Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Louyse Moillon. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Louyse Moillon. Trier par date Afficher tous les articles

vendredi 3 avril 2015

Louyse Moillon (1610 -1696) - Nature morte au panier de Bigarades et Grenades

Louyse Moillon (1610 -1696)  Nature morte au panier de Bigarades et Grenades sur un entablement, vers 1650 Huile sur panneau, 50 x 64,5 cm  Collection privée



Louyse Moillon (1610 -1696) 
Nature morte au panier de Bigarades et Grenades sur un entablement, vers 1650
Huile sur panneau, 50 x 64,5 cm 
Collection privée
 
 Que voit on ?    Optant pour une disposition des fruits plus libre et spontanée, Louyse Moillon parvient à donner vie à l'ensemble. Les fruits sont subtilement mis en scène par un jeu d'ombre et de lumière dans une composition à la fois sobre et élégante. Ce procédé du clair-obscur dont elle use davantage dans ses oeuvres de maturité lui permet d'accentuer le volume des fruits et de dynamiser l'espace. Cette œuvre est créditée de véhiculer une forte symbolique religieuse.  De confession protestante, Louyse Moillon était très attachée à sa communauté et à la religion.  La grenade, avec ses grains serrés sous une même écorce, symbolise en effet l'Eglise et les fidèles unis dans la foi chrétienne.

Rappel biographique : Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

____________________________________________

2015 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 27 mai 2022

Louyse Moillon (1610-1696) - Nature morte de pêches sur un plat.

Louyse Moillon (1610-1696), Nature morte de pêches sur un plat. Collection Privée

Louyse Moillon (1610-1696),
Nature morte de pêches sur un plat.
Collection Privée 

Que voit on ? La précision du rendu et la subtilité des textures  dans lesquels l'art de Louyse Moillon s'épanouit naturellement trouve ici un accomplissement. On notera la goutte d'eau au opemier plan sur l'entablement entre les deux grappes de raisins.

Rappel biographique : Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

____________________________________________


2022 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

 


jeudi 20 mai 2021

Louyse Moillon (1610-1696) - Corbeille de prunes et panier de fraises, 1632


Louyse Moillon (1610-1696) Corbeille de prunes et panier de fraises, 1632 Huile sur panneau de bois, 44 x 58 cm, Musée des Augustins de Toulouse


Louyse Moillon (1610-1696)
Corbeille de prunes et panier de fraises, 1632
Huile sur panneau de bois, 44 x 58 cm
Musée des Augustins de Toulouse

Que voit on ? Une corbeille de fruits et en particulier de prunes, sujet favori de Louyse Moillon qu'elle  traita à de nombreuses reprises en les accompagnant toujours d'un autre fruit ou légume : pêches asperges... Ici ce sont des fraises qui parachèvent la  palette de rouges qui enflamment littéralement l'austérité habituelle de ses compositions.

Rappel biographique :  Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina.  Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663).  Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

____________________________________________


2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

mardi 10 mai 2016

Louyse Moillon (1610-1696) - Panier de pêches et raisins

Louyse Moillon (1610-1696) Panier de pêches et raisins (1631) Staatliche Kunsthalle Karlsruhe



Louyse Moillon (1610-1696)
Panier de pêches et raisins (1631)
Staatliche Kunsthalle Karlsruhe

Que voit on ? Sur un étagère de pierre, légèrement décentré sur la gauche du cadre, un corbeille en osier tressé noir et blanc contenant des pêches et des raisons rouges. Le velouté des pêches atteint  une perfection de même que l'aspect à la fois translucide et  soyeux des grains de raisins. On remarque dans ce tableau de Louyse Moillon une tonalité plus sombre que dans ces autres oeuvres, tonalité sombre destiné a mettre en valeur sans trop le souligner l'éclat  rosé et la texture si particulière de la peau des pêches. Une oeuvre d'une grande sensualité...

Rappel Biographique : Louyse Moillon, est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

____________________________________________

2016 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

jeudi 27 décembre 2018

Louyse Moillon (1610-1696) Nature morte de pêches sur un plat

Louyse Moillon (1610-1696) Nature morte de pêches sur un plat,  peintre française

Louyse Moillon (1610-1696)
Nature morte de pêches sur un plat
Collection Privée 

Que voit on ?  Posé sur un étui en bois : un plat en argent à larges bords, contenant une bonne douzaine de pêches, leurs branches et leurs feuillages. Certaines ont reçu des impacts en tombant au sol ou sous le bec de oiseaux...  D'autres, fardées d'une poudre bleuâtre, trahissant la moisissure,  commencent à pourrir, rappelant au spectateur qu'il faut se hâter de saisir la beauté avant qu'elle ne trépasse... On note le subtil reflet des fruits sur le rebord du plat en argent, attestant du talent  incomparable de Louyse Moillon. qui a peint de nombreuses natures mortes sur ce thème du plateau de pêches.

Rappel Biographique : Louyse Moillon, est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

____________________________________________

2018 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

lundi 14 novembre 2016

Louyse Moillon (1610-1696) - Panier de prunes et de pêches

Louyse Moillon (1610-1696)  Panier de prunes et de pêches  Musée des Augustins (Toulouse)

Louyse Moillon (1610-1696)
 Panier de prunes et de pêches
 Musée des Augustins (Toulouse)

Que voit on ? Comme d'habitude chez cette très grande peintre française de nature morte du 17e siècle, exactement ce que le titre décrit... enfin presque !  Sur ce sobre entablement de pierre sans aucun accident, il y a bien effectivement un immense panier (magnifiquement tressé) rempli à ras bord d'une généreuse cueillette de pêches dodues et veloutées à l'envie (dont l'artiste n'a toutefois pas cherché à ôter les imperfections de la peau, au contraire) et de prunes sombres, brillantes et juteuses surgissant de feuillages rafraichissants. Element non contenu dans la description du titre : hors du panier tressé, sur l'entablement à gauche, une amande fraîche, ouverte en deux et qui laisse apparaitre un fruit gâté. Toute la morale de cette nature morte est dans cette amande gâtée, bien que déjà annoncée dans les imperfections de la peau des pêches : il n'est point de beauté qui soit parfaite, car toute beauté est périssable.

Rappel Biographique : Louyse Moillon, est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

____________________________________________

2016 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

jeudi 14 avril 2016

Louyse Moillon (1610-1696) - Nature morte avec panier de fruits et botte d'asperges

Louyse Moillon (1610-1696) Nature morte avec panier de fruits et botte d'asperges (1630) Art Institute of Chicago

Louyse Moillon (1610-1696)
Nature morte avec panier de fruits et botte d'asperges (1630)
Art Institute of Chicago

Que voit-on ?  Une nature morte au panier de fruits et feuillages qui comporte incidemment quelques légumes posés sur l'entablement dont une botte d'asperge blanche à droite et des petits pois et des fèves dans leur cosse à gauche.  Au milieu de l'entablement quelques grains de groseilles tombés du panier. La blancheur et la verdeur des légumes contraste avec les éclatants coloris des prunes, pêches, abricots, cerises et raisins qui composent la corbeille.

Rappel Biographique : Louyse Moillon, est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

____________________________________________

2016 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 4 mai 2014

Louyse Moillon (1610-1696) - Nature morte avec coupe de cerises et melons

Louyse Moillon (1610-1696) Nature morte avec coupe de cerises et melons (1630)  Huile sur toile, 48 x 65 cm  Musée du Louvre, Paris


Louyse Moillon (1610-1696)
Nature morte avec coupe de cerises et melons, 1630
Huile sur toile, 48 x 65 cm 
Musée du Louvre, Paris


Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

____________________________________________


2014 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

jeudi 18 septembre 2014

Louyse Moillon (1610 -1696) - Nature morte au panier de framboises et gouttes d'eau

Louyse Moillon (1610 -1696)  Nature morte au panier de framboises et gouttes d'eau (1641) Musée des Augustins  de Toulouse

Louyse Moillon (1610 -1696) 
Nature morte au panier de framboises et gouttes d'eau (1641)
Musée des Augustins  de Toulouse

Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

____________________________________________

2014 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

mardi 8 mai 2018

Louyse Moillon (1610-1696) - Nature morte aux Fruits en Corbeilles

Louyse Moillon (1610-1696)  Nature morte aux Fruits en Corbeilles, 1640  Muskegon Art Museum,  Grand Rapids, USA

Louyse Moillon (1610-1696) 
Nature morte aux Fruits en Corbeilles, 1640 
Muskegon Art Museum,  Grand Rapids, USA 

 Que voit-on ?  Posées sur une table en bois d'une grande simplicité : deux corbeilles de fruits, l'une contenant des framboises est l'autre des prunes, prétexte à une exercice de grande virtuosité sur les textures et les couleurs.

Rappel Biographique : Louyse Moillon, est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

____________________________________________

2018 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 24 juillet 2015

Louyse Moillon (1610-1696) - Nature morte au plat d'abricots et de prunes avec raisin et cerises


Louyse Moillon (1610-1696)   Nature morte au plat d'abricots et de prunes avec raisin et cerises sur un entablement, 1634


Louyse Moillon (1610-1696)  
Nature morte au plat d'abricots et de prunes avec raisin et cerises sur un entablement, 1634

Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

____________________________________________

2015 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 25 septembre 2022

Fede Galizia (1578-1630) - Natura Morta con un Melone aperto


Fede Galizia (1578-1630) Natura Morta con un Melone aperto Collection privée


Fede Galizia (1578-1630)
Natura Morta con un Melone aperto
Collection privée

Que voit on ?  Une nature morte peinte par une des plus grandes peintres baroques et  qui ne cache pas, bien longtemps avant Frida Khalo ou  Georgia O' Keeffe  ou Tamara de Lempicka  et en meme temps que Giovanna Garzoni les parallèles qu'elle voit entre le sexe féminin et certains fruits et fleurs.   Et comme on le constate encore ici,  elle n'oublie jamais son leitmotiv que l'on retrouve immanquablement de tableau en tableau tout au long de son œuvre: la coupe argentée ou en porcleaine.

Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme, font souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes.

_________________________________________

2022 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau



lundi 15 février 2016

Alexandre-François Desportes (1661-1743) - Fruits, fleurs et légumes dans un paysage




Alexandre-François Desportes (1661-1743)
Fruits, fleurs et légumes dans un paysage, 1720
Collection privée

Que voit-on ? Une œuvre qui brille par l’équilibre de sa composition et la douceur de son chromatisme. Francois Desportes maîtrise ici les éléments qui font de lui un des plus grands artistes du 18e siècle français dans le genre de la nature morte et du paysage. Il livre ici une vision poétique, harmonieuse, presque romantique d’un paysage parfaitement ancré dans le raffinement du siècle.
Les éléments de nature morte comme le panier de prunes ou encore le panier de fraises renvoient à une culture très classique du genre de la nature morte et révèlent pleinement la parfaite connaissance des œuvres de Louyse Moillon, François Garnier et Pierre Dupuis. Il associe le fond de paysage qui est une de ses grandes inventions en extérieur. En effet, Desportes est un des premiers artistes à s’intéresser à la peinture du paysage réel. C’est à partir de 1700 qu’il se consacre à la réalisation de nombreuses études de paysages et de plantes réalisées in situ (nombre d'entre elles sont conservées à la manufacture nationale de Sèvres). Ces études faites d’après nature sont autant de motifs ornementaux destinés aux grandes natures mortes qu’ils commencera à peindre dans les années 1704-1708. Ainsi, dans ce tableau, la tige de pavot fleuri est librement inspirée  de l’esquisse peinte sur papier  du musée de Sèvres.  Ce tableau est l’aboutissement des premières expériences du peintre. 

Rappel biographique : Issu d’une famille modeste, François Desportes était destiné à être paysan mais, à la suite d’une longue période de convalescence, il s’initia au dessin et acquit peu à peu une grande maitrise de cette technique. Il devint l’élève de Nicasius Bernaerts, d'origine flamande, alors membre de l’Académie royale et spécialisé dans la peinture animalière. Au cours de ses premières années, il découvrit ainsi la peinture flamande dont il va subir l’influence tout au long de sa carrière. 
A la mort de Bernaerts, Desportes ne se fia plus qu’à la nature. En 1695-1696, il fut nommé portraitiste à la cour de Pologne avant d’être rappelé en France où il abandonna le genre du portrait pour se consacrer presque exclusivement à la peinture animalière. Reçu à l’Académie royale en 1699, il participa à la décoration de la ménagerie de Versailles. Outre la peinture animalière, Desportes se distingua aussi par ses natures mortes. On y perçoit l’approche réaliste flamande qui se traduit aussi bien dans les fonds de paysage que dans le rendu riche et méticuleux des matières alliée à une délicatesse toute française.

samedi 25 juin 2022

Pierre Dupuis (1610-1682) - Panier de Prunes

Pierre Dupuis (1610-1682) Panier de Prunes, 1640 Huile sur toile, 52x62 cm Musée Jeanne d'Aboville, La Fère France



Pierre Dupuis (1610-1682)
Panier de Prunes, 1640
Huile sur toile, 52x62 cm
Musée Jeanne d'Aboville, La Fère France

Que voit on ? Ce que décrit le titre. Une très grande précision dans le rendu des textures.Un classique de la nature morte. 

Rappel biographique  : Le peintre français Pierre Dupuis est un spécialiste de natures mortes qui appartient à l'âge d'or de la nature morte française du 17e siècle. C'est en Italie qu'il rencontre Pierre Mignard avec lequel il se lie avant d'entrer à l'Académie en 1663, où il apprend la plupart de ses connaissances en art. Son style est marqué par les peintres de l’Europe du Nord et la rigueur de la religion protestante. Ainsi, ses célèbres peintures de paniers de fruits ou de de bouquets sont influencées par les styles de Jacques Linard (1597-1645) ou de Louyse Moillon (1610-1696). 
Le rendu précis de ses tableaux avec leur composition solides et sobres - presque monumentale - qui leur confère un certain mystère, en a fait un artiste apprécié de son vivant et l'un des plus grands représentants de la nature morte en France au 17e siècle. Si les natures mortes de Dupuis, par la simplicité de leur agencement, s'apparentent à la vérité et à la rigueur des natures mortes septentrionales, il annonce aussi étonnamment les natures mortes du 18e siècle, qu'il s'agisse de celles de François Desportes, de Nicolas de Largillière, de Jean-Baptiste Oudry, ou des plus célèbres d'entre elles, celles de Chardin.
On retrouve les œuvres  de Pierre Dupuis dans plusieurs musées de France dont le musée du Louvre. 

 ____________________________________________

2022- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau



mercredi 10 novembre 2021

Fede Galizia (1578-1630) -) Altaza di porcellana bianca con pera


Fede Galizia (1578-1630) Altaza di porcellana bianca con pera Collection particulière



Fede Galizia (1578-1630)
Altaza di porcellana bianca con pera
Collection particulière

Que voit on ? Un des thèmes favori de cette peintre  :  un compotier  en porcelaine (il est aussi souvent en argent dans plusieurs de ses tableaux) remplis de fruits. Ici, ce sont des poires : charnues, colorées  et belles. Profitons en vite car sur l'entablement,  une d'entre elles coupée en deux, montre déjà des signes de pourrissement. Carpe diem...

Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme, font souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes. 

_________________________________________

2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


mercredi 14 juin 2023

Fede Galizia (1578-1630) - Fruttiera di-prugne e due-gelsomini su un tavolo


Fede Galizia (1578-1630), Fruttiera di-prugne e due-gelsomini su un tavolo Galleria Cesare Lampronti, Roma



Fede Galizia (1578-1630),
Fruttiera di-prugne e due-gelsomini su un tavolo
Huile sur toile 45,5 x 37cm
Galleria Cesare Lampronti, Roma

Que voit on ? Le titre écrit tout mais ne décrit pas le somptueux contraste entre la couleur foncée de purnes et des figues, la blancheur éclatante des fleurs de jasmin posés sur l'entablement. Une merveille ! 

Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme, font souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes.

_________________________________________

2023- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

mercredi 10 juillet 2024

Alexandre-François Desportes (1661-1743)- Nature morte de fruits dans un paysage

 

Alexandre-François Desportes (1661-1743) Nature morte de fruits dans un paysage Musée des beaux-arts de Lille

 

Alexandre-François Desportes (1661-1743)
Nature morte de fruits dans un paysage
Musée des beaux-arts de Lille

Que voit-on ? Francois Desportes maîtrise ici les éléments qui font de lui un des plus grands artistes du 18e siècle français dans le genre de la nature morte et du paysage. Il livre ici une vision poétique, harmonieuse, presque romantique d’un paysage parfaitement ancré dans le raffinement du siècle.
Les éléments de nature morte révèlent pleinement la parfaite connaissance des œuvres de Louyse Moillon, François Garnier et Pierre Dupuis. Il associe le fond de paysage qui est une de ses grandes inventions en extérieur. En effet, Desportes est un des premiers artistes à s’intéresser à la peinture du paysage réel. C’est à partir de 1700 qu’il se consacre à la réalisation de nombreuses études de paysages et de plantes réalisées in situ. Ces études faites d’après nature sont autant de motifs ornementaux destinés aux grandes natures mortes qu’ils commencera à peindre dans les années 1704-1708.

Rappel biographique : Issu d’une famille modeste, Alexandre-François Desportes à ne pas confondre avec Nicolas Desportes ou Jean Desportes, deux autres peintres de nature mortes ayant vécu à la même époque) était destiné à être paysan mais, à la suite d’une longue période de convalescence, il s’initia au dessin et acquit peu à peu une grande maitrise de cette technique. Il devint l’élève de Nicasius Bernaerts d'origine flamande, alors membre de l’Académie royale et spécialisé dans la peinture animalière et de Frans Snyders, il s’est largement imprégné de la tradition flamande. Au cours de ses premières années, il découvrit ainsi la peinture flamande dont il va subir l’influence tout au long de sa carrière. A la mort de Bernaerts, Desportes ne se fia plus qu’à la nature. En 1695-1696, il fut nommé portraitiste à la cour de Pologne avant d’être rappelé en France où il abandonna le genre du portrait pour se consacrer presque exclusivement à la peinture animalière. Reçu à l’Académie royale en 1699, il participa à la décoration de la ménagerie de Versailles. Outre la peinture animalière, Alexandre-François Desportes se distingua aussi par ses natures mortes où il excella véritablement. On y perçoit l’approche réaliste flamande qui se traduit aussi bien dans les fonds de paysage que dans le rendu riche et méticuleux des matières alliée à une délicatesse alors réputée être très française.


  __________________________________________

2024 - Une collection de Natures mortes
Un blog de Francis Rousseau

lundi 20 août 2018

Fede Galizia (1578-1630) - Alzata d'argento con prugne, pere e una rosa



https://astilllifecollection.blogspot.com/2018/08/fede-galizia-1578-1630-alzata-dargento.html


Fede Galizia (1578-1630)
Alzata d'argento con prugne, pere e una rosa, 1602
Compotier d'argent avec prunes, poires et une rose, 1602
Collection privée

Que voit on ? Une coupe centrée au milieu de la composition comme c'est invariablement le cas dans  toutes les natures mortes de cette grande peintre italienne. Celui-ci, en argent ciselé,   contient des prunes et des pruneaux. Sur l'entablement,  d'une grande sobriété, une poire et une moitié coupée qui commence à montrer des signes d'oxydation pour illustrer le Tempus fugit ou Memento Mori  que toute nature morte doit véhiculer.   Une rose ponctue la  composition exactement comme chez Zurabran ! 

Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre  dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait  à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la  gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une  notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme,  font  souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes.

2018- A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau, #AStillLifeCollection, #NaturesMortes 

mercredi 16 décembre 2020

Fede Galizia (1578-1630) - Alzata d'argento con ciliegie

 

 

https://astilllifecollection.blogspot.com/2020/12/fede-galizia-1578-1630-alzata-dargento.html

 

Fede Galizia (1578-1630)
Alzata d'argento con ciliegie, 1604
(Compotier d'argent avec cerises) 1604
Collection privée


Que voit on ? Une coupe centrée au milieu de la composition comme c'est invariablement le cas dans toutes les natures mortes de cette grande peintre italienne qui reconduisait de toiles en toiles exactement la même composition. Seuls changeaient les fruits. Dans cette nature morte la coupe centrale est donc en argent ciselé, comme a peu près toutes les autres compositions et contient de magnifiques cerises. Sur l'entablement,  quelques autres cerises par grappes de trois ou quatre, tombées du compotier. Des papillons (symboles de corruption de la matière) commencent  à les butiner. A droite :  quelques cerises commencent à montrer des signes de pourrissement, illustrant le  Tempus fugit ou Memento Mori que toute nature morte devait  véhiculer à cette époque là. 

Rappel biographique : Fede Galizia appelée aussi Fede Gallizi est une peintre italienne de l'époque baroque. Elle apprit à peindre dans l'atelier de son père le peintre miniaturiste Nunzio Galizia, qui travaillait à Milan. A 12 ans, elle maîtrise parfaitement l 'art de la gravure. A 20 ans, elle a déjà une réputation de portraitiste qui dépasse les frontières du duché de Milan. En 1596, elle réalise une Judith et sa servante qui lui assure une notoriété de peintre majeure. Elle exécute plusieurs commandes pour des églises de Milan dont un retable pour l'église Santa Maria Maddelena.
En 1630, elle meurt à Milan de la grande peste qui ravageait alors l'Italie.
C'est en 1965 seulement que Stefano Bottari constitue le catalogue de ses œuvres. A la surprise générale il lui attribue une majorité de natures mortes alors que sa réputation de son vivant était plutôt basée sur les portraits et les sujets sacrés (les plus nobles des genre picturaux de l'époque).
Ses natures mortes d'une très grande simplicité, empreintes du dépouillement prôné par la Contre-Réforme, font souvent penser à celles de Zurbaran. Fede Galizia est avec Clara Peeters à Anvers et Louyse Moillon à Paris l'une femmes premières peintres de natures mortes. _________________________________________


2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau,