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jeudi 4 août 2016

André Dunoyer de Segonzac (1884-1974)



André Dunoyer de Segonzac (1884-1974) 
Nature morte au deux verres de vins (1959)
Collection privée

 Que voit-on ? Deux verres de vin comme l'annonce le titre, mais pas seulement. Figurent aussi dans la composition : la  bouteille de vin dont les deux verres viennent d'être extraits, une cruche d'eau, une assiette de fruits et un saladier de citrons, le tout posé sur des torchons eux même disposés sur la nappe d'un guéridon de jardin, dont le tracé et certains éléments sont esquissés. Cela aurait pu s'appeler aussi "Une collation d'été au jardin". 

Rappel biographique : André Albert Marie Dunoyer de Ségonzac est un peintre, graveur et illustrateur français. Dans sa jeunesse, Dunoyer de Segonzac fréquente le lycée Henri-IV où il rencontre Gus Bofa qui restera un de ses proches. En 1900, il est élève libre de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.  En 1908, il commence à exposer au Salon d'automne et au Salon des indépendants, avec Paul Signac et Maximilien Luce. En 1910, il connaît le couturier Paul Poiret et rencontre Max Jacob, Raoul Dufy et Maurice de Vlaminck.
À peu près indifférent aux révolutions esthétiques contemporaines, Dunoyer de Segonzac entreprend, avec le graveur Jean-Louis Boussingault et Luc-Albert Moreau, de ressusciter le réalisme de Gustave Courbet en exécutant des natures mortes, des nus, des paysages, dans une pâte épaisse et maçonnée.
Initié à la gravure par Jean Émile Laboureur, il réalisera près de mille six cent cuivres de 1919 à 1970. Il fut président de la Société des peintres-graveurs français.
Dans l'une de ses lettres au peintre Maurice Boitel, il écrit, dans les années 1950 : « Je n'ai pas oublié la période héroïque des indépendants - quand nous étions groupés autour de Paul Signac, du charmant et vaillant Maximilien Luce - dans ces baraques où l'Art vivant et authentique se groupait en dehors des formules académiques - ou des tendances littéraires et systématiques - qui devaient aboutir à cette esthétique abstraite dont crève la peinture. »

lundi 24 mars 2014

André Dunoyer de Segonzac (1884‑1974)



André Dunoyer de Segonzac (1884‑1974)
Nature morte au chou  (1919-20)
Tate Modern

Que voit-on ?  Dans un atmosphère très sombre,  proche de celles des Ferres Le Nain ou de Courbet, posés sur une table de cuisine campagnarde en bois de gauche à droite :  un pain de campagne non entamé reposant dans un linge blanc, une cruche d'eau en terre cuite.  A l'arrière plan, derrière la cruche et le pain  un chou rouge (qui donne son nom au tableau) dont  les feuilles sont largement  ouvertes et repandues sur la table.

Rappel biographique : André Albert Marie Dunoyer de Ségonzac est un peintre, graveur et illustrateur français. Dans sa jeunesse, Dunoyer de Segonzac fréquente le lycée Henri-IV où il rencontre Gus Bofa qui restera un de ses proches. En 1900, il est élève libre de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.  En 1908, il commence à exposer au Salon d'automne et au Salon des indépendants, avec Paul Signac et Maximilien Luce. En 1910, il connaît le couturier Paul Poiret et rencontre Max Jacob, Raoul Dufy et Maurice de Vlaminck.
À peu près indifférent aux révolutions esthétiques contemporaines, Dunoyer de Segonzac entreprend, avec le graveur Jean-Louis Boussingault et Luc-Albert Moreau, de ressusciter le réalisme de Gustave Courbet en exécutant des natures mortes, des nus, des paysages, dans une pâte épaisse et maçonnée.
Initié à la gravure par Jean Émile Laboureur, il réalisera près de mille six cent cuivres de 1919 à 1970. Il fut président de la Société des peintres-graveurs français.
Dans l'une de ses lettres au peintre Maurice Boitel, il écrit, dans les années 1950 : « Je n'ai pas oublié la période héroïque des indépendants - quand nous étions groupés autour de Paul Signac, du charmant et vaillant Maximilien Luce - dans ces baraques où l'Art vivant et authentique se groupait en dehors des formules académiques - ou des tendances littéraires et systématiques - qui devaient aboutir à cette esthétique abstraite dont crève la peinture. »




lundi 19 décembre 2016

Olivier Debré (1920-1999)



Olivier Debré  (1920-1999)
Nature morte à la bouteille de vin, 1943
Collection Privée

 Que voit-on  ?  Sur un entablement qui représente un rebord de fenêtre en briques : une besace de voyage de toile grossière et sombre sur laquelle est posée ce qui semble être un livre ouvert ou une carte routière ou un carnet.  Echappées de la besace : quelques pommes de terre très grises, une verre à moitié plein de vin rouge d'un belle couleur bordeaux et une bouteille sombre dont la forme hésite à dessein entre celles d'un vin de bourgogne et celle d'un vin du bordelais. Deux tâches oranges complètent l'histoire en laissant penser que du vin a été renversé sur la brique à moins qu'il ne s'agisse d'épluchures de fruits, chacun restant libre d'écrire l'histoire selon les étapes de son propre voyage intérieur. Olivier Debré a peint peu de natures mortes. Celle ci, réalisée dans des couleurs très sourdes, est déjà un avant goût de la palette qu'il utilisera dans le années 50.

Rappel biographique :  Le peintre français Olivier Debré est un  représentant majeur du courant de  l’Abstraction lyrique. Fls du professeur Robert Debré, le frère de Michel Debré (Premier ministre du Général de Gaulle) et l'oncle de Bernard Debré et de Jean-Louis Debré, il fut le seul artiste d'une famille qui compte surtout des hommes politiques et des médecins. En juin 1937, il subit un choc en voyant, exposé au Pavillon de l’Espagne de l’Exposition internationale à Paris, le Guernica de Picasso. Georges Aubry, dont la galerie est située rue de Seine à Paris, l'encourage en l'exposant le premier. Il est remarqué par Dunoyer de Segonzac et Picasso qu'il rencontrera en 1941, ce dernier l’invitant dans son atelier  rue des Grands-Augustins pendant l’hiver 1942-1943. C'est а cette époque que Georges Aubry expose ses premières toiles abstraites.
Durant la Seconde Guerre mondiale, son art est marqué par l'expression graphique. Le dessin lui permet de traduire toute l'horreur de la guerre : Le Mort de Dachau, Le Sourire sadique du Nazi, Le Mort et son âme. En 1946, il installe un atelier à Cachan, il y peint une toile de 8 m de long : La Vérité et la Justice poursuivant le crime.
En 1949, il présente sa première exposition personnelle à la galerie Bing, à Paris, marchand de Soutine et de Modigliani. А l'automne, Olivier Debré installe un second atelier rue de Saint Simon à Paris et  fait la connaissance de ses grands aînés:  Hans Hartung, Gérard Schneider, Serge Poliakoff, Maria Elena Vieira da Silva. Il réalise ses premiers Signes-personnages.
Dans les années 1950, privilégiant la matière et les couleurs sourdes, Olivier Debré expose à New York а la Perspective gallery. Il est invité au Salon de Mai auquel il participera jusqu'à sa mort. En 1951, la librairie-galerie La Hune présente pour la première fois ses gravures. L'année suivante, il participe à son premier Salon d'Octobre qui regroupe les peintres les plus significatifs de l'art non figuratif et abstrait.
1953 correspond à une période charnière dans son œuvre où il délaisse les signes-personnages pour les signes-paysages. C'est à cette époque qu'il prend conscience des possibilités multiples offertes par la technique de la lithographie qu'il n'a jamais cessé de pratiquer. En 1956, Michel Warren organise sa première exposition individuelle à Paris. L'année suivante, la seconde exposition chez Michel Warren le fait figurer « désormais en bonne place parmi les chefs de file de l'Ecole de Paris », écrit John Prossot dans Apollo dont la couverture reproduit le tableau exposé. Après un voyage en Espagne, il expose, en 1959, а la Phillips Gallery а Washington et rencontre Rothko.
Le temps de la maturité correspond aux grandes réalisations pour des commandes et à la reconnaissance internationale. Ainsi, 1965 il participe à de nombreuses expositions itinérantes en Amérique latine et en Europe de l'Est. Da première exposition personnelle à Oslo se tient а la galerie Haaken A.Christensen en 1966. Il voyagera et peindra en Norvège jusqu'à la fin de sa vie.  En 1967, il participe à l'exposition internationale de Montréal avec une gigantesque peinture  Signe d'homme, pour le pavillon français.  En 1975-1976, il fait partie, avec Pierre Alechinsky, Hans Hartung,  Roberto Matta, Zoran Music, Edouard Pignon et Pierre Soulages, de l'exposition itinérante en France Trente créateurs organisée par André Parinaud.
De 1980 а 1985, Olivier Debré est nommé professeur, chef d'atelier de peinture murale а l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. La consécration du peintre est également marquée par l'inauguration d'une salle Olivier Debré au Musйe des beaux-arts de Tours en 1992.  Une rétrospective de ses œuvres a lieu en 1995 à la galerie nationale du Jeu de Paume а Paris. L'année suivante, c'est la première а l'Opéra Bastille du spectacle Signes avec des décors et des costumes qu'il signe et dont Carolyn Carlson fait la chorégraphie. En 1998, il réalise le rideau de scène de l'Opéra de Shanghai. Le 17 mars 1999, quelques mois avant sa mort en juin, il est élu membre de l'Institut de France, à l'Académie des beaux-arts, au fauteuil précédemment occupé par le peintre Georges Cheyssac.
En 2015, le CCC - Centre de Création Contemporaine de Tours est devenu le "Centre de Création contemporaine Olivier Debré". Il s'implante en 2016 dans un nouveau bâtiment actuellement en construction sur le site du jardin François 1er. Le lieu ne sera pas un musée consacré à Olivier Debré mais un centre d'art qui fera vivre l’œuvre du peintre en la mettant en résonance avec la création artistique contemporaine.


vendredi 6 septembre 2019

Georges Braque (1882-1963) - Les poissons noirs


Georges Braque (1882-1963)
Les poissons noirs,1942.
Huile sur toile, 33 x 54.8 cm.
Centre Georges Pompidou, Paris

Que voit on ? Cloîtré dans son atelier pendant toute la durée de la guerre, Braque se consacre au thème des Intérieurs avec un retour en force du noir qui donne une impression de dépouillement et de sévérité. La guerre est pour Georges Braque synonyme d'austérité et d'accablement. À ce moment-là, « il n'y a guère de place pour l'émulation dans la vie de Braque : ni concours, ni discussion, ni travail en commun.  1942 est une année particulièrement féconde pour le peintre qui commence plusieurs toiles sur le thème de la musique, réalise encore quelques dessins de femme  et... de nombreuses natures mortes reprend le pas : Deux poissons dans un plat avec une cruche, 1939-1941,  inaugure une série de poissons sur fond noir,  dont  le tableau ci dessus  Les Poissons noirs est une autre exemple. Ces intérieurs rappellent que l'artiste s'est « cloîtré » chez lui pendant toute la durée de la guerreSes toiles les plus significatives ont pour sujets des objets de la vie quotidienne, objets dérisoires, utiles à la survie, ou à la nourriture rationnée.

Rappel biographique :  Braque et la deuxième guerre mondiale 
En 1941, un grand nombre des peintures de Braque déposées à Libourne sont confisquées par les autorités allemandes. Cette même année,  Braque ne participe pas au voyage à Berlin organisé par Arno Breker et Otto Abetz dont André Derain, Othon FrieszMaurice de Vlaminck, Kees van Dongen, André Dunoyer de Segonzac font partie.  Mais il ne souhaite pas désavouer son ami Derain, et le commentaire de lui rapporté par Fernand Mourlot : « Heureusement, ma peinture ne plaît pas, je n'ai pas été invité ; sans quoi, à cause des libérations [de prisonniers] promises, j'y serais peut-être allé »  reste, selon Alex Dantchev et Fernand Mourlot, une forme d'exonération de toute accusation de collaboration envers l'ami Derain. Certes, le lien avec Derain est rompu tout comme celui avec les autres artistes qui ont fait le même voyage.
Braque met un soin particulier à se tenir  très à l'écart du régime de Vichy pendant toute la guerre. Pourtant, les avances de l'occupant ne manquent pas, ses tableaux déchaînent l'enthousiasme de Pierre Drieu la Rochelle lors de l'exposition de vingt de ses toiles au Salon d'automne 1943. Les officiers allemands qui visitent son atelier, le jugeant trop froid, proposent de lui livrer du charbon, ce que Braque refuse avec finesse. Il refuse également de créer un emblème pour le gouvernement de Vichy, alors que Gertrude Stein s'est proposée pour traduire les discours de Pétain. Braque a le défaut inverse : il ne se laisse pas acheter. Sa position est claire : pas de compromis, pas de compromission. Ce qui ne l'empêche pas de recevoir Ernst Jünger dans son atelier le 4 octobre 1943. Écrivain et poète en uniforme d'occupant cette année-là, Jünger, qui recevra le prix Goethe en 1982 et qui entre dans la Pléiade en 2008, apprécie les peintures « dégénérées » d'Edvard Munch, de James Ensor, du Douanier Rousseau, de Picasso auquel il a rendu visite cette même année et aussi de Braque, dont il a vu les peintures au Salon d'automne 1943, et qu'il trouve « réconfortantes, parce qu'elles représentent l'instant où nous sortons du nihilisme». Leur force, tant dans les formes que dans les tons représentent pour lui le moment où se rassemblent en nous la matière de la création nouvelle.
En 1945, à la fin de la guerre, Braque se tient à l'écart de l'épuration et rejoint Varengeville. 
Il n'adhère pas non plus au Parti communiste français malgré les démarches répétées de Picasso et de Simone Signoret. Il se tient aussi à l'écart de Picasso dont il apprécie de moins en moins l'attitude et que Maïa Plissetskaïa qualifiera plus tard de hooligan. Il décline l'invitation à séjourner à La Californie à Cannes, choisissant plutôt d'habiter chez son nouveau marchand parisien, Aimé Maeght, à Saint-Paul-de-Vence. Il n'empêche que chacun des deux peintres essaie d'avoir des nouvelles de l'autre. Notamment lorsque Braque subit une opération pour un double ulcère à l'estomac, en 1945, Picasso vient le voir chaque jour, et il continue à chercher son approbation malgré son attitude distante.
À partir de 1951, une sorte de réconciliation va s'amorcer. Françoise Gilot rend visite très souvent à Braque, même après sa séparation, elle lui présente son fils Claude Picasso, alors adolescent, qui ressemble tant à son père que Braque fond en larmes : le garçon est le portrait vivant de son « compagnon de cordée » de l'époque. La véritable nature du lien entre les deux peintres reste difficile à cerner. Selon Braque, ce n'était pas une coopération artistique mais « une union dans l'indépendance».
Après une convalescence de deux ans, Braque reprend sa vigueur, et il expose au Stedelijk Museum d'Amsterdam, puis à Bruxelles au Palais des beaux-arts. 
En 1947, il est à la Tate Gallery de Londres. 
La même année, Aimé Maeght devient son nouveau marchand parisien, et publie la première édition des Cahiers G. Braque.
En 1948, à la Biennale de Venise, où il a présenté la série des Billards, il reçoit le Grand Prix pour l'ensemble de son œuvre. Suit une série d'expositions en particulier au MoMA de New York, qui parachève la reconnaissance internationale de son œuvre. Paul Rosenberg lui consacre encore une nouvelle exposition dans sa galerie de New York en 1948.

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2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 

jeudi 18 mai 2017

Olivier Debré (1920-1999)



Olivier Debré (1920-1999)
Nature-Morte, 1958
Collection privée

Que voit on ? C'est l'ultime degré d'interprétation de la nature morte en peinture : l'abstraction. Pas celle que l'on trouve déjà dans certaines natures mortes de Giorgio Morandi ou de Nicolas de Staël - chez lesquels les objets qui composent la nature morte sont souvent nommés -  mais une abstraction totale, revendiquée, assumée. Même si tout à coup le jeu des interprétations, des transpositions, nous est confisqué par la nature même de la nature (abstraite), toute forme n'a pas disparu de la composition et l'oeil (à qui le peintre a tout de même pris le soin d'indiquer qu'il s'agissait d'une nature morte) ne peut s'empêcher de recomposer, presque mécaniquement, ici une bouteille, là un vase, voir une orange ou deux prunes...

Rappel biographique :  Le peintre français Olivier Debré est un représentant majeur du courant de  l’Abstraction lyrique. Fils du professeur Robert Debré, le frère de Michel Debré (Premier ministre du Général de Gaulle) et l'oncle de Bernard Debré et de Jean-Louis Debré, il fut le seul artiste d'une famille qui compte surtout des hommes politiques et des médecins. En juin 1937, il subit un choc en voyant, exposé au Pavillon de l’Espagne de l’Exposition internationale à Paris, le Guernica de Picasso. Georges Aubry, dont la galerie est située rue de Seine à Paris, l'encourage en l'exposant le premier. Il est remarqué par Dunoyer de Segonzac et Picasso qu'il rencontrera en 1941, ce dernier l’invitant dans son atelier  rue des Grands-Augustins pendant l’hiver 1942-1943.
Durant la Seconde Guerre mondiale, son art est marqué par l'expression graphique. Le dessin lui permet de traduire toute l'horreur de la guerre : Le Mort de Dachau, Le Sourire sadique du Nazi, Le Mort et son âme. En 1946, il installe un atelier à Cachan, il y peint une toile de 8 m de long : La Vérité et la Justice poursuivant le crime.
En 1949, il présente sa première exposition personnelle à la galerie Bing, à Paris, marchand de Soutine et de Modigliani. А l'automne, Olivier Debré installe un second atelier rue de Saint Simon à Paris et  fait la connaissance de ses grands aînés:  Hans Hartung, Gérard Schneider, Serge Poliakoff, Maria Elena Vieira da Silva. Il réalise ses premiers Signes-personnages.
Dans les années 1950, privilégiant la matière et les couleurs sourdes.
1953 correspond à une période charnière dans son œuvre où il délaisse les signes-personnages pour les signes-paysages. C'est à cette époque qu'il prend conscience des possibilités multiples offertes par la technique de la lithographie qu'il n'a jamais cessé de pratiquer. En 1956, Michel Warren organise sa première exposition individuelle à Paris. L'année suivante, la seconde exposition chez Michel Warren le fait figurer « désormais en bonne place parmi les chefs de file de l'Ecole de Paris », écrit John Prossot dans Apollo dont la couverture reproduit le tableau exposé. Après un voyage en Espagne, il expose, en 1959, а la Phillips Gallery а Washington et rencontre Rothko.
Sa première exposition personnelle à Oslo se tient à la galerie Haaken A.Christensen en 1966. Il voyagera et peindra en Norvège jusqu'à la fin de sa vie.  En 1967, il participe à l'exposition internationale de Montréal avec une gigantesque peinture Signe d'homme, pour le pavillon français. En 1975-1976, il fait partie, avec Pierre Alechinsky, Hans Hartung, Roberto Matta, Zoran Music, Edouard Pignon et Pierre Soulages, de l'exposition itinérante en France Trente créateurs organisée par André Parinaud.
De 1980 а 1985, Olivier Debré est nommé professeur, chef d'atelier de peinture murale а l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. La consécration du peintre est également marquée par l'inauguration d'une salle Olivier Debré au Musée des beaux-arts de Tours en 1992.  Le 17 mars 1999, quelques mois avant sa mort en juin, il est élu membre de l'Institut de France, à l'Académie des beaux-arts, au fauteuil précédemment occupé par le peintre Georges Cheyssac.
En 2015, le CCC - Centre de Création Contemporaine de Tours est devenu le "Centre de Création contemporaine Olivier Debré". Il s'implante en 2016 dans un nouveau bâtiment actuellement en construction sur le site du jardin François 1er. Le lieu ne sera pas un musée consacré à Olivier Debré mais un centre d'art qui fera vivre l’œuvre du peintre en la mettant en résonance avec la création artistique contemporaine.

dimanche 12 février 2017

Olivier Debré (1920-1999)




Olivier Debré (1920-1999)
Nature morte fond noir, 1958
Collection privée

Que voit on ?  Exactement ce que décrit le titre sans cependant qu'il soit possible d'identifier au premier coup d'oeil de quels éléments (en blanc) se composent cette nature morte ! En y regardant de plus près, le traçage en blanc en forme de vase et de bouteilles et donne plus d'indications, si besoin était ! Mais besoin n'est pas, car l'oeuvre est plus forte de son mystère et de son lyrisme que de son explication.

Rappel biographique :  Le peintre français Olivier Debré est un représentant majeur du courant de  l’Abstraction lyrique. Fils du professeur Robert Debré, le frère de Michel Debré (Premier ministre du Général de Gaulle) et l'oncle de Bernard Debré et de Jean-Louis Debré, il fut le seul artiste d'une famille qui compte surtout des hommes politiques et des médecins. En juin 1937, il subit un choc en voyant, exposé au Pavillon de l’Espagne de l’Exposition internationale à Paris, le Guernica de Picasso. Georges Aubry, dont la galerie est située rue de Seine à Paris, l'encourage en l'exposant le premier. Il est remarqué par Dunoyer de Segonzac et Picasso qu'il rencontrera en 1941, ce dernier l’invitant dans son atelier  rue des Grands-Augustins pendant l’hiver 1942-1943.
Durant la Seconde Guerre mondiale, son art est marqué par l'expression graphique. Le dessin lui permet de traduire toute l'horreur de la guerre : Le Mort de DachauLe Sourire sadique du Nazi, Le Mort et son âme. En 1946, il installe un atelier à Cachan, il y peint une toile de 8 m de long : La Vérité et la Justice poursuivant le crime.
En 1949, il présente sa première exposition personnelle à la galerie Bing, à Paris, marchand de Soutine et de Modigliani. А l'automne, Olivier Debré installe un second atelier rue de Saint Simon à Paris et  fait la connaissance de ses grands aînés:  Hans Hartung, Gérard Schneider, Serge Poliakoff, Maria Elena Vieira da Silva. Il réalise ses premiers Signes-personnages.
Dans les années 1950, privilégiant la matière et les couleurs sourdes.
1953 correspond à une période charnière dans son œuvre où il délaisse les signes-personnages pour les signes-paysages. C'est à cette époque qu'il prend conscience des possibilités multiples offertes par la technique de la lithographie qu'il n'a jamais cessé de pratiquer. En 1956, Michel Warren organise sa première exposition individuelle à Paris. L'année suivante, la seconde exposition chez Michel Warren le fait figurer « désormais en bonne place parmi les chefs de file de l'Ecole de Paris », écrit John Prossot dans Apollo dont la couverture reproduit le tableau exposé. Après un voyage en Espagne, il expose, en 1959, а la Phillips Gallery а Washington et rencontre Rothko.
Sa première exposition personnelle à Oslo se tient à la galerie Haaken A.Christensen en 1966. Il voyagera et peindra en Norvège jusqu'à la fin de sa vie.  En 1967, il participe à l'exposition internationale de Montréal avec une gigantesque peinture Signe d'homme, pour le pavillon français. En 1975-1976, il fait partie, avec Pierre Alechinsky, Hans Hartung, Roberto Matta, Zoran Music, Edouard Pignon et Pierre Soulages, de l'exposition itinérante en France Trente créateurs organisée par André Parinaud.
De 1980 а 1985, Olivier Debré est nommé professeur, chef d'atelier de peinture murale а l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. La consécration du peintre est également marquée par l'inauguration d'une salle Olivier Debré au Musée des beaux-arts de Tours en 1992.  Le 17 mars 1999, quelques mois avant sa mort en juin, il est élu membre de l'Institut de France, à l'Académie des beaux-arts, au fauteuil précédemment occupé par le peintre Georges Cheyssac.
En 2015, le CCC - Centre de Création Contemporaine de Tours est devenu le "Centre de Création contemporaine Olivier Debré". Il s'implante en 2016 dans un nouveau bâtiment actuellement en construction sur le site du jardin François 1er. Le lieu ne sera pas un musée consacré à Olivier Debré mais un centre d'art qui fera vivre l’œuvre du peintre en la mettant en résonance avec la création artistique contemporaine.

mardi 5 septembre 2017

Olivier Debré (1920-1999)


Olivier Debré (1920-1999)
Nature morte  
Collection privée 

 Que voit-on ?   Sur un entablement assez indéfini recouvert d'un linge vert, posés devant un fond d'intérieur composé d'un miroir (à droite) et d'un buffet (à gauche) : deux vases de formes différentes en porcelaine blanche et bleu se détachent et se reflètent dans le miroir. L'un des deux contient des restes de fleurs fanées. Une illusion d'optique est crée, celle d'une richesse, d' un mouvement, qui n'existent pas dans la réalité.

Rappel biographique :  Le peintre français Olivier Debré est un représentant majeur du courant de  l’Abstraction lyrique. Fils du professeur Robert Debré, le frère de Michel Debré (Premier ministre du Général de Gaulle) et l'oncle de Bernard Debré et de Jean-Louis Debré, il fut le seul artiste d'une famille qui compte surtout des hommes politiques et des médecins. En juin 1937, il subit un choc en voyant, exposé au Pavillon de l’Espagne de l’Exposition internationale à Paris, le Guernica de Picasso. Georges Aubry, dont la galerie est située rue de Seine à Paris, l'encourage en l'exposant le premier. Il est remarqué par Dunoyer de Segonzac et Picasso qu'il rencontrera en 1941, ce dernier l’invitant dans son atelier  rue des Grands-Augustins pendant l’hiver 1942-1943.
Durant la Seconde Guerre mondiale, son art est marqué par l'expression graphique. Le dessin lui permet de traduire toute l'horreur de la guerre : Le Mort de DachauLe Sourire sadique du Nazi, Le Mort et son âme. En 1946, il installe un atelier à Cachan, il y peint une toile de 8 m de long : La Vérité et la Justice poursuivant le crime.
En 1949, il présente sa première exposition personnelle à la galerie Bing, à Paris, marchand de Soutine et de Modigliani. А l'automne, Olivier Debré installe un second atelier rue de Saint Simon à Paris et  fait la connaissance de ses grands aînés:  Hans Hartung, Gérard Schneider, Serge Poliakoff, Maria Elena Vieira da Silva. Il réalise ses premiers Signes-personnages.
Dans les années 1950, privilégiant la matière et les couleurs sourdes.
1953 correspond à une période charnière dans son œuvre où il délaisse les signes-personnages pour les signes-paysages. C'est à cette époque qu'il prend conscience des possibilités multiples offertes par la technique de la lithographie qu'il n'a jamais cessé de pratiquer. En 1956, Michel Warren organise sa première exposition individuelle à Paris. L'année suivante, la seconde exposition chez Michel Warren le fait figurer « désormais en bonne place parmi les chefs de file de l'Ecole de Paris », écrit John Prossot dans Apollo dont la couverture reproduit le tableau exposé. Après un voyage en Espagne, il expose, en 1959, а la Phillips Gallery а Washington et rencontre Rothko.
Sa première exposition personnelle à Oslo se tient à la galerie Haaken A.Christensen en 1966. Il voyagera et peindra en Norvège jusqu'à la fin de sa vie.  En 1967, il participe à l'exposition internationale de Montréal avec une gigantesque peinture Signe d'homme, pour le pavillon français. En 1975-1976, il fait partie, avec Pierre Alechinsky, Hans Hartung, Roberto Matta, Zoran Music, Edouard Pignon et Pierre Soulages, de l'exposition itinérante en France Trente créateurs organisée par André Parinaud.
De 1980 а 1985, Olivier Debré est nommé professeur, chef d'atelier de peinture murale а l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. La consécration du peintre est également marquée par l'inauguration d'une salle Olivier Debré au Musée des beaux-arts de Tours en 1992.  Le 17 mars 1999, quelques mois avant sa mort en juin, il est élu membre de l'Institut de France, à l'Académie des beaux-arts, au fauteuil précédemment occupé par le peintre Georges Cheyssac.
En 2015, le CCC - Centre de Création Contemporaine de Tours est devenu le "Centre de Création contemporaine Olivier Debré". Il s'implante en 2016 dans un nouveau bâtiment actuellement en construction sur le site du jardin François 1er. Le lieu ne sera pas un musée consacré à Olivier Debré mais un centre d'art qui fera vivre l’œuvre du peintre en la mettant en résonance avec la création artistique contemporaine.

samedi 20 juin 2026

Olivier Debré (1920-1999) - Nature morte verte clair

Olivier Debré (1920-1999) Nature morte verte clair; 1957  Collection particulière



Olivier Debré (1920-1999)
Nature morte verte clair, 1957 
Collection particulière 

Rappel biographique :  Le peintre français Olivier Debré est un représentant majeur du courant de  l’Abstraction lyrique. Fils du professeur Robert Debré, le frère de Michel Debré (Premier ministre du Général de Gaulle) et l'oncle de Bernard Debré et de Jean-Louis Debré, il fut le seul artiste d'une famille qui compte surtout des hommes politiques et des médecins. En juin 1937, il subit un choc en voyant, exposé au Pavillon de l’Espagne de l’Exposition internationale à Paris, le Guernica de Picasso. Georges Aubry, dont la galerie est située rue de Seine à Paris, l'encourage en l'exposant le premier. Il est remarqué par Dunoyer de Segonzac et Picasso qu'il rencontrera en 1941, ce dernier l’invitant dans son atelier  rue des Grands-Augustins pendant l’hiver 1942-1943.
Durant la Seconde Guerre mondiale, son art est marqué par l'expression graphique. Le dessin lui permet de traduire toute l'horreur de la guerre : Le Mort de DachauLe Sourire sadique du Nazi, Le Mort et son âme. En 1946, il installe un atelier à Cachan, il y peint une toile de 8 m de long : La Vérité et la Justice poursuivant le crime.
En 1949, il présente sa première exposition personnelle à la galerie Bing, à Paris, marchand de Soutine et de Modigliani. А l'automne, Olivier Debré installe un second atelier rue de Saint Simon à Paris et  fait la connaissance de ses grands aînés:  Hans Hartung, Gérard Schneider, Serge Poliakoff, Maria Elena Vieira da Silva. Il réalise ses premiers Signes-personnages.
Dans les années 1950, privilégiant la matière et les couleurs sourdes.
1953 correspond à une période charnière dans son œuvre où il délaisse les signes-personnages pour les signes-paysages. C'est à cette époque qu'il prend conscience des possibilités multiples offertes par la technique de la lithographie qu'il n'a jamais cessé de pratiquer. En 1956, Michel Warren organise sa première exposition individuelle à Paris. L'année suivante, la seconde exposition chez Michel Warren le fait figurer « désormais en bonne place parmi les chefs de file de l'Ecole de Paris », écrit John Prossot dans Apollo dont la couverture reproduit le tableau exposé. Après un voyage en Espagne, il expose, en 1959, а la Phillips Gallery а Washington et rencontre Rothko.
Sa première exposition personnelle à Oslo se tient à la galerie Haaken A.Christensen en 1966. Il voyagera et peindra en Norvège jusqu'à la fin de sa vie.  En 1967, il participe à l'exposition internationale de Montréal avec une gigantesque peinture Signe d'homme, pour le pavillon français. En 1975-1976, il fait partie, avec Pierre Alechinsky, Hans Hartung, Roberto Matta, Zoran Music, Edouard Pignon et Pierre Soulages, de l'exposition itinérante en France Trente créateurs organisée par André Parinaud.
De 1980 а 1985, Olivier Debré est nommé professeur, chef d'atelier de peinture murale а l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. La consécration du peintre est également marquée par l'inauguration d'une salle Olivier Debré au Musée des beaux-arts de Tours en 1992.  Le 17 mars 1999, quelques mois avant sa mort en juin, il est élu membre de l'Institut de France, à l'Académie des beaux-arts, au fauteuil précédemment occupé par le peintre Georges Cheyssac.
En 2015, le CCC - Centre de Création Contemporaine de Tours est devenu le "Centre de Création contemporaine Olivier Debré". Il s'implante en 2016 dans un nouveau bâtiment actuellement en construction sur le site du jardin François 1er. Le lieu ne sera pas un musée consacré à Olivier Debré mais un centre d'art qui fera vivre l’œuvre du peintre en la mettant en résonance avec la création artistique contemporaine. 

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dimanche 1 mars 2020

Guy Bardone (1927-2015) - Les Prunes bleues


  


Guy Bardone (1927-2015)
Les Prunes bleues
 huile sur toile, 73.7 x 100.3 cm
(Private collection - Christie's)


Rappel biographique : Après des études à l'école des Beaux-Arts de Lyon, le jurassien Guy Bardone entre en 1945 à l'Ecole supérieure des Arts décoratifs. En 1950, il rencontre le critique George Besson qui l'encourage et le conseille. Ce dernier lui consacrera une biographie en 1970…
En 1952, il obtient le Prix Félix Fénéon et commence à exposer dans divers salons et expositions de groupe, notamment en 1947, au 7ème salon des moins de 30 ans, au côté de Bernard Buffet et de Kupka. Il est sélectionné en 1953 à la très importante exposition de groupe "Célébrités et révélations de la peinture contemporaine" au Musée Galliera à Paris. Il participe pour la première fois en 1954 à l'exposition "Ecole de Paris" à la Galerie Charpentier. En 1957, il reçoit le Prix de la Fondation Greenshields, alors que Vlaminck, Dunoyer de Segonzac et Villon font partie du Jury.
A compter de 1957, il expose à "Peinture Contemporaine" (Moscou), à la Marlborough Gallery (Londres), à la Findlay Gallery (New York), chez Morgan Knott, (San Francisco), à la Wildenstein Gallery (Londres)… En 1969, il entre à la Galerie Taménaga (Paris/Tokyo).
Les dessins, aquarelles et huiles de Guy Bardone rayonnent de couleur, comme empreints des nombreux voyages de l'artiste. La sensualité émanant de son œuvre s'exprime dans la touche, l'épaisseur des couleurs, travaillée au couteau et à la brosse. C’est un art joyeux, chaleureux, optimiste, généreux. Résolument figuratif, il rappelle par sa sincérité, son amour pour la nature et le bonheur qu’il diffuse, l’art de Bonnard à qui Bardone vouait une admiration inconditionnelle.
Dans son catalogue raisonné, paru en 2000, plus de 700 œuvres se trouvent répertoriées… A cette œuvre impressionnante s’ajoutent de très nombreuses lithographies. Bardone a également réalisé plusieurs tapisseries. Il a, par ailleurs, illustré des ouvrages de bibliophilie, signés Marcel Aymé, Colette, Kessel, Montherlant...
Il est toujours présenté dans la Galerie Tanaka à Paris et la Galerie Artioli Findlay à Long Island (USA).
En 2008 a été inauguré le musée de la Fondation Guy Bardone-René Genis (Musée de l’Abbaye, Saint Claude) qui réunit l’importante collection réunie par Guy Bardone et son ami René Genis (nombreuses œuvres de Bonnard, Chagall, Picasso, Braque, Beaudin, Lesieur, Rebeyrolle, Gromaire, Buffet…). Des œuvres des deux donateurs sont également exposées dans ce musée.

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dimanche 27 décembre 2015

Robert Doisneau (1912-1994)



Robert Doisneau (1912-1994)
Dunoyer de Ségonzac peignant une nature morte (Vers 1951)
Bibliothèque nationale de France 

Note de la Bnf :  " À l'instar du peintre Dunoyer de Segonzac organisant, sous l'objectif de Doisneau, les éléments de son prochain tableau, des photographes tels Sougez ou Sudek ne dérogent pas à la règle d'une composition préalable à la prise de vue. Si les objets tendent à se singulariser selon une épuration visuelle toute moderne, leur agencement dans l'espace et les effets de lumière exaltant, comme en peinture, les rendus de matières, n'en requièrent pas moins un traditionnel travail de préparation. "

mercredi 12 avril 2017

Henri Lebasque (1865-1937)


Henri Lebasque (1865-1937)
Nature morte aux fruits
Collection privée 

 Que voit on ? Sur un entablement de marbre blanc posé contre un mur de même couleur, un plat en argent de forme "rognon" contenant des raisins, des pommes et des poires. Une nature morte très classique  de ce grand peintre impressionniste français, assez célèbre de son vivant mais toujours demeuré parmi les moins connus de ce mouvement depuis sa mort.

Rappel biographique : Henri Lebasque est un peintre post-impressionniste français. Issu d'une famille modeste, Henri Lebasque s'inscrit à l'Académie Colarossi en 1886. Il collabore avec Ferdinand Humbert aux fresques du Panthéon à Paris pendant six ans à partir de 1888. Il expose au Salon de la Société des artistes français, au Salon des indépendants, et se lie avec Maximilien Luce et Paul Signac. Il expose au Salon de la Société nationale des beaux-arts et, en 1902, rencontre Camille Pissarro qui aura une grande influence sur lui. Il voyage à Londres où il découvre les œuvres de Turner.  L'État français lui achète Goûter sur l'herbe en 1903. Il collabore, en 1906,  avec Félix Vallotton et Georges Rouault à des essais de céramique chez André Metthey. Puis il réalise des décors pour les théâtres et différents lieux parisiens et, en 1917, sera engagé comme peintre aux armées avec Félix Vallotton. En 1922 il expose à la Galerie Eugène Druet. En 1924, il acquiert la villa « Beau site » qu'il habitera jusqu'en 1930. Henri Lebasque est promu officier de la Légion d'honneur en 1925 et, après la dissolution de la Galerie Georges Petit en 1927, il n'accepte plus de contrat avec aucun marchand d'art. Il achète sa maison de la rue des Danys au Cannet en 1930, où il fréquente Dunoyer de Segonzac et Pierre Bonnard qui s'y étaient fixés en 1925.
Il  meurt au Cannet où il est enterré.

lundi 29 août 2016

Henri Lebasque (1865-1937) - Nature morte avec pêches



Henri Lebasque (1865-1937)
Nature morte avec pêches 
Collection Privée 

Que voit-on  ? Posé sur une nappe à rayures qui se confond peu à peu avec le fond tableau dans un aplat abstrait : un panier en osier contenant 5 pêches très précisément peintes, plus une présentée hors du panier sur l'entablement et une autre tapie dans l'ombre du panier, sur sa gauche et entourée d'une mouvement de feuilles qui évolue du dessin précis à l'abstraction totale.  

Rappel biographique : Henri Lebasque est un peintre post-impressionniste français. Issu d'une famille modeste,  Henri Lebasque s'inscrit à l'Académie Colarossi en 1886. Il collabore avec Ferdinand Humbert aux fresques du Panthéon à Paris pendant six ans à partir de 1888. Il expose au Salon de la Société des artistes français, au Salon des indépendants, et se lie avec Maximilien Luce et Paul Signac. Il expose au Salon de la Société nationale des beaux-arts et, en 1902, rencontre Camille Pissarro qui aura une grande influence sur lui. Il voyage à Londres où il découvre les œuvres de Turner.  L'État français lui achète Goûter sur l'herbe en 1903. Il collabore, en 1906,  avec Félix Vallotton et Georges Rouault à des essais de céramique chez André Metthey.  Puis  il réalise des décors pour les théâtres et différents lieux parisiens et, en 1917, sera engagé comme peintre aux armées avec Félix Vallotton. En 1922 il expose à la Galerie Eugène Druet. En 1924, il acquiert la villa « Beau site » qu'il habitera jusqu'en 1930. Henri Lebasque est promu officier de la Légion d'honneur en 1925 et, après la dissolution de la Galerie Georges Petit en 1927, il n'accepte plus de contrat avec aucun marchand d'art. Il achète sa maison de la rue des Danys au Cannet en 1930, où il fréquente Dunoyer de Segonzac et Pierre Bonnard qui s'y étaient fixés en 1925.

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