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samedi 13 mai 2017

Giorgio de Chirico (1888-1978) - Vita silente con frutta

Giorgio de Chirico (1888-1978) Vita silente con frutta, c. 1964 Private collection, USA


Giorgio de Chirico (1888-1978)
Vita silente con frutta, c. 1964
Private collection, USA

Que voit-on ? Un amoncellement de fruits présentés au premier plan d'un paysage théâtralement mis en scène comme un décor de théâtre. Pommes, poires, grenades et raisins (dont certains ressemblent étrangement à des olives) ont pour point commun d'être gâtés par la grêle ou/et les vers. Une interprétation du Tempus fugit et un Memento mori au sens premier. D'une façon générale, c'est le thème central chez ce peintre dont la peinture qualifiée d'« oraculaire » s'applique à dire à la fois l’horreur devant la fuite des heures et la revanche de l’espace contre  « ce minotaure que les hommes appellent le Temps et qu’ils représentent sous l’aspect d’un grand vieillard desséché, assis d’un air pensif entre une faux et une clepsydre ». La vie finit cependant cependant toujours  par se réconcilier avec l’éternité, ne serait-ce que dans l’« éternité d’un moment ».

Rappel Biographique : Giorgio De Chirico est un peintre, sculpteur et écrivain italien  né en grève et dont les œuvres, unanimement admirées des surréalistes jusqu'en 1925, ont ensuite été rejetées tout aussi unanimement après. Son patron était l'éditeur Emilio Bestetti. On distingue généralement trois grandes périodes dans l'oeuvre de Chirico :
- les années 1910, dont les œuvres dites « métaphysiques » l'ont consacré comme symbole de la modernité,
- les années 1920-1930, période romantico-baroque, au cours de laquelle De Chirico revient sur des positions qu'il avait précédemment dénoncées,
- les années après 1940, qui voient le retour à une « néo-métaphysique » où se multiplient les répliques et les copies.
La rupture définitive avec les surréalistes intervient en 1928. En réponse à sa nouvelle exposition organisée par Paul Guillaume, les surréalistes organisent une contre-exposition à laquelle ils donnent pour titre Ci-gît Giorgio De Chirico. Dans un compte rendu de cette exposition, Raymond Queneau conclut « qu'il est inutile de s'attarder derrière ce grand peintre (...) Une barbe lui a poussé au front, une sale vieille barbe de renégat ». Cinquante ans plus tard, De Chirico répondra : « J'aurais préféré qu'on s'occupe de moi d'une façon plus intelligente. Mais je ne peux rien faire contre. »
La polémique n'empêche pas De Chirico de poursuivre son œuvre dans une voie plus académique mais aussi plus rémunératrice. Il s'entoure d'aides pour reproduire ses propres tableaux et investir ainsi les marchés européen et américain de l'Art, déclinant à l'infini ses tableaux dans son style « métaphysique ». 

mardi 13 juillet 2021

Giorgio de Chirico (1888-1978) - Les Brioches

 
Giorgio de Chirico (1888-1978) Les Brioches. Huile sur toile, 1925-1926. Museo del Novecento, Milano


Giorgio de Chirico (1888-1978)
Les Brioches.
Huile sur toile, 1925-1926.
Museo del Novecento, Milano

Que voit on ? Effectivement deux brioches posées sur un coin de table recouverte d'une nappe rayée dans un décor surréaliste à souhait ou ciel nuageux, le disputent à équerres, compas, règles, chevalets, lettrines et éléments d'architecture en faux marbre.

Rappel Biographique : Giorgio De Chirico est un peintre, sculpteur et écrivain italien  né en grève et dont les œuvres, unanimement admirées des surréalistes jusqu'en 1925, ont ensuite été rejetées tout aussi unanimement après. Son patron était l'éditeur Emilio Bestetti. On distingue généralement trois grandes périodes dans l'oeuvre de Chirico :
- les années 1910, dont les œuvres dites « métaphysiques » l'ont consacré comme symbole de la modernité,
- les années 1920-1930, période romantico-baroque, au cours de laquelle De Chirico revient sur des positions qu'il avait précédemment dénoncées,
- les années après 1940, qui voient le retour à une « néo-métaphysique » où se multiplient les répliques et les copies.
La rupture définitive avec les surréalistes intervient en 1928. En réponse à sa nouvelle exposition organisée par Paul Guillaume, les surréalistes organisent une contre-exposition à laquelle ils donnent pour titre Ci-gît Giorgio De Chirico. Dans un compte rendu de cette exposition, Raymond Queneau conclut « qu'il est inutile de s'attarder derrière ce grand peintre (...) Une barbe lui a poussé au front, une sale vieille barbe de renégat ». Cinquante ans plus tard, De Chirico répondra : « J'aurais préféré qu'on s'occupe de moi d'une façon plus intelligente. Mais je ne peux rien faire contre. »
La polémique n'empêche pas De Chirico de poursuivre son œuvre dans une voie plus académique mais aussi plus rémunératrice. Il s'entoure d'aides pour reproduire ses propres tableaux et investir ainsi les marchés européen et américain de l'Art, déclinant à l'infini ses tableaux dans son style « métaphysique ».

mardi 11 juillet 2017

Filippo de Pisis (1896-1956) - Natura morta con agli


Filippo de Pisis (1896-1956)
Natura morta con agli, 1930
Private collection 

 Que voit on ? A même la surface d'une plage, devant la mer dont un trait blanc laisse deviner le ressac : trois tomates et une botte de gousses d'ail. La simplicité et le bonheur rêvé à travers la touche nostalgique de ce poète de la lumière que fut De Pisis. Au-dessus de la mer passent deux oiseaux à peine matérialisés par deux point noirs dans le ciel chargé de nuages.

Rappel biographique : Luigi Filippo Tibertelli dit Filippo de Pisis est un poète et un peintre italien.
Né dans une famille fortunée de l'aristocratie italienne - la famille des marquis Tibertelli descendante d'un condottiere de Pise (d'où le nom qu'il choisit) établie à Ferrare au 16e siècle - il reçoit une éducation à domicile avec des précepteurs et des prêtres, en compagnie de sa sœur, à laquelle il demeure toute sa vie fort attaché. Il s'initie à la peinture avec un maître de  Ferrare, Odoardo Domenichini. Il s'intéresse aussi très tôt à la poésie métaphysique et se fait connaître avec la publication d'une première plaquette de poésie. Cela lui permet d'entrer en relation avec Giorgio de Chirico en 1915 qui exerce une forte influence sur ses premiers tableaux. Il fait également la connaissance du frère de Chirico, Alberto Savinio, et en 1917 de Carlo Carrа. Ce sont les premiers représentants de la peinture métaphysique. Mobilisés, ils sont alors en garnison à Ferrare. Le jeune Pisis les guide dans sa ville natale et le groupe se réunit dans sa demeure familiale. C'est ici que sont exposées les premières œuvres de Chirico. Il entre en correspondance avec Guillaume Apollinaire et Tristan Tzara.
En 1919, Pisis s'installe à Rome où, parallèlement à son métier de professeur de lycée, il commence à peindre, notamment des paysages urbains, des marines et des natures mortes. Le caractère très émotionnel de ses poésies se retrouve dans sa peinture. Il prend conscience de son homosexualité à cette époque et devient aussi ami avec Julius Evola ce qui lui permet de verser dans un certain ésotérisme et de le traduire dans son œuvre. Après avoir écrit de la prose et de la poésie recueillies dans I Canti de la Croara et Emporio en 1916, il commence à écrire en 1920 un essai intitulé La cittа dalle 100 meraviglie, publié à Rome en 1923.
En 1925, il vit à Paris à la recherche de nouvelles inspirations et y demeure jusqu'en 1939. Il est influencé par Manet, Corot, Matisse et le Fauvisme. Il fait une exposition personnelle en1926, à Paris à la Galerie Au Sacre du Printemps, avec une présentation de Chirico. Il écrit des articles pour L'Italia Letteraria et d'autres revues mineures. Il se lie avec le peintre Onofrio Martinelli, déjà rencontré à Rome. Entre 1927 et 1928, ils partagent même un appartement-atelier rue Bonaparte. Il fait alors partie du groupe des Italiens de Paris (italiani di Parigi) qui comprend Chirico, Savinio, Massimo Campigli, Mario Tozzi, Renato Paresce et Severo Pozzati, ainsi que le critique français d'origine polonaise Waldemar George. Ce dernier écrit la première monographie de Pisis en 1928 présentée à l'exposition Appels d'Italie de la Biennale de Venise de 1930. Durant sa période parisienne, l'artiste visite Londres, au cours de trois brefs séjours, et se lie d'amitié avec Vanessa Bell et Duncan Grant. En 1934, la Galerie des Quatre Temps organise une exposition « Les fleurs de Filippo de Pisis ». En mai 1936, il expose cinq tableaux à l'exposition du Jeu de Paume, « Art italien des XIX et XXe siècles ». En mars 1937, il participe à une exposition à la galerie Rive Gauche, intitulée « Epoque métaphysique » avec Max Jacob et Jean Cocteau, dont le catalogue est préfacé par Henri Sauguet.
Entre 1943 et 1949, il s'installe à Venise où il mène une vie dispendieuse et parfois extravagante. Il s'inspire de Guardi et des maîtres vénitiens du XVIIIe siècle. Il fait la connaissance du jeune peintre Silvan Gastone Ghigi (1928-1973) dont il devient le mentor. Il retourne à Paris entre 1947 et 1948 avec Silvan Gastone Ghigi. Filippo de Pisis est alors atteint des premiers symptômes d'athérosclérose. Souffrant depuis très longtemps de violents maux de tête, l'artiste doit être hospitalisé les trois dernières années de sa vie à la Villa Fiorita à Brugherio (au nord de Milan). Il continue pourtant à peindre sporadiquement et meurt en 1956.
Son œuvre peint a été montré deux fois à la Biennale de Venise, la première fois en 1948 avec une trentaine de ses tableaux, la dernière fois à titre posthume. Une grande rétrospective se tient dans sa ville natale en 1996 et une autre au Musée d'art moderne de Turin en 2005. Ses tableaux sont visibles à la Galerie nationale d'art moderne de Rome а côté de tableaux de Giorgio de Chirico, au Palazzo Romagnoli, où sont conservés deux toiles de la Collection Verzocchi (1949-1950), et au Musée de Grenoble où une de ses toiles est conservée ; elles sont essentiellement visibles pour le public au Musée Filippo de Pisis de Ferrare. La plupart de ses œuvres font partie de collections privées.
Une partie plus méconnue de son œuvre comprend des études de nus masculins, témoins poétiques de ses propres affinités sentimentales.
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2017 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 15 septembre 2017

Filippo de Pisis (1896-1956) - Natura morta con pane, formaggio e bottiglia



Filippo de Pisis (1896-1956) 
 Natura morta con pane, formaggio e bottiglia, 1936.

 Que voit-on  ?  Sur un entablement qui suggère un plateau plutôt qu'une table : un verre de vin à moitié  plein, un morceau de fromage, une poire, un morceau de pain et une carafe vide.

Rappel biographique : Luigi Filippo Tibertelli dit Filippo de Pisis est un poète et un peintre italien.
Né dans une famille fortunée de l'aristocratie italienne - la famille des marquis Tibertelli descendante d'un condottiere de Pise (d'où le nom qu'il choisit) établie à Ferrare au 16e siècle - il reçoit une éducation à domicile avec des précepteurs et des prêtres, en compagnie de sa sœur, à laquelle il demeure toute sa vie fort attaché. Il s'initie à la peinture avec un maître de  Ferrare, Odoardo Domenichini. Il s'intéresse aussi très tôt à la poésie métaphysique et se fait connaître avec la publication d'une première plaquette de poésie. Cela lui permet d'entrer en relation avec Giorgio de Chirico en 1915 qui exerce une forte influence sur ses premiers tableaux. Il fait également la connaissance du frère de Chirico, Alberto Savinio, et en 1917 de Carlo Carrа. Ce sont les premiers représentants de la peinture métaphysique. Mobilisés, ils sont alors en garnison à Ferrare. Le jeune Pisis les guide dans sa ville natale et le groupe se réunit dans sa demeure familiale. C'est ici que sont exposées les premières œuvres de Chirico. Il entre en correspondance avec Guillaume Apollinaire et Tristan Tzara.
En 1919, Pisis s'installe à Rome où, parallèlement à son métier de professeur de lycée, il commence à peindre, notamment des paysages urbains, des marines et des natures mortes. Le caractère très émotionnel de ses poésies se retrouve dans sa peinture. Il prend conscience de son homosexualité à cette époque et devient aussi ami avec Julius Evola ce qui lui permet de verser dans un certain ésotérisme et de le traduire dans son œuvre. Après avoir écrit de la prose et de la poésie recueillies dans I Canti de la Croara et Emporio en 1916, il commence à écrire en 1920 un essai intitulé La cittа dalle 100 meraviglie, publié à Rome en 1923.
En 1925, il vit à Paris à la recherche de nouvelles inspirations et y demeure jusqu'en 1939. Il est influencé par Manet, Corot, Matisse et le Fauvisme. Il fait une exposition personnelle en1926, à Paris à la Galerie Au Sacre du Printemps, avec une présentation de Chirico. Il écrit des articles pour L'Italia Letteraria et d'autres revues mineures. Il se lie avec le peintre Onofrio Martinelli, déjà rencontré à Rome. Entre 1927 et 1928, ils partagent même un appartement-atelier rue Bonaparte. Il fait alors partie du groupe des Italiens de Paris (italiani di Parigi) qui comprend Chirico, Savinio, Massimo Campigli, Mario Tozzi, Renato Paresce et Severo Pozzati, ainsi que le critique français d'origine polonaise Waldemar George. Ce dernier écrit la première monographie de Pisis en 1928 présentée à l'exposition Appels d'Italie de la Biennale de Venise de 1930. Durant sa période parisienne, l'artiste visite Londres, au cours de trois brefs séjours, et se lie d'amitié avec Vanessa Bell et Duncan Grant. En 1934, la Galerie des Quatre Temps organise une exposition « Les fleurs de Filippo de Pisis ». En mai 1936, il expose cinq tableaux à l'exposition du Jeu de Paume, « Art italien des XIX et XXe siècles ». En mars 1937, il participe à une exposition à la galerie Rive Gauche, intitulée « Epoque métaphysique » avec Max Jacob et Jean Cocteau, dont le catalogue est préfacé par Henri Sauguet.
Entre 1943 et 1949, il s'installe à Venise où il mène une vie dispendieuse et parfois extravagante. Il s'inspire de Guardi et des maîtres vénitiens du XVIIIe siècle. Il fait la connaissance du jeune peintre Silvan Gastone Ghigi (1928-1973) dont il devient le mentor. Il retourne à Paris entre 1947 et 1948 avec Silvan Gastone Ghigi. Filippo de Pisis est alors atteint des premiers symptômes d'athérosclérose. Souffrant depuis très longtemps de violents maux de tête, l'artiste doit être hospitalisé les trois dernières années de sa vie à la Villa Fiorita à Brugherio (au nord de Milan). Il continue pourtant à peindre sporadiquement et meurt en 1956.
Son œuvre peint a été montré deux fois à la Biennale de Venise, la première fois en 1948 avec une trentaine de ses tableaux, la dernière fois à titre posthume. Une grande rétrospective se tient dans sa ville natale en 1996 et une autre au Musée d'art moderne de Turin en 2005. Ses tableaux sont visibles à la Galerie nationale d'art moderne de Rome а côté de tableaux de Giorgio de Chirico, au Palazzo Romagnoli, où sont conservés deux toiles de la Collection Verzocchi (1949-1950), et au Musée de Grenoble où une de ses toiles est conservée ; elles sont essentiellement visibles pour le public au Musée Filippo de Pisis de Ferrare. La plupart de ses œuvres font partie de collections privées.
Une partie plus méconnue de son œuvre comprend des études de nus masculins, témoins poétiques de ses propres affinités sentimentales.

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2017 - A Still Life Collection
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vendredi 20 juillet 2018

Filippo de Pisis (1896-1956) - I pesci marci



Filippo de Pisis (1896-1956)
I pesci marci, 1928
Private collection

 Que voit on ?  Le thème souvent traité par de nombreux peintres des poissons enveloppés dans le traditionnel papier-journal du poissonnier du marché. Ici ce sont quatre harengs.

Rappel biographique : Luigi Filippo Tibertelli dit Filippo de Pisis  est un poète et un peintre italien.
Né dans une famille fortunée de l'aristocratie italienne - la famille des marquis Tibertelli descendante d'un condottiere de Pise (d'où le nom qu'il choisit) établie à Ferrare au 16e siècle - il reçoit une éducation à domicile avec des précepteurs et des prêtres, en compagnie de sa sœur, à laquelle il demeure toute sa vie fort attaché. Il s'initie à la peinture avec un maître de  Ferrare, Odoardo Domenichini. Il s'intéresse aussi très tôt à la poésie métaphysique et se fait connaître avec la publication d'une première plaquette de poésie. Cela lui permet d'entrer en relation avec Giorgio de Chirico en 1915 qui exerce une forte influence sur ses premiers tableaux. Il fait également la connaissance du frère de Chirico, Alberto Savinio, et en 1917 de Carlo Carrа. Ce sont les premiers représentants de la peinture métaphysique. Mobilisés, ils sont alors en garnison à Ferrare. Le jeune Pisis les guide dans sa ville natale et le groupe se réunit dans sa demeure familiale. C'est ici que sont exposées les premières œuvres de Chirico. Il entre en correspondance avec Guillaume Apollinaire et Tristan Tzara.
En 1919, Pisis s'installe à Rome où, parallèlement à son métier de professeur de lycée, il commence à peindre, notamment des paysages urbains, des marines et des natures mortes. Le caractère très émotionnel de ses poésies se retrouve dans sa peinture. Il prend conscience de son homosexualité à cette époque et devient aussi ami avec Julius Evola ce qui lui permet de verser dans un certain ésotérisme et de le traduire dans son œuvre. Après avoir écrit de la prose et de la poésie recueillies dans I Canti de la Croara et Emporio en 1916, il commence à écrire en 1920 un essai intitulé La cittа dalle 100 meraviglie, publié à Rome en 1923.
En 1925, il vit à Paris à la recherche de nouvelles inspirations et y demeure jusqu'en 1939. Il est influencé par Manet, Corot, Matisse et le Fauvisme. Il fait une exposition personnelle en1926, à Paris à la Galerie Au Sacre du Printemps, avec une présentation de Chirico. Il écrit des articles pour L'Italia Letteraria et d'autres revues mineures. Il se lie avec le peintre Onofrio Martinelli, déjà rencontré à Rome. Entre 1927 et 1928, ils partagent même un appartement-atelier rue Bonaparte. Il fait alors partie du groupe des Italiens de Paris (italiani di Parigi) qui comprend Chirico, Savinio, Massimo Campigli, Mario Tozzi, Renato Paresce et Severo Pozzati, ainsi que le critique français d'origine polonaise Waldemar George. Ce dernier écrit la première monographie de Pisis en 1928 présentée à l'exposition Appels d'Italie de la Biennale de Venise de 1930. Durant sa période parisienne, l'artiste visite Londres, au cours de trois brefs séjours, et se lie d'amitié avec Vanessa Bell et Duncan Grant. En 1934, la Galerie des Quatre Temps organise une exposition « Les fleurs de Filippo de Pisis ». En mai 1936, il expose cinq tableaux à l'exposition du Jeu de Paume, « Art italien des XIX et XXe siècles ». En mars 1937, il participe à une exposition à la galerie Rive Gauche, intitulée « Epoque métaphysique » avec Max Jacob et Jean Cocteau, dont le catalogue est préfacé par Henri Sauguet.
Entre 1943 et 1949, il s'installe à Venise où il mène une vie dispendieuse et parfois extravagante. Il s'inspire de Guardi et des maîtres vénitiens du XVIIIe siècle. Il fait la connaissance du jeune peintre Silvan Gastone Ghigi (1928-1973) dont il devient le mentor. Il retourne à Paris entre 1947 et 1948 avec Silvan Gastone Ghigi. Filippo de Pisis est alors atteint des premiers symptômes d'athérosclérose. Souffrant depuis très longtemps de violents maux de tête, l'artiste doit être hospitalisé les trois dernières années de sa vie à la Villa Fiorita à Brugherio (au nord de Milan). Il continue pourtant à peindre sporadiquement et meurt en 1956.
Son œuvre peint a été montré deux fois à la Biennale de Venise, la première fois en 1948 avec une trentaine de ses tableaux, la dernière fois à titre posthume. Une grande rétrospective se tient dans sa ville natale en 1996 et une autre au Musée d'art moderne de Turin en 2005. Ses tableaux sont visibles à la Galerie nationale d'art moderne de Rome а côté de tableaux de Giorgio de Chirico, au Palazzo Romagnoli, où sont conservés deux toiles de la Collection Verzocchi (1949-1950), et au Musée de Grenoble où une de ses toiles est conservée ; elles sont essentiellement visibles pour le public au Musée Filippo de Pisis de Ferrare. La plupart de ses œuvres font partie de collections privées.
Une partie plus méconnue de son œuvre comprend des études de nus masculins, témoins poétiques de ses propres affinités sentimentales.

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samedi 24 novembre 2018

Filippo de Pisis (1896-1956) - Natura morta con nudi e vino



Filippo de Pisis (1896 - 1956)
Natura morta con nudi e vino
Private owner

 Que voit on ? Ce qu'indique le titre  : une nature morte très frugale à la botte de radis, aux oignons et au quignon de pain avec un verre et une bouteille de vins, sur fond de ce qui semble être une toile enduite et encadrée d'une bande grise et  une autre toile ou figure l'esquisse d'un nu masculin.

  Rappel biographique : Luigi Filippo Tibertelli dit Filippo de Pisis  est un poète et un peintre italien.
Né dans une famille fortunée de l'aristocratie italienne - la famille des marquis Tibertelli descendante d'un condottiere de Pise (d'où le nom qu'il choisit) établie à Ferrare au 16e siècle - il reçoit une éducation à domicile avec des précepteurs et des prêtres, en compagnie de sa sœur, à laquelle il demeure toute sa vie fort attaché. Il s'initie à la peinture avec un maître de  Ferrare, Odoardo Domenichini. Il s'intéresse aussi très tôt à la poésie métaphysique et se fait connaître avec la publication d'une première plaquette de poésie. Cela lui permet d'entrer en relation avec Giorgio de Chirico en 1915 qui exerce une forte influence sur ses premiers tableaux. Il fait également la connaissance du frère de Chirico, Alberto Savinio, et en 1917 de Carlo Carrа. Ce sont les premiers représentants de la peinture métaphysique. Mobilisés, ils sont alors en garnison à Ferrare. Le jeune Pisis les guide dans sa ville natale et le groupe se réunit dans sa demeure familiale. C'est ici que sont exposées les premières œuvres de Chirico. Il entre en correspondance avec Guillaume Apollinaire et Tristan Tzara.
En 1919, Pisis s'installe à Rome où, parallèlement à son métier de professeur de lycée, il commence à peindre, notamment des paysages urbains, des marines et des natures mortes. Le caractère très émotionnel de ses poésies se retrouve dans sa peinture. Il prend conscience de son homosexualité à cette époque et devient aussi ami avec Julius Evola ce qui lui permet de verser dans un certain ésotérisme et de le traduire dans son œuvre. Après avoir écrit de la prose et de la poésie recueillies dans I Canti de la Croara et Emporio en 1916, il commence à écrire en 1920 un essai intitulé La cittа dalle 100 meraviglie, publié à Rome en 1923.
En 1925, il vit à Paris à la recherche de nouvelles inspirations et y demeure jusqu'en 1939. Il est influencé par Manet, Corot, Matisse et le Fauvisme. Il fait une exposition personnelle en1926, à Paris à la Galerie Au Sacre du Printemps, avec une présentation de Chirico. Il écrit des articles pour L'Italia Letteraria et d'autres revues mineures. Il se lie avec le peintre Onofrio Martinelli, déjà rencontré à Rome. Entre 1927 et 1928, ils partagent même un appartement-atelier rue Bonaparte. Il fait alors partie du groupe des Italiens de Paris (italiani di Parigi) qui comprend Chirico, Savinio, Massimo Campigli, Mario Tozzi, Renato Paresce et Severo Pozzati, ainsi que le critique français d'origine polonaise Waldemar George. Ce dernier écrit la première monographie de Pisis en 1928 présentée à l'exposition Appels d'Italie de la Biennale de Venise de 1930. Durant sa période parisienne, l'artiste visite Londres, au cours de trois brefs séjours, et se lie d'amitié avec Vanessa Bell et Duncan Grant. En 1934, la Galerie des Quatre Temps organise une exposition « Les fleurs de Filippo de Pisis ». En mai 1936, il expose cinq tableaux à l'exposition du Jeu de Paume, « Art italien des XIX et XXe siècles ». En mars 1937, il participe à une exposition à la galerie Rive Gauche, intitulée « Epoque métaphysique » avec Max Jacob et Jean Cocteau, dont le catalogue est préfacé par Henri Sauguet.
Entre 1943 et 1949, il s'installe à Venise où il mène une vie dispendieuse et parfois extravagante. Il s'inspire de Guardi et des maîtres vénitiens du XVIIIe siècle. Il fait la connaissance du jeune peintre Silvan Gastone Ghigi (1928-1973) dont il devient le mentor. Il retourne à Paris entre 1947 et 1948 avec Silvan Gastone Ghigi. Filippo de Pisis est alors atteint des premiers symptômes d'athérosclérose. Souffrant depuis très longtemps de violents maux de tête, l'artiste doit être hospitalisé les trois dernières années de sa vie à la Villa Fiorita à Brugherio (au nord de Milan). Il continue pourtant à peindre sporadiquement et meurt en 1956.
Son œuvre peint a été montré deux fois à la Biennale de Venise, la première fois en 1948 avec une trentaine de ses tableaux, la dernière fois à titre posthume. Une grande rétrospective se tient dans sa ville natale en 1996 et une autre au Musée d'art moderne de Turin en 2005. Ses tableaux sont visibles à la Galerie nationale d'art moderne de Rome а côté de tableaux de Giorgio de Chirico, au Palazzo Romagnoli, où sont conservés deux toiles de la Collection Verzocchi (1949-1950), et au Musée de Grenoble où une de ses toiles est conservée ; elles sont essentiellement visibles pour le public au Musée Filippo de Pisis de Ferrare. La plupart de ses œuvres font partie de collections privées.
Une partie plus méconnue de son œuvre comprend des études de nus masculins, témoins poétiques de ses propres affinités sentimentales.

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dimanche 5 janvier 2020

Filippo de Pisis (1896 - 1956) - Natura morta con mandorle


 


Filippo de Pisis (1896 - 1956)
Natura morta con mandorle, 1933
Private collection

Que voit-on ? Posé sur un entablement de pierre  quelques amandes fraîches dont deux sont brisées  pour dégager le fruit. Une feuille verte semble s'être posée à la dernière minute sur l'entablement.

 Rappel biographique : Luigi Filippo Tibertelli dit Filippo de Pisis est un poète et un peintre italien.
Né dans une famille fortunée de l'aristocratie italienne - la famille des marquis Tibertelli descendante d'un condottiere de Pise (d'où le nom qu'il choisit) établie à Ferrare au 16e siècle - il reçoit une éducation à domicile avec des précepteurs et des prêtres, en compagnie de sa sœur, à laquelle il demeure toute sa vie fort attaché. Il s'initie à la peinture avec un maître de  Ferrare, Odoardo Domenichini. Il s'intéresse aussi très tôt à la poésie métaphysique et se fait connaître avec la publication d'une première plaquette de poésie. Cela lui permet d'entrer en relation avec Giorgio de Chirico en 1915 qui exerce une forte influence sur ses premiers tableaux. Il fait également la connaissance du frère de Chirico, Alberto Savinio, et en 1917 de Carlo Carrа. Ce sont les premiers représentants de la peinture métaphysique. Mobilisés, ils sont alors en garnison à Ferrare. Le jeune Pisis les guide dans sa ville natale et le groupe se réunit dans sa demeure familiale. C'est ici que sont exposées les premières œuvres de Chirico. Il entre en correspondance avec Guillaume Apollinaire et Tristan Tzara.
En 1919, Pisis s'installe à Rome où, parallèlement à son métier de professeur de lycée, il commence à peindre, notamment des paysages urbains, des marines et des natures mortes. Le caractère très émotionnel de ses poésies se retrouve dans sa peinture. Il prend conscience de son homosexualité à cette époque et devient aussi ami avec Julius Evola ce qui lui permet de verser dans un certain ésotérisme et de le traduire dans son œuvre. Après avoir écrit de la prose et de la poésie recueillies dans I Canti de la Croara et Emporio en 1916, il commence à écrire en 1920 un essai intitulé La cittа dalle 100 meraviglie, publié à Rome en 1923.
En 1925, il vit à Paris à la recherche de nouvelles inspirations et y demeure jusqu'en 1939. Il est influencé par Manet, Corot, Matisse et le Fauvisme. Il fait une exposition personnelle en1926, à Paris à la Galerie Au Sacre du Printemps, avec une présentation de Chirico. Il écrit des articles pour L'Italia Letteraria et d'autres revues mineures. Il se lie avec le peintre Onofrio Martinelli, déjà rencontré à Rome. Entre 1927 et 1928, ils partagent même un appartement-atelier rue Bonaparte. Il fait alors partie du groupe des Italiens de Paris (italiani di Parigi) qui comprend Chirico, Savinio, Massimo Campigli, Mario Tozzi, Renato Paresce et Severo Pozzati, ainsi que le critique français d'origine polonaise Waldemar George. Ce dernier écrit la première monographie de Pisis en 1928 présentée à l'exposition Appels d'Italie de la Biennale de Venise de 1930. Durant sa période parisienne, l'artiste visite Londres, au cours de trois brefs séjours, et se lie d'amitié avec Vanessa Bell et Duncan Grant. En 1934, la Galerie des Quatre Temps organise une exposition « Les fleurs de Filippo de Pisis ». En mai 1936, il expose cinq tableaux à l'exposition du Jeu de Paume, « Art italien des XIX et XXe siècles ». En mars 1937, il participe à une exposition à la galerie Rive Gauche, intitulée « Epoque métaphysique » avec Max Jacob et Jean Cocteau, dont le catalogue est préfacé par Henri Sauguet.
Entre 1943 et 1949, il s'installe à Venise où il mène une vie dispendieuse et parfois extravagante. Il s'inspire de Guardi et des maîtres vénitiens du XVIIIe siècle. Il fait la connaissance du jeune peintre Silvan Gastone Ghigi (1928-1973) dont il devient le mentor. Il retourne à Paris entre 1947 et 1948 avec Silvan Gastone Ghigi. Filippo de Pisis est alors atteint des premiers symptômes d'athérosclérose. Souffrant depuis très longtemps de violents maux de tête, l'artiste doit être hospitalisé les trois dernières années de sa vie à la Villa Fiorita à Brugherio (au nord de Milan). Il continue pourtant à peindre sporadiquement et meurt en 1956.
Son œuvre peint a été montré deux fois à la Biennale de Venise, la première fois en 1948 avec une trentaine de ses tableaux, la dernière fois à titre posthume. Une grande rétrospective se tient dans sa ville natale en 1996 et une autre au Musée d'art moderne de Turin en 2005. Ses tableaux sont visibles à la Galerie nationale d'art moderne de Rome а côté de tableaux de Giorgio de Chirico, au Palazzo Romagnoli, où sont conservés deux toiles de la Collection Verzocchi (1949-1950), et au Musée de Grenoble où une de ses toiles est conservée ; elles sont essentiellement visibles pour le public au Musée Filippo de Pisis de Ferrare. La plupart de ses œuvres font partie de collections privées.
Une partie plus méconnue de son œuvre comprend des études de nus masculins, témoins poétiques de ses propres affinités sentimentales.

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jeudi 3 mai 2018

Filippo de Pisis (1896-1956) - Natura morta col martin pescatore


Filippo de Pisis (1896-1956) 
 Natura morta col martin pescatore, 1925

Que voit-on ? Sur un entablement recouvert d'une feuille de papier kraft, disposés devant un petit tableau qui représente une marine et un éventail rond d'inspiration chinoise : un étui à cigarettes dont une cigarette a été extraite, un pot à tabac en argent ciselé et un Martin pêcheur mort dont le beau plumage bleu est déployé.

Rappel biographique : Luigi Filippo Tibertelli dit Filippo de Pisis est un poète et un peintre italien.
Né dans une famille fortunée de l'aristocratie italienne - la famille des marquis Tibertelli descendante d'un condottiere de Pise (d'où le nom qu'il choisit) établie à Ferrare au 16e siècle - il reçoit une éducation à domicile avec des précepteurs et des prêtres, en compagnie de sa sœur, à laquelle il demeure toute sa vie fort attaché. Il s'initie à la peinture avec un maître de  Ferrare, Odoardo Domenichini. Il s'intéresse aussi très tôt à la poésie métaphysique et se fait connaître avec la publication d'une première plaquette de poésie. Cela lui permet d'entrer en relation avec Giorgio de Chirico en 1915 qui exerce une forte influence sur ses premiers tableaux. Il fait également la connaissance du frère de Chirico, Alberto Savinio, et en 1917 de Carlo Carrа. Ce sont les premiers représentants de la peinture métaphysique. Mobilisés, ils sont alors en garnison à Ferrare. Le jeune Pisis les guide dans sa ville natale et le groupe se réunit dans sa demeure familiale. C'est ici que sont exposées les premières œuvres de Chirico. Il entre en correspondance avec Guillaume Apollinaire et Tristan Tzara.
En 1919, Pisis s'installe à Rome où, parallèlement à son métier de professeur de lycée, il commence à peindre, notamment des paysages urbains, des marines et des natures mortes. Le caractère très émotionnel de ses poésies se retrouve dans sa peinture. Il prend conscience de son homosexualité à cette époque et devient aussi ami avec Julius Evola ce qui lui permet de verser dans un certain ésotérisme et de le traduire dans son œuvre. Après avoir écrit de la prose et de la poésie recueillies dans I Canti de la Croara et Emporio en 1916, il commence à écrire en 1920 un essai intitulé La cittа dalle 100 meraviglie, publié à Rome en 1923.
En 1925, il vit à Paris à la recherche de nouvelles inspirations et y demeure jusqu'en 1939. Il est influencé par Manet, Corot, Matisse et le Fauvisme. Il fait une exposition personnelle en1926, à Paris à la Galerie Au Sacre du Printemps, avec une présentation de Chirico. Il écrit des articles pour L'Italia Letteraria et d'autres revues mineures. Il se lie avec le peintre Onofrio Martinelli, déjà rencontré à Rome. Entre 1927 et 1928, ils partagent même un appartement-atelier rue Bonaparte. Il fait alors partie du groupe des Italiens de Paris (italiani di Parigi) qui comprend Chirico, Savinio, Massimo Campigli, Mario Tozzi, Renato Paresce et Severo Pozzati, ainsi que le critique français d'origine polonaise Waldemar George. Ce dernier écrit la première monographie de Pisis en 1928 présentée à l'exposition Appels d'Italie de la Biennale de Venise de 1930. Durant sa période parisienne, l'artiste visite Londres, au cours de trois brefs séjours, et se lie d'amitié avec Vanessa Bell et Duncan Grant. En 1934, la Galerie des Quatre Temps organise une exposition « Les fleurs de Filippo de Pisis ». En mai 1936, il expose cinq tableaux à l'exposition du Jeu de Paume, « Art italien des XIX et XXe siècles ». En mars 1937, il participe à une exposition à la galerie Rive Gauche, intitulée « Epoque métaphysique » avec Max Jacob et Jean Cocteau, dont le catalogue est préfacé par Henri Sauguet.
Entre 1943 et 1949, il s'installe à Venise où il mène une vie dispendieuse et parfois extravagante. Il s'inspire de Guardi et des maîtres vénitiens du XVIIIe siècle. Il fait la connaissance du jeune peintre Silvan Gastone Ghigi (1928-1973) dont il devient le mentor. Il retourne à Paris entre 1947 et 1948 avec Silvan Gastone Ghigi. Filippo de Pisis est alors atteint des premiers symptômes d'athérosclérose. Souffrant depuis très longtemps de violents maux de tête, l'artiste doit être hospitalisé les trois dernières années de sa vie à la Villa Fiorita à Brugherio (au nord de Milan). Il continue pourtant à peindre sporadiquement et meurt en 1956.
Son œuvre peint a été montré deux fois à la Biennale de Venise, la première fois en 1948 avec une trentaine de ses tableaux, la dernière fois à titre posthume. Une grande rétrospective se tient dans sa ville natale en 1996 et une autre au Musée d'art moderne de Turin en 2005. Ses tableaux sont visibles à la Galerie nationale d'art moderne de Rome а côté de tableaux de Giorgio de Chirico, au Palazzo Romagnoli, où sont conservés deux toiles de la Collection Verzocchi (1949-1950), et au Musée de Grenoble où une de ses toiles est conservée ; elles sont essentiellement visibles pour le public au Musée Filippo de Pisis de Ferrare. La plupart de ses œuvres font partie de collections privées.
Une partie plus méconnue de son œuvre comprend des études de nus masculins, témoins poétiques de ses propres affinités sentimentales.

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dimanche 2 avril 2017

Filippo de Pisis (1896-1956) - Natura morta con calamaio


Filippo de Pisis (1896-1956) 
Natura morta con calamaio, 1951 
Collection privée 

Que voit on ?  Sur un entablement posé dans le coin d'un pièce éclairée par deux fenêtres d'orientation différentes, un sous-main sur lequel sont posés l'encrier qui donne son titre à cette nature morte et une pipe orientale. A même le bureau : un long porte-plume et sa plume en fer et une enveloppe fermée et cachetée dont on aperçoit nettement le cachet de cire rouge, seule tâche de couleur vive de ce tableau assez sombre et presque monochrome, si ce n'était la seconde tâche de couleur bleue visible dans l'encrier. A travers l'une des fenêtres (celle de gauche), on aperçoit, en contrebas dans la rue, un petit personnage pensif  pour ne pas dire préoccupé qui regarde à ses pieds, tête baissée.

Rappel biographique : Luigi Filippo Tibertelli dit Filippo de Pisis  est un poète et un peintre italien.
Né dans une famille fortunée de l'aristocratie italienne - la famille des marquis Tibertelli descendante d'un condottiere de Pise (d'où le nom qu'il choisit) établie à Ferrare au 16e siècle - il reçoit une éducation à domicile avec des précepteurs et des prêtres, en compagnie de sa sœur, à laquelle il demeure toute sa vie fort attaché. Il s'initie à la peinture avec un maître de  Ferrare, Odoardo Domenichini. Il s'intéresse aussi très tôt à la poésie métaphysique et se fait connaître avec la publication d'une première plaquette de poésie. Cela lui permet d'entrer en relation avec Giorgio de Chirico en 1915 qui exerce une forte influence sur ses premiers tableaux. Il fait également la connaissance du frère de Chirico, Alberto Savinio, et en 1917 de Carlo Carrа. Ce sont les premiers représentants de la peinture métaphysique. Mobilisés, ils sont alors en garnison à Ferrare. Le jeune Pisis les guide dans sa ville natale et le groupe se réunit dans sa demeure familiale. C'est ici que sont exposées les premières œuvres de Chirico. Il entre en correspondance avec Guillaume Apollinaire et Tristan Tzara.
En 1919, Pisis s'installe à Rome où, parallèlement à son métier de professeur de lycée, il commence à peindre, notamment des paysages urbains, des marines et des natures mortes. Le caractère très émotionnel de ses poésies se retrouve dans sa peinture. Il prend conscience de son homosexualité à cette époque et devient aussi ami avec Julius Evola ce qui lui permet de verser dans un certain ésotérisme et de le traduire dans son œuvre. Après avoir écrit de la prose et de la poésie recueillies dans I Canti de la Croara et Emporio en 1916, il commence à écrire en 1920 un essai intitulé La cittа dalle 100 meraviglie, publié à Rome en 1923.
En 1925, il vit à Paris à la recherche de nouvelles inspirations et y demeure jusqu'en 1939. Il est influencé par Manet, Corot, Matisse et le Fauvisme. Il fait une exposition personnelle en1926, à Paris à la Galerie Au Sacre du Printemps, avec une présentation de Chirico. Il écrit des articles pour L'Italia Letteraria et d'autres revues mineures. Il se lie avec le peintre Onofrio Martinelli, déjà rencontré à Rome. Entre 1927 et 1928, ils partagent même un appartement-atelier rue Bonaparte. Il fait alors partie du groupe des Italiens de Paris (italiani di Parigi) qui comprend Chirico, Savinio, Massimo Campigli, Mario Tozzi, Renato Paresce et Severo Pozzati, ainsi que le critique français d'origine polonaise Waldemar George. Ce dernier écrit la première monographie de Pisis en 1928 présentée à l'exposition Appels d'Italie de la Biennale de Venise de 1930. Durant sa période parisienne, l'artiste visite Londres, au cours de trois brefs séjours, et se lie d'amitié avec Vanessa Bell et Duncan Grant. En 1934, la Galerie des Quatre Temps organise une exposition « Les fleurs de Filippo de Pisis ». En mai 1936, il expose cinq tableaux à l'exposition du Jeu de Paume, « Art italien des XIX et XXe siècles ». En mars 1937, il participe à une exposition à la galerie Rive Gauche, intitulée « Epoque métaphysique » avec Max Jacob et Jean Cocteau, dont le catalogue est préfacé par Henri Sauguet.
Entre 1943 et 1949, il s'installe à Venise où il mène une vie dispendieuse et parfois extravagante. Il s'inspire de Guardi et des maîtres vénitiens du XVIIIe siècle. Il fait la connaissance du jeune peintre Silvan Gastone Ghigi (1928-1973) dont il devient le mentor. Il retourne à Paris entre 1947 et 1948 avec Silvan Gastone Ghigi. Filippo de Pisis est alors atteint des premiers symptômes d'athérosclérose. Souffrant depuis très longtemps de violents maux de tête, l'artiste doit être hospitalisé les trois dernières années de sa vie à la Villa Fiorita à Brugherio (au nord de Milan). Il continue pourtant à peindre sporadiquement et meurt en 1956.
Son œuvre peint a été montré deux fois à la Biennale de Venise, la première fois en 1948 avec une trentaine de ses tableaux, la dernière fois à titre posthume. Une grande rétrospective se tient dans sa ville natale en 1996 et une autre au Musée d'art moderne de Turin en 2005. Ses tableaux sont visibles à la Galerie nationale d'art moderne de Rome а côté de tableaux de Giorgio de Chirico, au Palazzo Romagnoli, où sont conservés deux toiles de la Collection Verzocchi (1949-1950), et au Musée de Grenoble où une de ses toiles est conservée ; elles sont essentiellement visibles pour le public au Musée Filippo de Pisis de Ferrare. La plupart de ses œuvres font partie de collections privées.
Une partie plus méconnue de son œuvre comprend des études de nus masculins, témoins poétiques de ses propres affinités sentimentales.

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mercredi 19 février 2020

Filippo de Pisis (1896-1956) - La bottiglia tragica





Filippo de Pisis (1896-1956)
La bottiglia tragica, 1927
Huile sur toile
Collection particulière

 Que voit on ? Une nature morte devant la fenêtre ou figure un plateau contenant 3 oranges et du raison, la palette du peintre, quelques esquisses froissées, quelques peintures en attente, un carnet d'aquarelles presque abandonné et l'élément qui donne le tire à la nature morte : la " Bouteille tragique ". Le rapport des objets les uns aux autres et de cet objet central au peintre est sans commentaire.

Rappel biographique : Luigi Filippo Tibertelli dit Filippo de Pisis est un poète et un peintre italien.
Né dans une famille fortunée de l'aristocratie italienne - la famille des marquis Tibertelli descendante d'un condottiere de Pise (d'où le nom qu'il choisit) établie à Ferrare au 16e siècle - il reçoit une éducation à domicile avec des précepteurs et des prêtres, en compagnie de sa sœur, à laquelle il demeure toute sa vie fort attaché. Il s'initie à la peinture avec un maître de  Ferrare, Odoardo Domenichini. Il s'intéresse aussi très tôt à la poésie métaphysique et se fait connaître avec la publication d'une première plaquette de poésie. Cela lui permet d'entrer en relation avec Giorgio de Chirico en 1915 qui exerce une forte influence sur ses premiers tableaux. Il fait également la connaissance du frère de Chirico, Alberto Savinio, et en 1917 de Carlo Carrа. Ce sont les premiers représentants de la peinture métaphysique. Mobilisés, ils sont alors en garnison à Ferrare. Le jeune Pisis les guide dans sa ville natale et le groupe se réunit dans sa demeure familiale. C'est ici que sont exposées les premières œuvres de Chirico. Il entre en correspondance avec Guillaume Apollinaire et Tristan Tzara.
Plus d'info sur Filipp de Pisis
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vendredi 25 septembre 2020

Filippo de Pisis (1896-1956) - Nature morte à la Truite

Filippo de Pisis (1896-1956) Nature morte à la Truite, 1951 Collection privée


Filippo de Pisis (1896-1956)
Nature morte à la Truite, 1951
Collection privée

Que voit on ?  Sur une table posé dans une pièce  qui évoque, avec sa lumière bleutée et glaciale, l'atmosphère d'un bloc opératoire : une truite morte mâchoires ouvertes, trois moules fermées et un papier journal froissé.
 

Rappel biographique : Luigi Filippo Tibertelli dit Filippo de Pisis est un poète et un peintre italien.
Né dans une famille fortunée de l'aristocratie italienne - la famille des marquis Tibertelli descendante d'un condottiere de Pise (d'où le nom qu'il choisit) établie à Ferrare au 16e siècle - il reçoit une éducation à domicile avec des précepteurs et des prêtres, en compagnie de sa sœur, à laquelle il demeure toute sa vie fort attaché. Il s'initie à la peinture avec un maître de Ferrare, Odoardo Domenichini. Il s'intéresse aussi très tôt à la poésie métaphysique et se fait connaître avec la publication d'une première plaquette de poésie. Cela lui permet d'entrer en relation avec Giorgio de Chirico en 1915 qui exerce une forte influence sur ses premiers tableaux. Il fait également la connaissance du frère de Chirico, Alberto Savinio, et en 1917 de Carlo Carrа. Ce sont les premiers représentants de la peinture métaphysique. Mobilisés, ils sont alors en garnison à Ferrare. Le jeune Pisis les guide dans sa ville natale et le groupe se réunit dans sa demeure familiale. C'est ici que sont exposées les premières œuvres de Chirico. Il entre en correspondance avec Guillaume Apollinaire et Tristan Tzara....

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mardi 18 septembre 2018

Felix Nussbaum (1904-1944) - Nature morte avec Masque, Gants et Ballon de Football

https://astilllifecollection.blogspot.com/2018/09/felix-nussbaum-1904-1944-nature-morte.html

Felix Nussbaum (1904-1944) 
Nature morte avec Masque, Gants et Ballon de Football, 1940
Musée d'art de la ville d'Osnabrück

Que voit on ? Plusieurs objets sont disposés sur un linge rose : un ballon de football, un papier enroulé laissant deviner une partie du mot « [TOMB]OLA », un réveil, un masque funéraire africain, un gant blanc et une pensée blanche et violette. A l’arrière-plan, on aperçoit la pleine lune, flottant dans un ciel sombre, au-dessus de la balustrade d’un balcon.
Nussbaum vivait caché lorsqu’il peignit ce tableau et cette œuvre exprime sa crainte de l'avenir. Le réveil représente la prise de conscience par Nussbaum du fait que son sort dépend du temps et qu’il ne lui en reste guère. Le billet de loterie symbolise la chance qui a tourné et le spectre de la mort, qui apparaît sous la forme d’un masque africain, plane au-dessus de l’ensemble.

Rappel biographique :  Felix Nussbaum  est un peintre juif allemand que l'on rattache habituellement au courant de la Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit). Son travail s'inspire également des oeuvres de Giorgio de Chirico, d'Henri Rousseau et de Van Gogh. Réfugié en Belgique après l'arrivée au pouvoir des nazis, il est déporté et assassiné dans le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau. La date précise de sa mort n'est pas connue, mais il a été enregistré à l'infirmerie du camp d'Auschwitz le 20 septembre 1944, ce qui laisse supposer qu'il est mort entre ce jour et celui de la libération du camp, le 27 janvier 1945.
Felix Nussbaum a  représenté à travers ses peintures la situation dans laquelle il se trouvait en tant que Juif allemand durant la période nazie. La peinture représentait pour lui un moyen de lutter contre ce régime et lui permettait de conserver une dignité humaine tout en lui donnant la force de survivre. Felix Nussbaum appartient à la « génération disparue » victime de l'Holocauste. Il fut longtemps oublié et ce n'est que dans le courant des années 70 que son oeuvre fut redécouvert.
Le musée d'art de la ville d'Osnabrück à établir une collection des œuvres de Felix Nussbaum qui compte  actuellement plus de 160 œuvres du peintre.

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vendredi 9 avril 2021

Pierre Roy (1881-1950) - La Naissance de Vénus

 

Pierre Roy (1881-1950), La Naissance de Vénus, 1920 Huile sur toile,  60 x 75cm  , Surréalisme,


Pierre Roy (1881-1950)
La Naissance de Vénus, 1920
Huile sur toile,  60 x 75cm
Collection privée 

Que voit on ?  Posé sur une pierre ponce ronde, un vase  et une coquille. Dans la coquille  : deux œufs d'oiseaux de mer, l'un bleu et l'autre blanc.  Dans le vase  : un corail mort planté dans un fragment de bois flotté.  Une écorce de bois flottée nouée par un ruban bleu complète cette nature morte crépusculaire, évocation  véritablement surréaliste de la naissance de Vénus.

Rappel biographique : « Pierre Roy est le plus grand méconnu du surréalisme » selon Louis Aragon et bien que la Revue de France l'ait affublé du titre de « père du surréalisme » , lui-même disant « détester les groupes et les appartenances » !!! Surréaliste ? Sans d aucun oute !!! Car dès 1925, Pierre Roy participe à la première exposition des peintres surréalistes aux côtés de Giorgio De Chirico, Max Ernst, Pablo Picasso  En 1926, il réalise sa première exposition particulière dont le catalogue est préfacé par Louis Aragon. En 1933, il est nommé pour cinq ans, peintre de la Marine. Il connaît le succès lors d'une exposition qui lui est consacrée à la Galerie des Beaux-Arts à paris en 1935. Il expose à l'Exposition universelle de 1937 et à la Galerie Montaigne en 1938 à Paris. Ces tableaux sont des mises en scène d'objets courants, représentés le plus fidèlement possible. Coquillages, légumes et fruits, bobines de laine, épis et graines, œufs, rubans sont assemblés, mélangés pour créer des scènes poétiques. En 1947, à un questionnaire du Museum of Modern Art de New York, il répond : « Je n'ai absolument, comme peintre, aucune philosophie. Quand je peins quoi que ce soit, je suis tout entier au plaisir de peindre. Je n'ai pas la moindre intention de symbolisme. Mais très souvent, parfois longtemps après avoir achevé mon tableau, je prends conscience de ce qui m'a inspiré et de ce que ma toile signifie. » Pierre Roy réalisa aussi de nombreuses couvertures sous forme de nature mortes surréalistes pour le magazine Vogue, des affiches publicitaire ou encore des décors de théâtre.

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mardi 6 juillet 2021

Pierre Roy (1881-1950) - California Poppy


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Pierre Roy (1881-1950) California Poppy, 1942 Collection privée



Pierre Roy (1881-1950)
California Poppy, 1942
Collection privée

Que voit-on ? Une nature morte de sachets de graines de fleurs  !  Sujet original certes comme la plupart  des sujets abordés par ce peintre,  d'autant qu'il a choisi l'intérieur d'une cabane jardinier pour les présenter. En compagnie de ces  sachets de graine : une libellule, un couteau  des pots en terre vides dans lesquels sont entreposées des étiquettes en bois... Par la minuscule lucarne de cette cabane en planchettes de bois, on aperçoit une somptueuse maison au fond d'un grand parc et d'une allée de sycomores. 


Rappel biographique : « Pierre Roy est le plus grand méconnu du surréalisme » selon Louis Aragon et bien que la Revue de France l'ait affublé du titre de « père du surréalisme » , lui-même disant « détester les groupes et les appartenances » !!! Surréaliste ? Sans d aucun doute !!! Car dès 1925, Pierre Roy participe à la première exposition des peintres surréalistes aux côtés de Giorgio De Chirico, Max Ernst, Pablo Picasso En 1926, il réalise sa première exposition particulière dont le catalogue est préfacé par Louis Aragon. En 1933, il est nommé pour cinq ans, peintre de la Marine. Il connaît le succès lors d'une exposition qui lui est consacrée à la Galerie des Beaux-Arts à paris en 1935. Il expose à l'Exposition universelle de 1937 et à la Galerie Montaigne en 1938 à Paris. Ces tableaux sont des mises en scène d'objets courants, représentés le plus fidèlement possible. Coquillages, légumes et fruits, bobines de laine, épis et graines, œufs, rubans sont assemblés, mélangés pour créer des scènes poétiques. En 1947, à un questionnaire du Museum of Modern Art de New York, il répond : « Je n'ai absolument, comme peintre, aucune philosophie. Quand je peins quoi que ce soit, je suis tout entier au plaisir de peindre. Je n'ai pas la moindre intention de symbolisme. Mais très souvent, parfois longtemps après avoir achevé mon tableau, je prends conscience de ce qui m'a inspiré et de ce que ma toile signifie. » Pierre Roy réalisa aussi de nombreuses couvertures sous forme de nature mortes surréalistes pour le magazine Vogue, des affiches publicitaire ou encore des décors de théâtre.

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vendredi 23 décembre 2022

Pierre Roy (1881-1950) - Nature morte pour couverture de Vogue du 1 juin 1936

 

Pierre Roy (1881-1950) Nature morte pour couverture de Vogue américain du 1 juin 1936 Collection Condé Nast

 
Pierre Roy (1881-1950)
Nature morte pour couverture de Vogue américain du 1 juin 1936
Impression sur Papier 34, 24, 5 cm
Collection Condé Nast

Que voit on ?  Un cadre en bois ouvert sur le ciel,la mer  et un parc à huitres, pour un  numéro d 'été de Vogue (édition américaine)  de Juin 1936. Sous le cadre : un coquillage,  des ciseaux à ongles, une épingle à cheveux, un poudrier et son toupet, une bouteille de vernis à ongles, une boite à fards, un page vierge... 

 
Rappel biographique : « Pierre Roy est le plus grand méconnu du surréalisme » selon Louis Aragon et bien que la Revue de France l'ait affublé du titre de « père du surréalisme », lui-même disant « détester les groupes et les appartenances » !!! Surréaliste ? Sans aucun doute !!! Car dès 1925, Pierre Roy participe à la première exposition des peintres surréalistes aux côtés de Giorgio De Chirico, Max Ernst, Pablo Picasso En 1926, il réalise sa première exposition particulière dont le catalogue est préfacé par Louis Aragon. En 1933, il est nommé pour cinq ans, peintre de la Marine. Il connaît le succès lors d'une exposition qui lui est consacrée à la Galerie des Beaux-Arts à paris en 1935. Il expose à l'Exposition universelle de 1937 et à la Galerie Montaigne en 1938 à Paris. Ces tableaux sont des mises en scène d'objets courants, représentés le plus fidèlement possible. Coquillages, légumes et fruits, bobines de laine, épis et graines, œufs, rubans sont assemblés, mélangés pour créer des scènes poétiques. En 1947, à un questionnaire du Museum of Modern Art de New York, il répond : « Je n'ai absolument, comme peintre, aucune philosophie. Quand je peins quoi que ce soit, je suis tout entier au plaisir de peindre. Je n'ai pas la moindre intention de symbolisme. Mais très souvent, parfois longtemps après avoir achevé mon tableau, je prends conscience de ce qui m'a inspiré et de ce que ma toile signifie. » Pierre Roy réalisa aussi de nombreuses couvertures sous forme de nature mortes surréalistes pour le magazine Vogue, des affiches publicitaire ou encore des décors de théâtre.

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samedi 25 février 2023

Pierre Roy (1881-1950) - Composition aux Poids et Mesures


Pierre Roy (1881-1950) Composition aux Poids et Mesures, 1932-33 Huile sur toile, 92 x 60 cm Collection privée (Christi'es)


Pierre Roy (1881-1950)
Composition aux Poids et Mesures, 1932-33
Huile sur toile, 92 x 60 cm
Collection privée (Christi'es)

Que voit on ?  Et des poids et des mesures dans cette nature morte, il y ne beaucoup plus que deux ! Tous y sont , de la plume d'oie au kilogramme en passant par le gramme, le litre, le décilitre, la pinte, le mètre de couturière, le mètre métallique, le fil à plomb... le tout posé dans un sorte de boite-cadre à la manière de Juan Sanchez Cotan mais sur un fond de paysage maritime.

Rappel biographique : « Pierre Roy est le plus grand méconnu du surréalisme » selon Louis Aragon et bien que la Revue de France l'ait affublé du titre de « père du surréalisme » , lui-même disant « détester les groupes et les appartenances » !!! Surréaliste ? Précisément sans doute !!! Car dès 1925, Pierre Roy participe à la première exposition des peintres surréalistes aux côtés de Giorgio De Chirico, Max Ernst, Pablo Picasso En 1926, il réalise sa première exposition particulière dont le catalogue est préfacé par Louis Aragon. En 1933, il est nommé pour cinq ans, peintre de la Marine. Il connaît le succès lors d'une exposition qui lui est consacrée à la Galerie des Beaux-Arts à paris en 1935. Il expose à l'Exposition universelle de 1937 et à la Galerie Montaigne en 1938 à Paris. Ces tableaux sont des mises en scène d'objets courants, représentés le plus fidèlement possible. Coquillages, légumes et fruits, bobines de laine, épis et graines, œufs, rubans sont assemblés, mélangés pour créer des scènes poétiques. En 1947, à un questionnaire du Museum of Modern Art de New York, il répond : « Je n'ai absolument, comme peintre, aucune philosophie. Quand je peins quoi que ce soit, je suis tout entier au plaisir de peindre. Je n'ai pas la moindre intention de symbolisme. Mais très souvent, parfois longtemps après avoir achevé mon tableau, je prends conscience de ce qui m'a inspiré et de ce que ma toile signifie. » Pierre Roy réalisa aussi de nombreuses couvertures sous forme de nature mortes surréalistes pour le magazine Vogue, des affiches publicitaire ou encore des décors de théâtre.


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vendredi 22 janvier 2021

Pierre Roy (1881-1950) - Le pot-au-feu



Pierre Roy (1881-1950)
Le pot-au-feu, 1931
Huile sur toile 60 x73 cm
Collection Privée (Artcurial) 

 
Que voit on ?  Divers légumes  dont deux poireaux, deux carottes, un navet, un chou, un oignon, un bouquet de feuille de laurier-sauce, assemblés pour un pot au feu sur un entablement de travertin ou adossés à une structure en clayettes. Le style est extrêmement réaliste (presque hyper-réaliste). Une autre composition très similaire (sans doute un pendant de celle-ci) mettant en scène un chou fleur, des gousses d'ail, des bottes d'oignons et des escargots existe.

Rappel biographique : « Pierre Roy est le plus grand méconnu du surréalisme » selon Louis Aragon et bien que la Revue de France l'ait affublé du titre de « père du surréalisme » , lui-même disant « détester les groupes et les appartenances » !!! Surréaliste ? Précisément sans doute !!! Car dès 1925, Pierre Roy participe à la première exposition des peintres surréalistes aux côtés de Giorgio De Chirico, Max Ernst, Pablo Picasso  En 1926, il réalise sa première exposition particulière dont le catalogue est préfacé par Louis Aragon. En 1933, il est nommé pour cinq ans, peintre de la Marine. Il connaît le succès lors d'une exposition qui lui est consacrée à la Galerie des Beaux-Arts à paris en 1935. Il expose à l'Exposition universelle de 1937 et à la Galerie Montaigne en 1938 à Paris. Ces tableaux sont des mises en scène d'objets courants, représentés le plus fidèlement possible. Coquillages, légumes et fruits, bobines de laine, épis et graines, œufs, rubans sont assemblés, mélangés pour créer des scènes poétiques. En 1947, à un questionnaire du Museum of Modern Art de New York, il répond : « Je n'ai absolument, comme peintre, aucune philosophie. Quand je peins quoi que ce soit, je suis tout entier au plaisir de peindre. Je n'ai pas la moindre intention de symbolisme. Mais très souvent, parfois longtemps après avoir achevé mon tableau, je prends conscience de ce qui m'a inspiré et de ce que ma toile signifie. » Pierre Roy réalisa aussi de nombreuses couvertures sous forme de nature mortes surréalistes pour le magazine Vogue, des affiches publicitaire ou encore des décors de théâtre.

 
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mercredi 13 avril 2022

Felix Nussbaum (1904-1944) - Nature morte à la balance de cuisine


Felix Nussbaum (1904-1944), Nature morte à la balance de cuisine, Collection privée


Felix Nussbaum (1904-1944),
Nature morte à la balance de cuisine,1940
Collection privée

Que voit on ? Ce que décrit le titre qui met l'accent en particulier sur la balance de cuisine qui ressemble à une horloge d'ailleurs, et dont l'ombre se projette contre mur ainsi que celle de toute la table, et d'une des deux bouteilles qui s'y trouvent.

Rappel biographique : Felix Nussbaum est un peintre juif allemand que l'on rattache habituellement au courant de la Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit). Son travail s'inspire également des oeuvres de Giorgio de Chirico, d'Henri Rousseau et de Van Gogh. Réfugié en Belgique après l'arrivée au pouvoir des nazis, il est déporté et assassiné dans le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau. La date précise de sa mort n'est pas connue, mais il a été enregistré à l'infirmerie du camp d'Auschwitz le 20 septembre 1944, ce qui laisse supposer qu'il est mort entre ce jour et celui de la libération du camp, le 27 janvier 1945.
Felix Nussbaum a représenté à travers ses peintures la situation dans laquelle il se trouvait en tant que Juif allemand durant la période nazie. La peinture représentait pour lui un moyen de lutter contre ce régime et lui permettait de conserver une dignité humaine tout en lui donnant la force de survivre. Felix Nussbaum appartient à la « génération disparue » victime de l'Holocauste. Il fut longtemps oublié et ce n'est que dans le courant des années 70 que son oeuvre fut redécouvert.
Le musée d'art de la ville d'Osnabrück à établir une collection des œuvres de Felix Nussbaum qui compte actuellement plus de 160 œuvres du peintre.
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jeudi 1 décembre 2022

Pierre Roy (1881-1950) - Coquillages


Pierre Roy (1881-1950) Coquillages Huile sur toile Collection privée


Pierre Roy (1881-1950)
Coquillages
Huile sur toile
Collection privée

Que voit on ? Quatre coquillages vides sur une plage abandonnés, selon l'expression célèbre,  avec en fond de toile un mer bien formée et une ciel de tempête. 

 
Rappel biographique : « Pierre Roy est le plus grand méconnu du surréalisme » selon Louis Aragon et bien que la Revue de France l'ait affublé du titre de « père du surréalisme », lui-même disant « détester les groupes et les appartenances » !!! Surréaliste ? Sans aucun doute !!! Car dès 1925, Pierre Roy participe à la première exposition des peintres surréalistes aux côtés de Giorgio De Chirico, Max Ernst, Pablo Picasso En 1926, il réalise sa première exposition particulière dont le catalogue est préfacé par Louis Aragon. En 1933, il est nommé pour cinq ans, peintre de la Marine. Il connaît le succès lors d'une exposition qui lui est consacrée à la Galerie des Beaux-Arts à paris en 1935. Il expose à l'Exposition universelle de 1937 et à la Galerie Montaigne en 1938 à Paris. Ces tableaux sont des mises en scène d'objets courants, représentés le plus fidèlement possible. Coquillages, légumes et fruits, bobines de laine, épis et graines, œufs, rubans sont assemblés, mélangés pour créer des scènes poétiques. En 1947, à un questionnaire du Museum of Modern Art de New York, il répond : « Je n'ai absolument, comme peintre, aucune philosophie. Quand je peins quoi que ce soit, je suis tout entier au plaisir de peindre. Je n'ai pas la moindre intention de symbolisme. Mais très souvent, parfois longtemps après avoir achevé mon tableau, je prends conscience de ce qui m'a inspiré et de ce que ma toile signifie. » Pierre Roy réalisa aussi de nombreuses couvertures sous forme de nature mortes surréalistes pour le magazine Vogue, des affiches publicitaire ou encore des décors de théâtre.

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mardi 1 octobre 2019

Tristram Paul Hillier (1905-1983) - The Green Bottle


Tristram Paul Hillier (1905-1983)
The Green Bottle, 1950
Southampton City Art Gallery

 Que voit on ?  Sur un entablement de bois  très classique ;  une pipe  éteinte et vide, un exemplaire  froissé du journal The Times, un bout de chiffon froissé encadré par deux pommes et une bouteille en verre vide à travers laquelle on peut voir et le tissu et le papier journal froissé en même temps que le reflet de ce qui se joue à l'opposé  de la piece, visiblement  très largement ouverte sur l'extérieur.  Le  style surréaliste du peintre (qui peut rappeler parfois celui de Magritte) s'accommode particulièrement bien du jeu des reflets.

Rappel biographique :  Tristram Hillier est né en 1905 à Pékin (Chine), et fut le dernier des quatre enfants d'un célèbre banquier et diplomate de la place.  En 1922, il retourna en Chine pour étudier la langue et, jusqu'en 1924, fréquenta le Christ's College de Cambridge  Il se rendit à la Slade en 1926, où il étudia avec Henry Tonks, puis à Paris où il étudia pendant deux ans avec André Lhote, ainsi qu'à l' Atelier Colarossi. C'est à Paris, qu'il rencontra de nombreux artistes du mouvement surréaliste comme Giorgio de Chirico et Max Ernst par exemple.
Contrairement a beaucoup d’autres  peintres de ce mouvement, il resta un peintre surréaliste toute sa vie. À partir de 1933, il fut membre du groupe Unit One dirigé par Paul Nash. 
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit dans la réserve de la marine royale avec les Français libres. Après la guerre, il vécut en France et en Espagne, puis alla vivre à East Pennard, dans le Somerset  en Angleterre. Son autobiographie, Leda and the Goose, a été publiée en 1954. Une exposition rétrospective de son travail a eu lieu à la galerie Worthing en 1960. Il a été nommé associé de l' Académie royale (ARA) en 1957 et académicien royal (RA) en 1967.

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