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mercredi 30 octobre 2019

Alberto Giacometti (1901-1966) - Nature morte aux pommes, 1948





Alberto Giacometti (1901-1966)
Nature morte aux pommes, c. 1948
Huile sur toile
Collection particulière

 Que voit on ?  Six pommes psées sur un plat  à peine esquissée et contenue dans un cadre  tracé d'une seul coup de pinceau à l'intérieur de la toile. Alberto Giacometti  à l'image de Gustave Courbet affectionnait particulièrement les pommes comme sujet de ses natures mortes, alors que son pèere Giovanni Giacometti avait peint très peu.

Rappel biographique : Alberto Giacometti est un sculpteur et un peintre suisse dont les peintures et dessins représentent un part importante de l'œuvre. Fils du grand peintre de montagne Giovanni Giacometti, Alberto est connu essentiellement pour ses portraits, bien qu'il ait peint également peint quelques paysages, des natures mortes avec une prédilection pour les pommes (et pas seulement dans sa jeunesse) et des tableaux abstraits (entre 1920 et 1930).
L'atelier représenté ici est « la caverne-atelier » dans lequel il a aménagé en décembre 1926 au n° 46, rue Hippolyte-Maindron dans 14e arrondissement de Paris. Malgré la petite taille et l'inconfort du lieu, il ne le quittera plus jamais. Son frère Diego, sculpteur et designer de meubles et luminaires, l'y rejoint de façon permanente en 1930. Bien que l'essentiel de sa production soit fait à Paris, Alberto Giacometti retourne régulièrement en Suisse, où il travaille dans les ateliers de son père, à Maloja, hameau de Stampa. C'est en 1946-1947 que s'affirme le nouveau style de Giacometti, caractérisé par de hautes figures filiformes. Sa production est stimulée par les relations qu'il renoue avec le marchand new-yorkais Pierre Matisse, qui accueille sa première exposition personnelle d'après-guerre en janvier 1948.  En juin 1951 a lieu sa première exposition d'après-guerre à Paris, à la galerie Maeght, où son ami Louis Clayeux l'a convaincu d'entrer. Il y présente des œuvres déjà montrées à la galerie Matisse, et plusieurs œuvres nouvelles, toutes en plâtre, dont Le Chat et Le Chien.Contrairement à une légende qui veut que Giacometti ait peint des natures mortes uniquement que dans sa jeunesse, les faits, têtus, prouvent le contraire puisque certaines d'entre elles passées récemment en vente chez Christie's sont datées et signées de 1957 !

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2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau

lundi 21 décembre 2020

Alberto Giacometti (1901-1966) - Nature morte avec une pomme,

https://astilllifecollection.blogspot.com/2020/12/alberto-giacometti-1901-1966-nature.html


Alberto Giacometti (1901-1966)
Nature morte avec une pomme, 1937
The Metropolitan Museum of Art, NYC

Que voit on ?  Une pomme solitaire posée sur une table  de cuisine.  Ce qui frappe dans cette magnifique nature morte c'est la petite taille de la pomme (à peine plus grande que la poignée du tiroir de la table). Perdue au milieu de  cette immensité de bois, mais bien mise en valeur sur son revêtement blanc comme un champ enneigé, elle n'en est que plus émouvante. La toile a été peinte par Giacometti en hommage à Cézanne (dont connait l'amour des pommes) après qu'il ait assisté  à une grande rétrospective Cézanne à Paris.

Rappel biographique : Alberto Giacometti est un sculpteur et un peintre suisse dont les peintures et dessins représentent un part importante de l'œuvre. Fils du grand peintre de montagnes Giovanni Giacometti, Alberto est connu essentiellement pour ses portraits, bien qu'il ait peint également peint quelques paysages, des natures mortes avec une prédilection pour les pommes (et pas seulement dans sa jeunesse) et des tableaux abstraits (entre 1920 et 1930).
L'atelier représenté ici est « la caverne-atelier » dans lequel il a aménagé en décembre 1926 au n° 46, rue Hippolyte-Maindron dans 14e arrondissement de Paris. Malgré la petite taille et l'inconfort du lieu, il ne le quittera plus jamais. Son frère Diego, sculpteur et designer de meubles et luminaires, l'y rejoint de façon permanente en 1930. Bien que l'essentiel de sa production soit fait à Paris, Alberto Giacometti retourne régulièrement en Suisse, où il travaille dans les ateliers de son père, à Maloja, hameau de Stampa. C'est en 1946-1947 que s'affirme le nouveau style de Giacometti, caractérisé par de hautes figures filiformes. Sa production est stimulée par les relations qu'il renoue avec le marchand new-yorkais Pierre Matisse, qui accueille sa première exposition personnelle d'après-guerre en janvier 1948. En juin 1951 a lieu sa première exposition d'après-guerre à Paris, à la galerie Maeght, où son ami Louis Clayeux l'a convaincu d'entrer. Il y présente des œuvres déjà montrées à la galerie Matisse, et plusieurs œuvres nouvelles, toutes en plâtre, dont Le Chat et Le Chien. Contrairement à une légende qui veut que Giacometti ait peint des natures mortes uniquement que dans sa jeunesse, les faits, têtus, prouvent le contraire puisque certaines d'entre elles passées récemment en vente chez Christie's sont datées et signées de 1957 et même celle ci -dessus datée de 1963 !

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dimanche 15 novembre 2020

Alberto Giacometti (1901-1966) - Bouquet de Physalis

https://astilllifecollection.blogspot.com/2020/11/alberto-giacometti-1901-1966-bouquet-de.html


Alberto Giacometti (1901-1966)
Bouquet de Physalis, c. 1963
Huile sur toile 42 × 25.5 cm
Collection privée 

Que voit-on ?  Sur un toile déjà munie d'un cadre peint en gris foncée, deux vase dont l'un vase en verre transparent contient des Physalis, une plante décorative que l'on appelle aussi Lanterne Japonaise en raison de l'enveloppe  translucide de ses fruits rouges.  

Rappel biographique : Alberto Giacometti est un sculpteur et un peintre suisse dont les peintures et dessins représentent un part importante de l'œuvre. Fils du grand peintre de montagnes Giovanni Giacometti, Alberto est connu essentiellement pour ses portraits, bien qu'il ait peint également peint quelques paysages, des natures mortes avec une prédilection pour les pommes (et pas seulement dans sa jeunesse) et des tableaux abstraits (entre 1920 et 1930).
L'atelier représenté ici est « la caverne-atelier » dans lequel il a aménagé en décembre 1926 au n° 46, rue Hippolyte-Maindron dans 14e arrondissement de Paris. Malgré la petite taille et l'inconfort du lieu, il ne le quittera plus jamais. Son frère Diego, sculpteur et designer de meubles et luminaires, l'y rejoint de façon permanente en 1930. Bien que l'essentiel de sa production soit fait à Paris, Alberto Giacometti retourne régulièrement en Suisse, où il travaille dans les ateliers de son père, à Maloja, hameau de Stampa. C'est en 1946-1947 que s'affirme le nouveau style de Giacometti, caractérisé par de hautes figures filiformes. Sa production est stimulée par les relations qu'il renoue avec le marchand new-yorkais Pierre Matisse, qui accueille sa première exposition personnelle d'après-guerre en janvier 1948. En juin 1951 a lieu sa première exposition d'après-guerre à Paris, à la galerie Maeght, où son ami Louis Clayeux l'a convaincu d'entrer. Il y présente des œuvres déjà montrées à la galerie Matisse, et plusieurs œuvres nouvelles, toutes en plâtre, dont Le Chat et Le Chien. Contrairement à une légende qui veut que Giacometti ait peint des natures mortes uniquement que dans sa jeunesse, les faits, têtus, prouvent le contraire puisque certaines d'entre elles passées récemment en vente chez Christie's sont datées et signées de 1957  et même celle ci -dessus datée de 1963 !

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vendredi 25 janvier 2019

Alberto Giacometti (1901-1966) - Nature morte aux pommes 1957



Alberto Giacometti (1901-1966) 
Nature morte aux pommes 1957 
Collection privée 

Que voit-on ? Le sujet favori de Giacometti dès lors qu'il peignait une nature morte : les pommes, une passion qu'il partage avec Gustave Courbet qui peignit uniquement des natures mortes de pommes. Ici les pommes sont neigeuses ou plâtreuses, comme recouvertes d'une cendre qui envahit l'ensemble de la composition.
Rappel biographique : Alberto Giacometti est un sculpteur et un peintre suisse dont les peintures et dessins représentent un part importante de l'œuvre. Fils du grand peintre de montagne Giovanni Giacometti, Alberto est connu essentiellement pour ses portraits, bien qu'il ait peint également peint quelques paysages, des natures mortes avec une prédilection pour les pommes (et pas seulement dans sa jeunesse) et des tableaux abstraits (entre 1920 et 1930).
L'atelier représenté ici est « la caverne-atelier » dans lequel il a aménagé en décembre 1926 au n° 46, rue Hippolyte-Maindron dans 14e arrondissement de Paris. Malgré la petite taille et l'inconfort du lieu, il ne le quittera plus jamais. Son frère Diego, sculpteur et designer de meubles et luminaires, l'y rejoint de façon permanente en 1930. Bien que l'essentiel de sa production soit fait à Paris, Alberto Giacometti retourne régulièrement en Suisse, où il travaille dans les ateliers de son père, à Maloja, hameau de Stampa. C'est en 1946-1947 que s'affirme le nouveau style de Giacometti, caractérisé par de hautes figures filiformes. Sa production est stimulée par les relations qu'il renoue avec le marchand new-yorkais Pierre Matisse, qui accueille sa première exposition personnelle d'après-guerre en janvier 1948.  En juin 1951 a lieu sa première exposition d'après-guerre à Paris, à la galerie Maeght, où son ami Louis Clayeux l'a convaincu d'entrer. Il y présente des œuvres déjà montrées à la galerie Matisse, et plusieurs œuvres nouvelles, toutes en plâtre, dont Le Chat et Le Chien.Contrairement à une légende qui veut que Giacometti ait peint des natures mortes uniquement que dans sa jeunesse, les faits, têtus, prouvent le contraire puisque certaines d'entre elles passées récemment en vente chez Christie's sont datées et signées de 1957 !

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mercredi 17 janvier 2018

Alberto Giacometti (1901-1966) - Pommes dans l'atelier





Alberto Giacometti (1901-1966)
Pommes dans l'atelier, 1950
Private collection

Que voit on ? Dans l'atelier du célèbre peintre et sculpteur traité en grisaille, posés sur un tabouret trois pommes rouges peintes dans leur couleur éclairent toute la toile d'une lumière presque surnaturelle sans pour autant gommer chaque détail de l'atelier : les toiles en devenir, une ou deux sculptures en sentinelles dans le lointain, les pieds de l'établi...  Il existe plusieurs versions de ces pommes sur un tabouret peintes exactement à la même époque. Ce blog en présentent deux réalisées dans le même cadrage mais avec des différences de lumière et de mise en scène assez sensible. 

Rappel biographique : Alberto Giacometti est un sculpteur et un peintre suisse dont les peintures et dessins représentent un part importante de l'œuvre. Fils du grand peintre de montagne Giovanni Giacometti, Alberto est connu essentiellement pour ses portraits, bien qu'il ait peint également peint quelques paysages, des natures mortes avec une prédilection pour les pommes (et pas seulement dans sa jeunesse) et des tableaux abstraits (entre 1920 et 1930).
L'atelier représenté ici est « la caverne-atelier » dans lequel il a aménagé en décembre 1926 au n° 46, rue Hippolyte-Maindron dans 14e arrondissement de Paris. Malgré la petite taille et l'inconfort du lieu, il ne le quittera plus jamais. Son frère Diego, sculpteur et designer de meubles et luminaires, l'y rejoint de façon permanente en 1930. Bien que l'essentiel de sa production soit fait à Paris, Alberto Giacometti retourne régulièrement en Suisse, où il travaille dans les ateliers de son père, à Maloja, hameau de Stampa. C'est en 1946-1947 que s'affirme le nouveau style de Giacometti, caractérisé par de hautes figures filiformes. Sa production est stimulée par les relations qu'il renoue avec le marchand new-yorkais Pierre Matisse, qui accueille sa première exposition personnelle d'après-guerre en janvier 1948.  En juin 1951 a lieu sa première exposition d'après-guerre à Paris, à la galerie Maeght, où son ami Louis Clayeux l'a convaincu d'entrer. Il y présente des œuvres déjà montrées à la galerie Matisse, et plusieurs œuvres nouvelles, toutes en plâtre, dont Le Chat et Le Chien.Contrairement à une légende qui veut que Giacometti ait peint des natures mortes uniquement que dans sa jeunesse, les faits, têtus, prouvent le contraire puisque certaines d'entre elles passées récemment en vente chez Christie's sont datées et signées de 1957 !
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mardi 27 février 2018

Alberto Giacometti (1901-1966) - Nature morte aux pommes (3)


Alberto Giacometti (1901-1966) 
Nature morte aux pommes
Collection privée

Que voit-on ?  Sur un tabouret d'atelier : quatre pommes vertes et une rouge.
Cette composition est une variation sur le thème des pommes dans l'atelier déjà présentées dans ce blog 

Rappel biographique : Alberto Giacometti est un sculpteur et un peintre suisse dont les peintures et dessins représentent un part importante de l'œuvre. Fils du grand peintre de montagne Giovanni Giacometti, Alberto est connu essentiellement pour ses portraits, bien qu'il ait peint également peint quelques paysages, des natures mortes avec une prédilection pour les pommes (et pas seulement dans sa jeunesse) et des tableaux abstraits (entre 1920 et 1930).
L'atelier représenté ici est « la caverne-atelier » dans lequel il a aménagé en décembre 1926 au n° 46, rue Hippolyte-Maindron dans 14e arrondissement de Paris. Malgré la petite taille et l'inconfort du lieu, il ne le quittera plus jamais. Son frère Diego, sculpteur et designer de meubles et luminaires, l'y rejoint de façon permanente en 1930. Bien que l'essentiel de sa production soit fait à Paris, Alberto Giacometti retourne régulièrement en Suisse, où il travaille dans les ateliers de son père, à Maloja, hameau de Stampa. C'est en 1946-1947 que s'affirme le nouveau style de Giacometti, caractérisé par de hautes figures filiformes. Sa production est stimulée par les relations qu'il renoue avec le marchand new-yorkais Pierre Matisse, qui accueille sa première exposition personnelle d'après-guerre en janvier 1948.  En juin 1951 a lieu sa première exposition d'après-guerre à Paris, à la galerie Maeght, où son ami Louis Clayeux l'a convaincu d'entrer. Il y présente des œuvres déjà montrées à la galerie Matisse, et plusieurs œuvres nouvelles, toutes en plâtre, dont Le Chat et Le Chien.Contrairement à une légende qui veut que Giacometti ait peint des natures mortes uniquement que dans sa jeunesse, les faits, têtus, prouvent le contraire puisque certaines d'entre elles passées récemment en vente chez Christie's sont datées et signées de 1957 !

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mardi 23 avril 2019

Giovanni Giacometti (1868-1933) - Vasi


Giovanni Giacometti  (1868-1933)
Vasi, 1919 
Collection Pictet, Suisse 

Giovanni Giacometti était un peintre suisse, le père du célèbre peintre et sculpteur Alberto Giacometti, et de Diego Giacometti, le concepteur de mobilier ainsi que le père de l'architecte Bruno Giacometti ! 
En 1886, il étudie la peinture à l'École des arts décoratifs de Munich, où il rencontre Cuno Amiet l'année suivante. Tous deux décident de poursuivre leurs études à Paris. En octobre, il se trouvait à l'Académie Julian, où Giacometti reste jusqu'en 1891.
En 1893, peu de temps après son retour en Suisse, à Bergell, il se lie d'amitié avec Giovanni Segantini, son aîné de dix ans, qui exerce une grande influence sur son travail en l'ouvrant à la beauté du paysage de montagne et aux règles du divisionnisme. Après sa mort soudaine en 1899, Giacometti rencontre Ferdinand Hodler, qui lui apprend à créer une composition rigoureuse et ornementale en utilisant des formes et des couleurs appropriées.
Il voit régulièrement Cuno Amiet, qui après une année passée à Pont-Aven, a partagé son expérience avec lui. En 1900, il expose au pavillon suisse de l'Exposition universelle à Paris. À partir de 1905, Giacometti travaille à nouveau avec une grande complicité avec Amiet et commence à se libérer de l'influence de Segantini. En 1906, a organisé une exposition de son travail à la Kunstlerhaus Zurich. En 1907, il se rend à Paris avec Amiet pour la rétrospective Cézanne au Salon d'Automne. Ils copient toutes les œuvres de Van Gogh. En 1908, il expose avec les Fauves français à la galerie Richter de Dresde.
En 1909, la galerie Tannhauser présente ses œuvres à Munich. Il rencontre Alexi von Jawlensky et participe en 1911 à la sécession de Berlin. En 1912, Giacometti présente une exposition personnelle au Kunsthaus de Zurich et présente deux œuvres au Sonderbund de Cologne. En 1918, après la mort de Hodler, il commença à jouer un rôle important dans le monde politique suisse en tant qu'artiste engagé, à la suite de son ami Amiet.
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mardi 2 janvier 2024

Max Ernst (1891-1976) - Le Rossignol Chinois

Max Ernst (1891-1976) Le Rossignol Chinois, 1920 Photomontage, 12,2 x 8,8cm Musée des beaux-arts de Grenoble, France


Max Ernst (1891-1976)
Le Rossignol Chinois, 1920
Photomontage, 12,2 x 8,8cm
Musée des beaux-arts de Grenoble, France

Que voit-on ?  C'est une œuvre surréaliste, représentant en arrière-plan une bombe intacte dans un champ de paille et d'herbe. Le Rossignol est formé par une torpille, un éventail, deux bras humains. Ce photomontage dénonce la guerre et ridiculise les bombes considérées comme puissantes et performantes. Le surréalisme étant lié aux effets de ruptures et aux choses inattendues, Le Rossignol chinois mêlerait ainsi références  conscient et à l'inconscient. Son titre s'inspirerait du conte Le Rossignol et l'Empereur de Chine de Hans Christian Andersen. Une oeurve qui s'adapte parfaitement à l'absurdité absolue des temps à venir. 


Rappel Biographique : Max Ernst était un peintre allemand de la mouvance dada, surréaliste puis pataphysique. Né en Allemagne, il commence à étudier la philosophie à l'université de Bonn, mais il abandonne rapidement les cours pour se consacrer à l'art. En 1913, il rencontre Guillaume Apollinaire et Robert Delaunay et part à Paris,pour rejoindre, à Montparnasse, la cohorte d'artistes de toutes nationalités qui y travaillent.  En 1919,  il rend visite à Paul Klee et crée ses premières peintures, impressions à la main et collages ; il expérimente différents supports et matériaux. Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé dans l'armée allemande. Après la guerre, plein de nouvelles idées, il fonde avec Jean Arp et l'activiste social Alfred Grunwald le groupe Dada de Cologne mais deux ans plus tard, en 1922, il retourne à la communauté d'artistes de Montparnasse à Paris.
Expérimentant constamment, il invente en 1925 le frottage où il laisse courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture). Cette technique fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires. Elle s'apparente à l'écriture automatique des écrivains surréalistes  comme Paul Eluard et André Breton Qu'il côtoyait. En 1926 il collabore avec Joan Miro sur des dessins pour Sergei Diaghilev.
Puis il contribua largement à la naissance du mouvement surréaliste à Montparnasse. Après une période passée avec les surréalistes, il quitte leur groupe en partie à cause de Breton qui voulait écarter l'ami de Ernst, le poète Eluard. En 1934, il commence à sculpter, fréquentant Alberto Giacometti. En 1938, l'héritière américaine Peggy Guggenheim achète un bon nombre d'œuvres de Max Ernst qu'elle expose dans son nouveau musée à Londres.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Max Ernst est arrêté comme étranger ennemi, mais, avec l'aide du journaliste américain Varian Fry refugié à Marseille, il réussit à quitter le pays en compagnie de Peggy Guggenheim. Ils arrivent aux USA en 1941 et se marient l'année suivante. Max Ernst vit à New York où, à côté des peintres d'avant-garde Marcel Duchamp et Marc Chagall qui ont fui la guerre en Europe, il aide au développement de l'expressionnisme abstrait chez les peintres américains.
Son mariage avec Peggy Guggenheim se termine par un échec et il épouse Dorothea Tanning à Beverly Hills, en Californie, en octobre 1946, lors d'une double cérémonie avec Man Ray et Juliet Bowser. Max Ernst s'installe alors aux USA à Sedona, en Arizona. En 1948, il écrit le traité « Beyond Painting » puis part voyager en Europe en 1950.
En 1952, il devient satrape du Collège de Pataphysique. À partir de 1953, il s'installe définitivement à Paris et l'année suivante gagne les biennales de Venise.  En 1963, il déménage avec sa femme dans une petite ville du sud de la France, Seillans, où il continue à travailler. Il crée les décors d'un théâtre et une fontaine pour la ville d'Ambois. En 1975, une rétrospective a lieu au Musée Solomon R. Guggenheim à New York et les Galeries Nationales du Grand Palais de Paris publient un catalogue complet de ses œuvres. Max Ernst  est enterré au Cimetière du Père Lachaise à Paris.

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2024 - A Still Life Collection / Une inépuisable collection de natures mortes
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lundi 10 septembre 2018

Georges Bouche (1874-1941) - Nature morte au pichet


https://astilllifecollection.blogspot.com/2018/09/georges-bouche-1874-1941-nature-morte.html


Georges Bouche (1874-1941)
Nature morte au pichet
Collection particulière

 Que voit on ? Sur un coin de table un pichet une assiette et un fruit qui pourrait être un citron vert, peints avec la touche et la palette si particulière de ce très grand peintre français oublié dont chaque nature morte  - pourtant peinte dans un style extrêmement moderne - fait immédiatement penser  à celles qui sont présentes sur les murs des villas de Pompei.

Rappel biographique :  le peintre français, Georges Bouche commence à peindre dès l’âge de quatorze ans des petites toiles ;  il voue à ce moment là une admiration enthousiaste au peintre paysagiste lyonnais Louis-Hilaire Carrand (1821-1899) qu'il rencontre à la fin de sa vie, alors que celui-ci mène une existence misérable.  L'influence de ce très grand peintre proche de l'Ecole de Barbizon lui-même très influencé par Gustave Moreau se fera sentir de façon indélébile sur tout l'oeuvre de Georges Bouche.
D’abord élève d’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon, Bouche quitte sa ville natale et s’installe à Paris où il rencontre Pierre Laprade avec qui il se lie d’amitié et fonde un atelier commun. Les styles de l'un et l'autre sont pour un temps très entremêlés jusqu'au moment où, découvert par  le marchand Ambroise Vollard Laprade quitte l’atelier.
Georges Bouche épouse alors la peintre Emilie Charmy et continue à travailler seul, réagissant contre les facilités d’harmonies des Post-Impressionnistes et des Fauves, s’attachant à prouver que les excès de couleur risquent de tuer la lumière. A travers une pâte rugueuse, il obtient un effet de légèreté et de transparence inégalée dans le domaine de la peinture si ce n'est pas  Alberto Giacometti quelques années plus tard. En 1902, il expose pour la première fois et participe régulièrement au Salon d’automne, au Salon des indépendants et à la Nationale. Il est représenté à l’exposition des « Maîtres indépendants 1895-1937 » au Petit Palais de Paris.
Lorsqu’il rencontre le succès, Georges Bouche est au seuil de la mort. L’exposition de 1939 à Paris est la dernière de son vivant. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, le peintre se retire dans sa propriété d’Auvergne où il décède peut de temps après. Son oeuvre  magnifique est depuis son décès demeurée dans un oubli aussi injuste qu'incompréhensible, car il s 'agit là d'un très grand peintre du 20e siècle.

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dimanche 13 novembre 2022

Yannis Tsarouchis (1910-1989) - Nature morte aux paniers


Yannis Tsarouchis (1910-1989) Nature morte aux paniers,1929 Aquarelle, Collection privée


Yannis Tsarouchis (1910-1989)
Nature morte aux paniers,1929
Aquarelle
Collection privée 

Que voit on ?   Sur une commode a tiroir unique deux paniers, l'un rond et l'autre carré. L'un est rempli de rouleaux de papiers ; l'autre est recouvert d'un linge. Quelques fils enchevêtrés trainent sur l'entablement de la commode. 

Rappel  Biographique : Yannis Tsarouchis ( Γιάννης Τσαρούχης) était un peintre grec né au Pirée et formé à l' Ecole des Beaux-Arts d'Athènes (1929-1935). Entre 1925 et 1930, il réalise des peintures sur le motif et des décors de théâtre. En 1935 et 1936, il se rend Istanbul, en Italie à Paris où il rencontre des artistes comme Henri Matisse et Alberto Giacometti.
Il affectionnait particulièrement les portraits de sportifs, marins et militaires croisés dès son enfance dans le port du Pirée où il naquit. La peinture de marins attablés à une terrasse de café est sans doute un de ces thèmes favoris, prétexte à de multiples variations, souvent très homo-centrées.
Il a peint cependant quelques nature mortes, aujourd'hui moins célèbres que ses portraits

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mardi 26 septembre 2017

Max Ernst (1891-1976) - Untitled


Max Ernst (1891-1976)
Untitled, 1921 
National Galleries Scotland

 Que voit on ? Sous le titre " Sans titre " c'est bien une nature morte qui est présentée par Max Ernst qui en a réalisé très peu et revendiqué aucune sous l'appellation de nature morte,  pas même pas son  " Fleurs de coquillages " de 1929  conservé au Centre Pompidou à Paris. Dans cette gravure, il s'agit d'une nature morte d'objets tournant autour de l'idée du vin ou plutôt des contenants et des accessoires du breuvage à savoir : la bouteille, le verre, le bouchon, le tire-bouchon... l'explication est moins évidente quand il s'agit de s'attaquer à la bougie à ressort qui rappelle les dispositifs employés dans certaines ventes aux enchères lors des ventes à la bougie. La flamme de l'ivresse sans doute !

Rappel Biographique : Max Ernst était un peintre allemand de la mouvance dada, surréaliste puis pataphysique. Né en Allemagne, il commence à étudier la philosophie à l'université de Bonn, mais il abandonne rapidement les cours pour se consacrer à l'art. En 1913, il rencontre Guillaume Apollinaire et Robert Delaunay et part à Paris,pour rejoindre, à Montparnasse, la cohorte d'artistes de toutes nationalités qui y travaillent.  En 1919,  il rend visite à Paul Klee et crée ses premières peintures, impressions à la main et collages ; il expérimente différents supports et matériaux. Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé dans l'armée allemande. Après la guerre, plein de nouvelles idées, il fonde avec Jean Arp et l'activiste social Alfred Grunwald le groupe Dada de Cologne mais deux ans plus tard, en 1922, il retourne à la communauté d'artistes de Montparnasse à Paris.
Expérimentant constamment, il invente en 1925 le frottage où il laisse courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture). Cette technique fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires. Elle s'apparente à l'écriture automatique des écrivains surréalistes  comme Paul Eluard et André Breton Qu'il côtoyait. En 1926 il collabore avec Joan Miro sur des dessins pour Sergei Diaghilev.
Puis il contribua largement à la naissance du mouvement surréaliste à Montparnasse. Après une période passée avec les surréalistes, il quitte leur groupe en partie à cause de Breton qui voulait écarter l'ami de Ernst, le poète Eluard. En 1934, il commence à sculpter, fréquentant Alberto Giacometti. En 1938, l'héritière américaine Peggy Guggenheim achète un bon nombre d'œuvres de Max Ernst qu'elle expose dans son nouveau musée à Londres.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Max Ernst est arrêté comme étranger ennemi, mais, avec l'aide du journaliste américain Varian Fry refugié à Marseille, il réussit à quitter le pays en compagnie de Peggy Guggenheim. Ils arrivent aux USA en 1941 et se marient l'année suivante. Max Ernst vit à New York où, à côté des peintres d'avant-garde Marcel Duchamp et Marc Chagall qui ont fui la guerre en Europe, il aide au développement de l'expressionnisme abstrait chez les peintres américains.
Son mariage avec Peggy Guggenheim se termine par un échec et il épouse Dorothea Tanning à Beverly Hills, en Californie, en octobre 1946, lors d'une double cérémonie avec Man Ray et Juliet Bowser. Max Ernst s'installe alors aux USA à Sedona, en Arizona. En 1948, il écrit le traité « Beyond Painting » puis part voyager en Europe en 1950.
En 1952, il devient satrape du Collège de Pataphysique. À partir de 1953, il s'installe définitivement à Paris et l'année suivante gagne les biennales de Venise.  En 1963, il déménage avec sa femme dans une petite ville du sud de la France, Seillans, où il continue à travailler. Il crée les décors d'un théâtre et une fontaine pour la ville d'Ambois. En 1975, une rétrospective a lieu au Musée Solomon R. Guggenheim à New York et les Galeries Nationales du Grand Palais de Paris publient un catalogue complet de ses œuvres. Max Ernst  est enterré au Cimetière du Père Lachaise à Paris.

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mercredi 14 août 2019

Georges Bouche (1874-1941) - Nature morte devant la fenêtre



Georges Bouche (1874-1941)
Nature morte devant la fenêtre
Collection privée 

Qe voit on ? Sans doute l'une des natures mortes les plus lumineuses et les plus contrastées de ce peintre dont les compositions tendaient le plus souvent vers la monochromie ou l'extrême pâleur des coloris.  Celle -i fait donc figure d'exception dans son oeuvre, avec ces fruits rouges, ces citrons et ces fleurs d'une jaune  insolent, tranchant avec un paysage de fond beaucoup plus proche de la palette habituelle de Bouche.

Rappel biographique :  le peintre français, Georges Bouche commence à peindre dès l’âge de quatorze ans des petites toiles ;  il voue à ce moment là une admiration enthousiaste au peintre paysagiste lyonnais Louis-Hilaire Carrand (1821-1899) qu'il rencontre à la fin de sa vie, alors que celui-ci mène une existence misérable.  L'influence de ce très grand peintre proche de l'Ecole de Barbizon lui-même très influencé par Gustave Moreau se fera sentir de façon indélébile sur tout l'oeuvre de Georges Bouche.
D’abord élève d’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon, Bouche quitte sa ville natale et s’installe à Paris où il rencontre Pierre Laprade avec qui il se lie d’amitié et fonde un atelier commun. Les styles de l'un et l'autre sont pour un temps très entremêlés jusqu'au moment où, découvert par  le marchand Ambroise Vollard Laprade quitte l’atelier.
Georges Bouche épouse alors la peintre Emilie Charmy et continue à travailler seul, réagissant contre les facilités d’harmonies des Post-Impressionnistes et des Fauves, s’attachant à prouver que les excès de couleur risquent de tuer la lumière. A travers une pâte rugueuse, il obtient un effet de légèreté et de transparence inégalée dans le domaine de la peinture si ce n'est pas  Alberto Giacometti quelques années plus tard. En 1902, il expose pour la première fois et participe régulièrement au Salon d’automne, au Salon des indépendants et à la Nationale. Il est représenté à l’exposition des « Maîtres indépendants 1895-1937 » au Petit Palais de Paris.
Lorsqu’il rencontre le succès, Georges Bouche est au seuil de la mort. L’exposition de 1939 à Paris est la dernière de son vivant. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, le peintre se retire dans sa propriété d’Auvergne où il décède peut de temps après. Son oeuvre  magnifique est depuis son décès demeurée dans un oubli aussi injuste qu'incompréhensible, car il s 'agit là d'un très grand peintre du 20e siècle.
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jeudi 9 décembre 2021

Yannis Tsarouchis (1910-1989) - Clay Vase with Flowers

 

Yannis Tsarouchis (1910-1989) Clay Vase with Flowers, 1966. Huile sur toile , 85 x 70 cm. Collection privée

Yannis Tsarouchis (1910-1989)
Clay Vase with Flowers, 1966.
Huile sur toile , 85 x 70 cm.
Collection privée

Que voit -on ? Sur un entablement de marbre et un fond en contreplaqué (peints tous deux avec une belle maitrise du trompe l'œil) un vase en terre cuite  partiellement vernissée contenant une très belles composition d'arums et d'iris mauves presque noirs.   

Rappel biographique : Yannis Tsarouchis (1910-1989) ( Γιάννης Τσαρούχης) était un peintre grec né au Pirée et formé à l' Ecole des Beaux-Arts d'Athènes (1929-1935). Entre 1925 et 1930, il réalise des peintures sur le motif et des décors de théâtre. En 1935 et 1936, il se rend Istanbul, en Italie à Paris où il rencontre des artistes comme Henri Matisse et Alberto Giacometti.
Il affectionnait particulièrement les portraits de sportifs, marins et militaires croisés dès son enfance dans le port du Pirée où il naquit. La peinture de marins attablés à une terrasse de café est sans doute un de ces thèmes favoris, prétexte à de multiples variations, souvent très homo-centrées.
Il a peint cependant quelques nature mortes, aujourd'hui moins célèbres que ses portraits

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dimanche 5 mars 2023

Yannis Tsarouchis (1910-1989) - Montrouge rose in an English cup


Yannis Tsarouchis (1910-1989) Montrouge rose in an English cup, 1968. Private collection

 

Yannis Tsarouchis (1910-1989)
Montrouge rose in an English cup, 1968.
Private collection

 Que voit-on ? Une nature morte florale très inspirée de celles de Manet que  Yannis Tsarouchis peignit lors d'un séjour en France.  

Rappel Biographique : Yannis Tsarouchis ( Γιάννης Τσαρούχης) était un peintre grec né au Pirée et formé à l' Ecole des Beaux-Arts d'Athènes (1929-1935). Entre 1925 et 1930, il réalise des peintures sur le motif et des décors de théâtre. En 1935 et 1936, il se rend Istanbul, en Italie à Paris où il rencontre des artistes comme Henri Matisse et Alberto Giacometti.
Il affectionnait particulièrement les portraits de sportifs, marins et militaires croisés dès son enfance dans le port du Pirée où il naquit. La peinture de marins attablés à une terrasse de café est sans doute un de ces thèmes favoris, prétexte à de multiples variations, souvent très homo-centrées.
Il a peint cependant quelques nature mortes, aujourd'hui moins célèbres que ses portraits.

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lundi 27 juin 2016

Max Ernst (1891-1976) - Fleurs de coquillages



Max Ernst (1891-1976)
Fleurs de coquillages, 1929 
Centre Pompidou, Paris 

Cette œuvre a été récupérée en Allemagne après la chute du IIIème Reich et  attribué par l'office des biens privés en 1950, aux Musée nationaux français.

Rappel Biographique  :  Max Ernst était un peintre allemand de la mouvance dada, surréaliste puis pataphysique. Né  en Allemagne, il commence à étudier la philosophie à l'université de Bonn, mais il abandonne rapidement les cours pour se consacrer à l'art. En 1913, il rencontre Guillaume Apollinaire et Robert Delaunay et part à Paris,pour rejoindre, à Montparnasse, la cohorte d'artistes de toutes nationalités qui y travaillent.  En 1919,  il rend visite à Paul Klee et crée ses premières peintures, impressions à la main et collages ; il expérimente différents supports et matériaux. Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé dans l'armée allemande. Après la guerre, plein de nouvelles idées, il fonde avec Jean Arp et l'activiste social Alfred Grunwald le groupe Dada de Cologne mais deux ans plus tard, en 1922, il retourne à la communauté d'artistes de Montparnasse à Paris. 
Expérimentant constamment, il invente en 1925 le frottage où il laisse courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture). Cette technique fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires. Elle s'apparente à l'écriture automatique des écrivains surréalistes  comme Paul Eluard et André Breton Qu'il côtoyait. En 1926 il collabore avec Joan Miro sur des dessins pour Sergei Diaghilev. 
Puis il contribua largement à la naissance du mouvement surréaliste à Montparnasse. Après une période passée avec les surréalistes, il quitte leur groupe en partie à cause de Breton qui voulait écarter l'ami de Ernst, le poète Eluard. En 1934, il commence à sculpter, fréquentant Alberto Giacometti. En 1938, l'héritière américaine Peggy Guggenheim achète un bon nombre d'œuvres de Max Ernst qu'elle expose dans son nouveau musée à Londres. 
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Max Ernst est arrêté comme étranger ennemi, mais, avec l'aide du journaliste américain Varian Fry refugié à Marseille, il réussit à quitter le pays en compagnie de Peggy Guggenheim. Ils arrivent aux USA en 1941 et se marient l'année suivante. Max Ernst vit à New York où, à côté des peintres d'avant-garde Marcel Duchamp et Marc Chagall qui ont fui la guerre en Europe, il aide au développement de l'expressionnisme abstrait chez les peintres américains. 
Son mariage avec Peggy Guggenheim se termine par un échec et il épouse Dorothea Tanning à Beverly Hills, en Californie, en octobre 1946, lors d'une double cérémonie avec Man Ray et Juliet Bowser. Max Ernst s'installe alors aux USA à Sedona, en Arizona. En 1948, il écrit le traité « Beyond Painting » puis part voyager en Europe en 1950. 
En 1952, il devient satrape du Collège de Pataphysique. À partir de 1953, il s'installe définitivement à Paris et l'année suivante gagne les biennales de Venise. 
En 1963, il déménage avec sa femme dans une petite ville du sud de la France, Seillans, où il continue à travailler. Il crée les décors d'un théâtre et une fontaine pour la ville d'Ambois. En 1975, une rétrospective a lieu au Musée Solomon R. Guggenheim à New York et les Galeries Nationales du Grand Palais de Paris publient un catalogue complet de ses œuvres. Max Ernst  est enterré au Cimetière du Père Lachaise à Paris.

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mercredi 4 mars 2020

Sam Szafran (1934-2019) - Nature morte au pichet blanc


 


Sam Szafran (1934 - 2019)
Nature morte au pichet blanc, 1962
Collection particulière


Rappel biographique : Sam Szafran (1934-2019) pseudonyme de Samuel Berger, était un artiste peintre français, fils aîné de parents émigrés juifs polonais, Samuel Berger passe les premières années de son enfance dans le quartier des Halles à Paris. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il échappe à la rafle du Vélodrome d’Hiver et se cache dans un premier temps chez des paysans dans le Loiret, puis à Espalion (Aveyron), dans une famille de républicains espagnols. À dix ans, il est brièvement interné au camp de Drancy d’où il est libéré par les Américains, après la fuite des Allemands le 18 août.
Alors que son père et une grande partie de sa famille ont été massacrés dans les camps nazis, il est envoyé en 1944 par la Croix-Rouge à Winterthur en Suisse. En 1947, il embarque à Marseille avec sa mère et sa sœur pour Melbourne en Australie.
À son retour en France en 1951, totalement autodidacte, il suit quelques cours du soir de dessin dans les écoles de la Ville de Paris et mène une existence particulièrement rude et précaire.
Entre 1953 et 1958, il fréquente l’académie de la Grande Chaumière à Paris. À Saint-Germain-des-Prés et à Montparnasse, il fait la connaissance de Ipoustéguy, Nicolas de Staël, Jean-Paul Riopelle, Joan Mitchell, Yves Klein, Jean Tinguely et bien d’autres. Il découvre les collages de Kurt Schwitters, les matériologies et texturologies de Dubuffet et Hantaï . Il réalise alors ses premières œuvres abstraites et premiers collages.
Szafran retourne ensuite vers la figuration. Il produit une première série de Choux (1958–1965).
En 1960, une boîte de pastels offerte lui permet une tournure importante dans son œuvre, le pastel devenant sa pratique de prédilection. Alberto Giacometti, qu’il rencontre en 1964 devient officieusement son maître.
En 1964, l’artiste entre à la galerie Claude Bernard à Paris. Le collectionneur Jacques Kerchache organise sa première exposition personnelle en 19658. Par la suite, son œuvre va se resserrer autour de quelques thèmes : Ateliers (1969-1970), Imprimeries (1972), Escaliers (à partir de 1974).Szafran rejoint pour un temps Fernando Arrabal, Roland Topor et le groupe Panique en 1972. À l'occasion de l'exposition « 60-72. Douze ans d'art contemporain en France » au Grand Palais, il se lie d'une profonde amitié fraternelle avec Henri Cartier-Bresson dont il sera un temps le maître en dessin.
En 1977 et 1978, il réalise ses premières grandes aquarelles, variations sur ses thèmes de prédilection : Ateliers, Serres et Escaliers. C’est sur ces mêmes thèmes ainsi que sur celui des Villes, qu’il commence, vers 1987, à combiner le pastel et l’aquarelle, le sec et le mouillé. À partir de 1999, il aborde certains grands Paysages urbains.
En 2004 et 2005, il travaille avec le céramiste catalan Joan Gardy Artigas pour la réalisation des deux décors monumentaux Escalier et Philodendrons, destinés au Pavillon Szafran à la Fondation Gianadda, qui est inauguré en 2006.
Deux autres grandes rétrospectives vont suivre : « Sam Szafran – dessins, pastels et aquarelles » au musée Max Ernst de Brühl, près de Cologne en Allemagne (2010-2011) et « Cinquante ans de peinture » à la Fondation Pierre Gianadda (2013)14. Il y dévoile pour la première fois ses très grands formats.
En 2015 est inaugurée la salle Sam Szafran au Pavillon Szafran de la Fondation Pierre Gianadda à Martigny.

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vendredi 21 décembre 2018

Georges Bouche (1874-1941) - Les sardines



Georges Bouche (1874-1941)
Les sardines
Collection privée

Que voit on ? Deux sardines sans têtes et une avec tête,  posées sur un papier kraft de poissonnier gisant  à côté d'une salade... un retour de marché  très coloré pour ce peintre habituellement tenté par la monochromie.

Rappel biographique :  le peintre français, Georges Bouche commence à peindre dès l’âge de quatorze ans des petites toiles ;  il voue à ce moment là une admiration enthousiaste au peintre paysagiste lyonnais Louis-Hilaire Carrand (1821-1899) qu'il rencontre à la fin de sa vie, alors que celui-ci mène une existence misérable.  L'influence de ce très grand peintre proche de l'Ecole de Barbizon lui-même très influencé par Gustave Moreau se fera sentir de façon indélébile sur tout l'oeuvre de Georges Bouche.
D’abord élève d’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon, Bouche quitte sa ville natale et s’installe à Paris où il rencontre Pierre Laprade avec qui il se lie d’amitié et fonde un atelier commun. Les styles de l'un et l'autre sont pour un temps très entremêlés jusqu'au moment où, découvert par  le marchand Ambroise Vollard Laprade quitte l’atelier.
Georges Bouche épouse alors la peintre Emilie Charmy et continue à travailler seul, réagissant contre les facilités d’harmonies des Post-Impressionnistes et des Fauves, s’attachant à prouver que les excès de couleur risquent de tuer la lumière. A travers une pâte rugueuse, il obtient un effet de légèreté et de transparence inégalée dans le domaine de la peinture si ce n'est pas  Alberto Giacometti quelques années plus tard. En 1902, il expose pour la première fois et participe régulièrement au Salon d’automne, au Salon des indépendants et à la Nationale. Il est représenté à l’exposition des « Maîtres indépendants 1895-1937 » au Petit Palais de Paris.
Lorsqu’il rencontre le succès, Georges Bouche est au seuil de la mort. L’exposition de 1939 à Paris est la dernière de son vivant. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, le peintre se retire dans sa propriété d’Auvergne où il décède peut de temps après. Son oeuvre  magnifique est depuis son décès demeurée dans un oubli aussi injuste qu'incompréhensible, car il s 'agit là d'un très grand peintre du 20e siècle.

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mercredi 8 juin 2016

Pierre Alechinsky (1927...)



Pierre Alechinsky (1927...)
Nature morte, 1973
Collection Privée

Que voit on ? C'est une des rare nature morte peinte par Alechinsky et qui soit intitulée comme telle. En noir et blanc cette composition présente  dans un cadre bien délimité à la façon de peintres espagnols de l'âge d'or comme Cotan, un ensemble de fruits et de feuillages dans un ordonnancement disparate

Rappel biographique Pierre Alechinsky est un peintre et graveur, qui réunit dans son œuvre expressionnisme et surréalisme.  Il est devenu  devient très rapidement l'un des acteurs majeurs du monde artistique belge de l'après-guerre. Il fonde avec Olivier Strebelle et Michel Olyff dans une maison communautaire, les Ateliers du Marais. Après sa rencontre avec le poète Christian Dotremont, l'un des fondateurs du groupe CoBrA (mouvement créé en 1948, regroupant des artistes issus de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam, qui préconise un retour à un art plus provocant, agressif et audacieux), il adhçre en 1949 à ce mouvement d'avant-garde artistique, rejoignant Karel Appel, Constant, Jan Nieuwenhuys et Asger Jorn. Il participe aussitôt à la « Premiиre exposition internationale de CoBrA » au Stedelijk Museum.
Pendant la brève existence du groupe, il s'y implique très fortement, organisant des expositions, comme la « Deuxieme exposition internationale d'art expérimental CoBrA » au palais des beaux-arts de Bruxelles (1951), et contribuant à la réalisation de la revue « CoBrA ». Le rôle capital que joue pour lui le mouvement CoBrA tient autant aux personnes qu'aux idées défendues : spontanéité sans frein dans l'art, d'oщ rejet de l'abstraction pure et du « réalisme socialiste », refus de la spécialisation.
Aprиs la dissolution du groupe CoBrA, dont il perpétuera l'esprit (« CoBrA, c'est mon école », a-t-il dit), Pierre Alechinsky s'installe а Paris, oщ il va côtoyer les surréalistes. Il va compléter sa formation de graveur et s'initier à de nouvelles techniques à l'Atelier 17, dirigé par Stanley Hayter. C'est l'époque, а partir de 1952, oщ il se lie d'amitié avec Alberto Giacometti, Bram van Velde, Victor Brauner et où il commence une correspondance régulière avec le calligraphe japonais Shiryu Morita de Kyōto.
En 1965, André Breton, un an avant sa mort, invite Pierre Alechinsky а participer а la XIe Exposition internationale du Surréalisme, « L'Ecart Absolu ».
Pierre Alechinsky est depuis lors l'un des artistes contemporains les plus célébrés et exposés, de nomrbeuses commandes officielles lui ont été passées. 
De décembre 2007 à mars 2008, à l'occasion des quatre-vingts ans d'Alechinsky, les Musées royaux des beaux-arts de Belgique de Bruxelles lui rendent hommage аàtravers une exposition rétrospective de l'ensemble de la carrière de l'artiste et c'est à cette occasion qu'il déclara que  " l'Art actuel n'est qu'une question de relation ".
La galerie Lelong à Paris représente et expose régulièrement son œuvre  depuis 1979.

lundi 8 avril 2019

Georges Bouche (1874-1941) - Pichet et pot



Georges Bouche (1874-1941)
Pichet et pot
Collection particulière

Que voit on ? Ce que le titre décrit  rendu à travers une pâte épaisse et travaillée dans une crépusculaire et inquiétante monochromie de verts avec quelques nuances de jaune.

Rappel biographique :  le peintre français, Georges Bouche commence à peindre dès l’âge de quatorze ans des petites toiles ;  il voue à ce moment là une admiration enthousiaste au peintre paysagiste lyonnais Louis-Hilaire Carrand (1821-1899) qu'il rencontre à la fin de sa vie, alors que celui-ci mène une existence misérable.  L'influence de ce très grand peintre proche de l'Ecole de Barbizon lui-même très influencé par Gustave Moreau se fera sentir de façon indélébile sur tout l'oeuvre de Georges Bouche.
D’abord élève d’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon, Bouche quitte sa ville natale et s’installe à Paris où il rencontre Pierre Laprade avec qui il se lie d’amitié et fonde un atelier commun. Les styles de l'un et l'autre sont pour un temps très entremêlés jusqu'au moment où, découvert par  le marchand Ambroise Vollard Laprade quitte l’atelier.
Georges Bouche épouse alors la peintre Emilie Charmy et continue à travailler seul, réagissant contre les facilités d’harmonies des Post-Impressionnistes et des Fauves, s’attachant à prouver que les excès de couleur risquent de tuer la lumière. A travers une pâte rugueuse, il obtient un effet de légèreté et de transparence inégalée dans le domaine de la peinture si ce n'est pas  Alberto Giacometti quelques années plus tard. En 1902, il expose pour la première fois et participe régulièrement au Salon d’automne, au Salon des indépendants et à la Nationale. Il est représenté à l’exposition des « Maîtres indépendants 1895-1937 » au Petit Palais de Paris.
Lorsqu’il rencontre le succès, Georges Bouche est au seuil de la mort. L’exposition de 1939 à Paris est la dernière de son vivant. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, le peintre se retire dans sa propriété d’Auvergne où il décède peut de temps après. Son oeuvre  magnifique est depuis son décès demeurée dans un oubli aussi injuste qu'incompréhensible, car il s 'agit là d'un très grand peintre du 20e siècle.

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samedi 7 août 2021

Yannis Tsarouchis (1910-1989) - Pink Roses in a Vase, 1978.

Yannis Tsarouchis (1910-1989) Pink Roses in a Vase, 1978. Huile sur toile 44.5 x 36.5 cm. Collection privée


Yannis Tsarouchis (1910-1989)
Pink Roses in a Vase, 1978.
Huile sur toile 44.5 x 36.5 cm.
Collection privée

Que voit -on  ?  Yannis Tsarouchis plus connu pour ses portraits de marins et de militaires  au point de devenir une véritable "icône" de la scène gay  très à la mode en ce moment  n'en a pas moins peint aussi des paysages et quelques natures mortes dont certaines inspirées de Manet et de Henri Fantin Latour. Cette rose de couleur rose dans un vase blanc rappellera des souvenirs aux plus perspicaces des lecteurs de ce blog !   A vos devinettes. Prêt ?  Partez..

Rappel biographique : Yannis Tsarouchis (1910-1989) ( Γιάννης Τσαρούχης) était un peintre grec né au Pirée et formé à l' Ecole des Beaux-Arts d'Athènes (1929-1935). Entre 1925 et 1930, il réalise des peintures sur le motif et des décors de théâtre. En 1935 et 1936, il se rend Istanbul, en Italie à Paris où il rencontre des artistes comme Henri Matisse et Alberto Giacometti.
Il affectionnait particulièrement les portraits de sportifs, marins et militaires croisés dès son enfance dans le port du Pirée où il naquit. La peinture de marins attablés à une terrasse de café est sans doute un de ces thèmes favoris, prétexte à de multiples variations, souvent très homo-centrées.
Il a peint cependant quelques nature mortes, aujourdh'ui moins célèbres que ses portraits

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2021 - Men Portraits
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