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jeudi 2 février 2017

Suzanne Valadon (1865 -1938) - La boîte à violon, 1923

Suzanne Valadon (1865-1938) La boîte à violon, 1923 Huile sur toile,81 x 100 cm Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Suzanne Valadon (1865-1938)
La boîte à violon, 1923
Huile sur toile, 81 x 100 cm
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Que voit on ?  C'est une nature morte très narrative et au thème inhabituel que propose Suzanne Valadon avec cet étui à violon qui lui donne, accessoirement, l'opportunité d'exprimer avec brio son extraordinaire talent de coloriste. En opposant le rouge du drapé et le bleu profond de l'intérieur de l'étui à violon, présenté sur une commode noir (agissant comme un exhausteur de coloris), elle perce littéralement sa composition d'un cri de couleurs qui relègue à l'arrière plan les autres éléments constitutifs du tableau. Car, outre le drapé et l'étui, de nombreux autres éléments animent cette nature morte dont pas moins de 3 vases : l'un d'un bleu encore plus profond que celui de l'étui, l'autre plein de tulipes qui s'épanouissent en désordre, le dernier enfin (ou le premier peut être !), grand, très grand, couvert d'un motif ou le bleu-mauve s'oppose au blanc dévoilant une ouverture désespérément béante. Dans le fond du tableau : un drapé d'imprimé sur la gauche du cadre et... des jambes ! Trois jambes : deux cuisses, genoux et mollets de femmes (à gauche) et un genou et mollet d'homme (à droite) qui racontent, par leur seule présence, une histoire. Sans doute secrète puisque l'on ne voit pas les visages.  Histoire entre le violoniste et la peintre ?  Le violon lui-même pour le coup n'est là que pour l'anecdote, comme s'il avait suffit d'ouvrir l'étui pour séduire la belle ?! Un livre enfin sur le rebord de la commode, presque prêt à tomber et dont il est impossible de lire le titre... incomplet.

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois.
Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles.
Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon.
Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

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2018 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 

vendredi 9 décembre 2016

Suzanne Valadon (1865 -1938)



Suzanne Valadon (1865 -1938)
Nature morte avec fruits, 1938
Carnegie Museum of Art, Pittsburgh,USA

Que voit-on ?  Sur un coin de table ou de commode : un compotier assez étrange, d'inspiration africaine que l'on suppose en  céramique peinte,  rempli à ras bord de fruits : deux bananes, quatre poires et deux abricots. A l 'arrière plan des formes vagues, presque abstraites qui peuvent être soient un rideau, un coquillage ou un vase. Le génie de coloriste de Suzanne Valadon éclate de façon magistrale dans cette nature morte peinte la dernière année de sa vie. Bien que les tonalités y  soient plus sourdes ou plus éteintes que dans ses précédentes œuvres, elles n'en sont pas moins toujours aussi mystérieusement vibrantes.

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois.
Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles.
Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. 
Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

samedi 25 janvier 2025

Suzanne Valadon (1865-1938) - Vase avec Fleurs

 

Suzanne Valadon(1865-1938) Vase avec Fleurs, 1927. National Academy of Arts Sofia



Suzanne Valadon (1865-1938)
Vase avec Fleurs, 1927.
National Academy of Arts Sofia

Rappel biographique : Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894, à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
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vendredi 8 septembre 2017

Suzanne Valadon (1865 -1938)


Suzanne Valadon (1865-1938)
Nature morte aux poissons
Collection privée

Que voit-on ? Sur une modeste chaise en paille d'atelier, (similaire à celle que l'on trouve dans certaines toiles de Van Gogh), étendus sur un linge blanc : deux harengs secs, tête-bêche et bouche ouverte présentent un chatoiement de couleurs qui balaient tout le spectre lumineux comme un arc en ciel. Toisant de très haut ce modeste repas d'artiste pauvre, tout en haut de la commode contre laquelle la chaise est posée, reposant sur un torchon à carreau d'une impeccable propreté : un citron.   Le moment de se souvenir que le citron dans les natures mortes hollandaises en particulier, symbolisait le goût amer de la vie... goût qui jamais n'échappa à Suzanne Valadon.

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André DerainPablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

dimanche 19 juin 2016

Suzanne Valadon (1865 -1938)



Suzanne Valadon (1865 – 1938)
 Nature morte avec fruit et verre (1910)
 Collection privée

Que voit-on ?  Sur une fond vert, dans une assiette en céramique : cinq fruits qui semblent jaillirent des dessins de la céramique, et une banche avec un citron posée en équilibre sur le rebord de l'assiette. Sur la droite  :un verre vide. Le cadrage de ce tableau est une vue en plongée.

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20 siècle et la premier femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière en étant acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément а cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec, durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois.
Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles.
Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.


Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musйes, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

samedi 4 novembre 2017

Suzanne Valadon (1865 -1938)


Suzanne Valadon (1865-1938)
 Nature morte avec fleurs, fruits et pain

Que voit on  ? Ce que décrit le titre sauf une bouteille de vin tapie dans la pénombre de l'arrière plan, hors du guéridon où se déroule cette nature morte aimable et nourricière qui présente, en outre, une baguette de pain saisissante de réalisme qui aurait fait pâlir d'envie Dali !

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André DerainPablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

jeudi 14 février 2019

Suzanne Valadon (1865-1938) - Nature morte avec corbeille de fruits et bouquet de fleurs



Suzanne Valadon (1865-1938) 
Nature morte avec corbeille de fruits et bouquet de fleurs, 1920 
Collection particulière

Que voit on ? Sur une table rectangulaire de jardin, devant un arbuste en pot :  une corbeille en osier contenant les poires et raisins récoltés dans le jardin et un vase en porcelaine de Paris, dont la préciosité accuse le contraste avec la corbeille d'osier,  contenant un bouquet champêtre composé principalement d'oeillets, destiné sans doute à une des pièces de la maison que l'on imagine toute proche...

Rappel biographique : Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André DerainPablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.



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dimanche 6 août 2017

Suzanne Valadon (1865 -1938)


Suzanne Valadon (1865 – 1938)
Nature morte aux fruits rouges, 1917
Private collection

Que voit-on  ? Sur un guéridon en bois clair, partiellement recouvert d'un étroit chemin de table blanc: trois éléments. Au premier plan : un récipient contenant de la crème contenant une cuillère ; au second plan un plat à gratin rempli de fruits rouges (groseilles) ; à l'arrière plan bien que se retrouvant au centre de la composition: un coupe à champagne contenant un fond de breuvage rouge (sirop de fruits rouges ou vin ?)

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André DerainPablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

dimanche 12 novembre 2017

Suzanne Valadon (1865-1938)


Suzanne Valadon (1865 -1938)
Nature morte avec panier de pommes, vase de fleurs et raisins, 1928  
Collection  privée

Que voit on?  Sur un guéridon nu : un groupe de fleurs et de fruits. Fruits dans les paniers d'osier pour les pommes et dans une coupe en céramique bleue et jaune pour les raisins ;  fleurs dans un vase en verre transparent qui permet de voir les tiges de chaque élément du bouquet.

Rappel biographique : Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André DerainPablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

lundi 31 octobre 2016

Suzanne Valadon (1865 -1938)



Suzanne Valadon (1865 -1938)
Nature morte  aux roses et compotier
Collection privée

 Bientôt la 1000e nature morte publiée sur ce blog depuis 3 ans 


Que voit on ? Sur une table sombre posée contre un mur au papier peint à motif bleu : un compotier en cristal précisément dessiné et contenant pêches, pommes et poires. Encadrant le compotier, à gauche un vase contenant 3 roses et à droite, un saladier rempli de tomates (et/ ou de pommes et de poires).

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20 siècle et la premier femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière en étant acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément а cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec, durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois.
Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles.
Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. 
Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.






lundi 2 mai 2016

Suzanne Valadon (1865 -1938)



Suzanne Valadon (1865 -1938)
Nature morte avec un saladier de fruits (1920) 
Collection privée

Que voit-on ?  Sur un  guéridon recouvert de deux nappes l'une bariolée et l'autre couleur chocolat a liseré doré, un saladier en porcelaine et pied en bronze contenant des poires et des pommes. A l'arrière occupant l'espace en hauteur, un bouquet de fleurs bleu blanc et fushia  qui semble être de fleurs des champs mais qui en réalité est composé de jacinthes sauvages, de marguerites et  d'un chrysanthème fushia. Le fond du tableau est gris bleu

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20 siècle et la premier femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière en étant acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément а cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec, durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois.
Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles.
Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musйes, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

mercredi 7 juin 2017

Suzanne Valadon (1865 -1938)


Suzanne Valadon (1865-1938)
Nature morte avec fruits et oignons
Collection privée

 Que voit on ? Ce que le titre décrit mais aussi un compotier en porcelaine blanche contenant trois oranges disposées en plein centre de la composition, de même qu'une théière volontairement ignorée dans le titre. Le tout est peint sur un fond sombre qui est un somptueux mélange de bleu, violet et noir.

Rappel biographique  :  Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894,  à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier  qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
Ses oeuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

lundi 22 juillet 2019

Suzanne Valadon (1865 -1938) - Deux Bouquets de Fleurs sur une table



Suzanne Valadon (1865 -1938)
Deux Bouquets de Fleurs sur une table, 1930
Huile sur toile
Collection privée

Que voit on ? Ce que décrit le titre à ceci près que l'un des bouquets n'en est pas un mais une fleur toute seule (une rose) dans un vase rond assez rustique en grés émaillé alors que l'autre bouquet se déploie dans un vase plus contourné un peu comme ces vases que l'on trouve sur les autels dans les églises ou dans les cimetières. C'est du contraste assez saisissant entre les deux que pourrait naitre une émotion, une préférence, un discours.

Rappel biographique : Suzanne Valadon est une des plus importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme admise, en 1894, à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois. Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour l'alcool. Ce dernier qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
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2019 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 27 septembre 2019

Suzanne Valadon (1865-1938) - Nature morte avec hareng


Suzanne Valadon (1865-1938) 
Nature morte avec hareng, 1936
Collection privée

 Que voit-on ? Posé sur une chaise en paille, un torchon rouge et blanc et une assiette en porcelaine blanche dans laquelle sont posées un hareng et un citron entier.  Un thème traité quasiment à l'identique dans Nature Morte aux poissons
La différence : au sol sur la droite de la composition, un porte bouteille en metal contenant 3 bouteilles de vin mousseux et une bouteille de vin, ouvertes et vides.  


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dimanche 22 novembre 2020

Suzanne Valadon (1865-1938) Nature morte à la corbeille de fruits, 1917 Collection privée

                       


Suzanne Valadon (1865-1938)
Nature morte à la corbeille de fruits, 1917
Collection privée

Que voit on ? Un guéridon très encombré ou voisine assiette de fruits, baguette de pain verre de vin vide, cruche a lait, compotier en porcelaine blanche vide et bouquet de fleur sauvages. Dans le fond de la toile :  une bouteille de vin vide.


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samedi 2 février 2019

Bessie Davidson (1879-1965) - Still-Life with Pears


Bessie Davidson (1879-1965) 
Still-Life with Pears 
 Private collection 

Que voit on  ? La masse sombre aux reflets brillants du pot en céramique vernissée qui occupe la gauche de la composition   attire l'attention sur les poires disséminée à gauche et à droite  duc adre et sur le verre d'eau où trempe un paille...

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle part en compagnie de Margaret Preston. Elle passe d'abord quelques mois à Munich avant de pouvoir s'installer а Paris, son véritable but. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet. Elle y rencontre également Germaine Desgranges avec laquelle elle se liera d'une amitié qui dura jusqu’à la mort des deux amies. 
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Les années 1920 а 1938 sont marquées par une grande évolution et une abondante production pleine de vigueur, franchise et ampleur. C'est dans son atelier qu'elle reprend les esquisses réalisées en extérieur lors de ses séjours en Savoie (château de Villeneuve à Cognin, Talloires), sur la côte basque (Guéthary), en Normandie ou en Ecosse, ou encore durant les voyages qu'elle fit en Autriche, Russie, Italie, Maroc et Suisse.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est rйcompensée).
Les musées de Canberra, Adélaide, Edimbourg, Kirkcaldy, La Haye, et, en France, Paris, Rouen, Beaune, Belfort et Roubaix (La Piscine) possèdent quelques-unes de ses œuvres.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est astreinte en tant que citoyenne britannique à séjourner dans la région de Grenoble, à La Tronche. Elle vécut alors de sa peinture, qu'elle exposa à Grenoble et à Lyon. Les toiles de cette époque sont superbes, sa touche est forte, lumineuse et vivante.
Revenue à Paris, ses grandes toiles sont plus rares. Elle peint de préférence des extérieurs sur petits panneaux de bois (plus d'une centaine d’études). 1951 est la dernière année où elle participe à un salon et marque, pratiquement, la fin de sa production de tableaux de grand format.
Bessie Davidson n'a guère cherché le succès. "Grande Dame" pleine de noblesse et de générosité, elle fut aussi une grande artiste : son œuvre reste celle d'une intransigeante écossaise née en Australie, pays de grands espaces, et profondément imprégnée de culture française.
Elle meurt à Paris, dans son atelier du no 40 de la rue Boissonade, le 22 février 1965.

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lundi 6 juillet 2020

Bessie Davidson (1879-1965) - Still life with flowers and pears

 

Bessie Davidson (1879-1965)
Still life with  flowers and pears
Private collection 

Que voit on ?  Sur un entablement de salle à manger  : un pot à eau en cramique noir rempli d 'un bouquet de fleurs blanches avoisinant un autre pot en verre transparent  rempli de fleurs jaunes qui semble être des capucines et d'une branche morte. A côté de ces vases floraux, un plat blanc qui occupe le premier plan de la composition et contient 3 poires.présentées sous divers angles.

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet.
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est récompensée).

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mercredi 10 août 2016

Bessie Davidson (1879-1965) - Autumn table at Villetaneuse


Bessie Davidson (1879-1965) 
Autumn table at Villetaneuse (1935) 
Private collection

Que voit-on ?  Sur une table de salle à manger, d'un intérieur chaleureux, désertée par ses occupants, une fin de repas matérialisée par de la viande ou du pâté dans une assiette, des poires, un saladier de fruits (des raisins principalement) et du vins. Un repas pour 3 personnes dont une a bu un petit peu plus que les autres. 

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle part en compagnie de Margaret Preston. Elle passe d'abord quelques mois à Munich avant de pouvoir s'installer а Paris, son véritable but. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet. Elle y rencontre également Germaine Desgranges avec laquelle elle se liera d'une amitié qui dura jusqu’à la mort des deux amies. 
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, Aman-Jean, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Les années 1920 а 1938 sont marquées par une grande évolution et une abondante production pleine de vigueur, franchise et ampleur. C'est dans son atelier qu'elle reprend les esquisses réalisées en extérieur lors de ses séjours en Savoie (château de Villeneuve à Cognin, Talloires), sur la côte basque (Guéthary), en Normandie ou en Ecosse, ou encore durant les voyages qu'elle fit en Autriche, Russie, Italie, Maroc et Suisse.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est rйcompensée).
Les musées de Canberra, Adélaide, Edimbourg, Kirkcaldy, La Haye, et, en France, Paris, Rouen, Beaune, Belfort et Roubaix (La Piscine) possèdent quelques-unes de ses œuvres.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est astreinte en tant que citoyenne britannique à séjourner dans la région de Grenoble, à La Tronche. Elle vécut alors de sa peinture, qu'elle exposa à Grenoble et à Lyon. Les toiles de cette époque sont superbes, sa touche est forte, lumineuse et vivante.
Revenue à Paris, ses grandes toiles sont plus rares. Elle peint de préférence des extérieurs sur petits panneaux de bois (plus d'une centaine d’études). 1951 est la dernière année où elle participe à un salon et marque, pratiquement, la fin de sa production de tableaux de grand format.
Bessie Davidson n'a guère cherché le succès. "Grande Dame" pleine de noblesse et de générosité, elle fut aussi une grande artiste : son œuvre reste celle d'une intransigeante écossaise née en Australie, pays de grands espaces, et profondément imprégnée de culture française.
Elle meurt à Paris, dans son atelier du no 40 de la rue Boissonade, le 22 février 1965.




mardi 3 mai 2016

Bessie Davidson (1879-1965) - Still Life with Fruits and Carafe



Bessie Davidson (1879-1965)  
Still Life with Fruits and Carafe
Private Collection, Australia

Que voit-on ?  Devant un mur de fond grossièrement peint en bleu, sur une grande nappe blanche, organisés autour d'une carafe de jus de fruits placée au centre de la table :  un torchon à liseré rouge, une pastèque entière, deux groupes de prunes, quelques noisettes et derriere l torchon un boite protège allumette comme on en trouvait autrefois.

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle part en compagnie de Margaret Preston. Elle passe d'abord quelques mois à Munich avant de pouvoir s'installer а Paris, son véritable but. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet. Elle y rencontre également Germaine Desgranges avec laquelle elle se liera d'une amitié qui dura jusqu’à la mort des deux amies. 
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, Aman-Jean, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Les années 1920 а 1938 sont marquées par une grande évolution et une abondante production pleine de vigueur, franchise et ampleur. C'est dans son atelier qu'elle reprend les esquisses réalisées en extérieur lors de ses séjours en Savoie (château de Villeneuve à Cognin, Talloires), sur la côte basque (Guéthary), en Normandie ou en Ecosse, ou encore durant les voyages qu'elle fit en Autriche, Russie, Italie, Maroc et Suisse.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est rйcompensée).
Les musées de Canberra, Adélaide, Edimbourg, Kirkcaldy, La Haye, et, en France, Paris, Rouen, Beaune, Belfort et Roubaix (La Piscine) possèdent quelques-unes de ses œuvres.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est astreinte en tant que citoyenne britannique à séjourner dans la région de Grenoble, à La Tronche. Elle vécut alors de sa peinture, qu'elle exposa à Grenoble et à Lyon. Les toiles de cette époque sont superbes, sa touche est forte, lumineuse et vivante.
Revenue à Paris, ses grandes toiles sont plus rares. Elle peint de préférence des extérieurs sur petits panneaux de bois (plus d'une centaine d’études). 1951 est la dernière année où elle participe à un salon et marque, pratiquement, la fin de sa production de tableaux de grand format.
Bessie Davidson n'a guère cherché le succès. "Grande Dame" pleine de noblesse et de générosité, elle fut aussi une grande artiste : son œuvre reste celle d'une intransigeante écossaise née en Australie, pays de grands espaces, et profondément imprégnée de culture française.
Elle meurt à Paris, dans son atelier du no 40 de la rue Boissonade, le 22 février 1965.