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vendredi 12 mars 2021

Henri Le Sidaner (1862-1939) - Table devant une Fenêtre à Villefranche-sur-Mer


still life, nature morte, Henri Le Sidaner , Table devant une Fenêtre à Villefranche-sur-Mer, villa bord de mer, belle époque,


Henri Le Sidaner (1862-1939) 
Table devant une Fenêtre à Villefranche-sur-Mer
Collection privée

Que voit-on ?  Le thème de la table dressée devant une fenêtre, sur une terrasse ou dans un jardin est le thème favori d'Henri Le Sidaner  qui l'a décliné sous toutes les lumières possibles y compris au clair de lune. Voici donc la table devant la mer qui fournit au peintre l'opportunité d'un travail éclatant sur les bleus et les verts. 

Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à Gerberoy où il habite à partir de 1900, dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903 c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.


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2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

lundi 2 octobre 2023

Henri Le Sidaner (1862-1939) - Le Guéridon rouge


Henri Le Sidaner (1862-1939) Le Guéridon rouge Huile sur toile, 100 x 81cm Musée de la Charteuse, Douai



Henri Le Sidaner (1862-1939)
Le Guéridon rouge
Huile sur toile, 100 x 81cm
Musée de la Charteuse, Douai

Que voit on ? Un bouquet de fleurs dans un vase dont l'élaboration semble avoir été interrompue par une urgence soudaine, plusieurs fleurs coupées gisant à même le guéridon et le sol. Un thème cher à ce maitre délicat de l'impressionnisme.

 Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à Gerberoy où il habite à partir de 1900, dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903 c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.


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vendredi 6 octobre 2017

Henri Le Sidaner (1862-1939) - La table sur la terrasse au clair de Lune


Henri Le Sidaner (1862-1939)
La table sur la terrasse au clair de Lune, 1903 
Collection privée

Que voit on ?  Le très  grand peintre impressionniste français Henri le Sidaner  (encore aujourd'hui injustement méconnu dans son pays) affectionnait particulièrement les peintures de table devant des paysages, devant des fenêtres ou même dans le jardin de sa maison de Gerberoy.  Ici, il s 'agit d'une table dressée pour un repas du soir à deux, au clair de lune, devant un paysage maritime, à Villefranche-sur-Mer selon toute vraisemblance ou le peintre avait ses habitudes estivales. 
Cette magnifique toile longtemps dans la collection de Claude Monet,  n'utilise que quelques couleurs (bleu, noir et blanc) et réussit à restituer l'impression nocturne comme rarement.  De la nature morte nocturne elle-même (genre assez rare lui aussi !) on retiendra surtout la nappe blanche éblouissante sous la lune, les verres, les bouteilles, et un bol de consommé à l'avant du guéridon. Une splendeur !

Rappel biographique : Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est  à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à  Gerberoy où il habite à partir de 1900,  dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903  c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.

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lundi 24 février 2020

Henri Le Sidaner (1862-1939) - Intérieur à la nappe rose


  


Henri Le Sidaner (1862-1939)
Intérieur à la nappe rose,  1930
Musée municipal de Cambrai, France

Que voit -on ? Un intérieur comme Le Sidaner en a peint  beaucoup. Celui ci baigne dans une lumière dorée d 'été et présente les éléments d'une collation un peu désordonnée et sans doute improvisée : une théière, deux tasses à thé, un verre vide et un pichet d'eau, un sucrier,  deux bouteilles et un bouquet de fleurs qui occupe le centre le table.
 
Rappel biographique :
Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à Gerberoy où il habite à partir de 1900, dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903 c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.

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samedi 11 janvier 2025

Henri Le Sidaner (1862-1939) - Trois pots de fleurs


Henri-Eugène-Augustin Le Sidaner (1862-1939), Trois pots de fleurs, Collection privée


Henri-Eugène-Augustin Le Sidaner (1862-1939)
Trois pots de fleurs
Collection privée

Que voit on ?  Trois pots qui contiennent les mêmes fleurs d'un rouge flamboyant, posés sur le rebord de la fenêtre du jardin de la maison du peintre.  

Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à Gerberoy où il habite à partir de 1900, dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903 c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.

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2025- Une collection de natures mortes
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samedi 15 novembre 2025

Henri Le Sidaner (1862-1939) - Une petite table au crépuscule



Henri Le Sidaner (1862-1939) Une petite table au crépuscule (1921)  Musée d'Art Ōhara, Kurashiki, Japon


Henri Le Sidaner (1862-1939)
Une petite table au crépuscule (1921) 
Musée d'Art Ōhara, Kurashiki, Japon

Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à Gerberoy où il habite à partir de 1900, dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903 c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.

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mercredi 26 février 2025

Henri Le Sidaner (1862-1939) - Table devant la fenêtre


Henri Le Sidaner (1862-1939) Table devant la fenêtre, 1922 Collection privée



Henri Le Sidaner (1862-1939)
Table devant la fenêtre, 1922
Collection privée 

Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à Gerberoy où il habite à partir de 1900, dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903 c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.

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vendredi 5 août 2016

Henri Le Sidaner (1862-1939) - La table de pierre




Henri Le Sidaner (1862-1939) 
La table de pierre  (1903)
Collection Privée

 Que voit-on ?  Un veritable arrêt sur image  : un thé dans un jardin  l'été, sans doute le jardin  de la maison du peintre à Gerberoy qu'il peignit au moins une centaine de fois.  Dans la recherche de l'instant intime, ll émane des toiels de Gerberoy une douceur de vivre incomparable en même temps que se déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques infinis. L'artiste passe le printemps et l'été de l'annйe 1903 à Gerberoy. C'est le début des motifs d'intйrieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin dressés comme celle ci,  à l'heure du thé ou au crépuscule. А l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps suspendu ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature. 

Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est  à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à  Gerberoy où il habite à partir de 1900,  dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903  c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.

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dimanche 24 janvier 2016

Henri Le Sidaner (1862-1939) - Nature morte


Henri Le Sidaner (1862-1939) 
Nature morte (1917) 
Collection privée, Belgique.

Que voit-on ? Sur une table recouverte d'une nappe blanche et posée devant une fenêtre dont des voilages filtrent la lumière extérieure : six objets dont une cuillère en argent, une tasse à café doré, une petite coupe de liqueur presque vide de contenu, une cafetière en argent, un grand sucrier en porcelaine et une bouteille de vin ou de liqueur jaune oranger. Bizarrement le contenu de ce qui est posé sur la table n'est pas à contre jour, sans doute éclairé par une autre source de lumière opposée à la fenêtre ou placée au-dessus de la table. Ce qui est remarquable dans ce tableau sont les trois points de couleur dorée formés par par la bouteille, la tasse et le reste de liqueur dans le la coupe (le café et l'alcool) qui viennent réveiller la douceur assoupie de cette scène symbolisé dans une certaine blancheur ambiante  

Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est  à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à  Gerberoy où il habite à partir de 1900,  dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903  c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.
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lundi 11 mars 2019

Henri Le Sidaner (1862-1939) - La table



Henri Le Sidaner (1862-1939)  
La table 
Collection privée

Que voit on ? Comme habituellement chez ce grand peintre impressionniste français, une table dressée dans un jardin à la campagne. Bol, pommes sur une assiette, verre de blanc et bouteille à moitié pleine se partagent l'espace d'une nappe blanche posée sur une table ronde entourée de deux chaises vides. On aperçoit ici dans le lointain  un paysage de collines sous le soleil d 'été. Plusieurs  plusieurs éclats de ce généreux soleil frappent la nappe au travers de l'ombre du feuillage. 

Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est  à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à  Gerberoy où il habite à partir de 1900,  dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903  c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.
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jeudi 17 mai 2018

Henri Le Sidaner (1862-1939) - A Gerberoy sous les lampions



Henri Le Sidaner (1862-1939)
A Gerberoy sous les lampions
Musée de Cambrai

Que voit on ? Les thèmes habituels de ce grand peintre toujours hélas aussi peu célébré de nos jours : la table dans le jardin de sa maison de Gerberoy, les repas légers, les coupes de champagne,  le châle déposé sur une chaise qui souligne  la trace d'une absente temporaire...   Et ici les lampions, au crépuscule entre chiens et loups...  L 'univers Proustien de ces paysages avec nature morte obligée que l'on ne se lasse pas de découvrir.

Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est  à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à  Gerberoy où il habite à partir de 1900,  dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903  c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.
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jeudi 12 décembre 2019

Henri Le Sidaner (1862-1939) - La Table dans la verdure, Gerberoy



Henri Le Sidaner (1862-1939)
La Table dans la verdure, Gerberoy
Huile sur toile, 1926
Collection privée

Que voit-on ? Une des scènes favorites de ce grand peintre impressionniste français, scène qu'il représenta régulièrement tout au long de sa vie : un petit déjeuner, un thé, ou un diner dans les jardins de sa maison de Gerberoy, sans qu'aucun de ces tableaux ne lassent jamais le spectateur tant la variétés de la lumière, des couleurs selon des saisons de l'année représentées  ou
 de la façon d'appréhender les sujets est  à chaque fois différente.

Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est  à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à  Gerberoy où il habite à partir de 1900,  dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903  c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.
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jeudi 13 août 2015

Henri Le Sidaner (1862-1939) - La tasse de thé



 http://astilllifecollection.blogspot.com


Henri Le Sidaner (1862-1939)
La tasse de thé, 1923
Huile sur toile (65 x 54 cm)
Musée du Touquet-Paris-Plage 

Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est  à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à  Gerberoy où il habite à partir de 1900,  dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903  c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.

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mardi 14 juillet 2015

Henri Le Sidaner (1862-1939) - Nature morte sur table au soleil à Gerberoy




Henri Le Sidaner (1862-1939)
Nature morte sur table au soleil à Gerberoy
Collection privée


Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est  à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à  Gerberoy où il habite à partir de 1900,  dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903  c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.

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vendredi 9 septembre 2016

Henri Le Sidaner (1862-1939) - Goûter dans un sous bois à Gerberoy


Henri Le Sidaner (1862-1939) 
Goûter dans un sous bois à Gerberoy (1925)
Collection privée (New York)

Que voit on ? Avec toute la délicatesse propre à ce très grand peintre impressionniste français : un picnic dans un sous-bois. Sur la nappe blanche étendue au sol sur les feuilles jaunissantes : une miche de pain, deux bouteilles devin dont l'une vide, deux verres dont l'un plein, deux assiettes en porcelaine, vides, une coupe contenant 3 pêches et des grappes de raisins blancs à même la nappe... autant de fruits de l'été finissant. On remarque, accroché à la branche d'un arbre par son ruban de soie jaune, une capeline feminine devenue superflue dans la fraîcheur et l'ombre du sous bois. 
Un chef d'œuvre ! 

Rappel biographique : Le peintre français post impressionniste Henri Le Sidaner fut ami de Claude Monet et élève aux Beaux Arts de Paris de Cabanel qu'il soutint toute sa vie. C'est  à partir de l'année 1900 qu'il se consacre à une peinture intimiste dont il exclut systématiquement toute figure humaine : jardins déserts, tables servies pour d'hypothétiques hôtes et présentant de magnifiques natures mortes (qui disent rarement leur nom,) campagnes solitaires expriment une vision silencieuse et paisible, nimbée de mystère. Son succès ne se démentira pas de son vivant. Dans la recherche de l'instant intime, de « l'arrêt sur image », les toiles que Le Sidaner peint à  Gerberoy où il habite à partir de 1900,  dépeignent une incomparable douceur de vivre en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. A partir de l'été 1903  c'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules... À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du « temps qui s'arrête ». C'est ce qui lui a souvent valu d'être comparé à Marcel Proust dans le domaine de la littérature.

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jeudi 5 octobre 2017

Claude Monet (1840-1926) - Le déjeuner


Claude Monet (1840-1926)
Le déjeuner, panneau décoratif, vers 1874
Musée d'Orsay, Paris
(Legs de Gustave Caillebotte, 1894)

 Que voit-on ?  Un déjeuner non pas sur l'herbe mais dans le jardin (de la maison de Giverny sans doute) peint un peu dans la même mise en scène que celle imaginée par Henri Le Sidaner pour ses déjeuners de Gerberoy,  à ceci près, qu'ici, il y a des personnages dans le champs. En l'occurrence, les silhouettes de deux femmes dont l'une - à cause de la lumière qui l 'entoure - apparait comme une statue du jardin ou  même comme un " repentir " qui n'aurait pas été tout a fait masqué. On reste frappé de la troublante parenté avec les toiles d'Henri le Sidaner dont on sait la profonde amitié qui le liait à Claude Monet.

Rappel biographique : le peintre français Claude Monet, l'un des fondateurs de l'impressionnisme, est surtout connu pour ses paysages et ses portraits.  " La couleur, disait-il " est mon obsession quotidienne, ma joie et mon tourment ".  Claude Monet est l’un des fondateurs de l'impressionnisme. En 1859, il part à Paris tenter sa chance sur le conseil d'Eugène Boudin. Après des cours à l'académie Suisse puis chez Charles Gleyre et la rencontre de Johan Barthold Jongkind, le tout entrecoupé par le service militaire en  Algérie, Monet se fait remarquer pour ses peintures de la baie d'Honfleur. En 1866, il connait le succès au Salon de la peinture. Toute cette période est cependant marquée par une grande précarité. Il fuit ensuite la  guerre de 1870  à Londres puis aux Pays-Bas. Dans la capitale anglaise, il fait la rencontre du marchand d'art Paul Durand-Ruel qui lui assurera sa principale source de revenu pendant le reste de sa carrière. Revenu en France, la première exposition des futurs impressionnistes a lieu en 1874. À partir de 1890, Monet se consacre à des séries de peintures, c'est-à-dire qu'il peint le même motif à différentes heures de la journée, à diverses saisons. Il peint alors parfois des dizaines de toiles en parallèle, changeant en fonction de l'effet présent. La fin de sa vie est marquée  par une maladie, la  cataracte, qui affecte son travail.
Monet peint devant le modèle sur l'intégralité de sa toile dès les premières ébauches, il retouche ensuite de nombreuses fois jusqu'à ce que le résultat le satisfasse. Contrairement à ce qu'il affirme, il termine la plupart de ses toiles en atelier, prenant modèle sur les premières peintures d'une série pour peindre les autres. D'un caractère parfois difficile, prompt à la colère comme au découragement, Claude Monet était un grand travailleur qui n'hésitait pas à défier la météo pour pratiquer sa passion. Monet résume sa vie ainsi de la meilleure manière : « Qu'y a-t-il à dire de moi ? Que peut-il y avoir à dire, je vous le demande, d'un homme que rien au monde n'intéresse que sa peinture - et aussi son jardin et ses fleurs ».


jeudi 3 juin 2021

Marie Duhem (1871-1918) - Pivoines


Marie Duhem (1871-1918) Pivoines, 1910 Huile sur toile 73.7 x 61 cm. Peinture française


Marie Duhem (1871-1918)
Pivoines, 1910
Huile sur toile 73.7 x 61 cm.
Private collection

Que voit-on ? Sur une table recouverte d'une nappe blanche imprimé de fleurs dorée, un pot en terre cuite à décor de palme  contenant  un magnifique bouquet de pivoine blanche épanouie. Le toute est peint avec la touche résolument impressionniste qui caractérise cette grande peintre française injustement tombée un  dans l'oubli, bien que très célèbre de son vivant. 

Rappel biographique : Marie Duhem (née Sergeant), formait avec son mari, un avocat passionné d'art,  un couple d’artistes unis partageant quêtes esthétiques et passion des collections. Ils acquièrent ainsi un ensemble d’œuvres impressionnistes et postimpressionnistes de premier ordre, dont la Promenade près d'Argenteuil peinte en 1875 par Claude Monet, ou Bouquet de Fleurs peint en 1897 à Tahiti par Paul Gauguin. Nelly Sergeant-Duhem, fille adoptive des Duhem, donne cette collection en 1985 à l'Académie des beaux-arts : elle est conservée au Musée Marmottan à Paris. Certaines des œuvres de Marie Duhem  tel le Jardin à la campagne (celui de sa propre maison à Camiers) témoignent, par leur facture néo-impressionniste et intimiste, de l’influence d'Henri Le Sidaner.
Exposant à l’étranger (Londres, Rome, Saint-Pétersbourg), Marie Duhem est une femme peintre impliquée dans la vie culturelle de son époque : tout comme son mari, elle entretient des liens amicaux avec Camille Pissarro, Auguste Rodin ou encore Henri Le Sidaner. De ce dernier, elle réalise un portrait à l’huile (aujourd’hui conservé au Musée des beaux-arts de Dunkerque) révélateur de l'intimisme dans lequel Henri Le Sidaner et les Duhem s’inscrivent.
Durant la Première Guerre mondiale, le couple perd son fils unique, Rémy Duhem, jeune peintre à l'avenir prometteur, tué à l’assaut des Éparges, le 20 juin 1915. Marie Duhem, très affectée par la mort prématurée de son fils, succombe d’une tumeur, dans la maison familiale de Douai, le 9 juillet 1918, à l’âge de 47 ans. En 1922, Henri Duhem évoque le souvenir de son fils et de sa femme dans un récit intitulé La Mort du foyer. Deux ans plus tard, le critique d’art Camille Mauclair, grand ami du couple, retrace l’œuvre dessinée et peinte des deux artistes défunts, dans un ouvrage à l’iconographie très documentée, intitulé Marie Duhem, Rémy Duhem : hommage, paru aux éditions Jacomet. Marie Duhem fut  nommée officier des Palmes académiques, puis reçut une médaille à l’Exposition universelle de 1900. Une exposition personnelle lui fut consacrée en 1906, à Paris, à la galerie Georges Petit. Cette même année, l’État acquit une huile sur toile intitulée Renoncules blanches pour le Musée du Luxembourg, aujourd'hui  conservée au Musée d’Orsay, qui possède également ses Reines Marguerites dans un vase. Elle fut nommée chevalier de la Légion d'honneur en 1912. 

 

mercredi 8 janvier 2020

Georges Rouault (1871-1958) - Fleurs décoratives


 

Georges Rouault (1871-1958)
Fleurs décoratives, 1937
Huile sur papier encollé sur toile
Collection particulière

Que voit on ?  Décrit à travers la palette très lumineuse de Rouault, une toile représentant un  bouquet de fleurs entouré d'un cadre. Les rouges somptueux, notamment, semblent éclairés de l'intérieur comme dans un vitrail, art dans lequel Rouault était aussi un maître.  Pour qui douterait des extraordinaires talents de coloriste de ce grand peintre, voilà une modeste nature morte qui devrait convaincre.

Rappel biographique :  Geroges Rouault, fils d'un ébéniste breton et d'une marchande de fruits parisienne vit le jour dans une cave du no 51 de la rue de la Villette à Paris au cours d'un bombardement des Versaillais.
 Son grand-père maternel lui fit découvrir l'art. En 1886, Georges Rouault devint apprenti chez le peintre de vitraux Émile Hirsch. Employé par le même Hirsch de 1887 à  1891, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Jules-Élie Delaunay et, à la mort de ce dernier, entre dans l'atelier de Gustave Moreau où il côtoie Henri Matisse, Albert Marquet, Henri Manguin, et Léon Lehmann auquel il restera très lié. Il participe à deux reprises sans succès au concours du prix de Rome, la première fois en 1893 avec Samson tournant la meule, pour lequel il obtient le prix Chenavard en 1894 et, en 1895, avec Jésus parmi les Saintes femmes, pour lequel il obtient le prix Fortin d'Ivry.
En 1898, il est nommé, selon les vœux du maître lui-même, conservateur du musée Gustave-Moreau, à Paris, dès son inauguration cette année-là. C'est pour lui une période difficile, sa famille part pour l'Algérie, et sa santé l'oblige à faire deux séjours en Haute-Savoie. En 1901, il fréquente l'abbaye de Ligugé et y fait la connaissance de Joris-Karl Huysmans.
Aux côtés des fauves, Georges Rouault participe au Salon d'automne de 1905. Il aborde des thèmes liés à une observation critique de la société : juges, avocats, salles d’audience, miséreux, émigrés, fugitifs, sont autant le reflet d'une révolte face à la misère humaine qu'un prétexte à des recherches sur les formes et les couleurs.
En 1904, il fait la connaissance de Léon Bloy dont l'œuvre le touche profondément et de façon durable. Quelques années plus tard, il fréquente à Versailles le philosophe catholique Jacques Maritain. C'est entre 1906 et 1907 qu'il commence à peindre des céramiques. Le 27 janvier 1908, il épouse Marthe Le Sidaner (1873-1973, sœur du peintre Henri Le Sidaner), qui lui donnera quatre enfants.
Profondément catholique, il reconnaît dans cette humanité souffrante le visage du Christ qu’il recherche dans de nombreuses toiles évoquant sa Passion, à l'exemple du tableau Le Christ bafoué par les soldats (1932).
Dès 1910, les collectionneurs et les marchands reconnaissent la grande force de son œuvre, notamment Maurice Girardin ou Ambroise Vollard qui, en 1917, lui achète l'ensemble des toiles de son atelier, soit 770 œuvres. C'est en 1917 qu'il se lance dans la gravure, et 4 ans plus tard, en 1921, Michel Puy réalise sa première biographie.
En 1938, le Museum of Modern Art de New York fait une exposition de son œuvre gravé.
L'année suivante au mois de septembre, il s'installe à Beaumont-sur-Sarthe, qu'il quittera en juin 1940, pour y revenir de 1943 à 1946. Après la mort de Vollard, en 1946, il se trouve en procès avec les héritiers. Le tribunal lui reconnaît la propriété de ses œuvres.
Georges Rouault brûle 315 de ses tableaux en 1948 en présence d'un huissier.
Il arrête de peindre en 1957. À sa mort, en 1958, le gouvernement français lui fait des obsèques nationales à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris.
Son prestige en tant que coloriste et graveur n’a cessé de s’étendre, notamment au Japon et en Corée. Il est considéré comme l'un des peintres religieux les plus importants du xxe siècle.
Sa famille a fait une donation d'un ensemble de ses œuvres à l'État en 1963.
Son dernier atelier, installé dans un appartement près de la gare de Lyon, au 2, rue Émile-Gilbert à Paris, est conservé par sa famille dans l'état où il l'a quitté et sert de siège social à la Fondation Georges-Rouault.

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2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


samedi 30 décembre 2017

Pierre Bonnard (1867-1947) - Salle à manger donnant sur le jardin





Pierre Bonnard (1867-1947) 
Salle à manger donnant sur le jardin  (La pièce du petit déjeuner ), 1930-1931
Huile sur toile , 159.6 x 113.8 cm
The Museum of Modern Art, New York

Que voit on  ? c'est  à un volontaire mélange de genres que se livre Bonnard, le maître de la nature mort, dans cette toile où le paysage (typique des bords de la Seine à Vernon)  et la peinture de personnages (une femme en blanc très statique sur la gauche du cadre) le disputent à la nature morte. Ce n'est pas sans rappeler certaines scènes de Vuillard ou d'Henri Le Sidaner.

Rappel biographique : le peintre français Pierre Bonnard est connu pour ses peintures de personnages, ses nus, ses portraits, ses paysages animés, ses intérieurs et ses natures mortes de fleurs et fruits. Bonnard est un artiste post-impressionniste, membre du groupe des Nabis, par lesquels il fut surnommé le Nabi japonard. En réaction à l'impressionnisme, les Nabis veulent libérer leur peinture des exigences du réalisme : « Ensemble, nous avons méprisé l'école et les écoles, les rapins, leurs traditions, leurs farces et leurs bals inutilement nudistes. Ensemble nous nous sommes sérieusement amusés ». Les artistes nabis cherchent des voies plus spirituelles au contact de philosophies et de doctrines nouvelles teintées d'Orient, d'orphisme, d'ésotérisme, et de théosophie. Ils s'appliquent à retrouver le caractère « sacré » de la peinture et à provoquer un nouvel élan spirituel par le seul moyen de l'art.
Une fois devenu célèbre, Pierre Bonnard fut connu pour ne pouvoir s’empêcher de retoucher ses toiles une fois celles-ci achetées et exposées dans un musée. Ses amis appelaient ça « bonnarder » ou « bonnardiser ». Un journaliste relate cette attitude devenue visiblement coutumière. « Au  musée de Grenoble et au Musée du Luxembourg, il  arriva à Bonnard de guetter le passage d'un gardien d'une salle à l'autre, de sortir d'une poche une minuscule boîte garnie de deux ou trois tubes et, d'un bout de pinceau, d'améliorer furtivement de quelques touches un détail qui le préoccupait. Et, son coup fait, de disparaître, radieux, comme un collégien après une inscription vengeresse au tableau noir. »

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2017- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau



samedi 6 août 2016

Childe Hassam (1859-1935) - Still Life in Mrs Hassam Garden in East Hampton


Childe Hassam (1859-1935) 
Still Life in Mrs Hassam Garden in East Hampton (1912)
Private Collection

 Que voit on ? Un peu comme dans les natures mortes du très proustien Henri Le Sidaner, Childe Hassam représente une scène d'intimité, un moment suspendu, dans le jardin de la maison de sa femme à East Hampton, la villégiature estivale  favorite de la bonne société de la côte Est des Etats Unis.  Une plateau contenant des fruits, un vase de fleurs et un châle indien, ont été laissé sur ce magnifique banc de jardin qui a été pensé et dessiné autour du tronc de l'arbre.

Rappel biographique :  le peintre, graveur, dessinateur, illustrateur et lithographe américain Frederick Childe Hassam est un impressionniste, membre du groupe des Ten American Painters. Peintre de scènes de genre, figures, nus, intérieurs, paysages, paysages urbains, marines, natures mortes il a aussi bien utilisé  l'huile, la gouache, l'aquarelle ou  le pastel. De 1886 à 1889, il séjourne à Paris  où il étudie l'art à  l'Académie Jullian. Ses professeurs sont Gustave Boulanger et Jules Joseph Lefebvre. L'impressionnisme français et l'art de Claude Monet ont une forte influence sur lui. Parmi ses œuvres les plus connues, réalisées à la fin de sa vie, figure la Flag series. Il s'agit d'une trentaine de tableaux qu'il commença en 1916, inspirés par la parade de préparation des engagés volontaires américains pour la Première Guerre mondiale sur la Cinquième avenue. Le tableau le plus célèbre de la série, The Avenue in the Rain (1917), représentant des drapeaux américains et leur reflets sous la pluie, fait partie de la collection de la Maison Blanche. Barack Obama l'a fait installer dans le bureau ovale dès le début de sa  présidence.