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dimanche 13 juillet 2014

Robert Delaunay (1885-1941)



Robert Delaunay (1885-1941) 
Nature morte portugaise (1915-1916)
Musée Fabre. Montpellier-France

Que voit-on ?  Dans une atmosphère très chaude, peut être due à un éclairage nocturne, où domine le jaune, une nature morte résolument géométrique dans laquelle le peintre décline de gauche à droite plusieurs objets que l'on retrouve dans toute la série des natures mortes portugaises à savoirposées sur la table de gauche à droite : la grande cruche, la pastèque dont on a ôté une tranche, l'assiette en céramique bleu qui contient trois poires et une tomate, le pot à lait ou à café en terre cuite en céramique vernissée bleu foncé. A l'arrière plan : le petit vase en terre cuite vernissée à décor géométrique bleu et vert, le melon jaune, l' assiette bleu et vide, le vase de fleurs, et un élément nouveau qui justifierait la tonalité jaune de ce tableau,  ce qui semble être une lampe à pétrole. Pendant la Première Guerre Mondiale, Sonia Delaunay et lui vont s'exiler au Portugal, et y resteront jusqu'en 1922. Il continue de peindre, avec notamment une  série de Natures mortes portugaises ou il reprendra les mêmes éléments en les déformant de façon de plus en plus géométriques. Celle-ci est une des plus géométriques de la série.

Rappel biographique : le peintre français Robert Delaunay est connu pour être avec sa femme Sonia Delaunay, le fondateur et le principal artisan du mouvement orphique, une variation du cubisme qui fut un important mouvement d'avant garde du début du 20e siècle. Ses travaux sur la couleur très inspiré par les travaux de Cézanne sont reconduits dans ses composition cubiste. Puis Robert Delaunay entre en correspondance avec tous les artistes de l'avant-garde russe et les présente au public français. À cette époque, Apollinaire considère qu'il est le peintre le plus influent avec Picasso : « Il y a dans la peinture moderne de nouvelles tendances ; les plus importantes me semblent être, d'une part le  cubisme de Picasso, d'autre part, l'orphisme de Delaunay. »  
Rappel biographique : le peintre français Robert Delaunay est connu pour être avec sa femme Sonia Delaunay, le fondateur et le principal artisan du mouvement orphique, une variation du cubisme qui fut un important mouvement d'avant garde du début du 20e siècle. Ses travaux sur la couleur très inspiré par les travaux de Cézanne sont reconduits dans ses composition cubiste. Puis Robert Delaunay entre en correspondance avec tous les artistes de l'avant-garde russe et les présente au public français. À cette époque, Apollinaire considère qu'il est le peintre le plus influent avec Picasso : « Il y a dans la peinture moderne de nouvelles tendances ; les plus importantes me semblent être, d'une part le  cubisme de Picasso, d'autre part, l'orphisme de Delaunay. »  

dimanche 9 février 2014

Robert Delaunay (1865-1941)



Robert Delaunay (1865-1941)
Nature morte portugaise (1935)
Collection Privée

Que voit-on ?  Dans une atmosphère très géométrique et très proche du style qui rendra célèbre les Delaunay, une nature morte encore figurative dans laquelle le peintre décline de gauche à droite plusieurs objets que l'on a déjà vus ou entrevus ailleurs dans la série des natures mortes portugaises  mais auxquels il adjoint cette fois deux personnages : une pot à café et sa tasse, des fruits extrêmement stylisées et " géométrisés " au point qu'il est difficile d'y reconnaitre la pastèque dont on a ôté une tranche, (bien présente au centre de la composition mais en vert, jaune et bleu!) et l'assiette en céramique bleu avec les trois poires et la tomate. Plusieurs éléments ont même disparu du champ comme la  carafe d'eau, le petit vase en terre cuite vernissée,  l' assiette bleue vide et le vase de fleurs. Pendant la Première Guerre Mondiale, Sonia Delaunay et lui vont s'exiler au Portugal, et y resteront jusqu'en 1922. Il continue de peindre, avec notamment une  série de Natures mortes portugaises ou il reprendra les mêmes éléments en les déformant de façon de plus en plus géométriques. Celle-ci n'a pas été peinte au Portugal mais, en 1935,  alors que l'artiste était revenu en France et était au sommet de sa gloire.

Rappel biographique : le peintre français Robert Delaunay est connu pour être avec sa femme Sonia Delaunay, le fondateur et le principal artisan du mouvement orphique, une variation du cubisme qui fut un important mouvement d'avant garde du début du 20e siècle. Ses travaux sur la couleur très inspiré par les travaux de Cézanne sont reconduits dans ses composition cubiste. Puis Robert Delaunay entre en correspondance avec tous les artistes de l'avant-garde russe et les présente au public français. À cette époque, Apollinaire considère qu'il est le peintre le plus influent avec Picasso : « Il y a dans la peinture moderne de nouvelles tendances ; les plus importantes me semblent être, d'une part le  cubisme de Picasso, d'autre part, l'orphisme de Delaunay. »  

mercredi 1 juillet 2015

Robert Delaunay (1885-1941)



Robert Delaunay (1885-1941)
Nature morte portugaise (1915)
Musée Fabre. Montpellier-France

Que voit-on ?  Dans une atmosphère où domine la couleur bleue de la nappe en tissu imprimé portugais, une nature morte franchement figurative dans laquelle le peintre décline de gauche à droite plusieurs objets que l'on retrouvera dans toute la série des natures mortes portugaises  à savoirposées sur la table de gauche à droite : une grande cruche, une pastèque dont on a ôté une tranche, une assiette en céramique bleu qui contient trois poires et une tomate, une carafe d'eau (représentée ici en blanc), un pot à lait ou à café en céramique vernissée bleu foncé. A l'arrière plan, de gauche à droite : un petit vase en terre cuite vernissée à décor géométrique, un melon jaune, une assiette bleue et vide, un vase de fleurs. Pendant la Première Guerre Mondiale, Sonia Delaunay et lui vont s'exiler au Portugal, et y resteront jusqu'en 1922. Il continue de peindre, avec notamment une  série de Natures mortes portugaises ou il reprendra les mêmes éléments en les déformant de façon de plus en plus géométriques. Celle-ci est la plus figurative de toutes celles qu'il a peint au Portugal.

Rappel biographique : le peintre français Robert Delaunay est connu pour être avec sa femme Sonia Delaunay, le fondateur et le principal artisan du mouvement orphique, une variation du cubisme qui fut un important mouvement d'avant garde du début du 20e siècle. Ses travaux sur la couleur très inspiré par les travaux de Cézanne sont reconduits dans ses composition cubiste. Puis Robert Delaunay entre en correspondance avec tous les artistes de l'avant-garde russe et les présente au public français. À cette époque, Apollinaire considère qu'il est le peintre le plus influent avec Picasso : « Il y a dans la peinture moderne de nouvelles tendances ; les plus importantes me semblent être, d'une part le  cubisme de Picasso, d'autre part, l'orphisme de Delaunay. »  

samedi 10 août 2019

Natalia Gontcharova (1881-1962) - Cherry blossoms in a vase



Natalia Gontcharova (1881-1962)
Cherry blossoms in a vase, n.d. 
Oil on canvas,  (41.3 x 26.7 cm.). 
Private collection @ Christie's images, London

Que voit-on ? Toujours la même fraîcheur d'inspiration et la même somptuosité de traitement  de es thèmes favoris, les fleurs et les vases dans lesquels  Natalia Gontcharova place   un univers d'une p inexplicable poésie.

Rappel biographique :  La peintre, dessinatrice et décoratrice de théâtre russe Natalia Sergueïevna Gontcharova (Наталья Сергеевна Гончарова),  est la petite nièce de  Natalia Nikolaïevna Gontcharova, l'épouse du poète  Alexandre Pouchkine. Elle fut naturalisée française en 1939 sous le nom de Nathalie Gontcharoff.
Dès 1911, elle participa au mouvement futuriste (livre-objet) 1912-1915, puis à la création du rayonnisme en 1912-1913, un mouvement non-figuratif. En 1912, elle expoae pour le Cavalier bleu à Munich et en 1913 à la galerie Der Sturm à Berlin. Cette même année 1913, une grande rétrospective lui est consacrée à Moscou, dont le catalogue s'élève à près de 700 numéros, puis, en 1914, une exposition personnelle, au bureau artistique de Mme Dobytchina à Saint-Pétersbourg ; elle y montre ses derniers travaux rayonnistes. Elle est présentée en 1914 au Salon des indépendants à Paris, aux côtés de Michel Larionov, Alexandra Exter et Georges Yacoulov, grâce à l'appui des époux Sonia Delaunay et Robert Delaunay, sollicités par Exter.
Dans les années 1920, elle est un des principaux peintres des Ballets russes de Diaghilev et conçoit notamment les décors pour Les Noces de Stravinski. Elle travaille aussi pour Ida Rubinstein, les Ballets russes de Monte-Carlo.
Peintre de l'École de Paris, elle est aussi membre du Salon d'automne depuis 1921, et elle participe régulièrement au Salon des Tuileries et au Salon des indépendants. La guerre et l'après-guerre sont une période de grande pauvreté et d'oubli pour Gontcharova et Larionov et il faut attendre 1954 pour qu'à l'occasion des grandes rétrospectives Serge de Diaghilev à Londres, on recommence à parler d'eux. Ils se marient en 1955. Une grande rétrospective de l'œuvre de Larionov et de Gontcharova est organisée à Londres par le Great Britain Art Council  en 1961. Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris lui consacre également, ainsi qu'à Larionov, une rétrospective, après sa mort.
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2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau

lundi 22 octobre 2018

Natalia Gontcharova (1881-1962) - Nature morte avec Chapeau et Ombrelle

http://astilllifecollection.blogspot.com

Natalia Sergeïevna Gontcharova  (1881-1962)
Nature morte avec Chapeau et Ombrelle, 1908-09
Private owner

Que voit on ? : Sur une guéridon recouvert d'un drapé blanc et placé devant une fenêtre  : une ombrelle bleue posée comme les couteaux dans les natures mortes classiques, c'est-a-dire à cheval sur l'entablement et le vide ; un chapeau d"été qui a lui seul est une vraie nature morte portable puisque l'on y trouve une rose, une branche de verdure et un oiseau empaillé ; sous le chapeau et l'ombrelle on remarque  un tissu vert  dont les transparences laissent entrevoir qu'il est mousseline et qu'il servira sans doute à transformer le chapeau en moustiquaire si besoin est. Au fond de la composition : un pot en céramique  vernissée contenant un bouquet de fleurs des champs. Nous sommes dans la campagne russe  un jour d'été, bien avant la première Guerre mondiale et sous le règne du tsar Nicolas II, une époque ou le mouvements de l'avant-garde artistique russe est en pleine expansion...

Rappel biographique :  La peintre, dessinatrice et décoratrice de théâtre russe Natalia Sergueïevna Gontcharova (Наталья Сергеевна Гончарова),  est la petite nièce de  Natalia Nikolaïevna Gontcharova, l'épouse du poète  Alexandre Pouchkine. Elle fut naturalisée française en 1939 sous le nom de Nathalie Gontcharoff.
Dès 1911, elle participa au mouvement futuriste (livre-objet) 1912-1915, puis à la création du rayonnisme en 1912-1913, un mouvement non-figuratif. En 1912, elle expoae pour le Cavalier bleu à Munich et en 1913 à la galerie Der Sturm à Berlin. Cette même année 1913, une grande rétrospective lui est consacrée à Moscou, dont le catalogue s'élève à près de 700 numéros, puis, en 1914, une exposition personnelle, au bureau artistique de Mme Dobytchina à Saint-Pétersbourg ; elle y montre ses derniers travaux rayonnistes. Elle est présentée en 1914 au Salon des indépendants à Paris, aux côtés de Michel Larionov, Alexandra Exter et Georges Yacoulov, grâce à l'appui des époux Sonia Delaunay et Robert Delaunay, sollicités par Exter.
Dans les années 1920, elle est un des principaux peintres des Ballets russes de Diaghilev et conçoit notamment les décors pour Les Noces de Stravinski. Elle travaille aussi pour Ida Rubinstein, les Ballets russes de Monte-Carlo.
Peintre de l'École de Paris, elle est aussi membre du Salon d'automne depuis 1921, et elle participe régulièrement au Salon des Tuileries et au Salon des indépendants. La guerre et l'après-guerre sont une période de grande pauvreté et d'oubli pour Gontcharova et Larionov et il faut attendre 1954 pour qu'à l'occasion des grandes rétrospectives Serge de Diaghilev à Londres, on recommence à parler d'eux. Ils se marient en 1955. Une grande rétrospective de l'œuvre de Larionov et de Gontcharova est organisée à Londres par le Conseil d'art de Grande-Bretagne en 1961. Le musée d'art moderne de la ville de Paris lui consacre également, ainsi qu'à Larionov, une rétrospective, après sa mort.

2018 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau

mardi 2 janvier 2024

Max Ernst (1891-1976) - Le Rossignol Chinois

Max Ernst (1891-1976) Le Rossignol Chinois, 1920 Photomontage, 12,2 x 8,8cm Musée des beaux-arts de Grenoble, France


Max Ernst (1891-1976)
Le Rossignol Chinois, 1920
Photomontage, 12,2 x 8,8cm
Musée des beaux-arts de Grenoble, France

Que voit-on ?  C'est une œuvre surréaliste, représentant en arrière-plan une bombe intacte dans un champ de paille et d'herbe. Le Rossignol est formé par une torpille, un éventail, deux bras humains. Ce photomontage dénonce la guerre et ridiculise les bombes considérées comme puissantes et performantes. Le surréalisme étant lié aux effets de ruptures et aux choses inattendues, Le Rossignol chinois mêlerait ainsi références  conscient et à l'inconscient. Son titre s'inspirerait du conte Le Rossignol et l'Empereur de Chine de Hans Christian Andersen. Une oeurve qui s'adapte parfaitement à l'absurdité absolue des temps à venir. 


Rappel Biographique : Max Ernst était un peintre allemand de la mouvance dada, surréaliste puis pataphysique. Né en Allemagne, il commence à étudier la philosophie à l'université de Bonn, mais il abandonne rapidement les cours pour se consacrer à l'art. En 1913, il rencontre Guillaume Apollinaire et Robert Delaunay et part à Paris,pour rejoindre, à Montparnasse, la cohorte d'artistes de toutes nationalités qui y travaillent.  En 1919,  il rend visite à Paul Klee et crée ses premières peintures, impressions à la main et collages ; il expérimente différents supports et matériaux. Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé dans l'armée allemande. Après la guerre, plein de nouvelles idées, il fonde avec Jean Arp et l'activiste social Alfred Grunwald le groupe Dada de Cologne mais deux ans plus tard, en 1922, il retourne à la communauté d'artistes de Montparnasse à Paris.
Expérimentant constamment, il invente en 1925 le frottage où il laisse courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture). Cette technique fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires. Elle s'apparente à l'écriture automatique des écrivains surréalistes  comme Paul Eluard et André Breton Qu'il côtoyait. En 1926 il collabore avec Joan Miro sur des dessins pour Sergei Diaghilev.
Puis il contribua largement à la naissance du mouvement surréaliste à Montparnasse. Après une période passée avec les surréalistes, il quitte leur groupe en partie à cause de Breton qui voulait écarter l'ami de Ernst, le poète Eluard. En 1934, il commence à sculpter, fréquentant Alberto Giacometti. En 1938, l'héritière américaine Peggy Guggenheim achète un bon nombre d'œuvres de Max Ernst qu'elle expose dans son nouveau musée à Londres.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Max Ernst est arrêté comme étranger ennemi, mais, avec l'aide du journaliste américain Varian Fry refugié à Marseille, il réussit à quitter le pays en compagnie de Peggy Guggenheim. Ils arrivent aux USA en 1941 et se marient l'année suivante. Max Ernst vit à New York où, à côté des peintres d'avant-garde Marcel Duchamp et Marc Chagall qui ont fui la guerre en Europe, il aide au développement de l'expressionnisme abstrait chez les peintres américains.
Son mariage avec Peggy Guggenheim se termine par un échec et il épouse Dorothea Tanning à Beverly Hills, en Californie, en octobre 1946, lors d'une double cérémonie avec Man Ray et Juliet Bowser. Max Ernst s'installe alors aux USA à Sedona, en Arizona. En 1948, il écrit le traité « Beyond Painting » puis part voyager en Europe en 1950.
En 1952, il devient satrape du Collège de Pataphysique. À partir de 1953, il s'installe définitivement à Paris et l'année suivante gagne les biennales de Venise.  En 1963, il déménage avec sa femme dans une petite ville du sud de la France, Seillans, où il continue à travailler. Il crée les décors d'un théâtre et une fontaine pour la ville d'Ambois. En 1975, une rétrospective a lieu au Musée Solomon R. Guggenheim à New York et les Galeries Nationales du Grand Palais de Paris publient un catalogue complet de ses œuvres. Max Ernst  est enterré au Cimetière du Père Lachaise à Paris.

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2024 - A Still Life Collection / Une inépuisable collection de natures mortes
Un blog de Francis Rousseau depuis 2011

mercredi 11 septembre 2019

Henri Rousseau (1844-1910) - Nature morte ca, 1922



Henri Rousseau  (1844-1910) 
Nature morte  ca, 1922
Collection particulière 

Que voit-on ? Sur un entablement constitué d'une nappe blanche dont on perçoit nettement les pli,  et devant un fond sombre : un vase en céramique vernissée noire  t son ombre projetée sur la nappe, contenant un bouquet de fleurs du jardin  présenté comme s'il s 'agissait d'un fragment de jungle  en pot !  Pourtant il n'y a là guère qu'un hortensia rose, des chrysanthèmes et marguerites, et quelques feuillages.  Toutes les natures mortes florales d' Henri Rousseau ont tendance a suivre un modèle de composition similaire d'une grande simplicité  (l'entablement, le vase et les fleurs  en bouquet)  mais chacune parvient à exprimer cependant  à travers ce modèle identique une spécificité  propre et une poésie  très singulière...

Rappel biographique : Le peintre français Henri Rousseau (Henri-Julien-Félix Rousseau) dit "Le Douanier Rousseau " est considéré comme un représentant majeur de l'art naïf. Issu d'une famille modeste, il étudie le droit avant de partir à Paris, où il travaille dans un octroi d'où son surnom de " douanier ".
Il apprend lui-même la peinture sans le recours à un quelconque enseignement et produit un grand nombre de toiles qui représentent souvent des paysages de jungle, bien qu'il n'ait jamais quitté la France.
Il s'inspire en réalité de livres illustrés, des jardins botaniques et de rencontres avec des soldats qui ont participé à des expéditions exotiques et qui lui racontent les paysages lointains. Ses toiles montrent une technique élaborée, mais leur aspect enfantin a valu beaucoup de moqueries et de mépris professionnel à Henri Rousseau pensant de nombreuses décennies. Ses premières critiques positives arrivent à partir de 1891. A la fin de sa vie il rencontre même quelques autres artistes de son temps (et pas des moindres) qui lui reconnaissent publiquement un talent certain, comme, entre autres, Robert Delaunay, Paul Gauguin, Toulouse-Lautrec ou Pablo Picasso....
Son travail est aujourd'hui considéré comme crucial pour l'art naïf et il a influencé de nombreux artistes, notamment surréalistes et l'autodidacte Henri Rousseau occupe une des premieres places dans le Panthéon pictural du 20e siècle.

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2019 - A Still Life Collection
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mardi 5 août 2014

Henri Rousseau dit "le douanier" (1844-1910)



Henri Rousseau dit "le douanier" (1844-1910)
Nature morte avec cafetière et fruits

Rappel biographique : Le peintre français Henri Rousseau  (Henri Julien Félix Rousseau) dit Le Douanier Rousseau est considéré comme un représentant majeur de l'art naïf. Issu d'une famille modeste, il étudie le droit avant de partir à Paris, où il travaille dans un octroi  d'où son surnom de douanier.
Il apprend lui-même la peinture et produit un grand nombre de toiles, qui représentent souvent des paysages de jungle, bien qu'il  n'ait jamais quitté la France. il s'inspire en réalité de livres illustrés, des jardins botaniques et de rencontres avec des soldats qui ont participé à  des expéditions exotiques qui ne manquent pas en ces temps de colonisation.
Ses toiles montrent une technique élaborée, mais leur aspect enfantin lui a valu beaucoup de moqueries et de mépris. Ses premières critiques positives arrivent à partir de 1891. A la fin de sa vie il rencontre même quelques autres artistes de son temps  qui lui reconnaissent un talent certain, comme ,entre autres, Robert Delaunay, Paul GauguinToulouse-Lautrec ou Pablo Picasso.... 
Son travail est aujourd'hui considéré comme crucial pour l'art naïf et il a influencé de nombreux artistes, notamment  surréalistes.

mardi 24 janvier 2017

Mikhaïl Larionov (1881-1964) - Nature morte aux poires vertes



Mikhaïl Larionov (1881-1964)  
Nature morte aux poires vertes
Collection privée

Que voit on ? C'est un mouvement. Celui d'un foulard rouge et blanc de paysanne russe, dans lequel un dizaine de poires ont été transportées apres la cueillette avant d'être répandues au sol. Cette nature morte représente le moment précis où le foulard vient de  s'ouvrir en laissant s'échapper les poires sur le sol. Une interprétation extrêmement sensible (et très russe) du genre de la nature morte dans la grande tradition de tous les peintres qui tentèrent de  "figer un mouvement" depuis la Rome antique.  

Rappel Biographique : Mikhaïl Fiodorovitch Larionov (en russe : Михаил Фёдорович Ларионов) dit Michel Larionov, est un peintre et décorateur russe naturalisé français. Michel Larionov a étudié а l’Ecole de peinture de Moscou. Passant rapidement de l'impressionnisme au fauvisme,  il est l'un des  premiers animateurs de l'avant-garde en Russie. Il se lie avec Kasimir Malevitch, a pour élève Vladimir Tatline et fonde, en 1910, le groupement du Valet de Carreau puis, en 1912 après une dispute avec David Bourliouk, la Queue d'Ane. Il épouse Nathalie Gontcharova,  avec qui il élabore, dиs 1909-1910, les fondements du Rayonnisme (une variante de l'art abstrait dont Guillaume Apollinaire rédifera le catalogue d'exposition a Paris en 1914 ). Très enclin a crée des mouvements et des groupes, Larionov crée l'année suivante le mouvement du Toutisme avec Mikhail Le Dentu et le poète Ilia Zdanevitch. Il expose au Salon des indépendants а Paris, en même temps que Nathalie Gontcharova et l'artiste peintre Alexandra Exter, grâce à l'appui des époux Sonia et Robert Delaunay,.
En 1914, il s'installe à Paris, se consacrant aux décors pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev, qu'il réalise entre 1915 et 1922. Il ne retourne plus dans son pays natal après la révolution bolchévique de 1917 et est naturalisé français dans les années 20.  Il meurt en France en 1964 dans l'oubli le plus total.  Son oeuvre est aujourd'hui dans beaucoup de grands  musées russes et au Musée du petit Palais à Genève. 

mardi 22 septembre 2020

Henri Rousseau (1844 - 1910) - Bouquet de Fleurs avec Asters chinois et Tokyos

 

Henri Rousseau (1844 - 1910) Bouquet de Fleurs avec Asters chinois et Tokyos, 1910  Barnes Foundation Philadelphia



Henri Rousseau (1844 - 1910)
Bouquet de Fleurs avec Asters chinois et Tokyos, 1910
Barnes Foundation Philadelphia

Que voit on ?  Ce que décrit le titre avec un précision de professionnels des fleurs !  C'est surtout le choix des couleurs qui frappe ici et notamment le rouge tres vif de l'entablement sur lequel est posé le vase d'une éclatante blancheur   qui contienty le bouquet automnale.

Rappel biographique : Le peintre français Henri Rousseau (Henri-Julien-Félix Rousseau) dit "Le Douanier Rousseau " est considéré comme un représentant majeur de l'art naïf. Issu d'une famille modeste, il étudie le droit avant de partir à Paris, où il travaille dans un octroi d'où son surnom de " douanier ". Il apprend lui-même la peinture sans le recours à un quelconque enseignement et produit un grand nombre de toiles qui représentent souvent des paysages de jungle, bien qu'il n'ait jamais quitté la France. Il s'inspire en réalité de livres illustrés, des jardins botaniques et de rencontres avec des soldats qui ont participé à des expéditions exotiques et qui lui racontent les paysages lointains. Ses toiles montrent une technique élaborée, mais leur aspect enfantin a valu beaucoup de moqueries et de mépris professionnel à Henri Rousseau pensant de nombreuses décennies. Ses premières critiques positives arrivent à partir de 1891. A la fin de sa vie il rencontre même quelques autres artistes de son temps (et pas des moindres) qui lui reconnaissent publiquement un talent certain, comme, entre autres, Robert Delaunay, Paul Gauguin, Toulouse-Lautrec ou Pablo Picasso....
Son travail est aujourd'hui considéré comme crucial pour l'art naïf et il a influencé de nombreux artistes, notamment surréalistes et l'autodidacte Henri Rousseau occupe une des premières places dans le Panthéon pictural du 20e siècle.

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2020 - A Still Life Collection
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dimanche 8 février 2026

Mikhaïl Larionov (1881-1964) - Nature morte à la théière


Mikhaïl Larionov (1881-1964)  Nature morte à la théière Collection privée


Mikhaïl Larionov (1881-1964) 
Nature morte à la théière
Collection privée  

Mikhaïl Fiodorovitch Larionov ( Михаил Фёдорович Ларионов) dit Michel Larionov, est un peintre et décorateur russe naturalisé français. Michel Larionov a étudié а l’Ecole de peinture de Moscou. Passant rapidement de l'impressionnisme au fauvisme, il est l'un des tous premiers animateurs de l'Avant-garde en Russie. Il se lie avec Kasimir Malevitch, a pour élève Vladimir Tatline et fonde, en 1910, le groupement du Valet de Carreau puis, en 1912 après une dispute avec David Bourliouk, la Queue d'Ane. Il épouse Nathalie Gontcharova, avec qui il élabore, dès 1909-1910, les fondements du Rayonnisme (une variante de l'art abstrait dont Guillaume Apollinaire rédigera le catalogue d'exposition à Paris en 1914 ). Très enclin à créer des mouvements et des groupes, Larionov crée l'année suivante le mouvement du Toutisme avec Mikhail Le Dentu et le poète Ilia Zdanevitch. Il expose au Salon des indépendants à Paris, en même temps que Nathalie Gontcharova et l'artiste peintre Alexandra Exter, grâce à l'appui des époux Sonia et Robert Delaunay. En 1914, il s'installe à Paris, se consacrant aux décors pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev, qu'il réalise entre 1915 et 1922. Il ne retourne plus dans son pays natal après la révolution bolchévique de 1917 et est naturalisé français dans les années 20. Il meurt en France en 1964 dans l'oubli le plus total. Son œuvre est aujourd'hui dans beaucoup de grands musées russes et au Musée du Petit Palais à Genève. 

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2026 15e année -  Une collection de Natures Mortes 
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mardi 26 septembre 2017

Max Ernst (1891-1976) - Untitled


Max Ernst (1891-1976)
Untitled, 1921 
National Galleries Scotland

 Que voit on ? Sous le titre " Sans titre " c'est bien une nature morte qui est présentée par Max Ernst qui en a réalisé très peu et revendiqué aucune sous l'appellation de nature morte,  pas même pas son  " Fleurs de coquillages " de 1929  conservé au Centre Pompidou à Paris. Dans cette gravure, il s'agit d'une nature morte d'objets tournant autour de l'idée du vin ou plutôt des contenants et des accessoires du breuvage à savoir : la bouteille, le verre, le bouchon, le tire-bouchon... l'explication est moins évidente quand il s'agit de s'attaquer à la bougie à ressort qui rappelle les dispositifs employés dans certaines ventes aux enchères lors des ventes à la bougie. La flamme de l'ivresse sans doute !

Rappel Biographique : Max Ernst était un peintre allemand de la mouvance dada, surréaliste puis pataphysique. Né en Allemagne, il commence à étudier la philosophie à l'université de Bonn, mais il abandonne rapidement les cours pour se consacrer à l'art. En 1913, il rencontre Guillaume Apollinaire et Robert Delaunay et part à Paris,pour rejoindre, à Montparnasse, la cohorte d'artistes de toutes nationalités qui y travaillent.  En 1919,  il rend visite à Paul Klee et crée ses premières peintures, impressions à la main et collages ; il expérimente différents supports et matériaux. Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé dans l'armée allemande. Après la guerre, plein de nouvelles idées, il fonde avec Jean Arp et l'activiste social Alfred Grunwald le groupe Dada de Cologne mais deux ans plus tard, en 1922, il retourne à la communauté d'artistes de Montparnasse à Paris.
Expérimentant constamment, il invente en 1925 le frottage où il laisse courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture). Cette technique fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires. Elle s'apparente à l'écriture automatique des écrivains surréalistes  comme Paul Eluard et André Breton Qu'il côtoyait. En 1926 il collabore avec Joan Miro sur des dessins pour Sergei Diaghilev.
Puis il contribua largement à la naissance du mouvement surréaliste à Montparnasse. Après une période passée avec les surréalistes, il quitte leur groupe en partie à cause de Breton qui voulait écarter l'ami de Ernst, le poète Eluard. En 1934, il commence à sculpter, fréquentant Alberto Giacometti. En 1938, l'héritière américaine Peggy Guggenheim achète un bon nombre d'œuvres de Max Ernst qu'elle expose dans son nouveau musée à Londres.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Max Ernst est arrêté comme étranger ennemi, mais, avec l'aide du journaliste américain Varian Fry refugié à Marseille, il réussit à quitter le pays en compagnie de Peggy Guggenheim. Ils arrivent aux USA en 1941 et se marient l'année suivante. Max Ernst vit à New York où, à côté des peintres d'avant-garde Marcel Duchamp et Marc Chagall qui ont fui la guerre en Europe, il aide au développement de l'expressionnisme abstrait chez les peintres américains.
Son mariage avec Peggy Guggenheim se termine par un échec et il épouse Dorothea Tanning à Beverly Hills, en Californie, en octobre 1946, lors d'une double cérémonie avec Man Ray et Juliet Bowser. Max Ernst s'installe alors aux USA à Sedona, en Arizona. En 1948, il écrit le traité « Beyond Painting » puis part voyager en Europe en 1950.
En 1952, il devient satrape du Collège de Pataphysique. À partir de 1953, il s'installe définitivement à Paris et l'année suivante gagne les biennales de Venise.  En 1963, il déménage avec sa femme dans une petite ville du sud de la France, Seillans, où il continue à travailler. Il crée les décors d'un théâtre et une fontaine pour la ville d'Ambois. En 1975, une rétrospective a lieu au Musée Solomon R. Guggenheim à New York et les Galeries Nationales du Grand Palais de Paris publient un catalogue complet de ses œuvres. Max Ernst  est enterré au Cimetière du Père Lachaise à Paris.

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vendredi 16 février 2024

Amadeo de Souza-Cardoso (1897-1918 - Writing Machine,


Amadeo de Souza-Cardoso (1897-1918) Writing Machine, 1917


Amadeo de Souza-Cardoso (1897-1918)
Writing Machine, 1917

Que voit on?  Une nature morte cubiste avec pour sujet principale une machine à écrire.  

 
Rappel biographique :   Le peintre  portugais précurseur de l'art moderne, Amadeo de Souza-Cardoso, né dans une famille riche, préféra  aux études de droits auxquelles il était destiné, des études à l'aecole d'architecture. Cette formation ne le satisfaisant pas non plus, il partit pour Paris en 1906, s'installant à Montparnasse avec l'intention de continuer à étudier.  En juin 1907, il commence à se consacrer à la peinture et se considère déjà comme un artiste dans les lettres qu’il écrit à sa mère. Au cours de l’été, il part en Bretagne en compagnie de son collègue, le peintre Eduardo Viana.
En 1908, il s'installa au numéro quatorze de la Cité Falguière, l fréquentant des ateliers pour préparer l'École des beaux-arts et l'Académie Viti du peintre catalan Anglada Camarasa, mais ne fut pas admis. En 1910 il résida quelques mois à Bruxelles et, en 1911, il exposa des travaux au Salon des indépendants à Paris, se rapprochant peu à peu des avant-gardes et des artistes comme Amedeo Modigliani, Constantin Brancusi, Alexander Archipenko, Juan Gris et Robert Delaunay.
En 1909, il s’installe au 27, de la rue de Fleurus, à côté de l’appartement de Gertrude et Leo Stein. Cette même année, il fait la connaissance d’Amedeo Modigliani, dont il devient l’ami. Grâce à lui il rencontre Brancusi, Archipenko, ainsi que d’autres artistes de la communauté de la rue du Delta à Montmartre, soutenus par le médecin Paul Alexandre. À cette communauté, se joignent, entre autres, Henri Doucet, Albert Gleizes, André Le Fauconnier
En 1913, il envoie huit œuvres à l'Armory Show à New York, puis il retourne au Portugal, où il organise deux expositions, à Porto et à Lisbonne. Cette même année il participe également au Herbstsalon de la galerie Der Sturm à Berlin. En 1914, il rencontre Antoni Gaudí à Barcelone, et part à Madrid, où il est surpris par le début de la Première Guerre mondiale. Il retourne ensuite au Portugal, où il commence une brève carrière dans l'expérimentation de nouvelles formes d'expression, peignant avec une grande constance, au point de pouvoir, en 1916, exposer à Porto 114 œuvres sous le titre « Abstraccionismo ». Elles sont également exposées à Lisbonne, frappant dans l'un et l'autre cas par leur nouveauté et provoquant quelque scandale.
En 1914, Amadeo s’installe donc avec sa jeune épouse à la Casa do Ribeiro, dans l’atelier que son père et son oncle lui avaient construit. Le couple se rend à Lisbonne en décembre 1914 avec la ferme intention de retourner à Paris. Mais l’extension rapide du conflit dans les proportions que l’on connaît, et plus particulièrement l’aggravation quotidienne de la situation en France, retardent indéfiniment ce retour. Au cours de cette période, la production artistique d’Amadeo révèle de nouvelles modifications, avec des séries de tableaux très distinctes des voies qu’il avait développées jusqu’à l’été 1914.
Le cubisme qui se répandait dans toute l'Europe a représenté l'influence marquante dans son cubisme analytique.
Amadeo de Souza-Cardoso explora l'expressionnisme et ses derniers travaux expérimentèrent de nouvelles formes et de nouvelles techniques, comme des collages et d'autres formes d'expression plastique.
Le 25 octobre 1918, il meurt prématurément à Espinho, emporté par la grippe espagnole.

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vendredi 20 mars 2020

Mikhaïl Larionov (1881-1964) - Poissons sur un plateau


 Mikhaïl Larionov (1881-1964) Poissons sur un plateau  huile sur toile, 48,3 x 61 cm  Collection privée


Mikhaïl Larionov (1881-1964)
Poissons sur un plateau 
huile sur toile, 48,3 x 61 cm 
Collection privée

Que voit on ?  Six rougets disposés en  couronne sur ce qui peut être soit une assiette blanche à bordure ornée  soit un plat d'argents à festons, posé sur un entablement de bois.  La complexité des reflets où se mêle du vert, du jaune du bleu turquoise et du marron beige laisserait plutôt penser qu'il s'agit d'un plat d'argent.

Rappel biographique : Mikhaïl Fiodorovitch Larionov ( Михаил Фёдорович Ларионов) dit Michel Larionov, est un peintre et décorateur russe naturalisé français. Michel Larionov a étudié а l’Ecole de peinture de Moscou. Passant rapidement de l'impressionnisme au fauvisme, il est l'un des tous premiers animateurs de l'Avant-garde en Russie. Il se lie avec Kasimir Malevitch, a pour élève Vladimir Tatline et fonde, en 1910, le groupement du Valet de Carreau puis, en 1912 après une dispute avec David Bourliouk, la Queue d'Ane. Il épouse Nathalie Gontcharova, avec qui il élabore, dès 1909-1910, les fondements du Rayonnisme (une variante de l'art abstrait dont Guillaume Apollinaire rédigera le catalogue d'exposition à Paris en 1914 ). Très enclin à créer des mouvements et des groupes, Larionov crée l'année suivante le mouvement du Toutisme avec Mikhail Le Dentu et le poète Ilia Zdanevitch. Il expose au Salon des indépendants à Paris, en même temps que Nathalie Gontcharova et l'artiste peintre Alexandra Exter, grâce à l'appui des époux Sonia et Robert Delaunay. En 1914, il s'installe à Paris, se consacrant aux décors pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev, qu'il réalise entre 1915 et 1922. Il ne retourne plus dans son pays natal après la révolution bolchévique de 1917 et est naturalisé français dans les années 20. Il meurt en France en 1964 dans l'oubli le plus total. Son œuvre est aujourd'hui dans beaucoup de grands musées russes et au Musée du Petit Palais à Genève.
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dimanche 15 mai 2016

Maria Blanchard (1881-1932)




Maria Blanchard (1881-1932)
Bodegon cubista, 1917
Colección particular, Madrid

Que voit on ?  une nature morte de fruits (pomme ? tranche de melon ? orange ? pêche ?)  dans une coupe dressée sur la droite de la composition alors qu'au centre de la composition  une bouteille en verre de couleur verte dont un liquide blanc semble s'échapper en cascade, sépare le tableau en deux. Sur la droite de la toile : des formes géométriques pouvant symboliser un extérieur vu par une fenêtre ... Une nature morte très typée, presque plus abstraite (à la Delaunay) que cubiste, contrairement à ce que ce titre, donné par Maria Blanchard a beaucoup  d'autres de ses oeuvres,  annonce...


Rappel biographique : La peintre espagnole María Blanchard, appartient à l'École de Paris, ville dans laquelle elle s'installe définitivement  à partir de 1916. Elle se lie avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'effort moderne.  À partir de 1920, María Blanchard revient à la figuration. Elle traverse en 1927 une crise religieuse qui l'engage dans un profond catholicisme, songe à entrer dans un couvent mais en est dissuadée par son confesseur. Surtout intéressée par la représentation de la figure humaine, elle a cependant peint plusieurs natures mortes, très proches de celles de Juan Gris dans leur composition mais radicalement opposées du point de vue de la palette de couleurs.

mardi 1 avril 2014

Alfred Manessier (1911-1993)



Alfred Manessier (1911-1993)
Nature morte à la cafetière  (1944)
Collection privée

Que voit on ?  De grand blocs de lumière  qui dessine exactement comme sur un vitrail, une cafetière et trois bouteilles. Couleurs très inspirées par Robert Delaunay  avec qui il vient de terminer plusieurs travaux et qui'l admire beaucoup.

Rappel biographique : le peintre non figuratif français Alfred Manessier est considéré comme un des maîtres de la Nouvelle École de Paris. D'abord fortement influencé par Rembrandt   dont un de ses oncles lui a offert une biographie, il est un élève studieux, apprécié de ses maîtres. Mais c'est en copiant les maîtres du Louvre qui ne cessent de l'émerveiller qu'il découvre l'importance de la couleur et de la lumière. Peu à peu, sa peinture évolue vers la construction et l'abstraction.
À partir de 1947, le vitrail occupe une grande partie de son œuvre. Il en réalise un grand nombre, sur demande des dominicains. A partir des années 1960, les vitraux et leur conservation le préoccupent assez pour qu'il crée en 1964 « l'Association pour la Défense des Vitraux de France » avec un groupe d'amis. Manessier refuse l'étiquette de « peintre religieux », et à partir de 1956, date de L'Insurrection de Budapest, il réalise un grand nombre de toiles « politisées », en rapport avec les violences du monde : de la Guerre d'Algérie  à la Guerre du Vietnam en passant par la misère dans les Favellas ou  la utte des noirs américains pour leurs droits. Ces toiles portent le nom de Hommage notamment à Martin Luther King et  au père Dom Hélder Câmara ou de Passions. Sollicité dans les années 1960 pour créer des costumes de ballets ou de théâtre, il a abordé un grand nombre de techniques et laisse derrière lui une œuvre considérable.  Bien que Manessier  ait commencé sa carrière en présentant une nature morte au Salon des indépendant de 1934, il n'en a peint pas énormément par la suite.  

mercredi 25 mars 2020

Mikhail Fedorovich Larionov (1881-1964) - Nature morte au citron et à l'oeuf



 

Mikhail Fedorovich Larionov  (1881-1964)
Nature Morte au Citron et aux Oeufs, 1920
Russian State Museum, Saint-Pétersbourg

Que voit on ? Une magnifique composition d'une grande simplicité du grand Larionov,  qui semble avoir inventé le minimalisme avant la lettre. On y voit  posés sur une table en bois qui occupe tout le cadre visuel : une assiette en porcelaine blanche et bleue qui contient deux œufs durs sans coquilles et déjà entamés. Un couteau et une cuillère attestent qu'il s'agit là d'un repas... frugal, comme c'était très souvent le cas dans la Russie bolchévique. Un autre œuf avec sa coquille (cette fois ci) et un un demi citron occupent l'entablement de même que l'amorce d'un coquetier blanc en haut à croit du cadre.

Rappel biographique : Mikhaïl Fiodorovitch Larionov ( Михаил Фёдорович Ларионов) dit Michel Larionov, est un peintre et décorateur russe naturalisé français. Michel Larionov a étudié а l’Ecole de peinture de Moscou. Passant rapidement de l'impressionnisme au fauvisme, il est l'un des tous premiers animateurs de l'Avant-garde en Russie. Il se lie avec Kasimir Malevitch, a pour élève Vladimir Tatline et fonde, en 1910, le groupement du Valet de Carreau puis, en 1912 après une dispute avec David Bourliouk, la Queue d'Ane. Il épouse Nathalie Gontcharova, avec qui il élabore, dès 1909-1910, les fondements du Rayonnisme (une variante de l'art abstrait dont Guillaume Apollinaire rédigera le catalogue d'exposition à Paris en 1914 ). Très enclin à créer des mouvements et des groupes, Larionov crée l'année suivante le mouvement du Toutisme avec Mikhail Le Dentu et le poète Ilia Zdanevitch. Il expose au Salon des indépendants à Paris, en même temps que Nathalie Gontcharova et l'artiste peintre Alexandra Exter, grâce à l'appui des époux Sonia et Robert Delaunay. En 1914, il s'installe à Paris, se consacrant aux décors pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev, qu'il réalise entre 1915 et 1922. Il ne retourne plus dans son pays natal après la révolution bolchévique de 1917 et est naturalisé français dans les années 20. Il meurt en France en 1964 dans l'oubli le plus total. Son œuvre est aujourd'hui dans beaucoup de grands musées russes et au Musée du Petit Palais à Genève.

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vendredi 17 mars 2017

Mikhaïl Larionov (1881-1964) - Nature morte aux poires


Mikhaïl Larionov (1881-1964) 
 Nature morte aux poires
Collection privée

Que voit-on ?  Sur un drapé blanc qui se confond avec un fond également blanc pouvant évoquer un paysage de neige aperçu à travers la vitre d'un fenêtre : un verre transparent et vide et deux poires dont le jaune-vert constitue la seule tache de couleur (bien qu'un peu éteinte) de la composition. Une sorte de chaleur de la vie en plein coeur de l'hiver.

Rappel Biographique : Mikhaïl Fiodorovitch Larionov (en russe : Михаил Фёдорович Ларионов) dit Michel Larionov, est un peintre et décorateur russe naturalisé français. Michel Larionov a étudié а l’Ecole de peinture de Moscou. Passant rapidement de l'impressionnisme au fauvisme, il est l'un des tous premiers animateurs de l'Avant-garde en Russie. Il se lie avec Kasimir Malevitch, a pour élève Vladimir Tatline et fonde, en 1910, le groupement du Valet de Carreau puis, en 1912 après une dispute avec David Bourliouk, la Queue d'Ane. Il épouse Nathalie Gontcharova, avec qui il élabore, dès 1909-1910, les fondements du Rayonnisme (une variante de l'art abstrait dont Guillaume Apollinaire rédigera le catalogue d'exposition à Paris en 1914 ). Très enclin à créer des mouvements et des groupes, Larionov crée l'année suivante le mouvement du Toutisme avec Mikhail Le Dentu et le poète Ilia Zdanevitch. Il expose au Salon des indépendants à Paris, en même temps que Nathalie Gontcharova et l'artiste peintre Alexandra Exter, grâce à l'appui des époux Sonia et Robert Delaunay,.
En 1914, il s'installe à Paris, se consacrant aux décors pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev, qu'il réalise entre 1915 et 1922. Il ne retourne plus dans son pays natal après la révolution bolchévique de 1917 et est naturalisé français dans les années 20.  Il meurt en France en 1964 dans l'oubli le plus total.  Son œuvre est aujourd'hui dans beaucoup de grands musées russes et au Musée du Petit Palais à Genève. 

vendredi 19 mars 2021

Pierre Hodé (1889-1942) - Nature morte au pot blanc

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Pierre Hodé (1889-1942)
Nature morte au pot blanc
Huile sur toile, 60 × 73 cm,
Collection Claude Pillement

Que voit on ?  A n'en  pas douter une toile cubiste et qui réunirait tous les tics du genre (on reconnait  un peu de Juan Gris, un peu de Braque, un peu et même un pot de Picasso ! ) si elle n'allait au-delà de ces repères techniques convenus et ne reflétait une réelle personnalité. A quoi cela est-il dû ? Plutôt à l'emploi de couleurs vives qui vont à l'encontre de la palette un peu éteinte des grands cubistes que de la composition elle-même qui mêle fruits et ustensiles de cuisine.  Il faut noter que le contraste entre le pot blanc et la sombre bouteille de vin équilibré par le beau bleu de la cafetière en émail est véritablement hypnotique.

Rappel biographique : Pierre Hodé (1899-1942) de son vrai nom Georges Ducenne, est un artiste peintre et décorateur de théâtre français affilié à l'École de Rouen. Il realise sa première exposition à Rouen a lieu en 1913. puis il part pour Paris où  il fait partie de ceux qui logent au Bateau-Lavoir de Montmartre. Rencontrant les principaux acteurs du cubisme, « ami de Juan Gris, proche de Maximilien Luce et de Pierre Mac Orlan, apprécié de Raoul Dufy, brossant le portrait de Maurice Utrillo », c'est dans une veine résolument cubiste que se situera son premier envoi (1919) au Salon d'automne dont il deviendra immédiatement sociétaire. En 1917, il choisit de s' engager volontairement dans les services de santé des armées, ses missions de brancardier dans les tranchées des Flandres l'exposant à de sévères gazages chimiques, il est évacué à l'Hôpital du Mont-Dore (Puy-de-Dôme)  mais  en réalité il ne se rétablira jamais de ces attaques chimiques.  En 1924, ses problèmes de santé  et les nécessités pécuniaires l'amènent à exercer pendant six mois la gérance du Café de Paris à Honfleur, réalisant pour cet établissement et pour l'Hôtel du Cheval blanc des fresques murales (disparues aujourd'hui), peignant aussi une série de toiles sur le Port et la Lieutenance. En 1925, il fonde  le Groupe des peintres normands. En 1931, afin de se consacrer au décor de théâtre, il raréfie son activité de peintre jusqu'en 1937, date à laquelle Robert Delaunay sollicite sa contribution au Pavillon des chemins de fer par deux grandes fresques murales.

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dimanche 13 juin 2021

Jacques Villon (1875-1963) - Still Life with Nuts, 1929

Jacques Villon (1875-1963) Still Life with Nuts, Gravure, 1929, Collection Privée


Jacques Villon (1875-1963)
Still Life with Nuts,
Gravure, 1929
Collection Privée

 
Que voit on ? Une magnifique composition de poires et de noix dans  un langage graphique typiquement cubiste,  langage  que Villon créa d'ailleurs spécifiquement pour le cubisme et dont aucun autre graveur, y compris ses camarades inventeurs du cubisme, comme Picasso ou Braque, ne pourrait se vanter.

Rappel biographique : Jacques Villon, pseudonyme de Gaston-Émile Duchamp, est un peintre, dessinateur et graveur français, deuxième fils d’Eugène et de Lucie Duchamp, dont quatre des six enfants vont devenir des artistes accomplis !
En effet Jacques Villon est le frère aîné du sculpteur Raymond Duchamp-Villon (1876-1918), de l'artiste-peintre Suzanne Duchamp (1889-1963) et surtout du célébrissime peintre-sculpteur et auteur surréaliste Marcel Duchamp (1887-1968).
L'isolement volontaire de Villon de la ruche artistique de Montmartre, dictée par une que sa nature modeste, est grandement responsable du peu de retentissement de s sa production, restée obscure pendant pas mal. d'années. À partir de 1911 cependant , il organise chez lui, aidé par ses bouillonnants frères Raymond et Marcel, un groupe de discussion qui rencontre régulièrement avec des artistes et des critiques comme Francis Picabia, Robert Delaunay, Fernand Léger, Albert Gleizes, Jean Metzinger, Roger de La Fresnaye et d’autres auxquels on donnera bientôt le nom de Groupe de Puteaux. Villon a joué un rôle majeur dans l’exposition du groupe sous le nom de Section d’or, ainsi dénommée d’après le nombre d'or. Plus de 200 œuvres par 31 artistes figuraient à leur première exposition, à la Galerie la Boétie à Paris en octobre 1912.
En 1913, Villon crée ses chefs-d’œuvre cubistes, sept grandes pointes sèches où les formes se cassent en plans pyramidaux obscurcis. La même année, il expose au célèbre Armory Show de New York, qui contribue à introduire l'art moderne aux États-Unis. Ses œuvres connaissent une grande popularité et se vendent sans peine. Sa notoriété grandit tellement que dès les années 1930, il est mieux connu aux États-Unis qu’en Europe.
La Galerie Louis Carré organise une exposition de son œuvre à Paris, en 1944 avec un catalogue préfacé par René-Jean, à la suite de quoi il reçoit des récompenses dans plusieurs expositions internationales. En 1950, il reçoit le prix Carnegie et, en 1954, il est nommé commandeur de la Légion d'honneur.
L'année suivante, il reçoit la commande des vitraux de la cathédrale à Metz, La France. De même, à la manière d'un Piero della Francesca pour ses fresques d'Arezzo, il va faire de la croix le symbole de tous les croisements.  Malgré leur indéniable originalité, les vitraux de Jacques Villon restent encore dans l'ombre de ceux réalisés par Marc Chagall dans la même cathédrale de Metz : certains touristes les attribuent parfois au grand maître d'origine russe.
En 1956, le Grand prix de la Biennale de Venise lui est décerné .