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jeudi 29 août 2019

Marie Bracquemond (1840-1916) - Iris dans un vase

https://astilllifecollection.blogspot.com/2019/08/blog-post.html


Marie Bracquemond (1840-1916)
Iris dans un vase 
Huile sur panneau, 33x23 cm vers 1886 
Collection privée 

Que voit on ?  Un iris  mauve dont une partie retombe déjà  sur la table, présentée dans une vase en verre transparent Un composition magistrale   et sans doute l'un des grands chefs d'oeuvre de Marie Bracquemond dont l'heureux propriétaire  peut que s'enorgueillir avec raison.

Rappel biographique : Beaucoup d'experts considèrent Marie Bracquemond comme l'une des trois peintres féminines majeures de l'impressionnisme en compagnie de Berthe Morisot et de Mary Cassatt. Elève du grand Ingres, elle peignit notamment des fleurs, des natures mortes, des paysages et des scènes d'intérieur ; elle a aussi exécuté des décorations murales et des dessins pour des vases en céramique. La reconnaissance de son talent est relativement récente. Longtemps influencée par Ingres, notamment dans le portrait qu'elle fait de son fils en 1878, Marie s'éloigne de son maître avec des couleurs claires et des variations dans les tons de blanc dans son t Portrait de femme présenté à la cinquième exposition impressionniste.
Ses débuts de peintre date du Salon de 1859, manifestation où elle expose régulièrement des toiles jusqu’en 1864. Pour l'Exposition universelle de 1878, elle présente un grand panneau en carreaux de céramique (aujourd'hui disparu) sur le thème des muses des arts réalisé pour le manufacturier Charles Haviland. Edgar Degas en fait le compliment et c’est ce qui conduit Marie Bracquemond à participer en 1879 à la quatrième exposition du groupe impressionniste. Très liée avec Édouard Manet auquel elle tiendra compagnie dans ses derniers moments, elle reproduit son style dans certaines de ses natures mortes (Les Crevettes, 1887) ou des vues de jardin (L'Allée). Elle est aussi très liée avec le couple Sisley qui lui sert de modèle pour le tableau En bateau (Sisley et sa femme), Femme à l'ombrelle (esquisse de Madame Sisley), Sous la lampe (portrait du couple Sisley).
Une grande partie des œuvres de Marie Bracquemond appartient à des collectionneurs privées. On ne les voit que très rarement lors d'expositions de femmes-peintres ou d'impressionnistes. Les œuvres ont généralement pour sujet le paysage de Sèvres ou les coteaux de Bellevue, mais aussi des portraits oщ les variations de couleurs montrent un savoir-faire très apprécié par ses contemporains, mais hélas injustement tombé un peu dans l'oubli depuis lors.
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2019 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

mardi 6 septembre 2016

Marie Bracquemond (1840-1916) - Bouquet de crevettes 1887

http://astilllifecollection.blogspot.com


Marie Bracquemond ( 1840-1916) 
Bouquet de crevettes 1887
Private collection 

Que voit on ?  Posé sur un entablement de pierre : un sac en papier ouvert contenant des crevettes roses. A côté :  dans un beurrier en porcelaine beaucoup plus précieux que le contenant des crevettes, du beurre.  Marie Braquemont - grande portraitiste - a peint très peu de natures mortes, ce qui rend celle-ci peinte presque accidentellement d'autant plus précieuse.

Rappel biographique : Beaucoup d'experts considèrent Marie Bracquemond  comme l'une des trois peintres féminines majeures de l'impressionnisme en compagnie de Berthe Morisot et  de Mary Cassatt. Elève du grand Ingres, elle peignit notamment des fleurs, des natures mortes, des paysages et des scènes d'intérieur ;  elle a aussi exécuté des décorations murales et des dessins pour des vases en céramique. La reconnaissance de son talent est relativement récente. Longtemps influencée par Ingres, notamment dans le portrait qu'elle fait de son fils en 1878, Marie s'éloigne de son maître avec des couleurs claires et des variations dans les tons de blanc dans son t Portrait de femme présenté à la cinquième exposition impressionniste.
Ses débuts de peintre date du Salon de 1859, manifestation où elle expose régulièrement des toiles jusqu’en 1864.  Pour l'Exposition universelle de 1878, elle présente un grand panneau en carreaux de céramique (aujourd'hui disparu) sur le thème des muses des arts réalisé pour le manufacturier Charles Haviland. Edgar Degas en fait le compliment et c’est ce qui conduit Marie Bracquemond à participer en 1879 à la quatrième exposition du groupe impressionniste. Très liée avec Édouard Manet auquel elle tiendra compagnie dans ses derniers moments, elle reproduit son style dans certaines de ses natures mortes (Les Crevettes, 1887) ou des vues de jardin (L'Allée). Elle est aussi très liée avec le couple Sisley qui lui sert de modèle pour le tableau En bateau (Sisley et sa femme)Femme à l'ombrelle (esquisse de Madame Sisley), Sous la lampe (portrait du couple Sisley).
Une grande partie des œuvres de Marie Bracquemond appartient à des collectionneurs privées. On ne les voit que très rarement lors d'expositions de femmes-peintres ou d'impressionnistes. Les œuvres ont généralement pour sujet le paysage de Sèvres ou les coteaux de Bellevue, mais aussi des portraits oщ les variations de couleurs montrent un savoir-faire  très apprécié par ses contemporains, mais hélas injustement tombé un peu dans l'oubli depuis lors. 
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2016 - A Still Life Collection 
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jeudi 5 mai 2016

Marie Bracquemond (1840-1916) - Pot de fleurs à Sèvres

http://astilllifecollection.blogspot.com


Marie Bracquemond (1840-1916)
Pot de fleurs à Sèvres
Collection privée

Que voit-on ? Sur fond de terrasse ou de veranda qui occupe presque tout le cadre, une série de pots de fleurs  en terre cuite tous concentrés dans le bas de la composition et dont les plantes forment une sorte de jungle végétale presque abstraite.

Rappel biographique : Beaucoup d'experts considèrent Marie Bracquemond  comme l'une des trois peintres féminines majeures de l'impressionnisme en compagnie de Berthe Morisot et  de Mary Cassatt. Elève du grand Ingres, elle peignit notamment des fleurs, des natures mortes, des paysages et des scènes d'intérieur ;  elle a aussi exécuté des décorations murales et des dessins pour des vases en céramique. La reconnaissance de son talent est relativement récente. Longtemps influencée par Ingres, notamment dans le portrait qu'elle fait de son fils en 1878, Marie s'éloigne de son maître avec des couleurs claires et des variations dans les tons de blanc dans son t Portrait de femme présenté à la cinquième exposition impressionniste.
Ses débuts de peintre date du Salon de 1859, manifestation où elle expose régulièrement des toiles jusqu’en 1864.  Pour l'Exposition universelle de 1878, elle présente un grand panneau en carreaux de céramique (aujourd'hui disparu) sur le thème des muses des arts réalisé pour le manufacturier Charles Haviland. Edgar Degas en fait le compliment et c’est ce qui conduit Marie Bracquemond à participer en 1879 à la quatrième exposition du groupe impressionniste. Très liée avec Édouard Manet auquel elle tiendra compagnie dans ses derniers moments, elle reproduit son style dans certaines de ses natures mortes (Les Crevettes, 1887) ou des vues de jardin (L'Allée). Elle est aussi très liée avec le couple Sisley qui lui sert de modèle pour le tableau En bateau (Sisley et sa femme)Femme à l'ombrelle (esquisse de Madame Sisley), Sous la lampe (portrait du couple Sisley).
Une grande partie des œuvres de Marie Bracquemond appartient à des collectionneurs privées. On ne les voit que très rarement lors d'expositions de femmes-peintres ou d'impressionnistes. Les œuvres ont généralement pour sujet le paysage de Sèvres ou les coteaux de Bellevue, mais aussi des portraits oщ les variations de couleurs montrent un savoir-faire  très apprécié par ses contemporains, mais hélas injustement tombé un peu dans l'oubli depuis lors. 
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samedi 2 février 2019

Bessie Davidson (1879-1965) - Still-Life with Pears


Bessie Davidson (1879-1965) 
Still-Life with Pears 
 Private collection 

Que voit on  ? La masse sombre aux reflets brillants du pot en céramique vernissée qui occupe la gauche de la composition   attire l'attention sur les poires disséminée à gauche et à droite  duc adre et sur le verre d'eau où trempe un paille...

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle part en compagnie de Margaret Preston. Elle passe d'abord quelques mois à Munich avant de pouvoir s'installer а Paris, son véritable but. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet. Elle y rencontre également Germaine Desgranges avec laquelle elle se liera d'une amitié qui dura jusqu’à la mort des deux amies. 
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Les années 1920 а 1938 sont marquées par une grande évolution et une abondante production pleine de vigueur, franchise et ampleur. C'est dans son atelier qu'elle reprend les esquisses réalisées en extérieur lors de ses séjours en Savoie (château de Villeneuve à Cognin, Talloires), sur la côte basque (Guéthary), en Normandie ou en Ecosse, ou encore durant les voyages qu'elle fit en Autriche, Russie, Italie, Maroc et Suisse.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est rйcompensée).
Les musées de Canberra, Adélaide, Edimbourg, Kirkcaldy, La Haye, et, en France, Paris, Rouen, Beaune, Belfort et Roubaix (La Piscine) possèdent quelques-unes de ses œuvres.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est astreinte en tant que citoyenne britannique à séjourner dans la région de Grenoble, à La Tronche. Elle vécut alors de sa peinture, qu'elle exposa à Grenoble et à Lyon. Les toiles de cette époque sont superbes, sa touche est forte, lumineuse et vivante.
Revenue à Paris, ses grandes toiles sont plus rares. Elle peint de préférence des extérieurs sur petits panneaux de bois (plus d'une centaine d’études). 1951 est la dernière année où elle participe à un salon et marque, pratiquement, la fin de sa production de tableaux de grand format.
Bessie Davidson n'a guère cherché le succès. "Grande Dame" pleine de noblesse et de générosité, elle fut aussi une grande artiste : son œuvre reste celle d'une intransigeante écossaise née en Australie, pays de grands espaces, et profondément imprégnée de culture française.
Elle meurt à Paris, dans son atelier du no 40 de la rue Boissonade, le 22 février 1965.

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lundi 6 juillet 2020

Bessie Davidson (1879-1965) - Still life with flowers and pears

 

Bessie Davidson (1879-1965)
Still life with  flowers and pears
Private collection 

Que voit on ?  Sur un entablement de salle à manger  : un pot à eau en cramique noir rempli d 'un bouquet de fleurs blanches avoisinant un autre pot en verre transparent  rempli de fleurs jaunes qui semble être des capucines et d'une branche morte. A côté de ces vases floraux, un plat blanc qui occupe le premier plan de la composition et contient 3 poires.présentées sous divers angles.

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet.
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est récompensée).

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mercredi 10 août 2016

Bessie Davidson (1879-1965) - Autumn table at Villetaneuse


Bessie Davidson (1879-1965) 
Autumn table at Villetaneuse (1935) 
Private collection

Que voit-on ?  Sur une table de salle à manger, d'un intérieur chaleureux, désertée par ses occupants, une fin de repas matérialisée par de la viande ou du pâté dans une assiette, des poires, un saladier de fruits (des raisins principalement) et du vins. Un repas pour 3 personnes dont une a bu un petit peu plus que les autres. 

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle part en compagnie de Margaret Preston. Elle passe d'abord quelques mois à Munich avant de pouvoir s'installer а Paris, son véritable but. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet. Elle y rencontre également Germaine Desgranges avec laquelle elle se liera d'une amitié qui dura jusqu’à la mort des deux amies. 
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, Aman-Jean, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Les années 1920 а 1938 sont marquées par une grande évolution et une abondante production pleine de vigueur, franchise et ampleur. C'est dans son atelier qu'elle reprend les esquisses réalisées en extérieur lors de ses séjours en Savoie (château de Villeneuve à Cognin, Talloires), sur la côte basque (Guéthary), en Normandie ou en Ecosse, ou encore durant les voyages qu'elle fit en Autriche, Russie, Italie, Maroc et Suisse.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est rйcompensée).
Les musées de Canberra, Adélaide, Edimbourg, Kirkcaldy, La Haye, et, en France, Paris, Rouen, Beaune, Belfort et Roubaix (La Piscine) possèdent quelques-unes de ses œuvres.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est astreinte en tant que citoyenne britannique à séjourner dans la région de Grenoble, à La Tronche. Elle vécut alors de sa peinture, qu'elle exposa à Grenoble et à Lyon. Les toiles de cette époque sont superbes, sa touche est forte, lumineuse et vivante.
Revenue à Paris, ses grandes toiles sont plus rares. Elle peint de préférence des extérieurs sur petits panneaux de bois (plus d'une centaine d’études). 1951 est la dernière année où elle participe à un salon et marque, pratiquement, la fin de sa production de tableaux de grand format.
Bessie Davidson n'a guère cherché le succès. "Grande Dame" pleine de noblesse et de générosité, elle fut aussi une grande artiste : son œuvre reste celle d'une intransigeante écossaise née en Australie, pays de grands espaces, et profondément imprégnée de culture française.
Elle meurt à Paris, dans son atelier du no 40 de la rue Boissonade, le 22 février 1965.




mardi 3 mai 2016

Bessie Davidson (1879-1965) - Still Life with Fruits and Carafe



Bessie Davidson (1879-1965)  
Still Life with Fruits and Carafe
Private Collection, Australia

Que voit-on ?  Devant un mur de fond grossièrement peint en bleu, sur une grande nappe blanche, organisés autour d'une carafe de jus de fruits placée au centre de la table :  un torchon à liseré rouge, une pastèque entière, deux groupes de prunes, quelques noisettes et derriere l torchon un boite protège allumette comme on en trouvait autrefois.

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle part en compagnie de Margaret Preston. Elle passe d'abord quelques mois à Munich avant de pouvoir s'installer а Paris, son véritable but. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet. Elle y rencontre également Germaine Desgranges avec laquelle elle se liera d'une amitié qui dura jusqu’à la mort des deux amies. 
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, Aman-Jean, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Les années 1920 а 1938 sont marquées par une grande évolution et une abondante production pleine de vigueur, franchise et ampleur. C'est dans son atelier qu'elle reprend les esquisses réalisées en extérieur lors de ses séjours en Savoie (château de Villeneuve à Cognin, Talloires), sur la côte basque (Guéthary), en Normandie ou en Ecosse, ou encore durant les voyages qu'elle fit en Autriche, Russie, Italie, Maroc et Suisse.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est rйcompensée).
Les musées de Canberra, Adélaide, Edimbourg, Kirkcaldy, La Haye, et, en France, Paris, Rouen, Beaune, Belfort et Roubaix (La Piscine) possèdent quelques-unes de ses œuvres.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est astreinte en tant que citoyenne britannique à séjourner dans la région de Grenoble, à La Tronche. Elle vécut alors de sa peinture, qu'elle exposa à Grenoble et à Lyon. Les toiles de cette époque sont superbes, sa touche est forte, lumineuse et vivante.
Revenue à Paris, ses grandes toiles sont plus rares. Elle peint de préférence des extérieurs sur petits panneaux de bois (plus d'une centaine d’études). 1951 est la dernière année où elle participe à un salon et marque, pratiquement, la fin de sa production de tableaux de grand format.
Bessie Davidson n'a guère cherché le succès. "Grande Dame" pleine de noblesse et de générosité, elle fut aussi une grande artiste : son œuvre reste celle d'une intransigeante écossaise née en Australie, pays de grands espaces, et profondément imprégnée de culture française.
Elle meurt à Paris, dans son atelier du no 40 de la rue Boissonade, le 22 février 1965.