  Avec le décès en 1925 du mécène belge Frank Flaush qui lui assure un contrat et  le décès en 1926 de Juan Gris, Maria Blanchard traverse de longues périodes de problèmes économiques, aggravés par la charge de sa sœur et de ses enfants.
En 1927, elle s'engage dans une crise mystique qui lui fait songer à entrer dans un couvent mais elle en est dissuadée par son confesseur.
Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, souvent très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs. Son oeuvre est aujourd'hui comme une des plus importantes de la première moitié du 20e siècle et elle est présente dans les collections des plus grands musées d'art moderne de la planète.

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2022 - A Still Life Collection
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jeudi 13 avril 2023

Edward Weston (1886–1958) - Still Life with Bananas and Orange

Edward Weston (1886–1958) Still Life with Bananas and Orange, 1927 Gelatin silver print, 7 7/16 x 9 5/16 in. J. Paul Getty Museum, Malibu CA

Edward Weston (1886-1958)
Still Life with Bananas and Orange, 1927
Gelatin silver print, 7 7/16 x 9 5/16 in.
J. Paul Getty Museum, Malibu CA

Que voit on ?  Un régime d'une douzaine de banane dressée en éventail derrière une grenade présentant sa face pédonculée.  Erotisme garanti ! 

 Rappel biographique :  Edward Weston  est un photographe américain, cofondateur du groupe f/64. La majeure partie de son travail a été effectuée en utilisant une chambre photographique de 8×10 pouces. Jusqu'au début des années 1920, Weston préfère utiliser son objectif anachromatique, s'inscrivant ainsi dans une tendance « flou artistique ». Mais il s'oriente vers alors une nouvelle esthétique (« straight photography » ou « photographie pure »). Ce changement fut renforcé par sa rencontre avec Alfred Stieglitz, Charles Sheeler et Paul Strand. « La précision au lieu de l'interprétation ».
En 1923, Weston quitte sa famille et part avec l'un de ses fils et avec son associée professionnelle et romantique, Tina Modotti, dont le rapport avec Weston provoque beaucoup de remous dans les médias. Ils exploitent tous les trois un studio de portrait jusqu'en 1926. Weston noue des contacts avec des intellectuels et artistes mexicains comme Frida Kahlo et Diego Rivera qu'il photographie. À côté du portrait, Weston se spécialise dans le nu et la nature morte (notamment des objets de l'artisanat mexicain). Il parcourt tout le pays à la recherche de clichés réalistes, de formes dépouillées et sobres. À cette époque, le photographe accomplit un travail très réaliste mais chargé d’esthétisme. En 1932, il fonde avec Ansel Adams le groupe f/64 qui devient un haut lieu de la « photographie pure ». ___________________________

2023 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


samedi 17 décembre 2016

Maria Blanchard (1881-1932)



Maria Blanchard (1881-1932)
Nature morte aux bananes
Centre Pompidou, Paris

Que voit on ?  Sur une table de cuisine en bois dont le coin supérieur droit est occupé par deux planches à découper : un casse-croûte posé sur une serviette blanche dont les plis très visibles forment un relief quasiment montagneux. Sur ce relief sont disposés trois bananes ; une assiette en porcelaine blanche contenant deux pommes, du raisin et le traditionnel couteau en clin d'oeil aux natures mortes de l'âge d'or ; un cruche à eau en porcelaine d'un beau vert céladon.  Un sommet du genre dans l'art d'harmoniser les couleurs.

Rappel biographique : La peintre espagnole María Gutierrez Cueto y Blanchard, plus connue sous le nom de Maria Blanchard, est handicapée dès sa naissance par une très lourde difformité physique, provoquée par une chute de sa mère enceinte. C'est un handicap dont elle souffrira jusqu'à sa mort.  En 1902 avec l'aide de sa famille, elle s'installe à Madrid pou suivre des études de peinture avec notamment Emilio Sala Francés (1850-1910), Fernando Alvarez de Sotomayor (1875-1960) et Manuel Benedito Vives (1875-1963). Après la mort de son père en 1904, sa mère et ses quatre frères la rejoignent à Madrid. En 1909, María Blanchard obtient une bourse pour poursuivre sa formation à Paris. Elle travaille alors auprès du peintre espagnol Hermen Anglada-Camarasa (1871-1959) et de Kees van Dongen. Rentrée à Madrid en 1913, elle partage un moment un atelier avec Diego Rivera, et fait en 1914 la connaissance de Jacques Lipchitz.
Professeur de dessin durant quelques mois à Salamanque, elle peint en 1916 ses premières compositions cubistes et décide cette même année de s'installer définitivement à Paris où elle se fait remarquer par la façon originale dont elle développe l’esthétique cubiste. Maria Blanchard donne en effet à la figure humaine une place inhabituelle dans le cubisme classique.  C'est alors qu'elle se lie d'un profonde amitié avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'Effort Moderne.  À partir de 1920, María Blanchard délaisse le cubisme revient à la figuration.  Avec le décès en 1925 du mécène belge Frank Flaush qui lui assure un contrat et  le décès en 1926 de Juan Gris, Maria Blanchard traverse de longues périodes de problèmes économiques, aggravés par la charge de sa sœur et de ses enfants.
En 1927, elle s'engage dans une crise mystique qui lui fait songer à entrer dans un couvent mais elle en est dissuadée par son confesseur.
Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, souvent très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs. Son oeuvre est aujourd'hui comme une des plus importantes de la premiere moitié du 20e siècle et elle est présente dans les collections des plus grands musées d'art moderne de la planète. 

mardi 9 janvier 2018

Maria Blanchard (1881-1932)


Maria Blanchard (1881-1932)
Bodegón con caja de cerillas (1918)
Private collection 

Que voit on ? Une très belle nature nature morte cubiste de cette grande peintre espagnole, contemporaine de Braque et de Picasso....

Rappel biographique : La peintre espagnole María Gutierrez Cueto y Blanchard, plus connue sous le nom de Maria Blanchard, est handicapée dès sa naissance par une très lourde difformité physique, provoquée par une chute de sa mère enceinte. C'est un handicap dont elle souffrira jusqu'à sa mort.  En 1902 avec l'aide de sa famille, elle s'installe à Madrid pou suivre des études de peinture avec notamment Emilio Sala Francés (1850-1910), Fernando Alvarez de Sotomayor (1875-1960) et Manuel Benedito Vives (1875-1963). Après la mort de son père en 1904, sa mère et ses quatre frères la rejoignent à Madrid. En 1909, María Blanchard obtient une bourse pour poursuivre sa formation à Paris. Elle travaille alors auprès du peintre espagnol Hermen Anglada-Camarasa (1871-1959) et de Kees van Dongen. Rentrée à Madrid en 1913, elle partage un moment un atelier avec Diego Rivera, et fait en 1914 la connaissance de Jacques Lipchitz.
Professeur de dessin durant quelques mois à Salamanque, elle peint en 1916 ses premières compositions cubistes et décide cette même année de s'installer définitivement à Paris où elle se fait remarquer par la façon originale dont elle développe l’esthétique cubiste. Maria Blanchard donne en effet à la figure humaine une place inhabituelle dans le cubisme classique.  C'est alors qu'elle se lie d'un profonde amitié avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'Effort Moderne.  À partir de 1920, María Blanchard délaisse le cubisme revient à la figuration.  Avec le décès en 1925 du mécène belge Frank Flaush qui lui assure un contrat et  le décès en 1926 de Juan Gris, Maria Blanchard traverse de longues périodes de problèmes économiques, aggravés par la charge de sa sœur et de ses enfants.
En 1927, elle s'engage dans une crise mystique qui lui fait songer à entrer dans un couvent mais elle en est dissuadée par son confesseur.
Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, souvent très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs. Son oeuvre est aujourd'hui comme une des plus importantes de la premiere moitié du 20e siècle et elle est présente dans les collections des plus grands musées d'art moderne de la planète.

jeudi 31 août 2017

Maria Blanchard (1881-1932)


Maria Blanchard (1881-1932)
 Nature morte, 1922

Que voit- on ? une composition résolument cubiste de laquelle émergent un compotier en porcelaine blanche, une serviette dépliée, des papiers ou des journaux, des grains de raisins, une vase et une banane verte, quelques  uns des éléments favoris de cette peintre que l'on retrouve  dans beaucoup de ses natures mortes et notamment dans celle déjà publiée dans ce blog  et qui se Trouve au Centre Pompidou a Paris.

Rappel biographique : La peintre espagnole María Gutierrez Cueto y Blanchard, plus connue sous le nom de Maria Blanchard, est handicapée dès sa naissance par une très lourde difformité physique, provoquée par une chute de sa mère enceinte. C'est un handicap dont elle souffrira jusqu'à sa mort.  En 1902 avec l'aide de sa famille, elle s'installe à Madrid pou suivre des études de peinture avec notamment Emilio Sala Francés (1850-1910), Fernando Alvarez de Sotomayor (1875-1960) et Manuel Benedito Vives (1875-1963). Après la mort de son père en 1904, sa mère et ses quatre frères la rejoignent à Madrid. En 1909, María Blanchard obtient une bourse pour poursuivre sa formation à Paris. Elle travaille alors auprès du peintre espagnol Hermen Anglada-Camarasa (1871-1959) et de Kees van Dongen. Rentrée à Madrid en 1913, elle partage un moment un atelier avec Diego Rivera, et fait en 1914 la connaissance de Jacques Lipchitz.
Professeur de dessin durant quelques mois à Salamanque, elle peint en 1916 ses premières compositions cubistes et décide cette même année de s'installer définitivement à Paris où elle se fait remarquer par la façon originale dont elle développe l’esthétique cubiste. Maria Blanchard donne en effet à la figure humaine une place inhabituelle dans le cubisme classique.  C'est alors qu'elle se lie d'un profonde amitié avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'Effort Moderne.  À partir de 1920, María Blanchard délaisse le cubisme revient à la figuration.  Avec le décès en 1925 du mécène belge Frank Flaush qui lui assure un contrat et  le décès en 1926 de Juan Gris, Maria Blanchard traverse de longues périodes de problèmes économiques, aggravés par la charge de sa sœur et de ses enfants.
En 1927, elle s'engage dans une crise mystique qui lui fait songer à entrer dans un couvent mais elle en est dissuadée par son confesseur.
Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, souvent très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs. Son oeuvre est aujourd'hui comme une des plus importantes de la premiere moitié du 20e siècle et elle est présente dans les collections des plus grands musées d'art moderne de la planète.

mercredi 12 juillet 2023

Rufino Tamayo (1899-1991) - Still Life


Rufino Tamayo (1899-1991) Still Life, 1928 Museo Tamayo de Arte Contemporáneo



Rufino Tamayo (1899-1991)
Still Life, 1928
Museo Tamayo de Arte Contemporáneo

 Que voit on ? Posé sur une console de cuisine à tiroir, plusieurs fruits et légumes dont une pastèque tranchée fruit favori de Tamayo, une poire et des cosses noircies.  Un style plus porche de celui des peintres européens de la même époques( Braque, Picasso) que des peintres mexicains.

Rappel Biographique : Rufino Tamayo est un peintre mexicain est considéré comme un des peintres mexicains d'importance majeure du 20e siècle, étant de plus un des premiers artistes latino-américains qui a obtenu une reconnaissance et une diffusion de ses œuvres internationales, au même titre que le groupe des trois (Diego Rivera, David Alfaro Siqueiros et José Clemente Orozco). De ce fait, il a travaillé avec eux sur certains projets, comme le mouvement muraliste qui s'est étendu sur la période qui comprend les deux guerres mondiales, même si sa peinture a des caractéristiques propres et le distingue des autres artistes du groupe. Le musée Rufino Tamayo (Museo Tamayo de Arte Contemporáneo), inauguré en 1981 est dédié exclusivement à l'art contemporain et n'expose pas ses œuvres de manière régulière. Après sa mort en 1991, a été créé à Oaxaca un musée portant son nom, regroupant certaines de ses œuvres ainsi que des objets précolombiens notables. Le travail de Rufino Tamayo se caractérise par une volonté d'intégrer sur le plan plastique de l’héritage précolombien autochtone, l'expérimentation et les nouvelles tendances picturales qui ont révolutionné les courants artistiques européens au début du siècle. Son intérêt pour ce qui est arrivé en Europe sur le plan artistique marque une différence dans son travail et un style personnel par rapport au noyau fondamental des muralistes. Ces derniers ont préféré maintenir une indépendance esthétique absolue par rapport aux tendances européennes et ont puisé leurs sources d'inspiration dans l’héritage pictural précolombien ou indigène. Il s'est séparé aussi du mouvement muraliste pour son manque de motivation idéologique et révolutionnaire et pour avoir un accent marqué formel et abstrait du thème indien.

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2023 - A Still Life Collection
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