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mardi 16 juillet 2019

Henri Rousseau (1844-1910) dit " Le Douanier " - Bouquet de fleurs avec une branche de lierre


Henri Rousseau (1844-1910) 
Bouquet de fleurs avec une branche de lierre 
Huile sur toile (45,4 x 32,7 cm), 1909 
Albright-Knox Art Gallery, Buffalo

Que voit on ? Sur un entablement orange et devant un fond vert  : un vase conique en verre transparent contenant un bouquet de  fleurs du jardin  (hortensias, tulipes, chrysanthèmes, marguerites, fleurs de seringat, pensées et mimosa) rassemblées dans ce vase en dépit des saisons différentes pendant lesquelles elles poussent en réalité et selon la seule fantaisie de ce peintre... qui en avait beaucoup.
Devant le vase, une branche de lierre coupée, clin d'oeil à ce parasite des jardins que l'on préfère toujours voir coupé que rampant dans les parterres ou l'assaut des arbres et qui pourtant symbolisait dans la Grèce antique l'attachement, l'amitié, la fidélité, l 'éternité (" Je meurs ou je m'attache ") mais aussi... les excès d'alcool (c'était la plante de Bacchus !) contre lesquels le lierre était censé avoir un pouvoir protecteur.  Dans la mythologie celte par contre, le lierre était l'attribut de Donar (le fils d'Odin) et promettait, à qui la consommait, d'ouvrir les portes de l’au-delà.
Une nature morte qui, comme toujours chez Henri Rousseau, recèle beaucoup plus de poésie qu'il ne parait au premier coup d'oeil.

Rappel biographique : Le peintre français Henri Rousseau (Henri-Julien-Félix Rousseau) dit  "Le Douanier Rousseau " est considéré comme un représentant majeur de l'art naïf. Issu d'une famille modeste, il étudie le droit avant de partir à Paris, où il travaille dans un octroi d'où son surnom de " douanier ".
Il apprend lui-même la peinture sans le recours à un quelconque enseignement et produit un grand nombre de toiles qui représentent souvent des paysages de jungle, bien qu'il n'ait jamais quitté la France.
 Il s'inspire en réalité de livres illustrés, des jardins botaniques et de rencontres avec des soldats qui ont participé à des expéditions exotiques et qui lui racontent les paysages lointains. Ses toiles montrent une technique élaborée, mais leur aspect enfantin a valu beaucoup de moqueries et de mépris  professionnel à Henri Rousseau pensant de nombreuses décennies. Ses premières critiques positives arrivent à partir de 1891. A la fin de sa vie il rencontre même quelques autres artistes de son temps  (et pas des moindres) qui lui reconnaissent publiquement un talent certain, comme, entre autres, Robert Delaunay, Paul Gauguin, Toulouse-Lautrec ou Pablo Picasso....
Son travail est aujourd'hui considéré comme crucial pour l'art naïf et il a influencé de nombreux artistes, notamment surréalistes et l'autodidacte Henri  Rousseau occupe une des premieres places  dans le Panthéon pictural du 20e siècle. 

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2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 

mercredi 11 septembre 2019

Henri Rousseau (1844-1910) - Nature morte ca, 1922



Henri Rousseau  (1844-1910) 
Nature morte  ca, 1922
Collection particulière 

Que voit-on ? Sur un entablement constitué d'une nappe blanche dont on perçoit nettement les pli,  et devant un fond sombre : un vase en céramique vernissée noire  t son ombre projetée sur la nappe, contenant un bouquet de fleurs du jardin  présenté comme s'il s 'agissait d'un fragment de jungle  en pot !  Pourtant il n'y a là guère qu'un hortensia rose, des chrysanthèmes et marguerites, et quelques feuillages.  Toutes les natures mortes florales d' Henri Rousseau ont tendance a suivre un modèle de composition similaire d'une grande simplicité  (l'entablement, le vase et les fleurs  en bouquet)  mais chacune parvient à exprimer cependant  à travers ce modèle identique une spécificité  propre et une poésie  très singulière...

Rappel biographique : Le peintre français Henri Rousseau (Henri-Julien-Félix Rousseau) dit "Le Douanier Rousseau " est considéré comme un représentant majeur de l'art naïf. Issu d'une famille modeste, il étudie le droit avant de partir à Paris, où il travaille dans un octroi d'où son surnom de " douanier ".
Il apprend lui-même la peinture sans le recours à un quelconque enseignement et produit un grand nombre de toiles qui représentent souvent des paysages de jungle, bien qu'il n'ait jamais quitté la France.
Il s'inspire en réalité de livres illustrés, des jardins botaniques et de rencontres avec des soldats qui ont participé à des expéditions exotiques et qui lui racontent les paysages lointains. Ses toiles montrent une technique élaborée, mais leur aspect enfantin a valu beaucoup de moqueries et de mépris professionnel à Henri Rousseau pensant de nombreuses décennies. Ses premières critiques positives arrivent à partir de 1891. A la fin de sa vie il rencontre même quelques autres artistes de son temps (et pas des moindres) qui lui reconnaissent publiquement un talent certain, comme, entre autres, Robert Delaunay, Paul Gauguin, Toulouse-Lautrec ou Pablo Picasso....
Son travail est aujourd'hui considéré comme crucial pour l'art naïf et il a influencé de nombreux artistes, notamment surréalistes et l'autodidacte Henri Rousseau occupe une des premieres places dans le Panthéon pictural du 20e siècle.

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mardi 22 septembre 2020

Henri Rousseau (1844 - 1910) - Bouquet de Fleurs avec Asters chinois et Tokyos

 

Henri Rousseau (1844 - 1910) Bouquet de Fleurs avec Asters chinois et Tokyos, 1910  Barnes Foundation Philadelphia



Henri Rousseau (1844 - 1910)
Bouquet de Fleurs avec Asters chinois et Tokyos, 1910
Barnes Foundation Philadelphia

Que voit on ?  Ce que décrit le titre avec un précision de professionnels des fleurs !  C'est surtout le choix des couleurs qui frappe ici et notamment le rouge tres vif de l'entablement sur lequel est posé le vase d'une éclatante blancheur   qui contienty le bouquet automnale.

Rappel biographique : Le peintre français Henri Rousseau (Henri-Julien-Félix Rousseau) dit "Le Douanier Rousseau " est considéré comme un représentant majeur de l'art naïf. Issu d'une famille modeste, il étudie le droit avant de partir à Paris, où il travaille dans un octroi d'où son surnom de " douanier ". Il apprend lui-même la peinture sans le recours à un quelconque enseignement et produit un grand nombre de toiles qui représentent souvent des paysages de jungle, bien qu'il n'ait jamais quitté la France. Il s'inspire en réalité de livres illustrés, des jardins botaniques et de rencontres avec des soldats qui ont participé à des expéditions exotiques et qui lui racontent les paysages lointains. Ses toiles montrent une technique élaborée, mais leur aspect enfantin a valu beaucoup de moqueries et de mépris professionnel à Henri Rousseau pensant de nombreuses décennies. Ses premières critiques positives arrivent à partir de 1891. A la fin de sa vie il rencontre même quelques autres artistes de son temps (et pas des moindres) qui lui reconnaissent publiquement un talent certain, comme, entre autres, Robert Delaunay, Paul Gauguin, Toulouse-Lautrec ou Pablo Picasso....
Son travail est aujourd'hui considéré comme crucial pour l'art naïf et il a influencé de nombreux artistes, notamment surréalistes et l'autodidacte Henri Rousseau occupe une des premières places dans le Panthéon pictural du 20e siècle.

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mardi 28 avril 2020

Henri Rousseau (1844-1910) - Bouquet de fleurs


 


Henri Rousseau (1844-1910)
Bouquet de fleurs
Huile sur toile
Collection privée

Que voit on ?  Un bouquet de fleurs de type chrysanthèmes ou marguerites dans un vase doré posé sur une nappe qui reproduit un parterre fleuri très inspiré de la renaissance italienne. On voit que Rousseau dans cette œuvre s'est appliqué à une peinture beaucoup détaillée qu'à son habitude...

Rappel biographique : Le peintre français Henri Rousseau (Henri-Julien-Félix Rousseau) dit "Le Douanier Rousseau " est considéré comme un représentant majeur de l'art naïf. Issu d'une famille modeste, il étudie le droit avant de partir à Paris, où il travaille dans un octroi d'où son surnom de " douanier ". Il apprend lui-même la peinture sans le recours à un quelconque enseignement et produit un grand nombre de toiles qui représentent souvent des paysages de jungle, bien qu'il n'ait jamais quitté la France. Il s'inspire en réalité de livres illustrés, des jardins botaniques et de rencontres avec des soldats qui ont participé à des expéditions exotiques et qui lui racontent les paysages lointains. Ses toiles montrent une technique élaborée, mais leur aspect enfantin a valu beaucoup de moqueries et de mépris professionnel à Henri Rousseau pensant de nombreuses décennies. Ses premières critiques positives arrivent à partir de 1891. A la fin de sa vie il rencontre même quelques autres artistes de son temps (et pas des moindres) qui lui reconnaissent publiquement un talent certain, comme, entre autres, Robert Delaunay, Paul Gauguin, Toulouse-Lautrec ou Pablo Picasso....
Son travail est aujourd'hui considéré comme crucial pour l'art naïf et il a influencé de nombreux artistes, notamment surréalistes et l'autodidacte Henri Rousseau occupe une des premières places dans le Panthéon pictural du 20e siècle.

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mardi 5 août 2014

Henri Rousseau dit "le douanier" (1844-1910)



Henri Rousseau dit "le douanier" (1844-1910)
Nature morte avec cafetière et fruits

Rappel biographique : Le peintre français Henri Rousseau  (Henri Julien Félix Rousseau) dit Le Douanier Rousseau est considéré comme un représentant majeur de l'art naïf. Issu d'une famille modeste, il étudie le droit avant de partir à Paris, où il travaille dans un octroi  d'où son surnom de douanier.
Il apprend lui-même la peinture et produit un grand nombre de toiles, qui représentent souvent des paysages de jungle, bien qu'il  n'ait jamais quitté la France. il s'inspire en réalité de livres illustrés, des jardins botaniques et de rencontres avec des soldats qui ont participé à  des expéditions exotiques qui ne manquent pas en ces temps de colonisation.
Ses toiles montrent une technique élaborée, mais leur aspect enfantin lui a valu beaucoup de moqueries et de mépris. Ses premières critiques positives arrivent à partir de 1891. A la fin de sa vie il rencontre même quelques autres artistes de son temps  qui lui reconnaissent un talent certain, comme ,entre autres, Robert Delaunay, Paul Gauguin, Toulouse-Lautrec ou Pablo Picasso.... 
Son travail est aujourd'hui considéré comme crucial pour l'art naïf et il a influencé de nombreux artistes, notamment  surréalistes.

vendredi 22 mai 2020

Serge Ferat (1881-1958) - Nature morte au poisson


 

Serge Ferat (1881-1958)
Nature morte au poisson
Huile sur toile, 97,30 x 130 cm
Collection particulière (via Artcurial)

Que voit on ?  Dans un style très élégant qui emprunte à la fois à Raoul Dufy, Picasso et Matisse, une nature morte à poisson unique et solitaire , dont le fond est occupé par un panier de poires, une cruche à eau, un  verre à pied et une bouteille d'apéritif de type vin cuit aromatisé. Cette belle huile sur toile  très décorative aurait pu inspiré un carton de tapisserie  pour la Manufacture de Beauvais avec laquelle Férat travailla un temps...  

Rappel biographique :  Serge Férat est un des deux pseudonymes du comte Sergueï Nikolaïevitch Yastrebzov, peintre et décorateur, son second pseudonyme étant Roudniev.  Il arriva en Europe occidentale en 1899, et s'installa en 1900 à Paris chez sa cousine germaine, la baronne Hélène Oettingen. Il suivit les cours de William Bouguereau à l'Académie Julian. Sous son pseudonyme de Roudniev, il exposa l'année suivante au Salon des artistes français plusieurs tableaux influencés par Maurice Denis. Il s'intéressa au Quattrocento italien et, influencé par le cubisme, rencontra Picasso et Apollinaire qui lui donnera le pseudonyme de Férat.
 Aristocrate aisé et cultivé, il acquiert auprès d'Henri Rousseau  dit Le douanier Rousseau une dizaine de ses toiles avant de devenir à sa mort, son principal expert.
En 1911, il rachète avec son ami Apollinaire et sa cousine la baronne Hélène Oettingen la revue d'avant-garde Les Soirées de Paris que dirige le poète. Il en prend la direction artistique sous le pseudonyme de Jean Cérusse (de ces russes).
Engagé comme infirmier volontaire dans les Ambulances russes, pendant la Première guerre mondial, il offre ses services  puis à l'Hôpital militaire italien ouvert en 1915, au 41 quai d'Orsay, où il dirige l'établissement sous la responsabilité du Docteur Ballodonmi. Serge Férat y fait hospitaliser Apollinaire, blessé à la tête en 1916.  En 1917, Serge Férat illustre et réalise les décors et costumes de la pièce d'Apollinaire Les Mamelles de Tirésias, créée au Conservatoire Maubel à Paris. Ruiné par la Révolution russe, il parvient néanmoins à continuer à peindre. Il expose au Salon des indépendants, au Salon d'automne et au Salon de la Section d'Or. Dans les années 1930, son style cubiste est peu à peu devenu décoratif. Il réalise aussi des cartons de tapisseries pour la Manufacture de Beauvais.
ll participe à l'Exposition d'art russe à Prague en 1935. Son œuvre est remarquée à la grande exposition cubiste en 1953 au Musée d'art moderne de la Ville de Paris.

mercredi 20 mai 2015

Max Weber (1881-1961) - Still life with two tables

http://astilllifecollection.blogspot.com


Max Weber (1881-1961)
Still life with two tables (1934)

Le peintre, graveur et sculpteur américain d'origine russe, Max Weber, arrive aux États-Unis en 1891  avec sa famille qui et s'installe à New York. Il étudie  au Pratt Institute de Brooklyn auprès d'Arthur Wesley Dow. En 1905, il part pour Paris. Il suit des cours à l'académie Julian et auprès d'Henri Matisse. Pendant son séjour parisien, il fréquente le salon de Leo et Gertrude Stein, et se lie d'amitié avec le Douanier Rousseau et Picasso. Il découvre les nouveaux courants de la peinture européenne, le fauvisme et le cubisme en particulier, qu'il va contribuer à introduire aux États-Unis. 
De retour à New York en 1909, il fréquente les milieux avant-gardistes et expose à la galerie 291 d'Alfred Stieglitz. Max Weber peint la plupart de ses œuvres les plus connues entre 1909 et 1917, comme The Geranium (1911), d'inspiration fauviste, et Chinese Restaurant (1915), où il reprend les procédés du cubisme synthétique. Pendant cette période, il s'inspire de la ville, privilégiant des thèmes comme les gratte-ciel ou les intérieurs urbains. Dans ses études, il traduit le dynamisme de la ville américaine par la fragmentation des objets en mouvement.
Après 1917, Weber revient à la figuration, mais continue à être fasciné par l'exploration de la forme et de la couleur. Nombre de peintures réalisées pendant les vingt dernières années de sa carrière s'inspirent de la culture juive, notamment de thèmes hassidiques. À l'instar d'autres artistes émigrés, Il milite dans des mouvements socialistes pendant les années 1930 et devient en 1937 président national du Congrès des artistes américains, un groupe d'artistes antifascistes. Il enseigne à l'Art Students League de New York, où le jeune Mark Rothko suivra ses cours de peinture.
 Max Weber a laissé des écrits, dont Essays on Art (1916) et Primitives (1926).
 Il a peint plusieurs natures mortes très influencé par la touche de Cézanne.

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vendredi 6 septembre 2019

Georges Braque (1882-1963) - Les poissons noirs


Georges Braque (1882-1963)
Les poissons noirs,1942.
Huile sur toile, 33 x 54.8 cm.
Centre Georges Pompidou, Paris

Que voit on ? Cloîtré dans son atelier pendant toute la durée de la guerre, Braque se consacre au thème des Intérieurs avec un retour en force du noir qui donne une impression de dépouillement et de sévérité. La guerre est pour Georges Braque synonyme d'austérité et d'accablement. À ce moment-là, « il n'y a guère de place pour l'émulation dans la vie de Braque : ni concours, ni discussion, ni travail en commun.  1942 est une année particulièrement féconde pour le peintre qui commence plusieurs toiles sur le thème de la musique, réalise encore quelques dessins de femme  et... de nombreuses natures mortes reprend le pas : Deux poissons dans un plat avec une cruche, 1939-1941,  inaugure une série de poissons sur fond noir,  dont  le tableau ci dessus  Les Poissons noirs est une autre exemple. Ces intérieurs rappellent que l'artiste s'est « cloîtré » chez lui pendant toute la durée de la guerre. Ses toiles les plus significatives ont pour sujets des objets de la vie quotidienne, objets dérisoires, utiles à la survie, ou à la nourriture rationnée.

Rappel biographique :  Braque et la deuxième guerre mondiale 
En 1941, un grand nombre des peintures de Braque déposées à Libourne sont confisquées par les autorités allemandes. Cette même année,  Braque ne participe pas au voyage à Berlin organisé par Arno Breker et Otto Abetz dont André Derain, Othon Friesz, Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen, André Dunoyer de Segonzac font partie.  Mais il ne souhaite pas désavouer son ami Derain, et le commentaire de lui rapporté par Fernand Mourlot : « Heureusement, ma peinture ne plaît pas, je n'ai pas été invité ; sans quoi, à cause des libérations [de prisonniers] promises, j'y serais peut-être allé »  reste, selon Alex Dantchev et Fernand Mourlot, une forme d'exonération de toute accusation de collaboration envers l'ami Derain. Certes, le lien avec Derain est rompu tout comme celui avec les autres artistes qui ont fait le même voyage.
Braque met un soin particulier à se tenir  très à l'écart du régime de Vichy pendant toute la guerre. Pourtant, les avances de l'occupant ne manquent pas, ses tableaux déchaînent l'enthousiasme de Pierre Drieu la Rochelle lors de l'exposition de vingt de ses toiles au Salon d'automne 1943. Les officiers allemands qui visitent son atelier, le jugeant trop froid, proposent de lui livrer du charbon, ce que Braque refuse avec finesse. Il refuse également de créer un emblème pour le gouvernement de Vichy, alors que Gertrude Stein s'est proposée pour traduire les discours de Pétain. Braque a le défaut inverse : il ne se laisse pas acheter. Sa position est claire : pas de compromis, pas de compromission. Ce qui ne l'empêche pas de recevoir Ernst Jünger dans son atelier le 4 octobre 1943. Écrivain et poète en uniforme d'occupant cette année-là, Jünger, qui recevra le prix Goethe en 1982 et qui entre dans la Pléiade en 2008, apprécie les peintures « dégénérées » d'Edvard Munch, de James Ensor, du Douanier Rousseau, de Picasso auquel il a rendu visite cette même année et aussi de Braque, dont il a vu les peintures au Salon d'automne 1943, et qu'il trouve « réconfortantes, parce qu'elles représentent l'instant où nous sortons du nihilisme». Leur force, tant dans les formes que dans les tons représentent pour lui le moment où se rassemblent en nous la matière de la création nouvelle.
En 1945, à la fin de la guerre, Braque se tient à l'écart de l'épuration et rejoint Varengeville. 
Il n'adhère pas non plus au Parti communiste français malgré les démarches répétées de Picasso et de Simone Signoret. Il se tient aussi à l'écart de Picasso dont il apprécie de moins en moins l'attitude et que Maïa Plissetskaïa qualifiera plus tard de hooligan. Il décline l'invitation à séjourner à La Californie à Cannes, choisissant plutôt d'habiter chez son nouveau marchand parisien, Aimé Maeght, à Saint-Paul-de-Vence. Il n'empêche que chacun des deux peintres essaie d'avoir des nouvelles de l'autre. Notamment lorsque Braque subit une opération pour un double ulcère à l'estomac, en 1945, Picasso vient le voir chaque jour, et il continue à chercher son approbation malgré son attitude distante.
À partir de 1951, une sorte de réconciliation va s'amorcer. Françoise Gilot rend visite très souvent à Braque, même après sa séparation, elle lui présente son fils Claude Picasso, alors adolescent, qui ressemble tant à son père que Braque fond en larmes : le garçon est le portrait vivant de son « compagnon de cordée » de l'époque. La véritable nature du lien entre les deux peintres reste difficile à cerner. Selon Braque, ce n'était pas une coopération artistique mais « une union dans l'indépendance».
Après une convalescence de deux ans, Braque reprend sa vigueur, et il expose au Stedelijk Museum d'Amsterdam, puis à Bruxelles au Palais des beaux-arts. 
En 1947, il est à la Tate Gallery de Londres. 
La même année, Aimé Maeght devient son nouveau marchand parisien, et publie la première édition des Cahiers G. Braque.
En 1948, à la Biennale de Venise, où il a présenté la série des Billards, il reçoit le Grand Prix pour l'ensemble de son œuvre. Suit une série d'expositions en particulier au MoMA de New York, qui parachève la reconnaissance internationale de son œuvre. Paul Rosenberg lui consacre encore une nouvelle exposition dans sa galerie de New York en 1948.

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