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mardi 1 septembre 2026

Paolo Porpora (1617 -1673) - Natura morta con Rettili

Paolo Porpora (161 -1673) Natura morta con Rettili  Museo Nazionale de Capodimonte, Italie


Paolo Porpora (161 -1673)
Natura morta con Rettili 
Museo Nazionale de Capodimonte, Italie 


Rappel biographique : Paolo Porpora est un peintre italien de la fin de la période baroque, se rattachant à l'Ecole napolitaine, spécialisé dans les natures mortes. Peu d'informations sur cet artiste assez mystérieux dont on sait cependant qu'il fut l'élève de Giacomo Recco, qui l'employa dans son atelier pour réaliser la partie florale de ses natures mortes.
Comme beaucoup de ses contemporains qui voulaient vivre de leur peinture, Paolo Porpora  fut contraint de peindre des natures mortes à  sujet de gibier ou de poissons, celles qui se vendaient le mieux à son époque.  Porpora ne se contenta cependant pas de ces sujets et s'aventura hors des frontières habituelles du genre en peignant des reptiles, des tortues, des champignons, des oiseaux vivants...
Ce qui rend l'appréciation de l'oeuvre de Porpora difficile n'est pas tant le manque de renseignements biographiques (sa biographie est parfaitement documentée) que le peu de toiles qui soient signées de sa main. En réalité il n'y a qu'une seule !!! C'est le biographe du peintre qui en fournissant du vivant même du peintre, la liste de ses sujets préférés  (« poissons, huîtres, escargots, bulots et coquillages et même des lézards, pigeons et autres créatures de cuisine... "), les lieux où ils ont été entreposés et les commanditaires qui ont permis aux experts d'attribuer les tableaux à Porpora.
On s'aperçoit que cet artiste était vite devenu un  expert reconnu de la représentation des formes de vie animale les plus insolites qu'il mettait presque toujours en scène dans des atmosphères de sous-bois directement inspirées des peintres du nord de l'Europe. C'est le cas du tableau de la collection du Musée Pignatelli de Naples et de ceux qui sont exposés au Musée National du Pays de Galles à Cardiff, ou encore des natures mortes du Musée de Capodimonte, de celles de la collection Chigi à Rome, mais de celles identifiées à Stockholm, à Valence ou même de celle du Louvre à Paris (qui présente des oiseaux vivants dans un sous-bois où poussent des champignons).  
Dans toutes ses peintures, Paolo Porpora s'applique  à décrire les animaux avec une exigence de naturaliste tout en soignant particulièrement le rendu lumineux des détails, faisant preuve d'une grande imagination et d'une délicatesse que les experts n'hésitent pas rapprocher d'une inspiration caravagesque. Les effets chromatiques y sont très appuyés et très caractéristiques de la peinture napolitaine de cette époque. Porpora privilégie la lumière contrastée et le clair-obscur typique  qui caractérise là encore beaucoup de peintres du nord de l'Europe. Dans les peintures de Paolo Porpora, les fleurs occupent presque tout l'espace disponible, anticipant le style baroque typique du siècle suivant.

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2026 - Une collection de naturfes mortes 
Un blog de Francis Rousseau 


lundi 2 avril 2018

Paolo Porpora (1617-1673) - Nature morte avec une chouette et un ibis



Paolo Porpora (1617-1673)
Nature morte avec une chouette et un ibis, 1684
Musée du Louvre Paris

Que voit on ? Il est vrai que si l'auteur de ce tableau n'avait pris le soin de le préciser dans son titre  qu'il s'agissait d'une nature morte,  la composition n'aurait pas grand chose de commun avec ce genre  au sens classique du terme... tous ces animaux vivants, ces grenouilles sautillantes, cette tortue incongrue, ces papillons voletants de ci de là et ces bécasses en villégiature ne sont pas du tout académiques... sans parler de la chouette et de l'ibis !  Heureusement il reste les fleurs et les champignons (un des autres éléments favoris de ce peintre qui en fut un grands spécialistes) pour justifier, si besoin était, le genre de cette composition étrange. Mais besoin n'est point, car le génie de Porpora n'a besoin d'aucune justification ! On notera au passage le détail de la collection de cailloux assemblés dans le lit de le rivière asséchée où l'ibis a eu la bonne idée de poser une patte !

Rappel biographique : Paolo Porpora est un peintre italien de la fin de la période baroque, se rattachant à l'Ecole napolitaine, spécialisé dans les natures mortes. Peu d'informations sur cet artiste assez mystérieux dont on sait cependant qu'il fut l'élève de Giacomo Recco, qui l'employa dans son atelier pour réaliser la partie florale de ses natures mortes.
Comme beaucoup de ses contemporains qui voulaient vivre de leur peinture, Paolo Porpora  fut contraint de peindre des natures mortes à  sujet de gibier ou de poissons, celles qui se vendaient le mieux à son époque.  Porpora ne se contenta cependant pas de ces sujets et s'aventura hors des frontières habituelles du genre en peignant des reptiles, des tortues, des champignons, des oiseaux vivants...
Ce qui rend l'appréciation de l'oeuvre de Porpora difficile n'est pas tant le manque de renseignements biographiques (sa biographie est parfaitement documentée) que le peu de toiles qui soient signées de sa main. En réalité il n'y a qu'une seule !!! C'est le biographe du peintre qui en fournissant du vivant même du peintre, la liste de ses sujets préférés  (« poissons, huîtres, escargots, bulots et coquillages et même des lézards, pigeons et autres créatures de cuisine... "), les lieux où ils ont été entreposés et les commanditaires qui ont permis aux experts d'attribuer les tableaux à Porpora.
On s'aperçoit que cet artiste était vite devenu un  expert reconnu de la représentation des formes de vie animale les plus insolites qu'il mettait presque toujours en scène dans des atmosphères de sous-bois directement inspirées des peintres du nord de l'Europe. C'est le cas du tableau de la collection du Musée Pignatelli de Naples et de ceux qui sont exposés au Musée National du Pays de Galles à Cardiff, ou encore des natures mortes du Musée de Capodimonte, de celles de la collection Chigi à Rome, mais de celles identifiées à Stockholm, à Valence ou même de celle du Louvre à Paris (qui présente des oiseaux vivants dans un sous-bois où poussent des champignons).  
Dans toutes ses peintures, Paolo Porpora s'applique  à décrire les animaux avec une exigence de naturaliste tout en soignant particulièrement le rendu lumineux des détails, faisant preuve d'une grande imagination et d'une délicatesse que les experts n'hésitent pas rapprocher d'une inspiration caravagesque. Les effets chromatiques y sont très appuyés et très caractéristiques de la peinture napolitaine de cette époque. Porpora privilégie la lumière contrastée et le clair-obscur typique  qui caractérise là encore beaucoup de peintres du nord de l'Europe. Dans les peintures de Paolo Porpora, les fleurs occupent presque tout l'espace disponible, anticipant le style baroque typique du siècle suivant. 


dimanche 28 janvier 2018

Paolo Porpora (1617-1673) - Nature morte à la Vive


Paolo Porpora (1617-1673) 
Nature morte avec un mulet, un chapon, une vive, deux coquillages et un médaillon
Collection Privée, Monaco 

Que voit-on ?  Exactement ce que décrit le titre, dans l'ordre d'apparition à l'image pour employer une formule cinématographique anachronique pour ce tableau datant du milieu du 17e siècle. La précision de la description se reconduit dans la précision de la peinture de chaque détail, le tout mis en scène sur un fond sombre qui souligne d'une façon imparable la moindre variation de coloris.

Rappel biographique : Paolo Porpora  est un peintre italien de la fin de la période baroque, se rattachant à l'Ecole napolitaine, spécialisé dans les natures mortes. Peu d'informations sur cet artiste assez mystérieux dont on sait cependant qu'il fut l'élève de Giacomo Recco, qui l'employa dans son atelier pour réaliser la partie florale de ses natures mortes.
Comme beaucoup de ses contemporains qui voulaient vivre de leur peinture, Paolo Porpora  fut contraint de peindre des natures mortes à  sujet de gibier ou de poissons, celles qui se vendaient le mieux à son époque.  Porpora ne se contenta cependant pas de ces sujets et s'aventura hors des frontières habituelles du genre en peignant des reptiles, des tortues, des champignons, des oiseaux vivants...
Ce qui rend l'appréciation de l'oeuvre de Porpora difficile n'est pas tant le manque de renseignements biographiques (sa biographie est parfaitement documentée) que le peu de toiles qui soient signées de sa main. En réalité il n'y a qu'une seule !!! C'est le biographe du peintre qui en fournissant du vivant même du peintre, la liste de ses sujets préférés  (« poissons, huîtres, escargots, bulots et coquillages et même des lézards, pigeons et autres créatures de cuisine... "), les lieux où ils ont été entreposés et les commanditaires qui ont permis aux experts d'attribuer les tableaux à Porpora.
On s'aperçoit que cet artiste était vite devenu un  expert reconnu de la représentation des formes de vie animale les plus insolites qu'il mettait presque toujours en scène dans des atmosphères de sous-bois directement inspirées des peintres du nord de l'Europe. C'est le cas du tableau de la collection du Musée Pignatelli de Naples et de ceux qui sont exposés au Musée National du Pays de Galles à Cardiff, ou encore des natures mortes du Musée de Capodimonte, de celles de la collection Chigi à Rome, mais de celles identifiées à Stockholm, à Valence ou même de celle du Louvre à Paris (qui présente des oiseaux vivants dans un sous-bois où poussent des champignons).  
Dans toutes ses peintures, Paolo Porpora s'applique  à décrire les animaux avec une exigence de naturaliste tout en soignant particulièrement le rendu lumineux des détails, faisant preuve d'une grande imagination et d'une délicatesse que les experts n'hésitent pas rapprocher d'une inspiration caravagesque. Les effets chromatiques y sont très appuyés et très caractéristiques de la peinture napolitaine de cette époque. Porpora privilégie la lumière contrastée et le clair-obscur typique  qui caractérise là encore beaucoup de peintres du nord de l'Europe. Dans les peintures de Paolo Porpora, les fleurs occupent presque tout l'espace disponible, anticipant le style baroque typique du siècle suivant. 

vendredi 21 juin 2019

Paolo Porpora (1617 - 1673) Natura morta con fiori, frutta e piatto di pesce



Paolo Porpora (1617 - 1673)
Natura morta con fiori, frutta e piatto di pesce, 1656
oil on canvas, 45.5 x 52.5 cm.
Private Collection

Que voit-on ?  Des poissons qui exhalent leur dernier soupir dans des contorsions similaires à celles des tulipes coupées. Un sujet suffisamment fort et étrange pour qu'il se passe de commentaires.

Rappel biographique : Paolo Porpora est un peintre italien de la fin de la période baroque, se rattachant à l'Ecole napolitaine, spécialisé dans les natures mortes. Peu d'informations sur cet artiste assez mystérieux dont on sait cependant qu'il fut l'élève de Giacomo Recco, qui l'employa dans son atelier pour réaliser la partie florale de ses natures mortes.
Comme beaucoup de ses contemporains qui voulaient vivre de leur peinture, Paolo Porpora  fut contraint de peindre des natures mortes à  sujet de gibier ou de poissons, celles qui se vendaient le mieux à son époque.  Porpora ne se contenta cependant pas de ces sujets et s'aventura hors des frontières habituelles du genre en peignant des reptiles, des tortues, des champignons, des oiseaux vivants...
Ce qui rend l'appréciation de l'oeuvre de Porpora difficile n'est pas tant le manque de renseignements biographiques (sa biographie est parfaitement documentée) que le peu de toiles qui soient signées de sa main. En réalité il n'y a qu'une seule !!! C'est le biographe du peintre qui en fournissant du vivant même du peintre, la liste de ses sujets préférés  (« poissons, huîtres, escargots, bulots et coquillages et même des lézards, pigeons et autres créatures de cuisine... "), les lieux où ils ont été entreposés et les commanditaires qui ont permis aux experts d'attribuer les tableaux à Porpora.
On s'aperçoit que cet artiste était vite devenu un  expert reconnu de la représentation des formes de vie animale les plus insolites qu'il mettait presque toujours en scène dans des atmosphères de sous-bois directement inspirées des peintres du nord de l'Europe. C'est le cas du tableau de la collection du Musée Pignatelli de Naples et de ceux qui sont exposés au Musée National du Pays de Galles à Cardiff, ou encore des natures mortes du Musée de Capodimonte, de celles de la collection Chigi à Rome, mais de celles identifiées à Stockholm, à Valence ou même de celle du Louvre à Paris (qui présente des oiseaux vivants dans un sous-bois où poussent des champignons).  
Dans toutes ses peintures, Paolo Porpora s'applique  à décrire les animaux avec une exigence de naturaliste tout en soignant particulièrement le rendu lumineux des détails, faisant preuve d'une grande imagination et d'une délicatesse que les experts n'hésitent pas rapprocher d'une inspiration caravagesque. Les effets chromatiques y sont très appuyés et très caractéristiques de la peinture napolitaine de cette époque. Porpora privilégie la lumière contrastée et le clair-obscur typique  qui caractérise là encore beaucoup de peintres du nord de l'Europe. Dans les peintures de Paolo Porpora, les fleurs occupent presque tout l'espace disponible, anticipant le style baroque typique du siècle suivant.

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mercredi 22 avril 2015

Cristoforo Munari (1667-1720)



Cristoforo Munari (1667-1720) 
Natura Morta con meloni, fichi, mortadella
Fondation Custodia - Collection Frits Lutz

Que voit- on ? Cette nature morte avec un melon découpé et des figues soigneusement disposés sur un plateau, mêlés avec de la céramique, de la verrerie de Venise et une mortadelle découpée dont on aperçoit deux tranches gisant sur des feuilles de figuiers posées à même l'entablement de marbre. Ce tableau appartient à une série réalisés autour de 1710 présentant tous des motifs similaires mais ordonnés à chaque fois différemment. 
Notice Fondation Custodia : Comme la nature morte aux coquillages de Porpora, ce tableau a d’abord été attribué au peintre napolitain Giuseppe Recco (1634-1695). Il est maintenant catalogué sous le nom de Cristoforo Munari, artiste très apprécié de ses contemporains, que le collectionneur Gabburri décrivait au18e siècle comme un peintre remarquable de natures mortes aux ustensiles de cuisine, instruments de musique, étoffes, verres, fruits et fleurs. Cette nature morte avec un melon découpé et des figues soigneusement disposés sur un plateau, mêlés avec de la céramique, appartient à une série de tableaux réalisés autour de 1710 présentant tous des motifs similaires mais ordonnés à chaque fois différemment.

Rappel biographique : le peintre italien Cristoforo Munari, aussi connu comme Cristofano Monari, était spécialisé dans les natures mortes. Il suivit sa formation initiale à Reggio Emilia, sa ville natale, puis vient à Modène sous le patronage de Rinaldo d'Este, duc de Modène. En 1703-1706, il vécut à Rome, puis à Florence pendant une dizaine d'années, où il fut attaché à la cour des Médicis.   Très apprécié de ses contemporains,  le collectionneur Gabburri le décrivait au 18e siècle comme  : " un peintre remarquable de natures mortes aux ustensiles de cuisine, instruments de musique, étoffes, verres, fruits et fleurs ".  La profusion mais aussi le raffinement qui s'étalent dans ses natures mortes (porcelaines de Chine, verre de Venise, tapis d'Orient, instruments de musique, etc...) suggèrent le luxe et l'abondance qui régnait à la cour des Médicis. Il a peint aussi des panoplies et des trophées de guerre. En 1715, il déménagea à Pise, où il  travailla presque exclusivement dans la restauration d'oeuvres d'art et où il mourut en 1720.
Une retrospective de ses tableaux a été organisée en 1998 à Reggio Emilia, où elle a connu un énorme succès.

vendredi 5 février 2016

Giuseppe Recco (1634-1695)



Giuseppe Recco (1634-1695)
Grande natura morta cucina con verdure, piatto, cestino, pollame morto e l'uvade
Museo Ceralbo, Madrid.

Que voit-on ? Un  bric à brac saisi dans un garde manger de cuisine où se mélangent plats en céramiques et marmites en cuivre avec  des légumes (navets tomates, chou céleri et avoine), du gibier,  des fruits (raisin et pommes) et  un morceau de fromage largement entamé. Un verre brisé gisant au premier plan près du soufflet servant à attiser l'âtre, laisse entrevoir la fin prochaine de cette abondance et la fragilité de la condition humaine.

Rappel biographique : Issu d'une famille de peintres napolitains, Giuseppe Recco se forma d'abord près de son père, Giacomo, dans un milieu auquel avait  été transmis l'impulsion décisive du caravagisme. Malgré sa grande importance dans l'histoire de la nature morte  napolitaine, Giuseppe Recco, surtout  peintre de fleurs, ne peut être toutefois considéré comme un chef d'école, même s'il ne fait pas de doutes qu'il ait initié à ce genre quelques-uns de ses meilleurs représentants comme  Paolo Porpora, Luca Forte, puis ses propres fils, Giambattista et Giuseppe. 
Mais la manière brillante de ce dernier, la qualité qui s'affirme dès ses premières œuvres datées (1664) révèlent une personnalité beaucoup plus vigoureuse que celle de son père, une ouverture aussi à d'autres exemples : celui de son frère Giambattista, celui des Lombards — Evaristo Baschenis, Bettera — qu'il découvre au cours d'un séjour à Milan vers sa vingtième année. 
Au-delà de ces influences, l'art de Giuseppe Recco s'affirme par une sensibilité extrême à la poésie de la nature, dont une observation attentive lui fait percevoir les nuances les plus subtiles, les modulations les plus riches. Qu'il peigne des Fleurs (pinacothèque de Pesaro, musée de Varsovie), des Poissons (musée du Prado, palais Pitti, Florence), une Nature morte au gibier (palais de Montecitorio, Rome) ou une Cuisine (galerie de l'Académie, Vienne), la fraîcheur de sa vision picturale servie par une touche rutilante et déliée lui assure une place de premier plan parmi les maîtres de la nature morte italienne.


jeudi 23 avril 2015

Giuseppe Recco (1634-1695)



Giuseppe Recco (1634-1695)
Nature morte avec pastèque, figues, pêches et fleurs (1675)
Museo Cerralbo (Madrid)

Que voit on ? Impeccablement rangé sur deux plans étagés à la façon des natures mortes antiques que l'on peut voir à Pompei et Herculanum, des fruits de fin d'été parmi lesquels une pastèque ouverte en deux, des figues, des grenades, des pommes, des cerises et quelques fleurs d'orangers répandus sur l'entablement.  L'ensemble symbolisant  diverses stades de la condition féminine.

Rappel biographique : Issu d'une famille de peintres napolitains, Giuseppe Recco se forma d'abord près de son père, Giacomo, dans un milieu auquel avait  été transmis l'impulsion décisive du caravagisme. Malgré sa grande importance dans l'histoire de la nature morte  napolitaine, Giuseppe Recco, surtout  peintre de fleurs, ne peut être toutefois considéré comme un chef d'école, même s'il ne fait pas de doutes qu'il ait initié à ce genre quelques-uns de ses meilleurs représentants comme  Paolo Porpora, Luca Forte, puis ses propres fils, Giambattista et Giuseppe. 
Mais la manière brillante de ce dernier, la qualité qui s'affirme dès ses premières œuvres datées (1664) révèlent une personnalité beaucoup plus vigoureuse que celle de son père, une ouverture aussi à d'autres exemples : celui de son frère Giambattista, celui des Lombards — Evaristo Baschenis, Bettera — qu'il découvre au cours d'un séjour à Milan vers sa vingtième année. 
Au-delà de ces influences, l'art de Giuseppe Recco s'affirme par une sensibilité extrême à la poésie de la nature, dont une observation attentive lui fait percevoir les nuances les plus subtiles, les modulations les plus riches. Qu'il peigne des Fleurs (pinacothèque de Pesaro, musée de Varsovie), des Poissons (musée du Prado, palais Pitti, Florence), une Nature morte au gibier (palais de Montecitorio, Rome) ou une Cuisine (galerie de l'Académie, Vienne), la fraîcheur de sa vision picturale servie par une touche rutilante et déliée lui assure une place de premier plan parmi les maîtres de la nature morte italienne.

vendredi 9 octobre 2015

Giovanni Battista Ruoppolo (1629-1693) - Nature morte avec fruits et oiseaux morts

Giovanni Battista Ruoppolo (1629-1693)  Nature morte avec fruits et oiseaux morts Huile sur toile, 75 x 37 cm Museum of Fine Arts Boston,

Giovanni Battista Ruoppolo (1629-1693) 
Nature morte avec fruits et oiseaux morts
Huile sur toile, 75 x 37 cm
Museum of Fine Arts Boston


Que voit-on ? A même la terre, derrière une pot ornemental de jardin d'où pend une vigne et un grosse grappe de raisins rouges, un melon mûr  à point et fendu sur le dessus, une énorme grenade   éclatée et d'autres plus petites,  des figues mûres et éclatées et des figues vertes, quelques baies, des fleurs de jasmin et entre le melon et la grenade, un  oiseau mort qui git sur le dos.  dans le lointain apparait un ciel au coucher du soleil. Une nature morte entièrement axée autour de la maturité et de l'ombre de la mort.

Rappel biographique : Le peintre napolitain Giovanni Battista Ruoppolo fut l'un des plus célèbres des peintres de natures mortes de l'Ecole de Naples.  Ses peintures ont commencé par être collectionnées par l'aristocratie et l'élite des riches marchands de la cité avant de se retrouver  dans toutes les grandes collections européennes.  La profusion, l'abondance jusqu'à la surcharge bien souvent, de fruits, de fleurs et de légumes  mûrs à point et la chair généreuse caractérisent ce style très coloré, très fourni, très maîtrisé. Disciple de Paolo Porpora (1617-1673),  il forme une école  très active et très caractéristique à Naples avec les peintres Giovan Battista, Giuseppe Recco et son frère Giuseppe Ruoppolo.


dimanche 5 septembre 2021

Luca Forte (1605-1660) - Nature Morte avec Raisins et Autres Fruits

Luca Forte (1605-1660) Nature Morte avec Raisins et Autres Fruits, 1630 Huile sur cuivre, 314 x 260 mm Getty Center - J.P .Getty Museum


Luca Forte (1605-1660)
Nature Morte avec Raisins et Autres Fruits, 1630
Huile sur cuivre, 3, 4 x 26 cm
Getty Center - J.P .Getty Museum

Que voit on ?  Une somptueuse accumulation de grappes de raisins rouges, dressées sur un pot en fer avec armature verticale improvisée pour supporter les grappes. Les reflets scrupuleusement apposés sur chaque grain de raisins, et a fortiori sur chacun des autres fruits, sont la signature  reconnaissable entre toutes (bine que très souvent imitée) de ce grand maître napolitain de  la nature morte. Le support utilisé pour la penture (une plaque de cuivre) en s'oxydant  avec le temps apporte à l'ensemble une tonalité irréelle.

Rappel Biographique : Luca Forte est un peintre italien de la période baroque de l'école napolitaine, spécialisé dans les natures mortes, principalement actif dans sa ville natale. Il mourut probablement des suites de la grande peste de 1656 qui décima plus de la moitié de la population napolitaine. Parmi d'autres artistes contemporains de Luca actifs à Naples citons Paolo Porpora, Giovanni Battista Ruoppolo et Pietro Paolo Bonzi. S'inspirant de Caravage, il peint surtout des natures mortes de fruits, de fleurs, et parfois de guirlandes, mais il a aussi réalisé des compositions plus vastes, élaborées dans l'espace sur un fond sombre neutre ou de paysage, motif qu'il introduit à Naples. Son coloris est vif, intense et fortement contrasté, son clair-obscur puissant et sa représentation des reflets caractéristique. Ses lettres au collectionneur de Messine Antonio Ruffo entre 1640 & 1650 et la présence de ses œuvres dans les grandes collections napolitaines de l'époque (Carafa, Spinelli, Roomer) prouvent sa grande notoriété de son vivant.

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samedi 2 juillet 2016

Giuseppe Recco (1634-1695)


Giuseppe Recco (1634-1695) 
Still-life with the Five Senses (1676)

Que voit-on ?  Une composition illustrant les cinq sens : le goût avec le plateau de friandises et de fruits confits, l'odorat avec le bouquet de fleurs, l'ouïe avec les instruments de musique, la vue avec la paire de lunettes et le livre, et  - non sans humour - le toucher avec une cassette sans doute remplie de pièces. 

Rappel biographique : Issu d'une famille de peintres napolitains, Giuseppe Recco se forma d'abord près de son père, Giacomo, dans un milieu auquel avait  été transmis l'impulsion décisive du caravagisme. Malgré sa grande importance dans l'histoire de la nature morte  napolitaine, Giuseppe Recco, surtout  peintre de fleurs, ne peut être toutefois considéré comme un chef d'école, même s'il ne fait pas de doutes qu'il ait initié à ce genre quelques-uns de ses meilleurs représentants comme  Paolo Porpora, Luca Forte, puis ses propres fils, Giambattista et Giuseppe. 
Mais la manière brillante de ce dernier, la qualité qui s'affirme dès ses premières œuvres datées (1664) révèlent une personnalité beaucoup plus vigoureuse que celle de son père, une ouverture aussi à d'autres exemples : celui de son frère Giambattista, celui des Lombards — Evaristo Baschenis, Bettera — qu'il découvre au cours d'un séjour à Milan vers sa vingtième année. 
Au-delà de ces influences, l'art de Giuseppe Recco s'affirme par une sensibilité extrême à la poésie de la nature, dont une observation attentive lui fait percevoir les nuances les plus subtiles, les modulations les plus riches. Qu'il peigne des Fleurs (pinacothèque de Pesaro, musée de Varsovie), des Poissons (musée du Prado, palais Pitti, Florence), une Nature morte au gibier (palais de Montecitorio, Rome) ou une Cuisine (galerie de l'Académie, Vienne), la fraîcheur de sa vision picturale servie par une touche rutilante et déliée lui assure une place de premier plan parmi les maîtres de la nature morte italienne.

mardi 19 septembre 2017

Giuseppe Recco (1634-1695)


Giuseppe Recco (1634-1695) 
Poissons et récipients 
National Gallery of Slovenia

Que voit-on ?  Sur un fond totalement noir, voulu pour permettre aux formes et couleurs de se détacher avec plus de précision : une série de récipients en cuivre (rouge et jaune) et en bois allant du vase le plus sophistiqué au baquet en bois le plus rustique. Dans le baquet en bois : un gros poisson de roche voisine avec un hareng frais pendu à une corde. Ailleurs, à même l'entablement, divers poissons de roche dont la couleur rouge accuse le contraste avec le jaune des cuivres. Etrange composition qui fournit à ce maître napolitain l'opportunité d'une brillante démonstration de sa maîtrise des textures et des couleurs. ...

Rappel biographique : Issu d'une famille de peintres napolitains, Giuseppe Recco se forma d'abord près de son père, Giacomo, dans un milieu auquel avait été transmis l'impulsion décisive du Caravagisme. Malgré sa grande importance dans l'histoire de la nature morte napolitaine, Giuseppe Recco, surtout peintre de fleurs, ne peut être toutefois considéré comme un chef d'école, même s'il ne fait pas de doutes qu'il ait initié à ce genre quelques-uns de ses meilleurs représentants comme Paolo Porpora, Luca Forte, puis ses propres fils, Giambattista et Giuseppe.  Mais la manière brillante de ce dernier, la qualité qui s'affirme dès ses premières œuvres datées (1664) révèlent une personnalité beaucoup plus vigoureuse que celle de son père, une ouverture aussi à d'autres exemples : celui de son frère Giambattista, celui des Lombards — Evaristo Baschenis ou Bartolomeo Bettera — qu'il découvre au cours d'un séjour à Milan vers sa vingtième année. 
Au-delà de ces influences, l'art de Giuseppe Recco s'affirme par une sensibilité extrême à la poésie de la nature, dont une observation attentive lui fait percevoir les nuances les plus subtiles, les modulations les plus riches. Qu'il peigne des Fleurs (Pinacothèque de Pesaro, Musée de Varsovie), des Poissons (Musée du Prado, Palais Pitti, Florence), une Nature morte au gibier (Palais de Montecitorio, Rome) ou une Cuisine (Galerie de l'Académie, Vienne), la fraîcheur de sa vision picturale servie par une touche rutilante et déliée lui assure une place de premier plan parmi les maîtres de la nature morte italienne.