samedi 25 juin 2022

Pierre Dupuis (1610-1682) - Panier de Prunes

Pierre Dupuis (1610-1682) Panier de Prunes, 1640 Huile sur toile, 52x62 cm Musée Jeanne d'Aboville, La Fère France



Pierre Dupuis (1610-1682)
Panier de Prunes, 1640
Huile sur toile, 52x62 cm
Musée Jeanne d'Aboville, La Fère France

Que voit on ? Ce que décrit le titre. Une très grande précision dans le rendu des textures.Un classique de la nature morte. 

Rappel biographique  : Le peintre français Pierre Dupuis est un spécialiste de natures mortes qui appartient à l'âge d'or de la nature morte française du 17e siècle. C'est en Italie qu'il rencontre Pierre Mignard avec lequel il se lie avant d'entrer à l'Académie en 1663, où il apprend la plupart de ses connaissances en art. Son style est marqué par les peintres de l’Europe du Nord et la rigueur de la religion protestante. Ainsi, ses célèbres peintures de paniers de fruits ou de de bouquets sont influencées par les styles de Jacques Linard (1597-1645) ou de Louyse Moillon (1610-1696). 
Le rendu précis de ses tableaux avec leur composition solides et sobres - presque monumentale - qui leur confère un certain mystère, en a fait un artiste apprécié de son vivant et l'un des plus grands représentants de la nature morte en France au 17e siècle. Si les natures mortes de Dupuis, par la simplicité de leur agencement, s'apparentent à la vérité et à la rigueur des natures mortes septentrionales, il annonce aussi étonnamment les natures mortes du 18e siècle, qu'il s'agisse de celles de François Desportes, de Nicolas de Largillière, de Jean-Baptiste Oudry, ou des plus célèbres d'entre elles, celles de Chardin.
On retrouve les œuvres  de Pierre Dupuis dans plusieurs musées de France dont le musée du Louvre. 

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jeudi 23 juin 2022

Yu Fei'an /于非闇 (1888-1959) - Pivoines de la Prospérité


                                     Yu Fei'an /于非闇 (1888-1959) Pivoines de la Prosperité, 1949 Encre et couleurs sur papier Collection Privée


Yu Fei'an /于非闇 (1888-1959)
Pivoines de la Prosperité, 1949
Encre et couleurs sur papier
Collection Privée

Yu Fei'an est né à Pékin sous le nom de Yu Zhao. Au début de sa carrière, il a travaillé comme journaliste mais s'est rapidement tourné vers l'art. Son premier professeur fut l'artiste Wang Runxuan. Cependant, le style très élégant et méticuleux pour lequel il s'est fait connaître a été appris en copiant et en étudiant d'anciens chefs-d'œuvre de la collection impériale du Musée du Palais, où Yu Fei'an a commencé à travailler en 1935. Le raffinement et la sophistication des peintures des maîtres de la dynastie Song tels que Ma Yuan, Tang Di ou d'autres artistes de cour transparaissent très nettement dans les peintures de Yu. Son adoption du style calligraphique distinctif « or mince », qui est le plus étroitement associé l'éminent collectionneur impérial Song Huizong, est particulièrement frappante. Fortement redevable au travail des maîtres du passé, Yu Fei'an, Cependant, modernise et personnalise ses peintures avec son utilisation de pigments minéraux ressemblant à des bijoux, souvent largement appliqués, et une forte sensibilité graphique. De plus, il n'hesite pas a s inspirer directement des marchés locaux et  de son propre jardin.



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mardi 21 juin 2022

Pierre Tal Coat (1905-1985) - Nature morte aux fruits



Pierre Tal Coat (1905-1985) Nature morte aux fruits Collection privée


Pierre Tal Coat (1905-1985)
Nature morte aux fruits
Collection privée

Que voit on ?   Une nature morte aux raisins blancs et noirs, avec un coupe de vin sur laquelle figure une frise.  Les couleurs sont éclatantes,  ce qui est souvent  le cas chez Tal Coat, signe d'un enthousiasme inattendu ou plutôt d'une nouvelle ivresse à l'aube d'un été naissant ... ou de la fin d'une guerre mondiale !


Rappel biographique : Le peintre, graveur et illustrateur français Pierre Tal Coat (pseudonyme de Pierre Jacob pour éviter l'homonymie avec Max Jacob quimpérois comme lui) est apparenté au mouvement de l'École de Paris. Avec les artistes de ce mouvement, il exposa régulièrement à la Galerie de France (de 1943 а 1965), dans les galeries Maeght (de 1954 à 1974), Benador (de 1970 à 1980) puis à la Galerie H-Met et à la Galerie Clivages. En 1956, seize de ses peintures furent présentées à la Biennale de Venise. Aux côtés de Joan Miro et de Raoul Ubac, il collabore en 1963 aux réalisations pour la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence d'une mosaïque pour le mur d'entrée.
En 1968 il reçoit le Grand Prix National des Arts.
Une grande exposition rétrospective lui fut consacrée au Grand Palais à Paris en 1976.
А partir de 1961, Tal-Coat s'installа à la Chartreuse de Dormont près de Vernon (Eure), où il finira sa vie. Tal-Coat a illustré de nombreux livres d'art avec des gouaches, dessins, pointes sèches ou aquatintes, notamment de nombreux ouvrages d'André du Bouchet, Pierre Schneider, Pierre Torreilles, Philippe Jaccottet, Claude Esteban, Maurice Blanchot, Pierre Lecuire, Jacques Chessex...
Tal Coat a peint une série importante de natures mortes, toutes réalisées en 1942, en pleine guerre, alors qu'il se trouvait réfugié à Aix-en-Provence. De toutes ces peintures très dépouillées et exécutées avec une grande économie de moyens, il se dégage une grande force.

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dimanche 19 juin 2022

Pavel Tchelitchew (1898-1957) - Coupe avec poires


Pavel Tchelitchew (1898-1957) Coupe avec poires. Collection Privée


Pavel Tchelitchew (1898-1957)
Coupe avec poires.
Collection Privée

Que voit on ?  Sept poires vertes - l'un des fruits les plus peints par ce peintre un peu à l'image des Pommes par Gustave Courbet   - dans une coupe en porcelaine, les couleurs étant volontairement éteintes comme l'ensemble de la palette de ce très grand coloriste russo-américain.


Rappel biographique :
le peintre américain d'origine russe Pavel Tchelitchew fut à la fois un peintre qui appartint au mouvement surréaliste et un créateur reconnu de décors et de costumes de théâtre. Ainsi travailla-t-il un temps à Paris pour Serge de Diaguilev en créant des décors et des costumes pour les Ballets russes en 1928. En 1930, Tchelitchev présenta ses œuvres dans le cadre d'une exposition collective dans le tout nouveau Museum of Modern Art de New York, ouvert depuis une année seulement. Quatre ans plus tard, il décida de quitter Paris avec son compagnon, l'écrivain Charles Henri Ford, et de vivre à New York, où il continua à travailler pour des metteurs en scène et des chorégraphes, tels que George Balanchine ou encore A. Everett Austin, pour lesquels il dessina des décors et des costumes de ballet. De 1940 à 1947, il publia des illustrations dans le magazine surréaliste View, dirigé par son compagnon Charles Henri Ford et par le critique de cinéma Parker Tyler.

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vendredi 17 juin 2022

Pierre Bonnard (1867-1947) - La Table de Toilette


Pierre Bonnard (1867-1947) La table de toilette, 1908 Huile sur toile, 52 x 45.5 cm Musée d'Orsay, Paris


Pierre Bonnard (1867-1947)
La Table de Toilette, 1908
Huile sur toile, 52 x 45.5 cm
Musée d'Orsay, Paris

Que voit-on ? Une table de toilette effectivement avec son pichet d'eau et sa cuvette ainsi que des éponges rassemblées dans un petit panier suspendu sur un côté du miroir, quelques flacons d'onguents et de parfums et une boite de poudre de riz. Le comble du modernisme pour cette toilette dite "mouillée" en opposition à la" toilette sèche" qui fit fureur pendant tout le 18e siècle et pour laquelle l'on utilisait jamais d'eau !  C'est aussi pour Bonnard le prétexte aànous donner, à travers le reflet dans le miroir, un  magnifique nu sans visage, mêlant ainsi, un peu à la façon des romains de l'Antiquité, la nature morte et le nu.

Rappel biographique : le peintre français Pierre Bonnard est connu pour ses peintures de personnages, ses nus, ses portraits, ses paysages animés, ses intérieurs et ses natures mortes de fleurs et fruits. Bonnard est un artiste post-impressionniste, membre du groupe des Nabis qui regroupait autour de Paul Serusier, Paul René Piot, Henri-Gabriel Ibels, Maurice Denis, Édouard Vuillard, Ker-Xavier Roussel, Paul Ranson, Jan Verkade, Félix Vallotton, Georges Lacombe, Mogens Ballin, József Rippl-Rónai, Charles Filiger, Adolf Robbi, ainsi que Georges Joseph Rasetti et le sculpteur Aristide Maillol. En réaction à l'impressionnisme, les Nabis veulent libérer leur peinture des exigences du réalisme : « Ensemble, nous avons méprisé l'école et les écoles, les rapins, leurs traditions, leurs farces et leurs bals inutilement nudistes. Ensemble nous nous sommes sérieusement amusés ». Les artistes nabis cherchent des voies plus spirituelles au contact de philosophies et de doctrines nouvelles teintées d'Orient, d'orphisme, d'ésotérisme, et de théosophie. Ils s'appliquent à retrouver le caractère « sacré » de la peinture et à provoquer un nouvel élan spirituel par le seul moyen de l'art.
Une fois devenu célèbre, Pierre Bonnard fut connu pour ne pouvoir s’empêcher de retoucher ses toiles une fois celles-ci achetées et exposées dans un musée. Ses amis appelaient ça « bonnarder » ou « bonnardiser ». Un journaliste relate cette attitude devenue visiblement coutumière. « Au musée de Grenoble et au Musée du Luxembourg, il arriva à Bonnard de guetter le passage d'un gardien d'une salle à l'autre, de sortir d'une poche une minuscule boîte garnie de deux ou trois tubes et, d'un bout de pinceau, d'améliorer furtivement de quelques touches un détail qui le préoccupait. Et, son coup fait, de disparaître, radieux, comme un collégien après une inscription vengeresse au tableau noir. »

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mercredi 15 juin 2022

Philip Guston (1913-1980) - Table at Night


Philip Guston (1913-1980) Table at Night, 1975 Smithsonian American Art Museum.



Philip Guston (1913-1980)
Table at Night, 1975
Smithsonian American Art Museum.

Que voit on ?  Une table du soir et non pas une table de nuit !  Rose et noir mais finalement beaucoup plus noire que rose. Un mug, deux hamburgers qui ressemblent à des livres et deux sandwiches qui se prennent pour un livre ouverts. Un œil  du fond de la table, regarde !


Rappel biographique : Philip Guston, né Phillip Goldstein est un peintre américain. Il est rattaché à la New York School parmi laquelle figurent de nombreux membres de l'expressionnisme abstrait tels que Jackson Pollock ou Willem De Kooning.
En 1970, alors très reconnu comme un grand peintre de l'expressionnisme abstrait, Guston fait scandale en présentant, à la Marlborough Gallery à New York, de nouvelles peintures figuratives, peintes dans un style enfantin, proches de la bande dessinée et représentant de simples objets, livres, chaussures, immeubles, paysages urbains inquiétants, peuplés de la figure récurrente du Klansman (membre du Ku Klux Klan). Inspiré par le dessin des comics de Robert Crumb et le désir de « raconter des histoires », il renoue avec les thèmes sociaux de ses premières années. La figure du Ku Klux Klan revient comme symbole des violences sociales. Beaucoup ne lui pardonneront pas d'avoir rompu avec la tradition moderniste. Ainsi, Hilton Kramer, le critique d'art du New York Times, le qualifie de « mandarin qui fait semblant d'être un abruti » dans un célèbre article sur l'exposition de la Marlborough Gallery. Robert Hughes ; le critique de Time Magazine qualifie ces nouvelles peintures de « Ku Klux Komix ». Seul De Kooning qui lui écrit : « Tu sais quel est ton sujet : c'est la liberté ! », et un cercle de proches le soutiendront dans cette évolution. Vers la fin de sa vie, Guston s'installe alors à Woodstock où il fait la rencontre de Philip Roth avec qui il se liera d'une longue amitié. Demeuré un temps sans galerie, il rejoint David McKee, un ancien de la Marlborough qui vient d'ouvrir sa propre petite galerie au Barbizon Hotel, auquel il restera fidèle jusqu'à la fin de sa vie.
Depuis sa mort, l'influence de Philip Guston au sein de la jeune peinture new-yorkaise et américaine n'a cessé de grandir.
De nombreuses rétrospectives lui ont été consacrées depuis les années 1990, entre autres à Paris au Centre Pompidou, à Londres à la Royal Academy, au SFMOMA à San Francisco, à l'IVAM à Valencia, ou encore au MASS MoCA à North Adams.
Il est significatif que la grande exposition consacrée à l'expressionnisme abstrait new-yorkais par le Museum of Modern Art de New York, en 2010-2011, se soit clôt avec une grande peinture figurative de Philip Guston réalisée du début des années 1970, comme pour annoncer l'avènement d'une nouvelle ère dont Guston serait l'origine.

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lundi 13 juin 2022

Vincent van Gogh (1853-1890) - Glaïeuls


Vincent van Gogh (1853-1890) Glaïeuls Collection privée

 
Vincent van Gogh (1853-1890)
Glaïeuls
Collection privée

 Que voit on ?  Une nature morte florale comme Van Gogh en peignit un bon nombre à ses débuts. un genre auquel il revient régulièrement. Ici les couleurs éclatent et la vie et la vie est belle, ce qui n'est pas toujours le cas...


Rappel biographique : Au début du mois de mars 1886, Vincent rejoint son frère Theo à Montmartre, avec l'envie de s'informer sur les nouveautés de la peinture impressionniste. À l'époque, Theo est gérant de la galerie montmartroise Boussod, Valadon & Cie. Seule la connaissance du milieu artistique parisien peut véritablement permettre à Van Gogh de renouveler et d'enrichir sa vision. Cette année-là est celle de la dernière exposition impressionniste que Vincent découvre, et en 1887 doit avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet. Paris se prépare alors à accueillir plusieurs expositions : en plus du Salon, où sont exposées les œuvres de Puvis de Chavannes, Van Gogh visite les salles de la cinquième exposition internationale à la galerie Georges Petit, qui présente des toiles d'Auguste Renoir et de Claude Monet. Ces derniers n'avaient pas souhaité participer à la huitième et dernière exposition des impressionnistes, qui offrait le spectacle d'un groupe déchiré, entre les défections et les nouvelles arrivées, et ouvrait ses portes à la nouveauté du moment, le néo-impressionnisme, avec la toile de Georges Pierre Seurat, Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte. À Paris dans les années 1886-1887, Van Gogh fréquente un moment l’Académie du peintre Cormon, où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec, de Louis Anquetin, d’Émile Bernard ainsi que de John Peter Russell. Ce dernier réalise son portrait. Il rencontre également, par l’intermédiaire de son frère, presque tous les impressionnistes, en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin. Dans la boutique du père Tanguy, il devient l'ami de Paul Signac. Sous l’influence des estampes japonaises, ses compositions acquièrent peu à peu davantage de liberté et d’aisance, tandis qu’il s’essaie à la technique de l’aplat coloré. Pissarro l’initie également aux théories nouvelles sur la lumière et au traitement divisionniste des tons. La palette de l'artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche s’anime et se fragmente, ceci grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887. Exalté par la ferveur du climat artistique parisien, Van Gogh brûle les étapes de son renouvellement artistique grâce à la fréquentation des peintres les plus anticonformistes du moment : il s'essaye au néo-impressionnisme auprès de Signac et Pissarro, enquête sur les profondeurs psychologiques du portrait avec son ami Toulouse-Lautrec, est précocement informé de la synthèse du cloisonnisme par ses compagnons Louis Anquetin et Émile Bernard, et peut apprécier les toiles exotiques réalisées par Gauguin en Martinique. Régénéré par cette modernité, il est prêt à réaliser son rêve méditerranéen, à la recherche de la lumière aveuglante de la Provence, qui fait resplendir les couleurs pures de la nature, étudiées jusque-là dans sa collection d'estampes japonaises. C'est une période très fertile où son art s'oriente vers l'impressionnisme, mais l'absinthe et la fatigue aggravent son état mental. Le 19 février 1888, il quitte Paris....

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samedi 11 juin 2022

Salvador Dalí (1904-1989) - Nature morte


Salvador Dalí (1904-1989) Nature morte, 1924 Huile sur toile, 125 x 99 cm. Museo Nacional Reina Sofia, Madrid.



Salvador Dalí (1904-1989)
Nature morte, 1924
Huile sur toile, 125 x 99 cm.
Museo Nacional Reina Sofia, Madrid.

Que voit on ? une nature morte aux poires et aux bouchons peinte par Dalí à l'âge de 20 ans  Très cubiste à la manière du russe Ivan Puni, elle flirte aussi avec l'abstraction et le surréalisme, par l'adjonction d' éléments incongrus et sans signification logique. On y décèle déjà clairement ce que le peintre va devenir. 

Rappel Biographique : Salvador Dalí i Domènech, premier marquis de Dalí de Púbol, est un célèbre peintre, sculpteur, graveur, scénariste et écrivain catalan de nationalité espagnole. Il est considéré comme l'un des principaux représentants du surréalisme, et comme l'un des plus célèbres peintres du xxe siècle. Influencé très jeune par l'impressionnisme, il quitta Figueras pour recevoir une éducation artistique académique à Madrid où il se lia d'amitié avec Federico García Lorca et Luis Buñuel et chercha son style entre différents mouvements artistiques. Sur les conseils de Joan Miró, il rejoignit Paris à l'issue de ses études et intégra le groupe des surréalistes, où il rencontra sa femme Gala. Il trouva son propre style à partir de 1929, année où il devint surréaliste à part entière et inventa la méthode paranoïaque-critique. A l'époque où il peint cette série d'aquarelles, Dalí a quitté l'Europe pour vivre aux Etats unis où son activité est débordante. De son aveu même Dalí est encore dans sa période de retour au classicisme qu'il qualifie de " Dalí de la psychanalyse ", période qu'il va bientôt abandonner, après les bombardements nucléaires d'Hiroshima et de Nagasaki pour entrer dans la période " Dalí de la physique nucléaire "...
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jeudi 9 juin 2022

Robert Falk (1886-1958) - Cruche et poissons

 

Robert Falk (1886-1958) Cruche et poissons, 1933 Collection Privée

 
Robert Falk (1886-1958)
Cruche et poissons, 1933
Collection Privée 

Que voit on ? : exactement ce que décrit le titre: une nature morte aux poissons sur uen table de posoé sur une billot de cuisine peint en blanc, les poissons repartis en deux tas encadrent la cruche fermée.
A l'extrême gauche du cadre : linge blanc à moins qu'il ne s 'agisse des papiers qui enveloppait les poissons tout juste achetés. A l'extrême droite du cadre : un couteau d 'écailler en équilibre sous la soucoupe qui contient les poissons.


Rappel biographique : Le peintre russe Robert Rafaïlovitch Falk (Роберт Рафаилович Фальк) est un des représentants majeurs de l'avant-garde russe. Entrainant dans son sillage plusieurs autres jeunes peintres de son pays, il est l'initiateur, en 1910, du Valet de Carreau et l'un de ses représentants principaux. Fasciné à ses débuts par l'oeuvre de Paul Cézanne, il défend le postimpressionnisme. En 1918, au debut de la révolution bolchevique, il rejoint la section Arts plastique (Izo) créée par le Commissariat populaire à l'instruction, au collège du Narkompros à Moscou. Entre 1918 et 1928, il enseigne la peinture à l’Institut supérieur d’art et de technique (Vkhoutein). En 1928, il se rend en France, théoriquement pour un séjour censé être de courte durée mais il refuse de repartir et s'installe à Paris jusqu'en ou il travaille pendant 10 ans. 1938, Entre 1938 et 1958, il revient à Moscou vit dans un relatif isolement et travaille, principalement pour le théâtre. Les œuvres de cette période sont néo-impressionnistes, assez proches des dernières peintures de son ancien professeur Valentin Serov Après la la déstalinisation, Robert Falk devint très populaire parmi les jeunes peintres et beaucoup l'ont considéré comme un trait d'union entre les traditions nationales russes et l'art moderne français du début du 20e siècle mais aussi entre la première avant-garde russe et la deuxième, celle des années 1960.

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mardi 7 juin 2022

Richard Diebenkorn (1922-1993) - Still life with coffee cup and book


Richard Diebenkorn (1922-1993) Still life with coffee cup and book, 1957 San Francisco Museum of Modern Art


Richard Diebenkorn (1922-1993)
Still life with coffee cup and book, 1957
San Francisco Museum of Modern Art

Que voit on ? Posés sur un entablement recouvert d'un revêtement bleu (zinc ?) : un livre ouvert dont la page de gauche est occupée par du texte et celle de droite par une image en noir et blanc. A côté du livre : un tasse de café bleue, elle aussi  et pleine, prête à être bue. Son anse et la fin de la soucoupe ont été volontairement tronquées de la toile.

Rappel biographique : Richard Diebenkorn est un peintre américain du 20e siècle dont le style oscille entre l’abstrait et le figuratif en fonction des périodes qu’il a traversées. Après une première exposition au California Palace of the Legion of Honor à San Francisco en 1948, ses débuts sont associés à l'expressionnisme abstrait et à l'Ecole de San Francisco, mouvement figuratif des années 1950-1960. De 1955 à 1966, il vit à Berkeley (Californie), change de style et devient un peintre figuratif important, dans un genre qui réunit à la fois la manière de Henri Matisse qu’il admire et l'expressionnisme abstrait. Diebenkorn, Elmer Bischoff, Henry Villierme, David Park, James Weeks participent ensemble à une renaissance de la peinture figurative, qu'on appelle l'École de San Francisco (Bay Area Figurative Movement). En 1967, Diebenkorn s'installe à Santa Monica et devient professeur à UCLA. Il installe son atelier dans le même immeuble que son vieil ami Sam Francis. Pendant l'hiver 1966-1967, il revient une nouvelle fois à l'abstraction, cette fois avec une vision très personnelle, un style géométrique qui se démarque clairement de ses débuts de la période expressionniste abstraite. La série Ocean Park, qu’il commence en 1967 se poursuit pendant les dix-huit années suivantes. Elle est devenue la partie de son œuvre la plus célèbre aujourd’hui. Elle se compose d'environ 135 peintures. Basées sur le paysage vu depuis la fenêtre de son atelier, ses compositions abstraites à grande échelle sont nommées d'après une communauté de Santa Monica où il a eu un temps son atelier. A la même époque, il peint aussi ce qu’il appelle des found still life, c’est à dire des toiles d’après ce qu’il trouve sur sa table sans rien retoucher à l’arrangement qu’il voit.
La première rétrospective importante de son oeuvre a eu lieu à la Albright–Knox Art Gallery а Buffalo en 1976 et 1977. En 1989, John Elderfield, conservateur au MOMA (New York) organise une exposition d’oeuvres de Diebenkorn sur papier, qui constitue d’ailleurs la partie la plus prolifique de sa production.
En 2012, l'exposition Richard Diebenkorn : The Ocean Park Series, organisée par Sarah C. Bancroft, a lieu simultanément à la Corcoran Gallery of Art, à l'Orange County Museum of Art et au Forth Worth Museum of Modern Arts de Washington.


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dimanche 5 juin 2022

Piet Mondrian (1872-1944) - Chrysanthemum


Piet Mondrian (1872-1944) Chrysanthemum, c. 1908 Aquarelle et crayon sur papier 31.2 x 23.2 cm Collection Privée (via Christie's)


Piet Mondrian (1872-1944)
Chrysanthemum, c. 1908
Aquarelle et crayon sur papier 31.2 x 23.2 cm
Collection Privée (via Christie's)

Que voit-on ? Une nature morte florale de Piet Mondrian, un genre pictural qu'il alimentera très régulièrement tout au long de sa carrière et plus particulièrement entre 1900 et 1930. Dans celle-ci, comme dans la pluart de celle qu'il peignit au tournant du 20e siècle perce déjà son attirance pour l'abstraction, dont il fut un des grands maîtres. On comparera cette toile avec une autre sur le même thème peinte la même année et déjà publiée dans ce blog.


Rappel biographique : Dans la structure des peintures datant d'avant 1900, Mondrian vise des effets d'ensemble : effets de lumière, effets linéaires, groupes de troncs d'arbres et branches en contre-jour sont des motifs récurrents. Ce sont des qualités morales qui s'inscrivent dans ces choix de couleurs et ces motifs. L'art de tradition romantique-nordique produisit vers 1900 beaucoup de paysages de sous bois. En octobre 1892, il s'inscrit à l'Académie royale des beaux-arts d'Amsterdam.
Après 1900, les tableaux de Mondrian cherchent à faire voir des idées, et semblent proches du mouvement symboliste. Son nouveau style, comme cristallisé sur des formes-idées, déjà visible dans Passiebloem (Passiflore), vers 1901, s'est manifesté d'autant plus vigoureusement qu'il rencontra en juin 1908 le peintre Jan Toorop, personnage central du Symbolisme hollandais connu par ses curieuses compositions de figures curvilignes très homogènes, comme fondues dans les plissements géologiques du dessin.
Connu pour être un des pionniers de l'abstraction, il écrit dès janvier 1914 écrit : « Je construis des lignes et des combinaisons de couleurs sur des surfaces planes afin d'exprimer, avec la plus grande conscience, une beauté générale. La nature (ou ce que je vois) m'inspire, me met, comme tout peintre, dans un état émotionnel qui me pousse à créer quelque chose, mais je veux rester aussi près que possible de la vérité et à tout extraire, jusqu'à ce que j'atteigne au fondement (qui ne demeure qu'un fondement extérieur !) des choses […]. Je crois qu'il est possible, grâce à des lignes horizontales et verticales construites en pleine conscience, mais sans ‘‘calcul’’, suggérées par une intuition aigüe et nées de l'harmonie et du rythme, que ces formes fondamentales de la beauté, complétées au besoin par d'autres lignes droites ou courbes, puissent produire une œuvre d'art aussi puissante que vraie »

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vendredi 3 juin 2022

Robert Motherwell (1915-1991) - Black Fruit

Robert Motherwell (1915-1991) Black Fruit Private collection


Robert Motherwell (1915-1991)
Black Fruit
Private collection 

 Que voit on ? Une tache noire  dans laquelle le spectateur est invité a voir un fruit noir. Fruit d'un arbre ? Fruit de la pensée ?   Fruit des fantasmes de l'artiste ? Fruit de l'époque  ?...

Rappel Biographique : Robert Motherwell est généralement associé aux débuts de l'expressionnisme abstrait, c'est-à-dire au premier grand mouvement artistique, aux États-Unis, qui soit émancipé de l'influence du Vieux Continent. Pourtant, Motherwell est sans doute le plus européen des membres de l'École de New York, ainsi nommée pour la distinguer de (et l'opposer à) celle de Paris. Dès 1938, le jeune homme se rend en Europe, qu'il parcourt de la France à l'Écosse, en passant par l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, la Belgique et l'Angleterre. Sa première exposition personnelle est d'ailleurs organisée, l'année suivante, dans la galerie parisienne de Raymond Duncan.  Porteur malgré lui d'un certain esprit européen dans une Amérique des arts revendiquant sa pleine autonomie, Motherwell devient presque naturellement l'ambassadeur des surréalistes exilés à New York pendant la Seconde guerre mondiale. Il se lie aussi avec le peintre Roberto Matta, qu'il accompagne au Mexique durant six mois, en 1941. mais aussi avec André Breton, Max Ersnt, Marcel Duchamp, André Masson et Yves Tanguy.  Il faudra attendre  encore deux bonne années  pour que Motherwell côtoie régulièrement ses compatriotes Jackson Pollock,et William Baziotes Willem De Kooning et Hans Hofmann, qui sont les principaux champions de l'expressionnisme abstrait américain.  
En 1943, il réalise ses premiers collages à l’invitation de Peggy Guggenheim qui compte les exposer dans sa galerie aux côtés de ceux de Baziotes et Pollock. 
En 1945 il dirige la publication d’une collection de textes théoriques sur l’art moderne européen sous le titre de The Documents of Modern Art. En 1946, il participe à l’exposition « Fourteen Americans » organisé par le MOMA de New York.

En 1948, avec Baziotes, David Hare, Barnett Newman et le peintre Mark Rothko, il fonde l’école « Subjects of the Artists ». Il commence un tableau intitulée Elegy consacré à la République espagnole de 1936. Ce tableau ne sera achevé qu'en 1976.
De 1950 à 1958, Robert Motherwell donne des cours au Hunter College de New York. Il représente les États-Unis à la Biennale de Venise de 1950 et celle de São Paulo en 1961.

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mardi 31 mai 2022

Louis-Abel Truchet (1857-1918) - Thé sur la terrasse

Louis-Abel Truchet (1857-1918) Thé sur la terrasse Collection Privée.


Louis-Abel Truchet (1857-1918)
Thé sur la terrasse
Collection Privée. 

Que voit on ? Une nature morte sur la terrasse qui fait immanquablement penser à celles d'Henri le Sidaner et à ses thés sur la terrasse de Gerberoy. Celle-ci poéique et admirablement peinte, éclate de couleurs et de nuances avec ses percées de soleil à travers le feuillage dont on retrouve la projection sur la nappe blanche.  Le portrait d'une monde qui disparaitra pres la Premiere guerre Mondiale.

Rappel Biographique : Louis Abel-Truchet, est un peintre et affichiste français, élève de Benjamin Constant et de Jules Lefebvre à l'Académie Julian à Paris,. Louis Abel-Truchet a réalisé de nombreuses toiles de la vie parisienne nocturne au tournant des 19 et  debut du 20e siècle, ainsi que des paysages et des scènes de genre. Ses toiles sont traitées dans un style post-impressionniste. En 1907, il fonde la Société des humoristes avec Louis Vallet. Il est proche des Gallé, famille bourgeoise de Creil. Il a offert plusieurs toiles à l'amateur Ernest Gallé qu'il nomme son "oncle" sans qu'il existe de lien de parenté, et à Auguste Gallé. l a peint des décors pour des revues de cabarets montmartrois avec Joseph Faverot. Il a beaucoup peint et gravé des planches sur Montmartre, a participé aux « Vachalcades » du Cabaret des Quat'z'Arts et fut l'auteur de plusieurs chars.  Lors de la Première Guerre mondiale, il fut engagé volontaire comme lieutenant territorial au 1er régiment du génie en 1914. L'armée utilisa ses compétences d'artiste peintre en le nommant au poste d'adjoint de Guirand de Scevola, chef de la section de camouflage. Abel-Truchet dirigea l'atelier central de cette formation à Paris. Pendant la guerre, il publie des caricatures dans la presse et notamment Le Petit Journal. Il meurt des suites d'une blessure de guerre peu avant la fin des hostilités. Après sa mort, sa veuve, Julia Abel-Truchet, reprend les pinceaux de son mari à qui elle a succédé à l'atelier et connaît le succès avec ses portraits et ses vues de jardin en fleurs.

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dimanche 29 mai 2022

Paul Cézanne (1839-1906) - Trois poires (c.11878-79)



Paul Cézanne (1839-1906) Trois poires (c.11878-79) Huile sur toile, 20 x 25.7 cm. National Gallery, Washington DC (Collection of Mr. & Mrs. Paul Mellon)


Paul Cézanne (1839-1906)
Trois poires (c.11878-79)
Huile sur toile, 20 x 25.7 cm.
National Gallery, Washington DC (Collection of Mr. & Mrs. Paul Mellon)


Que voit on ? Le degré zéro de la nature morte : trois simples fruits, trois poires, illuminées par le pinceau et l'ahurissante palette de Cézanne (ici presque monochrome !).  Il avait déjà exploré ce thème quelques années, en 1875,  avant de peindre cette huile sur toile dans sa gouache  Deux poires, publiée  dans ce blog. Une illustration parfaite de sa la phrase par laquelle il définissait les natures mortes : "Quand la couleur est à sa puissance, la forme est à sa plénitude »

Rappel biographique :
Les natures mortes furent un des thèmes favoris de Paul Cézanne, elles lui permirent de construire ses tableaux, d'approfondir les rapports entre les vides et les pleins, les figures et les fonds. Pour Cézanne, la nature morte est un motif comme un autre, équivalent à un corps humain ou à une montagne, mais qui se prête particulièrement bien à des recherches sur l'espace, la géométrie des volumes, le rapport entre couleurs et formes. Dans ces natures mortes, Cézanne place des objets de peu, faits à la main par l'artisanat local et paysan, et il les peints plus grands que nature en en accentuant les défauts, avec des torchons, nappes, fruits ou fleurs, le tout placé sur un coin de table. Incomprises en leur temps, ses natures mortes sont ensuite devenues l'un des traits caractéristiques de son génie. Les pommes sont un des éléments, avec les vases, qui forment ses « obsessions picturales ». Pour les philosophes, elles participent à l'établissement de sa personnalité et à sa quête de l'être. Les natures mortes, et notamment les pommes, sont le signe de sa nouvelle conquête picturale.
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vendredi 27 mai 2022

Louyse Moillon (1610-1696) - Nature morte de pêches sur un plat.

Louyse Moillon (1610-1696), Nature morte de pêches sur un plat. Collection Privée

Louyse Moillon (1610-1696),
Nature morte de pêches sur un plat.
Collection Privée 

Que voit on ? La précision du rendu et la subtilité des textures  dans lesquels l'art de Louyse Moillon s'épanouit naturellement trouve ici un accomplissement. On notera la goutte d'eau au opemier plan sur l'entablement entre les deux grappes de raisins.

Rappel biographique : Louyse Moillon est l'une des rares femmes peintres du XVIIe siècle français dont l’œuvre est aujourd'hui bien identifiée, la signature et la datation de ses tableaux ayant permis qu'elle échappe à l'anonymat. Depuis la redécouverte de l'artiste en 1934 lors de l'exposition des Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle au musée de l'Orangerie, la reconnaissance de son art est longtemps restée tributaire des préjugés envers les femmes peintres. La réhabilitation de l'artiste à la fin des années 1970 est liée à l'intérêt nouveau porté aux femmes peintres et, depuis 2009, à la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Dominique Alsina. Répertoriant précisément 69 tableaux, il replace l'artiste dans le contexte de "La nature morte au Grand Siècle" au même rang que ses contemporains masculins, Jacques Linard (1597-1645), Nicolas Baudesson (1611-1680) ou Lubin Baugin (1612-1663). Equilibre et stabilité sont les fondements des compositions de Louyse Moillon, fidèles à un schéma répétitif centré sur des corbeilles ou des paniers de fruits, posés sur une table ou une margelle, dépeints en légère contre-plongée, dans un cadrage resserré et sur un fond sombre. Le réalisme minutieux de ses œuvres, une touche précise, des coloris pleins et le rendu du velouté ou de la transparence des fruits témoignent de la maîtrise du métier, hérité de l'art flamand et acquis en côtoyant la colonie des peintres hollandais de Saint-Germain. Après la mort, de son père, Nicolas, peintre lui aussi, alors qu'elle a seulement 9 ans, sa mère se remarie avec le peintre protestant de natures mortes, François Garnier, dont le titre de « bourgeois de Paris » laisse supposer une situation prospère. Il est aussi marchand de tableaux lié au milieu de Saint-Germain-des-Prés. La fillette qui a entamé sa formation auprès de son père défunt la poursuit avec son beau-père, dont on reconnait nettement l'influence dans ses œuvres.

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mercredi 25 mai 2022

Luis Egidio Melendez (1716-1780) - Bodegón con plato de cerezas, ciruelas, jarra y queso


Luis Egidio Melendez (1716-1780) Bodegón con plato de cerezas, ciruelas, jarra y queso Museo nacional del Prado, Madrid


Luis Egidio Melendez (1716-1780)
Bodegón con plato de cerezas, ciruelas, jarra y queso
Museo nacional del Prado, Madrid

Que vtoit on ? Un chef d'œuvre supplémenatire de Melendez qui ne peignit beaucoup. Celui ci  est  composé d'une magnifique jarre de vin en céramique, d'un morceau de fromage, de reines-claudes remarquablement éxcutées et d'un plat de cerises aux reflets ensoleillés, le tout sur un entablement de bois.

 
Rappel biographique : Le peintre espagnol d'origine napolitaine, Luis Egidio Melendez a fait carrière presque exclusivement à Madrid. Contemporain de Goya, il est considéré aujourd'hui comme l’un des meilleurs peintres de natures mortes du 18e siècle, réputation qu'il n'avait pas de son vivant qu'il a passé dans une misère noire. C'est son père, Francisco Meléndez et Louis Michel van Loo (dont il est l'assistant de 1742 à 1748) qui assurent sa formation de peintre.
Le futur Charles IV d'Espagne lui commanda une grande série de natures mortes (dont celle ci-dessus) dont une partie importante est aujourd'hui conservée au musée du Prado à Madrid.
Ses toiles peintes dans de petits formats (jamais plus de 50 cm) dans la grande tradition de l'austérité espagnole, n'en foisonnent pas moins d'une minutie des détails. toujours peints avec une absolue perfection. La composition simple et le contraste clair-obscur, s’inscrivent dans la tradition des natures mortes baroques de Zurbaran et de Cotan. Comme eux, Meléndez étudia les effets de lumière, la texture et la couleur des fruits et des légumes, ainsi que celles des récipients en céramique, verre et cuivre ou pailles. À la différence des maîtres du 17e siècle, il présente le sujet plus près du spectateur, en légère plongée. Ce sont des objets disposés sur une table, ce qui donne à ses formes une certaine monumentalité. Le genre permet au spectateur d’étudier l’objet par lui-même. Les fonds sont neutres, et c'est un puissant éclairage qui mettent valeur les contours de l’objet. C’est ainsi qu’il représente le duvet des fruits, les transparences des peaux des raisins, les intérieurs brillants des pastèques et quelquefois les accidents présents à la surface des fruits (comme ici avec les figues vertes).
Chaque toile de Meléndez est minutieusement composée et fait l'objet d'un mise en scène précise afin de créer le plus grand réalisme possible. Les « grands thèmes » n’intéressèrent jamais Meléndez qui portent surtout son attention sur les choses de la vie quotidienne, sur l’observation et l’étude de la nature. Il fut souvent comparé à Chardin, jusqu'à être même parfois surnommé le « Chardin Espagnol » ce qui est assez stupide eut égard au caractère unique de son style et à tout ce qui différencie ces deux grands peintres.

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lundi 23 mai 2022

Paul Gachet dit Van Ryssel (1828-1909) - Les pommes

Paul Gachet  dit Van Ryssel (1828-1909) Les pommes, 1897  Myuée du Luxembourg, Paris



Paul Gachet dit Van Ryssel (1828-1909)
Les pommes, 1897
Musée du Luxembourg, Paris 

Que voit on ? Des pommes qui ressemble plutôt  à des oranges  et un citron qui ressemble bien à un citron posés sur un fond vert devant un bougeoir à l'unique bougie éteinte.

Rappel Biographique : Paul Ferdinand Gachet, est un médecin français, peintre, graveur, collectionneur d'art et professeur d'anatomie artistique et aussi d'après la rumeur... faussaire. En effet le bon docteur qui, dans son cabinet d'Auvers-sur-Oise, soigna de très célèbres patients alors inconnus (Pissaro, Renoir, Cézanne, Manet,Van Gogh) se faisait souvent  payer ses honoraires en acceptant une toile par-ci, une toile par-là, de ses géniaux patients. Etant peintre lui-même, il lui arrivait de se faire la main, en copiant certaines des toiles que ses patients lui avaient données. Lorsqu'il mourut on eût tôt fait de confondre les originaux et les copies semant ainsi une panique sans nom dans les musées qui avaient acceptés ses donations.  Il fallut attendre 1999 pour que l 'affaire soit éclaircie au cours d'une gigantesque et mémorable  exposition organisé par le Musée d'Orsay au Grand Palais.  Sous le pseudonyme de Van Ryssel, Paul Gachet exécuta plus de cent gravures et de nombreuses peintures. Le 20 mai 1890, Vincent Van Gogh se présente chez lui muni d'une lettre de recommandation de son frère Théo. Le 25 du même mois, Van Gogh fait son unique eau-forte chez Gachet, L'Homme à la pipe et le 4 juin, Van Gogh peint son portrait qu'il dupliquera pour la collection de son modèle. Le 27 juillet Vincent se tire un coup de revolver dans la région du cœur et meurt moins de quarante-huit heures plus tard.

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samedi 21 mai 2022

Jan Groover (1943-2011) - Untitled, 1979

Jan Groover (1943-2012) Untitled.1979. Chromogenic color print (47.6 x 37.5 cm) MoMA, New York


Jan Groover (1943-2012)
Untitled.1979.
Chromogenic color print (47.6 x 37.5 cm)
MoMA, New York

Que voit on ? Bien que ne portant pas titre, cette nature morte représente donc des poivrons verts  et divers ustensiles de cuisine en métal dans le style hyperréaliste qui fit les beaux jours de la  peinture et de la photographie américaine du 20e siècle. On appréciera la maitrise des reflets sur les surfaces métalliques aussi bien que su la peau des poivrons.  

Rappel Biographique  : Jan Groover  est une photographe américaine qui est née et a grandi à Plainfield dans le New Jersey. Elle étudie la peinture et le dessin dès 1961 au Pratt Institute et obtient un baccalauréat en beaux-arts en 1965 du Pratt Institute en peinture et une maîtrise en éducation en 1970 de l' Université de l'état de l'Ohio State. Elle enseigne comme professeure assistante en arts plastiques à l'université de Hartford. Elle se met à la photographie en 1971. Elle s'installe avec Bruce Boice, son mari à New York et le couple démarre une collection de photographies. En 1976, elle photographie la ville de Washington dans un projet intitulée "The nation's capital in photographs" à l'occasion du bicentenaire de la déclaration d'indépendance des États-Unis.  En 1989, le couple s'installe en France dans le Périgord.

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jeudi 19 mai 2022

James Ensor (1860-1949) - Nature morte aux pommes, navets et saladier sur une nappe


James Ensor (1860-1949) Nature morte aux pommes, navets et saladier sur une nappe Collection privée


James Ensor (1860-1949)
Nature morte aux pommes, navets et saladier sur une nappe
Collection privée 

Que voit on ?   Quatre pommes rouges, trois navets et un saladier vide, posés sur une nappe blanche, la teinte jaunâtre de l'ensemble étant due à un mauvais vieillissement d'u vernis final plutôt qu'à un volonté du peintre dont la palette est habituellement plus crue.  

Rappel biographique : Le peintre belge James Ensor se revendiquait du mouvement anarchiste et a laissé une œuvre expressionniste très importante. Il est un des membres fondateurs du groupe bruxellois d'avant garde Les Vingt. En 1898, il est l'un des instigateurs du bal du Rat mort qui a lieu à la fin du carnaval d'Ostende. Ensor doit attendre le début du 20e siècle pour assister à la reconnaissance de son œuvre : expositions internationales, visite royale, anoblissement avec titre de baron, Légion d'honneur ... on le surnomme alors le prince des peintres. Et c'est précisément ce moment qu'il choisit pour abandonner la peinture et consacrer les dernières années de sa vie exclusivement à la musique !
Dans beaucoup de ses tableaux Ensor est fasciné par la lumière d'Ostende, sa ville natale, qui lui inspire des pâleurs secrètes : « La lumière déforme le contour. Je vis là-dedans un monde énorme que je pouvais explorer, une nouvelle manière de voir que je pouvais représenter. »
C'est entre 1887 et 1893 qu'il peint ses plus beaux tableaux : la gamme chromatique prend feu au milieu des nacres translucides des ciels et des marines. Contemporaine de Vincent Van Gogh et d'Edvard Munch, son œuvre contient beaucoup des futures révolutions du Fauvisme au Mouvement Cobra.
Il va s'appliquer à mettre en évidence les aspects grotesques des choses, et s'orienter vers une vision radicale, sarcastique et insolente du monde. Comme chez Pieter Brueghel l'Ancien ou Jérôme Bosch, l'inanimé respire et crie. Ses obsessions et ses peurs jouent un rôle manifeste dans les traits menaçants qu'il attribue aux objets utilitaires, aux revenants et aux masques. Ces derniers, à partir des années 1880 dominent son inspiration et renvoient au carnaval, ce « monde à l'envers », anarchique où les rapports sociaux sont démontrés par l'absurde.
Artiste pluraliste, il l'est également dans son style et ses techniques: toile, bois, papier, carton, couteau à palette, pinceau fin ou spatule… : « Chaque œuvre devrait présenter un procédé nouveau », écrit-il.
Dans un but purement alimentaire, il édite des eaux-fortes, les fameux « biftecks d'Ensor », œuvres purement commerciales mais qui ont fait alors la fierté des marchands de souvenirs. Il réalise aussi des caricatures à la manière de Bruegel et de Bosch.
Par sa prédilection pour les personnages masqués, les squelettes, qui, dans ses tableaux, grouillent dans une atmosphère de carnaval, Ensor est le père d'un monde imaginaire et fantastique qui annonce le surréalisme.
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mardi 17 mai 2022

Henri Matisse (1869-1954) - Fruits

 

Henri Matisse (1869-1954) Fruits, 1896 Collection privée

Henri Matisse (1869-1954)
Fruits, 1896
Collection privée

Que voit on ? un Matisse très inhabituel, très impressionniste dans sa facture et classique dans sa thématique qui ne cache pas sa référence aux natures mortes de Claude Monet ou même de Chardin ! Intéressant de constater que le maître des collages et de la destructuration des formes fut aussi un peintre impressionniste... à ses débuts.  

Rappel Biographique : Henri Matisse, peint son premier tableau, Nature morte avec livres et chandelle en juin 1890. Peu après, il se rend à Paris. En 1892, il rencontre Albert Marquet à l'École des Arts déco puis s'inscrit en 1895, à l'École des beaux-arts, dans l'atelier de Gustave Moreau. L'enseignement du maître encourage ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique. Matisse, comme ses condisciples, Georges Rouault, Léon Lehmann, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot ou Henri Evenepoel, est stimulé par cette conception de la peinture et entend développer la sienne selon son individualité. Gustave Moreau, lors d'une correction, lui dit : « Vous allez simplifier la peinture. »
Cette prophétie peut être considérée comme le programme esthétique de l'œuvre d'Henri Matisse.
En 1896, Matisse expose pour la première fois au Salon des Cent et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre associé sur proposition de Pierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d'exposer sans passer par un jury. Il passe l'été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l'Australien John Peter Russell, qui l'introduit auprès d'Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s'intéresser à la peinture impressionniste qu'il découvre en 1897 au musée du Luxembourg. Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, Matisse et Marquet travaillent comme peintre décorateurs à la journée, pour les décorateurs de théâtre.
En voyage à Londres, sur les conseils de Pissarro, Matisse découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner, puis il part s'installer en Corse où il habite dans la Villa Rocca. A Ajaccio, il peint une cinquantaine de toiles dont Le Mur rose qui représente l'arrière de l'hospice Eugénie vu depuis la Villa de la Rocca. Matisse s'inspire alors de Turner.
En 1899, il découvre le traité de Paul Signac, d’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme.
À partir de 1900, Matisse travaille la sculpture et le modelage, à l'Académie de la Grande Chaumière, sous la direction d'Antoine Bourdelle et fréquente également l'atelier d'Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d'André Derain et de Jean Puy. Derain lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d'automne (1903)
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dimanche 15 mai 2022

François Vernay (1821-1896) - Vase et fruits d'été sur un entablement

François Vernay (1821-1896) Vase et fruits d'été sur un entablement Collection privée

François Vernay (1821-1896)
Vase et fruits d'été sur un entablement
Collection privée 

 Que voit-on ?  Sujet très classique à base de raisins et de pommes mais pinceau très moderne et très  dense avec une palette qui laisse exploser de merveilleuses couleurs soutenues dans une atmosphère assez sombre.  Une magnifique peintre et un très grand coloriste encore injustement méconnu de nos jours.

Rappel biographique : Son activité commence dès la sortie de la classe de fleurs à l’École des beaux-arts de Lyon en 1844. Vernay devient alors dessinandier de décors floraux pour l’industrie de la soie à Lyon. C’est sans doute sa rencontre avec François-Auguste Ravier en 1850 qui l’a profondément orienté sur la manière de son art. Il va rapidement commencer à alterner la peinture de fleurs et la peinture de paysage. Il abandonne sa palette sombre et la couleur fait son apparition dans sa peinture. À partir de 1865, il se tourne vers la nature morte à base de fleurs et de fruits. Ses dessins préfigurent les hardiesses à venir de l’expressionnisme et du fauvisme. Solitaire et méconnu  de son vivant, François Vernay vécut pauvrement. Après une chute dans son atelier, il se casse le fémur et meurt à l'Hôtel-Dieu de Lyon. Il continue à être injustement méconnu après sa mort même si une rue du 5e arrondissement de Lyon porte son nom.  Sa palette  peut souvent évoquer ou préfigurer celle de Cézanne dont il fut l'exact contemporain. 

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vendredi 13 mai 2022

Frida Khalo (1907-1954) - Naturaleza muerta dedicado al Dr Samuel Fastlicht


Frida Khalo (1907-1954) Naturaleza muerta dedicado al Dr Samuel Fastlicht, 1952 Collection Privée


Frida Khalo (1907-1954)
Naturaleza muerta dedicado al Dr Samuel Fastlicht, 1952
Collection Privée

Que voit on ? Encore une série de fruits ronds, si chers à ce peintre.  La courge qui occupe tout le fond du cadre est ouverte en deux et laisse découvrir une foret de pépin  suspendu comme par des poils.

Rappel biographique : La peintre mexicaine Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderónn plus connue sous le nom de Frida Kahlo a passé toute sa vie à Mexico City, bien qu'elle ait travaillé et voyagé aux Etats-Unis. Son œuvre comporte environ 250 tableaux, très souvent de petits formats, un certain nombre ayant été peints alors qu'elle était alitée. Elle a peint beaucoup d'autoportraits, témoignant souvent de sa souffrance physique et morale (Hôpital Henry-Ford, 1932, Sans espoir, 1945), seule ou en compagnie d'animaux (Autoportrait au collier d'épines et colibri (1940), Moi et mes perroquets (1941)…), parfois des portraits de famille. Ses toiles sont empreintes de culture mexicaine : tenue traditionnelle, bijoux locaux, portraits d'indigènes.  Quelques nature mortes, toutes très fortes se glissent au milieu de ces autoportraits ; elles ont la particularité de concerner en majeure partie des fruits ronds : pastèques, melons, courges, pamplemousse, avocats, kiwi, fruits de la passion, mangue. Ces fruits sont souvent traités comme des chairs ouvertes sur des plaies. Une poupée d'enfant ou un animal stylisé se mêlent quelquefois au décor. Sa série des pastèques est intitulée Viva la vida (Vive la vie).
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mercredi 11 mai 2022

Abraham Brueghel (1631-1690) - Nature morte avec pastèque

Abraham Brueghel (1631-1690) Nature morte avec pastèque, 1670s Huile sur toile, 60 x 73 cm Musée de l'Hermitage, St. Petersbourg


Abraham Brueghel (1631-1690)
Nature morte avec pastèque, 1670s
Huile sur toile, 60 x 73 cm
Musée de l'Hermitage, St. Petersburg

 Que voit on?  Une nature très fournie et excellement peinte de figues, grenade, raisins et pastèque dans laquelle un couteau  d'argent a été planté pour en détacher des morceaux au grè de son envie.

Rappel biographique : Abraham Brueghel (163 -1690) est  le second fils de Jan Brueghel le Jeune (1601-1678) qui lui enseigne dès son jeune âge la peinture. Abraham se montre très doué et il réussit à vendre sa première toile à seulement quinze ans. À dix-huit ans, il se rend en Italie où il entre au service du prince Antonio Ruffio de Sicile. En 1659, il se rend à Rome où il se marie l’année suivante. Il s’installe en 1671 à Naples. S’il suit d’abord le style de son père, Abraham se tourne vers la peinture de fleurs suivant le style de Daniel Seghers (1590-1661).

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lundi 9 mai 2022

Alice Néel (1900-1984) - Gladiolas

 

Alice Néel (1900-1984) Gladiolas, 1974

 

Alice Néel (1900-1984)
Gladiolas, 1974
Private Collection 

 Que voit on ? Comme souvent chez Alice Néel, il s 'agit d'une nature morte peinte devant quelque chose. ici un canapé. La nature morte elle même représente un bouquet de glaïeuls mauves qui ressemblent à s'y méprendre à des iris, sauf qu'ils n'en sont pas. Ils sont posés dans un vase marocain à même le carrelage du  sol.

Rappel Biographique :
Alice Néel est une artiste américaine, particulièrement connue pour ses portraits sans fard, qui ne cède à la tentation d'aucun des mouvements picturaux qu'elle a pu traverser dans sa vie (l'impressionnisme lors de sa formation, le surréalisme dans l'entre-deux-guerres, etc.), et qui se démarque aussi des canons habituels de la représentation de la féminité. Elle a peint peu de natures mortes mais toutes sont très fortes et bouleversent les règles établies du genre.
Les peintures d'Alice Néel sont remarquables par leur utilisation de la ligne et de la couleur, leur perspicacité psychologique et leur intensité émotionnelle. Elle a été qualifiée comme l’ « une des plus grands portraitistes du 20e siècle » par Barry Walker, conservatrice d'art moderne et contemporain au musée des beaux-arts de Houston, organisatrice d'une rétrospective de l'artiste en 2010._

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samedi 7 mai 2022

Eugène Delacroix (1798-1863) - Bouquet de fleurs

Eugène Delacroix (1798-1863) Bouquet de fleurs Musée des Beaux Arts de Lille


Eugène Delacroix (1798-1863)
Bouquet de fleurs
Musée des Beaux-Arts de Lille

Que voit on ? Un cinq tableaux de fleurs. que Delacroix osa présente au salon de 1849. Habitué du parc du château de Nohant, où l’invitait George Sand, Delacroix y peignit ces natures mortes florales, avant d'acquérir sa propre maison de Champrosay. Comme dans chacune de ces cinq mortes florales, une des fleur représentée n'a jamais existé dans la nature ! Une trait d'humour que Delacroix...

Rappel biographique : Le grand peintre romantique français Ferdinand-Victor-Eugène Delacroix n'est a priori pas vraiment connu pour ses natures mortes et c'est un tort car il en peignit quelques unes de très remarquables ! On lui connait Nature morte aux homards (1826-27) conservée aussi au Louvre à l"époque où il il copiait les maîtres anciens dans les galeries du Louvre. Il peignit aussi plusieurs natures mortes florales dont quelques unes très spectaculaires à partir de 1844, quand il loue à Draveil au lieu-dit Champrosay, une « bicoque » où il se fait installer un atelier de 10 m2. En pleine campagne accessible par le train directement Delacroix vient s'y reposer à l'écart de Paris, où sévit le choléra. Là il peut, accompagné de sa gouvernante Jenny, faire de longues promenades dans la campagne pour soigner sa tuberculose. Il travaille de nombreux paysages, plusieurs vues de Champrosay tant au pastel (musée du Louvre) qu'à la peinture à l'huile (musée du Havre). Il réalise de nombreux tableaux de mémoire suivant ses notes et carnets du Maroc, interprétant des scènes antiques à la mode orientale. Son travail se fait plus intimiste, les tableaux de petite taille sont vendus par les marchands parisiens. Il peint également ses natures mortes florales, souvent composées de fleurs imaginaires, (comme ci dessus) affectionnant particulièrement les lys jaune à cinq pétales. Les relations avec George Sand quoique suivies, se distendent. Après avoir réalisé le portrait de l'écrivain en 1834, Delacroix vient régulièrement à Nohant-Vic où il peint pour l'église de Nohant une Éducation de la Vierge138. Il offre un Bouquet de fleurs dans un vase139 à l'écrivain, qui l'accroche140 au-dessus de son lit, mais quand celle-ci tombe amoureuse du graveur et élève de Delacroix, Alexandre Manceau, Delacroix en prend ombrage d'autant qu'il est opposé à la révolution de 1848 dont Sand a été une des figures. La rupture est consommée. Restent les natures mortes florales qui datant de cette idylle, ont traversé les temps.

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jeudi 5 mai 2022

Aimé-Victor Barraud (1902 - 1954) - Nature morte aux poires et raisins


Aimé-Victor Barraud (1902 - 1954) Nature morte aux poires et raisins. Collection Privée

Aimé-Victor Barraud (1902 - 1954)
Nature morte aux poires et raisins.
Collection Privée

Que voit on ? Ce que décrit le titre, peint  dans une vivacité de couleurs très inhabituelles chez ce peintre  
 

Rappel biographique : Le peintre suisse Aimé-Victor Barraud a été affilié par les spécialistes de l'art au mouvement de la Nouvelle objectivité. Son père, sa mère et son grand-père maternel travaillaient comme graveurs et concevaient des décorations pour les boîtiers métalliques des montres de poche. La précision artisanale et le sens de la décoration étaient cultivés dans la famille et Aimé-Victor suivaient régulièrement des cours du soir dans la prestigieuse école d'art et d'artisanat local.
Dans sa carrière picturale, il s'est limité à un petit nombre de sujets, peignant principalement des portraits (y compris des autoportraits et des portraits doubles de lui-même et de sa femme), des nus, des natures mortes et quelques rares paysages. Grâce à un dessin précis et à des couleurs claires appliquées avec douceur, il a atteint un degré de réalisme extrême, voit même d'hyperréalisme avant la lettre. Il décrit souvent dans ses natures mortes un monde en putréfaction, l'un des symboles favori de ce genre pour décrire la vanité de la vie sur terre et sa fragile destinée.

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mardi 3 mai 2022

Henri Matisse (1869-1954) - Nature morte


Henri Matisse (1869-1954), Nature morte Huile sur toile, 189, 9 46 x 38.1 cm MoMA

Henri Matisse (1869-1954),
Nature morte
Huile sur toile, 1899, 46 x 38.1 cm
MoMA
 
Que voit on ?  Une œuvre de la jeunesse de Matisse, puisqu'il avait 20 ans lorsqu'il la peignit.  On le sent alors très inspiré par Cézanne (la boutielle de vin ; le fond bleu) mais  à 'l'intérieur de la coupe dee fruits explose déjà le maitre de la couleur  qu'il va devenir. 
 

Rappel biographique : Henri Matisse, peint son premier tableau, Nature morte avec livres et chandelle en juin 1890, à l'âge de 21 ans Peu après, il se rend à Paris. En 1892, il rencontre Albert Marquet à l'École des Arts déco puis s'inscrit en 1895, à l'École des beaux-arts, dans l'atelier de Gustave Moreau. L'enseignement du maître encourage ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique. Matisse, comme ses condisciples, Georges Rouault, Léon Lehmann, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot ou Henri Evenepoel, est stimulé par cette conception de la peinture et entend développer la sienne selon son individualité. Gustave Moreau, lors d'une correction d'un de ses premiers dessins, lui dit : « Vous allez simplifier la peinture. » Cette prophétie artistique peut être considérée comme le programme esthétique de l'œuvre d'Henri Matisse. En 1896, Matisse expose pour la première fois au Salon des Cent et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre associé sur proposition de Pierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d'exposer sans passer par un jury. Il passe l'été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l'Australien John Peter Russell, qui l'introduit auprès d'Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s'intéresser à la peinture impressionniste qu'il découvre en 1897 au musée du Luxembourg. Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, Matisse et Marquet travaillent comme peintre décorateurs à la journée, pour les décorateurs de théâtre. En voyage à Londres, sur les conseils de Pissarro, Matisse découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner, puis il part s'installer en Corse où il habite dans la Villa Rocca. A Ajaccio, il peint une cinquantaine de toiles dont Le Mur rose qui représente l'arrière de l'hospice Eugénie vu depuis la Villa de la Rocca. Matisse s'inspire alors de Turner. En 1899, il découvre le traité de Paul Signac, d’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme. À partir de 1900, Matisse travaille la sculpture et le modelage, à l'Académie de la Grande Chaumière, sous la direction d'Antoine Bourdelle et fréquente également l'atelier d'Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d'André Derain et de Jean Puy. Derain lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d'automne (1903)

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2022 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau 

 

dimanche 1 mai 2022

Claude Monet (1840-1926) - Nasturtiums dans un Vase Bleu, (Capucines)


Claude Monet (1840-1926) Nasturtiums dans un Vase Bleu, (Capucines, 1879 Collection privée  (Christie's)


Claude Monet (1840-1926)
Nasturtiums dans un Vase Bleu, (Capucines, 1879
Collection privée  (Christie's)

Que voit-on ? Une composition absolument similaire a celle déjà publié sur ce blogs et peinte la même année ICI.  Absolument  similaire à ceci près qu'elle est en réalité complètement différente !  La comparaison entre les deux œuvres vaut de cliquer sue le lien !  Monet s'est visiblement beaucoup amusé ici au jeu du "un même sujet, deux façons de le peindre ! ". Et il a largement réussi son pari!


Rappel biographique : le peintre français Claude Monet, l'un des fondateurs de l'impressionnisme, est surtout connu pour ses paysages et ses portraits. " La couleur, disait-il " est mon obsession quotidienne, ma joie et mon tourment ". Claude Monet est l’un des fondateurs de l'impressionnisme. En 1859, il part à Paris tenter sa chance sur le conseil d'Eugène Boudin. Après des cours à l'académie Suisse puis chez Charles Gleyre et la rencontre de Johan Barthold Jongkind, le tout entrecoupé par le service militaire en Algérie, Monet se fait remarquer pour ses peintures de la baie d'Honfleur. En 1866, il connait le succès au Salon de la peinture. Toute cette période est cependant marquée par une grande précarité. Il fuit ensuite la guerre de 1870 à Londres puis aux Pays-Bas. Dans la capitale anglaise, il fait la rencontre du marchand d'art Paul Durand-Ruel qui lui assurera sa principale source de revenu pendant le reste de sa carrière. Revenu en France, la première exposition des futurs impressionnistes a lieu en 1874. À partir de 1890, Monet se consacre à des séries de peintures, c'est-à-dire qu'il peint le même motif à différentes heures de la journée, à diverses saisons. Il peint alors parfois des dizaines de toiles en parallèle, changeant en fonction de l'effet présent. La fin de sa vie est marquée par une maladie, la cataracte, qui affecte son travail.
Monet peint devant le modèle sur l'intégralité de sa toile dès les premières ébauches, il retouche ensuite de nombreuses fois jusqu'à ce que le résultat le satisfasse. Contrairement à ce qu'il affirme, il termine la plupart de ses toiles en atelier, prenant modèle sur les premières peintures d'une série pour peindre les autres. D'un caractère parfois difficile, prompt à la colère comme au découragement, Claude Monet était un grand travailleur qui n'hésitait pas à défier la météo pour pratiquer sa passion. Monet résume sa vie ainsi de la meilleure manière : « Qu'y a-t-il à dire de moi ? Que peut-il y avoir à dire, je vous le demande, d'un homme que rien au monde n'intéresse que sa peinture - et aussi son jardin et ses fleurs ».

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