Huile sur panneau, 50 x 64,5 cm
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2015 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
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Louyse Moillon (1610-1696),
Nature morte de pêches sur un plat.
Collection Privée
Que voit on ? La précision du rendu et la subtilité des textures dans lesquels l'art de Louyse Moillon s'épanouit naturellement trouve ici un accomplissement. On notera la goutte d'eau au opemier plan sur l'entablement entre les deux grappes de raisins.
Rappel biographique : Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.
Louyse Moillon (1610-1696)
Corbeille de prunes et panier de fraises, 1632
Huile sur panneau de bois, 44 x 58 cm
Musée des Augustins de Toulouse
Que voit on ? Une
corbeille de fruits et en particulier de prunes, sujet favori de Louyse Moillon qu'elle traita à de nombreuses reprises en les
accompagnant toujours d'un autre fruit ou légume : pêches asperges...
Ici ce sont des fraises qui parachèvent
la palette de rouges qui enflamment littéralement l'austérité habituelle de ses compositions.
Rappel biographique : Louyse Moillon est l'une des
rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est
aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux
ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de
l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en
France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son
art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les
femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée
à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la
publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le
contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon,
fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers
de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère
contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le
réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins
et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de
la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la
colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son
père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa
mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier,
dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation
prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de
Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de
son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait
nettement l'influence dans ses œuvres.
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2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


Fede Galizia (1578-1630)
Natura Morta con un Melone aperto
Collection privée
Que voit on ? Une nature morte peinte par une des plus grandes peintres baroques et qui ne cache pas, bien longtemps avant Frida Khalo ou Georgia O' Keeffe ou Tamara de Lempicka et en meme temps que Giovanna Garzoni les parallèles qu'elle voit entre le sexe féminin et certains fruits et fleurs. Et comme on le constate encore ici, elle n'oublie jamais son leitmotiv que l'on retrouve immanquablement de tableau en tableau tout au long de son œuvre: la coupe argentée ou en porcleaine.
Pierre Dupuis (1610-1682)
Panier de Prunes, 1640
Huile sur toile, 52x62 cm
Musée Jeanne d'Aboville, La Fère France
Que voit on ? Ce que décrit le titre. Une très grande précision dans le rendu des textures.Un classique de la nature morte.
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2022- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
Fede Galizia (1578-1630)
Altaza di porcellana bianca con pera
Collection particulière
Que voit on ? Un des thèmes favori de cette peintre : un compotier en porcelaine (il est aussi souvent en argent dans plusieurs de ses tableaux) remplis de fruits. Ici, ce sont des poires : charnues, colorées et belles. Profitons en vite car sur l'entablement, une d'entre elles coupée en deux, montre déjà des signes de pourrissement. Carpe diem...
Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme, font souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes.
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2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
Que voit on ? Le titre écrit tout mais ne décrit pas le somptueux contraste entre la couleur foncée de purnes et des figues, la blancheur éclatante des fleurs de jasmin posés sur l'entablement. Une merveille !
Rappel biographique : Fede Galizia appelée
aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle
apprit à peindre dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste
Nunzio Galizia, qui travaillait à Milan. A 12 ans, elle maîtrise
parfaitement l 'art de la gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation
de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596,
elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une notoriété de
peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de
Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de
ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de
natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée
sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre
picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande
simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme,
font souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes.
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2023- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
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Alexandre-François Desportes (1661-1743)
Nature morte de fruits dans un paysage
Musée des beaux-arts de Lille
Rappel biographique : Issu d’une famille modeste, Alexandre-François Desportes à ne pas confondre avec Nicolas Desportes ou Jean Desportes, deux autres peintres de nature mortes ayant vécu à la même époque) était destiné à être paysan mais, à la suite d’une longue période de convalescence, il s’initia au dessin et acquit peu à peu une grande maitrise de cette technique. Il devint l’élève de Nicasius Bernaerts d'origine flamande, alors membre de l’Académie royale et spécialisé dans la peinture animalière et de Frans Snyders, il s’est largement imprégné de la tradition flamande. Au cours de ses premières années, il découvrit ainsi la peinture flamande dont il va subir l’influence tout au long de sa carrière. A la mort de Bernaerts, Desportes ne se fia plus qu’à la nature. En 1695-1696, il fut nommé portraitiste à la cour de Pologne avant d’être rappelé en France où il abandonna le genre du portrait pour se consacrer presque exclusivement à la peinture animalière. Reçu à l’Académie royale en 1699, il participa à la décoration de la ménagerie de Versailles. Outre la peinture animalière, Alexandre-François Desportes se distingua aussi par ses natures mortes où il excella véritablement. On y perçoit l’approche réaliste flamande qui se traduit aussi bien dans les fonds de paysage que dans le rendu riche et méticuleux des matières alliée à une délicatesse alors réputée être très française.
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2024 - Une collection de Natures mortes
Un blog de Francis Rousseau
Fede Galizia (1578-1630)
Alzata d'argento con ciliegie, 1604
(Compotier d'argent avec cerises) 1604
Collection privée
Que voit on ? Une coupe centrée au milieu de la composition comme c'est invariablement le cas dans toutes les natures mortes de cette grande peintre italienne qui reconduisait de toiles en toiles exactement la même composition. Seuls changeaient les fruits. Dans cette nature morte la coupe centrale est donc en argent ciselé, comme a peu près toutes les autres compositions et contient de magnifiques cerises. Sur l'entablement, quelques autres cerises par grappes de trois ou quatre, tombées du compotier. Des papillons (symboles de corruption de la matière) commencent à les butiner. A droite : quelques cerises commencent à montrer des signes de pourrissement, illustrant le Tempus fugit ou Memento Mori que toute nature morte devait véhiculer à cette époque là.
Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme, font souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes. _________________________________________
2020 - A Still Life Collection
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