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lundi 26 septembre 2016

Jacques Linard (1597-1645)



Jacques Linard (1597-1645)
Nature morte aux coquillages (1629)
(Localisation actuelle inconnue)

Que voit-on ?  Une accumulation savamment agencée de coquillages, principalement en provenance des mers tropicales qui met en vedette un Bénitier et un Nautile, l'un présenté ouverture contre terre et l'autre ouverture en l'air.  De la cinquantaine de toiles que Linard a peintes pendant toute sa vie, celle-ci pourrait paraitre la plus banale  à ceci près qu'elle réussit l'exploit (peu banal pour le coup) d'être à la fois monochrome et explosante de couleurs !  A l'heure actuelle on ne sait pas  exactement où se trouve cette toile, son ou ses propriétaires ne communiquant pas sur le sujet.

Rappel biographique : le peintre français Jacques Linard, issu d 'une famille de peintres (son père Jehan Linard était un peintre connu)  fut actif à Paris dès le début des années 1620.  Sa sœur épousa Claude Baudesson, et donna naissance au futur grand peintre de natures mortes Nicolas Baudesson. Moins d'une cinquantaine d'œuvres  de Jacques Linard  sont parvenues jusqu'à nous aujourd'hui. Ce sont  en très grande majorité des natures mortes. De tous les peintres  dit " de la réalité ", Jacques Linard paraît le plus ancien à avoir traité les thèmes des cinq sens et des quatre éléments. Ses natures mortes mettant en scène des coquillages et des coraux sont parmi ses plus célèbres.

samedi 9 mai 2015

Jacques Linard (1597-1645)




Jacques Linard (1597-1645)
Les 5 sens et les 4 éléments (1627)
Musée du Louvre. Paris.

Que voit-on ? Jacques Linard paraît le plus ancien à avoir traité les thèmes des cinq sens et des quatre éléments. Dans celle ci figurant les 4 éléments : le brasero représente le Feu ; la toupie en plume de faisan d'oiseau posée sur le rebords de la fenêtre, presque prête à s'envoler  pour l’Air ; les racines de tubercule pour  la Terre et le hanap en étain pour l’Eau. Figurant les cinq sens : les fruits pourraient figurer  le Toucher, la mandoline, le pipeau et la partition de musique pour l’Ouïe, le miroir la Vue, la verre de vin, le Goût et le bouquet de fleurs  l’Odorat ....ou l'inverse. car Linard, non sans malice, s'amuse à brouiller les pistes de ces nature mortes devinettes en introduisant souvent des éléments perturbateurs. Dans ce tableau du Louvre -  car il en existe d'autres portant le meme titre (au Musée de Strasbourg par exemple) mais avec des objets très différents,- les éléments perturbateurs sont le  clyster,   la boîte ronde en copeaux de bois remplis de ce que l'on suppose être des confiseries  ou des plumes  et les cartes à jouer dans le tiroir entr'ouvert !!!

Rappel biographique : le peintre français Jacques Linard, issu d 'une famille de peintre (son père Jehan Linard était un peintre connu)  fut actif à Paris dès le début des années 1620.  Sa sœur épousa Claude Baudesson, et donna naissance au futur grand peintre de natures mortes Nicolas Baudesson. Moins d'une cinquantaine d'œuvres  de Jacques Linard  sont parvenues jusqu'à nous aujourd'hui. Ce sont  en très grande majorité des natures mortes. De tous les peintres  dit " de la réalité ".Ses natures mortes mettant en scène des coquillages et des coraux sont parmi ses plus célèbres.

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre.  Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.

mardi 8 septembre 2015

Jacques Linard (1597-1645)





Jacques Linard (1597-1645) 
Nature morte aux coquillages et à la boîte  (1640) 
MBAM (Québec)

Que voit-on ? Un grand nombre de coquillages très différents et très typés entourant une boîte elle-même couverte de coquillages plus petits maintenant debout un bras de corail rouge dressé.
La date de réalisation du tableau est posée en cartellino, gravée sur un mur apparaissant à gauche ;  le caisson d'un sarcophage ou d'une banquette de pierre architecturée est visible à droite, mur et caisson portant également des coquillages précieux. La signature figure au centre, sur le rebord de couvercle de la boîte en copeaux de bois. Les Merveilles de la Nature (Naturalia et Mirabilia) ont de tous temps intéressé les peintres et les collectionneurs qui les accumulaient dans des cabinets de curiosités les complétant quelquefois de métaux précieux, météorites et diverses étrangetés des mers ou des déserts, elles aussi considérées comme des merveilles de la nature.  Dans cette très célèbre nature morte, Linard présente les coquillages sous leur forme naturelle, c'est à dire débarrassée des mollusques vivants qui sont habituellement leurs hôtes, dévoilant ainsi à nu des circonvolutions à la géométrie élaborée et la somptueuse nacre de leur intérieur. On peut ainsi voir un Harpago chiragra à droite pendu à une cordelette bleue, un nautile au centre, un strombe posé sur le caisson, une pourpre sur la boîte... La présence du corail, autre espèce animale du fond des océans, symbolise le sang du Christ rédempteur. Cette nature morte comme à peu près toutes les autres qui datent du 17e siècle, rassemble tous les arguments d'une vanité à morale catholique : la préciosité de la nacre des intérieurs des coquillages et leurs circonvolutions symbolisant  le Luxe et la Sensualité ; le caisson du sarcophage symbolisant le cercueil et la Mort ;  le rouge sang du corail symbolisant la Rédemption.

Rappel biographique : le peintre français Jacques Linard, issu d 'une famille de peintre (son père Jehan Linard était un peintre connu)  fut actif à Paris dès le début des années 1620.  Sa sœur épousa Claude Baudesson, et donna naissance au futur grand peintre de natures mortes Nicolas Baudesson. Moins d'une cinquantaine d'œuvres  de Jacques Linard  sont parvenues jusqu'à nous aujourd'hui. Ce sont  en très grande majorité des natures mortes. De tous les peintres  dit " de la réalité ", Jacques Linard paraît le plus ancien à avoir traité les thèmes des cinq sens et des quatre éléments. Ses natures mortes mettant en scène des coquillages et des coraux sont parmi ses plus célèbres.

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre.  
Pour toutes les retrouver cliquez sur le nom du peintre.

mercredi 11 octobre 2017

Jacques Linard (1597-1645) (attribué à)


Jacques Linard (1597-1645) (attribué à)
Nature morte à la boite de copeaux

Que voit- on ? Une boite faite de copeaux de bois agrafés sur le côté, mais surtout une multitude de coquillages exotiques présentant leurs précieuses nacres au regard ébahi du spectateur du 17e siècle. Certains de ses coquillages d'ailleurs sont purement imaginaires.

Rappel biographique : le peintre français Jacques Linard, issu d 'une famille de peintres (son père Jehan Linard était un peintre connu)  fut actif à Paris dès le début des années 1620.  Sa sœur épousa Claude Baudesson, et donna naissance au futur grand peintre de natures mortes Nicolas Baudesson. Moins d'une cinquantaine d'œuvres  de Jacques Linard  sont parvenues jusqu'à nous aujourd'hui. Ce sont  en très grande majorité des natures mortes. De tous les peintres  dit " de la réalité ", Jacques Linard paraît le plus ancien à avoir traité les thèmes des cinq sens et des quatre éléments. Ses natures mortes mettant en scène des coquillages et des coraux sont parmi ses plus célèbres.

mercredi 22 juillet 2015

Jacques Linard (1597-1645)


Jacques Linard (1597- 1645) 
Prunes et poires sur un plat  (1629)
Pinacothèque nationale d'Athènes,  Musée Alexandros Soutzo, Grèce

Que voit-on ?  Sur une entablement de bois qui porte gauche la signature du peintre, dans une coupe en porcelaine de Chine ébréchée et sale  : un amoncellement en pyramides de  prunes à divers degrés de maturation et de quelques poires.  La poire est associée à Vénus, sa forme feminine et sensuelle symbolise  l’amour et à la maternité. La déesse Athéna est considérée comme la mère des poiriers dans la Grèce antique. Les chinois voient dans cet arbre qui vit longtemps un symbole de longévité.
Concernant les prunes, on doit être attentif aux variétés présentées, les prunes jaunes représentant la chasteté du Christ, les rouges son amour, les noires son humilité et les mauves sa souffrance et sa mort. ici donc il est question de chasteté et de souffrance.  A même l'entablement un fruits est ouvert qui semble être une figue, étymologiquement liée à la fécondité, notamment en raison de la grande quantité de fruits que le figuier donne trois fois par an. Par sa douceur, elle peut aussi symboliser la suavité de l’esprit. 

Rappel biographique : le peintre français Jacques Linard, issu d 'une famille de peintre (son père Jehan Linard était un peintre connu)  fut actif à Paris dès le début des années 1620.  Sa sœur épousa Claude Baudesson, et donna naissance au futur grand peintre de natures mortes Nicolas Baudesson. Moins d'une cinquantaine d'œuvres  de Jacques Linard  sont parvenues jusqu'à nous aujourd'hui. Ce sont  en très grande majorité des natures mortes. De tous les peintres  dit " de la réalité ", Jacques Linard paraît le plus ancien à avoir traité les thèmes des cinq sens et des quatre éléments. Ses natures mortes mettant en scène des coquillages et des coraux sont parmi ses plus célèbres.

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre.  Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.

jeudi 2 octobre 2014

Jacques Linard (1597-1645) - Nature morte aux coquillages et corail



Jacques Linard  (1597-1645)
Nature morte aux coquillages et corail
Fondation Custodia - Collection  Frits Lugt

Que voit-on ? Au 17e siècle, surtout dans les provinces du Nord, les coquillages provenant de pays lointains étaient collectionnés pour leur beauté et leur caractère exotique. Ils étaient ensuite exhibés dans les cabinets de curiosités et peints par les artistes. Rapportés aux Pays-Bas à bord de bateaux de commerce, ils étaient une denrée si rare en France que cette nature morte particulièrement épurée fut d’abord attribuée au peintre néerlandais Balthasar van der Ast (1593/94-1657). L’existence d’un petit ensemble homogène de natures mortes de coquillages réalisées par Linard – certaines signées et datées entre 1621/24 et 1640 – a permis de lui attribuer ce tableau oùla grande beauté de se coquillages rares est rehaussée par quelques branches de corail. 
 In Notice Fondation Custodia

Rappel biographique : du peintre français Jacques Linard  issu d 'une famille de peintre (son père Jehan Linard était un peintre connu) actif à Paris dès le début des années 1620, on connaît aujourd'hui moins d'une cinquantaine d'œuvres, en  très grande majorité des natures mortes. De tous les peintres  dit " de la Réalité ", Jacques Linard paraît le plus ancien à avoir traité les thèmes des cinq sens et des quatre éléments. Ses natures mortes mettant en scène des coquillages et des coraux sont parmi ses plus célèbres.

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jeudi 5 mars 2015

Paul Liegeois (entre 1650 et 1670)



Paul Liegeois (entre 1650 et 1670) 
Nature morte aux raisins

Paul Liégeois est un peintre de natures mortes français probablement d'origine flamande, actif à Paris au milieu du XVIIe siècle. Sa vie reste très mal connue. Il semble avoir joui d'un certain succès, et ses œuvres furent collectionnées par les amateurs de l'époque. Apprécié de Philippe de Champaigne et ami du peintre de natures mortes Jacques Bailly, il reçut également plusieurs commandes de magistrats fortunés, parmi lesquels Boyer de Forestat de Bandol, Simon Lenfant, et le marquis de Joyeuse-Garde.
Son œuvre marque la transition entre la veine réaliste qui anime l'art de la nature morte française de la première moitié du siècle (représentée par Louise Moillon, Lubin Baugin, Jacques Linard ou François Garnier), et la génération du règne de Louis XIV (Jean-Baptiste Monnoyer et Jean-Baptiste Belin de Fontenay), qui adopte quant à elle un goût pour les mises en page théâtrales, les compositions riches et décoratives. 
Liégeois excellait dans la représentation des fruits, et particulièrement dans les pêches et les raisins, dont il s'employait à rendre fidèlement la texture. Se détachant de ses contemporains, il refuse les compositions symétriques et sages au profit d'un désordre apparent dans la mise en scène, jouant sur les effets des matières lisses ou veloutés, distribuant les fruits dans un cadre rapproché, et donnant ainsi à ses toiles un effet théâtral, décoratif et spontané. Ses couleurs franches, sa palette froide et ses bleus acides le rapproche du travail du peintre Willem van Aelst, lui aussi actif à Paris à la même époque.

vendredi 19 septembre 2014

Paul Liegeois (actif entre1650 et 1670)



Paul Liegeois (actif entre1650 et 1670) 
Nature morte avec pêches raisin, prunes deux cerises et velours bleu

Paul Liégeois est un peintre de natures mortes français probablement d'origine flamande, actif à Paris au milieu du XVIIe siècle. Sa vie reste très mal connue. Il semble avoir joui d'un certain succès, et ses œuvres furent collectionnées par les amateurs de l'époque. Apprécié de Philippe de Champaigne et ami du peintre de natures mortes Jacques Bailly, il reçut également plusieurs commandes de magistrats fortunés, parmi lesquels Boyer de Forestat de Bandol, Simon Lenfant, et le marquis de Joyeuse-Garde.
Son œuvre marque la transition entre la veine réaliste qui anime l'art de la nature morte française de la première moitié du siècle (représentée par Louise Moillon, Lubin Baugin, Jacques Linard ou François Garnier), et la génération du règne de Louis XIV (Jean-Baptiste Monnoyer et Jean-Baptiste Belin de Fontenay), qui adopte quant à elle un goût pour les mises en page théâtrales, les compositions riches et décoratives. 
Liégeois excellait dans la représentation des fruits, et particulièrement dans les pêches et les raisins, dont il s'employait à rendre fidèlement la texture.(ceomme on peut le constater sur cette nature morte au velours bleu.   Se détachant de ses contemporains, il refuse les compositions symétriques et sages au profit d'un désordre apparent dans la mise en scène, jouant sur les effets des matières lisses ou veloutés, distribuant les fruits dans un cadre rapproché, et donnant ainsi à ses toiles un effet théâtral, décoratif et spontané. Ses couleurs franches, sa palette froide et ses bleus acides le rapproche du travail du peintre Willem van Aelst, lui aussi actif à Paris à la même époque.

lundi 27 octobre 2014

Paul Liegeois (entre 1650 et 1670)



Paul Liegeois  (entre 1650 et 1670)
Nature morte  d'automne

Paul Liégeois est un peintre de natures mortes français probablement d'origine flamande, actif à Paris au milieu du XVIIe siècle. Sa vie reste très mal connue. Il semble avoir joui d'un certain succès, et ses œuvres furent collectionnées par les amateurs de l'époque. Apprécié de Philippe de Champaigne et ami du peintre de natures mortes Jacques Bailly, il reçut également plusieurs commandes de magistrats fortunés, parmi lesquels Boyer de Forestat de Bandol, Simon Lenfant, et le marquis de Joyeuse-Garde.
Son œuvre marque la transition entre la veine réaliste qui anime l'art de la nature morte française de la première moitié du siècle (représentée par Louise Moillon, Lubin Baugin, Jacques Linard ou François Garnier), et la génération du règne de Louis XIV (Jean-Baptiste Monnoyer et Jean-Baptiste Belin de Fontenay), qui adopte quant à elle un goût pour les mises en page théâtrales, les compositions riches et décoratives. 
Liégeois excellait dans la représentation des fruits, et particulièrement dans les pêches et les raisins, dont il s'employait à rendre fidèlement la texture. Se détachant de ses contemporains, il refuse les compositions symétriques et sages au profit d'un désordre apparent dans la mise en scène, jouant sur les effets des matières lisses ou veloutés, distribuant les fruits dans un cadre rapproché, et donnant ainsi à ses toiles un effet théâtral, décoratif et spontané. Ses couleurs franches, sa palette froide et ses bleus acides le rapproche du travail du peintre Willem van Aelst, lui aussi actif à Paris à la même époque.

lundi 14 novembre 2016

Louyse Moillon (1610-1696) - Panier de prunes et de pêches

Louyse Moillon (1610-1696)  Panier de prunes et de pêches  Musée des Augustins (Toulouse)

Louyse Moillon (1610-1696)
 Panier de prunes et de pêches
 Musée des Augustins (Toulouse)


Que voit on ? Comme d'habitude chez cette très grande peintre française de nature morte du 17e siècle, exactement ce que le titre décrit... enfin presque !  Sur ce sobre entablement de pierre sans aucun accident, il y a bien effectivement un immense panier (magnifiquement tressé) rempli à ras bord d'une généreuse cueillette de pêches dodues et veloutées à l'envie (dont l'artiste n'a toutefois pas cherché à ôter les imperfections de la peau, au contraire) et de prunes sombres, brillantes et juteuses surgissant de feuillages rafraichissants. Element non contenu dans la description du titre : hors du panier tressé, sur l'entablement à gauche, une amande fraîche, ouverte en deux et qui laisse apparaitre un fruit gâté. Toute la morale de cette nature morte est dans cette amande gâtée, bien que déjà annoncée dans les imperfections de la peau des pêches : il n'est point de beauté qui soit parfaite, car toute beauté est périssable.

Rappel Biographique : Louyse Moillon, est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

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vendredi 27 mai 2022

Louyse Moillon (1610-1696) - Nature morte de pêches sur un plat.

Louyse Moillon (1610-1696), Nature morte de pêches sur un plat. Collection Privée

Louyse Moillon (1610-1696),
Nature morte de pêches sur un plat.
Collection Privée 

Que voit on ? La précision du rendu et la subtilité des textures  dans lesquels l'art de Louyse Moillon s'épanouit naturellement trouve ici un accomplissement. On notera la goutte d'eau au opemier plan sur l'entablement entre les deux grappes de raisins.

Rappel biographique : Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

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jeudi 14 avril 2016

Louyse Moillon (1610-1696) - Nature morte avec panier de fruits et botte d'asperges

Louyse Moillon (1610-1696) Nature morte avec panier de fruits et botte d'asperges (1630) Art Institute of Chicago

Louyse Moillon (1610-1696)
Nature morte avec panier de fruits et botte d'asperges (1630)
Art Institute of Chicago

Que voit-on ?  Une nature morte au panier de fruits et feuillages qui comporte incidemment quelques légumes posés sur l'entablement dont une botte d'asperge blanche à droite et des petits pois et des fèves dans leur cosse à gauche.  Au milieu de l'entablement quelques grains de groseilles tombés du panier. La blancheur et la verdeur des légumes contraste avec les éclatants coloris des prunes, pêches, abricots, cerises et raisins qui composent la corbeille.

Rappel Biographique : Louyse Moillon, est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

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dimanche 4 mai 2014

Louyse Moillon (1610-1696) - Nature morte avec coupe de cerises et melons

Louyse Moillon (1610-1696) Nature morte avec coupe de cerises et melons (1630)  Huile sur toile, 48 x 65 cm  Musée du Louvre, Paris


Louyse Moillon (1610-1696)
Nature morte avec coupe de cerises et melons, 1630
Huile sur toile, 48 x 65 cm 
Musée du Louvre, Paris


Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

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jeudi 20 mai 2021

Louyse Moillon (1610-1696) - Corbeille de prunes et panier de fraises, 1632


Louyse Moillon (1610-1696) Corbeille de prunes et panier de fraises, 1632 Huile sur panneau de bois, 44 x 58 cm, Musée des Augustins de Toulouse


Louyse Moillon (1610-1696)
Corbeille de prunes et panier de fraises, 1632
Huile sur panneau de bois, 44 x 58 cm
Musée des Augustins de Toulouse

Que voit on ? Une corbeille de fruits et en particulier de prunes, sujet favori de Louyse Moillon qu'elle  traita à de nombreuses reprises en les accompagnant toujours d'un autre fruit ou légume : pêches asperges... Ici ce sont des fraises qui parachèvent la  palette de rouges qui enflamment littéralement l'austérité habituelle de ses compositions.

Rappel biographique :  Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina.  Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663).  Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

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mardi 10 mai 2016

Louyse Moillon (1610-1696) - Panier de pêches et raisins

Louyse Moillon (1610-1696) Panier de pêches et raisins (1631) Staatliche Kunsthalle Karlsruhe



Louyse Moillon (1610-1696)
Panier de pêches et raisins (1631)
Staatliche Kunsthalle Karlsruhe

Que voit on ? Sur un étagère de pierre, légèrement décentré sur la gauche du cadre, un corbeille en osier tressé noir et blanc contenant des pêches et des raisons rouges. Le velouté des pêches atteint  une perfection de même que l'aspect à la fois translucide et  soyeux des grains de raisins. On remarque dans ce tableau de Louyse Moillon une tonalité plus sombre que dans ces autres oeuvres, tonalité sombre destiné a mettre en valeur sans trop le souligner l'éclat  rosé et la texture si particulière de la peau des pêches. Une oeuvre d'une grande sensualité...

Rappel Biographique : Louyse Moillon, est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

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2016 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

mardi 28 février 2017

Jan van Kessel (1627-1679)





Jan van Kessel (1627-1679)
Festons et masques 
(Couleurs sur cuivre) 

Que voit on ? Une nature morte inhabituelle chez ce peintre dont l'oeuvre peu connue est assez extraordinaire. Il s'agit à la fois d'une représentation de coquillages comme celles que son contemporain Jacques Linard réalisait ou qu 'Adrian Coorte  réalisa plus tard et de compositions anthropomorphiques comme celles du célèbre Giuseppe Arcimboldo. Les coquillages sont ici transformés en éléments de décors dans lesquels, comme l'indique le titre, sont contenus des masques. Un exemple unique d'un facture parfaite et d'une extrême précision.  

Rappel biographique : Jan van Kessel est un peintre flamand, né et mort à Anvers. Descendant par les femmes de la dynastie des Bruegel, Jan van Kessel est fils du peintre Hieronymus van Kessel, petit-fils de Jan Brueghel l'Ancien, neveu à la fois de Jan Brueghel le Jeune et de David Teniers le Jeune. Il commence son apprentissage chez Simon de Vos en 1634. Il effectue toute sa carrière à Anvers. Il est influencé par Daniel Seghers (1590-1661). Vers 1645 il entre à la Guilde de Saint-Luc. Il se fait une réputation dans les tableaux d'oiseaux, dont plusieurs sont gravés par Dossier et Filloeul. Il aura treize enfants dont deux seront peintres, notamment Jan van Kessel le Jeune (1654-1708).
Jan van Kessel, au-delà de la nature morte flamande traditionnelle qu'il pratique d'ailleurs dans des compositions de fleurs ou des buffets d'apparat, oriente sa peinture entre étude scientifique, zoologique et botanique, et œuvre d'art. Abandonnant la dimension symbolique religieuse prêtée aux êtres naturels, il les décrit avec un très grand réalisme, reproduisant même les ombres des insectes ou des coquillages sur leurs fonds blancs, à l'aide d'une technique d'une extrême précision, imposée par les dimensions généralement réduites de ses œuvres, la plupart du temps  réalisées sur un support de cuivre.

mercredi 15 octobre 2014

Pierre Dupuis (1610-1682)





Pierre Dupuis (1610-1682) 
Nature morte avec branche d'abricotier, branche de prunier et aiguière.
Musée des beaux-arts (Agen)

Le peintre français Pierre Dupuis est un spécialiste de natures mortes qui appartient à l'âge d'or de la nature morte française du 17e siècle. C'est en Italie qu'il rencontre Pierre Mignard avec lequel il se lie avant d'entrer à l'Académie en 1663, où il apprend la plupart de ses connaissances en art. Son style est marqué par les peintres de l’Europe du Nord et la rigueur de la religion protestante. Ainsi, ses célèbres peintures de paniers de fruits ou de de bouquets sont influencées par les styles de Jacques Linard (1597-1645) ou de Louise Moillon (1610-1696). 
Le rendu précis de ses tableaux avec leur composition solides et sobres - presque monumentale - qui leur confère un certain mystère, en a fait un artiste apprécié de son vivant et l'un des plus grands représentants de la nature morte en France au 17e siècle. Si les natures mortes de Dupuis, par la simplicité de leur agencement, s'apparentent à la vérité et à la rigueur des natures mortes septentrionales, il annonce aussi étonnamment les natures mortes du 18e siècle, qu'il s'agisse de celles de François Desportes, de Nicolas de Largillière, de Jean-Baptiste Oudry, ou des plus célèbres d'entre elles, celles de Chardin.

On retrouve les œuvres de Pierre Dupuis dans plusieurs musées de France dont le Musée du Louvre. 

jeudi 18 septembre 2014

Louyse Moillon (1610 -1696) - Nature morte au panier de framboises et gouttes d'eau

Louyse Moillon (1610 -1696)  Nature morte au panier de framboises et gouttes d'eau (1641) Musée des Augustins  de Toulouse

Louyse Moillon (1610 -1696) 
Nature morte au panier de framboises et gouttes d'eau (1641)
Musée des Augustins  de Toulouse

Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

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2014 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

lundi 26 juin 2017

Othon Friesz (1879-1949)


Othon Friesz (1879-1949)
Nature morte aux coquillages 
 Collection privée 

Que voit-on ? Une composition aux coquillages qui rend à la fois hommage à toutes lkes toiles  de  Jacques Linard  et d'Adrian Coorte, les deux maitres incontesté de ce genre aux 16e et 17e siècles mais qui s'inspire aussi d'une oeuvre célèbre d'un de ses contemporains Odilon Redon  dont le tableau La coquille ,que l'on peut voir aujourd'hui au Musée d'Orsay à Paris, fit sensation.

Rappel biographique :  Achille-Emile Othon Friesz, dit Othon Friesz, qui signait E. Orthon Friesz est un peintre et graveur français.  Othon Friesz est, avec Georges Braque et Raoul Dufy, l’élève de Charles Lhuillier à l’Ecole municipale des beaux-arts du Havre. Une bourse lui permet d’entrer à l’Ecole des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Léon Bonnat en 1897, mais il préfère se former en fréquentant le musée du Louvre. D’abord influencé par les impressionnistes, puis par Vincent van Gogh et Paul Gauguin, quelques-unes de ses toiles sont exposées au Salon d'automne de 1905, avec des œuvres d'Henri Matisse, Albert Marquet et Henri Manguin. Les aplats de couleurs éclatantes et la nervosité du dessin donnent la sensation au spectateur de pénétrer dans une « cage aux fauves ». C’est le début du fauvisme, dont il va devenir l’un des représentants.
А l’été 1906, il effectue un séjour à Anvers avec Georges Braque, travaillant sur les mêmes sujets, puis, l’année suivante, à l’Estaque et La Ciotat, transposant sur leurs toiles la lumière du Midi. De retour à Paris, tandis que Braque élabore avec Pablo Picasso qu’il vient de rencontrer, les fondements du cubisme, Friesz poursuit un naturalisme influencé par Paul Cézanne et réalise des paysages, des natures mortes et des marines plus traditionnels, tout en conservant de sa période fauve l’énergie du trait et le goût affirmé pour la couleur et les contrastes forts.
En 1912, il ouvre son premier atelier en Normandie puis, de retour а Paris en 1919, il voyage dans le Jura et en Italie et commence а enseigner le dessin а l'Académie de la Grande Chaumière en 1921, et à l'atelier de peinture A de l'Académie scandinave. En 1937, il réalise la décoration du Palais de Chaillot avec Raoul Dufy. Outre ses peintures, il produit un grand nombre de dessins, de gravures et de lithographies.  De 1914 а son décès en 1949, il occupe un atelier au no 73 rue Notre-Dame-des-Champs à Paris. Othon Friesz est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse (27e division). Sa tombe est ornée de son portrait en médaillon en bronze par Paul Belmondo.

jeudi 21 août 2014

Lubin Baugin (1612-1663)



Lubin Baugin (1612-1663)
Coupe de fruits
Musée des beaux-arts, Rennes

Que voit-on ?  La Coupe de fruits, où l'on s'accorde à reconnaître le morceau de réception de l'artiste à la corporation des peintres de Saint-Germain-des-Prés en 1629, montre la communauté d'esprit qui unit alors Baugin à Jacques Linard et Louise Moillon. Ces peintres de la « vie silencieuse » ont porté à son plus haut degré de sobriété le genre de la nature morte. Le goût flamand, qui rapproche leurs oeuvres, est ici perceptible dans le rendu presque illusionniste des textures, la rigueur géométrique de la composition et le point de vue légèrement élevé. La coupe à godrons s'ouvre comme une corolle pour offrir un écrin à la pyramide d'abricots surmontée d'un branchage. Peinture tactile, où le velouté des fruits et la rugosité de la table recueillent la lumière, cette oeuvre est aussi imprégnée d'un probable symbolisme religieux. Et l'extrême pureté de ligne, la magie secrète qui l'anime, les jeux subtils d'ombre et de lumière, baignent cette oeuvre d'un sentiment de recueillement et de méditation.
In Notice de Musée des beaux-arts de Rennes 
On connaît seulement quatre natures mortes signées Baugin, nom d'un artiste que l'on a longtemps hésité à identifier comme Lubin Baugin, peintre de tableaux religieux ; elles auraient toutes été exécutées avant son séjour en Italie où il partit en 1636. Les quatre natures mortes en question sont  :  la Nature-morte à la coupe d'abricots, la Nature morte à l'échiquier, le Dessert aux gaufrettes et Coupe de fruits. Une cinquième nature morte, dite au couteau ou au plat en étain ou encore à la miche de pain lui est attribué, de façon incertaine.

Rappel biogaphique :  L'œuvre du  peintre français Lubin Baugin peut se diviser en trois périodes : une première de natures mortes (vers 1630), une seconde italianisante (vers 1640-1642), et une dernière caractéristique d'un classicisme très austère. 
Son origine provinciale lui interdit, dans un premier temps, d'entrer dans la confrérie des peintres parisiens et de pratiquer les sujets les plus élevés de la hiérarchie des genres picturaux à savoir les sujets religieux ou mythologiques, les portraits et les scènes de batailles. Aussi s'installe-t-il, rue du Cœur-Volant, dans l'enclos de  l'Abbaye de Saint Germain des Près  qui accueillait les peintres provinciaux, à l'instar des frères Le Nain ses contemporains, ou étrangers, notamment flamands, qui peignaient des tableaux destinés à la décoration des intérieurs privés. Il est reçu, en 1629, maître peintre de la corporation de Saint-Germain-des-Prés. C'est pourquoi l'on suppose que les quatre natures mortes qui sont parvenues jusqu'à nous, la Nature-morte à la coupe d'abricots, la Nature morte à l'échiquier, le Dessert aux gaufrettes et la Coupe de fruits  (ci-dessus) datent de cette période des années 1630-1635. Une cinquième nature morte, dite au couteau ou au plat en étain ou encore à la miche de pain lui est attribué, de façon incertaine.