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mardi 19 août 2014

Edgar Degas (1834-1917) - Nature morte aux pommes



Edgar Degas (1834-1917)
Nature morte aux pommes
Collection privée 

 Que voit on ? Degas a peint très peu de nautres mortes mais a toujours su maitrisé admirablement le sujet comme un des plus grands maitres  du genre dès qu'il se présentait au hasard (mais était-ce un hasard ?)  de ses toiles, comme  par exemple dans L'absinthe  (1875-1876)  (actuellement au Musée d'Orsay à  Paris) ou dans  cet tableau qu'est le  Le Tub, 1886   (Musée d'Orsay, Paris) qui présente au premier plan d' une composition presque photographique au cadrage serré, et avec un vue en plongée, une étagère sur laquelle il peint  une nature morte au deux pichets ! 
Cette Nature morte aux pommes date sans doute des années de jeunesse du peintre, lorsqu'il passait ses journées au Musée du  Louvre  (où il fut admis comme « copiste », le 7 avril 1853)  fasciné par les peintres italiens, hollandais et français. 

Rappel biographique : Le peintre, graveur, sculpteur et photographe Hilaire Germain Edgar de Gas, dit Edgar Degas, né le est plus connu pour ses peintures de genre, ses portraits, ses scènes d'intérieurs et ses sculptures de danseuses que pour ses natures mortes.   Lorsque l'on tente de classer  Degas dans l’histoire de l’art, on le le rattache généralement  au grand mouvement de l’impressionnisme, formé en France dans le dernier tiers du 19e siècle en réaction à la peinture académique de l’époque. Si Degas fait officiellement partie des impressionnistes, il ne les rejoint pas dans leurs traits les plus connus.Ainsi a un peintre impressionniste il déclare :  " A vous il faut de la vie naturelle, moi j'aime la vie factice ".
Sa situation d’exception n’échappe pas aux critiques d’alors, souvent déstabilisées par son avant-gardisme. Plusieurs de ses toils ont semé la controverse, et encore aujourd’hui l’œuvre de Degas fait l’objet de nombreux débats auprès des historiens d’art.

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2014 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 

mardi 7 octobre 2014

Jacques-Emile Blanche (1861-1942) - Nature morte avec couteau



Jacques-Emile Blanche (1861-1942)
Nature morte avec couteau
Collection privée

Que voit on ?  Sur une table recouverte d'une nappe en jacquard blanc, un ensemble en  porcelaine et  verre coloré bleu prêt pour un petit déjeuner à base de thé de pain grillé et de beurre. Le couteau en argent posé au centre de la composition prend une importance démesurée dans la composition dont le fion est constitué par un paravent en soie japonisant.

Rappel biographique : Le peintre, graveur et écrivain français Jacques-Emile Blanche a été élevé dans une atmosphère parisienne de grand raffinement et il n'est pas un seul de ces tableaux qui n'en portent la marque.  Très vite qualifié de peintre mondain eut égard à la société parisienne choisie  que recevait ses parents et dans laquelle il s 'inséra très vite, sous la protection bienveillante du comte Robert de Montesquiou, Jacques-Emile Blanche  peut être considéré comme un peintre autodidacte, exception faite de l'enseignement en pointillé qu'il reçut de la part d' Henri Gervex.
 ll fréquentait le salon de  Genevieve Bizet devenue ensuite Madame Strauss, bien connu du  Tout Paris littéraire et artistique de l'époque qui comptait, entre autres, parmi ses membres Edgar Degas et Marcel Proust, dont Jacques Emile Blanche le portrait le plus célèbre comme il le fit pour Audrey Bearsdley, Igor Stravinsky ou le Groupe des Six et Germaine Taillefer..
Il a peint  beaucoup de portraits de ses contemporains mais très peu de natures mortes  toutes d'une grande simplicité et d'un raffinement consommé !  

mardi 6 septembre 2016

Marie Bracquemond (1840-1916) - Bouquet de crevettes 1887

http://astilllifecollection.blogspot.com


Marie Bracquemond ( 1840-1916) 
Bouquet de crevettes 1887
Private collection 

Que voit on ?  Posé sur un entablement de pierre : un sac en papier ouvert contenant des crevettes roses. A côté :  dans un beurrier en porcelaine beaucoup plus précieux que le contenant des crevettes, du beurre.  Marie Braquemont - grande portraitiste - a peint très peu de natures mortes, ce qui rend celle-ci peinte presque accidentellement d'autant plus précieuse.

Rappel biographique : Beaucoup d'experts considèrent Marie Bracquemond  comme l'une des trois peintres féminines majeures de l'impressionnisme en compagnie de Berthe Morisot et  de Mary Cassatt. Elève du grand Ingres, elle peignit notamment des fleurs, des natures mortes, des paysages et des scènes d'intérieur ;  elle a aussi exécuté des décorations murales et des dessins pour des vases en céramique. La reconnaissance de son talent est relativement récente. Longtemps influencée par Ingres, notamment dans le portrait qu'elle fait de son fils en 1878, Marie s'éloigne de son maître avec des couleurs claires et des variations dans les tons de blanc dans son t Portrait de femme présenté à la cinquième exposition impressionniste.
Ses débuts de peintre date du Salon de 1859, manifestation où elle expose régulièrement des toiles jusqu’en 1864.  Pour l'Exposition universelle de 1878, elle présente un grand panneau en carreaux de céramique (aujourd'hui disparu) sur le thème des muses des arts réalisé pour le manufacturier Charles Haviland. Edgar Degas en fait le compliment et c’est ce qui conduit Marie Bracquemond à participer en 1879 à la quatrième exposition du groupe impressionniste. Très liée avec Édouard Manet auquel elle tiendra compagnie dans ses derniers moments, elle reproduit son style dans certaines de ses natures mortes (Les Crevettes, 1887) ou des vues de jardin (L'Allée). Elle est aussi très liée avec le couple Sisley qui lui sert de modèle pour le tableau En bateau (Sisley et sa femme)Femme à l'ombrelle (esquisse de Madame Sisley), Sous la lampe (portrait du couple Sisley).
Une grande partie des œuvres de Marie Bracquemond appartient à des collectionneurs privées. On ne les voit que très rarement lors d'expositions de femmes-peintres ou d'impressionnistes. Les œuvres ont généralement pour sujet le paysage de Sèvres ou les coteaux de Bellevue, mais aussi des portraits oщ les variations de couleurs montrent un savoir-faire  très apprécié par ses contemporains, mais hélas injustement tombé un peu dans l'oubli depuis lors. 
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2016 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau


samedi 23 décembre 2017

Jacques-Emile Blanche (1861- L'hôte 1942)



Jacques-Emile Blanche (1861-1942)
 L'hôte  (detail)

Que voit on ?  Ce tableau n'est pas une nature à proprement parlée mais contient dans la scène d'intérieur qu'il représente une nature morte soigneusement élaboré selon les règles du classicisme  avec un soin particulier apporté à décrire les plis impeccables de la nappe blanche.

Rappel biographique : Le peintre, graveur et écrivain français Jacques-Emile Blanche a été élevé dans une atmosphère parisienne de grand raffinement et il n'est pas un seul de ces tableaux qui n'en portent la marque.  Très vite qualifié de peintre mondain eut égard à la société parisienne choisie  que recevait ses parents et dans laquelle il s 'inséra très vite, sous la protection bienveillante du comte Robert de Montesquiou, Jacques-Emile Blanche peut être considéré comme un peintre autodidacte, exception faite de l'enseignement en pointillé qu'il reçut de la part d'Henri Gervex.
ll fréquentait le salon de Geneviève Bizet devenue ensuite Madame Strauss, bien connu du Tout Paris littéraire et artistique de l'époque qui comptait, entre autres, parmi ses membres Edgar Degas et Marcel Proust, dont Jacques Emile Blanche fit le portrait le plus célèbre, comme il le fit pour Audrey Bearsdley, Igor Stravinsky ou le Groupe des Six et Germaine Taillefer..
Il a peint  beaucoup de portraits de ses contemporains mais très peu de natures mortes toutes d'une grande simplicité et d'un raffinement consommé !  

mercredi 25 juillet 2018

Jacques-Emile Blanche (1861-1942) - Homard sur un plateau d'argent


Jacques Émile Blanche (1861-1942)
Homard sur un plateau d'argent 
Collection particulière 

Que voit on ?  Un homard fièrement dressé toutes  "griffes" dehors sur un plateau d'agent  en compagnie de quelques oeufs durs et de trois feuilles de salades. Triste fin pour cet élégant crustacé, mais fin plutôt espérée pour un bon repas de fête chez le genre humain !  Une saucière en argent et un linge blanc l'accompagne sur cette délicate desserte en bois précieux ornée de bronzes dorés dont un tiroir est ouvert sur un absence de contenu.

Rappel biographique : Le peintre, graveur et écrivain français Jacques-Emile Blanche a été élevé dans une atmosphère parisienne de grand raffinement et il n'est pas un seul de ces tableaux qui n'en portent la marque.  Très vite qualifié de peintre mondain eut égard à la société parisienne choisie  que recevait ses parents et dans laquelle il s 'inséra très vite, sous la protection bienveillante du comte Robert de Montesquiou, Jacques-Emile Blanche  peut être considéré comme un peintre autodidacte, exception faite de l'enseignement en pointillé qu'il reçut de la part d' Henri Gervex.
 ll fréquentait le salon de  Genevieve Bizet devenue ensuite Madame Strauss, bien connu du  Tout Paris littéraire et artistique de l'époque qui comptait, entre autres, parmi ses membres Edgar Degas et Marcel Proust, dont Jacques Emile Blanche le portrait le plus célèbre comme il le fit pour Audrey Bearsdley, Igor Stravinsky ou le Groupe des Six et Germaine Taillefer..
Il a peint  beaucoup de portraits de ses contemporains mais très peu de natures mortes  toutes d'une grande simplicité et d'un raffinement consommé !  

vendredi 9 décembre 2016

Suzanne Valadon (1865 -1938)



Suzanne Valadon (1865 -1938)
Nature morte avec fruits, 1938
Carnegie Museum of Art, Pittsburgh,USA

Que voit-on ?  Sur un coin de table ou de commode : un compotier assez étrange, d'inspiration africaine que l'on suppose en  céramique peinte,  rempli à ras bord de fruits : deux bananes, quatre poires et deux abricots. A l 'arrière plan des formes vagues, presque abstraites qui peuvent être soient un rideau, un coquillage ou un vase. Le génie de coloriste de Suzanne Valadon éclate de façon magistrale dans cette nature morte peinte la dernière année de sa vie. Bien que les tonalités y  soient plus sourdes ou plus éteintes que dans ses précédentes œuvres, elles n'en sont pas moins toujours aussi mystérieusement vibrantes.

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois.
Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles.
Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. 
Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

vendredi 30 mai 2014

Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)




Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) 
Nature morte avec fruits et bouilloire. 
(Coll. part.)

Que voit- on ?  Sur un entablement qui peut être une commode ou une étagère, de gauche a droite : deux fruits esquissés et qui semblent être des poires, une assiette elle aussi esquissée au dessin dans laquelle figure trois poires et deux pommes peintes et achevées. Derrière ce premier plan un peu sur la droite su cadre une bouilloire, parfaitement dessinée et peinte et à l'arrière de la bouilloire,  la silhouette d'une cruche simplement évoquée. 

Rappel biographique : le célèbre peintre  français Henri de Toulouse-Lautrec, né Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa étai aussi  dessinateur, lithographe et illustrateur.  Né dans l'une des plus vieilles familles nobles de France, descendant en effet en droite ligne des comtes de Toulouse qui furent jusqu'au 13e siècle parmi les plus puissants féodaux du royaume, Henri de Toulouse-Lautrec hérita de ce nom illustre, mais sans fortune et avec une infirmité génétique due aux mariages consanguins fréquents dans sa famille, la pycnodysostose. 
Toulouse-Lautrec vécut pour son art.  Le  catalogue raisonné de ses œuvres publié en 1971 énumère 737 peintures, 275  aquarelles, 369  lithographies (y compris ses célèbres affiches) et environ 5 000 dessinsDans sa jeunesse les chevaux constituaient pour lui un sujet habituel. Depuis l’enfance, il aimait l'équitation et devoir y renoncer à cause de sa maladie fut pour lui quelque chose de très douloureux, c’est pourquoi il décida de continuer à faire vivre dans ses œuvres sa passion pour les chevaux.
Au début de sa carrière, il peignit quelques nus masculins comme exercices, mais ses meilleurs nus sont ceux des femmes. qu'il peignit, pas forcément de belles jeunes filles, mais plutôt des femmes qui commencent à vieillir. Pour peindre ce genre de tableaux il s’inspirait d’Edgar Degas.
Il ne cessait de dessiner : quelques dessins sont des œuvres en eux-mêmes, mais beaucoup sont des ébauches pour des peintures ou des lithographies. Quelquefois ses dessins ressemblaient à des caricatures qui, en quelques traits, rendaient un geste ou une expression 
Il créa 31 affiches et 325 lithographies, inventant une technique de "spray" originale, consistant à gratter une brosse à dents chargée d'encre ou peinture avec un couteau.
N’ayant pas besoin d’exécuter des œuvres sur commande, Lautrec choisissait des sujets qu'il connaissait bien ou des visages qui l’intéressaient et, comme il fréquentait des gens de toute sorte, ses tableaux couvrent une vaste gamme de classes sociales : nobles et artistes, écrivains et sportifs, médecins, infirmières et figures pittoresques de Montmartre. Beaucoup de ses tableaux montrent des prostituées parce qu’il les considérait comme des modèles idéaux pour la spontanéité avec laquelle elles savaient se mouvoir, qu’elles fussent nues ou à moitié habillées. Il peignait leur vie avec curiosité, mais sans moralisme ni sentimentalisme et, surtout, sans chercher à leur attribuer le moindre caractère fascinant.
En tant qu'illustrateur, Henri de Toulouse-Lautrec a réalisé des affiches devenues célèbres et, partie moins connue de son œuvre, il a également illustré une quarantaine de chansons, des succès principalement interprétés dans les trois grands cabarets parisiens de l'époque : Le Moulin Rouge  et Le Mirliton d' Aristide Bruant. 
La nature morte n'était pas son sujet de prédilection, cependant il en dessina quelques une quelques une comme celle ci, restée inachevée et d'un grand modernisme. D'autres (avec verre d'absinthe notamment) sont incluses dans certains de ses portraits de personnage de Montmartre ou ou de prostituées. On ne peut que regretter que Toulouse Lautrec n'ait pas plus illustré ce genre, pour lequel il était comme pour tout le reste,  extrêmement doué.

dimanche 19 juin 2016

Suzanne Valadon (1865 -1938)



Suzanne Valadon (1865 – 1938)
 Nature morte avec fruit et verre (1910)
 Collection privée

Que voit-on ?  Sur une fond vert, dans une assiette en céramique : cinq fruits qui semblent jaillirent des dessins de la céramique, et une banche avec un citron posée en équilibre sur le rebord de l'assiette. Sur la droite  :un verre vide. Le cadrage de ce tableau est une vue en plongée.

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20 siècle et la premier femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière en étant acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément а cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec, durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois.
Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles.
Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.


Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musйes, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

jeudi 5 mai 2016

Marie Bracquemond (1840-1916) - Pot de fleurs à Sèvres

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Marie Bracquemond (1840-1916)
Pot de fleurs à Sèvres
Collection privée

Que voit-on ? Sur fond de terrasse ou de veranda qui occupe presque tout le cadre, une série de pots de fleurs  en terre cuite tous concentrés dans le bas de la composition et dont les plantes forment une sorte de jungle végétale presque abstraite.

Rappel biographique : Beaucoup d'experts considèrent Marie Bracquemond  comme l'une des trois peintres féminines majeures de l'impressionnisme en compagnie de Berthe Morisot et  de Mary Cassatt. Elève du grand Ingres, elle peignit notamment des fleurs, des natures mortes, des paysages et des scènes d'intérieur ;  elle a aussi exécuté des décorations murales et des dessins pour des vases en céramique. La reconnaissance de son talent est relativement récente. Longtemps influencée par Ingres, notamment dans le portrait qu'elle fait de son fils en 1878, Marie s'éloigne de son maître avec des couleurs claires et des variations dans les tons de blanc dans son t Portrait de femme présenté à la cinquième exposition impressionniste.
Ses débuts de peintre date du Salon de 1859, manifestation où elle expose régulièrement des toiles jusqu’en 1864.  Pour l'Exposition universelle de 1878, elle présente un grand panneau en carreaux de céramique (aujourd'hui disparu) sur le thème des muses des arts réalisé pour le manufacturier Charles Haviland. Edgar Degas en fait le compliment et c’est ce qui conduit Marie Bracquemond à participer en 1879 à la quatrième exposition du groupe impressionniste. Très liée avec Édouard Manet auquel elle tiendra compagnie dans ses derniers moments, elle reproduit son style dans certaines de ses natures mortes (Les Crevettes, 1887) ou des vues de jardin (L'Allée). Elle est aussi très liée avec le couple Sisley qui lui sert de modèle pour le tableau En bateau (Sisley et sa femme)Femme à l'ombrelle (esquisse de Madame Sisley), Sous la lampe (portrait du couple Sisley).
Une grande partie des œuvres de Marie Bracquemond appartient à des collectionneurs privées. On ne les voit que très rarement lors d'expositions de femmes-peintres ou d'impressionnistes. Les œuvres ont généralement pour sujet le paysage de Sèvres ou les coteaux de Bellevue, mais aussi des portraits oщ les variations de couleurs montrent un savoir-faire  très apprécié par ses contemporains, mais hélas injustement tombé un peu dans l'oubli depuis lors. 
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Un blog de Francis Rousseau

samedi 25 janvier 2025

Suzanne Valadon (1865-1938) - Vase avec Fleurs

 

Suzanne Valadon(1865-1938) Vase avec Fleurs, 1927. National Academy of Arts Sofia



Suzanne Valadon (1865-1938)
Vase avec Fleurs, 1927.
National Academy of Arts Sofia

Rappel biographique : Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894, à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
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vendredi 8 septembre 2017

Suzanne Valadon (1865 -1938)


Suzanne Valadon (1865-1938)
Nature morte aux poissons
Collection privée

Que voit-on ? Sur une modeste chaise en paille d'atelier, (similaire à celle que l'on trouve dans certaines toiles de Van Gogh), étendus sur un linge blanc : deux harengs secs, tête-bêche et bouche ouverte présentent un chatoiement de couleurs qui balaient tout le spectre lumineux comme un arc en ciel. Toisant de très haut ce modeste repas d'artiste pauvre, tout en haut de la commode contre laquelle la chaise est posée, reposant sur un torchon à carreau d'une impeccable propreté : un citron.   Le moment de se souvenir que le citron dans les natures mortes hollandaises en particulier, symbolisait le goût amer de la vie... goût qui jamais n'échappa à Suzanne Valadon.

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André DerainPablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

samedi 4 novembre 2017

Suzanne Valadon (1865 -1938)


Suzanne Valadon (1865-1938)
 Nature morte avec fleurs, fruits et pain

Que voit on  ? Ce que décrit le titre sauf une bouteille de vin tapie dans la pénombre de l'arrière plan, hors du guéridon où se déroule cette nature morte aimable et nourricière qui présente, en outre, une baguette de pain saisissante de réalisme qui aurait fait pâlir d'envie Dali !

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André DerainPablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

jeudi 14 février 2019

Suzanne Valadon (1865-1938) - Nature morte avec corbeille de fruits et bouquet de fleurs



Suzanne Valadon (1865-1938) 
Nature morte avec corbeille de fruits et bouquet de fleurs, 1920 
Collection particulière

Que voit on ? Sur une table rectangulaire de jardin, devant un arbuste en pot :  une corbeille en osier contenant les poires et raisins récoltés dans le jardin et un vase en porcelaine de Paris, dont la préciosité accuse le contraste avec la corbeille d'osier,  contenant un bouquet champêtre composé principalement d'oeillets, destiné sans doute à une des pièces de la maison que l'on imagine toute proche...

Rappel biographique : Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André DerainPablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.



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2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 

samedi 15 août 2015

Mary Cassatt (1844-1926)





Mary Cassatt (1844-1926)
Lilacs in a Window (1880)

La peintre et graveuse américaine Mary Cassatt a fait l'essentiel de sa carrière en France  où elle est arrivée a l'âge de 7 ans.  Amie d'Edgar Degas, ses peintures, ses gravures et ses dessins de  la maturité doivent cependant sont volontiers classés dans les mouvements post-impressionnistes et Nabis, avec qui elle partage un net intérêt pour les peintres et graveurs de l'ukiyo-e. Connue pour ses portrait de femmes et ses protaits d'enfants, Mary Cassatt ne s'est essayé qu'une seul fois au genre de la nature morte avec ces Lilas à la fenêtre.


jeudi 24 juillet 2014

Jacques-Emile Blanche (1861-1942) - Nature morte


Jacques-Emile Blanche (1861-1942)
Nature morte
Collection privée

Que voit-on ? une table dressée pour un café a trois dans une atmosphère capiteuse  d'où surnage  une grande branche de fleurs de lys. Le service a thé en porcelaine blanche et bleu est dressé sur une nappe qui semble être une lourde tapisserie aux motifs  imprimés., comme on peut en trouver dans la Russie impériale. On y voit des petits biscuits, un cake aux fruits,  et  surtout un grand samovar confirmant l'idée que nous sommes bien dans un intérieur russe, celui de quelque archiduc en exil peut-être....

Rappel biographique : Le peintre, graveur et écrivain français Jacques-Emile Blanche a été élevé dans une atmosphère parisienne de grand raffinement et il n'est pas un seul de ces tableaux qui n'en portent la marque.  Très vite qualifié de peintre mondain eut égard à la société parisienne choisie  que recevait ses parents et dans laquelle il s 'inséra très vite, sous la protection bienveillante du comte Robert de Montesquiou, Jacques-Emile Blanche  peut être considéré comme un peintre autodidacte, exception faite de l'enseignement en pointillé qu'il reçut de la part d' Henri Gervex.
 ll fréquentait le salon de  Genevieve Bizet devenue ensuite Madame Strauss, bien connu du  Tout Paris littéraire et artistique de l'époque qui comptait, entre autres, parmi ses membres Edgar Degas et Marcel Proust, dont Jacques Emile Blanche le portrait le plus célèbre comme il le fit pour Audrey Bearsdley, Igor Stravinsky ou le Groupe des Six et Germaine Taillefer..
Il a peint  beaucoup de portraits de ses contemporains mais très peu de natures mortes  toutes d'une grande simplicité et d'un raffinement consommé !  

mercredi 1 novembre 2023

Henri de Toulouse Lautrec (1864-1901) - Mr Boileau au Café

Henri de Toulouse Lautrec (1864-1901) Mr Boileau au Café (nature morte à l'absinthe) Huile sur toile, Cleveland Museum of Art


Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Mr Boileau au café
Huile sur toile,
Cleveland Museum of Art

Que voit-on ?  Au premier plan, devant le portrait une nature morte au verre d'absinthe et aux dominos que le hasard à jeter sous forme de revolver, un procédé dont se souviendra plus tard Bernard Buffet.

Rappel biographique : le célèbre peintre  français Henri de Toulouse-Lautrec, né Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa étai aussi dessinateur, lithographe et illustrateur.  Né dans l'une des plus vieilles familles nobles de France, descendant en droite ligne des comtes de Toulouse qui furent jusqu'au 13e siècle parmi les plus puissants seigneus féodaux du royaume, Henri de Toulouse-Lautrec hérita de ce nom illustre, mais sans fortune et avec une infirmité génétique due aux mariages consanguins fréquents dans sa famille, la pycnodysostose. 
Toulouse-Lautrec vécut pour son art.  Le catalogue raisonné de ses œuvres publié en 1971 énumère 737 peintures, 275  aquarelles, 369  lithographies (y compris ses célèbres affiches) et environ 5 000 dessinsDans sa jeunesse les chevaux constituaient pour lui un sujet habituel. Depuis l’enfance, il aimait l'équitation et devoir y renoncer à cause de sa maladie fut pour lui quelque chose de très douloureux, c’est pourquoi il décida de continuer à faire vivre dans ses œuvres sa passion pour les chevaux.
Au début de sa carrière, il peignit quelques nus masculins comme exercices, mais ses meilleurs nus sont ceux des femmes. qu'il peignit, pas forcément de belles jeunes filles, mais plutôt des femmes qui commencent à vieillir. Pour peindre ce genre de tableaux il s’inspirait d’Edgar Degas.
Il ne cessait de dessiner : quelques dessins sont des œuvres en eux-mêmes, mais beaucoup sont des ébauches pour des peintures ou des lithographies. Quelquefois ses dessins ressemblaient à des caricatures qui, en quelques traits, rendaient un geste ou une expression 
Il créa 31 affiches et 325 lithographies, inventant une technique de "spray" originale, consistant à gratter une brosse à dents chargée d'encre ou peinture avec un couteau.
N’ayant pas besoin d’exécuter des œuvres sur commande, Lautrec choisissait des sujets qu'il connaissait bien ou des visages qui l’intéressaient et, comme il fréquentait des gens de toute sorte, ses tableaux couvrent une vaste gamme de classes sociales : nobles et artistes, écrivains et sportifs, médecins, infirmières et figures pittoresques de Montmartre. Beaucoup de ses tableaux montrent des prostituées parce qu’il les considérait comme des modèles idéaux pour la spontanéité avec laquelle elles savaient se mouvoir, qu’elles fussent nues ou à moitié habillées. Il peignait leur vie avec curiosité, mais sans moralisme ni sentimentalisme et, surtout, sans chercher à leur attribuer le moindre caractère fascinant.
En tant qu'illustrateur, Henri de Toulouse-Lautrec a réalisé des affiches devenues célèbres et, partie moins connue de son œuvre, il a également illustré une quarantaine de chansons, des succès principalement interprétés dans les trois grands cabarets parisiens de l'époque : Le Moulin Rouge  et Le Mirliton d' Aristide Bruant. 
La nature morte n'était pas son sujet de prédilection, cependant il en dessina quelques une quelques une comme celle ci, restée inachevée et d'un grand modernisme. D'autres (avec verre d'absinthe notamment) sont incluses dans certains de ses portraits de personnage de Montmartre ou ou de prostituées. On ne peut que regretter que Toulouse Lautrec n'ait pas plus illustré ce genre, pour lequel il était comme pour tout le reste,  extrêmement doué.

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2023 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau  

dimanche 6 août 2017

Suzanne Valadon (1865 -1938)


Suzanne Valadon (1865 – 1938)
Nature morte aux fruits rouges, 1917
Private collection

Que voit-on  ? Sur un guéridon en bois clair, partiellement recouvert d'un étroit chemin de table blanc: trois éléments. Au premier plan : un récipient contenant de la crème contenant une cuillère ; au second plan un plat à gratin rempli de fruits rouges (groseilles) ; à l'arrière plan bien que se retrouvant au centre de la composition: un coupe à champagne contenant un fond de breuvage rouge (sirop de fruits rouges ou vin ?)

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André DerainPablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

samedi 28 décembre 2019

Jacques-Emile Blanche (1861-1942) - Bouquet de fleurs



 


Jacques-Emile Blanche (1861-1942)
Bouquet de fleurs
Collection privée

Que voit on  ? Un somptueux bouquet de fleurs dans un vase en pâtes de verre rouge, comme on les aimait au début du 20e siècle. Le bouquet très fourni mêle feuillages divers, fleurs des champs, et fleurs du jardin.  Le vas et  le bouquet sont posés sur un tapis de table imprimé  devant un lambris de bois.

Rappel biographique : Le peintre, graveur et écrivain français Jacques-Emile Blanche a été élevé dans une atmosphère parisienne de grand raffinement et il n'est pas un seul de ces tableaux qui n'en portent la marque.  Très vite qualifié de peintre mondain eut égard à la société parisienne choisie  que recevait ses parents et dans laquelle il s 'inséra très vite, sous la protection bienveillante du comte Robert de Montesquiou, Jacques-Emile Blanche  peut être considéré comme un peintre autodidacte, exception faite de l'enseignement en pointillé qu'il reçut de la part d' Henri Gervex.
 ll fréquentait le salon de  Genevieve Bizet devenue ensuite Madame Strauss, bien connu du  Tout Paris littéraire et artistique de l'époque qui comptait, entre autres, parmi ses membres Edgar Degas et Marcel Proust, dont Jacques Emile Blanche le portrait le plus célèbre comme il le fit pour Audrey Bearsdley, Igor Stravinsky ou le Groupe des Six et Germaine Taillefer..
Il a peint  beaucoup de portraits de ses contemporains mais très peu de natures mortes  toutes d'une grande simplicité et d'un raffinement consommé !  

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2019 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

lundi 17 mars 2025

Jacques-Émile Blanche (1861 -1942) - La salle à manger d'Offranville

 

Jacques-Émile Blanche (1862 - 1942) La salle à manger d'Offranville Huile sur toile, 1909 Collection privée


Jacques-Émile Blanche (1861-1942)
La salle à manger d'Offranville
Huile sur toile, 1909
Collection privée

 

Le peintre français Jacques-Emile Blanche est né, selon l'expression,  "avec une cuillère en argent dans la bouche " ! Elevé à Passy dans une maison qui avait appartenu à la princesse de Lamballe, acquise par son grand-père, le psychiatre Esprit Blanche, qui  comptait parmi ses patients Gérard de Nerval, il bénéficia d'une éducation cosmopolite et raffiné. Son père, Emile Blanche, lui même aliéniste, exerça dans cette maison qui avait su gardé l' atmosphère élégante des demeures du 18e siècle. Excellent pianiste, Jacques Emile Blanche  hésita un certain temps entre la peinture et la musique. Bien qu'ayant  reçu l'enseignement d'Henri Gervex, Jacques-Emile Blanche peut être considéré comme un peintre autodidacte qui fit ses premiers pas dans le milieu mondain grâce à  la haute protection du comte Robert de Montesquiou. Il  acquit  ainsi une grande réputation de portraitiste au style à la fois vivant et raffiné qui plaisait énormément. 
 Parmi ses chefs-d'œuvre  : les portraits de son père, du poète Pierre Louïs, du peintre Audrey Beardsley et de la chanteuse Yvette Guilbert. Fréquentant  assidument le salon de Geneviève Bizet, (la future Madame Strauss) et le salon de la comtesse Potocka,  bien connu du Tout-Paris littéraire et artistique il rencontra Edgar Degas, Marcel Proust, etc...
Il fut élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1935.
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2025- Une collection de natures mortes
Un blog de Francis Rousseau

 

samedi 21 novembre 2020

Maurice Denis (1870-1943) - Hortensias dans un Vase en forme de Vierge à l'Enfant


https://astilllifecollection.blogspot.com/2020/11/maurice-denis-1870-1943-hortensias-dans.html


Maurice Denis (1870-1943)
Hortensias dans un Vase en forme de Vierge à l'Enfant 1913.
Collection privée

Que voit- on ? Posé sur la table d'une salle a manger dans le style Art nouveau, un vase en forme de sculpture de Vierge à l'enfant contenant un bouquet d'hydrangeas bleus. Un rayon de lumière tombe sur la sculpture en provenance d'une fenêtre a vitraux  et accentue l'aspect sacrée de cette nature morte.que d'aucunes mauvaises langues qualifièrent ,en leurs temps, de "nature morte de presbytère" !  

 Rappel biographique : Après des études au lycée Condorcet où il rencontre Édouard Vuillard et Paul Sérusier, Maurice Denis se forme en fréquentant le musée du Louvre où les œuvres de Fra Angelico déterminent sa vocation de peintre chrétien, marquée ensuite par la découverte de Pierre Puvis de Chavannes. Il étudie simultanément à l’École des beaux-arts et à l’Académie Julian en 1888 mais il quitte rapidement la première, la jugeant trop académique. Il rencontre cette même année Paul Sérusier qui lui offre son tableau, Le Talisman. Il fonde avec ce dernier le groupe des nabis et en devient le théoricien. Détachés ou non du christianisme, les Nabis cherchent des voies spirituelles au contact de philosophies et de doctrines teintées d’Orient, d’orphisme et d’ésotérisme. En 1892, au Salon des indépendants, il présente un tableau énigmatique, Mystère (Matin) de Pâques, signé en bas à droite du monogramme « Maud » qui ajoute encore au mystère de l’œuvre. Denis découvre la peinture de Paul Gauguin, dont l’influence sera déterminante pour la suite de son œuvre, lors de l’Exposition universelle de 1889. Il acquiert d’ailleurs l’une de ses peintures en 1903, l'Autoportrait au Christ jaune (Paris, musée d'Orsay).
D’abord symboliste et synthétique, sa peinture s’oriente ensuite vers un classicisme renouvelé. Les thèmes religieux, les scènes intimistes et familiales, les paysages d’Italie et de Bretagne sont très présents dans l’œuvre de Denis, qui, outre des tableaux de chevalet, comporte de nombreux décors muraux, des vitraux, des illustrations de livres et extrêmement peu de natures mortes.
Politiquement, Maurice Denis est proche de l'Action française, mouvement royaliste, qu'il quitte après la condamnation du mouvement par Rome. Lorsqu'éclate l'affaire Dreyfus, à la fin du 19e siècle, il fait partie, comme les peintres Edgar Degas, Auguste Renoir ou Jean-Louis Forain, des artistes antidreyfusards et antisémites. En 1941, sous le régime de Vichy, il est nommé membre du Comité d'organisation professionnelle des arts graphiques et plastiques. Il meurt le 13 novembre 1943, renversé par un camion, ce qui lui évitera d'être jugé pour collaboration avec l'ennemi à la fin de la guerre.
A Saint-Germain-en-Laye, où il a passé toute sa vie, Maurice Denis acheta en 1914 l’ancien hôpital construit sous Louis XIV pour y installer sa famille et son atelier, une demeure d’artiste aujourd’hui devenue le musée qui porte son nom.