Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Kupka. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Kupka. Trier par date Afficher tous les articles

samedi 3 mars 2018

François Kupka (1871-1957)


François Kupka (1871-1957) 
Le Chou, 1906 

Que voit-on ? Une des rares natures mortes et surtout une des rares toiles figuratives de ce maître de l'abstraction avec ce chou rouge peint en gros plan dont les magnifiques coloris verts et bordeaux  sont relevés par l'éclat de quelques raves posés à l'arrière du cadre devant un fond non figuratif. Le virage radical vers l'abstraction s'amorcera quatre années apres cette toile, en 1910.

 Rappel biographique :  Frantisek Kupka, dit François Kupka est un peintre tchèque comptant parmi les pères de l'abstraction avec Vassili Kandinsky, Gino Severini, Piet Mondrian, Kasimir Malevitch, Auguste Herbin et Robert Delaunay.
Durant ses quatre-vingt-cinq années de vie, il aura vu de nombreux bouleversements de l'art, du symbolisme au pop art, en passant par l'impressionnisme, le cubisme, et bien sûr l'art abstrait, mais il aura toujours  garder son indépendance, sa liberté par rapport à tous les grands mouvements  de l'Art. Bien qu'il soit un pionnier de l'abstraction, il refusera toujours l'appellation d'artiste abstrait, et s'en expliquera ainsi : « Ma peinture, abstraite ? Pourquoi ? La peinture est concrète : couleur, formes, dynamiques. Ce qui compte, c'est l'invention. On doit inventer et puis construire. »
La Grand Palais à Paris consacre à partir de la  fin du  mois de Mars 20178 une grande exposition à ce peintre majeur du 20e siècle.


jeudi 9 mars 2023

Zdeněk Tůma (1907-1943) Nature morte au Domino 1942.

Zdeněk Tůma (1907-1943) - Nature morte à la bouteille et au verre huile sur toile 53cmx 42.


Zdeněk Tůma (1907-1943)
Nature morte à la bouteille et au verre, 1942.
Huile sur toile, 53 x 42cm
Collection Privée

Que voit on ?  Ce que décrit le titre a quoi sahoute un domino, objet fétiche de ce peintre de mêm equ'une boute d'allumette et une allumette non utilisé. On note que verre et bouteille sont vides de tout contenu.

Rappel biographique : Zdeněk Tůma  était un peintre, paysagiste, portraitiste, costumier, scénographe et scénographe tchèque. Dès son plus jeune âge, il se fit remarquer par son gout pour le dessin et plus tard pour l'aquarelle. De  1921 à 1923, il fréquente l'école privée de peinture  de F. Engelmüller  qui est en réalité une école préparatoire  une préparation à des études complémentaires à l' Académie de peinture de Prague. Après avoir terminé ses études à l'académie, il obtient une bourse pour la France, où il part deux mois en 1931. Il renouvela le voyage en 1936 et séjourna en France plus d'un an. Il  résida  d'abord à Paris, où il étudia la peinture en privé avec  František Kupka, avant de se rendre  à Dieppe, en Bretagne, en Normandie  pour terminer son périple  à Leningrad (Saint-Pétersbourg). En 1936, il dessine pour diverses revues humoristique et effectue un court séjour à Londres, avant de revenir par Bordeaux  pour se fixer un peu à .Perpignan. Il passe ensuite toute l'année à Collioure, non loin de la frontière espagnole. Vers 1938, Zdeněk Tůma revint en Bohême, traversant toute la côte sud de la France, avec des escales à Marseille et Nice  Sa première exposition personnelle a également lieu en France à cette époque, où il expose des gouaches et des dessins créés lors de ses séjours. En 1939, Tůma se fixe à  Prague où il organise sa première exposition personnelle au Salon Topič, suivit par une  autre en 1942 à  la Galerie Vilímek. Il se consacre alors à la scénographie, métier qui lui permit de s'en sortir plus ou moins financièrement  en collaborant avec plusieurs théâtres de Prague. Au cours de sa courte vie, il créa des dizaines de scénographies et de costumes de scènes et participà à 24 pièces de théâtre. Zdeněk Tůma s'est suicidé le 14 décembre 1943 en s'empoisonnant au gaz dans l'appartement de sa maitresse.

 ____________________________________________

2023- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

 

dimanche 1 mars 2020

Guy Bardone (1927-2015) - Les Prunes bleues


  


Guy Bardone (1927-2015)
Les Prunes bleues
 huile sur toile, 73.7 x 100.3 cm
(Private collection - Christie's)


Rappel biographique : Après des études à l'école des Beaux-Arts de Lyon, le jurassien Guy Bardone entre en 1945 à l'Ecole supérieure des Arts décoratifs. En 1950, il rencontre le critique George Besson qui l'encourage et le conseille. Ce dernier lui consacrera une biographie en 1970…
En 1952, il obtient le Prix Félix Fénéon et commence à exposer dans divers salons et expositions de groupe, notamment en 1947, au 7ème salon des moins de 30 ans, au côté de Bernard Buffet et de Kupka. Il est sélectionné en 1953 à la très importante exposition de groupe "Célébrités et révélations de la peinture contemporaine" au Musée Galliera à Paris. Il participe pour la première fois en 1954 à l'exposition "Ecole de Paris" à la Galerie Charpentier. En 1957, il reçoit le Prix de la Fondation Greenshields, alors que Vlaminck, Dunoyer de Segonzac et Villon font partie du Jury.
A compter de 1957, il expose à "Peinture Contemporaine" (Moscou), à la Marlborough Gallery (Londres), à la Findlay Gallery (New York), chez Morgan Knott, (San Francisco), à la Wildenstein Gallery (Londres)… En 1969, il entre à la Galerie Taménaga (Paris/Tokyo).
Les dessins, aquarelles et huiles de Guy Bardone rayonnent de couleur, comme empreints des nombreux voyages de l'artiste. La sensualité émanant de son œuvre s'exprime dans la touche, l'épaisseur des couleurs, travaillée au couteau et à la brosse. C’est un art joyeux, chaleureux, optimiste, généreux. Résolument figuratif, il rappelle par sa sincérité, son amour pour la nature et le bonheur qu’il diffuse, l’art de Bonnard à qui Bardone vouait une admiration inconditionnelle.
Dans son catalogue raisonné, paru en 2000, plus de 700 œuvres se trouvent répertoriées… A cette œuvre impressionnante s’ajoutent de très nombreuses lithographies. Bardone a également réalisé plusieurs tapisseries. Il a, par ailleurs, illustré des ouvrages de bibliophilie, signés Marcel Aymé, Colette, Kessel, Montherlant...
Il est toujours présenté dans la Galerie Tanaka à Paris et la Galerie Artioli Findlay à Long Island (USA).
En 2008 a été inauguré le musée de la Fondation Guy Bardone-René Genis (Musée de l’Abbaye, Saint Claude) qui réunit l’importante collection réunie par Guy Bardone et son ami René Genis (nombreuses œuvres de Bonnard, Chagall, Picasso, Braque, Beaudin, Lesieur, Rebeyrolle, Gromaire, Buffet…). Des œuvres des deux donateurs sont également exposées dans ce musée.

____________________________________________

2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


mardi 7 février 2017

Jean Hélion (1904-1987) - Nature morte à la citrouille,

Jean Hélion (1904-1987) Nature morte à la citrouille, 1948 Collection privée

Jean Hélion (1904-1987)
Nature morte à la citrouille, 1948
Collection privée

Que voit on ? Ce qu'annonce le titre : une citrouille éventrée, posée sur un guéridon carré dont un pied est masqué par un parapluie noir. Au sol : une tranche de la citrouille du guéridon (si on peut dire), un baguette de pain, un journal, une enveloppe timbrée ouverte, un godillot et deux fils électriques entremêlées qui sortent d'une gaine murale. Autant d'éléments qui sont des éléments symboliques fétiches de ce peintre et illustrateur français injustement laissé à l'écart aujourd'hui.

Rappel biographique : le peintre français, Jean Hélion,  est un peintre complexe qui est passé de l'art abstrait à la figuration ce qui est un cas assez rare.  On peut le considérer, avec Fernand Léger, comme l'un des plus grands peintres français du 20e siècle, un des plus dérangeants, aussi, sûrement. En 1921, il découvre le Louvre par hasard et les tableaux de Philippe de Champaigne et de Poussin le subjuguent.  En 1927, Hélion fait la connaissance du peintre uruguayen Joaquin Torrès-Garcia, qui lui révèle le cubisme. Sensible, spontanément amoureux de tout ce qui vient à sa rencontre, son optimisme énergique lui fait accomplir une évolution rapide, depuis le réalisme expressionniste jusqu'aux limites de l'abstraction. Ses grands coups de pinceau débordent les objets, s'ordonnent par rapport au cadre. Ayant rencontré Van Doesburg en 1929, il forme avec lui le groupe Art concret et participe en 1930 à la fondation du mouvement Abstraction- Création avec Arp, Herbin, Delaunay, Kupka, Van Doesburg, Gleizes, Valmier, Tutundjian. Devenu l'un des tout premiers peintres abstraits français, il rencontre Léger, Calder, et va rendre visite à Naum Gabo à Berlin. Ses tableaux, géométriques, aérés, lumineux, puissants, vont s'ordonner, par l'introduction de lignes courbes dans l'agencement des plans, en « figures abstraites » : il déchiffre le monde à travers le filtre des formes géométriques, assez proche de celles d'un  Mondrian.
Apres la Seconde guerre mondiale, Jean Hélion, dont la situation financière a toujours été difficile, épouse Pegeen Guggenheim, fille de la richissime et extravagante Peggy Guggenheim, avec laquelle il eut trois enfants. ll se met dès lors à peindre d’après nature, et se consacre à une œuvre figurative, inspirée des scènes de la vie quotidienne. Il n'abandonnera plus l'art figuratif, allant même, dans les années 1950, jusqu'à l'extrême et, même, au grotesque. Il peint des natures mortes dans lesquelles il intègre des objets de la vie ordinaire — en particulier des citrouilles, des chapeaux melon et des parapluies —, objets chargés de symboles, qui trouvent dans ses œuvres une place permanente. Plus tard, il passera à un compromis avec une peinture intégrant des taches colorées.
Jean Hélion a toujours  exprimer dans ses œuvres la vivacité des couleurs et le rythme de ses compositions. Salué, dans les années 1960, par la nouvelle génération de peintres, celle de Gilles Aillaud ou Eduardo Arroyo, il est aujourd'hui considéré comme le précurseur des fauves allemands des années 1970  et des figuratifs des années 1980. Pourtant bizarrement, on retient généralement avant tout de lui son œuvre des années 1930-1950.

lundi 3 avril 2023

Jean Hélion (1904-1987) - Nature morte avec Pain et Sel


Jean Hélion (1904-1987), Nature morte avec Pain et Sel, 1946 Collection privée



Jean Hélion (1904-1987),
Nature morte avec Pain et Sel, 1946
Collection privée 

 Que voit on ? A travers une fenêtre ouverte deux hommes brandissant des baguettes françaises de pain.  Devant la fenêtre, posé en équilibre sur le haut du dossier d'une chaise, une autre baguette de pain dont le crouton a été entamé. Au premier plan , l'amorce d'une cruche.


Rappel biographique : le peintre français, Jean Hélion,  est un peintre complexe qui est passé de l'art abstrait à la figuration ce qui est un cas assez rare.  On peut le considérer, avec Fernand Léger, comme l'un des plus grands peintres français du 20e siècle, un des plus dérangeants, aussi, sûrement. En 1921, il découvre le Louvre par hasard et les tableaux de Philippe de Champaigne et de Poussin le subjuguent.  En 1927, Hélion fait la connaissance du peintre uruguayen Joaquin Torrès-Garcia, qui lui révèle le cubisme. Sensible, spontanément amoureux de tout ce qui vient à sa rencontre, son optimisme énergique lui fait accomplir une évolution rapide, depuis le réalisme expressionniste jusqu'aux limites de l'abstraction. Ses grands coups de pinceau débordent les objets, s'ordonnent par rapport au cadre. Ayant rencontré Van Doesburg en 1929, il forme avec lui le groupe Art concret et participe en 1930 à la fondation du mouvement Abstraction- Création avec Arp, Herbin, Delaunay, Kupka, Van Doesburg, Gleizes, Valmier, Tutundjian. Devenu l'un des tout premiers peintres abstraits français, il rencontre Léger, Calder, et va rendre visite à Naum Gabo à Berlin. Ses tableaux, géométriques, aérés, lumineux, puissants, vont s'ordonner, par l'introduction de lignes courbes dans l'agencement des plans, en « figures abstraites » : il déchiffre le monde à travers le filtre des formes géométriques, assez proche de celles d'un  Mondrian.
Apres la Seconde guerre mondiale, Jean Hélion, dont la situation financière a toujours été difficile, épouse Pegeen Guggenheim, fille de la richissime et extravagante Peggy Guggenheim, avec laquelle il eut trois enfants. ll se met dès lors à peindre d’après nature, et se consacre à une œuvre figurative, inspirée des scènes de la vie quotidienne. Il n'abandonnera plus l'art figuratif, allant même, dans les années 1950, jusqu'à l'extrême et, même, au grotesque. Il peint des natures mortes dans lesquelles il intègre des objets de la vie ordinaire — en particulier des citrouilles, des chapeaux melon et des parapluies —, objets chargés de symboles, qui trouvent dans ses œuvres une place permanente. Plus tard, il passera à un compromis avec une peinture intégrant des taches colorées.
Jean Hélion a toujours  exprimer dans ses œuvres la vivacité des couleurs et le rythme de ses compositions. Salué, dans les années 1960, par la nouvelle génération de peintres, celle de Gilles Aillaud ou Eduardo Arroyo, il est aujourd'hui considéré comme le précurseur des fauves allemands des années 1970  et des figuratifs des années 1980. Pourtant bizarrement, on retient généralement avant tout de lui son œuvre des années 1930-1950.

vendredi 8 août 2014

Jean Hélion (1904-1987) - Big Pumpkins

Jean Hélion (1904-1987) Big Pumpkins (1948)  Priv. coll


Jean Hélion (1904-1987)
Big Pumpkins (1948) 
Priv. coll

Le peintre français, Jean Hélion,  est un peintre complexe qui est passé de l'art abstrait à la figuration ce qui est un cas assez rare.  On peut le considérer, avec Fernand Léger, comme l'un des plus grands peintres français du 20e siècle, un des plus dérangeants, aussi, sûrement. En 1921, il découvre le Louvre  par hasard et les tableaux de Philippe de Champaigne et de Poussin le subjuguent.  En 1927, Hélion fait la connaissance du peintre uruguayen Joaquin Torrès-Garcia, qui lui révèle le cubisme. Sensible, spontanément amoureux de tout ce qui vient à sa rencontre, son optimisme énergique lui fait accomplir une évolution rapide, depuis le réalisme expressionniste jusqu'aux limites de l'abstraction. Ses grands coups de pinceau débordent les objets, s'ordonnent par rapport au cadre. Ayant rencontré Van Doesburg en 1929, il forme avec lui le groupe Art concret et participe en 1930 à la fondation du mouvement Abstraction-Création avec ArpHerbinDelaunayKupka, Van Doesburg, Gleizes, Valmier, Tutundjian. Devenu l'un des tout premiers peintres abstraits français, il rencontre Léger, Calder, et va rendre visite à Naum Gabo à Berlin. Ses tableaux, géométriques, aérés, lumineux, puissants, vont s'ordonner, par l'introduction de lignes courbes dans l'agencement des plans, en « figures abstraites » : il déchiffre le monde à travers le filtre des formes géométriques, assez proche de celles d'un  Mondrian. 
Apres la Seconde guerre mondiale, Jean Hélion, dont la situation financière a toujours été difficile, épouse Pegeen Guggenheim, fille de la richissime et extravagante Peggy Guggenheim, avec laquelle il eut trois enfants. ll se met  dès lors à peindre d’après nature, et se consacre à une œuvre figurative, inspirée des scènes de la vie quotidienne. Il n'abandonnera plus l'art figuratif, allant même, dans les années 1950, jusqu'à l'extrême et, même, au grotesque, comme dans ce Big Pumpkins. Il peint des natures mortes dans lesquelles il intègre des objets de la vie ordinaire — en particulier des citrouilles, des chapeaux melon et des parapluies —, objets chargés de symboles, qui trouvent dans ses œuvres une place permanente. Plus tard, il passera à un compromis avec une peinture intégrant des taches colorées.
Jean Hélion a toujours  exprimer dans ses œuvres la vivacité des couleurs et le rythme de ses compositions. Salué, dans les années 1960, par la nouvelle génération de peintres, celle de Gilles Aillaud ou Eduardo Arroyo, il est aujourd'hui considéré comme le précurseur des fauves allemands des années 1970  et des figuratifs des années 1980. Pourtant bizarrement, on retient généralement avant tout de lui son œuvre des années 1930-1950.